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	<title> &#187; sacré</title>
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		<title>Mais qui est le dieu Tu ?</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 21:04:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le dieu Tu fait parti du panthéon Mangarévien, avec Rongo et Rao.
Sa statue, conservée au Musée du Vatican à Rome, fera le voyage de Paris à Tahiti, lors de l&#8217;exposition Mangareva, afin d&#8217;être dévoilée au public. Zoom sur une statue aussi sacrée que surprenante.
Les statues de divinités et objets rituels, actuellement rassemblés dans l&#8217;exposition « [...]]]></description>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/123__320x240_800-tu-vatican.jpg" alt="800-tu-vatican.jpg" title="800-tu-vatican.jpg" />
</a>
Le dieu Tu fait parti du panthéon Mangarévien, avec Rongo et Rao.</p>
<p>Sa statue, conservée au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du Vatican à Rome, fera le voyage de Paris à Tahiti, lors de l&#8217;exposition Mangareva, afin d&#8217;être dévoilée au public. Zoom sur une statue aussi <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with sacré">sacré</a>e que surprenante.</p>
<p>Les statues de divinités et objets rituels, actuellement rassemblés dans l&#8217;exposition « Mangareva, panthéon de Polynésie » au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly à Paris, sont attendus avec impatience au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles &#8211; Te Fare Manaha. Ces objets, véritables miraculés de la conversion au christianisme de la population des îles Gambier, ont été pour la plupart envoyés en Europe au début du 19ème siècle par des missionnaires. Les objets présentés dans cette exposition proviennent de prestigieux musées des quatre coins du globe. Pour la première fois, ces représentations divines sont réunies pour raconter l&#8217;histoire de Mangareva. Parmi elles, la statue du dieu Tu, que l&#8217;on vous présente en « avant-première » !</p>
<p>Tu était le principal dieu dédié au pourvoi de la nourriture et notamment de l&#8217;arbre à pain, le mei. Associée à la fertilité, sa statue est étonnante, autant par son aspect que par sa simplicité. Elle a une forme humaine relativement réaliste qui tranche avec la plupart des oeuvres polynésiennes, aux contours souvent abstraits. Cependant, si les bras de cette statue ont été cassés, elle possède toujours ses quatre jambes&#8230; Ce qui est pour le moins surréaliste ! Plusieurs hypothèses ont été avancées quant à cette particularité, mais sans qu&#8217;aucune certitude ne puisse être établie.<br />
Tu a été sculpté dans un bois extrêmement dense, qui n&#8217;a pas encore été identifié ni daté, contrairement à de nombreuses statues de Mangareva. Les essences sont généralement le miro et exceptionnellement le tamanu. Les datations sont le plus souvent comprises entre 1650 et 1690.<br />
Tu mesure 111 cm sur une épaisseur de 31,5 cm. D&#8217;après le père Laval, chef de la mission catholique des Gambier à partir de 1834, il fut la plus importante figure de divinité de l&#8217;archipel, puisqu&#8217;il fut invoqué sur le marae le plus sacré de l&#8217;île, Te Kehika, qui appartenait à la chefferie dominante de Rikitea &#8211; dont Te Maputeoa fut le dernier Roi. Ce marae fut mis à sac par les Mangaréviens en 1835 sur ordre de leur chef, en accord avec la volonté des missionnaires de Picpus. Tu, ainsi que quelques autres statues, furent conservées par les missionnaires pour être expédiées au roi des Français et au Pape à Rome, comme preuve de la réussite de l&#8217;évangélisation des peuples des mers du Sud.</p>
<p><strong><br />
L&#8217;exposition Mangareva : Où et quand ?</strong><br />
-	<a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Iles &#8211; Te Fare Manaha<br />
-	Du 20 juin au 24 septembre<br />
-	Du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30<br />
-	Entrée : 600 Fcfp / gratuit pour les moins de 18 ans et les scolaires<br />
-	Renseignements au 54 84 35</p>
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		<title>Le Unu, en connexion avec les cieux</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/02/le-unu-en-connexion-avec-les-cieux/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 05:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les unu sont les grandes effigies polynésiennes en bois ornées de motifs géométriques, de figures animales ou anthropomorphiques, que l&#8217;on trouvait autour des lieux sacrés (tapu) et des marae. Ils étaient rangés durant la période de disette (matari&#8217;i-i-raro) pour être dressés sur les marae quelques semaines avant le retour de l&#8217;abondance (matari&#8217;i-i-ni&#8217;a), afin d&#8217;établir le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/36_web20_320x240_800img_5847.jpg" alt="800img_5847.jpg" title="800img_5847.jpg" />
</a>
Les unu sont les grandes effigies polynésiennes en bois ornées de motifs géométriques, de figures animales ou anthropomorphiques, que l&#8217;on trouvait autour des lieux <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with sacré">sacré</a>s (tapu) et des marae. Ils étaient rangés durant la période de disette (matari&#8217;i-i-raro) pour être dressés sur les marae quelques semaines avant le retour de l&#8217;abondance (matari&#8217;i-i-ni&#8217;a), afin d&#8217;établir le contact avec les dieux qui allaient favoriser les récoltes. Hauts de plusieurs mètres, larges et très peu épais, les unu étaient peints en rouge. Deux élèves du Centre des Métiers d&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> ont revisité leur création.</strong></p>
<p>Tout le monde s&#8217;accorde à dire que les unu n&#8217;étaient pas simplement décoratifs. Ils étaient situés sur les marae, lieux de culte où se déroulaient des cérémonies religieuses, édifices dédiés aux atua ou dieux polynésiens. N&#8217;ayant aucune certitude quant à la signification précise de ces sculptures, chaque archipel de Polynésie française avance des interprétations différentes. Chacun y va de son hypothèse et peut donc choisir d&#8217;y voir ce qu&#8217;il souhaite.</p>
<p>Le marae assurait la communication entre le monde des hommes et celui des dieux. Les unu pourraient donc être un instrument supplémentaire à cette mise en relation. C&#8217;est en tout cas ce qu&#8217;évoque leur forme pointée vers le ciel. Les unu ainsi dirigés pouvaient servir à la convocation des dieux qui apportaient force, mana aux hommes, pour assurer santé, équilibre et fertilité.</p>
<p>Raitia, élève au Centre des Métiers d&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a>, a effectué des recherches &#8211; comme il est d&#8217;usage de le faire dans l&#8217;établissement &#8211; avant de créer ses unu. « On n&#8217;a pas découvert grand chose sur les unu car il n&#8217;y a pas beaucoup de témoignages écrits sur les objets <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with sacré">sacré</a>s des marae. On n&#8217;a que les informations que les Européens ont pu recueillir. Dans les îles de la Société par exemple, les marae étaient dans certains cas synonymes de sacrifices humains. Les unu devaient probablement être associés à ces événements.</p>

<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa18/800img_5849.jpg" title="" class="shutterset_singlepic37"  rel="lightbox[398]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/37_web20_320x240_800img_5849.jpg" alt="800img_5849.jpg" title="800img_5849.jpg" />
</a>
Une autre interprétation européenne désigne le unu comme un perchoir aux oiseaux. On pense que les prêtres amenaient avec eux un oiseau quand ils venaient en mission dans les îles. À leur retour, ils le lâchaient et l&#8217;oiseau revenait alors se poser sur l&#8217;île, sur le unu qui lui était dédié. C&#8217;était un signe pour la population que le prêtre était rentré et qu&#8217;il était temps de commencer à préparer une cérémonie.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;autres interprétations ont été évoquées. Nous nous sommes donc autorisé une grande liberté de création. On a pu s&#8217;inspirer directement de unu encore en place sur des marae et de là, on a créé des unu actuels, que l&#8217;on a modernisés. C&#8217;est un exercice supplémentaire pour appréhender différentes formes et d&#8217;autres manières de sculpter ».</p>
<p><strong>Il existe différentes formes de unu.</strong></p>
<p>Droits ou tordus, ils sont fabriqués en fonction du culte de chaque île. Les unu des îles du vent sont droits, ceux des îles sous le vent peuvent être tordus.</p>
<p>Certains ont des silhouettes humaines ; sur d&#8217;autres sont gravés des taura, animaux protecteurs attribués à la famille par les ancêtres, qui permettaient de se protéger de tout ce qui venait du monde invisible, de l&#8217;ombre et de faire le lien avec le monde visible. Les unu symbolisaient, pour beaucoup, les familles affiliées au marae.</p>
<p>Leur forme pointue peut être expliquée par le fait qu&#8217;ils servaient de perchoir aux oiseaux des chefs. Elle peut aussi être la représentation symbolique d&#8217;un capteur d&#8217;énergie, comme le sont les yeux des moai.</p>
<p><strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> In le Méridien</strong></p>
<p>Le Centre des Métiers d&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> a été invité à participer à la première édition de « <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> In le Méridien », en décembre dernier. Ce sont les unu de Raitia et Raimana qui ont été choisis pour être exposés à cette occasion. Il s&#8217;agissait d&#8217;une journée autour du thème de l&#8217;installation, au sein des jardins de l&#8217;hôtel. Les oeuvres ont été mises en scène et illuminées durant la soirée.</p>
<p>Viri Taimana souhaiterait pousser l&#8217;expérience plus loin et faire fabriquer à ses élèves une trentaine de unu qu&#8217;il disposerait dans l&#8217;enceinte du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with CMA">CMA</a> à l&#8217;occasion des 30 ans de l&#8217;institution, en février 2010. Il les imagine très colorés et d&#8217;environ 6 mètres de haut.</p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa18/800unumeridien.jpg" title="" class="shutterset_singlepic39"  rel="lightbox[398]">
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/39_web20_320x240_800unumeridien.jpg" alt="800unumeridien.jpg" title="800unumeridien.jpg" />
</a>

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		<title>Les dieux mangaréviens en transit à Paris</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/02/les-dieux-mangareviens-en-transit-a-paris/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 20:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.
Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/expo-mangareva/couvcataloguemangareva.jpg" title="" class="shutterset_singlepic31"  rel="lightbox[369]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/31_web20_320x240_couvcataloguemangareva.jpg" alt="couvcataloguemangareva.jpg" title="couvcataloguemangareva.jpg" />
</a>
Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles.</em></p>
<p>Le 3 février démarre à Paris, au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, le public peut venir y découvrir d’exceptionnelles oeuvres polynésiennes, jusqu’alors dispersées dans différentes institutions internationales et pour certaines inconnues du grand public. En juin, c’est ici à Tahiti, au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, que l’exposition ouvrira ses portes.</p>
<p>En septembre 2000, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> Henri-Martin de Cahors a retrouvé une statuette d’une divinité mangarévienne dans les réserves de ses locaux, un ancien presbytère. C’est celle du Dieu Rongo, dédiée au pourvoi des récoltes. Cette statuette en bois, rapportée de Polynésie par un explorateur lotois, autour de 1812, est l&#8217;une des rares représentations de cette divinité à subsister de par le monde. Elle reposait là, depuis au moins 150 ans, sous une fausse identité. Jusqu’ici on connaissait l’existence de cinq exemplaires de ce dieu (dont on ne sait s’ils sont différentes représentations d’un même dieu ou différents dieux), détenus par cinq musées : le British Museum de Londres, le Metropolitan Museum of <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> de New York, le Pontificio Museo Missionario-Ethnologico de Rome, le Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle et le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> des Pères du Sacré-cœur de Braine-le-Comte, dont le Rongo est aujourd’hui conservé à Rome. Désormais le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Cahors appartient au cercle privilégié de ceux qui détiennent un objet primordial du panthéon mangarévien. C’est ce qui a donné l’idée à Laurent Guillaut, Conservateur en chef du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a>, de faire connaître cette statuette autour d’une exposition consacrée à la culture et à l’histoire des îles Gambier. De là, le projet a fait son chemin et le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, après avoir rencontré Laurent Guillaut venu en mission en Polynésie française en septembre 2005, s’est proposé d’organiser une exposition qui réunirait l’ensemble des oeuvres connues à ce jour, relatives au domaine du sacré et du rituel des Gambier, conservées dans des institutions religieuses et muséales. Autant de figures de divinités et d’objets rituels méconnus, voire inconnus du grand public et même des Polynésiens.</p>
<p><strong>Une convention d’amitié</strong></p>
<p>C’est grâce au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly que l’exposition a pu se réaliser. Stéphane Martin, Président de l’institution prestigieuse qui a ouvert ses portes en juin 2006 au pied de la tour Eiffel, a répondu positivement à la proposition de Jean-Marc Pambrun de reprendre le projet pour le porter à l’international. Dans le cadre d’une convention de collaboration muséographique et culturelle qui régit les rapports des deux musées depuis 2005, les demandes de prêt de ces œuvres rarissimes ont été faites conjointement par les deux établissements et le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly a apporté son expertise pour mener à bien cette idée. Il s’est chargé de convaincre les grands musées de confier leurs œuvres, de coordonner les demandes de prêts et de donner à « Mangareva » le rayonnement que méritait le projet. L’exposition s’inscrit parfaitement dans l’esprit du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly de faire connaître et de promouvoir les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with océanie">Océanie</a> et des Amériques, qui constitue le cœur de sa mission. Du côté du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, c’est l’occasion de pouvoir présenter à Paris une exposition itinérante à grand retentissement. Ce projet constitue par ailleurs une première mondiale car jamais aucune exposition ne s’est tenue sur cette île, ni sur l’archipel dont elle fait partie. Pour Jean-Marc Pambrun, elle a un double intérêt : d’abord, faire connaître ; ensuite, rendre hommage : « L’exposition a pour objectif de permettre aux habitants de Mangareva de retrouver leurs dieux originels dont ils se séparèrent dès le début du XIX° siècle, plus précisément au moment de la conversion foudroyante de l’île, opérée par les pères Honoré Laval et François Carret dès 1834 ».</p>
<p><strong>Lever le voile du silence</strong></p>
<p>« Organiser le retour de ces divinités c’est un peu rendre justice à l’archipel des Gambier en permettant aux statues de venir se ressourcer et aux populations polynésiennes de les voir, explique Jean-Marc Pambrun. C’est bien que les objets que l’on pense encore investis d’un certain mana puissent retrouver leur terre d’origine, leur terre ancestrale. Ça peut aussi permettre, en sens inverse, un ressourcement de la création pour beaucoup d’artistes polynésiens et une redynamisation, une réappropriation de notre culture par les populations en place. C’est une exposition qui laissera des traces dans la réflexion, la création, l’action culturelle, c’est évident. Quand l’exposition commencera ici, à Tahiti, on aimerait faire un état de la situation culturelle, sociale et économique de Mangareva aujourd’hui, poursuit-il. L’archipel des Gambier n’ayant jamais fait l’objet d’une exposition, nous voulons essayer d’en parler de manière à permettre à sa population d’avoir un rayonnement plus important pour développer un certain nombre d’activités. Resté sous le manteau du silence depuis de nombreuses années pour différentes raisons (notamment l’évangélisation qu’il a été pendant longtemps difficile d’évoquer, et plus récemment les essais nucléaires), nous aimerions que cette exposition puisse éclairer des pans de l’histoire d’un peuple trop longtemps maintenu dans l’ombre. Il a toujours été difficile de parler de ce qui s’est passé sans porter préjudice à la population ou polémiquer autour de l’attitude des pouvoirs en place en France et en Polynésie. Cette exposition exceptionnelle sera dédiée au peuple des Gambier ».</p>
<p><strong>Une histoire, un contexte </strong></p>
<p><em>Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, revient sur le contexte de départ des œuvres de Mangareva</em></p>
<p>En 1825, le capitaine F. W. Beechey et son équipage sont les premiers Européens à fouler le sol de Mangareva. Presque dix ans plus tard, les missionnaires arrivent. Le père Honoré Laval est sans aucun doute celui qui aura le plus marqué l’archipel des Gambier. Il débarque sur l’île de Akamaru le 7 août 1834. En l’espace de moins de deux ans, il parvient, avec d’autres missionnaires, à évangéliser les Mangaréviens après avoir éradiqué une culture millénaire. Prêtres bâtisseurs, prêtres civilisateurs, prêtres salvateurs, Laval et les siens mirent en place – avec la collaboration des chefs mangaréviens – un système dans lequel le domaine du social et du religieux ne faisaient qu’un. En cela, ils ne rompirent pas avec le système traditionnel polynésien.</p>
<p>Laval, à l’instar des autres missionnaires dans le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with pacifique">Pacifique</a> (Tahiti, Raiatea, Rarotonga, Fidji…), instaura un code de lois qui jetait les bases d’un gouvernement théocratique, c’est-à-dire un système despotique. Il faut admettre que leur œuvre civilisatrice, aussi critiquable soit elle, a contribué à sauvegarder les Mangaréviens des maux apportés par l’Occident (épidémies, débauches, armes à feux, alcool…) et que très probablement, sans la présence des missionnaires, le peuple mangarévien aurait disparu.<br />
Les statues rassemblées pour cette exposition sont les seules à avoir échappé aux bûchers aux « idoles » organisés à partir de 1834-1835 par les missionnaires. Ce sont les pères de l’ordre de Picpus eux-mêmes qui les ont épargnées de la frénétique destruction qu’ils avaient pourtant commanditée.</p>
<p>Voulant témoigner de la réussite de l’évangélisation, ils ont expédié à l’attention du roi des Français et du Pape une malle accompagnée d’une liste précise rédigée par le Père Caret, contenant un ensemble de statues des divinités les plus importantes, telles que Tu, Rongo, Rao… Quelques années plus tard, d’autres statues conservées par les derniers adeptes du « paganisme » seront remises à des navigateurs et étrangers de passage, notamment un certain « Capitaine Henri », le consul des Etats-Unis A. de Moerenhout et le commandant Dumont D’Urville. Ce dernier ramena deux statues dont l’une est aujourd’hui au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de la Rochelle. À la fin du XIXe siècle, deux grandes statues composées de bras dressés vers le ciel ont été collectées par un docteur français et une mission russe. L’ensemble de ces statues est aujourd’hui conservé dans des institutions religieuses et muséales.<br />
<strong>Les objets phares de l’exposition</strong><br />
Au milieu de différents objets religieux et rituels associés, ce sont douze œuvres  qui constitueront les pièces maîtresses de cette exposition.</p>
<ul>
<li> 1 Rao et 1 patoko (support à offrandes) du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly de Paris</li>
<li> 1 Tu et 1 Rongo du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
<li> 1 Rongo du British Museum de Londres (présenté uniquement à Paris)</li>
<li> 1 Rongo du Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle</li>
<li> 1 Rongo du Metropolitan Museum of <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> de New York</li>
<li> 1 Rongo du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> Henri-Martin de Cahors</li>
<li> 1 figure de divinité de la Congrégation des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with sacré">Sacré</a>s Cœurs de Rome</li>
<li> 1 tambour du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly de Paris</li>
<li> 2 figures eketea (qui seraient des représentations d’un autre dieu appelé Tupo) de la Congrégation des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with sacré">Sacré</a>s Cœurs et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
</ul>
<p><strong>Une exposition itinérante</strong></p>
<p>L’exposition se tiendra d’abord au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly, du 3 février au 10 mai 2009, puis au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Iles, du 24 juin au 24 septembre 2009. Une partie de cette exposition sera présentée enfin au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> Henri-Martin de Cahors au plus tard au cours du printemps 2010.<br />
Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr<br />
<a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles : 54 84 35<br />
<strong>Combien ça coûte ?</strong></p>
<p>- La demande de subvention initiale du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles au gouvernement de la Polynésie Française a été de 19 millions de francs. Ce montant couvrira notamment les frais de transport et d’assurance, mais il n’en restera qu’une infime part pour organiser l’exposition. De son côté, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly a investi environ 200 000 euros (presque 24 millions de francs) dans cette exposition (le montant lié aux frais de transport et d’assurance est de 115 000 euros TTC, soit environ 14 millions de francs).<br />
- Les frais « de clou à clou » (transport, assurance, convoyage, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with restauration">restauration</a> éventuelle des objets) ont été pris en charge à 50/50 par le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly et le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles.</p>
<p><strong>À chacun son expo</strong></p>
<p><a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with océanie">Océanie</a> et des Amériques, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> du quai Branly insistera sur la dimension historique qu’évoquent ces œuvres, sur le contexte d’évangélisation de la population de l’archipel des Gambier à l’époque des missionnaires européens avec la disparition du culte ancien.</p>
<p>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles souhaite, lui, aborder deux grandes périodes de l’histoire du peuple des Gambier depuis ses origines jusqu’à nos jours. Celle des temps anciens avec pour thématique l’archéologie de Mangareva et des îles Gambier, l’origine et l’histoire du peuplement, les mythes et les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/traditions/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with traditions">traditions</a> orales et l’anthropologie sociale et religieuse de la période pré-européenne ; et celle des temps nouveaux, marquée par les premiers contacts avec les Européens, l’histoire de la christianisation et ses traces matérielles, les essais nucléaires et l’économie actuelle des Gambier. Autour des pièces majeures, plusieurs panneaux illustrés d’une iconographie appropriée accompagnée de textes feront le point des connaissances relatives à l’histoire et à la culture du peuple des Gambier. Ce parcours périphérique sera aussi l’occasion de préparer un ouvrage destiné au grand public consacré à Mangareva.</p>
<p>Cahors, comme patrie du père Laval et d’un certain nombre des ecclésiastiques venus à Mangareva… Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> Henri-Martin se focalisera sur cet aspect de l’Histoire. Disposant de peu de moyens, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">musée</a> ne fera pas venir l’intégralité des œuvres que présenteront les musées du quai Branly et de Tahiti et des Îles.</p>
<p><em>Photos : Quai Branly, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> Henri-Martin</em></p>
<p><em>
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</em></p>
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		<title>La mémoire en mouvement</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 16:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« La jeunesse doit non seulement assimiler tout ce qu’a créé la vieille culture, mais élever la culture à une hauteur nouvelle, inaccessible aux gens de la vieille société » écrivait le théoricien du théâtre, Constantin Stanislavski.
Le Hiro’a de ce mois-ci offre une parfaite illustration de cette pensée. Au Centre des Métiers d’Art, on initie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« La jeunesse doit non seulement assimiler tout ce qu’a créé la vieille culture, mais élever la culture à une hauteur nouvelle, inaccessible aux gens de la vieille société » écrivait le théoricien du théâtre, Constantin Stanislavski.<br />
Le Hiro’a de ce mois-ci offre une parfaite illustration de cette pensée. Au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a>, on initie les stagiaires à fabriquer des unu, ces bois sculptés qui étaient placés sur les lieux de culte anciens, les marae, pour commémorer les chefs ou les guerriers morts. La Maison de la Culture accueillera quant à elle le premier concours de pahu et de ta’iri pa’umotu destiné à faire revivre les types de battements traditionnels. Quant au Service de la Culture et du Patrimoine, il rend compte d’une mission d’observation à la presqu’île, destinée à faire le point sur l’état des sites culturels anciens et des gravures rupestres pour mieux les préserver et les porter à la connaissance des publics.<br />
Les formes d’expression artistique contemporaine sont aussi des leviers puissants d’élévation de la culture, qu’il s’agisse des concerts <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with sacré">sacré</a>s de la chorale du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a> ou des enseignements de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/peinture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with peinture">peinture</a> et d’histoire de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> dispensés au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> par l’artiste peintre Jean-Charles Hyvert. Une initiative qui ne date pas d’aujourd’hui, comme le montre l’hommage rendu à Charles-Alfred Le Moine, qui donna des leçons de dessin aux jeunes filles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with papeete">Papeete</a> au début du XXe siècle et qui nous a laissé plusieurs de ses oeuvres dont quelques-unes viennent d’être acquises par le Ministère de la Culture.<br />
Enfin, ce numéro consacre son dossier à l’exposition sur Mangareva préparée par le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des îles qui permettra de présenter pour la première fois à Tahiti les dieux du panthéon des Gambier qui furent contraints de quitter leurs îles, il y a de cela près de 170 ans. Une exposition exceptionnelle qui sera l’occasion de faire découvrir la culture et l’histoire de cet archipel oublié, depuis les temps anciens jusqu’à nos jours.</p>
<p>Jean-Marc PAMBRUN</p>
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		<title>Revaloriser le sacré</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Manouche Lehartel, muséologue au Musée de Tahiti et des Îles et Emmanuelle Vidal Hi’Omai, coordinatrice de la partie classique du Conservatoire Artistique, professeur de chant et directrice de la chorale du Conservatoire.
Janvier, c’est le mois de tous les changements. C’est en tout cas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, Manouche Lehartel, muséologue au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles et Emmanuelle Vidal Hi’Omai, coordinatrice de la partie classique du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a> Artistique, professeur de chant et directrice de la chorale du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a>.</p>
<p><em>Janvier, c’est le mois de tous les changements. C’est en tout cas le mois qu’ont choisi le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles et le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a> Artistique pour présenter leurs nouveautés. Le premier vous offre une nouvelle salle d’exposition ; le second vous donne rendez-vous pour trois concerts de sa chorale dans des églises de Tahiti.</em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<h2>La salle 3 du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles fait peau neuve !</h2>
<p><strong></strong></p>
<p><em>Une nouvelle salle ? Pas tout à fait. En fait, c’est la même, mais elle se refait une beauté. Nouvelle signalétique, nouveaux cartels d’information et nouvelles traductions.</em></p>
<p><strong>C’est parti d’un constat…</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>La signalétique des objets et des cartels d’informations  des salles d’exposition<span style="text-decoration: underline;">s</span> permanente<span style="text-decoration: underline;">s</span> du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> était devenue désuète : vieillotte, délavée, cornée… Le public s’en rendait bien compte, la direction aussi. Il y a un an et demi, Jean-Marc Pambrun, Directeur de l’Etablissement, décidait donc de remettre à neuf toute la signalétique des quatre salles. Mais le devis annoncé dépassait très largement les crédits que pouvait espérer obtenir le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a>. Il a donc fallu remettre à plus tard cette idée. Jusqu’à ce que se présente l’épouse d’un homme d’affaire japonais. <strong></strong></p>
<p><strong>…et cela s’est poursuivi par un mécénat</strong></p>
<p>Elle confie à Jean-Marc Pambrun que son mari aimerait beaucoup investir dans le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a>, par attachement pour l’Etablissement, amour de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a>, et souhait de mettre à disposition du public les informations en japonais. Monsieur Toru Oishi s’est donc mis d’accord avec le Directeur pour prendre en charge tous les frais de création, fabrication et impression des cartels d’information de la salle 3 – dédiée à la vie sociale et religieuse – qu’il affectionne tout particulièrement. Dans le même temps, il a souhaité financer un guide du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> en japonais.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Uniformiser et homogénéiser l’information</strong></p>
<p>C’est Manouche Lehartel, muséologue au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, qui s’est chargée pour une grande part du projet. Aidée d’un comité de pilotage qui s’est monté au sein du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> pour proposer un exemple type de nouvelle signalétique, elle a réactualisé les textes informatifs de chaque objet (remise à jour des informations, corrections des fautes, reformatage de l’information) et a ensuite chapoté le travail de traduction en tahitien et en anglais. Pour les traductions japonaises, tout s’est passé au pays du soleil levant. Cette nouvelle signalétique sera prête à admirer en janvier. Quant à la réactualisation des cartels des autres salles d’exposition, il faudra être encore un peu patient !</p>
<h2>Pour commencer l’année enchantée</h2>
<p><em>30 ans, ça se fête ! Pour marquer le coup, Emmanuelle Vidal Hi’Omai, chargée – entre autres – de l’évènementiel de toute la partie classique du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a>, organise trois concerts, pour chaque dizaine de l’Etablissement… </em></p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi de donner des concerts dans des églises?</strong></p>
<p>L’acoustique des églises met particulièrement en valeur le « chant choral ». Pour le 30ème anniversaire du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a>, je voulais proposer des temps forts pour l’année 2009, avec, chaque mois, un événement spécial. J’ai décidé de commencer avec ma chorale. Un concert dans un lieu de culte attire toujours beaucoup de monde ; c’est un peu le but de notre démarche. Des œuvres prestigieuses ont été écrites pour être chantées dans de tels espaces. Nous ne pouvions pas manquer de le faire. Répondant au vœu de mes choristes, qui voulaient chanter une œuvre complète, j’ai proposé « La Messe en Sol », de Schubert.</p>
<p><strong>Combien de temps durent les concerts ?</strong></p>
<p>Chaque représentation devrait durer 1h15. Il ne faut jamais trop en donner au risque de « gaver » le public ; mieux vaut lui en donner un peu moins pour qu’il ait envie de revenir la fois d’après… Comme la seule pièce de Schubert dure une demi-heure, on fera une première partie avec plusieurs extraits de Beethoven, Bizet, Mozart. Et il y aura aussi une de mes compositions : un « Ave Maria » sur des paroles de Gaby Cavallo.</p>
<p><strong>À quelle fréquence avez-vous répété ?</strong></p>
<p>On a travaillé plus de trois mois à raison de deux heures par semaine le jeudi et trois heures en plus un samedi par mois.</p>
<p><strong>Combien êtes-vous dans la chorale ?</strong></p>
<p>Il y a 11 hommes et 25 femmes. Ce sont à 80% des élèves de chant du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a>. Il y a un bon noyau qui reste d’une année sur l’autre : « les purs et durs », qui m’en demandent toujours plus. Ils sont toujours partants pour donner des concerts.</p>
<p><strong>Est-ce un bon moyen d’attirer de nouveaux choristes ? </strong></p>
<p>Oui. L’année dernière, suite au concert de fin d’année que nous avons donné à Pirae, deux personnes ont demandé à nous rejoindre. Mais je tiens à préciser qu’il vaut quand même mieux savoir chanter ou prendre un minimum de cours avant d’intégrer la chorale.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Programme des concerts de la chorale du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">conservatoire</a></strong></p>
<ul>
<li>« Les Cieux en chœur » de Beethoven</li>
<li>« Alléluia » de R. Thompson</li>
<li>« Agnus Dei » de Bizet</li>
<li>« Lacrymosa, Dies Irae » de Mozart</li>
<li>« Ave Maria » de Vidal Hi’Omai</li>
<li>« Sanctus » de Gounod</li>
<li>« Cantique de Jean Racine » de Fauré</li>
<li>« Messe en Sol » de Schubert</li>
</ul>
<p><strong>Où et quand ? </strong></p>
<ul>
<li>A l&#8217;Eglise d&#8217;Arue, Vendredi 30 janvier à 20H (à confirmer)</li>
<li>A l&#8217;Eglise de Paea, samedi 31 janvier à 19H30</li>
<li>A la Cathédrale de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with papeete">Papeete</a>, Dimanche 1° février à 17h00</li>
<li>Renseignements au 50 14 14 ou au 78 74 76 (Emmanuelle)</li>
<li>Entrée libre</li>
</ul>
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		<title>Film Ia Orana Gauguin, 1903–2003 Photographies d’un retour</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/01/film-ia-orana-gauguin-1903-%e2%80%93-2003-photographies-d%e2%80%99un-retour/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 20:57:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L'oeuvre du mois]]></category>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles
« Ia Orana Gauguin, 1903 – 2003 Photographies d’un retour », le film de Jacques Navarro-Rovira, retrace les deux séjours de Paul Gauguin à Tahiti et aux Marquises entre 1891 et 1903. Deux films de 26 minutes composés de 16 chapitres chacun décortiquent sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles</strong></p>
<p><strong>« Ia Orana Gauguin, 1903 – 2003 Photographies d’un retour », le film de Jacques Navarro-Rovira, retrace les deux séjours de Paul Gauguin à Tahiti et aux Marquises entre 1891 et 1903. Deux films de 26 minutes composés de 16 chapitres chacun décortiquent sans retenue la vie excessive de l’artiste peintre amoureux des couleurs.</strong></p>
<p>Un aller-retour dans l’intimité de Gauguin illustré de photographies d’époque (qui viennent en grande partie du fond du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles), de certains de ses tableaux et de séquences tournées en 2003, lors de l’installation de l’exposition consacrée à l’artiste au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles. Un récit chronologique qui nous fait partager sa vie, découvrir tels qu’ils étaient les paysages qu’il a peints, les personnages qu’il a connus, aimés ou détestés. Une mise en scène délicate qui nous rapproche du regard que portent les Polynésiens sur l’homme et son œuvre.</p>
<p>Sans détour, on y découvre l’homme et l’artiste dans ses talentueuses créations et les excès : l’alcool, les femmes et plus tard les drogues font partie de la vie délurée de cet être qui se sent investi d’une mission créatrice. Paul Gauguin n’aura pas épargné sa vie. Et lorsqu’à l’aube de ses 54 ans il peint ce qu’il appellera son testament pictural : <em>« D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? »</em>, c’est qu’il a déjà rendu les armes pour avoir brûlé sa vie.</p>
<p>Une première partie de 1891 à 1893 décrit les deux premières années de Gauguin à Tahiti. Entre découverte des festivités du mois de juillet, inspirations de Mataiea, déboires avec les gendarmes et lignes vindicatives dans les colonnes du journal « Les guêpes », on découvre à quel point Gauguin aime avant tout sa vie d’artiste. Il décide de retourner en France, persuadé que son talent garantira la réussite d’une exposition parisienne. Il débarque à Marseille le 30 août 1893, avec 66 toiles – sa <a href="http://www.hiroa.pf/tag/production/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with production">production</a> polynésienne. L’exposition est un fiasco. Son séjour français n’en est pas moins catastrophique : il contracte la syphilis, se casse une jambe dans une bagarre… Finalement il décide de revenir en Polynésie en 1895 et part s’installer aux Marquises. Même isolé, il est aux prises avec les autorités religieuses et ne dissimule pas son caractère provocateur. Sa « Maison du jouir » est une illustration supplémentaire de sa fougueuse indécence. Dans les extrêmes, il abusera de la morphine et de l’alcool et mourra aux Marquises le 8 mai 1903.</p>
<p>Jacques Navarro-Rovira raconte tout cela sans réserve ni fausse pudeur. Simplement, il organise les images en une biographie du personnage. Un documentaire digne de ce nom qui avait mérité sa sélection au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> de 2004.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Ia Orana Gauguin, 1903 – 2003 Photographies d’un retour : Fiche technique</strong></p>
<ul>
<li>Documentaire de 52 mn</li>
<li>Producteur : <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles / Beau Geste</li>
<li>Réalisateur : Jacques Navarro-Rovira</li>
<li>Scénario : Jacques Navarro-Rovira &amp; Christian Gleizal</li>
<li>Montage : Jacques Navarro-Rovira</li>
<li>Lieu de tournage : Polynésie française</li>
<li>Année : 2003</li>
<li>En vente au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles et dans les librairies de la place au tarif de 2 500 Fcfp.</li>
</ul>
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		<title>Sauvons la cathédrale de Rikitea !</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2008/12/sauvons-la-cathedrale-de-rikitea/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 16:45:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Joany Hapaitahaa, historienne au service de la culture et du patrimoine Pierre-antoine Gatier, inspecteur général et architecte en chef des monuments historiques auprès du ministère de la culture et de la communication, en métropole.
La cathédrale Saint-Michel de Rikitea, localisée sur l’île de Mangareva dans l’archipel des Gambier, a été classée monument historique et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontre avec Joany Hapaitahaa, historienne au service de la culture et du patrimoine Pierre-antoine Gatier, inspecteur général et architecte en chef des monuments historiques auprès du ministère de la culture et de la communication, en métropole.</p>
<p>La cathédrale Saint-Michel de Rikitea, localisée sur l’île de Mangareva dans l’archipel des Gambier, a été classée monument historique et culturel de la Polynésie Française le 30 juillet 2002. Depuis la première rénovation de sa toiture au début des années 1970, la cathédrale a subi de nombreux dommages. Il y a bientôt 4 ans, elle a été fermée au public pour travaux. Depuis, beaucoup d’encre a coulé. Rénover ? Comment ? À quel prix ? Par qui ? Autant de questions qui restaient jusqu’alors sans réponse.</p>
<p>Fin octobre 2008, Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques a été mandaté par l’Etat français pour venir évaluer l’importance des rénovations nécessaires à la survie de la cathédrale mangarévienne. Aujourd’hui, le cahier des charges est à peu près défini et l’échéancier établi. Le chantier devrait durer deux ans et débuterait au cours du premier semestre 2009. L’architecte n’a pas manqué de saluer, lors d’une conférence de presse à ce sujet le 30 octobre dernier, « la valeur exceptionnelle de l’édifice ». « Ce qui justifie encore plus ces travaux de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with restauration">restauration</a> et nous impose l’esprit d’un projet très respectueux des structures d’origine, dans une démarche très archéologique pour restaurer, sauvegarder cette cathédrale, son architecture, et ses détails de mise en œuvre ».</p>
<p>Identifier la mémoire pour transmettre les savoirs</p>
<p>Précieux témoignage d’une période intense de construction et d’effervescence religieuse aux Gambier, la cathédrale de Rikitea est une synthèse très rare entre des mises en œuvre telles que l’on peut les trouver en métropole et des savoir-faire qui n’existent qu’ici. « Sa structure présente des qualités de stabilité absolument remarquables, poursuit Pierre-Antoine Gatier. Il nous apparaît que ce chantier doit être l’occasion de développer une politique de transmission de ces savoirs. Tous ces gestes techniques que recèle cette cathédrale doivent être revivifiés, réappris, transmis lorsqu’ils sont encore parfaitement sus. L’idée est qu’autour du chantier, il y ait un travail de formation d’artisans et de jeunes ». Le projet du Ministère de la Culture est d’identifier les personnes qui ont la mémoire de ces pratiques. La charpente en arbre à pain (maiore) démontre un travail très sophistiqué. Les enduits à la chaux corallienne et les voûtes en structure de roseaux sont des vestiges rares ; l’exigence est de les restaurer au plus proche de leur état d’origine et de faire revivre les savoir-faire nécessaires à leurs réalisations. Pour chacun des corps de métier sollicité, les équipes seront constituées de quatre à dix personnes, l’idée étant de pouvoir faire profiter des connaissances de chacun des ouvriers à un maximum de personnes.</p>
<p>Un projet nourri de solidarité et d’engagement populaire</p>
<p>« La chance du redémarrage du projet, explique Pierre-Antoine Gatier, est que cela nous oblige à nous poser les grandes questions de choix des matériaux. Il faut privilégier ceux qui assureront la durabilité de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with restauration">restauration</a> ». L’enveloppe envisagée pour les travaux est de l’ordre de 600 millions de Fcfp, selon le ministère de l’Equipement. Compte tenu de la dimension de l’édifice et de la sophistication de sa structure, il faut imaginer un chantier d’environ 2 ans. « Ce qui est tout à fait enthousiasmant dans ce montage, révèle Pierre-Antoine Gatier, c’est que le financement se partagera entre les mécènes, les institutions publiques et des particuliers » – au travers, notamment, de l’association « Sauvons la cathédrale de Rikitea ». Le Ministre de la Culture, Joseph Kaiha, a souligné que le gouvernement s’engageait à soutenir ce projet appartenant à notre patrimoine religieux et culturel « et dont la population attend la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with restauration">restauration</a> avec beaucoup d’impatience ». Cette entreprise montre aujourd’hui un Pays et un Etat partenaires, soucieux de l&#8217;intérêt et de l&#8217;avenir de la population des Gambier. Une population empressée de retourner dans ce lieu de culte, depuis trop longtemps fermé, pouvant d’accueillir plus d’un millier de fidèles.</p>
<p><strong><br />
Des travaux…<br />
De quel genre ?</strong></p>
<ul>
<li> démonter les couvertures pour rétablir la toiture d’origine (en pandanus ou en tuiles mécaniques de Marseille)</li>
<li> refaire la charpente en arbre à pain, attaquée par les termites*</li>
<li> restaurer la voûte en roseaux et les façades (reprise des enduits à la chaux corallienne)</li>
<li> consolider les maçonneries de moellons en pierre de corail</li>
</ul>
<p><strong>Combien ? à quel prix ?</strong></p>
<ul>
<li> budget : 600 millions de Fcfp</li>
<li> durée des travaux : 2 ans</li>
<li> une équipe de plus de 30 personnes mobilisées pendant la durée du chantier</li>
</ul>
<p><strong><br />
Une œuvre unique de 169 ans</strong></p>
<p>Lorsqu’en 1834, les Frères des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with sacré">Sacré</a>s Cœurs de Picpus arrivent à Mangareva, la première mission catholique de Polynésie voit le jour. Honoré Laval, le supérieur de la mission, multiplie la construction d’édifices religieux dans l’archipel des Gambier entre 1836 et 1871. Le plus grand et le plus ancien monument de la Polynésie, l’imposante cathédrale Saint-Michel de Rikitea, est édifié à partir de 1839 sur un ancien marae, en plein cœur du village. Longue de 48 mètres, large de 18, elle présente comme particularité de posséder deux clochers, qui avoisinent les 21 mètres de hauteur. Si elle a su conserver une authenticité exceptionnelle grâce à l’entretien quotidien dont elle a bénéficié pendant toutes ces années, il n’en reste pas moins vrai que des travaux de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with restauration">restauration</a> sont aujourd’hui nécessaires pour que survive cet héritage unique.</p>
<p>* Les ministères de l’Equipement et de la Culture ont d’ailleurs décidé d’engager à très court terme un traitement anti-termites de cette charpente.</p>
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		<title>La mystèrieuse tablette Rongo Rongo</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 02:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette tablette dite « échancrée », en raison  de ses deux fentes, appartient à la Maison des Pères des Sacrés Cœurs de Rome (appelée aussi congrégation des Frères de Picpus). Elle est arrivée à Tahiti en 1975 : Monseigneur Michel Coppenrath l’a ramenée de la congrégation de Rome spécialement pour le Musée de Tahiti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette tablette dite « échancrée », en raison  de ses deux fentes, appartient à la Maison des Pères des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with sacré">Sacré</a>s Cœurs de Rome (appelée aussi congrégation des Frères de Picpus). Elle est arrivée à Tahiti en 1975 : Monseigneur Michel Coppenrath l’a ramenée de la congrégation de Rome spécialement pour le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Iles. Il a obtenu ce prêt pour l’association œcuménique Tenete, alors en charge de la réalisation et de la conception de la salle 4* du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a>. Depuis lors, la tablette est exposée au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti.</p>
<p><strong>Son histoire</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>En 1869, ce Rongo Rongo fut offert à l’évêque de Tahiti, Tepano Jaussen.</p>
<p>Pourquoi ce don ? « Il y a deux hypothèses », explique Véronique Mu, Conservateur du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Iles. « La première dit que ce présent lui avait été remis pour le remercier de son intervention à aider à rapatrier les Pascuans qui avaient été faits esclaves dans des mines d’Amérique du Sud. D’autres affirment que ce fut pour remercier les missionnaires Picupussiens d’avoir converti les Pascuans au Christianisme. » Mais ce qui est certain, c’est que ce Rongo Rongo était un objet très sacré et prestigieux pour les Rapanui. Il était alors entouré d’une corde de cheveux de plus de 20 mètres de long !</p>
<p>« Tepano Jaussen s’est immédiatement passionné pour ces écritures », poursuit- Véronique Mu. « Il demanda aux missionnaires catholiques de récupérer toutes celles qu’ils rencontreraient. L’évêque fit quantité de recherches pour tenter d’en comprendre le sens. Mais très vite, il s’aperçut que les Rapanui l’avaient perdu. Son seul espoir fut la rencontre de Metero, un Pascuan qui travaillait à Tahiti dans les plantations d’Atimaono. Ce dernier lui aurait chanté la tablette. Tepano Jaussen retranscrivit les paroles et créa à partir d’elles une sorte d’alphabet des symboles sculptés. Mais rien, à ce jour, ne nous permet d’affirmer la fiabilité de cette transcription. »</p>
<p><strong>Mystère… </strong></p>
<p>Aujourd’hui, on dénombre 25 exemplaires de bois gravés de ce type, disséminés dans les musées du monde entier (Hawaii, Chili, Angleterre, etc.) ou chez des collectionneurs privés. Gravées de 603 signes différents, les tablettes Rongo Rongo restent un des grands défis du décryptage moderne. Depuis Tepano Jaussen, des générations de linguistes ont essayé en vain de déchiffrer les Rongo Rongo, qui renferment toujours le mystère de leurs symboles…</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Des bois qui chantent…</strong></p>
<p>On dit que les textes du Rongo Rongo étaient chantés pendant les cérémonies religieuses, ils étaient censés expliquer le Cosmos et rappelaient aux Rapanui quelle était leur place dans l’ordre naturel des choses. A priori, ces tablettes se lisaient en commençant par le coin inférieur gauche et en progressant de gauche à droite. À la fin de chaque ligne, la planche était retournée et la lecture se poursuivait dans l’autre sens. De cette façon, le scribe ne se perdait jamais ni ne sautait de ligne.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Le Rongo Rongo du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti envoyé à Paris le temps d’une exposition</strong></p>
<p>En octobre, Véronique Mu a convoyé cette tablette vers la France à l’occasion d’une exposition sur les objets de l’île de Pâques, qui se tient à la Fondation EDF (Paris 7ème), jusqu’au 1er mars 2009. L’exposition fait revivre l’incroyable histoire du peuple pascuan à travers les âges. Près de cent cinquante œuvres illustrent la richesse des collections françaises publiques et privées. La tablette reviendra bien entendu au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles dès la fin de l’exposition parisienne.</p>
<p><strong>Pour plus d’informations : <a href="http://fondation.edf.com">http://fondation.edf.com</a></strong></p>
<p><strong><em>Légende photo :</em></strong></p>
<ul>
<li>Tablette dite « échancrée »</li>
<li>23,9 cm de long x 11,9 cm de large / 2,1 cm d’épaisseur</li>
<li>Bois : Podocarpus latifolius (arbre conifère)</li>
</ul>
<p><strong><em>* La salle 4 du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> a pour thème général l’histoire polynésienne récente. Elle est toujours sous la responsabilité de l’association </em></strong><strong>Tenete<em>, qui depuis plus de vingt ans prête au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles des objets collectés par les missionnaires.</em></strong></p>
<p>Photo : @D.Hazama</p>
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		<title>Te Tau Matariì i nià 2008, sous le signe du poisson et de la création</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 20:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>« Nous avons décidé de poursuivre et de terminer ce que nous avons commencé en 2006 sur l’île de Tahiti », explique Doris Maruoi, chef du projet <em>Te</em> <em>Tau </em><em>Matariì i nià</em> au<strong> </strong>Service de la Culture et du Patrimoine. « Notre idée, depuis le départ, est d’essayer de comprendre quels guides utilisaient nos ancêtres pour penser et gérer le temps. S’ils avaient désigné le phénomène de <em>Matariì i nià</em> par ce nom (voir encadré définitions), c’est bien qu’ils cherchaient à traverser le temps avec du sens. Nos recherches nous ont, depuis longtemps déjà, amené à découvrir qu’ils comptaient pratiquement chaque instant et à intervalles réguliers du jour et de la nuit. Quant aux durées plus longues, elles s’écoulaient au rythme des phases lunaires ou du calendrier lunaire. Nous nous appuyons donc sur ce dernier pour harmoniser notre travail. Ainsi, cette année encore, nous allons célébrer <em>Te Tau </em><em>Matariì i nià </em>à compter de la nouvelle lune de <em>Tema.</em> En 2006, elle est apparue le 20 novembre, en 2007, le 9 novembre et cette année, elle sera là le 28 octobre. »</p>
<p><strong>Le contexte</strong></p>
<p>Le Service de la Culture et du Patrimoine élabore le projet de célébration du <em>Tau</em> <em>Matariì i<strong> </strong>nià</em> sur l’île de Tahiti pour la troisième fois. Cette année, les manifestations se tiendront dans trois communes : Tautira (place Tatatua et mont Matarufau), Papenoo (place Opia) et Faa’a (site à proximité de la pointe Tataà). L’accent sera mis sur la représentation symbolique de l’île de Tahiti : un <em>ià</em>, un poisson, signe d’abondance. Le Service de la Culture et du Patrimoine proposera donc trois rendez-vous autour du thème « Tahiti le poisson ». Le premier aura lieu le 13 novembre, à la pleine lune, à Tautira. Le second le 20 novembre, au dernier quartier de lune, à Papenoo. Le troisième le 27 novembre, à la dernière phase lunaire, à proximité du site de Tataà (voir programme). Le Service de la Culture et du Patrimoine participera à la mise en place de la soirée de Vai’ete avec Heiva Nui et pour le reste des manifestations, s’adressera tout particulièrement aux élèves des écoles primaires des communes rurales, ainsi qu’aux CJA* et CETAD* des communes urbaines de la côte nord-ouest.</p>
<p><strong>Les scolaires comme ambassadeurs de la culture</strong></p>
<p>Depuis début octobre, une quinzaine d’agents du Service de la Culture et du Patrimoine forment une sélection d’élèves issus des écoles primaires de Tautira, Papenoo et Faa’a-Piafau à des activités traditionnelles. Tous les élèves apprennent ainsi à confectionner le <em>tapa</em> avec les différentes écorces. Mais ceux de Tautira seront plus sensibilisés au tapa en écorce de <em>mati</em>, ceux de Papenoo à celui en écorce de ‘<em>ora</em> et ceux de Faa’a-Piafau au <em>tapa</em> en écorce de <em>ùru</em>. Sur chaque <em>tapa</em>, les élèves reproduiront la partie du poisson que représente leur commune sur l’île de Tahiti. Les différentes parties seront assemblées au fur et à mesure des manifestations, pour reconstituer Ta-hiti-nui, le poisson de la légende. Ces activités sont accompagnées par la réalisation d’un <em>titiraina</em>, un jouet en forme de pirogue à voile qui, au moment où il est posé sur la mer, représentera le lien de l’abondance sur terre et sur mer, et par l’apprentissage de chants traditionnels avec les enseignants du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a> Artistique. « L’initiation est une étape incontournable de laquelle dépendra la pleine réussite des journées publiques de l’événement », explique Doris Maruoi. « Les agents du Service de la Culture et du Patrimoine ont été formés aux savoir-faire sélectionnés. Il nous paraît important de les retransmettre de cette manière. L’initiation des élèves aux activités traditionnelles qu’ils présenteront eux-mêmes à leurs camarades, à leurs parents et amis fera d’eux des acteurs de leur propre culture », poursuit-elle. Le Service de la Culture et du Patrimoine s’atèle donc à un véritable travail de fond, pouvant passer inaperçu aux yeux du public, mais qui prouvera son efficacité dans le temps. « Si l’on veut faire renaître les savoir-faire, il n’y a qu’en allant vers les plus jeunes que nous y parviendront »<a name="OLE_LINK4"></a><a name="OLE_LINK3">, estime Doris Maruoi. </a></p>
<p><em>*CJA : Centres de Jeunes Adolescents, CETAD : Centres d’Education aux Technologies Appropriées au Développement</em><em>. </em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Définitions possibles de <em>Matariì i nià</em></strong></p>
<p>Si <em>nià</em> signifie « en haut, qui va se lever », plusieurs sens peuvent être attribués<strong> </strong>à <em>matariì </em>:</p>
<p>1. <em>mata </em>: les yeux ; <em>riì</em> : petits</p>
<p>Les pléiades sont en effet une toute petite constellation !</p>
<p>2. <em>mata</em> : débuter ; <em>riì </em>: de condition humble</p>
<p>Vu sous cet angle, cela voudrait dire « commencer petit » et sous-entendrait qu’à l’instar de l’homme, la nature serait en perpétuelle régénérescence.</p>
<p>3. <em>mata</em> <em>ariì</em> : commencer par les chefs</p>
<p>Les premières récoltes pendant cette saison étaient en effet offertes aux Dieux puis consommés par les <em>ariì</em>, les chefs.</p>
<p>Doris Maruoi pense que la première version est la plus plausible, parce ce sens serait le plus commun aux différentes langues polynésiennes. <em>Matariki</em>, <em>makalii</em>, <em>mataiki </em>: <em>riki</em> en pascuan et en maori, <em>lii</em> en hawaiien et <em>iki</em> en marquisien signifient petit.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>La légende du poisson </strong></p>
<p><em>Dans les temps très anciens, Raiatea et Taha&#8217;a ne formaient qu&#8217;une seule grande île appelée Ha-va-i-&#8217;i-nui (Grand espace invoqué qui remplit). </em></p>
<p><em>Un jour, les prêtres entreprirent la construction d&#8217;un nouveau marae. Pour que rien ne trouble l&#8217;atmosphère <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with sacré">sacré</a>e, personne ne devait se déplacer.</em></p>
<p><em>Pendant cette période, une très belle jeune fille nommée Tere-he enfreignit les ordres et alla se baigner dans la rivière. Les dieux irrités firent sortir d&#8217;un trou une grande anguille, qui avala d&#8217;un seul coup Tere-he. </em></p>
<p><em>L&#8217;anguille, possédée par l&#8217;esprit de la jeune fille, devint enragée. Elle bondissait de tous côtés et arrachait des arbres et des rochers. Elle dévora ainsi le milieu de l&#8217;île, ce qui forma un détroit qui sépara le Grand Havai en deux îles distinctes : Raiatea et Taha&#8217;a. L&#8217;anguille grandit de plus en plus et devint un énorme poisson.</em></p>
<p><em>Les dieux le confièrent à Tu-rahu-nui (Grand sorcier) qui se mît sur la tête et le dirigea vers l&#8217;Est. Le poisson prit le nom de Ta-hiti-nui. Il était splendide alors qu&#8217;ils s&#8217;en allaient vers le large. Orohena, la plus haute montagne de Tahiti était, comme son nom l&#8217;indique, la première nageoire dorsale. Le poisson s&#8217;arrêta enfin, mais il était nécessaire de l&#8217;empêcher de bouger pour qu&#8217;il demeure éternellement à la même place. Des guerriers arrivèrent en pirogue pour couper les tendons du poisson. Ils essayèrent, tour à tour, mais en vain. </em></p>
<p><em>Le célèbre Ta-fa&#8217;i se rendit à Tubua&#8217;i pour chercher une hache très grande et très lourde qui avait beaucoup de pouvoir. Il invoqua Tino-rua, seigneur de l&#8217;océan, et la hache devint légère dans ses mains. Tafa&#8217;i se mit à couper le poisson Tahiti et cessa lorsque tous les tendons furent tranchés.</em></p>
<p><em>La grande chaîne de montagnes, qui dominait Tahiti, fut ainsi coupée en deux parties. L&#8217;endroit où Tafa&#8217;i frappa, forma un isthme appelé maintenant Taravao.</em></p>
<p><em></em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>« Il était une fois Léon Taerea », ou « Il était une fois la nature polynésienne », un spectacle dansé à la Maison de la Culture</strong></p>
<p><strong>Pour célébrer </strong><strong><em>Matariì i nià</em></strong><strong>, la Maison de la Culture produit un spectacle de danse unique, imaginé par Annie et Marion Fayn et inspiré des encres de Chine de Léon Taerea*. Intitulé <em>Moemoea</em>, le songe, il rendra hommage à l’artiste mais aussi au foisonnement de notre nature, thème de prédilection de Léon Taerea. Un spectacle dont le</strong><strong>s chorégraphies et les musiques vous transporteront au plus près de son imaginaire. Rendez-vous du 11 au 13 décembre au Petit Théâtre de la Maison de la Culture.</strong> <strong></strong></p>
<p>« En 2005, nous avons découvert le recueil de Léon Taerea intitulé <em>Hina, rêves, poésies et nature polynésienne. </em>C’est un véritable coup de cœur », raconte Marion Fayn. Pendant 3 ans, les idées germent. Mais le décès tragique de l’artiste va bousculer un peu leur projet. Il faut lui donner vie rapidement, et pourquoi pas lors des festivités de <em>Matariì i nià </em>? L’œuvre de Léon représente en effet presque exclusivement la nature, son côté nourricier, abondant, généreux. En défenseur de la nature qu’il était, quoi de plus cohérent ?</p>
<p><strong>Un spectacle au service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/peinture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with peinture">peinture</a></strong></p>
<p>« La difficulté fut de traduire en mouvement ce qui était représenté sur papier à l’encre de chine. Car quelle forme de danse adopter pour coller à la fois à la contemporanéité et aux incursions dans les mythes polynésiens ? », s’interroge Marion. « Ces questions n’ont cessé de nous tarauder l’esprit », confie-t-elle. Mais à force de réflexion et de travail, le résultat sera à la hauteur de leurs espérances. En mariant les cultures, la danse contemporaine et la danse traditionnelle – avec le groupe de Manouche Lehartel, Toa Reva – les danseurs parviennent à imiter les toiles &#8211; des corps parmi les décors &#8211; permettant aux spectateurs d’avoir accès immédiatement aux détails. L’univers mythologique et l’environnement naturel dans lequel évoluent les personnages de Léon prennent enfin vie. Le spectateur n’aura plus qu’à plonger dedans.</p>
<p><strong>Au final…</strong></p>
<p>« Léon Taerea nous a entraîné dans une aventure surréaliste et onirique. Ses toiles sont devenues progressivement des sources d’inspiration particulières. Elles ont nécessité de la réflexion ainsi qu’une remise en question de l’approche chorégraphique. L’expérience fut inédite, atypique, à l’image de son inspirateur », estime Marion.</p>
<p><strong><em>* Réalisation et coordination : </em></strong><em>Annie et Marion Fayn, Mylène Raveino</em></p>
<p><strong><em>Chorégraphies : </em></strong><em>Annie et Marion Fayn, Manouche Lehartel</em></p>
<p><strong><em>Danseurs : </em></strong><em>Ballet Annie Fayn, Toa Reva</em></p>
<p><strong><em>Décors : </em></strong><em>Denise Reymond </em></p>
<p><strong><em>Technique sons et lumière : </em></strong><em>La Maison de la Culture – Te Fare Tauhiti Nui</em><strong><em></em></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Pourquoi célébrer </strong><strong><em>Matariì i nià </em></strong><strong>?</strong></p>
<p><strong>La question de la (re)ritualisation des pratiques culturelles ancestrales fut au cœur d’un grand débat* le 6 septembre dernier à la Maison de la Culture. Nous avons demandé à </strong><strong>Jean-Marc Pambrun, directeur du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles et co-organisateur de ces journées-rencontres, ce que la célébration de </strong><strong><em>Matariì i nià</em></strong><strong> lui évoquait. </strong></p>
<p>« <em>Matariì i nià</em> doit être l’occasion pour la population de réapprendre des gestes traditionnels : planter, récolter, pêcher, etc. L’événement ne sera intégré dans la société polynésienne que lorsque les gens se seront réappropriés tout ce qui concerne la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/production/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with production">production</a> et l’utilisation vivrière. Autrement, <em>Matariì i nià</em> restera la commémoration d’un acte ancien en décalage avec la vie contemporaine », poursuit-il. « S’il est impossible d’aller jusqu’à une réintégration des pratiques agricoles dans les habitudes de la population, on peut tout de même les y réinitier. La démarche du Service de la Culture et du Patrimoine est dans ce sens très constructive, puisqu’elle entend maintenir les savoirs et les pratiques auprès des plus jeunes ».</p>
<p>Alors pourquoi célébrer <em>Matariì i nià </em><em>? « </em>Je pourrais répondre pourquoi célébrer Noël, la St Valentin ou Halloween ? », s’amuse Jean-Marc Pambrun. « Mais je préfère dire que pour ma part, célébrer <em>Matariì i nià</em> c&#8217;est retrouver la voie <em>ma&#8217;ohi</em> du développement durable ! » Et en ce temps de crise environnementale, cela semble… primordial.</p>
<p><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* L</em></strong><strong><em>e compte-rendu de ce débat sera publié très prochainement sur les sites de la Maison de la Culture et de l’ICA.</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Heiva Nui, au cœur de l’organisation de l’événement</strong></p>
<p>Heiva Nui<em> </em>est chargé d’harmoniser l’action des tous les établissements culturels impliqués dans l’organisation de <em>Matariì i nià</em><em>. </em>Administratif, protocole, logistique, contacts, autorisations, équipements, décoration… : les chargés de projet (Régina Taufa, Leilani Sogliuzzo, Noa Teiefitu et Ludovina Tooiti) s’occupent de tout ! Ils centralisent les informations et les traitent, afin de fournir ce dont ont besoin le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a> Artistique, le Service de la Culture et du Patrimoine, le Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> et la Maison de la Culture pour leurs manifestations. <strong></strong></p>
<p><strong>Des manifestations… en abondance !</strong></p>
<p><strong>La période d’abondance du </strong><strong><em>Tau Matariì i nià</em></strong><strong> </strong><strong>sera émaillée d’expositions, de concours et spectacles de danses ainsi que de visites culturelles diverses.</strong><strong> Voici le programme !</strong></p>
<p><strong>- Mardi 28 octobre, place Vai’ete, de 19h à 20h30</strong></p>
<p>Cérémonie d’ouverture du <em>Tau Matariì i nià</em> avec spectacle de danses et de chants.</p>
<p><strong>- Du </strong><strong>30 octobre au 30 novembre, </strong><strong>dans la salle d’exposition temporaire du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, </strong><strong>de 9h30 à 17h30</strong></p>
<p>On se souvient que Léon Taerea avait présenté une exposition de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/peinture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with peinture">peinture</a> sur le thème de <em>Matariì i nià</em> en novembre 2006 à la Maison de la Culture. Pour rendre hommage à cet artiste important disparu le 19 juin dernier, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti en partenariat avec la Maison de la Culture, Heiva Nui et l’ICA, présente une exposition d’une partie de ses œuvres pour la plupart inconnues du grand public, et aimablement prêtées pour l’occasion par de nombreux particuliers.<strong> </strong>Durant cette exposition unique, un spécial Cinematamua sera consacré aux œuvres cinématographiques de Léon Taerea, qui seront diffusées en boucle dans la salle d’exposition.</p>
<p><strong>- Jeudi 13 novembre, plan d’eau de Tautira, de 15h à 17h</strong></p>
<p>Cérémonie culturelle devant le mont Matarufau, qui représente symboliquement la tête du poisson, avec offrandes à l’île de Tahiti.</p>
<p><strong>- Vendredi 28 et samedi 29 novembre, Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a>, de 9h à 18h</strong></p>
<p>Exposition-vente des objets d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> des élèves (voir notre article « culture bouge »).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Animations culturelle scolaires </span></strong></p>
<p>Le Service de la Culture et du Patrimoine offrira aux scolaires et au public un voyage au cœur des savoir-faire ancestraux par la rencontre des générations à travers des ateliers d’animations dans les domaines de la langue, du patrimoine, de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/artisanat/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with artisanat">artisanat</a> et des arts.</p>
<p>Jeudi 13 novembre, place Tatatua de Tautira, de 8h à 13h30</p>
<p>Jeudi 20 novembre, place Opia (stade Tetiamana) de Papenoo, de 8h à 14h30</p>
<p>Jeudi 27 novembre, à proximité du site de Tataà, place Piafau (surnommé Vaitupa) à Faa’a, de 8h à 14h30</p>
<p>Mardi 2, mercredi 3 et jeudi 4 décembre, mairie de Pirae, de 8h à 14h30 (de 8h à 12h le jeudi 4)</p>
<p><strong>- Samedi 6 décembre, dans les jardins du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, à partir de 10h</strong></p>
<p>Heiva Nui reconduit un programme qui a attiré un public nombreux les années passées : une journée de sports traditionnels, <em>tu’aro ma’ohi</em>, ainsi qu’un <em>ahima’a</em> (four traditionnel), avec vente de <em>ma’a</em> Tahiti. Au programme : lancer de javelots, grimper au cocotier, ainsi que danse traditionnelle avec les écoles Heiragi, Tumata, Rainearii et Monoihere.</p>
<p><strong>- </strong><strong>Mercredi 10 décembre</strong><strong>, dans les jardins du </strong><strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a> Artistique, de 15h à 18h</strong></p>
<p>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with conservatoire">Conservatoire</a> propose une journée portes ouvertes lors desquelles il présentera tous les ateliers traditionnels qui font partie de son établissement : danses, chants et musiques. L’objectif de cette journée est de montrer aux parents d’élèves ainsi qu’au public les progrès réalisés depuis la rentrée de septembre. Mais on ne vous en dit pas plus pour le moment, car ce sera l’objet de notre dossier du mois de décembre !</p>
<p><strong>- Du 8 au 12 décembre, salle Muriavai de la Maison de la Culture, de 9h à 17h (16h le vendredi). Vernissage mardi 9 décembre à 18h</strong></p>
<p>Une exposition du fond d’œuvres de la Maison de la Culture sera proposée au public sur le thème de l’abondance. Toutes les œuvres (peintures, huiles, dessins, sculptures, etc.) réunies par l’Etablissement entre 1985 et 2008 et faisant écho à la nature seront exposées pour l’occasion, permettant aux spectateurs de se faire une idée de l’évolution de la représentation de la nature au travers des artistes Polynésiens contemporains.</p>
<p><strong>- Du 11 au 14 décembre, Petit théâtre de la Maison de la Culture, à 19h30 (18h30 le dimanche)</strong></p>
<p>La Maison de la Culture rendra hommage à Léon Taerea et à <em>Matariì i nià</em> via un spectacle de danse contemporaine et de <em>Ori</em> Tahiti intitulé <em>Moemoea, </em>et inspiré du dernier recueil d’encres de Chine de l’artiste, <em>Hina, rêves, poésies et nature polynésienne</em>.</p>
<p><a name="OLE_LINK6"></a></p>
<p><strong><em>Te Tau Matariì i nià</em></strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Dans tous les établissements culturels du pays, ainsi que dans de nombreux lieux culturels de l’île de Tahiti</p>
<p>Du 28 octobre au 15 décembre 2008</p>
<p>Renseignements à Heiva Nui au 50 31 00</p>
<p><strong>Rappel</strong></p>
<p>Pour une introduction complète au phénomène de <em>Matariì i nià</em>, vous pouvez vous reporter au magazine Hiro’a n°3, novembre 2007 : le « dossier » ainsi que la rubrique « le saviez-vous » lui sont consacrés.</p>
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		<title>Au cœur de Hawaiki Nui Va’a</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 02:28:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Leilanie Sogliuzzo, chargé du projet Hawaiki Nui Va’a à Heiva Nui, et Fabrice Brulin, éditeur du magazine Va’a Tahiti.
La va’a, d’hier à aujourd’hui 

Hawaiki nui Va&#8216;a
A bord de leurs grandes pirogues à voile, les Polynésiens ont traversé l’immensité de l’océan Pacifique, quittant l’Asie du Sud-Est voici 3 000 ans pour couvrir et s’implanter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Leilanie Sogliuzzo, chargé du projet <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a à Heiva <strong>Nui</strong>, et Fabrice Brulin, éditeur du magazine <strong>Va</strong>’a Tahiti.</strong></p>
<p><strong>La <em><strong>va</strong>’a</em>, d’hier à aujourd’hui </strong></p>
<p><a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/uploads/600vaa.jpg" rel="lightbox[179]"></a></p>
<p><strong>Hawaiki</strong> <strong>nui</strong> <strong>Va</strong>&#8216;a</p>
<p>A bord de leurs grandes pirogues à voile, les Polynésiens ont traversé l’immensité de l’océan <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with pacifique">Pacifique</a>, quittant l’Asie du Sud-Est voici 3 000 ans pour couvrir et s’implanter progressivement dans le Triangle polynésien, qui regroupe la Polynésie française, la Nouvelle-Zélande, Hawaii et l’île de Pâques. Moyen de transport, de communication, de guerre et d’échanges, la pirogue polynésienne a traversé les océans et les âges. S’ils ne partent plus à la découverte des îles du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with pacifique">Pacifique</a> à leur bord, les Polynésiens continuent néanmoins de conquérir les océans avec leur <em><strong>va</strong>’a</em>, pour faire rayonner ce qui est désormais un sport de compétition international. L’entraînement, la performance, mais aussi les enjeux financiers sont aujourd’hui au <strong>cœur</strong> des compétitions de <em><strong>va</strong>’a</em> moderne, qui réclament une organisation et une logistique sans faille ! En témoigne la fameuse course <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, qui fêtera cette année sa 17<sup>ème</sup> édition. Il s’agit, pour l’établissement Heiva <strong>Nui</strong>, de coordonner la venue de milliers de rameurs, de pirogues et de bateaux, ainsi que l’arrivée de centaines de spectateurs, le tout provenant des quatre coins de la Polynésie, du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with pacifique">Pacifique</a> et même du Monde… Un travail considérable dans lequel s’investissent l’ACOHV (Association Comité Organisateur de <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a) et la Fédération Tahitienne de <strong>Va</strong>’a. Voici un avant-goût du déroulement de la plus prestigieuse des courses de pirogues, « de l’intérieur », avec Leilanie Sogliuzzo, chargée du projet <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> à Heiva <strong>Nui</strong>.</p>
<p><strong>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a… côté terre</strong></p>
<p>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a ne se résume pas à une course de pirogues de haute-mer et de lagon. Du moins, pas pour Heiva <strong>Nui</strong> ! Pour cet évènement, l’établissement est chargé de gérer la logistique « terre » à Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora Bora. Leilanie et son équipe organisent en effet pendant toute la durée de la course l’hébergement des rameurs et de leur <em>staff</em>, leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with restauration">restauration</a>, leur transport à terre, ainsi que les remises de prix des étapes. La principale difficulté ? « Le fait d’être dans les îles, car on ne peut pas tout avoir à disposition comme à Tahiti. Tout doit être réfléchi et prévu ! Il s’agit donc de bien définir ses besoins en amont, afin de ne manquer de rien pendant la course », explique Leilanie.</p>
<p><strong>L’hébergement</strong></p>
<p>« Cette partie du travail débute toujours par un repérage dans les îles à la fin du mois d’août. Nous rencontrons les maires des communes et les directeurs des écoles, afin de faire un état des lieux des établissements dans lesquels les équipes seront logées. Les conditions d’accueil sont-elles identiques à l’an dernier ? Les salles ont-elles été modifiées, agrandies, etc. ? Nous devons ajuster notre plan de travail en fonction de ces éventualités. Par exemple, si des douches ont été construites dans une école d’une année sur l’autre, ce n’est plus la peine pour Heiva <strong>Nui</strong> d’en envoyer 50, mais 49… Un détail qui a son importance, quand on sait que le poids du fret d’un bateau est calculé au kilo près ! »</p>
<p><strong>Les repas</strong></p>
<p>Préparer 3 repas par jour pour plus de 1 500 personnes pendant 4 jours et demi*, soit plus de 20 000 repas et autant d’ingrédients à anticiper… Rassurez-vous, Heiva <strong>Nui</strong> ne se transforme pas pour l’occasion en cantinier, mais l’établissement doit faire appel, sur chacune des 4 îles, à des prestataires qui seront chargés de réaliser l’ensemble des repas pour tous les rameurs. Et heureusement, pas question de se contenter de la facilité d’un steak-frites ! « Nous imposons des menus bien précis, élaborés par un diététicien en accord avec les besoins et l’équilibre que doivent respecter les sportifs », rassure Leilanie.</p>
<p><strong>Les transports terrestres </strong></p>
<p>Sur toutes les îles, le transport des rameurs doit être orchestré et planifié à la minute près. A Huahine, là où le départ de la course est donné, il y a ceux qui arrivent par avion et ceux qui arrivent par bateau. Mais attention, ils arrivent par « des » avions et « des » bateaux, soit autant d’horaires différents ! Leilanie doit préparer des plannings afin de les remettre, sur place, aux sociétés de transport qui feront la navette jusqu’aux sites d’hébergement. A Raiatea, Tahaa et Bora Bora, il faut également prévoir les transports de tous les rameurs depuis les sites de compétition jusqu’aux sites d’hébergement.</p>
<p><strong>Les primes d’étapes</strong></p>
<p>A chacune des étapes de la course, des primes sont décernées aux rameurs qui les remportent. Du 1<sup>er</sup> au 10<sup>ème</sup>, ils reçoivent des prix pouvant atteindre jusqu’à 200 000 Fcfp pour les vainqueurs. Afin de dynamiser ces remises de prix, Heiva <strong>Nui</strong> organise toujours une petite animation (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/musique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with musique">musique</a>, couronnes de fleurs, hôtesses, etc.).</p>
<p><strong>Le travail d’une équipe</strong></p>
<p>La réussite de toute cette logistique tient au formidable travail d’équipe qui est accompli avant et pendant l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a. Dans chaque île, Heiva <strong>Nui</strong> envoie un chargé de mission. Celui-ci est responsable, sur place, de l’organisation qui incombe à Heiva <strong>Nui</strong>. A Huahine, il s’agit de Noa Teiefitu, à Raiatea, Jean Torohia, à Tahaa, Yann Pihaatae et à Bora Bora, Alain Bisiaux. Pendant la course, Leilanie sera basée à Raiatea pour superviser l’ensemble de l’équipe et de l’organisation. Elle veillera à remplir son objectif, qui est « d’assurer le confort des rameurs pendant leur séjour. Je dois faire en sorte qu’ils dorment bien, qu’ils mangent bien et que le timing de leur transport soit respecté, afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes pendant la course ! » Ce dont on ne doute pas !</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Une logistique lourde… </strong></p>
<p><strong>A chaque édition de <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, Heiva <strong>nui</strong> envoit dans les îles un certain nombre de matériel, affrété par le bateau <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> :</strong></p>
<ul>
<li>2 500 matelas</li>
<li>50 douches</li>
<li>30 WC chimiques</li>
<li>17 containers</li>
<li>2 camions plateau</li>
<li>1 groupe électrogène</li>
<li>1 podium</li>
<li>des projecteurs</li>
<li>des barrières Heiva <strong>Nui</strong></li>
<li>des oriflammes, plots, flotteurs</li>
</ul>
<p><strong><em><strong>Va</strong>’a</em>, le sport polynésien par excellence</strong></p>
<p>Si certains pêcheurs utilisent encore le <em><strong>va</strong>’a</em> dans sa version « traditionnelle », c’est-à-dire à des fins utilitaires (se déplacer, pêcher), de nos jours, le pirogue est surtout devenue un sport de compétition. En effet, la Fédération Tahitienne de <strong>Va</strong>’a compte actuellement plus de 5 000 licenciés et presque 200 clubs à travers les cinq archipels polynésiens. « Mais on estime à plus de 30 000 le nombre de sympathisants de la pirogue », affirme Fabrice Brulin, éditeur du magazine <strong>Va</strong>’a Tahiti.</p>
<p>Loin d’être un simple phénomène de mode, cet engouement pour la pirogue est l’expression d’une appartenance forte à la culture polynésienne. L’esprit communautaire offert par la pirogue, au-delà même du sport, la transmission des valeurs de l’effort, sont autant d’atouts qui font du <em><strong>va</strong>’a</em> le sport polynésien par excellence. La pirogue symbolise pour certains le <em>marae,</em> ce lieu de culte ancestral polynésien, source du sacré qui par-delà les océans et le temps, transporte les valeurs de cette culture unique au monde.</p>
<p><strong>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, « un héritage qui doit perdurer »</strong></p>
<p>La plus célèbre course de pirogue polynésienne est sans conteste l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, compétition inter-îles Sous-le-Vent, créée en 1992 par Edouard Maamaatuaiahutapu. « Nous avons reçu un bel héritage de nos ancêtres : le <em><strong>va</strong>’a</em>. Un héritage dont nous sommes les garants de sa pérennité. <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a doit perdurer. »</p>
<p>Année après année, son rayonnement s’est même étendu à d’autres îles du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with pacifique">Pacifique</a> (Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie) ainsi qu’à d’autres continents (Europe, Amérique du Sud, etc.).</p>
<p>L’authenticité et la symbolique de la pirogue polynésienne ont su séduire des sportifs du monde entier, qui veulent désormais se mesurer à l’élite mondiale du <em><strong>va</strong>’a </em>: les Polynésiens.</p>
<p><strong>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a 2008, c’est : </strong></p>
<p>- Du 29 octobre au 31 octobre</p>
<p>- 1 course</p>
<p>- 4 îles (Huahine, Raiatea, Taha’a et Bora Bora)</p>
<p>- 3 étapes</p>
<p>- 129 kilomètres de course</p>
<p>- 4 catégories (seniors hommes, seniors dames, juniors hommes et vétérans)</p>
<p>- Environ 80 équipes, 1 500 rameurs**</p>
<p>- Des équipages Polynésiens, Hawaiiens, Néo-Zélandais, Français**…</p>
<p>- Plus de 8 millions de Fcfp de prix, toutes catégories confondues</p>
<p><strong>Le saviez-vous ?</strong></p>
<p>- <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a est la course la plus endurante au monde à 6 rameurs, sans changement possible au sein d’une étape</p>
<p>- <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a tire son nom de <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong>, qui signifie littéralement la « Grande <strong>Hawaiki</strong> », <strong>Hawaiki</strong> désignant une île mythique, berceau de la civilisation polynésienne à partir de laquelle fut colonisé le reste du Triangle polynésien. On a coutume de considérer Raiatea comme étant cette île mythique.</p>
<p><strong>Renseignements </strong></p>
<p>- Comité organisateur de l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a</p>
<p>- Tel : 45 05 44</p>
<p><a href="http://www.ftv.com/">www.ftv.com</a><br />
<strong><em>* Les rameurs arrivent un jour avant le début de la course. </em></strong></p>
<p><strong><em>** Ces données sont celles de 2007. A l’heure où nous mettons sous presse, le Comité organisateur de l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a n’avait pas clôturé les inscriptions.</em></strong></p>
<p><strong>Crédit photos : <a href="http://vaatahiti.com/">vaatahiti.com</a>.</strong></p>
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