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	<title> &#187; sauvegarde</title>
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		<title>Les nouvelles technologies au service de notre patrimoine immatériel</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 22:34:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment assurer la protection et transmission de notre patrimoine immatériel aux générations futures ? Une question cruciale que le ministère en charge de la Culture a prise très au sérieux en initiant, en 2006, le « programme de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel polynésien ». Hiro Carue, assistant de communication au Service de la Culture, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Comment assurer la protection et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/transmission/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec transmission">transmission</a> de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> immatériel aux générations futures ? Une question cruciale que le ministère en charge de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> a prise très au sérieux en initiant, en 2006, le « programme de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sauvegarde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sauvegarde">sauvegarde</a> du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> culturel immatériel polynésien ». Hiro Carue, assistant de communication au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">Service</a> de la Culture, structure porteuse du projet, travaille à la collecte des savoirs en faisant des enregistrements (sonores, audiovisuels et photographiques) lors de la plupart des évènements culturels.</em></p>
<p><strong>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/137__320x240_800_epluchage_uru.jpg" alt="                               " title="                               " />
</a>
 Quand et pourquoi a été initié ce programme au Service de la Culture ?</strong><br />
Le SCP a pour mission globale de protéger, conserver, valoriser et diffuser le patrimoine culturel du Pays. Ainsi, en 2006, un groupe de réflexion sur le patrimoine culturel immatériel polynésien a été constitué, dans le cadre du plan d’action pour sa protection. Les travaux de ce groupe de travail ont permis la rédaction d’un Rapport sur le patrimoine culturel immatériel polynésien, paru le 28 avril 2006, dans lequel nous nous sommes attachés à définir les composantes de notre patrimoine immatériel d’une part, et à proposer des recommandations d’autre part.<br />
En quoi consistent ces recommandations ?<br />
Elles recouvrent quatre phases essentielles pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : le recueil, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a>, le traitement et la transmission des informations.</p>
<p><strong>Quelles sont les missions de ce programme ?</strong><br />
Notre projet entre dans le cadre de la phase initiale et essentielle : le recueil. Le patrimoine culturel immatériel étant principalement issu du savoir oral et donc des hommes qui le véhiculent, la collecte de ce qui est contenu dans la mémoire des Polynésiens doit être considérée comme étant une tâche prioritaire. Cette unité existe déjà en germe sous une autre dénomination au SCP avec le bureau du développement culturel (constitué de Matahi Chave et de moi-même), qui assure en partie ce travail, au mieux de ses possibilités, c’est-à-dire avec du matériel parfois inadapté…</p>
<p><strong>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/138__320x240_800_patrimoine_ecole.jpg" alt="800_patrimoine_ecole" title="800_patrimoine_ecole" />
</a>
Concrètement, comment « sauvegarder » le patrimoine culturel immatériel ?</strong><br />
Par des enregistrements photographiques, sonores et audiovisuels auprès des détenteurs de ces savoirs. Ainsi, nous avons déjà réalisé plusieurs films. Lors des Matari’i i nia en 2006 et 2007, sur le Ua Ma (fosse de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec conservation">conservation</a> du uru) ainsi que sur la fabrication du popoi meia ; en 2008 sur l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> à l’artiste Léon Taerea et enfin la même année pour Matari’i i nia, nous avons réalisé un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec film">film</a> sur le thème de la transmission des savoirs (confection du tapa, des teintures et du titiraina).</p>
<p><strong>Ne faudrait-il pas généraliser ce genre d’opérations ?</strong><br />
Le rapport recommande effectivement de créer une unité audiovisuelle permanente à caractère scientifique. Cette unité serait chargée de couvrir les évènements festifs à caractère culturel organisés par les institutions ou les associations en vues de collecter, enregistrer et filmer les manifestations orales, gestuelles et techniques qui relèvent du patrimoine culturel immatériel. Le rapport préconisait par ailleurs de reconnaître les personnes ressources de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> comme « Trésors Vivants », de leur donner les moyens de transmettre leurs connaissances, et de renforcer les institutions en moyens d’enregistrement <a href="http://www.hiroa.pf/tag/audiovisuel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec audiovisuel">audiovisuel</a>. L’acquisition d’un équipement performant permettant de réaliser au mieux ce travail s’inscrit dans la droite ligne de la première recommandation du rapport.</p>
<p><strong>Quels sont les équipements dont vous disposez actuellement ?</strong><br />
Le Service vient d’acquérir une caméra professionnelle (AVCCAM) pour réaliser des films, et nous disposons également de deux autres caméras ainsi que de deux trépieds pour la réalisation de plan. En attendant d’obtenir pour le Service le matériel adéquat, je suis aidé par le technicien du Conservatoire Artistique (CAPF), Matahi Haumani, qui possède le matériel informatique pour réaliser les montages <a href="http://www.hiroa.pf/tag/video/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec vidéo">vidéo</a>, ainsi que des jaquettes et l’impression des films sur DVD. Nous remercions au passage Fabien Dinard, directeur du CAPF, pour cette précieuse collaboration.</p>
<p><strong>Désormais, vous filmez et photographiez tous les événements organisés par le Service de la Culture et le Conservatoire ?</strong><br />
Dans la mesure du possible ! Pour l’instant je suis le seul à manipuler notre nouvelle caméra professionnelle et j’ai encore beaucoup à apprendre. Mais cette unité audiovisuelle n’est pas destinée aux seules opérations du SCP ou du CAPF, elle a pour vocation de s’étendre. L’ensemble du champ culturel et des établissements culturels est concerné ! Ainsi, par exemple, en mars dernier, je suis intervenu au CAPF pour le stage de ‘ori <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, puis en juin j’ai effectué des prises de vues lors du Heiva des Ecoles et enfin en juillet, j’ai assisté à la soirée d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> des travaux des élèves diplômés du Centre des Métiers d’Arts.</p>
<p><strong>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/139__320x240_800_pochette_dvd_ecole-_mamu.jpg" alt="800_pochette_dvd_ecole-_mamu" title="800_pochette_dvd_ecole-_mamu" />
</a>
Quels sont les avantages mais également les contraintes de ce programme ?</strong><br />
C’est un travail très intéressant et enrichissant dans la mesure où j’apprends tous les jours sur notre culture. Mais cela nécessite un grand investissement personnel pour mener à bien cette mission. Il faut donc de la disponibilité avant tout, une grande ouverture d’esprit, et une certaine curiosité. Les contraintes deviennent mineures devant la richesse des savoir-faire et des personnages rencontrés !</p>
<p><strong>Comment ces films et photos sont-ils ensuite conservés ?</strong><br />
En attendant de disposer de l’ensemble de l’équipement requis (serveurs, machine de montage, etc.) pour pouvoir travailler dans de meilleures conditions, les rush (prises de vue sans montage) sont stockés sur des bandes DV. Quant aux masters (produits finis), une partie est stockée sur disque dur et l’autre sur DVD.</p>
<p><strong>Comment perçois-tu ta mission ?</strong><br />
J’aime beaucoup ce travail, et je trouve qu’il est important de pouvoir mettre en valeur notre magnifique patrimoine culturel. J’essaie, avec mes compétences personnelles et celles acquises auprès de personnes ressources de proposer une large gamme de produits dérivés attractifs (diaporamas photos, posters explicatifs, etc.) susceptibles de toucher un large public. J’apprécie l’idée que ces efforts personnels et conjoints contribuent à la mise en œuvre du programme de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel de mon Pays. Car pour reprendre Emile Henriot, je dirais que « La culture, c’est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié ».</p>
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		<title>Les dieux mangaréviens en transit à Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 20:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.
Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
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</a>
Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles.</em></p>
<p>Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> « Mangareva, Panthéon de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> ». Jusqu’au 10 mai 2009, le public peut venir y découvrir d’exceptionnelles oeuvres polynésiennes, jusqu’alors dispersées dans différentes institutions internationales et pour certaines inconnues du grand public. En juin, c’est ici à Tahiti, au Musée de Tahiti et des Îles, que l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> ouvrira ses portes.</p>
<p>En septembre 2000, le Musée Henri-Martin de Cahors a retrouvé une statuette d’une divinité mangarévienne dans les réserves de ses locaux, un ancien presbytère. C’est celle du Dieu Rongo, dédiée au pourvoi des récoltes. Cette statuette en bois, rapportée de Polynésie par un explorateur lotois, autour de 1812, est l&#8217;une des rares représentations de cette divinité à subsister de par le monde. Elle reposait là, depuis au moins 150 ans, sous une fausse identité. Jusqu’ici on connaissait l’existence de cinq exemplaires de ce dieu (dont on ne sait s’ils sont différentes représentations d’un même dieu ou différents dieux), détenus par cinq musées : le British Museum de Londres, le Metropolitan Museum of <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> de New York, le Pontificio Museo Missionario-Ethnologico de Rome, le Muséum d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">Histoire</a> Naturelle de La Rochelle et le Musée des Pères du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sacré">Sacré</a>-cœur de Braine-le-Comte, dont le Rongo est aujourd’hui conservé à Rome. Désormais le Musée de Cahors appartient au cercle privilégié de ceux qui détiennent un objet primordial du panthéon mangarévien. C’est ce qui a donné l’idée à Laurent Guillaut, Conservateur en chef du Musée, de faire connaître cette statuette autour d’une exposition consacrée à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> des îles Gambier. De là, le projet a fait son chemin et le Musée de Tahiti et des Îles, après avoir rencontré Laurent Guillaut venu en mission en Polynésie française en septembre 2005, s’est proposé d’organiser une exposition qui réunirait l’ensemble des oeuvres connues à ce jour, relatives au domaine du sacré et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/rituel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec rituel">rituel</a> des Gambier, conservées dans des institutions religieuses et muséales. Autant de figures de divinités et d’objets rituels méconnus, voire inconnus du grand public et même des Polynésiens.</p>
<p><strong>Une convention d’amitié</strong></p>
<p>C’est grâce au Musée du quai Branly que l’exposition a pu se réaliser. Stéphane Martin, Président de l’institution prestigieuse qui a ouvert ses portes en juin 2006 au pied de la tour Eiffel, a répondu positivement à la proposition de Jean-Marc Pambrun de reprendre le projet pour le porter à l’international. Dans le cadre d’une convention de collaboration muséographique et culturelle qui régit les rapports des deux musées depuis 2005, les demandes de prêt de ces œuvres rarissimes ont été faites conjointement par les deux établissements et le Musée du quai Branly a apporté son expertise pour mener à bien cette idée. Il s’est chargé de convaincre les grands musées de confier leurs œuvres, de coordonner les demandes de prêts et de donner à « Mangareva » le rayonnement que méritait le projet. L’exposition s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Musée du quai Branly de faire connaître et de promouvoir les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a> et des Amériques, qui constitue le cœur de sa mission. Du côté du Musée de Tahiti et des Îles, c’est l’occasion de pouvoir présenter à Paris une exposition itinérante à grand retentissement. Ce projet constitue par ailleurs une première mondiale car jamais aucune exposition ne s’est tenue sur cette île, ni sur l’archipel dont elle fait partie. Pour Jean-Marc Pambrun, elle a un double intérêt : d’abord, faire connaître ; ensuite, rendre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> : « L’exposition a pour objectif de permettre aux habitants de Mangareva de retrouver leurs dieux originels dont ils se séparèrent dès le début du XIX° siècle, plus précisément au moment de la conversion foudroyante de l’île, opérée par les pères Honoré Laval et François Carret dès 1834 ».</p>
<p><strong>Lever le voile du silence</strong></p>
<p>« Organiser le retour de ces divinités c’est un peu rendre justice à l’archipel des Gambier en permettant aux statues de venir se ressourcer et aux populations polynésiennes de les voir, explique Jean-Marc Pambrun. C’est bien que les objets que l’on pense encore investis d’un certain mana puissent retrouver leur terre d’origine, leur terre ancestrale. Ça peut aussi permettre, en sens inverse, un ressourcement de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> pour beaucoup d’artistes polynésiens et une redynamisation, une réappropriation de notre culture par les populations en place. C’est une exposition qui laissera des traces dans la réflexion, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>, l’action culturelle, c’est évident. Quand l’exposition commencera ici, à Tahiti, on aimerait faire un état de la situation culturelle, sociale et économique de Mangareva aujourd’hui, poursuit-il. L’archipel des Gambier n’ayant jamais fait l’objet d’une exposition, nous voulons essayer d’en parler de manière à permettre à sa population d’avoir un rayonnement plus important pour développer un certain nombre d’activités. Resté sous le manteau du silence depuis de nombreuses années pour différentes raisons (notamment l’évangélisation qu’il a été pendant longtemps difficile d’évoquer, et plus récemment les essais nucléaires), nous aimerions que cette exposition puisse éclairer des pans de l’histoire d’un peuple trop longtemps maintenu dans l’ombre. Il a toujours été difficile de parler de ce qui s’est passé sans porter préjudice à la population ou polémiquer autour de l’attitude des pouvoirs en place en France et en Polynésie. Cette exposition exceptionnelle sera dédiée au peuple des Gambier ».</p>
<p><strong>Une histoire, un contexte </strong></p>
<p><em>Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles, revient sur le contexte de départ des œuvres de Mangareva</em></p>
<p>En 1825, le capitaine F. W. Beechey et son équipage sont les premiers Européens à fouler le sol de Mangareva. Presque dix ans plus tard, les missionnaires arrivent. Le père Honoré Laval est sans aucun doute celui qui aura le plus marqué l’archipel des Gambier. Il débarque sur l’île de Akamaru le 7 août 1834. En l’espace de moins de deux ans, il parvient, avec d’autres missionnaires, à évangéliser les Mangaréviens après avoir éradiqué une culture millénaire. Prêtres bâtisseurs, prêtres civilisateurs, prêtres salvateurs, Laval et les siens mirent en place – avec la collaboration des chefs mangaréviens – un système dans lequel le domaine du social et du religieux ne faisaient qu’un. En cela, ils ne rompirent pas avec le système traditionnel polynésien.</p>
<p>Laval, à l’instar des autres missionnaires dans le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> (Tahiti, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, Rarotonga, Fidji…), instaura un code de lois qui jetait les bases d’un gouvernement théocratique, c’est-à-dire un système despotique. Il faut admettre que leur œuvre civilisatrice, aussi critiquable soit elle, a contribué à sauvegarder les Mangaréviens des maux apportés par l’Occident (épidémies, débauches, armes à feux, alcool…) et que très probablement, sans la présence des missionnaires, le peuple mangarévien aurait disparu.<br />
Les statues rassemblées pour cette exposition sont les seules à avoir échappé aux bûchers aux « idoles » organisés à partir de 1834-1835 par les missionnaires. Ce sont les pères de l’ordre de Picpus eux-mêmes qui les ont épargnées de la frénétique destruction qu’ils avaient pourtant commanditée.</p>
<p>Voulant témoigner de la réussite de l’évangélisation, ils ont expédié à l’attention du roi des Français et du Pape une malle accompagnée d’une liste précise rédigée par le Père Caret, contenant un ensemble de statues des divinités les plus importantes, telles que Tu, Rongo, Rao… Quelques années plus tard, d’autres statues conservées par les derniers adeptes du « paganisme » seront remises à des navigateurs et étrangers de passage, notamment un certain « Capitaine Henri », le consul des Etats-Unis A. de Moerenhout et le commandant Dumont D’Urville. Ce dernier ramena deux statues dont l’une est aujourd’hui au Musée de la Rochelle. À la fin du XIXe siècle, deux grandes statues composées de bras dressés vers le ciel ont été collectées par un docteur français et une mission russe. L’ensemble de ces statues est aujourd’hui conservé dans des institutions religieuses et muséales.<br />
<strong>Les objets phares de l’exposition</strong><br />
Au milieu de différents objets religieux et rituels associés, ce sont douze œuvres  qui constitueront les pièces maîtresses de cette exposition.</p>
<ul>
<li> 1 Rao et 1 patoko (support à offrandes) du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 1 Tu et 1 Rongo du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
<li> 1 Rongo du British Museum de Londres (présenté uniquement à Paris)</li>
<li> 1 Rongo du Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle</li>
<li> 1 Rongo du Metropolitan Museum of Art de New York</li>
<li> 1 Rongo du Musée Henri-Martin de Cahors</li>
<li> 1 figure de divinité de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Rome</li>
<li> 1 tambour du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 2 figures eketea (qui seraient des représentations d’un autre dieu appelé Tupo) de la Congrégation des Sacrés Cœurs et du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
</ul>
<p><strong>Une exposition itinérante</strong></p>
<p>L’exposition se tiendra d’abord au Musée du quai Branly, du 3 février au 10 mai 2009, puis au Musée de Tahiti et des Iles, du 24 juin au 24 septembre 2009. Une partie de cette exposition sera présentée enfin au Musée Henri-Martin de Cahors au plus tard au cours du printemps 2010.<br />
Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr<br />
Musée de Tahiti et des Îles : 54 84 35<br />
<strong>Combien ça coûte ?</strong></p>
<p>- La demande de subvention initiale du Musée de Tahiti et des Îles au gouvernement de la Polynésie Française a été de 19 millions de francs. Ce montant couvrira notamment les frais de transport et d’assurance, mais il n’en restera qu’une infime part pour organiser l’exposition. De son côté, le Musée du quai Branly a investi environ 200 000 euros (presque 24 millions de francs) dans cette exposition (le montant lié aux frais de transport et d’assurance est de 115 000 euros TTC, soit environ 14 millions de francs).<br />
- Les frais « de clou à clou » (transport, assurance, convoyage, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> éventuelle des objets) ont été pris en charge à 50/50 par le Musée du quai Branly et le Musée de Tahiti et des Îles.</p>
<p><strong>À chacun son expo</strong></p>
<p>Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, le Musée du quai Branly insistera sur la dimension historique qu’évoquent ces œuvres, sur le contexte d’évangélisation de la population de l’archipel des Gambier à l’époque des missionnaires européens avec la disparition du culte ancien.</p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles souhaite, lui, aborder deux grandes périodes de l’histoire du peuple des Gambier depuis ses origines jusqu’à nos jours. Celle des temps anciens avec pour thématique l’archéologie de Mangareva et des îles Gambier, l’origine et l’histoire du peuplement, les mythes et les traditions orales et l’anthropologie sociale et religieuse de la période pré-européenne ; et celle des temps nouveaux, marquée par les premiers contacts avec les Européens, l’histoire de la christianisation et ses traces matérielles, les essais nucléaires et l’économie actuelle des Gambier. Autour des pièces majeures, plusieurs panneaux illustrés d’une iconographie appropriée accompagnée de textes feront le point des connaissances relatives à l’histoire et à la culture du peuple des Gambier. Ce parcours périphérique sera aussi l’occasion de préparer un ouvrage destiné au grand public consacré à Mangareva.</p>
<p>Cahors, comme patrie du père Laval et d’un certain nombre des ecclésiastiques venus à Mangareva… Le Musée Henri-Martin se focalisera sur cet aspect de l’Histoire. Disposant de peu de moyens, le musée ne fera pas venir l’intégralité des œuvres que présenteront les musées du quai Branly et de Tahiti et des Îles.</p>
<p><em>Photos : Quai Branly, Musée Henri-Martin</em></p>
<p><em>
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								<img title="Sculpture anthropomorphe du dieu Rao" alt="Sculpture anthropomorphe du dieu Rao" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/expo-mangareva/thumbs/thumbs_800raoquaibranly2.jpg" width="100" height="75" />
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<br />
</em></p>
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		<title>10 Questions à Jean Kape président de l’Académie pa’umotu – Karuru Vanaga</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 22:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quel plus beau cadeau de Noël ? En décembre dernier, un arrêté du Président de la Polynésie Française officialisait la création de l&#8217;Académie pa&#8217;umotu &#8211; Karuru Vanaga. Un projet mis sur les rails en février 2000 par l&#8217;association culturelle Te Reo o te Tuamotu et son président, Jean Kape. Karuru c&#8217;est la « case », [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quel plus beau cadeau de Noël ? En décembre dernier, un arrêté du Président de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française officialisait la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/academie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec académie">Académie</a> pa&#8217;umotu &#8211; Karuru Vanaga. Un projet mis sur les rails en février 2000 par l&#8217;association culturelle Te Reo o te <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a> et son président, Jean Kape. Karuru c&#8217;est la « case », la « maison » ; Vanaga c&#8217;est la « connaissance », la « parole ». Sauvegarder la langue pa&#8217;umotu, la préserver et la vulgariser, voilà l&#8217;objectif de cette nouvelle institution.</p>
<p><strong>1 &#8211; Quel va être le travail de l&#8217;Académie pa&#8217;umotu?</strong><br />
Comme toutes les langues polynésiennes, le pa&#8217;umotu est en danger. Nous nous organisons pour essayer de retarder le processus de perdition. Nous devons figer la langue par écrit. Il faut pour cela la codifier. C&#8217;est quelque chose qui n&#8217;a jamais été fait jusqu&#8217;à présent. Ça fait partie du travail prioritaire de l&#8217;Académie. Il y a urgence.</p>
<p><strong>2 &#8211; Codifier la langue, concrètement, c&#8217;est écrire des règles d&#8217;orthographe, de grammaire, recenser le vocabulaire&#8230;?</strong><br />
Oui, il faut d&#8217;abord faire un dictionnaire et ensuite rédiger des manuels de grammaire qui permettront de parler la langue. Il faudra également envisager des méthodes d&#8217;apprentissage pour la rendre accessible au plus grand nombre.</p>
<p><strong>3 &#8211; Pourquoi prévoyez-vous 14 membres ?</strong><br />
Pour représenter l&#8217;ensemble de l&#8217;archipel. Nous avons sept aires linguistiques dans les Tuamotu (cf. carte ci-contre) ; sept secteurs dans lesquels on parle une langue, un dialecte spécifique. Nous avons donc envisagé deux représentants par aire afin d&#8217;être le plus exhaustif au moment du recensement des termes pour la réalisation du dictionnaire.</p>
<p><strong>4 &#8211; Vers quelles personnes vous tournez-vous prioritairement ?</strong><br />
Il faut essayer d&#8217;intégrer toute la communauté dans cette affaire. Ce n&#8217;est pas uniquement l&#8217;affaire des 14 académiciens. Ils ont pour mission de mobiliser leur communauté, leur aire linguistique. Il faut au préalable identifier des personnes référentes pour aller recueillir des connaissances et des critiques. Car tout travail doit être soumis à critiques et en matière de langue, c&#8217;est toute la population qui sanctionne : il faut s&#8217;assurer que les termes que l&#8217;on propose reçoivent l&#8217;approbation de la communauté.</p>
<p><strong>5 &#8211; Par qui les 14 membres vont-ils être désignés ?</strong><br />
Le premier travail consiste justement à former un comité de sélection pour désigner ces membres. Nous avons déjà proposé des personnalités susceptibles de faire partie de ce comité (cf. encart). Le directeur de l&#8217;Académie sera quant à lui proposé par les 14 académiciens.</p>
<p><strong>6 &#8211; Qui peut être académicien ?</strong><br />
Nous avons opté pour un principe démocratique : n&#8217;importe qui de notre communauté peut proposer sa candidature. Pour l&#8217;Académie marquisienne, chaque île s&#8217;était réunie pour proposer ses représentants. Compte tenu de la configuration de l&#8217;archipel des Tuamotu qui est très vaste et mal desservi, cela constituerait un handicap énorme si l&#8217;on suivait le même schéma. Les gens qui souhaitent faire partie de l&#8217;académie peuvent postuler en démontrant leur intérêt pour la langue pa&#8217;umotu et leur implication dans la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>.</p>
<p><strong>7 &#8211; C&#8217;est un des critères incontournables ?</strong><br />
La maîtrise de la langue et la connaissance de la culture sont indispensables sans quoi la langue risquerait de ne pas exprimer la culture et ce serait dommageable. On aimerait aussi des gens qui ont déjà montré leurs compétences dans la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sauvegarde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sauvegarde">sauvegarde</a> et la promotion du pa&#8217;umotu, comme des enseignants par exemple. Nous avons un bon nombre de compatriotes qui sont passés par l&#8217;INALCO* et qui ont enseigné le tahitien et le pa&#8217;umotu à l&#8217;Ecole Normale et à l&#8217;université. Ce sont des personnes toutes désignées car il faut aussi maîtriser au moins le français, et au mieux l&#8217;anglais en plus car nous aurons des recherches de filiation à faire sur l&#8217;origine d&#8217;autres langues de la région qui sont inspirées pour la plupart de civilisations anglophones.</p>
<p><strong>8 &#8211; À propos de régions, vous allez réunir les sept aires linguistiques des Tuamotu dans le dictionnaire ?</strong><br />
Nous ne sommes plus en réalité dans cette logique. Les sept aires linguistiques étaient le schéma ancien qui régissait notre archipel en matière de langue quand nos ancêtres se distinguaient de cette façon. Aujourd&#8217;hui, plus personne ne parle entièrement l&#8217;un de ces dialectes. Nous les désignons par le terme générique de pa&#8217;umotu, car il est difficile de déterminer à quelle aire appartient originellement telle ou telle expression. Nous voulons maintenant privilégier cette notion plus générale. Notre démarche s&#8217;axe plus en ce sens, vers toutes ces langues rassemblées, à l&#8217;image du français qui puisait dans ses langues régionales et même à l&#8217;extérieur.</p>
<p><strong>9 &#8211; Les exemples des académies tahitienne et marquisienne sont-ils encourageants ? Ces langues sont-elles moins menacées depuis leurs créations respectives?</strong><br />
Moins menacées certainement. Il faut d&#8217;ailleurs rendre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> à leurs travaux qui sont à conjuguer avec ce que fait le système éducatif. Il y a une dynamique qui s&#8217;est opérée depuis quelques années. C&#8217;est pour cela que nous revendiquions une Académie pa&#8217;umotu, pour pouvoir travailler dans la même mouvance et avec les mêmes moyens.</p>
<p><strong>10 &#8211; Vous allez proposer votre candidature ?</strong><br />
Oui, et j&#8217;essaierai de montrer les actions que j&#8217;ai déjà menées pour sauvegarder la langue. Nous travaillons par exemple sur un projet de traduction de la Bible avec l&#8217;association Te Reo o te Tuamotu. Une vingtaine de personnes ont apporté leur contribution à ce travail pour pouvoir permettre à la communauté des Tuamotu de prier en pa&#8217;umotu. Toutes nos démarches vont dans ce sens de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a> d&#8217;une émanation collective.</p>
<p>* Institut National des Langues et Civilisations Orientales</p>

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<p><strong>Le comité de sélection des académiciens</strong><br />
Il a pour mission de recevoir les dossiers de candidature et d&#8217;en faire la sélection. Personnalités, notables reconnus pour leurs compétences linguistiques et culturelles, ce sont au total huit personnes qui sont invitées à s&#8217;y joindre : Myron MATAOA, Mehao HURI, Raymond PIETRI, Johanna NOUVEAU, Louise PELTZER, Marc TEVANE, Monseigneur Hubert COPPENRATH et Edgar TETAHIOTUPA.<br />
Le comité devrait être constitué dans les prochaines semaines.</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;archivage audiovisuel : assurer la pérennité du patrimoine culturel polyn&#233;sien</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 20:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La durée de vie des supports audiovisuels et des machines associées à leur lecture n’est pas infinie. C’est ce qui pousse les archivistes, garants de la mémoire patrimoniale, à trouver de nouvelles façons de stocker les documents pour en assurer leur conservation. 
Depuis deux ans, l’Institut de la Communication Audiovisuelle (ICA) a commencé la numérisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La durée de vie des supports audiovisuels et des machines associées à leur lecture n’est pas infinie. C’est ce qui pousse les archivistes, garants de la mémoire patrimoniale, à trouver de nouvelles façons de stocker les documents pour en assurer leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec conservation">conservation</a>. </strong></p>
<p><strong>Depuis deux ans, l’Institut de la Communication Audiovisuelle (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a>) a commencé la numérisation de tous les supports audiovisuels que compte l’Etablissement. Un archivage en deux étapes : d’abord le stockage sur des serveurs informatiques, ensuite, le référencement et la documentation de tous les fichiers numérisés. Eric Bourgeois, Directeur de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a>, nous en dit plus sur ce travail essentiel pour l’avenir et la préservation de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> <a href="http://www.hiroa.pf/tag/audiovisuel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec audiovisuel">audiovisuel</a>. </strong></p>
<p><strong>En quoi consiste la numérisation des documents audiovisuels</strong> <strong>? </strong></p>
<p>Il s’agit de transformer un support physique en un fichier informatique. C’est l’équivalent du passage du vinyle au fichier mp3. Dans l’archivage audiovisuel, la « dématérialisation » et la numérisation ne font qu’un. En effet, dans notre processus de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sauvegarde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sauvegarde">sauvegarde</a>, la cassette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/video/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec vidéo">vidéo</a> est numérisée directement sur disque dur et conservée dans des serveurs informatiques.</p>
<p><strong>Pour quelles raisons choisissez-vous de numériser les documents pour les archiver ? </strong></p>
<p>La première est économique. La numérisation sur des disques durs coûte moins cher que le stockage sur des bandes vidéo. C’est surtout vrai depuis que les prix de vente des disques durs ont considérablement diminué, il y a deux ou trois ans. C’est d’autant plus déterminant que l’archivage sur supports DVD n’est pas non plus envisageable, car même s’il coûte moins cher que celui sur bandes vidéo, il n’est pas assez fiable dans le temps. La gravure des données est trop aléatoire.</p>
<p>La deuxième raison est purement pratique. Il est beaucoup plus facile de manipuler des documents numérisés. C’est moins contraignant, plus rapide, et plus adapté à l’évolution technologique des supports : la chaîne vidéo est pratiquement entièrement dématérialisée. Demain, toutes les caméras « professionnelles » enregistreront directement sur des mémoires type « flash » (comme c’est déjà le cas pour de petits caméscopes). Les systèmes de montage qui existent aujourd’hui sont eux aussi exclusivement sur ordinateur. Pour pouvoir monter une vidéo, il faut donc qu’elle soit dématérialisée.</p>
<p><strong>Il n’y a, en somme, que des avantages à numériser pour archiver ?</strong></p>
<p>Oui… L’autre avantage de la numérisation est que l’on peut transporter géographiquement les documents de manière beaucoup plus simple et donc restituer et partager notre patrimoine avec le plus grand nombre. On n’aurait pas pu envisager la valorisation <a href="http://www.hiroa.pf/tag/internet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec internet">Internet</a> de nos archives si on ne les avait pas numérisées. La numérisation est déployée sur nos deux missions principales que sont la conservation et la valorisation du patrimoine polynésien. A l’ICA, quatre personnes travaillent sur ce plan de sauvegarde numérique. On aura bientôt fini de numériser les masters. Il nous restera tous les rushs et autres programmes. On ne fait pas de <em>sprint</em>, mais plus une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/course/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec course">course</a> de fond : on ne doit jamais s’arrêter car en plus de ce travail de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> du passé nous devons conserver le présent.</p>
<p><strong>Vous préparez aussi l’avenir avec l’arrivée du haut débit numérique ?</strong></p>
<p>Tout à fait. Très bientôt les gens vont pouvoir avoir accès de manière fluide aux informations qui sont sur le site Internet de l’ICA (www.ica.pf). Pour retrouver les documents numérisés, il faut donc les documenter et les classer dans une base de données. C’est la deuxième partie de notre travail. Aujourd’hui, on compte plus de 12 000 fichiers déjà numérisés. Autant de documents qui sont les témoins du patrimoine culturel polynésien et qu’il est d’ores et déjà possible de partager.</p>
<p>* ICA : Institut de la Communication Audiovisuelle</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>La numérisation du fonds audiovisuel de l’ICA, c’est : </strong></p>
<p>- 1 138 fichiers vidéos consultables sur le site de l’ICA &#8211; <a href="http://www.ica.pf/">www.ica.pf</a> ;</p>
<p>- Plus de 12 000 fichiers numérisés stockés sur un serveur ;</p>
<p>- Pour se prémunir de tout éventuel accident (incendie, inondation…), une copie intégrale du serveur de l’ICA sera bientôt délocalisée et mise à l’abri dans un autre établissement.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Numériser : pourquoi ? </strong></p>
<p>- Assurer la conservation pérenne de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne ;</p>
<p>- Partager et restituer plus rapidement les informations ;</p>
<p>- Valoriser plus facilement le patrimoine.</p>
<p><strong>PRATIQUE</strong></p>
<p>Le public peut avoir accès aux archives stockées qui ne sont pas en ligne simplement en se rendant dans les locaux de l’ICA (à la Mission, immeuble TNTV). C’est gratuit et il suffit de prendre rendez-vous au 50 67 50, du lundi au vendredi, de 7h00 à 17h00.</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/01/larchivage-audiovisuel-assurer-la-perennite-du-patrimoine-culturel-polynsien/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 20:24:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous l&#8217; attendiez depuis longtemps, vous l&#8217; apprécierez sûrement : le site internet de votre magazine préféré est en ligne : www.hiroa.pf ! Même si la version web ne remplace pas le plaisir de feuilleter confortablement votre Hiro’a à la maison ou ailleurs, il constitue un outil incontournable et tellement pratique.
Le site a été entièrement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous l&#8217; attendiez depuis longtemps, vous l&#8217; apprécierez sûrement : le site <a href="http://www.hiroa.pf/tag/internet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec internet">internet</a> de votre magazine préféré est en ligne : <a href="http://www.hiroa.pf/">www.hiroa.pf</a> ! Même si la version <a href="http://www.hiroa.pf/tag/web/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec web">web</a> ne remplace pas le plaisir de feuilleter confortablement votre Hiro’a à la maison ou ailleurs, il constitue un outil incontournable et tellement pratique.</p>
<p>Le site a été entièrement crée et réalisé par l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a>*, mais sa mise en place résulte « d’une idée et d’une volonté commune à tous les établissements culturels partenaires du magazine », affirme Eric Bourgeois, directeur de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a>. « La construction et la gestion de <a href="http://www.hiroa.pf/">www.hiroa.pf</a> est le rôle attribué à l&#8217;ICA au sein de la famille Hiro&#8217;a. Nous cherchions depuis longtemps une place active dans le projet du journal », poursuit-il. « L&#8217; évolution des outils Internet nous permet aujourd&#8217;hui de participer à la diffusion de Hiro’a sous une forme électronique. Le site est le prolongement naturel de la version papier. Il permet une réactivité immédiate et une interactivité avec le lecteur, grâce aux commentaires que chacun peut laisser sur les articles. Il vient également enrichir l&#8217; offre Internet du secteur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>. » Cette innovation permet en outre de toucher un plus large public, notamment ceux qui ne reçoivent pas le magazine (dans les îles, à l’extérieur).</p>
<p>Si vous avez manqué un numéro de Hiro’a, si vous voulez conseiller un article à un ami, rien de plus simple. Sur www.hiroa.pf, on peut consulter les derniers articles parus, classés par rubrique (culture bouge, culture en péril, dossier, etc.).</p>
<p>Pour conclure, disons que <a href="http://www.hiroa.pf/">www.hiroa.pf</a> est un formidable outil de communication et de partage de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture-polynesienne/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture polynésienne">culture polynésienne</a> ! A consommer sans modération.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong><em>* L’Institut de la Communication Audiovisuelle</em></strong></p>
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		<title>Sauvons la cathédrale de Rikitea !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 16:45:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Joany Hapaitahaa, historienne au service de la culture et du patrimoine Pierre-antoine Gatier, inspecteur général et architecte en chef des monuments historiques auprès du ministère de la culture et de la communication, en métropole.
La cathédrale Saint-Michel de Rikitea, localisée sur l’île de Mangareva dans l’archipel des Gambier, a été classée monument historique et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontre avec Joany Hapaitahaa, historienne au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">service</a> de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> Pierre-antoine Gatier, inspecteur général et architecte en chef des monuments historiques auprès du ministère de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et de la communication, en métropole.</p>
<p>La <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cathedrale/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cathédrale">cathédrale</a> Saint-Michel de Rikitea, localisée sur l’île de Mangareva dans l’archipel des Gambier, a été classée <a href="http://www.hiroa.pf/tag/monument/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec monument">monument</a> historique et culturel de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française le 30 juillet 2002. Depuis la première rénovation de sa toiture au début des années 1970, la cathédrale a subi de nombreux dommages. Il y a bientôt 4 ans, elle a été fermée au public pour travaux. Depuis, beaucoup d’encre a coulé. Rénover ? Comment ? À quel prix ? Par qui ? Autant de questions qui restaient jusqu’alors sans réponse.</p>
<p>Fin octobre 2008, Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques a été mandaté par l’Etat français pour venir évaluer l’importance des rénovations nécessaires à la survie de la cathédrale mangarévienne. Aujourd’hui, le cahier des charges est à peu près défini et l’échéancier établi. Le chantier devrait durer deux ans et débuterait au cours du premier semestre 2009. L’architecte n’a pas manqué de saluer, lors d’une conférence de presse à ce sujet le 30 octobre dernier, « la valeur exceptionnelle de l’édifice ». « Ce qui justifie encore plus ces travaux de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> et nous impose l’esprit d’un projet très respectueux des structures d’origine, dans une démarche très archéologique pour restaurer, sauvegarder cette cathédrale, son architecture, et ses détails de mise en œuvre ».</p>
<p>Identifier la mémoire pour transmettre les savoirs</p>
<p>Précieux témoignage d’une période intense de construction et d’effervescence religieuse aux Gambier, la cathédrale de Rikitea est une synthèse très rare entre des mises en œuvre telles que l’on peut les trouver en métropole et des savoir-faire qui n’existent qu’ici. « Sa structure présente des qualités de stabilité absolument remarquables, poursuit Pierre-Antoine Gatier. Il nous apparaît que ce chantier doit être l’occasion de développer une politique de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/transmission/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec transmission">transmission</a> de ces savoirs. Tous ces gestes techniques que recèle cette cathédrale doivent être revivifiés, réappris, transmis lorsqu’ils sont encore parfaitement sus. L’idée est qu’autour du chantier, il y ait un travail de formation d’artisans et de jeunes ». Le projet du Ministère de la Culture est d’identifier les personnes qui ont la mémoire de ces pratiques. La charpente en arbre à pain (maiore) démontre un travail très sophistiqué. Les enduits à la chaux corallienne et les voûtes en structure de roseaux sont des vestiges rares ; l’exigence est de les restaurer au plus proche de leur état d’origine et de faire revivre les savoir-faire nécessaires à leurs réalisations. Pour chacun des corps de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/metier/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec métier">métier</a> sollicité, les équipes seront constituées de quatre à dix personnes, l’idée étant de pouvoir faire profiter des connaissances de chacun des ouvriers à un maximum de personnes.</p>
<p>Un projet nourri de solidarité et d’engagement populaire</p>
<p>« La chance du redémarrage du projet, explique Pierre-Antoine Gatier, est que cela nous oblige à nous poser les grandes questions de choix des matériaux. Il faut privilégier ceux qui assureront la durabilité de la restauration ». L’enveloppe envisagée pour les travaux est de l’ordre de 600 millions de Fcfp, selon le ministère de l’Equipement. Compte tenu de la dimension de l’édifice et de la sophistication de sa structure, il faut imaginer un chantier d’environ 2 ans. « Ce qui est tout à fait enthousiasmant dans ce montage, révèle Pierre-Antoine Gatier, c’est que le financement se partagera entre les mécènes, les institutions publiques et des particuliers » – au travers, notamment, de l’association « Sauvons la cathédrale de Rikitea ». Le Ministre de la Culture, Joseph Kaiha, a souligné que le gouvernement s’engageait à soutenir ce projet appartenant à notre patrimoine religieux et culturel « et dont la population attend la restauration avec beaucoup d’impatience ». Cette entreprise montre aujourd’hui un Pays et un Etat partenaires, soucieux de l&#8217;intérêt et de l&#8217;avenir de la population des Gambier. Une population empressée de retourner dans ce lieu de culte, depuis trop longtemps fermé, pouvant d’accueillir plus d’un millier de fidèles.</p>
<p><strong><br />
Des travaux…<br />
De quel genre ?</strong></p>
<ul>
<li> démonter les couvertures pour rétablir la toiture d’origine (en pandanus ou en tuiles mécaniques de Marseille)</li>
<li> refaire la charpente en arbre à pain, attaquée par les termites*</li>
<li> restaurer la voûte en roseaux et les façades (reprise des enduits à la chaux corallienne)</li>
<li> consolider les maçonneries de moellons en pierre de corail</li>
</ul>
<p><strong>Combien ? à quel prix ?</strong></p>
<ul>
<li> budget : 600 millions de Fcfp</li>
<li> durée des travaux : 2 ans</li>
<li> une équipe de plus de 30 personnes mobilisées pendant la durée du chantier</li>
</ul>
<p><strong><br />
Une œuvre unique de 169 ans</strong></p>
<p>Lorsqu’en 1834, les Frères des Sacrés Cœurs de Picpus arrivent à Mangareva, la première mission catholique de Polynésie voit le jour. Honoré Laval, le supérieur de la mission, multiplie la construction d’édifices religieux dans l’archipel des Gambier entre 1836 et 1871. Le plus grand et le plus ancien monument de la Polynésie, l’imposante cathédrale Saint-Michel de Rikitea, est édifié à partir de 1839 sur un ancien <a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a>, en plein cœur du village. Longue de 48 mètres, large de 18, elle présente comme particularité de posséder deux clochers, qui avoisinent les 21 mètres de hauteur. Si elle a su conserver une authenticité exceptionnelle grâce à l’entretien quotidien dont elle a bénéficié pendant toutes ces années, il n’en reste pas moins vrai que des travaux de restauration sont aujourd’hui nécessaires pour que survive cet héritage unique.</p>
<p>* Les ministères de l’Equipement et de la Culture ont d’ailleurs décidé d’engager à très court terme un traitement anti-termites de cette charpente.</p>
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		<title>Humains en péril &#8230;</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2008/11/humains-en-peril/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Nov 2008 19:46:11 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La disparition de Papa Matarau laissera un grand vide à sa famille et à son entourage, mais également dans le monde de la culture polynésienne. De part l’étendue des ses connaissances, cet homme pouvait en effet être considéré comme un de nos « Trésors humains vivants ».
Vous avez dit « Trésors humains vivants » ?
Cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La disparition de Papa Matarau laissera un grand vide à sa famille et à son entourage, mais également dans le monde de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture-polynesienne/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture polynésienne">culture polynésienne</a>. De part l’étendue des ses connaissances, cet homme pouvait en effet être considéré comme un de nos « Trésors humains vivants ».</p>
<p><strong>Vous avez dit « Trésors humains vivants » ?</strong></p>
<p>Cette appellation est à comprendre au sens du programme initié par l’UNESCO en 2003 : « Les Trésors humains vivants sont des personnes qui possèdent à un haut niveau les connaissances et les savoir-faire nécessaires pour interpréter ou recréer des éléments spécifiques du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> culturel immatériel* ». Papa Matarau est décrit dans un communiqué de la Présidence de l’Assemblée comme « une grande figure de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> <em>ma&#8217;ohi,</em> capable de réciter les anciens chants en donnant les noms des premières pirogues arrivées sur ces terres, des connaissances que les habitants croyaient perdues à jamais et qu&#8217;ils entendaient pour la première fois. Il avait une connaissance étendue des anciennes pratiques concernant la pêche, l&#8217;agriculture, les étoiles (&#8230;) Cet homme sage et discret n&#8217;hésitait pas à intervenir dans la vie publique et à interpeller les dirigeants lorsqu&#8217;il le fallait pour la défense de notre culture et de nos valeurs ». Avec le départ de personnalités comme Papa Matarau, c’est une petite partie de notre patrimoine qui s’efface…</p>
<p><strong>Sauvegarder </strong><strong>le patrimoine culturel immatériel</strong><strong></strong></p>
<p>Une des plus grandes menaces qui pèse sur le patrimoine culturel immatériel polynésien est la diminution du nombre de ceux qui exercent toutes sortes de pratiques traditionnelles (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/artisanat/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artisanat">artisanat</a>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musique">musique</a>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a>, agriculture, pêche, etc.), ainsi que des personnes qui ont la possibilité d&#8217;apprendre auprès d&#8217;eux.</p>
<p>Au risque de voir disparaître tous les Trésors humains vivants, d’ici et d’ailleurs, l’UNESCO préconise « leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sauvegarde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sauvegarde">sauvegarde</a> », en encourageant « les détenteurs de ce patrimoine à continuer de transmettre leurs connaissances et savoir-faire aux générations qui les suivent ». Et pour assurer la viabilité de ce patrimoine, une seule solution : la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/transmission/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec transmission">transmission</a>. L’UNESCO travaille donc à la mise en place d’un système national de Trésors humains vivants afin de créer une commission d’experts chargée de sélectionner des candidats et de veiller à l’application du système (voir encadré). En <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>, ce programme constitue l’un des objectifs prioritaires du plan d’action pour la protection du patrimoine culturel polynésien, initié par le Ministère en charge de la Culture en janvier 2006 et porté depuis par le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">Service</a> de la Culture et du Patrimoine. Sa mise en œuvre s’inscrit en particulier dans le cadre du plan de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel polynésien, en cours de définition. Hiro’a reviendra sur ce sujet passionnant et sensible dans un dossier à venir…</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Le programme des Trésors humains vivants de l’UNESCO</strong></p>
<p><strong>Ses objectifs :</strong></p>
<ul>
<li>identifier les Trésors humains vivants</li>
<li>accorder une reconnaissance officielle à des détenteurs de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a> et des praticiens talentueux</li>
<li>assurer la transmission de leurs connaissances et savoir-faire aux jeunes générations</li>
</ul>
<p>- <a href="http://www.unesco.org/">www.unesco.org</a></p>
<p><strong><em>* Voir à ce sujet Hiro’a n°3, novembre 2007. </em></strong></p>
<p><strong><em>Patrimoine immatériel : « tout ce qui peut se transmettre d’une génération à une autre sous n’importe quelle forme : orale, écrite, filmée, enregistrée, bâtie et qui concerne la langue, les modes d’expression, les savoirs, les savoir-faire d’une communauté ». </em></strong></p>
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		<title>L’art de penser et l’art de transmettre …</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Nov 2008 19:52:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Simone Grand, Docteur en biologie, anthropologue, présidente de la Société des Etudes Océanienne 
Pourquoi la scientifique que tu es a-t-elle décidé de se consacrer à l’anthropologie ?
En fait, c’est l’inverse. Je crois qu’au départ j’étais une littéraire. Mais très jeune, j’ai décidé de faire des mathématiques pour me discipliner l’esprit, parce que je ne savais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Simone Grand, Docteur en biologie, anthropologue, présidente de la Société des Etudes Océanienne </strong></p>
<p><strong>Pourquoi la scientifique que tu es a-t-elle décidé de se consacrer à l’anthropologie ?</strong></p>
<p>En fait, c’est l’inverse. Je crois qu’au départ j’étais une littéraire. Mais très jeune, j’ai décidé de faire des mathématiques pour me discipliner l’esprit, parce que je ne savais pas où la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/litterature/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec littérature">littérature</a> m’emmènerait, alors j’ai choisi les sciences. Quand j’ai eu cinquante ans et que je me suis retrouvée au placard, parce que le n’importe quoi prévalait dans l’administration, j’ai décidé d’aérer ce placard. J’ai voulu travailler sur l’influence des mythes dans le discours politique. Puis on m’a demandé de faire une étude sur les soins traditionnels, et c’est comme cela que j’ai abordé l’anthropologie.</p>
<p><strong>Après l’avoir étudié, crois-tu toujours en l’Homme ?</strong></p>
<p>Tout à fait, à condition qu’on lui rappelle qu’il est un humain. Fabriquer un humain est l’objectif de toutes les cultures. Selon une définition empruntée à Tobbie Nathan, « la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> est ce que les sociétés ont inventé pour accueillir leurs enfants en ce monde et en faire des humains ». A partir de là, si l’on y travaille tous avec volonté, tout en essayant de déjouer les pièges de notre propre part d’ombre, être un humain respectable, ça vaut comme programme de vie.</p>
<p><strong>Puisque nous parlons culture, que penses-tu de cette phrase de Malraux : « La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert » ?</strong></p>
<p>Je suis d’accord. La culture se conquiert, elle se recueille, on en prend soin et on la transmet. Ceux à qui elle n’a pas été transmise doivent aller la chercher. Par exemple en ce qui concerne la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture-polynesienne/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture polynésienne">culture polynésienne</a>, certaines choses m’ont été transmises par ma mère de façon explicite. D’autres l’ont été de manière implicite. Dans le second cas de figure, il faut trouver les mots pour dire ce qui n’a pas été dit et qui pourtant a été transmis. Cela fait partie de ces recherches que je communique à mes étudiants. Quelquefois ils me disent : « Simone, tu ne nous apprends rien sinon les mots pour dire ce que l’on n’ose jamais dire. »</p>
<p><strong>Vers quel domaine ta réflexion s’oriente t-elle en ce moment ?</strong></p>
<p>Je voudrais que la pensée devienne libre et sans entraves. Or, la pensée a été entravée, brimée, manipulée, contrainte, pervertie, pour différents objectifs politiques et religieux. Ma réflexion s’oriente autour de cette problématique : comment libérer sa pensée et la reconquérir ?</p>
<p><strong>Si demain on te donnait des crédits pour développer une action, laquelle te tiendrait le plus à cœur ?</strong></p>
<p>Libérer l’espace qui a été aliéné. Je m’explique : l’espace de liberté, c’est ce à quoi nous avons droit et que la loi reconnaît à chacun. Aujourd’hui il est dénié à tous. Le bord de mer par exemple. Tout le littoral est aliéné, la majorité de la population est exclue de cette part essentielle de son <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> !</p>
<p><strong>Cite-nous quelque uns des ouvrages qui figurent dans ta bibliothèque idéale… </strong></p>
<p>Dans ma bibliothèque idéale il y aurait le « Journal » de James Morrisson, car il a décrit les Tahitiens comme étant des humains et non des bêtes curieuses. Il y aurait tout Victor Hugo. Il y aurait des livres de poèmes. En fait, ma bibliothèque idéale n’a pas de limite, je suis une dévoreuse de livres. Il n’y a pas de fin à ma faim de lecture. Actuellement, je suis plongée dans un ouvrage totalement désuet mais dont je me régale : « Les diaboliques » de Barbey d’Aurevilly. Avant cela j’ai lu des polars, j’aime beaucoup ce genre, c’est une manière d’approcher l’âme humaine.</p>
<p><strong>Quels rêves d’enfant as-tu réalisé ?</strong></p>
<p>Quand j’étais enfant, je voulais comprendre plein de choses. Je suis en train de comprendre et je n’ai pas fini. Je voulais découvrir le monde, rencontrer des gens de toutes origines, j’ai eu la chance de pouvoir le faire. Il y a des rêves que je n’ai pas réalisé, comme prendre soin de certaines personnes, ou réparer les choses méchantes que j’ai pu faire, parfois c’est trop tard. Malgré mon âge, je crois que je n’ai pas tout à fait cessé de rêver.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui te fait sourire ? </strong></p>
<p>L’humour. La rupture dans la monotonie, dans les certitudes, qui provoque le gag. Beaucoup de choses me font sourire même parmi les choses graves. Sourire c’est garder sa vitalité, c’est avoir l’esprit en éveil.</p>
<p><strong>Une phrase que tu aimes particulièrement ?</strong></p>
<p>« Le commencement de toute science est l’étonnement de ce que les choses sont ce qu’elles sont. »</p>
<p><strong>Un message à faire passer ?</strong></p>
<p>Continuons à nous étonner et méfions-nous de nos certitudes.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>SALON DU <a href="http://www.hiroa.pf/tag/livre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec livre">LIVRE</a></strong></p>
<p>Simone Grand est présidente de l’Association des Editeurs de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des îles, qui organise chaque année le Salon du Livre à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>. Celui-ci se déroulera du 21 au 23 novembre à la Maison de la Culture. « L’association se réjouit de poursuivre ses objectifs consistant à donner et satisfaire le goût de lire et d’écrire ; de développer et affiner la pensée » explique Simone Grand. Le thème de cette année : « les littératures du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> ». Anita Heiss, auteure aborigène et Célestine Hitiura Vaite, auteure tahitienne, seront les invitées d’honneur. Conférences à thème (la traduction, la BD, etc.), rencontres autour des recettes de cuisine avec des auteurs et fins gourmets, contes, venez vous imprégner de l’esprit de l’écriture telle qu’elle est pratiquée, transmise et reçue sous nos latitudes.</p>
<p><strong>Où</strong><strong> </strong><strong>et quand ?</strong></p>
<ul>
<li>Salle Muriavai, Paepae a Hiro et Jardins de la Maison de la Culture</li>
<li>Vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 novembre</li>
<li>De 9h à 16h</li>
<li>Entrée libre</li>
<li>Renseignements au 544 544</li>
<li><a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a></li>
</ul>
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