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	<title> &#187; restauration</title>
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		<title>Le fonds sonore du Service de la Culture sur la voie de la diffusion</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 10:43:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Martine Rattinassamy, responsable du centre de documentation du Service de la Culture et du Patrimoine
En 2002, le Service de la Culture et du Patrimoine (SCP) a mis en place un centre de documentation afin de gérer les différents fonds patrimoniaux en sa possession. Parmi ces derniers figure un fonds sonore, issu en partie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Martine Rattinassamy, responsable du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/centre-de-documentation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec centre de documentation">centre de documentation</a> du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">Service</a> de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a></em></p>
<p>En 2002, le Service de la Culture et du Patrimoine (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/scp/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec SCP">SCP</a>) a mis en place un centre de documentation afin de gérer les différents <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fonds-patrimoniaux/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec fonds patrimoniaux">fonds patrimoniaux</a> en sa possession. Parmi ces derniers figure un fonds sonore, issu en partie de copies de documents appartenant au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/bishop-museum/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec bishop museum">Bishop Museum</a> de Hawaii et de travaux de recueils ethnographiques de l&#8217;ancien Département « <a href="http://www.hiroa.pf/tag/traditions/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec traditions">Traditions</a> Orales » du Centre Polynésien des Sciences Humaines (CPSH). Si la consultation de ces documents sonores n&#8217;est pas encore d&#8217;actualité, le travail fourni par le centre de documentation prend le chemin de la diffusion.</p>
<p><strong>Le fonds sonore du SCP</strong></p>
<p>Dans les années 1980, le Département « Traditions Orales » du CPSH et le Département d&#8217;Anthropologie du Bishop Museum de Hawaii, sections <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">Histoire</a> orale et musicologie, ont convenu d&#8217;un programme de retour en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française de copies de documents audio intéressant le Pays et appartenant au Bishop Museum. Près de 200 bandes magnétiques regroupant des informations ethnographiques très variées (chants, légendes&#8230;) ont alors été rapatriées. Les copies et le transfert des bandes magnétiques ont été financés par le CPSH. Si, aujourd&#8217;hui, le Pays n&#8217;est pas détenteur des droits de ces enregistrements, ils ont néanmoins pu être sauvegardés. 141 heures ont ainsi été numérisées en 1999 par le Centre Polynésien des Sciences Humaines, en partenariat avec l&#8217;Institut de la Communication Audiovisuelle (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a>). Ce patrimoine audio fait désormais partie du fonds sonore du Service de la Culture et du Patrimoine.<br />
Au cours de cette même décennie, le département « Traditions Orales » du CPSH a lancé un vaste Programme de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sauvegarde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sauvegarde">Sauvegarde</a> du Patrimoine Ethnographique plus connu sous le sigle PSPE. Ce travail de recueil regroupe aujourd&#8217;hui plus de 340 cassettes faisant référence à l&#8217;histoire et aux traditions des différents archipels. Depuis, bien d&#8217;autres enregistrements ont été réalisés et le fonds sonore du Service de la Culture et du Patrimoine rassemble désormais plus de 1225 cassettes audio. Toutes ne sont pas encore numérisées et restaurées, mais cette tâche fait partie des missions que le SCP compte mener à son terme.</p>
<p><strong>Le rôle du Service de la Culture et du Patrimoine</strong></p>
<p>Pour poursuivre cette mission de sauvegarde du patrimoine ethnographique au travers des travaux conduits par le CPSH et réussir à gérer les différents fonds acquis ou recueillis par lui, le SCP a créé en 2002 un centre de documentation. Les agents du Service ont commencé par classer et inventorier le fonds sonore puis ils ont procédé à l&#8217;informatisation des documents dans une base de données, courant 2004. Par la suite, des prestataires les ont numérisés et restaurés.</p>
<p>Près de 180 heures ont ainsi été sauvegardées entre 2004 et 2006. À l&#8217;heure actuelle, 27% du fonds est conservé, avec 335 cassettes restaurées représentant 252 heures de recueils ethnographiques. Ces documents sont sauvegardés sur CD, en deux exemplaires, et sur disque dur. À raison de cinq mois de ce travail de numérisation/<a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> financé par an, il faudra attendre 2017 pour que la totalité du fonds soit ainsi conservée.<br />
Pour compléter ce volet de copie sur supports numériques, les enregistrements audio, quasiment tous en langue vernaculaire (Tahitien, Marquisien, Pa&#8217;umotu, Tuhaa pae&#8230;), sont retranscrits à l&#8217;écrit. Ces  transcriptions  sont, contrairement aux supports audio, déjà consultables au Service de la Culture et du Patrimoine.<br />
<strong>Les obstacles à la diffusion</strong></p>
<p>La volonté du Service de faire que ces documents soient accessibles au grand public ne suffit pas à rendre la démarche effective. Beaucoup de données contrarient la faisabilité du projet. La première étant l&#8217;accord des personnes interviewées pour la diffusion de leurs paroles. À l&#8217;instar du droit à l&#8217;image, le droit à la diffusion d&#8217;un enregistrement audio doit faire l&#8217;objet d&#8217;une autorisation. Si certains auteurs ont pris soin d&#8217;apposer leur signature sur les lettres d&#8217;engagement, beaucoup d&#8217;entre eux ont limité la diffusion aux membres de leur famille et d&#8217;autres ont simplement refusé. Par ailleurs, les enregistrements originaux n&#8217;ayant pour l&#8217;heure pas tous été sauvegardés, il est indispensable de les préserver des manipulations, dans un principe de précaution.<br />
Il faudra encore patienter avant que le Service de la Culture et du Patrimoine ne divulgue son fonds sonore. Entre respect des mémoires des personnes ressources aujourd&#8217;hui disparues et droit juridique, il reste encore du chemin à parcourir avant que chacun puisse y avoir accès, mais le centre de documentation y travaille.</p>
<p><strong>Le Bishop Museum de Hawaii</strong></p>
<p>Le Bernice Pauahi Bishop Museum de Hawaii a été fondé en 1889 par Charles Reed Bishop en l&#8217;honneur de sa défunte femme, la princesse Bernice Pauahi Paki, la dernière descendante de la famille royale Kamehameha. Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> compte de nombreuses collections d&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> polynésien, notamment des fonds sonores, dont la Polynésie française a fait l&#8217;acquisition de copies dans les années 1980.<br />
<strong>Infos pratiques :</strong><br />
- Le centre de documentation est ouvert au public du lundi au jeudi de 07h30 à 11h30 et de 12H30 à 15h30 et le vendredi de 07h30 à 11h30 et de 12H30 à 14h30<br />
- Possibilité de faire jusqu&#8217;à 20 photocopies gratuites<br />
- Pour tout renseignement, contacter le centre au 507 194</p>
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		<title>Cinematamua 52 – Le Tahiti des Tahitiens &amp; Enfants de Moorea</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2009 00:06:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour cette 52ème édition, Cinematamua, vous présente une soirée consacrée à deux reportages produits par France 3 dans les années 1970-1980.
Le premier, « Le Tahiti des Tahitiens », tourné en 1971 par le journaliste François de Closets, en plein boom du Centre d&#8217;Expérimentation du Pacifique, s&#8217;attache à nous montrer la mutation de Tahiti. Le second, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour cette 52ème édition, Cinematamua, vous présente une soirée consacrée à deux reportages produits par France 3 dans les années 1970-1980.<br />
Le premier, « Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> des Tahitiens », tourné en 1971 par le journaliste François de Closets, en plein boom du Centre d&#8217;Expérimentation du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a>, s&#8217;attache à nous montrer la mutation de Tahiti. Le second, « Enfants de Moorea », réalisé en 1980 par Jacques Brialy, nous emmène à Moorea et se penche sur la vie quotidienne d&#8217;une famille au travers des activités de deux de ses enfants.</p>
<p>Où et quand ?<br />
-	Grand Théâtre de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a><br />
-	Mercredi 11 mars à 19h00<br />
-	Entrée gratuite sans ticket<br />
-	Renseignements au 544 544</p>
<p><a href="http://www.ica.pf/articles.php?id=1273">Pour en savoir plus</a></p>
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		<title>Les dieux mangaréviens en transit à Paris</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/02/les-dieux-mangareviens-en-transit-a-paris/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 20:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.
Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
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</a>
Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles.</em></p>
<p>Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> « Mangareva, Panthéon de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> ». Jusqu’au 10 mai 2009, le public peut venir y découvrir d’exceptionnelles oeuvres polynésiennes, jusqu’alors dispersées dans différentes institutions internationales et pour certaines inconnues du grand public. En juin, c’est ici à Tahiti, au Musée de Tahiti et des Îles, que l’exposition ouvrira ses portes.</p>
<p>En septembre 2000, le Musée Henri-Martin de Cahors a retrouvé une statuette d’une divinité mangarévienne dans les réserves de ses locaux, un ancien presbytère. C’est celle du Dieu Rongo, dédiée au pourvoi des récoltes. Cette statuette en bois, rapportée de Polynésie par un explorateur lotois, autour de 1812, est l&#8217;une des rares représentations de cette divinité à subsister de par le monde. Elle reposait là, depuis au moins 150 ans, sous une fausse identité. Jusqu’ici on connaissait l’existence de cinq exemplaires de ce dieu (dont on ne sait s’ils sont différentes représentations d’un même dieu ou différents dieux), détenus par cinq musées : le British Museum de Londres, le Metropolitan Museum of <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> de New York, le Pontificio Museo Missionario-Ethnologico de Rome, le Muséum d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">Histoire</a> Naturelle de La Rochelle et le Musée des Pères du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sacré">Sacré</a>-cœur de Braine-le-Comte, dont le Rongo est aujourd’hui conservé à Rome. Désormais le Musée de Cahors appartient au cercle privilégié de ceux qui détiennent un objet primordial du panthéon mangarévien. C’est ce qui a donné l’idée à Laurent Guillaut, Conservateur en chef du Musée, de faire connaître cette statuette autour d’une exposition consacrée à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> des îles Gambier. De là, le projet a fait son chemin et le Musée de Tahiti et des Îles, après avoir rencontré Laurent Guillaut venu en mission en Polynésie française en septembre 2005, s’est proposé d’organiser une exposition qui réunirait l’ensemble des oeuvres connues à ce jour, relatives au domaine du sacré et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/rituel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec rituel">rituel</a> des Gambier, conservées dans des institutions religieuses et muséales. Autant de figures de divinités et d’objets rituels méconnus, voire inconnus du grand public et même des Polynésiens.</p>
<p><strong>Une convention d’amitié</strong></p>
<p>C’est grâce au Musée du quai Branly que l’exposition a pu se réaliser. Stéphane Martin, Président de l’institution prestigieuse qui a ouvert ses portes en juin 2006 au pied de la tour Eiffel, a répondu positivement à la proposition de Jean-Marc Pambrun de reprendre le projet pour le porter à l’international. Dans le cadre d’une convention de collaboration muséographique et culturelle qui régit les rapports des deux musées depuis 2005, les demandes de prêt de ces œuvres rarissimes ont été faites conjointement par les deux établissements et le Musée du quai Branly a apporté son expertise pour mener à bien cette idée. Il s’est chargé de convaincre les grands musées de confier leurs œuvres, de coordonner les demandes de prêts et de donner à « Mangareva » le rayonnement que méritait le projet. L’exposition s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Musée du quai Branly de faire connaître et de promouvoir les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a> et des Amériques, qui constitue le cœur de sa mission. Du côté du Musée de Tahiti et des Îles, c’est l’occasion de pouvoir présenter à Paris une exposition itinérante à grand retentissement. Ce projet constitue par ailleurs une première mondiale car jamais aucune exposition ne s’est tenue sur cette île, ni sur l’archipel dont elle fait partie. Pour Jean-Marc Pambrun, elle a un double intérêt : d’abord, faire connaître ; ensuite, rendre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> : « L’exposition a pour objectif de permettre aux habitants de Mangareva de retrouver leurs dieux originels dont ils se séparèrent dès le début du XIX° siècle, plus précisément au moment de la conversion foudroyante de l’île, opérée par les pères Honoré Laval et François Carret dès 1834 ».</p>
<p><strong>Lever le voile du silence</strong></p>
<p>« Organiser le retour de ces divinités c’est un peu rendre justice à l’archipel des Gambier en permettant aux statues de venir se ressourcer et aux populations polynésiennes de les voir, explique Jean-Marc Pambrun. C’est bien que les objets que l’on pense encore investis d’un certain mana puissent retrouver leur terre d’origine, leur terre ancestrale. Ça peut aussi permettre, en sens inverse, un ressourcement de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> pour beaucoup d’artistes polynésiens et une redynamisation, une réappropriation de notre culture par les populations en place. C’est une exposition qui laissera des traces dans la réflexion, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>, l’action culturelle, c’est évident. Quand l’exposition commencera ici, à Tahiti, on aimerait faire un état de la situation culturelle, sociale et économique de Mangareva aujourd’hui, poursuit-il. L’archipel des Gambier n’ayant jamais fait l’objet d’une exposition, nous voulons essayer d’en parler de manière à permettre à sa population d’avoir un rayonnement plus important pour développer un certain nombre d’activités. Resté sous le manteau du silence depuis de nombreuses années pour différentes raisons (notamment l’évangélisation qu’il a été pendant longtemps difficile d’évoquer, et plus récemment les essais nucléaires), nous aimerions que cette exposition puisse éclairer des pans de l’histoire d’un peuple trop longtemps maintenu dans l’ombre. Il a toujours été difficile de parler de ce qui s’est passé sans porter préjudice à la population ou polémiquer autour de l’attitude des pouvoirs en place en France et en Polynésie. Cette exposition exceptionnelle sera dédiée au peuple des Gambier ».</p>
<p><strong>Une histoire, un contexte </strong></p>
<p><em>Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles, revient sur le contexte de départ des œuvres de Mangareva</em></p>
<p>En 1825, le capitaine F. W. Beechey et son équipage sont les premiers Européens à fouler le sol de Mangareva. Presque dix ans plus tard, les missionnaires arrivent. Le père Honoré Laval est sans aucun doute celui qui aura le plus marqué l’archipel des Gambier. Il débarque sur l’île de Akamaru le 7 août 1834. En l’espace de moins de deux ans, il parvient, avec d’autres missionnaires, à évangéliser les Mangaréviens après avoir éradiqué une culture millénaire. Prêtres bâtisseurs, prêtres civilisateurs, prêtres salvateurs, Laval et les siens mirent en place – avec la collaboration des chefs mangaréviens – un système dans lequel le domaine du social et du religieux ne faisaient qu’un. En cela, ils ne rompirent pas avec le système traditionnel polynésien.</p>
<p>Laval, à l’instar des autres missionnaires dans le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> (Tahiti, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, Rarotonga, Fidji…), instaura un code de lois qui jetait les bases d’un gouvernement théocratique, c’est-à-dire un système despotique. Il faut admettre que leur œuvre civilisatrice, aussi critiquable soit elle, a contribué à sauvegarder les Mangaréviens des maux apportés par l’Occident (épidémies, débauches, armes à feux, alcool…) et que très probablement, sans la présence des missionnaires, le peuple mangarévien aurait disparu.<br />
Les statues rassemblées pour cette exposition sont les seules à avoir échappé aux bûchers aux « idoles » organisés à partir de 1834-1835 par les missionnaires. Ce sont les pères de l’ordre de Picpus eux-mêmes qui les ont épargnées de la frénétique destruction qu’ils avaient pourtant commanditée.</p>
<p>Voulant témoigner de la réussite de l’évangélisation, ils ont expédié à l’attention du roi des Français et du Pape une malle accompagnée d’une liste précise rédigée par le Père Caret, contenant un ensemble de statues des divinités les plus importantes, telles que Tu, Rongo, Rao… Quelques années plus tard, d’autres statues conservées par les derniers adeptes du « paganisme » seront remises à des navigateurs et étrangers de passage, notamment un certain « Capitaine Henri », le consul des Etats-Unis A. de Moerenhout et le commandant Dumont D’Urville. Ce dernier ramena deux statues dont l’une est aujourd’hui au Musée de la Rochelle. À la fin du XIXe siècle, deux grandes statues composées de bras dressés vers le ciel ont été collectées par un docteur français et une mission russe. L’ensemble de ces statues est aujourd’hui conservé dans des institutions religieuses et muséales.<br />
<strong>Les objets phares de l’exposition</strong><br />
Au milieu de différents objets religieux et rituels associés, ce sont douze œuvres  qui constitueront les pièces maîtresses de cette exposition.</p>
<ul>
<li> 1 Rao et 1 patoko (support à offrandes) du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 1 Tu et 1 Rongo du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
<li> 1 Rongo du British Museum de Londres (présenté uniquement à Paris)</li>
<li> 1 Rongo du Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle</li>
<li> 1 Rongo du Metropolitan Museum of Art de New York</li>
<li> 1 Rongo du Musée Henri-Martin de Cahors</li>
<li> 1 figure de divinité de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Rome</li>
<li> 1 tambour du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 2 figures eketea (qui seraient des représentations d’un autre dieu appelé Tupo) de la Congrégation des Sacrés Cœurs et du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
</ul>
<p><strong>Une exposition itinérante</strong></p>
<p>L’exposition se tiendra d’abord au Musée du quai Branly, du 3 février au 10 mai 2009, puis au Musée de Tahiti et des Iles, du 24 juin au 24 septembre 2009. Une partie de cette exposition sera présentée enfin au Musée Henri-Martin de Cahors au plus tard au cours du printemps 2010.<br />
Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr<br />
Musée de Tahiti et des Îles : 54 84 35<br />
<strong>Combien ça coûte ?</strong></p>
<p>- La demande de subvention initiale du Musée de Tahiti et des Îles au gouvernement de la Polynésie Française a été de 19 millions de francs. Ce montant couvrira notamment les frais de transport et d’assurance, mais il n’en restera qu’une infime part pour organiser l’exposition. De son côté, le Musée du quai Branly a investi environ 200 000 euros (presque 24 millions de francs) dans cette exposition (le montant lié aux frais de transport et d’assurance est de 115 000 euros TTC, soit environ 14 millions de francs).<br />
- Les frais « de clou à clou » (transport, assurance, convoyage, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> éventuelle des objets) ont été pris en charge à 50/50 par le Musée du quai Branly et le Musée de Tahiti et des Îles.</p>
<p><strong>À chacun son expo</strong></p>
<p>Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, le Musée du quai Branly insistera sur la dimension historique qu’évoquent ces œuvres, sur le contexte d’évangélisation de la population de l’archipel des Gambier à l’époque des missionnaires européens avec la disparition du culte ancien.</p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles souhaite, lui, aborder deux grandes périodes de l’histoire du peuple des Gambier depuis ses origines jusqu’à nos jours. Celle des temps anciens avec pour thématique l’archéologie de Mangareva et des îles Gambier, l’origine et l’histoire du peuplement, les mythes et les traditions orales et l’anthropologie sociale et religieuse de la période pré-européenne ; et celle des temps nouveaux, marquée par les premiers contacts avec les Européens, l’histoire de la christianisation et ses traces matérielles, les essais nucléaires et l’économie actuelle des Gambier. Autour des pièces majeures, plusieurs panneaux illustrés d’une iconographie appropriée accompagnée de textes feront le point des connaissances relatives à l’histoire et à la culture du peuple des Gambier. Ce parcours périphérique sera aussi l’occasion de préparer un ouvrage destiné au grand public consacré à Mangareva.</p>
<p>Cahors, comme patrie du père Laval et d’un certain nombre des ecclésiastiques venus à Mangareva… Le Musée Henri-Martin se focalisera sur cet aspect de l’Histoire. Disposant de peu de moyens, le musée ne fera pas venir l’intégralité des œuvres que présenteront les musées du quai Branly et de Tahiti et des Îles.</p>
<p><em>Photos : Quai Branly, Musée Henri-Martin</em></p>
<p><em>
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	<!-- Slideshow link -->
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			[Show as slideshow]		</a>
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	<!-- Pagination -->
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</div>

<br />
</em></p>
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		<title>Le canon de la Tipaerui s’offre une seconde jeunesse</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 16:53:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Joany HAPAITAHAA, historienne au Service de la Culture et du Patrimoine.
Hiro’a vous en a parlé dans les précédents numéros : en novembre dernier, un canon a été découvert à l’embouchure de la rivière de Tipaerui. Sorti depuis de son lit en vue de sa restauration, il a subi un premier traitement à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
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Rencontre avec Joany HAPAITAHAA, historienne au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">Service</a> de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a>.</em></p>
<p>Hiro’a vous en a parlé dans les précédents numéros : en novembre dernier, un canon a été découvert à l’embouchure de la rivière de Tipaerui. Sorti depuis de son lit en vue de sa <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a>, il a subi un premier traitement à la potasse le 5 janvier et est actuellement en attente d’une électrolyse.</p>
<p><strong>Une mobilisation de moyens humains…</strong><br />
Les agents du parc à matériel de l’équipement, ceux du Service de la Culture et du Patrimoine, Robert Veccella, responsable du GRAN* et Véronique Mu, Conservatrice du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Iles ont participé à cette première étape du processus de restauration du canon. Il s’agissait de le nettoyer au moyen d’une solution à base d’hydroxyde de potassium, un métal alcalin blanc fortement corrosif qui est utilisé par les chimistes comme réactif. Il dissout toutes les matières animales et permettrait d’empêcher la dégradation rapide du canon.</p>
<p><strong>… Et techniques</strong><br />
50 kilos de potasse ont été dilués dans 5m3 d’eau. Sept poubelles de 6,5 kilos et une de 4.5 kilos ont été nécessaires à l’obtention des 5 000 litres de produit sollicités et il aura fallu une demi-heure pour remplir la cuve (à l’aide d’un camion citerne du parc à matériel) jusqu’à immersion du canon.</p>
<p>Cette phase préliminaire débouchera sur la mise en place du procédé électrolytique, en avril. Une deuxième étape qui aura deux fonctions : éliminer les substances corrodant le fer et convertir des composés instables en composés stables. Cette seconde phase fera intervenir des personnalités compétentes de Nouvelle-Calédonie qui pourront à cette occasion former des ouvriers locaux.</p>
<p>* GRAN : Groupe de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">Recherche</a> en Archéologie Navale<br />
<strong>Vous avez dit… ?</strong><br />
- Le KOH est la formule chimique de l’hydroxyde de potassium, plus communément appelé potasse caustique ou simplement potasse. C’est un composé chimique corrosif qui permet d’empêcher la dégradation du canon.<br />
- L’électrolyse est une méthode qui permet de réaliser des réactions chimiques grâce à une activation électrique. Ici, elle a pour fonction d’éliminer les substances qui rongent le fer et dégradent rapidement le canon.</p>
<p><strong>Rétrospective</strong></p>
<ul>
<li> Le canon a été découvert pendant les travaux de construction de la troisième voie sur le front de mer de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a></li>
<li> Il mesure 2m95 de longueur (en excluant la « gueule »), pèse environ trois tonnes et ne porte aucune inscription.</li>
<li> Deux gros blocs de pierres, un boulet de 16 cm de diamètre et deux autres pièces attenantes ont aussi été découverts.</li>
<li> Le 20 novembre, le canon a été extrait de l’embouchure de la rivière de Tipaerui pour être placé dans une cuve d’eau douce dans le parc à matériel de l’Equipement.</li>
<li> Le 5 janvier, il a subi un premier traitement à l’hydroxyde de potassium. En avril est prévu un procédé électrolytique pour le débarrasser de toutes les substances le corrodant.</li>
<li> L’objectif, à terme, est de pouvoir l’exposer au public, à l’instar de l’ancre de Cook située au Musée de Tahiti et des Îles.</li>
</ul>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/02/le-canon-de-la-tipaerui-s%e2%80%99offre-une-seconde-jeunesse/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Te Tahua To’ata &#8211; La Place To’ata</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 04:35:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Implantée en plein cœur de la ville, dans un cadre d&#8217;exception à ciel ouvert avec une vue imprenable sur Moorea et la rade de Papeete, la place To&#8217;ata vous offre à la location un espace unique pour la tenue de manifestations en tout genre. Divisée en deux espaces, elle accueille aussi bien salons, foires commerciales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Implantée en plein cœur de la ville, dans un cadre d&#8217;exception à ciel ouvert avec une vue imprenable sur Moorea et la rade de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>, la place To&#8217;ata vous offre à la location un espace unique pour la tenue de manifestations en tout genre. Divisée en deux espaces, elle accueille aussi bien salons, foires commerciales et expositions sur les 5 000 m2 de l&#8217;esplanade basse, que concerts ou spectacles sur la grande scène. Pour la mise en place de votre événement, vous serez aidés et accompagnés par l&#8217;équipe de Heiva Nui. Voici un tour d&#8217;horizon des services que l&#8217;établissement propose.</strong></p>
<p><em>Rencontre avec Tane Dezerville, responsable des espaces publiques à Heiva Nui et Olivier Dexter, Chargé de Communication de Heiva Nui.</em></p>
<p>Heiva Nui assure la locations des espaces, du matériel technique et l&#8217;assistance technique  (mise à disposition du personnel) des esplanades haute et basse de la place To&#8217;ata. Matériel évènementiel et scénique (podium, plancher de bal, chapiteaux&#8230;), matériel d&#8217;éclairage (projecteurs, écrans&#8230;) et matériel de sonorisation (haut-parleurs, microphones, amplis, retours de scène, racks&#8230;) sont mis à disposition des locataires. Les offres de location de la place To&#8217;ata sont destinées aussi bien aux établissements publics qu&#8217;à des entreprises privées, des associations ou à des particuliers.</p>
<p><strong>L&#8217;esplanade basse</strong></p>
<p>L&#8217;aire de Promenade &#8211; ou esplanade basse de To&#8217;ata &#8211; est le lieu idéal pour la tenue d&#8217;expositions. Les 5 000 m² de superficie pavée sont agrémentés d&#8217;espaces verts entretenus quotidiennement. Cet espace a la possibilité de s&#8217;adapter à des configurations personnalisées, des plus simples aux plus ambitieuses, qu&#8217;il conviendra d&#8217;examiner en fonction des besoins de chacun. La location de l&#8217;aire de promenade se chiffre à 200 000 Fcfp TTC par jour (avec une extension possible de 2 000 m² supplémentaires pour 77 000 Fcfp TTC par jour).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong>L&#8217;aire de spectacles</strong></p>
<p>Elle offre une tribune d&#8217;une capacité de 3 570 places assises et deux à quatre loges d&#8217;une superficie totale de 210m2. Trois configurations sont possibles pour l&#8217;organisation de spectacles : <em>Moana</em>, laisse la piste au sol de 30mx30m entièrement libre et peut accueillir 3 000 personnes debout ; <em>To&#8217;a,</em> installe une scène avancée au tiers de la piste et accueille ainsi 2 000 personnes debout ; <em>Aito, </em>avance la scène à la moitié de la piste et ne permet pas d&#8217;accueillir de public debout. Le tarif de base de location de l&#8217;espace spectacles est de 1 700 000 francs par <a href="http://www.hiroa.pf/tag/spectacle/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec spectacle">spectacle</a>, sans assistance technique, auxquels s&#8217;additionnent des charges supplémentaires d&#8217;exploitation (mise à disposition d&#8217;un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">service</a> de sécurité agréé, prestation du personnel technique, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">service</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a>&#8230;). Aux trois configurations de l&#8217;espace s&#8217;ajoutent des variantes avec l&#8217;installation de chaises sur la piste.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Comment louer To&#8217;ata ?</strong><strong></strong></p>
<p>Un dossier complet doit être remis à Heiva Nui dès réservation de la place To&#8217;ata (l&#8217;établissement vous indiquera les documents à fournir). 30 % du montant total de la location devront être versés en guise d&#8217;arrhes dans les cinq jours suivant la réservation, faut de quoi elle sera considérée comme caduque.</p>
<p>Pour tout renseignement : 50 31 00 ou <a href="mailto:contact@heivanui.pf">contact@heivanui.pf</a></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/02/te-tahua-to%e2%80%99ata_la_place/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;archivage audiovisuel : assurer la pérennité du patrimoine culturel polyn&#233;sien</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/01/larchivage-audiovisuel-assurer-la-perennite-du-patrimoine-culturel-polynsien/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 20:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La durée de vie des supports audiovisuels et des machines associées à leur lecture n’est pas infinie. C’est ce qui pousse les archivistes, garants de la mémoire patrimoniale, à trouver de nouvelles façons de stocker les documents pour en assurer leur conservation. 
Depuis deux ans, l’Institut de la Communication Audiovisuelle (ICA) a commencé la numérisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La durée de vie des supports audiovisuels et des machines associées à leur lecture n’est pas infinie. C’est ce qui pousse les archivistes, garants de la mémoire patrimoniale, à trouver de nouvelles façons de stocker les documents pour en assurer leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec conservation">conservation</a>. </strong></p>
<p><strong>Depuis deux ans, l’Institut de la Communication Audiovisuelle (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a>) a commencé la numérisation de tous les supports audiovisuels que compte l’Etablissement. Un archivage en deux étapes : d’abord le stockage sur des serveurs informatiques, ensuite, le référencement et la documentation de tous les fichiers numérisés. Eric Bourgeois, Directeur de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a>, nous en dit plus sur ce travail essentiel pour l’avenir et la préservation de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> <a href="http://www.hiroa.pf/tag/audiovisuel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec audiovisuel">audiovisuel</a>. </strong></p>
<p><strong>En quoi consiste la numérisation des documents audiovisuels</strong> <strong>? </strong></p>
<p>Il s’agit de transformer un support physique en un fichier informatique. C’est l’équivalent du passage du vinyle au fichier mp3. Dans l’archivage audiovisuel, la « dématérialisation » et la numérisation ne font qu’un. En effet, dans notre processus de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sauvegarde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sauvegarde">sauvegarde</a>, la cassette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/video/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec vidéo">vidéo</a> est numérisée directement sur disque dur et conservée dans des serveurs informatiques.</p>
<p><strong>Pour quelles raisons choisissez-vous de numériser les documents pour les archiver ? </strong></p>
<p>La première est économique. La numérisation sur des disques durs coûte moins cher que le stockage sur des bandes vidéo. C’est surtout vrai depuis que les prix de vente des disques durs ont considérablement diminué, il y a deux ou trois ans. C’est d’autant plus déterminant que l’archivage sur supports DVD n’est pas non plus envisageable, car même s’il coûte moins cher que celui sur bandes vidéo, il n’est pas assez fiable dans le temps. La gravure des données est trop aléatoire.</p>
<p>La deuxième raison est purement pratique. Il est beaucoup plus facile de manipuler des documents numérisés. C’est moins contraignant, plus rapide, et plus adapté à l’évolution technologique des supports : la chaîne vidéo est pratiquement entièrement dématérialisée. Demain, toutes les caméras « professionnelles » enregistreront directement sur des mémoires type « flash » (comme c’est déjà le cas pour de petits caméscopes). Les systèmes de montage qui existent aujourd’hui sont eux aussi exclusivement sur ordinateur. Pour pouvoir monter une vidéo, il faut donc qu’elle soit dématérialisée.</p>
<p><strong>Il n’y a, en somme, que des avantages à numériser pour archiver ?</strong></p>
<p>Oui… L’autre avantage de la numérisation est que l’on peut transporter géographiquement les documents de manière beaucoup plus simple et donc restituer et partager notre patrimoine avec le plus grand nombre. On n’aurait pas pu envisager la valorisation <a href="http://www.hiroa.pf/tag/internet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec internet">Internet</a> de nos archives si on ne les avait pas numérisées. La numérisation est déployée sur nos deux missions principales que sont la conservation et la valorisation du patrimoine polynésien. A l’ICA, quatre personnes travaillent sur ce plan de sauvegarde numérique. On aura bientôt fini de numériser les masters. Il nous restera tous les rushs et autres programmes. On ne fait pas de <em>sprint</em>, mais plus une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/course/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec course">course</a> de fond : on ne doit jamais s’arrêter car en plus de ce travail de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> du passé nous devons conserver le présent.</p>
<p><strong>Vous préparez aussi l’avenir avec l’arrivée du haut débit numérique ?</strong></p>
<p>Tout à fait. Très bientôt les gens vont pouvoir avoir accès de manière fluide aux informations qui sont sur le site Internet de l’ICA (www.ica.pf). Pour retrouver les documents numérisés, il faut donc les documenter et les classer dans une base de données. C’est la deuxième partie de notre travail. Aujourd’hui, on compte plus de 12 000 fichiers déjà numérisés. Autant de documents qui sont les témoins du patrimoine culturel polynésien et qu’il est d’ores et déjà possible de partager.</p>
<p>* ICA : Institut de la Communication Audiovisuelle</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>La numérisation du fonds audiovisuel de l’ICA, c’est : </strong></p>
<p>- 1 138 fichiers vidéos consultables sur le site de l’ICA &#8211; <a href="http://www.ica.pf/">www.ica.pf</a> ;</p>
<p>- Plus de 12 000 fichiers numérisés stockés sur un serveur ;</p>
<p>- Pour se prémunir de tout éventuel accident (incendie, inondation…), une copie intégrale du serveur de l’ICA sera bientôt délocalisée et mise à l’abri dans un autre établissement.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Numériser : pourquoi ? </strong></p>
<p>- Assurer la conservation pérenne de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture-polynesienne/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture polynésienne">culture polynésienne</a> ;</p>
<p>- Partager et restituer plus rapidement les informations ;</p>
<p>- Valoriser plus facilement le patrimoine.</p>
<p><strong>PRATIQUE</strong></p>
<p>Le public peut avoir accès aux archives stockées qui ne sont pas en ligne simplement en se rendant dans les locaux de l’ICA (à la Mission, immeuble TNTV). C’est gratuit et il suffit de prendre rendez-vous au 50 67 50, du lundi au vendredi, de 7h00 à 17h00.</p>
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		<title>Sauvons la cathédrale de Rikitea !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 16:45:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Joany Hapaitahaa, historienne au service de la culture et du patrimoine Pierre-antoine Gatier, inspecteur général et architecte en chef des monuments historiques auprès du ministère de la culture et de la communication, en métropole.
La cathédrale Saint-Michel de Rikitea, localisée sur l’île de Mangareva dans l’archipel des Gambier, a été classée monument historique et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontre avec Joany Hapaitahaa, historienne au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">service</a> de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> Pierre-antoine Gatier, inspecteur général et architecte en chef des monuments historiques auprès du ministère de la culture et de la communication, en métropole.</p>
<p>La <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cathedrale/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cathédrale">cathédrale</a> Saint-Michel de Rikitea, localisée sur l’île de Mangareva dans l’archipel des Gambier, a été classée <a href="http://www.hiroa.pf/tag/monument/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec monument">monument</a> historique et culturel de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française le 30 juillet 2002. Depuis la première rénovation de sa toiture au début des années 1970, la cathédrale a subi de nombreux dommages. Il y a bientôt 4 ans, elle a été fermée au public pour travaux. Depuis, beaucoup d’encre a coulé. Rénover ? Comment ? À quel prix ? Par qui ? Autant de questions qui restaient jusqu’alors sans réponse.</p>
<p>Fin octobre 2008, Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques a été mandaté par l’Etat français pour venir évaluer l’importance des rénovations nécessaires à la survie de la cathédrale mangarévienne. Aujourd’hui, le cahier des charges est à peu près défini et l’échéancier établi. Le chantier devrait durer deux ans et débuterait au cours du premier semestre 2009. L’architecte n’a pas manqué de saluer, lors d’une conférence de presse à ce sujet le 30 octobre dernier, « la valeur exceptionnelle de l’édifice ». « Ce qui justifie encore plus ces travaux de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> et nous impose l’esprit d’un projet très respectueux des structures d’origine, dans une démarche très archéologique pour restaurer, sauvegarder cette cathédrale, son architecture, et ses détails de mise en œuvre ».</p>
<p>Identifier la mémoire pour transmettre les savoirs</p>
<p>Précieux témoignage d’une période intense de construction et d’effervescence religieuse aux Gambier, la cathédrale de Rikitea est une synthèse très rare entre des mises en œuvre telles que l’on peut les trouver en métropole et des savoir-faire qui n’existent qu’ici. « Sa structure présente des qualités de stabilité absolument remarquables, poursuit Pierre-Antoine Gatier. Il nous apparaît que ce chantier doit être l’occasion de développer une politique de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/transmission/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec transmission">transmission</a> de ces savoirs. Tous ces gestes techniques que recèle cette cathédrale doivent être revivifiés, réappris, transmis lorsqu’ils sont encore parfaitement sus. L’idée est qu’autour du chantier, il y ait un travail de formation d’artisans et de jeunes ». Le projet du Ministère de la Culture est d’identifier les personnes qui ont la mémoire de ces pratiques. La charpente en arbre à pain (maiore) démontre un travail très sophistiqué. Les enduits à la chaux corallienne et les voûtes en structure de roseaux sont des vestiges rares ; l’exigence est de les restaurer au plus proche de leur état d’origine et de faire revivre les savoir-faire nécessaires à leurs réalisations. Pour chacun des corps de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/metier/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec métier">métier</a> sollicité, les équipes seront constituées de quatre à dix personnes, l’idée étant de pouvoir faire profiter des connaissances de chacun des ouvriers à un maximum de personnes.</p>
<p>Un projet nourri de solidarité et d’engagement populaire</p>
<p>« La chance du redémarrage du projet, explique Pierre-Antoine Gatier, est que cela nous oblige à nous poser les grandes questions de choix des matériaux. Il faut privilégier ceux qui assureront la durabilité de la restauration ». L’enveloppe envisagée pour les travaux est de l’ordre de 600 millions de Fcfp, selon le ministère de l’Equipement. Compte tenu de la dimension de l’édifice et de la sophistication de sa structure, il faut imaginer un chantier d’environ 2 ans. « Ce qui est tout à fait enthousiasmant dans ce montage, révèle Pierre-Antoine Gatier, c’est que le financement se partagera entre les mécènes, les institutions publiques et des particuliers » – au travers, notamment, de l’association « Sauvons la cathédrale de Rikitea ». Le Ministre de la Culture, Joseph Kaiha, a souligné que le gouvernement s’engageait à soutenir ce projet appartenant à notre patrimoine religieux et culturel « et dont la population attend la restauration avec beaucoup d’impatience ». Cette entreprise montre aujourd’hui un Pays et un Etat partenaires, soucieux de l&#8217;intérêt et de l&#8217;avenir de la population des Gambier. Une population empressée de retourner dans ce lieu de culte, depuis trop longtemps fermé, pouvant d’accueillir plus d’un millier de fidèles.</p>
<p><strong><br />
Des travaux…<br />
De quel genre ?</strong></p>
<ul>
<li> démonter les couvertures pour rétablir la toiture d’origine (en pandanus ou en tuiles mécaniques de Marseille)</li>
<li> refaire la charpente en arbre à pain, attaquée par les termites*</li>
<li> restaurer la voûte en roseaux et les façades (reprise des enduits à la chaux corallienne)</li>
<li> consolider les maçonneries de moellons en pierre de corail</li>
</ul>
<p><strong>Combien ? à quel prix ?</strong></p>
<ul>
<li> budget : 600 millions de Fcfp</li>
<li> durée des travaux : 2 ans</li>
<li> une équipe de plus de 30 personnes mobilisées pendant la durée du chantier</li>
</ul>
<p><strong><br />
Une œuvre unique de 169 ans</strong></p>
<p>Lorsqu’en 1834, les Frères des Sacrés Cœurs de Picpus arrivent à Mangareva, la première mission catholique de Polynésie voit le jour. Honoré Laval, le supérieur de la mission, multiplie la construction d’édifices religieux dans l’archipel des Gambier entre 1836 et 1871. Le plus grand et le plus ancien monument de la Polynésie, l’imposante cathédrale Saint-Michel de Rikitea, est édifié à partir de 1839 sur un ancien <a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a>, en plein cœur du village. Longue de 48 mètres, large de 18, elle présente comme particularité de posséder deux clochers, qui avoisinent les 21 mètres de hauteur. Si elle a su conserver une authenticité exceptionnelle grâce à l’entretien quotidien dont elle a bénéficié pendant toutes ces années, il n’en reste pas moins vrai que des travaux de restauration sont aujourd’hui nécessaires pour que survive cet héritage unique.</p>
<p>* Les ministères de l’Equipement et de la Culture ont d’ailleurs décidé d’engager à très court terme un traitement anti-termites de cette charpente.</p>
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		<item>
		<title>Au cœur de Hawaiki Nui Va’a</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 02:28:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Leilanie Sogliuzzo, chargé du projet Hawaiki Nui Va’a à Heiva Nui, et Fabrice Brulin, éditeur du magazine Va’a Tahiti.
La va’a, d’hier à aujourd’hui 

Hawaiki nui Va&#8216;a
A bord de leurs grandes pirogues à voile, les Polynésiens ont traversé l’immensité de l’océan Pacifique, quittant l’Asie du Sud-Est voici 3 000 ans pour couvrir et s’implanter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Leilanie Sogliuzzo, chargé du projet <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a à Heiva <strong>Nui</strong>, et Fabrice Brulin, éditeur du magazine <strong>Va</strong>’a <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>.</strong></p>
<p><strong>La <em><strong>va</strong>’a</em>, d’hier à aujourd’hui </strong></p>
<p><a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/uploads/600vaa.jpg" rel="lightbox[179]"></a></p>
<p><strong>Hawaiki</strong> <strong>nui</strong> <strong>Va</strong>&#8216;a</p>
<p>A bord de leurs grandes pirogues à voile, les Polynésiens ont traversé l’immensité de l’océan <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a>, quittant l’Asie du Sud-Est voici 3 000 ans pour couvrir et s’implanter progressivement dans le Triangle polynésien, qui regroupe la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française, la Nouvelle-Zélande, Hawaii et l’île de Pâques. Moyen de transport, de communication, de guerre et d’échanges, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pirogue/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pirogue">pirogue</a> polynésienne a traversé les océans et les âges. S’ils ne partent plus à la découverte des îles du Pacifique à leur bord, les Polynésiens continuent néanmoins de conquérir les océans avec leur <em><strong>va</strong>’a</em>, pour faire rayonner ce qui est désormais un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sport/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sport">sport</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/competition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec compétition">compétition</a> international. L’entraînement, la performance, mais aussi les enjeux financiers sont aujourd’hui au <strong>cœur</strong> des compétitions de <em><strong>va</strong>’a</em> moderne, qui réclament une organisation et une logistique sans faille ! En témoigne la fameuse <a href="http://www.hiroa.pf/tag/course/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec course">course</a> <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, qui fêtera cette année sa 17<sup>ème</sup> édition. Il s’agit, pour l’établissement Heiva <strong>Nui</strong>, de coordonner la venue de milliers de rameurs, de pirogues et de bateaux, ainsi que l’arrivée de centaines de spectateurs, le tout provenant des quatre coins de la Polynésie, du Pacifique et même du Monde… Un travail considérable dans lequel s’investissent l’ACOHV (Association Comité Organisateur de <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a) et la Fédération Tahitienne de <strong>Va</strong>’a. Voici un avant-goût du déroulement de la plus prestigieuse des courses de pirogues, « de l’intérieur », avec Leilanie Sogliuzzo, chargée du projet <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> à Heiva <strong>Nui</strong>.</p>
<p><strong>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a… côté terre</strong></p>
<p>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a ne se résume pas à une course de pirogues de haute-mer et de lagon. Du moins, pas pour Heiva <strong>Nui</strong> ! Pour cet évènement, l’établissement est chargé de gérer la logistique « terre » à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/huahine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec huahine">Huahine</a>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, Tahaa et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/bora-bora/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec bora bora">Bora Bora</a>. Leilanie et son équipe organisent en effet pendant toute la durée de la course l’hébergement des rameurs et de leur <em>staff</em>, leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a>, leur transport à terre, ainsi que les remises de prix des étapes. La principale difficulté ? « Le fait d’être dans les îles, car on ne peut pas tout avoir à disposition comme à Tahiti. Tout doit être réfléchi et prévu ! Il s’agit donc de bien définir ses besoins en amont, afin de ne manquer de rien pendant la course », explique Leilanie.</p>
<p><strong>L’hébergement</strong></p>
<p>« Cette partie du travail débute toujours par un repérage dans les îles à la fin du mois d’août. Nous rencontrons les maires des communes et les directeurs des écoles, afin de faire un état des lieux des établissements dans lesquels les équipes seront logées. Les conditions d’accueil sont-elles identiques à l’an dernier ? Les salles ont-elles été modifiées, agrandies, etc. ? Nous devons ajuster notre plan de travail en fonction de ces éventualités. Par exemple, si des douches ont été construites dans une école d’une année sur l’autre, ce n’est plus la peine pour Heiva <strong>Nui</strong> d’en envoyer 50, mais 49… Un détail qui a son importance, quand on sait que le poids du fret d’un bateau est calculé au kilo près ! »</p>
<p><strong>Les repas</strong></p>
<p>Préparer 3 repas par jour pour plus de 1 500 personnes pendant 4 jours et demi*, soit plus de 20 000 repas et autant d’ingrédients à anticiper… Rassurez-vous, Heiva <strong>Nui</strong> ne se transforme pas pour l’occasion en cantinier, mais l’établissement doit faire appel, sur chacune des 4 îles, à des prestataires qui seront chargés de réaliser l’ensemble des repas pour tous les rameurs. Et heureusement, pas question de se contenter de la facilité d’un steak-frites ! « Nous imposons des menus bien précis, élaborés par un diététicien en accord avec les besoins et l’équilibre que doivent respecter les sportifs », rassure Leilanie.</p>
<p><strong>Les transports terrestres </strong></p>
<p>Sur toutes les îles, le transport des rameurs doit être orchestré et planifié à la minute près. A Huahine, là où le départ de la course est donné, il y a ceux qui arrivent par avion et ceux qui arrivent par bateau. Mais attention, ils arrivent par « des » avions et « des » bateaux, soit autant d’horaires différents ! Leilanie doit préparer des plannings afin de les remettre, sur place, aux sociétés de transport qui feront la navette jusqu’aux sites d’hébergement. A Raiatea, Tahaa et Bora Bora, il faut également prévoir les transports de tous les rameurs depuis les sites de compétition jusqu’aux sites d’hébergement.</p>
<p><strong>Les primes d’étapes</strong></p>
<p>A chacune des étapes de la course, des primes sont décernées aux rameurs qui les remportent. Du 1<sup>er</sup> au 10<sup>ème</sup>, ils reçoivent des prix pouvant atteindre jusqu’à 200 000 Fcfp pour les vainqueurs. Afin de dynamiser ces remises de prix, Heiva <strong>Nui</strong> organise toujours une petite animation (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/musique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musique">musique</a>, couronnes de fleurs, hôtesses, etc.).</p>
<p><strong>Le travail d’une équipe</strong></p>
<p>La réussite de toute cette logistique tient au formidable travail d’équipe qui est accompli avant et pendant l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a. Dans chaque île, Heiva <strong>Nui</strong> envoie un chargé de mission. Celui-ci est responsable, sur place, de l’organisation qui incombe à Heiva <strong>Nui</strong>. A Huahine, il s’agit de Noa Teiefitu, à Raiatea, Jean Torohia, à Tahaa, Yann Pihaatae et à Bora Bora, Alain Bisiaux. Pendant la course, Leilanie sera basée à Raiatea pour superviser l’ensemble de l’équipe et de l’organisation. Elle veillera à remplir son objectif, qui est « d’assurer le confort des rameurs pendant leur séjour. Je dois faire en sorte qu’ils dorment bien, qu’ils mangent bien et que le timing de leur transport soit respecté, afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes pendant la course ! » Ce dont on ne doute pas !</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Une logistique lourde… </strong></p>
<p><strong>A chaque édition de <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, Heiva <strong>nui</strong> envoit dans les îles un certain nombre de matériel, affrété par le bateau <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> :</strong></p>
<ul>
<li>2 500 matelas</li>
<li>50 douches</li>
<li>30 WC chimiques</li>
<li>17 containers</li>
<li>2 camions plateau</li>
<li>1 groupe électrogène</li>
<li>1 podium</li>
<li>des projecteurs</li>
<li>des barrières Heiva <strong>Nui</strong></li>
<li>des oriflammes, plots, flotteurs</li>
</ul>
<p><strong><em><strong>Va</strong>’a</em>, le sport polynésien par excellence</strong></p>
<p>Si certains pêcheurs utilisent encore le <em><strong>va</strong>’a</em> dans sa version « traditionnelle », c’est-à-dire à des fins utilitaires (se déplacer, pêcher), de nos jours, le pirogue est surtout devenue un sport de compétition. En effet, la Fédération Tahitienne de <strong>Va</strong>’a compte actuellement plus de 5 000 licenciés et presque 200 clubs à travers les cinq archipels polynésiens. « Mais on estime à plus de 30 000 le nombre de sympathisants de la pirogue », affirme Fabrice Brulin, éditeur du magazine <strong>Va</strong>’a Tahiti.</p>
<p>Loin d’être un simple phénomène de mode, cet engouement pour la pirogue est l’expression d’une appartenance forte à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture-polynesienne/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture polynésienne">culture polynésienne</a>. L’esprit communautaire offert par la pirogue, au-delà même du sport, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/transmission/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec transmission">transmission</a> des valeurs de l’effort, sont autant d’atouts qui font du <em><strong>va</strong>’a</em> le sport polynésien par excellence. La pirogue symbolise pour certains le <em><a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a>,</em> ce lieu de culte ancestral polynésien, source du sacré qui par-delà les océans et le temps, transporte les valeurs de cette culture unique au monde.</p>
<p><strong>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, « un héritage qui doit perdurer »</strong></p>
<p>La plus célèbre course de pirogue polynésienne est sans conteste l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, compétition inter-îles Sous-le-Vent, créée en 1992 par Edouard Maamaatuaiahutapu. « Nous avons reçu un bel héritage de nos ancêtres : le <em><strong>va</strong>’a</em>. Un héritage dont nous sommes les garants de sa pérennité. <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a doit perdurer. »</p>
<p>Année après année, son rayonnement s’est même étendu à d’autres îles du Pacifique (Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie) ainsi qu’à d’autres continents (Europe, Amérique du Sud, etc.).</p>
<p>L’authenticité et la symbolique de la pirogue polynésienne ont su séduire des sportifs du monde entier, qui veulent désormais se mesurer à l’élite mondiale du <em><strong>va</strong>’a </em>: les Polynésiens.</p>
<p><strong>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a 2008, c’est : </strong></p>
<p>- Du 29 octobre au 31 octobre</p>
<p>- 1 course</p>
<p>- 4 îles (Huahine, Raiatea, Taha’a et Bora Bora)</p>
<p>- 3 étapes</p>
<p>- 129 kilomètres de course</p>
<p>- 4 catégories (seniors hommes, seniors dames, juniors hommes et vétérans)</p>
<p>- Environ 80 équipes, 1 500 rameurs**</p>
<p>- Des équipages Polynésiens, Hawaiiens, Néo-Zélandais, Français**…</p>
<p>- Plus de 8 millions de Fcfp de prix, toutes catégories confondues</p>
<p><strong>Le saviez-vous ?</strong></p>
<p>- <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a est la course la plus endurante au monde à 6 rameurs, sans changement possible au sein d’une étape</p>
<p>- <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a tire son nom de <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong>, qui signifie littéralement la « Grande <strong>Hawaiki</strong> », <strong>Hawaiki</strong> désignant une île mythique, berceau de la civilisation polynésienne à partir de laquelle fut colonisé le reste du Triangle polynésien. On a coutume de considérer Raiatea comme étant cette île mythique.</p>
<p><strong>Renseignements </strong></p>
<p>- Comité organisateur de l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a</p>
<p>- Tel : 45 05 44</p>
<p><a href="http://www.ftv.com/">www.ftv.com</a><br />
<strong><em>* Les rameurs arrivent un jour avant le début de la course. </em></strong></p>
<p><strong><em>** Ces données sont celles de 2007. A l’heure où nous mettons sous presse, le Comité organisateur de l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a n’avait pas clôturé les inscriptions.</em></strong></p>
<p><strong>Crédit photos : <a href="http://vaatahiti.com/">vaatahiti.com</a>.</strong></p>
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		<title>La restauration du site de Taputapuatea</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 23:59:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Service de la Culture et du Patrimoine – Pu no te Taere e no te Faufaa Tumu
En 1994, le ministère de la Culture évoque le souhait d’organiser un événement culturel de grande ampleur : un rassemblement des pirogues du Triangle polynésien, pour resserrer les liens entre ses populations, autour d’un lieu cérémoniel d’envergure. Le site [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">Service</a> de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a> – Pu no te Taere e no te Faufaa Tumu</strong></p>
<p>En 1994, le ministère de la Culture évoque le souhait d’organiser un événement culturel de grande ampleur : un rassemblement des pirogues du Triangle polynésien, pour resserrer les liens entre ses populations, autour d’un lieu cérémoniel d’envergure. Le <strong>site</strong> de <strong>Taputapuatea</strong> à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, est naturellement choisi. En effet, il s’agit d’un complexe <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sacré">sacré</a> de classe internationale, qui fut le centre d’une grande alliance religieuse, politique et économique de nombreuses îles de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Orientale. Le plus grand <em><a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a></em> du <strong>site</strong> et le plus prestigieux, nommé <strong>Taputapuatea</strong>, était concerné par la <strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a></strong> menée par le professeur Sinoto en 1969. En 1994, rien n’avait changé. Il restait donc beaucoup à faire et à découvrir pour que l’ensemble du <strong>site</strong> soit valorisé et prêt à accueillir le fameux rassemblement de pirogues. C’est pourquoi en 1994, un grand chantier de <strong>restauration</strong> est engagé par le département d’archéologie du CPSH*.</p>
<p><strong>Difficulté du terrain</strong></p>
<p>Un terrain en bord de lagon très meuble, envahi par la végétation et rongé par les <em>tupa</em>, les crabes… Voilà le contexte difficile qui s’offrait aux archéologues du CPSH pour mener à bien les travaux de <strong>restauration</strong> du <strong>site</strong> de <strong>Taputapuatea</strong>.</p>
<p>Les engins ne pouvant pas pénétrer dans un environnement aussi hostile, l’équipe a dû effectuer la plupart des travaux de relevés, de décapage, de sondages, ainsi que l’apport de matériaux pour consolider les sols et remplacer quelques éléments de <em>ahu </em>complètement détériorés<em>… </em>aux forceps ! Au total, les 3 <em>marae*</em> majeurs du <strong>site</strong> furent entièrement restaurés au cours de ce chantier, qui mobilisa plus d’une soixantaine de personnes durant près de 5 mois.</p>
<p><strong>Une inauguration émouvante</strong></p>
<p>Ainsi, le 18 mars 1995, l’inauguration et la réouverture du <strong>site</strong> de <strong>Taputapuatea</strong> ont pu officiellement avoir lieu. Les pirogues d’Aotearoa, de Rarotonga, de Rapa Nui, d’Hawaii et de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> s’engagèrent par la passe sacrée de Te Ava Mo’a pour retrouver le siège de la Connaissance, de la Religion et de l’Alliance renouée. Réunis exactement au même endroit que des centaines d’années auparavant, grâce au titanesque travail mené par une équipe d’archéologues passionnés, les peuples du Triangle polynésien pouvaient être fiers de tresser et de s’asseoir une nouvelle fois autour de la natte séculaire des liens culturels.</p>
<p><strong>Pas un, mais des <em>marae</em></strong></p>
<p><em>A contrario </em>de<em> </em>ce que l’on pourrait croire, le <strong>site</strong> de <strong>Taputapuatea</strong> ne se résume pas à un seul <em>marae,</em> mais comprend un grand ensemble de sites cultuels. Cet ensemble est situé sur la pointe Matahira te rai, délimitée au Sud par le mont Oropiro et à l’Est par Matarepereta, se prolongeant dans la mer vers la pierre Tupai Ofai, à l’Ouest par la falaise Tuia Mara Fea et au Sud jusqu’à la passe Te Ava Mo’a, qui représentait « l’entrée » selon la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a> orale. Tout l’espace s’appelait « Te Po », lieu où résidaient les dieux, interdit à quiconque voulaient y pénétrer sans avoir au préalable effectué les rituels nécessaires. Aucun ensemble d’habitat n’a été retrouvé dans l’ensemble de Te Po, suggérant ainsi son caractère éminemment sacré. Les travaux de <strong>restauration</strong> concernaient le <em>marae</em> <strong>Taputapuatea</strong>, le <em>marae</em> Hititai, le <em>marae</em> Hauviri, également deux sanctuaires, une plate-forme d’archer et un <em>paepae</em>, connu pour être le soubassement d’un <em>fare ia manaha</em> (maison des trésors sacrés).</p>
<p>Depuis 2006, la Jeune Chambre Économique de Tahiti souhaite inscrire « Te Po » sur la liste des sites à classer au patrimoine mondial de l’UNESCO.</p>
<p>* <strong><em>CPSH : Centre Polynésien des Sciences Humaines.</em></strong></p>
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