Nouméa au rythme de Tahiti- Octobre 2012

Culture bouge

 

Maison de la Culture – Te Fare Tauhiti Nui

 

Rencontre avec Mylène Raveino, responsable des activités permanentes à la Maison de la Culture.

 

Nouméa au rythme de Tahiti

 

Depuis début septembre et jusque fin octobre, la ville de Nouméa a pris des allures polynésiennes. Pour célébrer l’histoire et les relations qui unissent ces deux pays, la Province sud a décidé d’honorer ses voisins océaniens à travers de multiples animations.

 

Cinq expositions…

 

« Un pays, un continent : la Polynésie » à la médiathèque municipale de Nouméa, « Tahiti, l’art à travers les âges » à l’hôtel de ville, « L’art contemporain du fenua » au château Hagen, « Frank Fay, parcours d’un peintre vagabond » au Centre d’Art et « Nouméa-Papeete, 150 ans de liens et d’échanges » au musée de la ville : de quoi faire largement découvrir l’histoire, l’art et la culture de notre pays aux Calédoniens.

Des photos, des peintures, des objets modernes et anciens, des projections, de la musique, des ateliers artisanaux, des rencontres, des témoignages… Le cœur de Nouméa aux couleurs de Tahiti, voilà de quoi réjouir – entre autres – la communauté polynésienne installée sur le caillou depuis des décennies. Un événement essentiel, selon les organisateurs, pour des raisons historiques et de dialogue culturel.

 

…Et un Heiva !

 

Célébrer Tahiti sans danser, c’est un peu comme manger un poisson cru sans citron. Un Heiva s’imposait, d’autant que des écoles de ‘ori tahiti existent depuis longtemps à Nouméa. Heremoana Maamaatuaiahutapu, en déplacement à Nouméa pour l’inauguration de l’exposition du fonds d’œuvres de la Maison de la Culture, a également été sollicité pour être le président du Jury de ce concours qui aura lieu du 26 au 28 octobre. Tiare Le Goff, chargée des relations avec les communes pour le Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, en charge de l’organisation de ce Heiva I Nouméa, en a profité pour lui demander quelques conseils techniques.

Six groupes de danse (Kaimoe, Manureva, Upa Rau Nui, Te Mono Roa, Poerava et Te Hei) et deux groupes de chants s’affronteront donc en concours durant deux jours sur la place des Cocotiers de la capitale, qui accueillera pour l’occasion la scène « Océania » de 196 m2.

Certains groupes sont constitués depuis de nombreuses années, comme Te Hei ou Poerava, le plus ancien d’entre eux, tandis que d’autres ont fusionné pour atteindre un nombre suffisant de participants. D’autres sont plus récents tel que Te Mono Roa, initialement une troupe de garçons qui a déjà dansé avec Nonosina à Los Angeles. Ces groupes, dans leur ensemble, ont peu de contacts avec les formations tahitiennes et travaillent « avec les moyens du bord » selon leur expression. Parmi leurs questionnements, le problème des peaux pour les instruments lié au difficultés à trouver des fournisseurs. Heremoana, en tant que président du Jury, leur a donné une certaine souplesse au niveau des instruments (sauf pour les jumbe qui sont interdits) mais avec l’idée que d’ici deux à trois ans, les orchestres devraient être tous conformes aux règles du Heiva. Il a également rappelé que le thème doit être le squelette du spectacle et les textes, des œuvres originales. Des work shop seront certainement programmés à l’issue de ce Heiva à l’attention de formateurs qui pourront par la suite partager leur apprentissage avec les danseurs et danseuses des troupes.

 

Heiva i Nouméa : Pratique

– Du 26 au 28 octobre, place des Cocotiers

– Six groupes de danse / 2 groupes de chant

– Animations, démonstrations, course de porteur de fruits, courses de pirogues (baie des citrons) et organisation d’une marche sur le feu par le Tahu’a Raymond Graffe.

– Organisé par l’association Heiva rau i Taratoni ([email protected])

+ d’infos : www.ville-noumea.nc

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