<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title> &#187; tuamotu</title>
	<atom:link href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.hiroa.pf</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Thu, 12 Jan 2012 00:45:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<image>
<link>http://www.hiroa.pf</link>
<url>http://www.hiroa.pf/wp-content/plugins/maxblogpress-favicon/icons/favicon-75.ico</url>
<title></title>
</image>
		<item>
		<title>Les trophées du FIFO, œuvres pour œuvres</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/01/les-trophees-du-fifo-oeuvres-pour-oeuvres/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2011/01/les-trophees-du-fifo-oeuvres-pour-oeuvres/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:14:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[L'oeuvre du mois]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=2598</guid>
		<description><![CDATA[Joli défi que de symboliser par des formes polynésiennes les talents des réalisateurs… Chaque année, les trophées du FIFO remis aux films primés sont réalisés par le Centre des Métiers d’Art. Objets de mémoire, de récompense et de gloire, ces magnifiques sculptures en bois figent un moment unique pour ceux qui les reçoivent. 
Le trophée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/40_hiroa/full_h40_oeuvre.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic513]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/513__320x240_full_h40_oeuvre.jpg" alt="full_h40_oeuvre" title="full_h40_oeuvre" />
</a>
<br />
<strong>Joli défi que de symboliser par des formes polynésiennes les talents des réalisateurs… Chaque année, les trophées du FIFO remis aux films primés sont réalisés par le Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a>. Objets de mémoire, de récompense et de gloire, ces magnifiques sculptures en bois figent un moment unique pour ceux qui les reçoivent. </strong></p>
<p>Le trophée, marque de l&#8217;accomplissement d&#8217;une épreuve particulière, est l’emblème de la victoire par excellence. Depuis 8 ans maintenant, le FIFO en remet 5 : le grand prix du jury, les 3 prix spéciaux et le prix du public.</p>
<p>5 trophées qui sont 5 sculptures évoquant tous les archipels polynésiens : des <em>tiki</em> et <em>ti’i</em> des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/australes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Australes">Australes</a>, Gambier, Société, Marquises et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a> sont ainsi représentés dans ces véritables oeuvres d’art. Authentiques dans leur réalisation comme dans ce qu’elles symbolisent – le <em>ti’i</em> n’est-il pas l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> absolu au passé, signe de résistance, de fertilité et de protection ? &#8211; elles illustrent aussi la volonté des organisateurs du FIFO de soutenir la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> polynésienne en faisant appel au Centre des Métiers d’Art (CMA), tout à la fois un lieu de préservation et d&#8217;innovation, dans lequel s&#8217;élaborent de nouveaux savoir-faire, nourris de l&#8217;expérience du geste ancestral.</p>
<p><strong>La fierté en partage</strong></p>
<p>Cette année, c’est le talentueux Philippe Aukara, sculpteur fraîchement diplômé du CMA, qui a signé les trophées. Sculptés à partir de bois d’Acajou, essence noble et intemporelle, et inspirés des motifs traditionnels propres à chacune des cultures de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>, ces distinctions sont aussi des objets d’art contemporains, produits de la créativité et de l’imagination de l’artiste.</p>
<p>Des oeuvres qui traduisent bien l’esprit du FIFO, dans son enracinement polynésien comme dans son ouverture océanienne.</p>
<p>Les matériaux composant les trophées et les détails de la finition traités avec la touche personnelle de l’artiste font de chacun d’entre eux une pièce de collection unique. Si Philippe Aukara est fier d’avoir eu la responsabilité de ce travail, il ne fait aucun doute que le réalisateur se voyant remettre le trophée l’est tout autant. Une émotion partagée qui couronne la qualité de parcours croisés…</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2011/01/les-trophees-du-fifo-oeuvres-pour-oeuvres/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2011/01/les-trophees-du-fifo-oeuvres-pour-oeuvres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>« Sensibiliser la population aux méthodes de production de ressources de leurs ancêtres »</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/11/%c2%ab-sensibiliser-la-population-aux-methodes-de-production-de-ressources-de-leurs-ancetres-%c2%bb/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2010/11/%c2%ab-sensibiliser-la-population-aux-methodes-de-production-de-ressources-de-leurs-ancetres-%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 19:16:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[10 questions à]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=2428</guid>
		<description><![CDATA[Après avoir travaillé pendant plus de quinze ans sur les fosses de culture aux Tuamotu, puis, plus récemment, sur un atelier de fabrication d’hameçons découvert à Takaroa, Jean-Michel Chazine, aujourd’hui ingénieur de recherche senior au CNRS, poursuit son ambition de contribuer à découvrir les origines des primo habitants des Tuamotu. Entretien avec ce chercheur des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/38_hiroa/full_h38_10questionsa_jmchazine-jpeg.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic461]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/461__320x240_full_h38_10questionsa_jmchazine-jpeg.jpg" alt="full_h38_10questionsa_jmchazine-jpeg" title="full_h38_10questionsa_jmchazine-jpeg" />
</a>
<br />
<strong>Après avoir travaillé pendant plus de quinze ans sur les fosses de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> aux <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a>, puis, plus récemment, sur un atelier de fabrication d’hameçons découvert à Takaroa, Jean-Michel Chazine, </strong><strong>aujourd’hui ingénieur de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a> senior au CNRS</strong><strong>, poursuit son ambition de contribuer à découvrir les origines des primo habitants des Tuamotu. Entretien avec ce chercheur des secrets passés.</strong></p>
<p><strong>Depuis plus de trente-cinq ans, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> constitue l’un de vos terrains de recherche privilégié. À quelle occasion y êtes-vous venu la première fois ?</strong> Quand j’ai repris la fac, en 1974, alors que j’étais jusque-là ingénieur dans l’industrie, la chance a fait que le Professeur Garanger m’a très vite proposé de venir l’assister pour fouiller et restaurer le <em>marae</em> Taata<strong> </strong>de Paea. Je l’ai suivi. Ce qui m’a ensuite amené à diriger le Département Archéologie qui a été créé en 1979.</p>
<p><strong>Ces travaux étaient essentiellement archéologiques. Quelle a été votre première découverte ethnoarchéologique ?</strong></p>
<p>Je me suis plus particulièrement intéressé à l’ethnoarchéologie* après avoir découvert les fosses de culture<a href="#_ftn1">[1]</a>, en 1975 à Takapoto. Pour connaître le mécanisme d’utilisation de ces fosses, j’ai pu rencontrer quelques anciens qui les avaient vues fonctionner dans leur enfance ou à qui on avait raconté comment les utiliser.</p>
<p><strong>À partir de 1984 vous avez lancé un véritable programme de réhabilitation de ces fosses de culture, quel en était l’objectif ?</strong></p>
<p>L’idée première était de faire un inventaire des fosses pour avoir une idée plus précise de la capacité de production alimentaire qu’elles apportaient aux insulaires. Jusqu’en 1990, j’ai effectué les relevés cartographiques d’environ 1 500 fosses sur une dizaine d’atolls des Tuamotu ! Le second objectif était de les réactiver pour sensibiliser la population aux méthodes de production de ressources que leurs ancêtres avaient mises au point et qui étaient particulièrement adaptées aux atolls.</p>
<p><strong>L’autosuffisance alimentaire était alors déjà un sujet d’actualité ?</strong></p>
<p>Absolument. Avec la monétarisation et l’arrivée de nourriture importée, les insulaires avaient perdu l’habitude de produire eux-mêmes leur alimentation (ressources marines mises part). On a donc lancé un programme de sensibilisation et d’information, qui a fonctionné pendant environ trois ans, mais c’est vrai qu’une fois qu’il n’y a plus personne sur place pour le promouvoir, les choses se diluent un peu…</p>
<p><strong>N’est-ce pas frustrant ?</strong></p>
<p>En partie seulement, car on a pu voir que certaines personnes s’étaient partiellement réapproprié les techniques. Mais les traductions que nous faisions à l’époque en tahitien ou <em>pa&#8217;umotu</em> n’étaient pas suffisantes. Il faudrait aujourd’hui relancer cette campagne, dans une langue et des supports accessibles à tous.</p>
<p><strong>Vous êtes tourné vers une ethnoarchéologie participante…</strong></p>
<p>Je pense que dans le domaine de l’alimentation, des comportements, de l’entretien ou de la protection de l’environnement, on ne peut pas rester le scientifique qui énonce simplement des données objectives et être extérieur aux problèmes que les gens rencontrent. Il faut affronter ces problèmes et s’y adapter, essayer de trouver une formule de médiation entre un savoir quelque peu ésotérique et les besoins ou le mode de compréhension des gens.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Entre 1991 et 1999, vous avez fait un passage par Bornéo avant de revenir en Polynésie vous intéresser à la fabrication des hameçons. Comment en êtes-vous arrivé à ces recherches ?</strong></p>
<p>En travaillant aux Tuamotu sur les fosses de culture, j’avais remarqué d’innombrables morceaux de nacre jonchant le sol, auxquels j’ai commencé à m’intéresser quand j’ai trouvé des constantes dans les formes. Pensant qu’il y avait un lien, j’ai voulu reconstituer les chaînes opératoires mises en œuvre dans la fabrication d’hameçons. J’ai travaillé sur Makemo, Tatakoto et Takaroa et c’est finalement là que je suis tombé, en 2007, sur un gigantesque atelier de fabrication d’hameçons.</p>
<p><strong>En septembre vous êtes d’ailleurs revenu à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> pour étudier vos récoltes ?</strong></p>
<p>Je suis venu compléter les photos, mesures, décomptes et observations que j’avais commencé à faire et je suis actuellement en train de rédiger mon rapport.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quel est votre prochain sujet d’étude ?</strong></p>
<p>Comme nous tous &#8211; ethnologues et archéologues -, je cherche à connaître l’origine anthropologique et culturelle et la date effective à laquelle les premiers occupants se sont installés aux Tuamotu. Il y a différentes pistes mais ça reste une question primordiale à laquelle on n’a pas encore véritablement apporté de réponse…</p>
<p><strong>Avez-vous déjà quelques hypothèses ?</strong></p>
<p>Celles que j’ai pu élaborer me font penser que les occupants des Tuamotu maîtrisaient les techniques nécessaires à leur survie, or je ne pense pas que ce soient les habitants des îles hautes environnantes qui connaissaient le fonctionnement des fosses de culture. Ce qui voudrait dire que les premiers occupants des Tuamotu viennent de plus loin dans l’Ouest du Pacifique, peut-être de la zone au large des Philippines et de Bornéo. Je souhaite pouvoir revenir l’an prochain pour poursuivre ces recherches.</p>
<p>* L’ethnoarchéologie est l’étude des relations entre l’archéologie et la vie des populations traditionnelles encore vivantes.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Les « fosses de culture », poétiquement appelées « jardins d’atoll », sont de grandes fosses creusées à la surface des atolls dans lesquelles se préparait un compost particulier pour cultiver essentiellement des tubercules, mais aussi des plantes alimentaires comme le <em>aoti</em>, la canne à sucre ou des arbres fruitiers.</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/11/%c2%ab-sensibiliser-la-population-aux-methodes-de-production-de-ressources-de-leurs-ancetres-%c2%bb/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2010/11/%c2%ab-sensibiliser-la-population-aux-methodes-de-production-de-ressources-de-leurs-ancetres-%c2%bb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une haine soudaine des cocotiers</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/10/une-haine-soudaine-des-cocotiers/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2010/10/une-haine-soudaine-des-cocotiers/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 07:28:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Parutions]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=2398</guid>
		<description><![CDATA[Auteur : Irène Bertaud
Editions Haere Po
 
C’est le premier roman d’Irène Bertaud, psychanalyste de métier. L’intrigue se déroule dans l&#8217;archipel des Tuamotu où Igor, vieux médecin célibataire, sent un beau jour sa vie lui échapper. Lui qui menait jusque-là une vie paisible se découvre une haine soudaine des cocotiers, rupture brutale qu’il ne comprend pas. Serait-ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Auteur : Irène Bertaud<br />
Editions Haere Po</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/37_hiroa/full_h37_parutionshaine.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic453]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/453__320x240_full_h37_parutionshaine.jpg" alt="full_h37_parutionshaine" title="full_h37_parutionshaine" />
</a>
<br />
C’est le premier roman d’Irène Bertaud, psychanalyste de métier. L’intrigue se déroule dans l&#8217;archipel des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a> où Igor, vieux médecin célibataire, sent un beau jour sa vie lui échapper. Lui qui menait jusque-là une vie paisible se découvre une haine soudaine des cocotiers, rupture brutale qu’il ne comprend pas. Serait-ce dû au récent suicide de son frère, avocat brillant et jazzman à ses heures, à l&#8217;arrivée d&#8217;un jeune <em>popa&#8217;a</em> drogué qui prétend être son fils ou au récent meurtre d&#8217;une touriste qui secoue la petite communauté de l&#8217;île ? Un polar plein d’humour, une réflexion sur les frictions entre société insulaire et mœurs occidentales.</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>En vente dans les librairies et supermarchés de la place à partir de 3 540 Fcfp</em></strong><em> </em></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/10/une-haine-soudaine-des-cocotiers/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2010/10/une-haine-soudaine-des-cocotiers/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sénateur Kalani English</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/08/senateur-kalani-english/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2010/08/senateur-kalani-english/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 22:01:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[10 questions à]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=2125</guid>
		<description><![CDATA[« Vos cultures sont vivantes, prenez soin de cultiver chacune d’entre elles »
 
Kalani English est Sénateur de Hawaii depuis plus de 10 ans. Il vient régulièrement en Polynésie française et nous avons profité d’un de ses passages pour poser quelques questions à ce « poly-nésien » qui met toute son énergie au service du rayonnement de la culture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Vos cultures sont vivantes, prenez soin de cultiver chacune d’entre elles »</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/35_hiroa/kalani.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic374]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/374__320x240_kalani.jpg" alt="kalani" title="kalani" />
</a>
<br />
<strong>Kalani English est Sénateur de Hawaii depuis plus de 10 ans. Il vient régulièrement en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française et nous avons profité d’un de ses passages pour poser quelques questions à ce « <em>poly</em>-nésien » qui met toute son énergie au service du rayonnement de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> hawaiienne. </strong></p>
<p><strong>D’où êtes-vous originaire?</strong></p>
<p>Je suis du village de Haneo&#8217;o, dans le district de Hana, sur l&#8217;île de Maui à Hawai&#8217;i. Mon arrière-grand-père est né à Fanning Island* et ses parents sont de Ana&#8217;a, dans l’archipel des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a>. Ma grand-mère maternelle était Hakka et chinoise, mon grand-père était tahitien, hawaïen et anglais. C’est pour cela que j&#8217;ai de la famille en Polynésie française aujourd&#8217;hui. En fait, je suis autant de Hawai&#8217;i que de Polynésie française.</p>
<p><strong>Pourquoi êtes-vous venu en Polynésie française ?</strong></p>
<p>Je viens souvent en Polynésie française parce que j’y suis comme à la maison. J&#8217;ai une grande famille ici et me sens plus vivant chaque fois que je viens dans ces îles. Mon <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> est longue, mais je suis mieux grâce à ce que les Polynésiens m’ont appris.</p>
<p><strong>Comment êtes-vous devenu Sénateur de Hawai’i ?</strong></p>
<p>J’ai étudié à l’Institut « Culture et Communications » d’Honolulu et obtenu un master du « Center for Pacific Island Studies », de l’Université de Hawai’i-Manoa. J’ai d’abord travaillé comme Conseiller à l’Ambassade des Etats-Fédérés de Micronésie aux Nations Unies, à New York. Je suis rentré à Hawai’i dans les années 1990 afin de prendre soin de mon <em>tutu</em> (grand-père), Murray English, et de ma grand-mère, Violet Soong English, car ils devenaient âgés. Ils m’ont adopté à la naissance et j’ai vécu avec eux à Hana. Suite à ce retour, je me suis lancé dans les élections municipales et ai été nommé au conseil municipal de Maui en 1997. J’ai gagné un second mandat en 1998 et décidé de viser le Sénat en 1999. J&#8217;ai été élu au Sénat Hawaiien en novembre 1999 jusqu’à aujourd’hui. J&#8217;étais à l’époque le seul « natif » Hawaiien élu en ce début de siècle et c’est pourquoi je m’attache à représenter la vision hawaïenne au Sénat depuis plus de 10 ans.</p>
<p><strong>Comme vivez-vous la culture hawaiienne?</strong></p>
<p>Vivre ma culture est très important pour moi. Je crois que sans culture nous sommes perdus ; nous n&#8217;avons pas nos <em>kupuna</em> (ancêtres) comme guides et aucune feuille de route pour l&#8217;avenir. Selon moi, vivre sa culture (hawaiienne et polynésienne au sens large), c’est parler sa langue, comprendre la vision du monde unique de notre population et garder un rapport très fort avec sa terre.</p>
<p>Je « pratique » donc ma culture de multiples façons : cela va de la simple pensée à l’étude de l’histoire et la généalogie de notre peuple. Je suis ce que mon <em>tutu</em> m’a appris, et vois comme les <em>kupuna</em> voyaient. Je vis alors dans deux mondes, l’un très ancien et l’un très moderne. Mais ces deux mondes sont construits sur la base d’une culture et de compassion. C&#8217;est ainsi que je vois et vis les cultures hawaiienne et polynésienne aujourd&#8217;hui.</p>
<p><strong>Quelle est votre analyse de son évolution, son renouveau ?</strong></p>
<p>Hawai&#8217;i a eu une évolution et un renouveau culturel intéressant. Lorsque nous étions indépendants, nous étions le peuple le plus lettré du monde ; le Royaume de Hawai&#8217;i possédait plus de 40 journaux en langue hawaïenne et un taux d&#8217;alphabétisation de 98 %. Les Hawaiiens étaient très désireux d&#8217;apprendre. Cela signifie aussi que nous avons une collection incroyable mais inexploitée des voix de nos <em>kupuna</em> dans ces publications des années 1800 à 1900. La plupart de ces ressources peuvent être trouvées aujourd’hui sur Internet, sur www.ulukau.org, la bibliothèque virtuelle Hawaiienne. Les Américains ont pris le contrôle de Hawai&#8217;i en 1893, notre langue est alors devenue illégale, notre culture refusée et la population considérée comme étrangère dans son propre pays. Nous n’étions plus que des numéros, nous avons été destitués. Après être « devenu » un territoire américain en 1959, les gens ont progressivement commencé à (re)estimer la sagesse de nos ancêtres. Puis, dans les années 1960 et 1970, les Hawaiiens se sont mis en colère de se voir prendre leur terre, leur culture et leur langue. C’était le début du renouveau culturel. En 1987, le hawaiien est redevenu une langue officielle à Hawai&#8217;i. Des années 1970 à aujourd’hui, le <em>hula</em>, l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a>, la langue et la culture prospèrent à nouveau. Nous avons créé des écoles entièrement en Hawaiien, de la maternelle au niveau universitaire, basées sur le programme maori « Tuhanga Reo programs ». Le réseau d’écoles « Punana Leo » fournit maintenant à nos enfants une solide éducation pour leur permettre de grandir en hawaiien. Voici une vision rapide de notre histoire qui montre que nous avançons, que notre culture est bien vivante, encouragée et entretenue.</p>
<p><strong>Le projet que vous avez mené à bien et dont vous êtes le plus fier ?</strong></p>
<p>Cela fait 10 ans que je suis au Sénat et je suis très fier d’avoir permis de légaliser « l’architecture indigène » à Hawai’i. Pendant plusieurs décennies, les maisons à base de végétaux ont été interdites. J’avais pour objectif de les légaliser avant l’an 2000. En 1998, j’ai rédigé une loi pour la commune de Maui en établissant les standards de nos structures traditionnelles, celle-ci a été intégrée au code du bâtiment. J’ai aussi fait changer le nom de « cabane de paille » à « architecture indigène » afin que les gens regardent ces structures différemment. J’ai pris le Pacifique pour guide puisque aucune de nos maisons traditionnelles n’a survécu. <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et les îles des Tuamotu m’ont donné de parfaits exemples et sont devenues des bases pour ma loi. Aujourd’hui, l’architecture indigène est légale dans tout l’archipel hawaiien. J’en suis très heureux, car c’est un rappel matériel que les Hawaiiens sont toujours des Polynésiens.</p>
<p><strong>Vous connaissez bien Tahiti et les îles, que pensez-vous de la politique culturelle locale ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai bon espoir que les gens et le Gouvernement de Polynésie française prêteront plus d&#8217;attention à la culture locale. Vos cultures sont vibrantes et vivantes, prenez soin de cultiver chacune d’entre elles. Les festivals sont d’excellents moyens pour faire vivre les cultures et les aides du Gouvernement sont vitales pour les encourager. Pourtant, je ne vois pas les langues Pa&#8217;umotu, Tahitienne, Marquisienne et autres enseignées à l’école. Pour nous à Hawai&#8217;i, le tournant a pu être pris lorsque nous avons commencé à apprendre notre langue à l’école. Vous avez beaucoup de chance car vous possédez encore de nombreuses langues indigènes aujourd’hui. Il faut les utiliser davantage avant qu’il ne soit trop tard.</p>
<p>J&#8217;ai récemment visité le Centre des Métiers d&#8217;Art de Papeete. Les étudiants avaient vraiment le désir d’apprendre nos liens, nos formes d’art communes. Ils sont l’espoir de la future génération. Nous avons discuté des motifs polynésiens et de leur expression moderne, jusqu’à explorer notre rapport avec Taïwan ! Je suis heureux de savoir que votre Gouvernement soutient cette école. C&#8217;est un aspect important de la politique culturelle dont Hawai&#8217;i devrait s’inspirer. Nous devrions investir dans nos artistes, car ils nous offrent un sens de la communauté comme nul autre.</p>
<p><strong>Cette édition du magazine Hiro’a est consacrée au Heiva : un mot à propos de ce <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> ? </strong></p>
<p>Le Heiva est un <em>piko</em> (centre) de votre survie culturelle. Chaque année, je vois tant de jeunes apprendre leur histoire, leur culture et leur langue à travers la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a>. J&#8217;ai eu la chance d’assister à des répétitions du groupe Tamariki Po&#8217;erani l&#8217;année dernière. J&#8217;ai été impressionné par le « fond » de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a>, la pensée qui la domine, et la manière dont le <em>mana</em> était transmis aux danseurs. J’ai alors imaginé que toutes les autres écoles faisaient pareil. C’est pourquoi je pense que le Heiva est un grand transmetteur de savoir et en même temps un événement qui valorise notre façon d’être.</p>
<p><strong>La culture hawaiienne et tahitienne : leurs ressemblances et différences d’après vous ? </strong></p>
<p>Nous sommes les mêmes et pourtant différents. Je parviens à parler le Tahitien parce que je parle le Hawaiien. Je comprends votre rapport à la terre à cause de mon rapport à la terre. Je sens le <em>mana</em> de nos ancêtres communs parce que nous ne formons qu’un seul peuple.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, nous nous sentons séparés et différents à cause du temps et de l&#8217;histoire. C’est à nous, aujourd’hui et ensemble, de nous rapprocher. Nous avons juste à nous souvenir que nous sommes une famille, que nos différences sont le reflet des circonstances, car les affinités sont là.</p>
<p><strong>Un message pour nos lecteurs ?</strong></p>
<p>Ensemble, nos cultures grandiront, s’étendront et changeront. Nous pouvons vivre cela simplement et dans la joie. Rappelez-vous que l&#8217;on n&#8217;apprend pas tout à l’école. Nous nous adaptons comme nos ancêtres l’ont fait, en conservant la force des origines et du cœur.</p>
<p>Je crois que nos rencontres donnent du sens et de la valeur à nos vies. Je suis béni par votre pays &#8211; notre pays &#8211; et remercie chacun d&#8217;entre vous pour m&#8217;accueillir toujours à Tahiti et dans les îles. Je me sens vraiment à la maison ici, sur la terre de mes ancêtres.</p>
<p><strong><em>* En Micronésie. </em></strong></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/08/senateur-kalani-english/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2010/08/senateur-kalani-english/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La richesse culturelle insoupçonnée de Takaroa &#8211; Takapoto</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/04/la-richesse-culturelle-insoupconnee-de-takaroa-takapoto/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2010/04/la-richesse-culturelle-insoupconnee-de-takaroa-takapoto/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 08:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Trésors vivants]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=1864</guid>
		<description><![CDATA[En 1722, le navigateur hollandais Roggeveen (re)découvre les Tuamotu, que l&#8217;on appelle alors &#171;&#160;l’Archipel Dangereux&#160;&#187;, en raison de la difficulté à naviguer entre ces centaines d&#8217;îles à fleur d&#8217;eau. Le monde commence réellement à s&#8217;intéresser à ces atolls vers 1850 pour le commerce des huîtres nacrières. Au début du 20ème, ils deviennent des terres de mission [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/31_hiroa/tresors.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic306]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/306__320x240_tresors.jpg" alt="tresors" title="tresors" />
</a>
<br />
<strong>En 1722, le navigateur hollandais Roggeveen (re)découvre les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a>, que l&#8217;on appelle alors &laquo;&nbsp;l’Archipel Dangereux&nbsp;&raquo;, en raison de la difficulté à naviguer entre ces centaines d&#8217;îles à fleur d&#8217;eau. Le monde commence réellement à s&#8217;intéresser à ces atolls vers 1850 pour le commerce des huîtres nacrières. Au début du 20ème, ils deviennent des terres de mission : protestants, catholiques et mormons se livrent à une course à l&#8217;évangélisation.</strong></p>
<p><strong>Si l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> rapporte des faits &#8211; quelques traces écrites de ces incursions existent -, ce sont véritablement les études archéologiques et ethnologiques menées sur place* qui ont permis de mettre en avant les multiples richesses de trois atolls ne formant qu&#8217;une commune : Takaroa, Takapoto et Tikei.</strong></p>
<p>Mandaté par la Compagnie des Indes Occidentales, le navigateur Roggeveen est chargé de rechercher les Terres <a href="http://www.hiroa.pf/tag/australes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Australes">Australes</a>&#8230; Le 19 mai 1722, l’Africaansche Galley, un de ses navires, échoue sur le récif de Takapoto. Dans la nuit, il envoie deux coups de canons de détresse, mais en vain. 31 membres de l’équipage ont pourtant la vie sauve. Durant son séjour à Takapoto, Roggeveen comptabilise une vingtaine d’habitations. Le 24 mai 1772, il quitte l&#8217;atoll. Cinq matelots restent sur place. On ne saurait dire ce qu&#8217;ils sont devenus, en revanche, l&#8217;on sait que la pratique de cannibalisme était monnaie courante. Des ossements ont même été retrouvés non loin de l’épave, ils ont récemment été déplacés sur le lieu-dit sépulture Ovahana.</p>
<p><strong>La nacre à Takapoto</strong></p>
<p>En 1880, l’archipel des Tuamotu est définitivement annexé à la France. C’est le début du commerce de la nacre et de la perle : les lagons furent écumés par les commerçants, et ce jusqu&#8217;en 1965. On évalue à environ 800 tonnes de nacres produites dans les années 1880 dans l’archipel, nacres envoyées directement en Europe (beaucoup en Angleterre et en Allemagne, un peu en France). Un siècle plus tard et avec l&#8217;essor de cette activité, Takapoto accueille même la seconde ferme perlière du Pays.</p>
<p><strong>Takaora, enclave mormone</strong></p>
<p>En 1906, sous le commandement du capitaine James Leslie et de son second Ochenden, le quatre mats County of Roxburgh part de Caldera au Chili pour atteindre Melbourne, en Australie. Le navire n’arrivera jamais à bon port, puisqu’il fait naufrage lors du terrible cyclone de 1906 sur le récif de Takaroa.</p>
<p>En 1844, les premiers missionnaires Mormons atteignent la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>. Les « elders », c’est-à-dire frère Grouard et Pratt, s’installent à Tubuai et à Anaa. Sur cette dernière, un conflit éclate avec les catholiques, conséquence direct de l’échec de la mission en 1852.</p>
<p>En 1911, des religieux s’installent à Takaroa, leurs efforts remportent un vif succès puisqu&#8217;à l’heure actuelle plus de 90% de la population se réclame de confession mormone.</p>
<p><strong>Vestiges archéologiques</strong></p>
<p>L’atoll de <strong>Takapoto</strong> compte 22 <em>marae</em>, témoins principaux du passée pré-europée. Il semble que les structures éloignées du village soient mieux conservés que celles proches des habitations. Toutefois, force est de constater que la majeure partie de ces <em>marae</em> ont été détruits ou sont en mauvais état. Si l’homme est un facteur de dégradation, les aléas climatiques, à l’instar du cyclone ravageur de 1906, sont aussi des causes incontestables de cette détérioration. outre des marae, de nombreuses sépultures subsistent, pour quelques-unes associées aux <em>marae</em>, ainsi que des fosses à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> (<em>maite</em>), attestant de l’activité économique de l’atoll.</p>
<p><strong>Takaroa</strong> compte quant à lui 19 <em>marae</em>. Nombre de ces structures, toute comme sa voisine, sont ont disparues ou sont endommagées. Le <em>marae</em> sacré serait pour sa part localisé près de la piste d’aéroport. Takaroa abrite aussi le fameux four ou <em>ahima’a</em> du légendaire héros Moeava.</p>
<p>Les fosses à <em>maite</em> sont également légion, probablement en raison de la pauvreté du sol et du manque d&#8217;eau, obligeant les habitant à pratiquer la culture en fosse. Cette dernière permet aux plantes (<em>taro</em>, banane, <em>ti</em>) de bénéficier d’une humidité constante car proche de la nappe phréatique.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L&#8217;atoll de Tikei</strong></p>
<p>Accoster sur l’atoll de Tikei est une véritable difficulté. Réserve naturelle des habitants de Takapoto-Takaroa, Tikei n’est pas en reste sur le plan culturel.</p>
<p>L’intérieur de l&#8217;île, bien que densément recouvert de pandanus, possède une zone asséchée, ainsi que des points d’eau marécageux. Auprès de cette dernière se trouve un <em>marae</em>, en partie détruit. Toutefois, il est encore possible d’en dégager ses limites. Il est composé de deux <em>marae</em>, celui recensé porte le nom de Teavatea. Près du campement, on peut aussi trouver un <em>tupa’ira’a</em>, vestige évident des premiers colons. Une pierre de bornage a aussi pu être localisée sur l’atoll.</p>
<p><strong>Souvenirs et avenir&#8230; </strong></p>
<p>La commune de Takapoto-Takaroa regorge de souvenirs historiques qui témoignent d’un riche passé, où deux sociétés se sont croisées.</p>
<p>Sur place, les vestiges nous rappellent que de nombreux navires ont fait naufrage, que l&#8217;activité perlière fut intense et que l&#8217;implantation des mormons se révéla une réussite&#8230;  Et ils ne sont pas les seuls, quelques phares anciens subsistent encore, témoins d’une population qui tourne son regard vers la mère nourricière. Une prison sur l’atoll de Takapoto datant de 1873 atteste de la dureté de la vie, des conflits existants au sein d’une société en proie à une économie marchande sans vergogne&#8230;</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, le Service de la Culture et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a> entend préserver et étudier les sites, développer une politique de mise en valeur qui permettrait à tous de se réaproprier et de transmettre l&#8217;histoire peu connue de ces atolls isolés au coeur de l&#8217;immensité de l&#8217;Océan.</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>* Le Service du la Culture et du Patrimoine a mené trois études sur la commune entre 2004 et 2006, dans le cadre du PGA (Plan Général d&#8217;Aménagement), en compagnie du service de l&#8217;Urbanisme et d&#8217;autres services administratifs.</em></strong></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/04/la-richesse-culturelle-insoupconnee-de-takaroa-takapoto/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2010/04/la-richesse-culturelle-insoupconnee-de-takaroa-takapoto/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Plus de bringues… Ou comment perpétuer le ta’iri pa’umotu ?</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/04/plus-de-bringues%e2%80%a6-ou-comment-perpetuer-le-ta%e2%80%99iri-pa%e2%80%99umotu/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2009/04/plus-de-bringues%e2%80%a6-ou-comment-perpetuer-le-ta%e2%80%99iri-pa%e2%80%99umotu/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 May 2009 00:37:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>
		<category><![CDATA[académie]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=685</guid>
		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean Kape, président de l&#8217;Académie Pa&#8217;umotu et Aroma Salmon, musicien.
En Polynésie, la guitare est un de nos instruments de musique favoris. Nombreux sont ceux qui en jouent, avec des styles plus ou moins différents selon l&#8217;apprentissage que l&#8217;on a reçu. Et aux Tuamotu, il existe une technique de guitare bien particulière appelée ta&#8217;iri [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa20/800-fabien-chin.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic88]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/88__320x240_800-fabien-chin.jpg" alt="800-fabien-chin.jpg" title="800-fabien-chin.jpg" />
</a>
Rencontre avec Jean Kape, président de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/academie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec académie">Académie</a> Pa&#8217;umotu et Aroma Salmon, musicien.</em></p>
<p>En <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>, la guitare est un de nos instruments de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musique">musique</a> favoris. Nombreux sont ceux qui en jouent, avec des styles plus ou moins différents selon l&#8217;apprentissage que l&#8217;on a reçu. Et aux <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a>, il existe une technique de guitare bien particulière appelée ta&#8217;iri pa&#8217;umotu&#8230; Découverte de cette pratique qui ne ressemble à aucune autre, importante à préserver et à transmettre.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que le ta&#8217;iri pa&#8217;umotu ?</strong><br />
En guitare, ce sont les variations d&#8217;accord et de frappe typiques de l&#8217;archipel des Tuamotu. Ta&#8217;iri signifie littéralement « frapper », mais dans ce contexte, on « frappe » les cordes de guitare.</p>
<p><strong>Quelle est la particularité de cette manière de jouer ?</strong><br />
La façon habituelle de jouer de la guitare est de frotter les cordes avec tous les doigts en même temps. La caractéristique principale du ta&#8217;iri pa&#8217;umotu est que le pouce fait la basse. Les amateurs de guitare s&#8217;accordent à dire qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une manière unique de jouer.</p>
<p><strong>Comment cette technique de guitare s&#8217;est-elle répandue aux Tuamotu ?</strong><br />
Je crois que le ta&#8217;iri pa&#8217;umotu a été comme une maladie contagieuse. La guitare est arrivée dans l&#8217;archipel en même temps que l&#8217;activité économique liée à la récolte nacrière, au début du 20ème siècle, occasionnant alors beaucoup de rassemblements d&#8217;un atoll à un autre. Et qui dit rassemblement dit bringue, musique&#8230; Les Pa&#8217;umotu sont très festifs ! Je pense que c&#8217;est ainsi que cette façon de jouer s&#8217;est répandue dans l&#8217;archipel.</p>
<p><strong>Le ta&#8217;iri pa&#8217;umotu est-il en perdition aujourd&#8217;hui ?</strong><br />
Malheureusement, oui. La tendance actuelle est d&#8217;imiter les autres, j&#8217;entends par-là les artistes internationaux par exemple. Ce phénomène, que je qualifierais de mode, est bien normal, mais il entraîne nos musiciens vers d&#8217;autres horizons, délaissant peu à peu leurs spécificités. Il est bien connu que l&#8217;on prête peu d&#8217;attention et de valeur à ce que l&#8217;on possède déjà, jusqu&#8217;au jour où nos particularités commencent à décliner&#8230;  C&#8217;est l&#8217;éternelle <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> !</p>
<p><strong>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa20/800-ica.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic95]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/95__320x240_800-ica.jpg" alt="800-ica.jpg" title="800-ica.jpg" />
</a>
Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> « Rutu a <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pahu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pahu">Pahu</a> &#8211; Ta&#8217;iri Pa&#8217;umotu » est-il d&#8217;après toi une bonne solution afin de remettre au goût du jour ce genre de pratique traditionnelle ?</strong><br />
Oui, cette initiative est intéressante. D&#8217;autant plus qu&#8217;elle a été proposée par Coco Hotahota, qui est extérieur à la communauté pa&#8217;umotu. Une volonté que nous prenons comme un signe de reconnaissance. Les organisateurs ont d&#8217;ailleurs demandé à notre association Te reo o te Tuamotu d&#8217;être le référent culturel de la manifestation, afin de mettre notre savoir-faire au service de ce concours et de ses prochaines éditions. Je souhaite que cette manifestation réunisse le maximum de musiciens, que nous puissions (re)découvrir et (ré)apprécier une manière de jouer complexe et authentique. La guitare a été adoptée par les Pa&#8217;umotu qui l&#8217;ont faite évoluer à leur manière. Le ta&#8217;iri pa&#8217;umotu est donc un marqueur de cette communauté. Aussi, les jeunes générations de Polynésie doivent-ils continuer à se l&#8217;approprier et à se le transmettre afin que cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a> puisse continuer de nous différencier.</p>
<p><strong>Aroma Salmon, de Tikahiri</strong><br />
« Le ta&#8217;iri pa&#8217;umotu ça se vit ! »<br />
Vous connaissez tous le fameux groupe local Tikahiri, vainqueur du concours 9 semaines et 1 jour en 2008, qui nous offre une musique originale et métissée : des accents très rocks sur avec des paroles pa&#8217;umotu, sur fond de violoncelle. Aroma Salmon, guitariste et chanteur, ainsi que son frère Mano, ont grandi à Fakarava. « Sur un motu pa&#8217;umotu, on est forcément baigné par le rythme du ta&#8217;iri pa&#8217;umotu ! ». Une technique qu&#8217;il a lui-même appris en observant  les autres jouer. « Au départ, je ne savais faire de la guitare que de cette manière, si bien que j&#8217;ai été surpris la première fois que j&#8217;ai vu des musiciens jouer ‘normalement&#8217;. » Pour autant, si le groupe Tikahiri chante en langue pa&#8217;umotu, il n&#8217;utilise pas cette technique de guitare dans ses chansons, « car le ta&#8217;iri pa&#8217;umotu ne se marie pas avec la musique moderne : c&#8217;est fait pour se jouer aux Tuamotu ! Le ta&#8217;iri pa&#8217;umotu ça se vit ! » Et aujourd&#8217;hui, joue-t-on encore de cette manière à Fakarava ? « Oui, je vois toujours les anciens jouer en ta&#8217;iri pa&#8217;umotu. Mais le problème c&#8217;est qu&#8217;il y a de moins en moins de jeunes qui restent habiter aux Tuamotu, ils n&#8217;apprennent donc pas à jouer comme ça. Et puis ils préfèrent les ipod ! Lorsque l&#8217;ancienne génération sera partie, il n&#8217;y aura plus personne pour transmettre cette frappe de guitare qui identifie les Pa&#8217;umotu ». Aroma a d&#8217;ailleurs trouvé la solution ultime pour que le son du ta&#8217;iri pa&#8217;umotu continue de résonner : « faire plus la bringue ! »<br />
<strong>Qu&#8217;est-ce que le concours « Rutu a Pahu &#8211; Ta&#8217;iri Pa&#8217;umotu » ?</strong><br />
Coco Hotahota, maître incontesté du ‘ori <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et créateur de l&#8217;association Te Maeva, organise les 28 et 29 août, en co-production avec la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>, le premier concours de frappes traditionnelles. L&#8217;idée est de mettre plus à l&#8217;honneur nos orchestres traditionnels, et surtout leurs spécificités de frappes, notamment celles du pahu &#8211; « Rutu a Pahu » &#8211; et de la guitare pa&#8217;umotu &#8211; « Ta&#8217;iri Pa&#8217;umotu ». Cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sauvegarde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sauvegarde">sauvegarde</a> passe par la valorisation de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> musical. Ainsi, à l&#8217;instar du « Hura Tapairu » pour la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a>, le concours « Rutu a Pahu &#8211; Ta&#8217;iri Pa&#8217;umotu » propose un nouveau cadre d&#8217;expression aux artistes où pahu et guitare seront les vedettes. Des orchestres venant de tous les archipels seront mis en compétition, pour offrir au public des œuvres originales puisées dans notre culture.</p>
<p><strong>Avis aux amateurs !</strong><br />
Les inscriptions sont ouvertes jusqu&#8217;au vendredi 14 août.<br />
Chaque groupe sera constitué de 4 à 8 musiciens qui présenteront un morceau original pendant 7 à 10 minutes.<br />
Renseignements et inscriptions : Maison de la Culture / Tél. : 544 544</p>
<p>Photos : Fabien Chin et ICA</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/04/plus-de-bringues%e2%80%a6-ou-comment-perpetuer-le-ta%e2%80%99iri-pa%e2%80%99umotu/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2009/04/plus-de-bringues%e2%80%a6-ou-comment-perpetuer-le-ta%e2%80%99iri-pa%e2%80%99umotu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Hiro&#8217;a du mois de mai à télécharger</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/04/le-hiroa-du-mois-de-mai-a-telecharger/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2009/04/le-hiroa-du-mois-de-mai-a-telecharger/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2009 02:36:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[académie]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>
		<category><![CDATA[téléchargement]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=858</guid>
		<description><![CDATA[Hiro&#8217;a de mai en vue&#8230; et piliers de la danse traditionnelle aussi !
En effet, ce nouveau numéro de votre magazine préféré consacre son dossier au retour des grands groupes de danse : O Tahiti E, Te Maeva, Heikura Nui, Tamariki Poerani, etc. Tous vous révèleront leurs impressions et attentes pour le « Heiva i Tahiti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa21/hiroa_21_couv_mai_09.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic133]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/133_web20_320x240_hiroa_21_couv_mai_09.jpg" alt="Mise en page 1" title="Mise en page 1" />
</a>
Hiro&#8217;a de mai en vue&#8230; et piliers de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> traditionnelle aussi !</p>
<p>En effet, ce nouveau numéro de votre magazine préféré consacre son dossier au retour des grands groupes de danse : O <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> E, Te Maeva, Heikura Nui, Tamariki Poerani, etc. Tous vous révèleront leurs impressions et attentes pour le « Heiva i <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> » 2009 !</p>
<p>Vous l&#8217;aurez donc compris : le Hiro&#8217;a de mai annonce l&#8217;arrivée des festivités culturelles. Et pour preuve : le Tahiti Tamure Marathon, les 30 ans du Conservatoire, le Festival des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a>, les rencontres chorales scolaires, pour ne citer qu&#8217;eux, sont à découvrir tout au long de ses pages. Vous serez aussi à la une de l&#8217;actualité de nos établissements avec l&#8217;aménagement du Grand Théâtre de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> ou encore avec l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> surprenante des objets de la prochaine exposition du Musée de Tahiti des îles. Pour relever le tout, l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/academie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec académie">Académie</a> Tahitienne y a ajouté son grain de sel en alimentant la jeune rubrique : « ‘Äpi mä&#8217;ohi »&#8230; Un Hiro&#8217;a qui revient toujours plus riche et qu&#8217;on a grand plaisir à lire !</p>
<p>Une vingt-et-unième parution que nous sommes fiers de vous offrir, gratuitement dans de nombreux points de distribution et sur Internet à travers pas moins de 3 sites différents !<br />
Premier journal culturel mensuel gratuit de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française, Hiro&#8217;a est l&#8217;expression de la synergie entre 7 établissements et services devenus partenaires sous la tutelle du Ministère de la Culture. Tiré à 10 000 exemplaires en quadrichromie, retrouvez-le dans les grandes surfaces, hyper et supermarchés, librairies, cinémas, hôtels, mairies etc., à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/huahine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec huahine">Huahine</a>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/bora-bora/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec bora bora">Bora Bora</a>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, Hiva Oa ou encore Moorea &#8230;</p>
<p><strong>Au sommaire ce mois ci :</strong></p>
<ul>
<li>10 questions à : Michel Lethiec</li>
<li>Le saviez-vous ?  : Le conservatoire fête ses 30 ans ! Souvenirs, souvenirs&#8230;</li>
<li>Portrait d&#8217;un métier : Former des &laquo;&nbsp;expérimentateurs&nbsp;&raquo; : professeur de dessin</li>
<li>Dossier : Te ‘aro nui</li>
<li>La culture bouge : Une foultitude de rassemblements culturels !</li>
<li>Ce qui se prépare : Ecoles de danse et chorales scolaires : ils répètent</li>
<li>Culture en péril : Rauoro vs palmex, un dilemme actuel</li>
<li>L&#8217;œuvre du mois : L&#8217;épopée d&#8217;une divinité des Gambier : le Rongo de Cahors</li>
<li>Retour sur : Le conservatoire en fête !</li>
<li>Pour vous servir : Votre confort à la Maison de la Culture, 2ème acte !</li>
<li>‘Api ma&#8217;ohi : Färereira&#8217;a ‘e te mau ta&#8217;o</li>
<li>Actus et Programme</li>
<li>Parutions</li>
</ul>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/04/le-hiroa-du-mois-de-mai-a-telecharger/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2009/04/le-hiroa-du-mois-de-mai-a-telecharger/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pahu en bois Vs pahu en PVC,  le pot de terre contre le pot de fer</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/03/pahu-en-bois-vs-pahu-en-pvc-le-pot-de-terre-contre-le-pot-de-fer/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2009/03/pahu-en-bois-vs-pahu-en-pvc-le-pot-de-terre-contre-le-pot-de-fer/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 21:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[pahu]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tambour]]></category>
		<category><![CDATA[tradition]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=569</guid>
		<description><![CDATA[Rencontre avec Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire Artistique de Polynésie française et Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture.
Traditionnellement utilisés sur les marae lors de cérémonies, notamment religieuses et dans toute la Polynésie, les pahu, tambours sur pied en bois, sont aujourd&#8217;hui en voie de disparition. Les raisons principales : l&#8217;apparition du plastique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire Artistique de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française et Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>.</em></p>
<p>Traditionnellement utilisés sur les marae lors de cérémonies, notamment religieuses et dans toute la Polynésie, les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pahu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pahu">pahu</a>, tambours sur pied en bois, sont aujourd&#8217;hui en voie de disparition. Les raisons principales : l&#8217;apparition du plastique et l&#8217;oubli des méthodes de fabrication ancestrales.</p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/pahubois2.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic57]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/57__320x240_pahubois2.jpg" alt="pahubois2.jpg" title="pahubois2.jpg" />
</a>
S&#8217;il était à l&#8217;origine considéré comme l&#8217;un des instruments incontournables des orchestres traditionnels, le pahu a aujourd&#8217;hui perdu de sa splendeur. Avec l&#8217;apparition du to&#8217;ere notamment,  il a été relégué au second rang et est de moins en mois utilisé. D&#8217;abord, ses techniques de frappe se perdent, ensuite, ses techniques d&#8217;attache traditionnelles s&#8217;oublient, enfin, le PVC maintenant utilisé pour le fabriquer fait cruellement concurrence à l&#8217;instrument originel, en bois.</p>
<p><strong>Évolution du pahu</strong></p>
<p>Au temps des anciens, le pahu était un instrument de pouvoir et avait une fonction sociale dans toute la Polynésie centrale, des îles Cook aux îles de la Société, en passant par les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/australes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Australes">Australes</a>, les Marquises, les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a> et les Gambier. Il était utilisé pour annoncer un événement (une naissance, une intronisation&#8230;). Le son du pahu était associé au rythme du cœur et marquait ainsi les différents cycles de la vie. On en distinguait différents types : le pahu a te ari&#8217;i était le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tambour/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tambour">tambour</a> du chef, le pahu rutu roa était réservé aux prêtres et le hau pahu nui était le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tambour/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tambour">tambour</a> prestigieux de l&#8217;Alliance des peuples ma&#8217;ohi.</p>
<p>Sa fabrication était longue et fastidieuse. Il fallait creuser les troncs d&#8217;arbre à la main, cela nécessitait au moins 15 jours entiers de travail. Si quelque chanceux ont pu bénéficier de l&#8217;enseignement des techniques de fabrication ancestrales par les anciens, il est aujourd&#8217;hui bien difficile de trouver des personnes ressources encore capable de transmettre leurs connaissances.</p>
<p><strong>Préserver et faire perdurer les savoir-faire ancestraux</strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/pahuplastique2.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic58]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/58__320x240_pahuplastique2.jpg" alt="pahuplastique2.jpg" title="pahuplastique2.jpg" />
</a>
L&#8217;apparition du PVC ne facilite pas le regain d&#8217;intérêt pour le pahu en bois. Il rentre inévitablement en compétition avec le pahu en plastique, plus léger, plus simple à travailler et moins coûteux. Même les plus vieux groupes y passent, car il est aussi plus facile à transporter. Mais renoncer aux pahu en bois tel qu&#8217;il était fabriqué par les anciens, c&#8217;est du même coup renoncer aux traditions, à une part de la culture polynésienne. C&#8217;est bien pour cela que certains inconditionnels souhaitent le remettre sur le devant de la scène, comme Coco Hotahota à l&#8217;occasion du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> « Rutu a Pahu », organisé à la fin du mois à la Maison de la Culture et le Centre des Métiers d&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a>, qui, depuis quelques semaines, revalorise la fabrication des pahu en bois avec un nouvel atelier*.</p>
<p>Mais ces actions suffiront-elles à préserver le pahu en bois de la disparition dont il  est aujourd&#8217;hui menacé ? Rien n&#8217;est moins sûr. Si Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire Artistique, se réjouit que l&#8217;utilisation du pahu en bois soit obligatoire dans le concours « Rutu a Pahu », tel qu&#8217;il est précisé dans le règlement, et qu&#8217;il espère ainsi que la fabrication de l&#8217;instrument, sur du bois, sera remise au goût du jour, il n&#8217;en est pas moins conscient que ces tentatives pour redorer l&#8217;image oubliée du pahu traditionnel sont un pis-aller et risquent d&#8217;être vaines. « Le pahu en plastique présente indéniablement des avantages sur le pahu en bois. La plupart des joueurs passent aujourd&#8217;hui au PVC pour la bonne et simple raison qu&#8217;il est beaucoup plus léger à transporter, et c&#8217;est une donnée non négligeable quand il faut déménager tout un orchestre pour un spectacle ». Les plus jeunes générations ne sont par ailleurs pas assez sensibilisées, ni même concernées par la pérennisation de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a>. La mondialisation fait son chemin. Ce faisant, c&#8217;est toute une culture qui risque d&#8217;être mise en péril. Les bâches de plastique sont incontestablement moins authentiques que des peaux de requins, de chèvre, ou de vache. Avis aux musiciens, soucieux de transmettre leur culture à leurs enfants.</p>
<p><strong>Le pahu</strong><br />

<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/pahu2.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic56]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/56__320x240_pahu2.jpg" alt="pahu2.jpg" title="pahu2.jpg" />
</a>
Le pahu est un tambour en bois de cocotier, tamanu, pua ou miro. La membrane, traditionnellement en peau de requin tendue au sommet de la caisse par des cordelettes reliées à la base, était frappée avec les mains. C&#8217;était l&#8217;instrument incontournable des fêtes religieuses ou nationales. Le chef ou le roi disposait de son propre instrument et les battements du pahu résonnaient aussi sur les marae les jours de sacrifices. Certaines catégories de pahu pouvaient, dans l&#8217;ancien temps, être réservées à une personnalité ou un usage bien précis. Le plus connu reste le pahu &#8216;upa &#8216;upa, le tambour qui accompagne les danseurs.</p>
<p><strong>Les avantages du Pahu en plastique</strong><br />
-	Plus léger et donc plus facile à transporter<br />
-	Plus économique<br />
-	Plus simple à fabriquer. Même si aujourd&#8217;hui la tronçonneuse facilite incontestablement le travail d&#8217;évidage du bois, il n&#8217;en reste pas moins vrai que les tuyaux en PVC sont plus facilement exploitables.</p>
<p>* Voir rubrique « 10 question à » de ce numéro.</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/03/pahu-en-bois-vs-pahu-en-pvc-le-pot-de-terre-contre-le-pot-de-fer/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2009/03/pahu-en-bois-vs-pahu-en-pvc-le-pot-de-terre-contre-le-pot-de-fer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Upa Nui 4° édition, Ou comment valoriser la création artistique des jeunes</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/03/upa-nui/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2009/03/upa-nui/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 02:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Programme Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Australes]]></category>
		<category><![CDATA[bora bora]]></category>
		<category><![CDATA[concours]]></category>
		<category><![CDATA[création]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[huahine]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[raiatea]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>
		<category><![CDATA[tradition]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=551</guid>
		<description><![CDATA[Rencontre avec Marie Kops, Chef de projet Upa Nui et chargée de mission pour l&#8217;Union Polynésienne pour la Jeunesse
Sortir des sentiers battus et proposer des créations originales en impliquant les jeunes, c&#8217;est la mission que s&#8217;est fixé Upa Nui. Ce concours d&#8217;orchestres et de danses mis en place en 2002 va une nouvelle fois revisiter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Marie Kops, Chef de projet Upa Nui et chargée de mission pour l&#8217;Union Polynésienne pour la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/jeunesse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec jeunesse">Jeunesse</a></em></p>
<p>Sortir des sentiers battus et proposer des créations originales en impliquant les jeunes, c&#8217;est la mission que s&#8217;est fixé Upa Nui. Ce <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> d&#8217;orchestres et de danses mis en place en 2002 va une nouvelle fois revisiter des thèmes de prévention via le regard averti et souvent plein d&#8217;humour de jeunes de 12 à 25 ans. Tout au long du mois de mars, vous pourrez suivre les finales par secteur, jusqu&#8217;à la grande finale prévue le 03 avril place To&#8217;ata !</p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic53]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/53_web20_320x240_800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" alt="800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" title="800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" />
</a>
Organisé par l&#8217;Union Polynésienne pour la Jeunesse (UPJ) en collaboration avec la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> &#8211; qui apporte une aide logistique, morale et communicationnelle &#8211; et avec le soutien du Ministère de la Jeunesse et de l&#8217;EPAP*, ce concours a pour but de mettre à l&#8217;honneur le dynamisme et les qualités artistiques de la jeunesse polynésienne.<br />
Valoriser la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> artistique</p>
<p>Créé en 2002 suite à une étude menée par le Service de la Jeunesse qui révélait que la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> et la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musique">musique</a> arrivaient en 2° et 3° positions dans les activités préférées des jeunes (le sport étant en tête de liste), le concours Upa Nui propose aux jeunes des scènes qui leur ressemblent. L&#8217;essence du projet est de pouvoir leur offrir les moyens de s&#8217;exprimer aux travers des danses et des musiques qu&#8217;ils aiment. Le concours prend en compte l&#8217;évolution de notre société qui mêle modernisme et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a> en ouvrant la porte aux nouvelles danses. Comme l&#8217;explique Marie Kops, chargée de projet pour Upa Nui et chargée de mission auprès de l&#8217;UPJ, « le but est surtout de favoriser l&#8217;expression artistique, d&#8217;inciter à la réinsertion par sa pratique et de valoriser les jeunes. C&#8217;est un bon moyen aussi d&#8217;occuper les jeunes, pendant une période donnée. L&#8217;idée c&#8217;est de leur fixer un objectif et de les accompagner dans leur démarche artistique ‘&#8217;votre but c&#8217;est de décrocher votre place en finale. À vous maintenant de créer autour d&#8217;un thème de prévention auquel vous êtes sensibles&nbsp;&raquo;. De là ils se réunissent, travaillent, et créent ensemble ».</p>
<p><strong>Une manière ludique de faire passer des messages</strong></p>
<p>Les deux thèmes de prévention choisis cette année sont l&#8217;alcool et la sexualité. C&#8217;est le Conseil des Jeunes de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française, émanation de l&#8217;UPJ, qui s&#8217;associe à l&#8217;événement et travaille à la sélection de ces thèmes. À chaque édition ils sont différents, le but étant de pouvoir sensibiliser et conscientiser les jeunes sur un maximum de sujets, qui sont pour beaucoup des fléaux sociaux. L&#8217;alcool fait des ravages, particulièrement chez les jeunes, et beaucoup d&#8217;entre eux ne sont pas conscients des risques encourus par une sexualité irresponsable. « Le principe du concours, poursuit Marie Kops, c&#8217;est de faire passer des messages de prévention au travers d&#8217;activités que les jeunes aiment bien et surtout de les inciter à composer autour de ces thèmes. Il y a deux thèmes principaux, mais libre à eux ensuite de choisir un autre sujet de prévention pour créer. On a vu des danses très créatives sur l&#8217;Ice, le paka, et même la violence, le tri sélectif, l&#8217;environnement et beaucoup de compositions musicales aussi ».</p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/800dossier-dansetradupa-nui-2006-12-09.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic54]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/54_web20_320x240_800dossier-dansetradupa-nui-2006-12-09.jpg" alt="800dossier-dansetradupa-nui-2006-12-09.jpg" title="800dossier-dansetradupa-nui-2006-12-09.jpg" />
</a>
Plus qu&#8217;un concours, Upa Nui se positionne comme un medium pour sensibiliser les jeunes et les responsabiliser face aux nombreux problèmes dont ils sont la première cible. Pour compléter cette volonté, des actions de prévention de terrain sont mises en place à l&#8217;occasion des interventions dans les îles et les différents districts lors des soirées de sélections : sketches, chansons, mini clip réalisés par le CJP*, stands&#8230; Des cartes à pub sur les thèmes sélectionnés sont aussi distribuées (cf. ci-contre). L&#8217;UPJ a également établi un partenariat avec les associations Agir Contre le Sida (qui fournit gratuitement des préservatifs) et Défi pour la Terre. Un livret de sensibilisation pour les jeunes participants portant sur les modalités du concours mais aussi et surtout sur les méfaits des drogues et de l&#8217;alcool a par ailleurs été édité. Pour valider leur inscription, les participants doivent signer un contrat moral, par lequel ils s&#8217;engagent à ne consommer ni drogue ni alcool pendant la durée du concours. Enfin, l&#8217;UPJ a lancé cette année un concours de rédaction de textes de chansons sur le thème de la prévention. Le texte qui remportera la victoire sera interprété par les parrains de Upa Nui (des jeunes, au statut de leader d&#8217;opinion auprès de la jeunesse) pour l&#8217;enregistrement du single « Be Wise !! », contre la toxicomanie et l&#8217;abus d&#8217;alcool.</p>
<p><strong>Une mobilisation sur l&#8217;ensemble des archipels</strong></p>
<p>Qui peut le plus, peut le moins, et comme le concours s&#8217;adresse à tous les jeunes de Polynésie, sans restriction, quatre archipels sur cinq y participent : <a href="http://www.hiroa.pf/tag/australes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Australes">Australes</a>, Marquises, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a>, Îles de la Société. Si ce concours passionne, c&#8217;est avant tout parce qu&#8217;il est ambitieux et abolit même les distances pour l&#8217;occasion. Au travers d&#8217;antennes implantées localement, ce sont une trentaine de personnes qui se chargent du choix des groupes pour les présélections. « Sans tous ces référents, ces cadres associatifs qui sont dans les îles, confie Marie Kops, on ne pourrait pas réussir à tout organiser de bout en bout. On a une équipe sur Papeete qui s&#8217;occupe de pas mal de secteurs et qui se déplace dans les îles à l&#8217;issue des sélectives, mais chaque relais effectue un travail énorme en amont de notre venue. Car il ne s&#8217;agit pas seulement d&#8217;un casting : avant ça il faut motiver les jeunes, les accompagner, les encadrer et rester derrière eux pour les guider jusqu&#8217;à la sélection. Upa Nui, c&#8217;est un énorme travail d&#8217;équipe ».</p>
<p>Les candidats des îles sont entièrement pris en charge par l&#8217;organisation : le transport et l&#8217;hébergement pour participer à la finale par secteur dans un premier temps, et à la grande finale du mois d&#8217;avril ensuite, pour les quatre groupes sélectionnés par secteur. Les orchestres sont composés de 3 à 6 musiciens (aussi bien en musique kaina, traditionnelle que moderne), les groupes de danse moderne, hip hop et traditionnelle, de 4 à 6 danseurs. Près de 30 sélections ont rayonné sur les communes et les îles entre novembre dernier et le 7 février, avant que les jeunes retenus ne participent à leurs finales par secteur, organisées jusqu&#8217;au 28 mars. Au total, tous groupes confondus, ce sont environ mille participants qui se sont présentés pour cette quatrième édition. Le but étant qu&#8217;il y ait un maximum de jeunes qui montent sur scène. C&#8217;est une des raisons pour lesquelles Upa Nui ne se déroule que tous les deux ans : l&#8217;événement étant à cheval sur une année scolaire et compte tenu de l&#8217;organisation titanesque qu&#8217;il nécessite, il faut un certain temps pour le préparer.</p>
<p>Upa Nui, vous l&#8217;aurez compris, c&#8217;est une expérience enrichissante, tant pour les artistes que pour les organisateurs et les associations, qui a des objectifs qui dépassent largement le cadre culturel et festif. Il s&#8217;agit d&#8217;amener les jeunes à être acteur de la société à travers la culture et l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a>. L&#8217;essence même du projet est de pouvoir leur donner confiance, leur montrer qu&#8217;ils valent la scène de To&#8217;ata. « C&#8217;est aussi ce que l&#8217;on essaie de faire quand on va un peu partout dans les îles suivre le déroulement de l&#8217;opération, explique Marie Kops : monter des scènes et valoriser les jeunes ». Le but est de pouvoir les inciter à voir plus loin et à s&#8217;investir davantage dans de futures actions, aussi diverses qu&#8217;elles puissent être.<br />

<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/800dossier-upanui320072.jpg" title="OLYMPUS DIGITAL CAMERA         " rel="lightbox[singlepic55]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/55_web20_320x240_800dossier-upanui320072.jpg" alt="OLYMPUS DIGITAL CAMERA         " title="OLYMPUS DIGITAL CAMERA         " />
</a>
 <strong>L&#8217;organisation Upa Nui</strong></p>
<p><strong>La carte géographique de Upa Nui se divise en 7 secteurs :</strong><br />
- Les Australes<br />
- <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> Nui<br />
- Les Marquises<br />
- Teva I Uta/Côte Ouest<br />
- Hitiaa O Te Ra/Côte Est<br />
- Raromatai/îles sous le vent<br />
- Tuamotu</p>
<p><strong>Les îles participant à ce concours sont :</strong><br />
Takaroa, Takapoto, Hao, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/huahine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec huahine">Huahine</a>, Tahaa, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/bora-bora/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec bora bora">Bora bora</a>, Fakarava, Rangiroa, Maupiti, Moorea, Raivavae, Tubuai, Rurutu, Nuku Hiva, Ua Pou et Tahiti et ses communes.</p>
<p><strong>Le concours se déroule en 3 étapes:</strong><br />
* Plus d&#8217;une vingtaine de sélectives sont organisées sur de multiples îles et communes sur l&#8217;ensemble des cinq archipels, de septembre  à janvier<br />
* Sept finales (une par secteur géographique) sont organisées avec les candidats issus des sélectives de février à mars<br />
* Le vendredi 3 avril 2009, les 28 groupes sortant des finales par secteur accèderont à la grande finale place To&#8217;ata, qui sera retransmise en direct sur RFO télévision et radio. Environ 170 jeunes monteront sur scène à cette occasion.</p>
<p><strong><br />
Les gagnants Upa Nui</strong><br />
Le concours est exclusivement réservé aux amateurs. Il y aura un vainqueur par catégorie : un orchestre, un groupe de danse moderne, un groupe de danse traditionnelle, un groupe de danse hip hop. Chaque gagnant recevra un chèque de 180 000 Fcfp. En plus, dans la catégorie orchestre, le groupe vainqueur se verra offrir l&#8217;enregistrement et la production d&#8217;un single. Dans la catégorie danse, l&#8217;ensemble des lauréats, tous styles confondus, participeront au tournage d&#8217;un clip les rassemblant autour d&#8217;une même chorégraphie. Le clip sera diffusé sur RFO et dans les cinémas.</p>
<p><strong>Les partenaires de Upa Nui</strong><br />
L&#8217;Etablissement Public Administratif pour la Prévention (EPAP)<br />
Te Fare Tauhiti nui &#8211; Maison de la Culture<br />
RFO Polynésie<br />
Le Conseil des Jeunes de  Polynésie française<br />
Le Ministère de l&#8217;éducation<br />
Le Ministère de la Jeunesse et des Sports<br />
La Dépêche de Tahiti<br />
Pacific Films<br />
L&#8217;Eau Royale<br />
NRJ</p>
<p><strong>L&#8217;union Polynésienne pour la Jeunesse</strong><br />
Elle voit le jour le 27 juin 1977 sous le nom de Comité Territorial pour la Jeunesse (CTJ) avec pour fonction première d&#8217;être le médiateur principal et l&#8217;interlocuteur privilégié entre les pouvoirs publics et les associations. Le 24 avril 2003, le CTJ devient Te Tama Ti&#8217;a Hou &#8211; Union Polynésienne pour la Jeunesse (UPJ). 15 membres composent son Conseil d&#8217;Administration et élisent 6 personnes au bureau exécutif. L&#8217;UPJ compte aujourd&#8217;hui plus de 84 associations, représentant plus de 25 000 jeunes. Établissement semi-publique, elle fonctionne sur des fonds du Pays.<br />
La principale mission de l&#8217;UPJ est d&#8217;aider ses associations membres en leur apportant soutien et conseils tant dans leur mode de gestion, que dans le montage de projets, la création de formations spécifiques à leurs besoins, ou encore la communication. Elle leur fournit l&#8217;aide leur permettant de garantir et pérenniser les actions en faveur des jeunes de Polynésie française. L&#8217;objectif de l&#8217;UPJ est de trouver des solutions concrètes aux problèmes rencontrés par les associations de jeunesse. De la lutte contre l&#8217;échec scolaire et l&#8217;illettrisme, à la sécurité sanitaire des aliments, ou encore la lutte contre l&#8217;obésité, de nombreuses propositions ont déjà été développées. Les dirigeants associatifs sont des hommes et des femmes de terrain, une proximité qui leur permet d&#8217;être force de proposition pour développer des actions en faveur de la jeunesse et faire évoluer l&#8217;éducation populaire. Les plus importantes associations de Polynésie sont membres de l&#8217;UPJ, ce qui confère à la fédération une crédibilité non négligeable face aux pouvoirs publics et lui permet de  participer à l&#8217;élaboration de la politique de la jeunesse du pays.<br />
Le concours Upa Nui n&#8217;est qu&#8217;un volet des actions de l&#8217;association pour favoriser l&#8217;expression libre des jeunes. Beaucoup d&#8217;autres opérations sont menées en ce sens.<br />
Contacts :<br />
15 avenue Bruat &#8211; 1er étage  BP 3474 &#8211; 98713 Papeete<br />
Tél. : 50.82.20 &#8211; fax : 42.06.94<br />
E-mail : upj@mail.pf</p>
<p>http://www.upj.pf</p>
<p>Marie Kops, chargée de mission : 76.74.62 / marie.kops@mail.pf<br />
Lin-C, chargé de l&#8217;organisation : 50.82.20</p>
<p><strong>Les soirées du mois de mars</strong><br />
- Vendredi 13 mars à Vairao : finale du secteur Côte Ouest Tahiti<br />
- Samedi 21 mars à Mahina : finale du secteur Côte Est Tahiti<br />
- Vendredi 27 mars à Papeete : finale du secteur Tahiti Nui<br />
- Samedi 28 mars à Papeete : finale du secteur Tuamotu<br />
La grande finale aura lieu vendredi 3 avril, Place To&#8217;ata et sera retransmise en direct sur RFO TV.</p>
<p>* EPAP = Etablissement Public Administratif pour la Prévention<br />
* CJP = Conseil des Jeunes de  Polynésie française</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/03/upa-nui/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2009/03/upa-nui/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>10 Questions à Jean Kape président de l’Académie pa’umotu – Karuru Vanaga</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/02/10-questions-a-jean-kape-academie-pa%e2%80%99umotu-%e2%80%93-karuru-vanaga/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2009/02/10-questions-a-jean-kape-academie-pa%e2%80%99umotu-%e2%80%93-karuru-vanaga/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 22:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[10 questions à]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[académie]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[création]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[hommage]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
		<category><![CDATA[sauvegarde]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>
		<category><![CDATA[tuamotu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hiroa.pf/?p=309</guid>
		<description><![CDATA[Quel plus beau cadeau de Noël ? En décembre dernier, un arrêté du Président de la Polynésie Française officialisait la création de l&#8217;Académie pa&#8217;umotu &#8211; Karuru Vanaga. Un projet mis sur les rails en février 2000 par l&#8217;association culturelle Te Reo o te Tuamotu et son président, Jean Kape. Karuru c&#8217;est la « case », [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quel plus beau cadeau de Noël ? En décembre dernier, un arrêté du Président de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française officialisait la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/academie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec académie">Académie</a> pa&#8217;umotu &#8211; Karuru Vanaga. Un projet mis sur les rails en février 2000 par l&#8217;association culturelle Te Reo o te <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a> et son président, Jean Kape. Karuru c&#8217;est la « case », la « maison » ; Vanaga c&#8217;est la « connaissance », la « parole ». Sauvegarder la langue pa&#8217;umotu, la préserver et la vulgariser, voilà l&#8217;objectif de cette nouvelle institution.</p>
<p><strong>1 &#8211; Quel va être le travail de l&#8217;Académie pa&#8217;umotu?</strong><br />
Comme toutes les langues polynésiennes, le pa&#8217;umotu est en danger. Nous nous organisons pour essayer de retarder le processus de perdition. Nous devons figer la langue par écrit. Il faut pour cela la codifier. C&#8217;est quelque chose qui n&#8217;a jamais été fait jusqu&#8217;à présent. Ça fait partie du travail prioritaire de l&#8217;Académie. Il y a urgence.</p>
<p><strong>2 &#8211; Codifier la langue, concrètement, c&#8217;est écrire des règles d&#8217;orthographe, de grammaire, recenser le vocabulaire&#8230;?</strong><br />
Oui, il faut d&#8217;abord faire un dictionnaire et ensuite rédiger des manuels de grammaire qui permettront de parler la langue. Il faudra également envisager des méthodes d&#8217;apprentissage pour la rendre accessible au plus grand nombre.</p>
<p><strong>3 &#8211; Pourquoi prévoyez-vous 14 membres ?</strong><br />
Pour représenter l&#8217;ensemble de l&#8217;archipel. Nous avons sept aires linguistiques dans les Tuamotu (cf. carte ci-contre) ; sept secteurs dans lesquels on parle une langue, un dialecte spécifique. Nous avons donc envisagé deux représentants par aire afin d&#8217;être le plus exhaustif au moment du recensement des termes pour la réalisation du dictionnaire.</p>
<p><strong>4 &#8211; Vers quelles personnes vous tournez-vous prioritairement ?</strong><br />
Il faut essayer d&#8217;intégrer toute la communauté dans cette affaire. Ce n&#8217;est pas uniquement l&#8217;affaire des 14 académiciens. Ils ont pour mission de mobiliser leur communauté, leur aire linguistique. Il faut au préalable identifier des personnes référentes pour aller recueillir des connaissances et des critiques. Car tout travail doit être soumis à critiques et en matière de langue, c&#8217;est toute la population qui sanctionne : il faut s&#8217;assurer que les termes que l&#8217;on propose reçoivent l&#8217;approbation de la communauté.</p>
<p><strong>5 &#8211; Par qui les 14 membres vont-ils être désignés ?</strong><br />
Le premier travail consiste justement à former un comité de sélection pour désigner ces membres. Nous avons déjà proposé des personnalités susceptibles de faire partie de ce comité (cf. encart). Le directeur de l&#8217;Académie sera quant à lui proposé par les 14 académiciens.</p>
<p><strong>6 &#8211; Qui peut être académicien ?</strong><br />
Nous avons opté pour un principe démocratique : n&#8217;importe qui de notre communauté peut proposer sa candidature. Pour l&#8217;Académie marquisienne, chaque île s&#8217;était réunie pour proposer ses représentants. Compte tenu de la configuration de l&#8217;archipel des Tuamotu qui est très vaste et mal desservi, cela constituerait un handicap énorme si l&#8217;on suivait le même schéma. Les gens qui souhaitent faire partie de l&#8217;académie peuvent postuler en démontrant leur intérêt pour la langue pa&#8217;umotu et leur implication dans la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>.</p>
<p><strong>7 &#8211; C&#8217;est un des critères incontournables ?</strong><br />
La maîtrise de la langue et la connaissance de la culture sont indispensables sans quoi la langue risquerait de ne pas exprimer la culture et ce serait dommageable. On aimerait aussi des gens qui ont déjà montré leurs compétences dans la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sauvegarde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sauvegarde">sauvegarde</a> et la promotion du pa&#8217;umotu, comme des enseignants par exemple. Nous avons un bon nombre de compatriotes qui sont passés par l&#8217;INALCO* et qui ont enseigné le tahitien et le pa&#8217;umotu à l&#8217;Ecole Normale et à l&#8217;université. Ce sont des personnes toutes désignées car il faut aussi maîtriser au moins le français, et au mieux l&#8217;anglais en plus car nous aurons des recherches de filiation à faire sur l&#8217;origine d&#8217;autres langues de la région qui sont inspirées pour la plupart de civilisations anglophones.</p>
<p><strong>8 &#8211; À propos de régions, vous allez réunir les sept aires linguistiques des Tuamotu dans le dictionnaire ?</strong><br />
Nous ne sommes plus en réalité dans cette logique. Les sept aires linguistiques étaient le schéma ancien qui régissait notre archipel en matière de langue quand nos ancêtres se distinguaient de cette façon. Aujourd&#8217;hui, plus personne ne parle entièrement l&#8217;un de ces dialectes. Nous les désignons par le terme générique de pa&#8217;umotu, car il est difficile de déterminer à quelle aire appartient originellement telle ou telle expression. Nous voulons maintenant privilégier cette notion plus générale. Notre démarche s&#8217;axe plus en ce sens, vers toutes ces langues rassemblées, à l&#8217;image du français qui puisait dans ses langues régionales et même à l&#8217;extérieur.</p>
<p><strong>9 &#8211; Les exemples des académies tahitienne et marquisienne sont-ils encourageants ? Ces langues sont-elles moins menacées depuis leurs créations respectives?</strong><br />
Moins menacées certainement. Il faut d&#8217;ailleurs rendre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> à leurs travaux qui sont à conjuguer avec ce que fait le système éducatif. Il y a une dynamique qui s&#8217;est opérée depuis quelques années. C&#8217;est pour cela que nous revendiquions une Académie pa&#8217;umotu, pour pouvoir travailler dans la même mouvance et avec les mêmes moyens.</p>
<p><strong>10 &#8211; Vous allez proposer votre candidature ?</strong><br />
Oui, et j&#8217;essaierai de montrer les actions que j&#8217;ai déjà menées pour sauvegarder la langue. Nous travaillons par exemple sur un projet de traduction de la Bible avec l&#8217;association Te Reo o te Tuamotu. Une vingtaine de personnes ont apporté leur contribution à ce travail pour pouvoir permettre à la communauté des Tuamotu de prier en pa&#8217;umotu. Toutes nos démarches vont dans ce sens de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a> d&#8217;une émanation collective.</p>
<p>* Institut National des Langues et Civilisations Orientales</p>

<div class="ngg-galleryoverview" id="ngg-gallery-2-309">

	<!-- Slideshow link -->
	<div class="slideshowlink">
		<a class="slideshowlink" href="http://www.hiroa.pf/2009/02/10-questions-a-jean-kape-academie-pa%e2%80%99umotu-%e2%80%93-karuru-vanaga/?show=slide">
			[Show as slideshow]		</a>
	</div>

	<!-- Piclense link -->
	<div class="piclenselink">
		<a class="piclenselink" href="javascript:PicLensLite.start({feedUrl:'http://www.hiroa.pf/wp-content/plugins/nextgen-gallery/xml/media-rss.php?gid=2&amp;mode=gallery'});">
			[View with PicLens]		</a>
	</div>
	
	<!-- Thumbnails -->
		
	<div id="ngg-image-12" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/kape_tuamotu/JeanKape.jpg" title=" " rel="lightbox[set_2]" >
								<img title="JeanKape.jpg" alt="JeanKape.jpg" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/kape_tuamotu/thumbs/thumbs_JeanKape.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-11" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/kape_tuamotu/CouvEssaiBible.jpg" title=" " rel="lightbox[set_2]" >
								<img title="CouvEssaiBible.jpg" alt="CouvEssaiBible.jpg" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/kape_tuamotu/thumbs/thumbs_CouvEssaiBible.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 		
	<div id="ngg-image-10" class="ngg-gallery-thumbnail-box"  >
		<div class="ngg-gallery-thumbnail" >
			<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/kape_tuamotu/CarteTuamotu.jpg" title=" " rel="lightbox[set_2]" >
								<img title="CarteTuamotu.jpg" alt="CarteTuamotu.jpg" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/kape_tuamotu/thumbs/thumbs_CarteTuamotu.jpg" width="100" height="75" />
							</a>
		</div>
	</div>
	
		
 	 	
	<!-- Pagination -->
 	<div class='ngg-clear'></div>
 	
</div>


<p><strong>Le comité de sélection des académiciens</strong><br />
Il a pour mission de recevoir les dossiers de candidature et d&#8217;en faire la sélection. Personnalités, notables reconnus pour leurs compétences linguistiques et culturelles, ce sont au total huit personnes qui sont invitées à s&#8217;y joindre : Myron MATAOA, Mehao HURI, Raymond PIETRI, Johanna NOUVEAU, Louise PELTZER, Marc TEVANE, Monseigneur Hubert COPPENRATH et Edgar TETAHIOTUPA.<br />
Le comité devrait être constitué dans les prochaines semaines.</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/02/10-questions-a-jean-kape-academie-pa%e2%80%99umotu-%e2%80%93-karuru-vanaga/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.hiroa.pf/2009/02/10-questions-a-jean-kape-academie-pa%e2%80%99umotu-%e2%80%93-karuru-vanaga/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

