N°124-Des services investis pour offrir un programme riche et varié

Conservatoire Artistique de Polynésie française (CAPF) – Te Fare Upa Rau171017 SYMLPHONIQUE REPET LUDOCIV ET FROSS CMA © SF20160226_0010 DOSSIER - Putahi :Tevita © Virginie Dourlet Marquises2 tressage

Service de l’Art Traditionnel (ART) – Pu ‘ohipa rima’i

Maison de la Culture (TFTN)- Te Fare Tauhiti Nui

Service de la Culture et du Patrimoine (SCP) – Te Pū nō te Ta’ere ‘e nō te Faufa’a tumu

Centre des Métiers d’Art (CMA) – Pu ha’api’ira’a toro’a rima’i

Service du Patrimoine Archivistique et Audiovisuel (SPAA)- Te Piha Faufa’a Tupuna

 

L’année 2018 promet d’être riche en évènements. Concerts, spectacles, expositions, rénovation… Les partenaires du Hiro’a ont concocté pour le premier semestre une programmation florissante. Si un travail d’envergure attend les agents des différents services, le programme promet de belles surprises pour le public.

 

 L’engagement de la Maison de la Culture

 

L’établissement culturel commence l’année 2018 en beauté avec l’incontournable Festival International du Film documentaire Océanien, du 3 au 11 février. Pour sa 15ième édition, les organisateurs ont concocté une semaine riche en documentaires et en activités. Apprendre, découvrir, expérimenter… Telle est la devise du premier événement de l’année 2018, le FIFO. Place ensuite à la musique. La Maison de la Culture organise les concerts To’are sur le Paepae a Hiro. Après les artistes Eto et Raumata, au tour de la belle Vaiana Perez de fouler la scène de ce lieu symbolique, le 2 mars, puis au duo Luc et Vaiteani, les 14 et 15 juin. L’idée de ces concerts initiés en 2017 : soutenir les artistes locaux en leur proposant une scène. Plus traditionnel mais tout aussi enjoué : le Ta’iri Paumotu, prévu le 11 mai. Avec déjà deux belles éditions et un succès grandissant, ce concours ouvert aux professionnels et amateurs met à l’honneur cette frappe particulière des Tuamotu, jouée principalement dans la musique kaina.

 

La jeunesse à la conquête du ‘ori tahiti

 

Très investi dans la promotion de la culture polynésienne, la Maison de la Culture ne cesse de renouveler ses manifestations afin de faire (re)découvrir les arts traditionnels au public et à la jeunesse. Ainsi, l’établissement a été sollicité pour accueillir et co-organiser le Heiva Taure’a destiné aux collégiens. Cette initiative émane d’un constat : le succès des classes CHAM-CHAD (classe à horaires aménagés musique ou danse) qui ont permis de lutter contre l’absentéisme en milieu scolaire mais aussi et surtout de redonner confiance aux jeunes élèves et de les revaloriser. Les jeunes élèves passeront devant un jury de choix composé de Fabien Dinard, directeur du Conservatoire Artistique de Polynésie française, de Tiare Trompette, chef de troupe Hei Tahiti, Moanaura Tehei’ura, chorégraphe indépendant et créateur de Pina’ina’i, de Heimoana Metua, chef de troupe de Teva i Tai, et enfin Teraurii Piritua, chef de troupe de Ori i Tahiti, ainsi que Guillaume Fanet et Elvina Neti Piriou. Au total, dix collèges sont inscrits pour cet événement qui se déroulera le 10 mars à To’ata. En avril, et toujours sur To’ata, c’est la World cup de ‘ori tahiti qui reveint pour sa deuxième édition, avec un grand nombre de participants polynésiens et étrangers. La Maison de la Culture est aussi engagée auprès des écoles de danse du fenua. Ainsi, le grand public et les parents des jeunes élèves pourront s’émerveiller de la prestation des écoles lors de la 24ième édition du Heiva des écoles. Très attendue, cette manifestation se déroulera du 31 mai au 10 juin au Grand Théâtre. Comme chaque année depuis 1980 jusqu’aux années 2000 puis plus récemment depuis 2012, l’établissement et ses équipes s’attèleront avec ardeur à préparer l’un des moments les plus attendus de l’année : le Heiva i Tahiti. Du 5 au 21 juillet, des dizaines de troupes investiront la scène de To’ata pour offrir le meilleur au public, toujours plus nombreux au fil des décennies. Les troupes de chants et danses qui souhaitent y participer peuvent encore s’inscrire jusqu’au 31 janvier sur le site www.heiva.org, de même que les écoles de musiques traditionnelles et de danse. Et, avant de partir pour les grandes vacances de l’hiver, les Polynésiens pourront profiter d’un dernier moment de danse : le Farereira’a organisé par le chef de troupe Coco Hotahota et son concours de solos Hura a’ia’i. Ouverte aux artistes internationaux et locaux, cette rencontre, prévue les 16 et 17 juillet, permet aux danseurs venus des quatre coins du monde de partager leur passion du ‘ori tahiti et de découvrir les groupes polynésiens.

 

L’humour à la fête

 

La Maison de la Culture n’est pas seulement un lieu de musique et de danse, elle est aussi un tremplin pour les jeunes humoristes polynésiens. Les 13 et 14 mars, au Petit Théâtre, s’ouvrira avec les auditions la 4ième édition du Tahiti Comedy Show avec une finale prévue le 29 mars au Grand Théâtre. Les précédents lauréats de concours d’humour, Mana Reid et Teiki Tinau, ont démontré tout leur talent et ont pu bénéficier d’une quinzaine de jours de formation en France. Teiki Tinau avait d’ailleurs faire l’ouverture du Kandidator, un grand concours national d’humour ouvert à tous les artistes. Pour la première fois cette année, les organisateurs souhaitent inviter le gagnant du Kandidator et Guillaume Ségouin, enseignant au théâtre des Mureaux, afin de faire partie des membres jurys du 4ième Tahiti Comedy Show. Cette édition promet de beaux moments de rires et de bonheur… Autre manifestation incontournable pour la Maison de la Culture : les ateliers de vacances. Les parents peuvent, comme chaque année, compter sur ces ateliers afin d’occuper de manière ludique et riche leurs enfants lors des vacances scolaires. Et, bien sûr, l’établissement accueillera pour la sixième année le festival du ‘uru, les 15 et 17 mai.

 

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Toutes les informations : www.maisondelaculture.pf / 40 544 544, et [email protected] /40 544 536

 

Expositions et rénovations au programme du Musée de Tahiti et des îles

 

L’année au Musée de Tahiti et des îles débute avec bien sûr une exposition. Du 11 janvier au 18 mars, l’établissement accueille dans sa salle temporaire une exposition sur l’histoire de la compagnie Air Tahiti qui fête ses 60 ans de liaisons aériennes. Photographies de pistes dans les îles, cartes postales des anciens modèles d’avion jusqu’au premier hydravion, vieilles affiches, objets collectors… Grâce aux archives de la compagnie, cette exposition rétro reviendra sur l’histoire des liaisons aériennes inter-îles des années 1950 à nos jours. A travers de cette exposition, Air Tahiti souhaite rendre hommage aux hommes du passé et partager avec le plus grand nombre une histoire méconnue, contribuant à la mémoire collective polynésienne.

 

Les Costumes de danse à l’honneur

 

En avril 2018, les travaux de rénovations du Musée débutent, et ils dureront jusqu’en 2020, obligeant ainsi l’établissement à fermer sa salle permanente durant deux ans. Pas de quoi empêcher pour autant le musée à continuer d’organiser des belles expositions dans sa salle temporaire. Ainsi, du 15 juin 2018 au 20 janvier 2019, le Musée de Tahiti et des îles accueille la troisième édition de l’exposition de Costumes de danse #3. Cette exposition a lieu tous les cinq ans, la dernière datant de 2012. L’intérêt : présenter les derniers costumes lauréats du prix du plus beau costume Hura Nui au Heiva. Au fil des décennies, l’établissement a collecté ces plus costumes primés afin de les conserver avec cette idée ensuite les exposer et les montrer au grand public. Les visiteurs pourront ainsi découvrir le costume le plus récent datant de 2017 comme le plus ancien remontant à l’époque de Madeleine Moua .
Un programme d’activités varié

 

Dès février, l’établissement organise de nouveau ses animations mensuelles, qui se dérouleront un dimanche par mois de 9h à 12h. Travaillant en partenariat notamment avec l’association Arioi de Papara, le musée propose des ateliers aussi riches que variés. Au programme donc pour les grands et les petits : confection de tapa, sculpture sur bois, ‘ori tahiti, contes polynésiens, tressage, arts plastiques ou encore un atelier sur les Matari’i raro, la saison de la disette, ainsi que sur le thème des costumes en lien avec l’exposition Costumes de danse #3. Des visites guidées thématiques et des conférences en rapport avec les expositions de l’établissement seront également proposées au public des conférences. Un beau programme culturel à partager et à vivre sans modération !

 

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Toutes les informations sur la page Facebook du Musée ou sur www.museetahiti.pf ou 40 548 435/[email protected]

 

Le Centre des Métiers d’Art s’exporte

Le Centre des Métiers d’Art a un objectif pour cette nouvelle année 2018 : exporter ses artistes hors de la Polynésie française. Et cela commence avec la Cité des convergences, grande manifestation organisée à Toulon dans le sud de la France. Cet événement rassemble les spécialistes internationaux des océans. A cette occasion, le Centre présentera des œuvres traitant de la problématique de la sauvegarde des océans. Lors de cette rencontre se dérouleront également les qualifications de l’America’s Cup, grande compétition de voile. Une belle occasion donc pour les enseignants et élèves du centre de rencontrer et discuter avec les scientifiques, de suivre les conférences, de découvrir ce qui se projette pour l’avenir des océans, mais aussi et surtout de proposer l’idée de travailler et penser l’écosystème à travers l’art visuel. Le centre compte bien profiter de ce séjour pour exposer ses œuvres dans les galeries de Toulon, Marseille, Nice et bien sûr Paris.

Destination îles Cook…

Autre moment important et attendu : la 6ième édition du Pûtahi. En 2017, la Polynésie française, à travers le Centre des Métiers d’Art, avait accueilli les artistes océaniens. Suite au succès et à l’engouement de ce Putahi 5, les îles Cook ont décidé de recevoir la 6ième édition avec des artistes de Nouvelle-Zélande, de Hawai’i, de Tonga, de Nouvelle-Calédonie, et de Polynésie française. L’événement, qui mettra en avant le développement durable et la réalisation d’œuvres à travers des matériaux récupérés, est prévu pour juillet et durera deux semaines. Huit élèves du Centre des Métiers d’Art participeront à cette grande manifestation artistique.

Bientôt une galerie ?

Toujours dans cette idée de montrer au plus grand nombre les œuvres et le talent de ses jeunes artistes en herbe, le Centre des Métiers d’Art souhaite ouvrir une galerie d’art à Tahiti. L’idée est de monter une société afin de gérer une galerie qui soit détachée du centre et qui soit consacrée aux artistes, en particulier les anciens élèves de l’établissement. Si la prospection des lieux a déjà commencé, les enseignants veulent avant tout mettre en avant le travail des élèves du centre en leur dédiant un espace. Il est important pour ces artistes en herbe de ne plus seulement être dans la théorie mais de devenir acteur du développement de l’art visuel et apprendre à gérer un espace. Ces élèves doivent garder à l’esprit cette devise : en venant au centre, ils s’engagent à être des artistes à part entière.

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Toutes les informations au 40 43 70 51 ou [email protected] et sur la page Facebook : Centre des Métiers d’Art de la Polynésie française.

 

 

 

Promouvoir l’artisanat, l’objectif du Service de l’Artisanat Traditionnel

 

Promouvoir l’artisanat traditionnel polynésien en valorisant la richesse, la diversité et la spécificité des savoirs et savoir-faire de la Polynésie française…Telle est l’une des missions principales du Service de l’Artisanat Traditionnel. Comme chaque année, le service soutien l’organisation de nombreuses et diverses manifestations toujours plus originales pour le plus grand plaisir du public et bien sûr des artisans, pour qui l’intérêt économique est primordial. Au fil des années, des rendez-vous incontournables de l’artisanat traditionnel polynésien sont présentés. Dès le mois de février, on retrouvera ainsi le 18ième salon de la bijouterie d’art, à l’Assemblée de Polynésie française. Un moment attendu par les Polynésiens pour la beauté des créations. Le même mois, l’exposition Te Rara’a revient à l’assemblée de Polynésie, du 19 février au 4 mars. En février et en avril, c’est aussi la ville de Faa’a qui est mise à l’honneur avec son fare artisanat, qui présentera durant une semaine les œuvres des artisanes de la commune. Le mois de mai est, lui aussi, bien rempli puisqu’on retrouvera le salon de l’artisanat d’Art à l’assemblée de Polynésie française, du 22 au 27 mai. Autre événement incontournable, le salon du Tifaifai qui va fêter ses 20 ans, à la mairie de Papeete, du 21 mai au 3 juin. Cette manifestation s’inscrit dans une démarche de labellisation de ses produits. Tout comme le 46ième salon des Marquises, prévu du 2 au 6 juin. Le public pourra également profiter des festivitiés du célèbre Heiva Rima’i, du 22 juin au 22 juillet.

 

Les îles mises à l’honneur

 

Si le Service de l’Artisanat Traditionnel s’attache à promouvoir, en partenariat avec des associations, des rendez-vous incontournables, il a comme objectif également de mettre en avant l’artisanat et le savoir-faire de tous les archipels de la Polynésie française. Ainsi, pour 2018, les îles Sous-le-Vent sont mises à l’honneur avec Huahine. L’île qu’on surnomme « l’Authentique » organise du 23 au 26 mai une exposition « Spécial fête des mères » au fare artisanat de Fare. Autre archipel, autre île : Ua Pou, aux Marquises, qui pour la première fois organise son salon du comité des artisans, à l’assemblée de Polynésie française, du 24 au 31 mars. Enfin, en juin, pour clôturer le premier semestre en beauté, Raivavae, île des Australes proposera une exposition artisanale à Rairua, commune de l’île, du 29 juin au 31 juillet. C’est donc un beau programme que nous a concocté le Service de l’Artisanat Traditionnel pour ce début d’année 2018 !

 

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Toutes les informations sur le site artisanat.pf, la page Facebook : Service de l’Artisanat Traditionnel, ou au 40 54 54 00

 

 

Préserver le patrimoine, une priorité du Service de la Culture et du Patrimoine

 

Le travail des agents du Service de la Culture et du Patrimoine est peu connu du grand public pourtant il est essentiel à la préservation du patrimoine polynésien, si riche et varié. Plusieurs équipes ont en charge, tout au long du premier semestre 2018, de s’occuper des restaurations de différents sites. Ainsi, Philippe Plisson agent basé à Tahiti du SMBR, l’entreprise Société Méditerranéenne de Bâtiment et Rénovation spécialisée dans la restauration du patrimoine et des monuments historiques, de restaurer la pierre Te Papa Tea O Ruea. L’aspect hautement symbolique de cette pierre dressée sur le marae Hauviri, la plus sacrée du site Taputapuātea, impose d’aborder une restauration avec beaucoup de précaution et dans le respect des traditions. Il s’agit de travailler en conservation, le but étant essentiellement d’effacer les graffitis et de déterminer les zones de fragilités. L’équipe procédera donc à un nettoyage des graffitis superficiels à la brosse douce et une façon d’adouci, procédé consistant à casser les arêtes des incisions et qui s’obtient grâce à une légère ciselure et un ponçage manuel, pour les incisions les plus profondes de manière à lui redonner son aspect originel. Une auscultation sonore de la pierre est également prévue afin de déceler les éventuelles fissures qui ne sont pas visibles à l’œil nu. Cette opération permettra de déterminer si des travaux de confortement supplémentaires sont nécessaires. Philippe Plisson, toujours avec le SMBR, sera également en charge de la conservation de la statuaire lithique des tiki à Papeari (Heiata et Moana). Ces tiki, qui n’a pas été touchés depuis 2006 se détériorent malheureusement au fil des ans, sont originaires de Raivavae ; ils ont d’abord été placés à Mamao avant de transiter à Papeari, un transport périlleux qui a coûté la vie à de nombreuses personnes.

 

Des chantiers d’envergure

 

Autre grand chantier du Service de la Culture et du Patrimoine, la restauration du marae Pererau à Pihaena, Moorea. Ce marae est très éboulé par le temps mais aussi par ses multiples occupations à l’époque historique : divagation de bovins, terrassement pour la piste d’accès, etc. Depuis des années, l’association Puna Reo, qui a la gestion de cette parcelle communale, souhaitait le faire restaurer, ce qui sera réalisé en 2018 grâce au travail de Paul Niva prestataire pour le service. Le site comprend plusieurs monuments : deux plateformes, des tombes, des alignements et vestiges de soubassements. Cette première restauration prévue concerne la plus grande plateforme, identifiée comme étant le marae Pererau. Entre 2010 et 2012, un premier diagnostic et relevé de surface ont été réalisés par les archéologues de l’association Te ‘Ihipapa no Ta’atoa, dont la présidente et archéologue Hinanui Cauchois. En 2014, l’archéologue Aymeric Hermann, grâce à une collaboration entre les deux associations et au financement de la fondation Ford, a pu mettre en place un chantier de fouilles et un diagnostic archéologique. A l’époque, en dégageant le site de la végétation envahissante et de blocs éboulés masquant les fondations des murs d’origine, ces travaux ont révélé une architecture élaborée, avec de nombreux blocs de basalte taillés et blocs de corail taillés. La mission de Paul Niva sera donc de restituer ce marae au mieux dans les limites des matériaux (pierres taillées) encore disponibles sur le site.

 

La restauration de la source Roitomoana, à proximité du marae Taputapuatea sur la Pointe Matahiraitera’i, sera également au programme des sites à restaurer, avec une fouille archéologique pour en identifier les contours, et recueillir toutes les informations ou objets pouvant y être conservés. Martine Rattinassamy en aura la charge ainsi que celle de tracer sentier pédestre surplombant le site Taputapuātea qui sera finalisé en 2018.

 

Permettre au public d’accéder au patrimoine

 

Depuis septembre 2017, le Service de la Culture et du Patrimoine se concentre sur un dossier essentiel : celui de l’archipel des Marquises et de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les équipes du service vont ainsi élaborer les prémices de ce dossier qui va demander un minutieux et rigoureux travail, à l’instar de Taputapuātea. Pour cela, le service est assisté de deux consultants pour le dossier culture, et d’un consultant de l’Agence française de la Biodiversité, en charge du dossier naturel, en collaboration avec la Communauté de Communes des Iles Marquises (CODIM). Un pré-dossier doit être présenté au Comité national des biens français au Patrimoine Mondial à Paris en avril 2018. Taputapuātea continue, lui aussi, d’exiger un gros travail de gestion de la part du service. Un programme d’aménagement du pôle accueil est prévu avec des zones d’informations, un parking et un commerce. Il sera aussi question d’aménager un sentier vers le site permettant d’éviter les voitures et ainsi de mieux préserver le site. Les équipes devront également travailler sur un sentier initiatique avec des informations en rapport avec l’histoire, afin de préparer les visiteurs à entrer sur ce site sacré et chargé d’histoire. Le Service de la Culture et du Patrimoine a donc un premier semestre 2018 chargé mais indispensable pour la préservation de notre patrimoine.

 

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Toutes les informations www.culture-patrimoine.pf ou sur la page Facebook : Service de la Culture et du Patrimoine, ou au 40 50 71 77

 

Une année riche pour le Conservatoire Artistique de Polynésie française

 

25 concerts et galas… La richesse des programmes du Conservatoire Artistique de la Polynésie française témoigne du dynamisme des équipes pédagogiques dans les différentes sections d’enseignement : classique, jazz, musiques actuelles et bien sûr arts traditionnels. C’est la première fois dans l’histoire de l’établissement qu’autant d’activités événementielles sont proposées. Tout un programme qui promet de beau moments d’émotions !

 

Du jazz à la musique symphonique

 

Le premier festival de Jazz, du lundi 16 au vendredi 20 avril, est un point fort de l’année artistique de l’établissement. Le conservatoire souhaite populariser cette musique du cœur, née le long du Mississipi, héritière des chants religieux venant d’Afrique qui, au fil des décennies trouvera sa place et ses étoiles dans la galaxie musicale. Ce festival propose divers rendez-vous dont une master class et concert populaire, quis e tiendra sur le nouveau Paepae du CAPF et auquel participeront plusieurs groupes locaux. Dans la foulée le public aura rendez-vous au Grand Théâtre de la Maison de la Culture avec le Big Band de jazz du conservatoire, dirigé par Frédéric Rossoni et deux invités de prestige : le pianiste Otmaro Ruiz et la chanteuse américaine Avis Harrel, une habituée des scènes du fenua. Dans un tout autre registre, plus classique, le joli mois de mai propose toujours au grand théâtre un concert de l’orchestre symphonique mené, chose rare par deux maestros : Frédéric Rossoni, une nouvelle fois, qui dirigera la première partie du concert avec de jeunes virtuoses jouant en solistes de superbes concertos (piano/violon), et Jean-Marie Dantin, qui conduira dans la seconde partie les musiciens et les 50 chanteurs du chœur d’adultes pour un hommage aux grandes voix de l’Opéra italien. Plus tôt dans la saison le public aura eu l’occasion d’apprécier les petits ensembles, les voix de l’atelier lyrique, les deux orchestres d’harmonie… Mais aussi les groupes de Rock du département des musiques actuelles, très attendus par leurs fans, qui se produiront sans doute à guichets fermés deux soirs les 22 et 23 mars au Petit Théâtre pour « Rock en Scène ». Le Conservatoire s’attache aussi à mettre en avant l’art dramatique et le talent de la jeunesse. Ainsi, le public aura l’occasion de découvrir les jeunes comédiens du cours d’art dramatique de Christine Bennett, et le chœur des enfants dirigé par Stéphane Lecoutre, avec Les Indiens sont à l’Ouest, une production toute entière tournée vers les légendes de l’Ouest américain

 

Le rayonnement des arts traditionnels

 

De juin à juillet prochain, les arts traditionnels brilleront de mille visages. Comme le veut la tradition, entre le Heiva des écoles et le Heiva i Tahiti le public a rendez-vous le samedi 16 juin, avec la grande Nuit de Gala de Te Fare Upa Rau. S’appuyant sur des textes écrits cette année par Patrick Amaru, sur des musiques et des rythmes composés par les musiciens de l’orchestre traditionnel et des chorégraphies réalisées par les enseignants de l’établissement, cette nuit de Gala mettra en valeur tous les enseignements – par classe d’âge – de 800 élèves de la section traditionnelle, des petits débutants aux danseurs de haut niveau en passant par les adultes. Un autre rendez-vous est également très attendu pour ce premier semestre 2018 : l’organisation, chaque samedi de juillet et exceptionnellement cette année le premier samedi d’août, du spectacle produit sur le marae Arahurahu. La réalisation a été confiée à la troupe lauréate du Heiva i Tahiti, Hitireva, dirigée par Kehaulani Chanquy.

 

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Toutes les informations au 40 50 14 14, sur le site du CAPF www.conservatoire.pf, sur la page Facebook de l’établissement www.facebook.com/capftefareuparau et

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Valoriser les archives, mission première du Service du Patrimoine Archivistique et Audiovisuel

 

Les archives du patrimoine sont bien souvent méconnues du grand public et pourtant recèlent de trésors. Ainsi, pour les rendre plus accessible au public polynésien comme métropolitain, le Service du Patrimoine Archivistique et Audiovisuel souhaite pour le premier semestre 2018 numériser 400.000 pages afin de nourrir les deux sites que sont la bibliothèque Ana’ite et la médiathèque historique du Pays. Le service se donne également comme mission d’enrichir ses fonds avec l’espoir de récupérer de nombreuses archives aujourd’hui conservées à la Bibliothèque Nationale de France, aux Archives Nationales de Frances, aux Archives Nationales des Outre-mer, et à l’Institut National de l’Audiovisuel. En février, lors de la venue d’un expert métropolitain au fenua, afin de faire un point sur le fonctionnement des services et de rencontrer les producteurs locaux, le service souhaite entamer des négociations pour une prochaine convention avec ces institutions d’Etat. Le service souhaite également mettre en place un partenariat avec les établissements du territoire et publics avec cette idée de développer des référents archivistiques et ainsi récupérer des fonds, qui seront par la suite conservés dans un magasin d’archives, situé à côté du bâtiment actuel.

 

Mieux encadrer les archives

 

Autre mission essentielle du Service du Patrimoine Archivistique et Audiovisuel : mieux encadrer les archives. Le service a cette volonté d’intégrer le volet archives dans le code du Patrimoine car il manque, à ce jour, un cadre réglementaire. S’il existe une convention d’Etat datant de 2004, le territoire n’a pas, aujourd’hui, dans le cadre de son statut d’autonomie, un cadre législatif sur la réglementation des archives. Il s’agirait notamment de définir quel est le cadre pour la gestion des archives du Patrimoine : durée de consultation, élimination des archives, contrôle scientifique et technique, ou encore durée d’utilisation administrative. Autre chantier que le service souhaiterait mettre en place dès le début 2018 : réglementer le dépôt légal et la bibliothèque patrimoniale. Aujourd’hui, rien n’oblige les producteurs de document de faire un dépôt légal. Seul un texte incite uniquement les imprimeurs à faire un dépôt légal. Le service souhaite donc mieux encadrer le dépôt légal sur toute la production avec un dépôt légal obligatoire à la fois pour les imprimeurs mais aussi les éditeurs et les auteurs. Quant à la bibliothèque du patrimoine, l’idée serait d’intégrer la bibliothèque comme étant un patrimoine du territoire. Et, ainsi, clarifier un ensemble d’éléments comme la gestion, la consultation, la numérisation, ou la mise en ligne… Tout un programme donc pour mieux valoriser les archives et le patrimoine de la Polynésie française !

 

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