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	<title> &#187; tradition</title>
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		<title>Revivre la tradition</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 10:01:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bientôt un village traditionnel au Musée de Tahiti et des Îles (MTI)
« Il y a longtemps que ce projet me tient à coeur », déclare Jean-Marc Pambrun, directeur MTI. « Lorsque je suis arrivé au Musée, j’ai proposé 3 grandes orientations, dont l’une était de faire de l’Etablissement un lieu d’animation permanente.
La construction d’un village [...]]]></description>
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</a>
Bientôt un village traditionnel au Musée de Tahiti et des Îles (MTI)</strong></p>
<p>« Il y a longtemps que ce projet me tient à coeur », déclare Jean-Marc Pambrun, directeur MTI. « Lorsque je suis arrivé au Musée, j’ai proposé 3 grandes orientations, dont l’une était de faire de l’Etablissement un lieu d’animation permanente.</p>
<p>La construction d’un village traditionnel dans les jardins entre dans cet axe-là. » Il faut avouer que le décor des magnifiques jardins du Musée, posé au bord du lagon de Punaauia et faisant face à l’île de Moorea, se prête idéalement à un concept d’une telle envergure. « Je souhaiterais que l’on construise 5 fare représentatifs des 5 archipels d’un point de vue architectural. Ils résumeraient la vie domestique, religieuse et sociale de la Polynésie d’autrefois.</p>
<p>En revanche, je pense que nous serons amenés à les « miniaturiser » quelque peu, car les fare collectifs d’autrefois étaient immenses ! Ce qui n’est pas à notre portée en terme d’entretien si l’on considère que nous devons prévoir un budget d’entretien et de réfection pour les années suivantes.</p>
<p>Ce village créera une véritable dynamique « hors les murs » par l’attrait matériel et culturel qu’ils représenteront. Grâce aux fare, nous pourrons organiser des visites guidées en dehors du cadre, parfois perçu comme rigide et frois, des salles du Musée. Il est tout de même plus agréable d’écouter un exposé sur les migrations polynésiennes sous un fare va’a, que dans une salle fermée !</p>
<p>Ce type d’animation rentrera dans les activités quotidiennes du MTI (accueil des scolaires et touristes, visites guidées, conférences) ainsi que pour des festivités particulières (Matari’i i nia, Heiva, journées du patrimoine, etc.). Ces fare représenteront un formidable outil de communication et de dialogue », conclut Jean-Marc Pambrun. Des fare traditionnels à la place des habituels chapiteaux pour accueillir des manifestations culturelles, qui dit mieux ? « Je suis certain que ce village donnera davantage envie aux davantage la possibilité aux associations culturelles de créer des événements autour de leur culture ».</p>
<p>Hiro’a vous tiendra au courant de l’avancée de ce village traditionnel que nous attendons tous avec impatience…</p>
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		<title>Heiva ‘apï</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2009 00:31:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Julien Mai, directeur de Heiva Nui et Olivier Dexter, chargé de communication.
Le concours du Heiva connaîtra cette année quelques nouveautés en danse traditionnelle. En effet, les catégories ont été modifiées afin de s&#8217;adapter davantage au niveau des formations de danse, pour leur offrir &#8211; ainsi qu&#8217;au public &#8211; un concours traditionnel bien dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/129__320x240_800-heivanperez_0.jpg" alt="800-heivanperez_0.jpg" title="800-heivanperez_0.jpg" />
</a>
Rencontre avec Julien Mai, directeur de Heiva Nui et Olivier Dexter, chargé de communication.</em></p>
<p>Le concours du Heiva connaîtra cette année quelques nouveautés en danse traditionnelle. En effet, les catégories ont été modifiées afin de s&#8217;adapter davantage au niveau des formations de danse, pour leur offrir &#8211; ainsi qu&#8217;au public &#8211; un concours traditionnel bien dans son temps.<br />
Changer les catégories de danse pour le concours du Heiva ? Une décision nécessaire pour rester cohérent, et être conforme au niveau et aux attentes des groupes de danse actuels. Julien Mai explique « les catégories avaient besoin d&#8217;être rééquilibrées car en concourant en patrimoine ou création, un certain nombre de groupes ne s&#8217;y retrouvaient plus : ils dansaient face à des mastodontes de la discipline !</p>
<p>Or, j&#8217;estime que toutes les formations, nouvelles ou plus expérimentées, ont quelque chose à exprimer. Aussi, le Heiva doit le leur permettre. Nous avons à cœur de conserver le côté populaire du plus grand événement polynésien, qui reste avant tout un concours, terme qui implique des vainqueurs mais aussi des perdants. Il faut donc être le plus juste possible dans le règlement du concours, pour que tout le monde y trouve son compte &#8211; même les perdants ! Ceci étant, les catégories patrimoine et création avaient leur raison d&#8217;être à l&#8217;époque : il s&#8217;agissait pour nous de motiver les groupes des districts à revenir au Heiva, qu&#8217;ils avaient un peu délaissés. Nous voulions leur offrir un terrain à explorer, celui du patrimoine pour le faire découvrir au public. Maintenant qu&#8217;ils sont revenus, nous pouvons leur proposer un concours différent. »</p>
<p><strong>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa20/800-heivanperez2_0.jpg" title="" class="shutterset_singlepic128"  rel="lightbox[729]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/128__320x240_800-heivanperez2_0.jpg" alt="800-heivanperez2_0.jpg" title="800-heivanperez2_0.jpg" />
</a>
Et ces nouvelles catégories, les voici :</strong></p>
<p><strong>Catégorie Heiva</strong><br />
Seuls peuvent concourir dans cette catégorie les groupes n&#8217;ayant jamais reçu un premier prix en danse ainsi que les groupes récemment créés. Aucun thème artistique n&#8217;est imposé : libre aux groupes de puiser leur inspiration dans l&#8217;histoire du Pays (nom de lieu, origine d&#8217;un nom, d&#8217;une commune, d&#8217;une légende, d&#8217;un état d&#8217;âme&#8230;).<br />
<strong>Catégorie Heiva Nui</strong><br />
Les groupes de danse qui concourent dans cette catégorie sont les groupes élites : ils regroupent les formations qui ont été primées au Heiva au moins une fois, et ce, depuis le Heiva i Tahiti 1986 et sous la même entité. La réalisation du spectacle est également entièrement libre.</p>
<p><strong><br />
Des nouveautés aussi du côté du chant</strong><br />
Le concours de chant s&#8217;appellera désormais le « Heiva Tumu Nui » : tumu signifiant le tronc et nui, grand. L&#8217;établissement a souhaité proposer cette appellation afin de renforcer la définition du chant qui est, par essence, l&#8217;âme même de la culture ; son tronc, en quelque sorte.</p>
<p>Photos : @Nicoals Perez</p>
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		<title>Heiva Nui au congrès scientifique du Pacifique Sud</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/04/heiva-nui-au-congres-scientifique-du-pacifique-sud/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 20:52:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Afin de permettre aux 800 Scientifiques venus spécialement pour ce 11ème congrès d&#8217;approcher les traditions polynésiennes, Heiva Nui a souhaité marquer les esprits lors de la soirée culturelle, qui s&#8217;est tenue le 3 mars au Hilton.
Au programme : accueil traditionnel et cérémonie du ava, découverte du ori Tahiti et des himene avec plusieurs groupes locaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Afin de permettre aux 800 Scientifiques venus spécialement pour ce 11ème congrès d&#8217;approcher les traditions polynésiennes, Heiva Nui a souhaité marquer les esprits lors de la soirée culturelle, qui s&#8217;est tenue le 3 mars au Hilton.</p>
<p>Au programme : accueil traditionnel et cérémonie du ava, découverte du ori Tahiti et des himene avec plusieurs groupes locaux de renom (Hei Tahiti, Te Ui No Pare Nui, &#8230;), démonstration de musique locale (guitare et percussions), atelier de tatouage, d&#8217;artisanat et de sports traditionnels, et, enfin, une grande dégustation de ma&#8217;a Tahiti. Cet éventail culturel a littéralement ébloui le public tant par sa richesse que par sa diversité !</p>
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		<title>Pahu en bois Vs pahu en PVC,  le pot de terre contre le pot de fer</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 21:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire Artistique de Polynésie française et Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture.
Traditionnellement utilisés sur les marae lors de cérémonies, notamment religieuses et dans toute la Polynésie, les pahu, tambours sur pied en bois, sont aujourd&#8217;hui en voie de disparition. Les raisons principales : l&#8217;apparition du plastique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire Artistique de Polynésie française et Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture.</em></p>
<p>Traditionnellement utilisés sur les marae lors de cérémonies, notamment religieuses et dans toute la Polynésie, les pahu, tambours sur pied en bois, sont aujourd&#8217;hui en voie de disparition. Les raisons principales : l&#8217;apparition du plastique et l&#8217;oubli des méthodes de fabrication ancestrales.</p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/pahubois2.jpg" title="" class="shutterset_singlepic57"  rel="lightbox[569]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/57__320x240_pahubois2.jpg" alt="pahubois2.jpg" title="pahubois2.jpg" />
</a>
S&#8217;il était à l&#8217;origine considéré comme l&#8217;un des instruments incontournables des orchestres traditionnels, le pahu a aujourd&#8217;hui perdu de sa splendeur. Avec l&#8217;apparition du to&#8217;ere notamment,  il a été relégué au second rang et est de moins en mois utilisé. D&#8217;abord, ses techniques de frappe se perdent, ensuite, ses techniques d&#8217;attache traditionnelles s&#8217;oublient, enfin, le PVC maintenant utilisé pour le fabriquer fait cruellement concurrence à l&#8217;instrument originel, en bois.</p>
<p><strong>Évolution du pahu</strong></p>
<p>Au temps des anciens, le pahu était un instrument de pouvoir et avait une fonction sociale dans toute la Polynésie centrale, des îles Cook aux îles de la Société, en passant par les Australes, les Marquises, les Tuamotu et les Gambier. Il était utilisé pour annoncer un événement (une naissance, une intronisation&#8230;). Le son du pahu était associé au rythme du cœur et marquait ainsi les différents cycles de la vie. On en distinguait différents types : le pahu a te ari&#8217;i était le tambour du chef, le pahu rutu roa était réservé aux prêtres et le hau pahu nui était le tambour prestigieux de l&#8217;Alliance des peuples ma&#8217;ohi.</p>
<p>Sa fabrication était longue et fastidieuse. Il fallait creuser les troncs d&#8217;arbre à la main, cela nécessitait au moins 15 jours entiers de travail. Si quelque chanceux ont pu bénéficier de l&#8217;enseignement des techniques de fabrication ancestrales par les anciens, il est aujourd&#8217;hui bien difficile de trouver des personnes ressources encore capable de transmettre leurs connaissances.</p>
<p><strong>Préserver et faire perdurer les savoir-faire ancestraux</strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/pahuplastique2.jpg" title="" class="shutterset_singlepic58"  rel="lightbox[569]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/58__320x240_pahuplastique2.jpg" alt="pahuplastique2.jpg" title="pahuplastique2.jpg" />
</a>
L&#8217;apparition du PVC ne facilite pas le regain d&#8217;intérêt pour le pahu en bois. Il rentre inévitablement en compétition avec le pahu en plastique, plus léger, plus simple à travailler et moins coûteux. Même les plus vieux groupes y passent, car il est aussi plus facile à transporter. Mais renoncer aux pahu en bois tel qu&#8217;il était fabriqué par les anciens, c&#8217;est du même coup renoncer aux traditions, à une part de la culture polynésienne. C&#8217;est bien pour cela que certains inconditionnels souhaitent le remettre sur le devant de la scène, comme Coco Hotahota à l&#8217;occasion du concours « Rutu a Pahu », organisé à la fin du mois à la Maison de la Culture et le Centre des Métiers d&#8217;Art, qui, depuis quelques semaines, revalorise la fabrication des pahu en bois avec un nouvel atelier*.</p>
<p>Mais ces actions suffiront-elles à préserver le pahu en bois de la disparition dont il  est aujourd&#8217;hui menacé ? Rien n&#8217;est moins sûr. Si Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire Artistique, se réjouit que l&#8217;utilisation du pahu en bois soit obligatoire dans le concours « Rutu a Pahu », tel qu&#8217;il est précisé dans le règlement, et qu&#8217;il espère ainsi que la fabrication de l&#8217;instrument, sur du bois, sera remise au goût du jour, il n&#8217;en est pas moins conscient que ces tentatives pour redorer l&#8217;image oubliée du pahu traditionnel sont un pis-aller et risquent d&#8217;être vaines. « Le pahu en plastique présente indéniablement des avantages sur le pahu en bois. La plupart des joueurs passent aujourd&#8217;hui au PVC pour la bonne et simple raison qu&#8217;il est beaucoup plus léger à transporter, et c&#8217;est une donnée non négligeable quand il faut déménager tout un orchestre pour un spectacle ». Les plus jeunes générations ne sont par ailleurs pas assez sensibilisées, ni même concernées par la pérennisation de la tradition. La mondialisation fait son chemin. Ce faisant, c&#8217;est toute une culture qui risque d&#8217;être mise en péril. Les bâches de plastique sont incontestablement moins authentiques que des peaux de requins, de chèvre, ou de vache. Avis aux musiciens, soucieux de transmettre leur culture à leurs enfants.</p>
<p><strong>Le pahu</strong><br />

<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/pahu2.jpg" title="" class="shutterset_singlepic56"  rel="lightbox[569]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/56__320x240_pahu2.jpg" alt="pahu2.jpg" title="pahu2.jpg" />
</a>
Le pahu est un tambour en bois de cocotier, tamanu, pua ou miro. La membrane, traditionnellement en peau de requin tendue au sommet de la caisse par des cordelettes reliées à la base, était frappée avec les mains. C&#8217;était l&#8217;instrument incontournable des fêtes religieuses ou nationales. Le chef ou le roi disposait de son propre instrument et les battements du pahu résonnaient aussi sur les marae les jours de sacrifices. Certaines catégories de pahu pouvaient, dans l&#8217;ancien temps, être réservées à une personnalité ou un usage bien précis. Le plus connu reste le pahu &#8216;upa &#8216;upa, le tambour qui accompagne les danseurs.</p>
<p><strong>Les avantages du Pahu en plastique</strong><br />
-	Plus léger et donc plus facile à transporter<br />
-	Plus économique<br />
-	Plus simple à fabriquer. Même si aujourd&#8217;hui la tronçonneuse facilite incontestablement le travail d&#8217;évidage du bois, il n&#8217;en reste pas moins vrai que les tuyaux en PVC sont plus facilement exploitables.</p>
<p>* Voir rubrique « 10 question à » de ce numéro.</p>
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		<item>
		<title>Upa Nui 4° édition, Ou comment valoriser la création artistique des jeunes</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 02:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Marie Kops, Chef de projet Upa Nui et chargée de mission pour l&#8217;Union Polynésienne pour la Jeunesse
Sortir des sentiers battus et proposer des créations originales en impliquant les jeunes, c&#8217;est la mission que s&#8217;est fixé Upa Nui. Ce concours d&#8217;orchestres et de danses mis en place en 2002 va une nouvelle fois revisiter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Marie Kops, Chef de projet Upa Nui et chargée de mission pour l&#8217;Union Polynésienne pour la Jeunesse</em></p>
<p>Sortir des sentiers battus et proposer des créations originales en impliquant les jeunes, c&#8217;est la mission que s&#8217;est fixé Upa Nui. Ce concours d&#8217;orchestres et de danses mis en place en 2002 va une nouvelle fois revisiter des thèmes de prévention via le regard averti et souvent plein d&#8217;humour de jeunes de 12 à 25 ans. Tout au long du mois de mars, vous pourrez suivre les finales par secteur, jusqu&#8217;à la grande finale prévue le 03 avril place To&#8217;ata !</p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" title="" class="shutterset_singlepic53"  rel="lightbox[551]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/53_web20_320x240_800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" alt="800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" title="800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" />
</a>
Organisé par l&#8217;Union Polynésienne pour la Jeunesse (UPJ) en collaboration avec la Maison de la Culture &#8211; qui apporte une aide logistique, morale et communicationnelle &#8211; et avec le soutien du Ministère de la Jeunesse et de l&#8217;EPAP*, ce concours a pour but de mettre à l&#8217;honneur le dynamisme et les qualités artistiques de la jeunesse polynésienne.<br />
Valoriser la création artistique</p>
<p>Créé en 2002 suite à une étude menée par le Service de la Jeunesse qui révélait que la danse et la musique arrivaient en 2° et 3° positions dans les activités préférées des jeunes (le sport étant en tête de liste), le concours Upa Nui propose aux jeunes des scènes qui leur ressemblent. L&#8217;essence du projet est de pouvoir leur offrir les moyens de s&#8217;exprimer aux travers des danses et des musiques qu&#8217;ils aiment. Le concours prend en compte l&#8217;évolution de notre société qui mêle modernisme et tradition en ouvrant la porte aux nouvelles danses. Comme l&#8217;explique Marie Kops, chargée de projet pour Upa Nui et chargée de mission auprès de l&#8217;UPJ, « le but est surtout de favoriser l&#8217;expression artistique, d&#8217;inciter à la réinsertion par sa pratique et de valoriser les jeunes. C&#8217;est un bon moyen aussi d&#8217;occuper les jeunes, pendant une période donnée. L&#8217;idée c&#8217;est de leur fixer un objectif et de les accompagner dans leur démarche artistique ‘&#8217;votre but c&#8217;est de décrocher votre place en finale. À vous maintenant de créer autour d&#8217;un thème de prévention auquel vous êtes sensibles&nbsp;&raquo;. De là ils se réunissent, travaillent, et créent ensemble ».</p>
<p><strong>Une manière ludique de faire passer des messages</strong></p>
<p>Les deux thèmes de prévention choisis cette année sont l&#8217;alcool et la sexualité. C&#8217;est le Conseil des Jeunes de Polynésie française, émanation de l&#8217;UPJ, qui s&#8217;associe à l&#8217;événement et travaille à la sélection de ces thèmes. À chaque édition ils sont différents, le but étant de pouvoir sensibiliser et conscientiser les jeunes sur un maximum de sujets, qui sont pour beaucoup des fléaux sociaux. L&#8217;alcool fait des ravages, particulièrement chez les jeunes, et beaucoup d&#8217;entre eux ne sont pas conscients des risques encourus par une sexualité irresponsable. « Le principe du concours, poursuit Marie Kops, c&#8217;est de faire passer des messages de prévention au travers d&#8217;activités que les jeunes aiment bien et surtout de les inciter à composer autour de ces thèmes. Il y a deux thèmes principaux, mais libre à eux ensuite de choisir un autre sujet de prévention pour créer. On a vu des danses très créatives sur l&#8217;Ice, le paka, et même la violence, le tri sélectif, l&#8217;environnement et beaucoup de compositions musicales aussi ».</p>
<p>
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</a>
Plus qu&#8217;un concours, Upa Nui se positionne comme un medium pour sensibiliser les jeunes et les responsabiliser face aux nombreux problèmes dont ils sont la première cible. Pour compléter cette volonté, des actions de prévention de terrain sont mises en place à l&#8217;occasion des interventions dans les îles et les différents districts lors des soirées de sélections : sketches, chansons, mini clip réalisés par le CJP*, stands&#8230; Des cartes à pub sur les thèmes sélectionnés sont aussi distribuées (cf. ci-contre). L&#8217;UPJ a également établi un partenariat avec les associations Agir Contre le Sida (qui fournit gratuitement des préservatifs) et Défi pour la Terre. Un livret de sensibilisation pour les jeunes participants portant sur les modalités du concours mais aussi et surtout sur les méfaits des drogues et de l&#8217;alcool a par ailleurs été édité. Pour valider leur inscription, les participants doivent signer un contrat moral, par lequel ils s&#8217;engagent à ne consommer ni drogue ni alcool pendant la durée du concours. Enfin, l&#8217;UPJ a lancé cette année un concours de rédaction de textes de chansons sur le thème de la prévention. Le texte qui remportera la victoire sera interprété par les parrains de Upa Nui (des jeunes, au statut de leader d&#8217;opinion auprès de la jeunesse) pour l&#8217;enregistrement du single « Be Wise !! », contre la toxicomanie et l&#8217;abus d&#8217;alcool.</p>
<p><strong>Une mobilisation sur l&#8217;ensemble des archipels</strong></p>
<p>Qui peut le plus, peut le moins, et comme le concours s&#8217;adresse à tous les jeunes de Polynésie, sans restriction, quatre archipels sur cinq y participent : Australes, Marquises, Tuamotu, Îles de la Société. Si ce concours passionne, c&#8217;est avant tout parce qu&#8217;il est ambitieux et abolit même les distances pour l&#8217;occasion. Au travers d&#8217;antennes implantées localement, ce sont une trentaine de personnes qui se chargent du choix des groupes pour les présélections. « Sans tous ces référents, ces cadres associatifs qui sont dans les îles, confie Marie Kops, on ne pourrait pas réussir à tout organiser de bout en bout. On a une équipe sur Papeete qui s&#8217;occupe de pas mal de secteurs et qui se déplace dans les îles à l&#8217;issue des sélectives, mais chaque relais effectue un travail énorme en amont de notre venue. Car il ne s&#8217;agit pas seulement d&#8217;un casting : avant ça il faut motiver les jeunes, les accompagner, les encadrer et rester derrière eux pour les guider jusqu&#8217;à la sélection. Upa Nui, c&#8217;est un énorme travail d&#8217;équipe ».</p>
<p>Les candidats des îles sont entièrement pris en charge par l&#8217;organisation : le transport et l&#8217;hébergement pour participer à la finale par secteur dans un premier temps, et à la grande finale du mois d&#8217;avril ensuite, pour les quatre groupes sélectionnés par secteur. Les orchestres sont composés de 3 à 6 musiciens (aussi bien en musique kaina, traditionnelle que moderne), les groupes de danse moderne, hip hop et traditionnelle, de 4 à 6 danseurs. Près de 30 sélections ont rayonné sur les communes et les îles entre novembre dernier et le 7 février, avant que les jeunes retenus ne participent à leurs finales par secteur, organisées jusqu&#8217;au 28 mars. Au total, tous groupes confondus, ce sont environ mille participants qui se sont présentés pour cette quatrième édition. Le but étant qu&#8217;il y ait un maximum de jeunes qui montent sur scène. C&#8217;est une des raisons pour lesquelles Upa Nui ne se déroule que tous les deux ans : l&#8217;événement étant à cheval sur une année scolaire et compte tenu de l&#8217;organisation titanesque qu&#8217;il nécessite, il faut un certain temps pour le préparer.</p>
<p>Upa Nui, vous l&#8217;aurez compris, c&#8217;est une expérience enrichissante, tant pour les artistes que pour les organisateurs et les associations, qui a des objectifs qui dépassent largement le cadre culturel et festif. Il s&#8217;agit d&#8217;amener les jeunes à être acteur de la société à travers la culture et l&#8217;art. L&#8217;essence même du projet est de pouvoir leur donner confiance, leur montrer qu&#8217;ils valent la scène de To&#8217;ata. « C&#8217;est aussi ce que l&#8217;on essaie de faire quand on va un peu partout dans les îles suivre le déroulement de l&#8217;opération, explique Marie Kops : monter des scènes et valoriser les jeunes ». Le but est de pouvoir les inciter à voir plus loin et à s&#8217;investir davantage dans de futures actions, aussi diverses qu&#8217;elles puissent être.<br />

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</a>
 <strong>L&#8217;organisation Upa Nui</strong></p>
<p><strong>La carte géographique de Upa Nui se divise en 7 secteurs :</strong><br />
- Les Australes<br />
- Tahiti Nui<br />
- Les Marquises<br />
- Teva I Uta/Côte Ouest<br />
- Hitiaa O Te Ra/Côte Est<br />
- Raromatai/îles sous le vent<br />
- Tuamotu</p>
<p><strong>Les îles participant à ce concours sont :</strong><br />
Takaroa, Takapoto, Hao, Raiatea, Huahine, Tahaa, Bora bora, Fakarava, Rangiroa, Maupiti, Moorea, Raivavae, Tubuai, Rurutu, Nuku Hiva, Ua Pou et Tahiti et ses communes.</p>
<p><strong>Le concours se déroule en 3 étapes:</strong><br />
* Plus d&#8217;une vingtaine de sélectives sont organisées sur de multiples îles et communes sur l&#8217;ensemble des cinq archipels, de septembre  à janvier<br />
* Sept finales (une par secteur géographique) sont organisées avec les candidats issus des sélectives de février à mars<br />
* Le vendredi 3 avril 2009, les 28 groupes sortant des finales par secteur accèderont à la grande finale place To&#8217;ata, qui sera retransmise en direct sur RFO télévision et radio. Environ 170 jeunes monteront sur scène à cette occasion.</p>
<p><strong><br />
Les gagnants Upa Nui</strong><br />
Le concours est exclusivement réservé aux amateurs. Il y aura un vainqueur par catégorie : un orchestre, un groupe de danse moderne, un groupe de danse traditionnelle, un groupe de danse hip hop. Chaque gagnant recevra un chèque de 180 000 Fcfp. En plus, dans la catégorie orchestre, le groupe vainqueur se verra offrir l&#8217;enregistrement et la production d&#8217;un single. Dans la catégorie danse, l&#8217;ensemble des lauréats, tous styles confondus, participeront au tournage d&#8217;un clip les rassemblant autour d&#8217;une même chorégraphie. Le clip sera diffusé sur RFO et dans les cinémas.</p>
<p><strong>Les partenaires de Upa Nui</strong><br />
L&#8217;Etablissement Public Administratif pour la Prévention (EPAP)<br />
Te Fare Tauhiti nui &#8211; Maison de la Culture<br />
RFO Polynésie<br />
Le Conseil des Jeunes de  Polynésie française<br />
Le Ministère de l&#8217;éducation<br />
Le Ministère de la Jeunesse et des Sports<br />
La Dépêche de Tahiti<br />
Pacific Films<br />
L&#8217;Eau Royale<br />
NRJ</p>
<p><strong>L&#8217;union Polynésienne pour la Jeunesse</strong><br />
Elle voit le jour le 27 juin 1977 sous le nom de Comité Territorial pour la Jeunesse (CTJ) avec pour fonction première d&#8217;être le médiateur principal et l&#8217;interlocuteur privilégié entre les pouvoirs publics et les associations. Le 24 avril 2003, le CTJ devient Te Tama Ti&#8217;a Hou &#8211; Union Polynésienne pour la Jeunesse (UPJ). 15 membres composent son Conseil d&#8217;Administration et élisent 6 personnes au bureau exécutif. L&#8217;UPJ compte aujourd&#8217;hui plus de 84 associations, représentant plus de 25 000 jeunes. Établissement semi-publique, elle fonctionne sur des fonds du Pays.<br />
La principale mission de l&#8217;UPJ est d&#8217;aider ses associations membres en leur apportant soutien et conseils tant dans leur mode de gestion, que dans le montage de projets, la création de formations spécifiques à leurs besoins, ou encore la communication. Elle leur fournit l&#8217;aide leur permettant de garantir et pérenniser les actions en faveur des jeunes de Polynésie française. L&#8217;objectif de l&#8217;UPJ est de trouver des solutions concrètes aux problèmes rencontrés par les associations de jeunesse. De la lutte contre l&#8217;échec scolaire et l&#8217;illettrisme, à la sécurité sanitaire des aliments, ou encore la lutte contre l&#8217;obésité, de nombreuses propositions ont déjà été développées. Les dirigeants associatifs sont des hommes et des femmes de terrain, une proximité qui leur permet d&#8217;être force de proposition pour développer des actions en faveur de la jeunesse et faire évoluer l&#8217;éducation populaire. Les plus importantes associations de Polynésie sont membres de l&#8217;UPJ, ce qui confère à la fédération une crédibilité non négligeable face aux pouvoirs publics et lui permet de  participer à l&#8217;élaboration de la politique de la jeunesse du pays.<br />
Le concours Upa Nui n&#8217;est qu&#8217;un volet des actions de l&#8217;association pour favoriser l&#8217;expression libre des jeunes. Beaucoup d&#8217;autres opérations sont menées en ce sens.<br />
Contacts :<br />
15 avenue Bruat &#8211; 1er étage  BP 3474 &#8211; 98713 Papeete<br />
Tél. : 50.82.20 &#8211; fax : 42.06.94<br />
E-mail : upj@mail.pf</p>
<p>http://www.upj.pf</p>
<p>Marie Kops, chargée de mission : 76.74.62 / marie.kops@mail.pf<br />
Lin-C, chargé de l&#8217;organisation : 50.82.20</p>
<p><strong>Les soirées du mois de mars</strong><br />
- Vendredi 13 mars à Vairao : finale du secteur Côte Ouest Tahiti<br />
- Samedi 21 mars à Mahina : finale du secteur Côte Est Tahiti<br />
- Vendredi 27 mars à Papeete : finale du secteur Tahiti Nui<br />
- Samedi 28 mars à Papeete : finale du secteur Tuamotu<br />
La grande finale aura lieu vendredi 3 avril, Place To&#8217;ata et sera retransmise en direct sur RFO TV.</p>
<p>* EPAP = Etablissement Public Administratif pour la Prévention<br />
* CJP = Conseil des Jeunes de  Polynésie française</p>
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		<title>Comme un juste retour des choses</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 02:30:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[10 questions à jean-luc Depierre
Comme un juste retour des choses, il transmet l&#8217;héritage qu&#8217;il a reçu des anciens
La diffusion des savoir-faire ancestraux constitue une part importante de la sauvegarde culturelle du pays. C&#8217;est dans cet esprit que Viri Taimana, Directeur du Centre des Métiers d&#8217;Art, a mis en place un nouveau module : un cours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>10 questions à jean-luc Depierre</strong><br />
<em>Comme un juste retour des choses, il transmet l&#8217;héritage qu&#8217;il a reçu des anciens</em></p>
<p>La diffusion des savoir-faire ancestraux constitue une part importante de la sauvegarde culturelle du pays. C&#8217;est dans cet esprit que Viri Taimana, Directeur du Centre des Métiers d&#8217;Art, a mis en place un nouveau module : un cours de fabrication de pahu à la méthode traditionnelle. Cet atelier, dirigé par Jean-Luc Depierre, permet aux jeunes artisans de l&#8217;établissement d&#8217;apprendre les techniques de confection d&#8217;antan.</p>
<p><strong>
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</a>
</strong><strong>D&#8217;où vous vient cet amour du bois ?</strong><br />
J&#8217;ai découvert le bois en Polynésie il y a 35 ans. Nous étions quelques amis qui nous y intéressions pour la construction de nos maisons. Plus tard, c&#8217;est grâce à la rencontre avec Papa Tuarae, un grand musicien, illustre joueur de pahu, que je me suis intéressé plus particulièrement à la fabrication des pahu.</p>
<p><strong>Pourquoi cet intérêt pour les pahu ?</strong><br />
Vers la fin des années 70, le pahu avait presque disparu des orchestres qui accompagnaient les danseurs. Avec des amis, au sein du groupe pupu arioi, nous avons souhaité le faire sonner à nouveau. Symboliquement, le pahu, dans de nombreuses cultures du monde, est associé aux battements du cœur, qui est le premier son qui rythme la vie du bébé dans le ventre de sa maman. C&#8217;est le tempo de la vie. Ce qui est intéressant dans la conception d&#8217;un pahu, c&#8217;est que c&#8217;est tout à la fois un instrument de musique, une sculpture, et une seconde vie pour un tronc d&#8217;arbre.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;évoque le bois pour vous ?</strong><br />
C&#8217;est un cadeau, un matériau merveilleux, facile à travailler car l&#8217;on peut pratiquement tout faire avec. C&#8217;est un compagnon fantastique pour l&#8217;Homme. Il permet de construire sa maison, cuire sa nourriture, apporter ombrage et fraîcheur, confectionner ses meubles. Le bois est également un matériau renouvelable. Il est regrettable que les gens aient détourné leur regard de cette matière aussi noble et généreuse.</p>
<p><strong>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/80010-questions-a-02.jpg" title="" class="shutterset_singlepic52"  rel="lightbox[543]">
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</a>
Existe-t-il beaucoup d&#8217;essence locale à travailler en Polynésie ?</strong><br />
Tous les bois ont une utilité, c&#8217;est sûr ! Il faut prendre le temps de les regarder et de les essayer. Le tulipier du Gabon, qui est classé « peste végétale » donne de très bons pahu. Bon nombre d&#8217;amoureux du bois l&#8217;emploient par ailleurs en lambris. Il n&#8217;y pas de mauvais bois. Le bois est là et nous attend.</p>
<p><strong>Couper du bois pour le travail n&#8217;est-il pas incompatible avec le respect de l&#8217;environnement ?</strong><br />
Non, pas forcément. Très souvent, les bois qui sont utilisés sont des arbres tombés ou en fin de vie : c&#8217;est le bois mort qui intéresse l&#8217;artisan. Il y a assez de bois pour tous les artisans de Polynésie française ; ce qui ne doit pas pour autant empêcher le reboisement en essences de qualité.</p>
<p><strong>Quelles sont les qualités requises pour travailler le bois ?</strong><br />
D&#8217;abord, il faut l&#8217;aimer ! Ensuite, il faut avoir des dispositions pour dessiner, imaginer, concevoir : c&#8217;est ce qui aboutit à développer l&#8217;intelligence manuelle, qui s&#8217;appuie sur la dextérité et le coup d&#8217;œil. Tous les jeunes hommes de ce pays la possèdent en eux, comme leurs aînés qui ont inventé, entre autres, la pirogue double, qui est encore aujourd&#8217;hui un des bateaux à voile les plus rapides de la planète.</p>
<p><strong>Que vous inspirent les objets du patrimoine polynésien ?</strong><br />
La première fois que j&#8217;ai vu des objets du patrimoine polynésien c&#8217;était dans les catalogues des musés. C&#8217;était fantastique ! Ces objets sont très esthétiques avec des formes fluides et efficaces.</p>
<p><strong>Aimez-vous partager votre savoir ?</strong><br />
Il est impératif de transmettre la connaissance que l&#8217;on nous a transmise, ainsi que l&#8217;expérience que l&#8217;on a acquise. C&#8217;est comme cela que l&#8217;on peut vraiment « élever » les jeunes, nos enfants. Je souhaite transmettre l&#8217;enseignement que j&#8217;ai reçu, particulièrement en matière de construction en bois. L&#8217;échange avec l&#8217;autre nous ouvre au partage et à la réception des connaissances.</p>
<p><strong>Une phrase vous a-t-elle marqué dans votre vie ?</strong><br />
Voici ce que disait la grand-mère de ma femme, Mama Purau :<br />
«_ ‘Aiu, ‘aita e pe&#8217;ape&#8217;a, tama&#8217;a maita&#8217;i, ta&#8217;oto maita&#8217;i ! » (« Mon enfant, ne te tracasse pas, mange bien et dort bien »). C&#8217;est tout un programme ! Dans ce merveilleux pays où l‘on ne peut pas mourir de faim, de soif, de froid ou de chaud, ne nous laissons pas entraîner dans des angoisses étrangères, mais travaillons pour assurer ce vaste projet.</p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui, y a-t-il une maxime que vous aimez particulièrement ?</strong><br />
«  Earth is the best address in the solar system », ce qui signifie « La Terre est la meilleure adresse du système solaire ».<br />
<strong>Infos pratiques</strong><br />
Pour plus de renseignements sur les ateliers du Centre des Métiers d&#8217;Art, vous pouvez contacter l&#8217;établissement au 43 70 51, par fax au 43 03 06, ou par mail à l&#8217;adresse secretariat.cma@mail.pf.<br />
L&#8217;accueil est ouvert du lundi au vendredi de 08h à 16h.</p>
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		<title>Les voies de la tradition</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 10:08:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Parutions]]></category>
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		<description><![CDATA[AUTEUR : Jean-Marc Pambrun
Editions Le Manuscrit
Acteur important de la vie locale, outre son rôle au Musée de Tahiti et des Îles, Jean Marc Pambrun nous livre ici un recueil de textes, écrits sur une vingtaine d’années, qui ont pour objectif de faire partager un parcours, une pensée, avec ses cohérences et ses contradictions.
Le but est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
AUTEUR : Jean-Marc Pambrun<br />
Editions Le Manuscrit</p>
<p>Acteur important de la vie locale, outre son rôle au Musée de Tahiti et des Îles, Jean Marc Pambrun nous livre ici un recueil de textes, écrits sur une vingtaine d’années, qui ont pour objectif de faire partager un parcours, une pensée, avec ses cohérences et ses contradictions.<br />
Le but est que le lecteur juge par lui-même du bien fondé de se référer aux valeurs traditionnelles en ce début de XXI° siècle.</p>
<p>Les voies de la tradition réunit une trentaine de textes écrits entre 1980 et 2007 — long cheminement marqué par la volonté de raviver les fondements de la société polynésienne, bouleversée par l&#8217;irruption de l&#8217;Occident à la fin du XVIIIe siècle, déstabilisée par la colonisation, l&#8217;évangélisation, l&#8217;acculturation et l&#8217;hégémonisme des puissances commerciales.</p>
<p>Déterminé à renouer le fil de la tradition à Tahiti et dans les archipels voisins, Jean-Marc Pambrun en relève les manifestations les plus visibles (tatouages, danse, …), les plus promptes à reprendre la place qui fut la leur hier. Il n’oublie pas non plus les savoir-faire moins exposés comme les pratiques médicinales, les techniques de navigation et de pêche ou l&#8217;art oratoire&#8230;<br />
Du plus modeste au plus ambitieux, tous les aspects de la vie sociale sont concernés et avant tout, la langue — indispensable ossature d&#8217;un renouveau — et son usage dans la vie quotidienne.</p>
<p>« J&#8217;espère simplement que cet ouvrage éclairera tous ceux qui se demandent comment composer avec l&#8217;ancien et le nouveau, ou qui sont à la recherche d&#8217;une autre vision pour transformer la société actuelle ».</p>
<p><em>En vente dans les librairies de la place à partir de 3 400 Fcfp</em></p>
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		<title>Les frappes ancestrales à l’honneur</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 21:16:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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</a>
Parce qu&#8217;il ne veut pas voir se perdre les techniques de frappe de tairi pa&#8217;umotu et du pahu, Coco Hotahota &#8211; créateur de l&#8217;association Temaeva &#8211; a eu l&#8217;idée de mettre en place un concours pour sauvegarder ces savoir-faire ancestraux. Son association, en co-production avec la Maison de la Culture et avec le soutien du Ministère de la Culture organise, les 27 et 28 mars, un concours de percussions traditionnelles, intitulé « Te Rutu a Pahu ». Coco Hotahota souhaite lui donner à terme autant d&#8217;importance que le Hura Tapairu.</strong></p>
<p>C&#8217;est le premier concours de pahu et de tairi pa&#8217;umotu jamais organisé jusqu&#8217;à présent. L&#8217;un est un tambour sur pied, l&#8217;autre une technique de frappe de guitare. Le but est de  les faire revivre pour leur redonner leurs lettres de noblesse.<br />
Le pahu n&#8217;est plus utilisé que comme instrument de complément alors qu&#8217;à l&#8217;origine, c&#8217;était l&#8217;instrument de base des orchestres pour accompagner les danses. Aujourd&#8217;hui le to&#8217;ere est plus courant. L&#8217;objectif du concours est donc de faire revenir les orchestres à l&#8217;utilisation du tambour.<br />
Pour ce qui est du tairi pa&#8217;umotu, c&#8217;est la seule frappe locale existante et c&#8217;est aujourd&#8217;hui une pratique en perdition. Tous les jeunes jouent de la guitare, qui en arpège, qui en battement, mais très peu maîtrisent la frappe pa&#8217;umotu.</p>
<p>L&#8217;idée est donc de mettre en compétition des orchestres venant de tous les archipels, que tout le monde utilise la même frappe, et que le meilleur gagne !<br />
Chaque groupe sera constitué de 4 à 8 musiciens qui présenteront des œuvres originales inspirées du patrimoine culturel du fenua pendant 15 à 20 minutes. Pour le pahu, les trois façons de le frapper devront être utilisées : le tamau (rythmique), le tahape (contre-temps) et le aratai (meneur qui impose les changements de rythme).</p>
<p><strong>OU et QUAND</strong><br />
Les 27 et 28 mars au Grand Théâtre de la Maison de la Culture<br />
Billets en vente sur place au tarif unique de 1500 F<br />
Renseignements à la maison de la culture au 544 544.</p>
<p><strong>Comment participer au concours ?</strong></p>
<ul>
<li> L&#8217;inscription se fait par lettre adressée à la direction de la Maison de la Culture au plus tard le 28 février. Elle est ouverte à tout groupe constitué en association loi 1901.</li>
<li> Un exemplaire des statuts, une copie du récépissé de déclaration, une copie de la publication au JOPF, la composition à jour du bureau, un relevé d&#8217;identité bancaire ou postal et le numéro Tahiti doivent être fournis pour la valider.</li>
</ul>
<p><strong>Pour la petite histoire</strong><br />
À l&#8217;origine, le groupe Temaeva s&#8217;appelait Ta Maeva, contraction de « Tama i Maeva hia »  &#8211; qui signifie l&#8217;enfant désiré, bienvenu &#8211; nom d&#8217;une dynastie royale de l&#8217;île de Rimatara, aux Australes, d&#8217;où est originaire Coco Hotahota. Mais une erreur est survenue au moment de l&#8217;inscription du groupe. C&#8217;est ainsi qu&#8217;est née l&#8217;association Temaeva, en février 1962.</p>
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		<title>Les dieux mangaréviens en transit à Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 20:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.
Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
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</a>
Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.</em></p>
<p>Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, le public peut venir y découvrir d’exceptionnelles oeuvres polynésiennes, jusqu’alors dispersées dans différentes institutions internationales et pour certaines inconnues du grand public. En juin, c’est ici à Tahiti, au Musée de Tahiti et des Îles, que l’exposition ouvrira ses portes.</p>
<p>En septembre 2000, le Musée Henri-Martin de Cahors a retrouvé une statuette d’une divinité mangarévienne dans les réserves de ses locaux, un ancien presbytère. C’est celle du Dieu Rongo, dédiée au pourvoi des récoltes. Cette statuette en bois, rapportée de Polynésie par un explorateur lotois, autour de 1812, est l&#8217;une des rares représentations de cette divinité à subsister de par le monde. Elle reposait là, depuis au moins 150 ans, sous une fausse identité. Jusqu’ici on connaissait l’existence de cinq exemplaires de ce dieu (dont on ne sait s’ils sont différentes représentations d’un même dieu ou différents dieux), détenus par cinq musées : le British Museum de Londres, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Pontificio Museo Missionario-Ethnologico de Rome, le Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle et le Musée des Pères du Sacré-cœur de Braine-le-Comte, dont le Rongo est aujourd’hui conservé à Rome. Désormais le Musée de Cahors appartient au cercle privilégié de ceux qui détiennent un objet primordial du panthéon mangarévien. C’est ce qui a donné l’idée à Laurent Guillaut, Conservateur en chef du Musée, de faire connaître cette statuette autour d’une exposition consacrée à la culture et à l’histoire des îles Gambier. De là, le projet a fait son chemin et le Musée de Tahiti et des Îles, après avoir rencontré Laurent Guillaut venu en mission en Polynésie française en septembre 2005, s’est proposé d’organiser une exposition qui réunirait l’ensemble des oeuvres connues à ce jour, relatives au domaine du sacré et du rituel des Gambier, conservées dans des institutions religieuses et muséales. Autant de figures de divinités et d’objets rituels méconnus, voire inconnus du grand public et même des Polynésiens.</p>
<p><strong>Une convention d’amitié</strong></p>
<p>C’est grâce au Musée du quai Branly que l’exposition a pu se réaliser. Stéphane Martin, Président de l’institution prestigieuse qui a ouvert ses portes en juin 2006 au pied de la tour Eiffel, a répondu positivement à la proposition de Jean-Marc Pambrun de reprendre le projet pour le porter à l’international. Dans le cadre d’une convention de collaboration muséographique et culturelle qui régit les rapports des deux musées depuis 2005, les demandes de prêt de ces œuvres rarissimes ont été faites conjointement par les deux établissements et le Musée du quai Branly a apporté son expertise pour mener à bien cette idée. Il s’est chargé de convaincre les grands musées de confier leurs œuvres, de coordonner les demandes de prêts et de donner à « Mangareva » le rayonnement que méritait le projet. L’exposition s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Musée du quai Branly de faire connaître et de promouvoir les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, qui constitue le cœur de sa mission. Du côté du Musée de Tahiti et des Îles, c’est l’occasion de pouvoir présenter à Paris une exposition itinérante à grand retentissement. Ce projet constitue par ailleurs une première mondiale car jamais aucune exposition ne s’est tenue sur cette île, ni sur l’archipel dont elle fait partie. Pour Jean-Marc Pambrun, elle a un double intérêt : d’abord, faire connaître ; ensuite, rendre hommage : « L’exposition a pour objectif de permettre aux habitants de Mangareva de retrouver leurs dieux originels dont ils se séparèrent dès le début du XIX° siècle, plus précisément au moment de la conversion foudroyante de l’île, opérée par les pères Honoré Laval et François Carret dès 1834 ».</p>
<p><strong>Lever le voile du silence</strong></p>
<p>« Organiser le retour de ces divinités c’est un peu rendre justice à l’archipel des Gambier en permettant aux statues de venir se ressourcer et aux populations polynésiennes de les voir, explique Jean-Marc Pambrun. C’est bien que les objets que l’on pense encore investis d’un certain mana puissent retrouver leur terre d’origine, leur terre ancestrale. Ça peut aussi permettre, en sens inverse, un ressourcement de la création pour beaucoup d’artistes polynésiens et une redynamisation, une réappropriation de notre culture par les populations en place. C’est une exposition qui laissera des traces dans la réflexion, la création, l’action culturelle, c’est évident. Quand l’exposition commencera ici, à Tahiti, on aimerait faire un état de la situation culturelle, sociale et économique de Mangareva aujourd’hui, poursuit-il. L’archipel des Gambier n’ayant jamais fait l’objet d’une exposition, nous voulons essayer d’en parler de manière à permettre à sa population d’avoir un rayonnement plus important pour développer un certain nombre d’activités. Resté sous le manteau du silence depuis de nombreuses années pour différentes raisons (notamment l’évangélisation qu’il a été pendant longtemps difficile d’évoquer, et plus récemment les essais nucléaires), nous aimerions que cette exposition puisse éclairer des pans de l’histoire d’un peuple trop longtemps maintenu dans l’ombre. Il a toujours été difficile de parler de ce qui s’est passé sans porter préjudice à la population ou polémiquer autour de l’attitude des pouvoirs en place en France et en Polynésie. Cette exposition exceptionnelle sera dédiée au peuple des Gambier ».</p>
<p><strong>Une histoire, un contexte </strong></p>
<p><em>Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles, revient sur le contexte de départ des œuvres de Mangareva</em></p>
<p>En 1825, le capitaine F. W. Beechey et son équipage sont les premiers Européens à fouler le sol de Mangareva. Presque dix ans plus tard, les missionnaires arrivent. Le père Honoré Laval est sans aucun doute celui qui aura le plus marqué l’archipel des Gambier. Il débarque sur l’île de Akamaru le 7 août 1834. En l’espace de moins de deux ans, il parvient, avec d’autres missionnaires, à évangéliser les Mangaréviens après avoir éradiqué une culture millénaire. Prêtres bâtisseurs, prêtres civilisateurs, prêtres salvateurs, Laval et les siens mirent en place – avec la collaboration des chefs mangaréviens – un système dans lequel le domaine du social et du religieux ne faisaient qu’un. En cela, ils ne rompirent pas avec le système traditionnel polynésien.</p>
<p>Laval, à l’instar des autres missionnaires dans le Pacifique (Tahiti, Raiatea, Rarotonga, Fidji…), instaura un code de lois qui jetait les bases d’un gouvernement théocratique, c’est-à-dire un système despotique. Il faut admettre que leur œuvre civilisatrice, aussi critiquable soit elle, a contribué à sauvegarder les Mangaréviens des maux apportés par l’Occident (épidémies, débauches, armes à feux, alcool…) et que très probablement, sans la présence des missionnaires, le peuple mangarévien aurait disparu.<br />
Les statues rassemblées pour cette exposition sont les seules à avoir échappé aux bûchers aux « idoles » organisés à partir de 1834-1835 par les missionnaires. Ce sont les pères de l’ordre de Picpus eux-mêmes qui les ont épargnées de la frénétique destruction qu’ils avaient pourtant commanditée.</p>
<p>Voulant témoigner de la réussite de l’évangélisation, ils ont expédié à l’attention du roi des Français et du Pape une malle accompagnée d’une liste précise rédigée par le Père Caret, contenant un ensemble de statues des divinités les plus importantes, telles que Tu, Rongo, Rao… Quelques années plus tard, d’autres statues conservées par les derniers adeptes du « paganisme » seront remises à des navigateurs et étrangers de passage, notamment un certain « Capitaine Henri », le consul des Etats-Unis A. de Moerenhout et le commandant Dumont D’Urville. Ce dernier ramena deux statues dont l’une est aujourd’hui au Musée de la Rochelle. À la fin du XIXe siècle, deux grandes statues composées de bras dressés vers le ciel ont été collectées par un docteur français et une mission russe. L’ensemble de ces statues est aujourd’hui conservé dans des institutions religieuses et muséales.<br />
<strong>Les objets phares de l’exposition</strong><br />
Au milieu de différents objets religieux et rituels associés, ce sont douze œuvres  qui constitueront les pièces maîtresses de cette exposition.</p>
<ul>
<li> 1 Rao et 1 patoko (support à offrandes) du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 1 Tu et 1 Rongo du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
<li> 1 Rongo du British Museum de Londres (présenté uniquement à Paris)</li>
<li> 1 Rongo du Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle</li>
<li> 1 Rongo du Metropolitan Museum of Art de New York</li>
<li> 1 Rongo du Musée Henri-Martin de Cahors</li>
<li> 1 figure de divinité de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Rome</li>
<li> 1 tambour du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 2 figures eketea (qui seraient des représentations d’un autre dieu appelé Tupo) de la Congrégation des Sacrés Cœurs et du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
</ul>
<p><strong>Une exposition itinérante</strong></p>
<p>L’exposition se tiendra d’abord au Musée du quai Branly, du 3 février au 10 mai 2009, puis au Musée de Tahiti et des Iles, du 24 juin au 24 septembre 2009. Une partie de cette exposition sera présentée enfin au Musée Henri-Martin de Cahors au plus tard au cours du printemps 2010.<br />
Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr<br />
Musée de Tahiti et des Îles : 54 84 35<br />
<strong>Combien ça coûte ?</strong></p>
<p>- La demande de subvention initiale du Musée de Tahiti et des Îles au gouvernement de la Polynésie Française a été de 19 millions de francs. Ce montant couvrira notamment les frais de transport et d’assurance, mais il n’en restera qu’une infime part pour organiser l’exposition. De son côté, le Musée du quai Branly a investi environ 200 000 euros (presque 24 millions de francs) dans cette exposition (le montant lié aux frais de transport et d’assurance est de 115 000 euros TTC, soit environ 14 millions de francs).<br />
- Les frais « de clou à clou » (transport, assurance, convoyage, restauration éventuelle des objets) ont été pris en charge à 50/50 par le Musée du quai Branly et le Musée de Tahiti et des Îles.</p>
<p><strong>À chacun son expo</strong></p>
<p>Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, le Musée du quai Branly insistera sur la dimension historique qu’évoquent ces œuvres, sur le contexte d’évangélisation de la population de l’archipel des Gambier à l’époque des missionnaires européens avec la disparition du culte ancien.</p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles souhaite, lui, aborder deux grandes périodes de l’histoire du peuple des Gambier depuis ses origines jusqu’à nos jours. Celle des temps anciens avec pour thématique l’archéologie de Mangareva et des îles Gambier, l’origine et l’histoire du peuplement, les mythes et les traditions orales et l’anthropologie sociale et religieuse de la période pré-européenne ; et celle des temps nouveaux, marquée par les premiers contacts avec les Européens, l’histoire de la christianisation et ses traces matérielles, les essais nucléaires et l’économie actuelle des Gambier. Autour des pièces majeures, plusieurs panneaux illustrés d’une iconographie appropriée accompagnée de textes feront le point des connaissances relatives à l’histoire et à la culture du peuple des Gambier. Ce parcours périphérique sera aussi l’occasion de préparer un ouvrage destiné au grand public consacré à Mangareva.</p>
<p>Cahors, comme patrie du père Laval et d’un certain nombre des ecclésiastiques venus à Mangareva… Le Musée Henri-Martin se focalisera sur cet aspect de l’Histoire. Disposant de peu de moyens, le musée ne fera pas venir l’intégralité des œuvres que présenteront les musées du quai Branly et de Tahiti et des Îles.</p>
<p><em>Photos : Quai Branly, Musée Henri-Martin</em></p>
<p><em>
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</em></p>
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		<title>Les p’tits ensembles font leur grand concert</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 21:42:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme tous les ans, les enfants prodiges montent sur scène. La chorale des enfants et la petite harmonie rassembleront 300 à 400 élèves de 6 à 15 ans. Pour cette nouvelle année, les arts traditionnels rejoindront les arts classiques pour expérimenter le plaisir de la scène. Une bonne préparation pour ces artistes en herbe.
Où et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme tous les ans, les enfants prodiges montent sur scène. La chorale des enfants et la petite harmonie rassembleront 300 à 400 élèves de 6 à 15 ans. Pour cette nouvelle année, les arts traditionnels rejoindront les arts classiques pour expérimenter le plaisir de la scène. Une bonne préparation pour ces artistes en herbe.</p>
<p><strong>Où et quand ? </strong></p>
<ul>
<li>Au Grand Théâtre de la Maison de la Culture</li>
<li>Vendredi 13 février, à 19h30</li>
<li>Billets en vente sur place et au conservatoire, à Tipaerui, au prix de 8 00 Fcfp</li>
<li>Renseignements à la Maison de la Culture au 544 544 et au Conservatoire au 50 14 14</li>
</ul>
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