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	<title> &#187; recherche</title>
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		<title>Le 11ème Inter-congrès des Sciences du Pacifique</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 21:52:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Régina TAUFA, responsable de production à Heiva Nui
Le 11ème Inter-congrès des Sciences du Pacifique se tient à Tahiti, du 2 au 6 mars. Cette manifestation internationale co-organisée par la France et la Polynésie française, en collaboration avec les collectivités françaises du Pacifique, rassemble des scientifiques en provenance d&#8217;Asie et de toute la région [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Régina TAUFA, responsable de production à Heiva Nui</em></p>
<p>Le 11ème Inter-congrès des Sciences du Pacifique se tient à Tahiti, du 2 au 6 mars. Cette manifestation internationale co-organisée par la France et la Polynésie française, en collaboration avec les collectivités françaises du Pacifique, rassemble des scientifiques en provenance d&#8217;Asie et de toute la région Pacifique autour du thème « Les Pays du Pacifique et leur environnement océanique face aux changements locaux et globaux ».  Heiva Nui intervient dans l&#8217;organisation de la soirée culturelle polynésienne du mardi 3 mars.</p>
<p>En liaison directe avec les Assises de la Recherche française dans le Pacifique qui se sont déroulées à Nouméa en 2004 et le point d&#8217;étape qui s&#8217;est tenu en 2006 à Tahiti, cette rencontre permettra le développement d&#8217;échanges fructueux entre l&#8217;ensemble des Etats de la région Asie-Pacifique et les collectivités anglophones et francophones du Pacifique (Polynésie, Wallis et Futuna, Nouvelle-Calédonie).</p>
<p>Cinq sous-thèmes seront abordés à l&#8217;occasion de ce 11ème colloque : Ecosystèmes, Biodiversité et Développement durable ; Changements climatiques et acidification de l&#8217;océan ; Les défis de santé dans le Pacifique : maladies infectieuses, maladies non transmissibles et santé des populations ; Culture et Politique : les enjeux de la modernité ; Gouvernance et Economie: les défis futurs pour le Pacifique.<br />
L&#8217;objectif premier de cette manifestation est de faire le point des connaissances sur le problème des changements locaux et globaux auxquels sont confrontés les pays du Pacifique compte tenu de leur situation géographique. La problématique sera explorée sous tous ses aspects scientifiques, humains, socio-économiques et culturels.<br />
L&#8217;établissement Heiva Nui est chargé d&#8217;organiser une « soirée culturelle polynésienne » pour valoriser plus particulièrement ce dernier volet. L&#8217;institution s&#8217;attachera à faire découvrir la beauté des îles au travers de stands de découverte de l&#8217;artisanat polynésien où les cœurs vibreront aux rythmes des percussions marquisiennes. Le visiteur découvrira le tatouage, la fabrication des tifaifai ou encore les sports traditionnels à l&#8217;aide de fiches de présentation de chaque discipline et ne pourra qu&#8217;être enchanté par les himene, les danses, et l&#8217;art culinaire que Heiva Nui prendra soin de valoriser dans le cadre symbolique qu&#8217;est le Musée de Tahiti et des Îles. Un cadre qui se prête aussi particulièrement à la mise en scène du rituel sacré de la cérémonie du «&#8217;ava »*.</p>
<p><strong>L&#8217;Association des Sciences du Pacifique, ou Pacific Science Association (PSA)</strong></p>
<p>Organisation scientifique, régionale et non gouvernementale, la PSA a pour but de faire avancer la science, la technologie et le développement durable dans et pour la région Asie-Pacifique. La PSA est composée à la fois d&#8217;organisations nationales (comme les Académies des Sciences par exemple) et de scientifiques, membres à titre personnel. Le secrétariat de la PSA est basé au Bishop Museum à Hawaï, depuis la fondation de l&#8217;association en 1920.</p>
<p>Dans le domaine de la recherche, la PSA aide les initiatives sur les problèmes émergeants cruciaux tels que la perte de la biodiversité, les changements climatiques et l&#8217;acidification de l&#8217;océan, les maladies infectieuses émergentes et les conséquences sociales de la mondialisation ; des domaines où la science peut fournir les informations cruciales exigées à la fois par la société et les décideurs pour prendre en pleine connaissance de cause les réglementations pertinentes.</p>
<p>Par l&#8217;intermédiaire de ses congrès et inter-congrès &#8211; qui ont lieu tous les quatre ans &#8211; et de ses groupes de travail scientifiques, la PSA fournit une tribune internationale et interdisciplinaire aux scientifiques pour discuter et faire le point sur leurs préoccupations communes et sur les priorités régionales. 21 congrès de la PSA ont eu lieu depuis la première manifestation organisée à Honolulu en 1920 et 10 inter-congrès ont été organisés depuis le premier à Kuala Lumpur en 1969. Au travers de son réseau, la PSA participe aussi à mettre en relation des scientifiques de pays développés et de pays en voie de développement y compris ceux des archipels et des états les plus isolés du Pacifique. L&#8217;association publie enfin le « Pacific Science », un trimestriel dédié aux sciences biologiques, physiques et sociales dans la région pacifique.</p>
<p><strong>Pour plus d&#8217;informations : <a href="http://www.pacificscience.org" target="_blank">www.pacificscience.org</a></strong><br />
<strong>Le programme </strong><br />
- La manifestation se déroule sur 5 jours, du lundi 2 au vendredi 6 mars 2009.<br />
- La séance plénière inaugurale introduira la thématique générale du colloque et les sous-thèmes. Cinq demi-journées traitées en séances parallèles seront consacrées aux thèmes retenus. Le jeudi, une séance traitera des coopérations régionales et inter-régionales qui existent dans le Pacifique, ou sont susceptibles d&#8217;être mises en place. La séance plénière finale aura pour but de faire un bilan des résultats du colloque.</p>
<p><strong>Infos pratiques</strong><br />
- Le colloque se déroulera en anglais ou en français avec une traduction simultanée.<br />
- Cinq salles de conférence seront mobilisées sur le site de l&#8217;Hôtel Hilton.<br />
- Pour toute information :<a href="http://http://www.psi2009.pf" target="_blank"> http://www.psi2009.pf</a><br />
<strong>L&#8217;intervention de Heiva Nui</strong><br />
Une soirée culturelle polynésienne est organisée, le mardi 3 mars, dans l&#8217;enceinte du Musée de Tahiti et des Îles. Des ateliers de tifaifai et de tatouage seront mis en place dans les jardins. Des démonstrations de sports traditionnels et d&#8217;artisanat auront également lieu sur le paepae. Le groupe Te Ui No Pare Nui ponctuera la soirée d&#8217;un Himene tarava, d&#8217;un Ruau et d&#8217;un Himene ute arearea.  Les convives assisteront aussi à la cérémonie du ‘Ava*, avant que ne leur soit offerte une dégustation de mets traditionnels. Enfin, les prestations des groupes de danse Katahinui et Hei Tahiti clôtureront la soirée.</p>
<p><em>* Le ‘ava est une plante jadis cultivée dans toute la Polynésie pour extraire de la racine la boisson du même nom. La cérémonie du ‘ava consiste dans la préparation d&#8217;une boisson traditionnelle qui est ensuite partagée avec certaines personnalités. Ce rituel, que l&#8217;on retrouve dans tout le Pacifique, permet de célébrer des évènements importants de la société polynésienne.</em></p>
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		<title>Le Unu, en connexion avec les cieux</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 05:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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Les unu sont les grandes effigies polynésiennes en bois ornées de motifs géométriques, de figures animales ou anthropomorphiques, que l&#8217;on trouvait autour des lieux sacrés (tapu) et des marae. Ils étaient rangés durant la période de disette (matari&#8217;i-i-raro) pour être dressés sur les marae quelques semaines avant le retour de l&#8217;abondance (matari&#8217;i-i-ni&#8217;a), afin d&#8217;établir le contact avec les dieux qui allaient favoriser les récoltes. Hauts de plusieurs mètres, larges et très peu épais, les unu étaient peints en rouge. Deux élèves du Centre des Métiers d&#8217;Art ont revisité leur création.</strong></p>
<p>Tout le monde s&#8217;accorde à dire que les unu n&#8217;étaient pas simplement décoratifs. Ils étaient situés sur les marae, lieux de culte où se déroulaient des cérémonies religieuses, édifices dédiés aux atua ou dieux polynésiens. N&#8217;ayant aucune certitude quant à la signification précise de ces sculptures, chaque archipel de Polynésie française avance des interprétations différentes. Chacun y va de son hypothèse et peut donc choisir d&#8217;y voir ce qu&#8217;il souhaite.</p>
<p>Le marae assurait la communication entre le monde des hommes et celui des dieux. Les unu pourraient donc être un instrument supplémentaire à cette mise en relation. C&#8217;est en tout cas ce qu&#8217;évoque leur forme pointée vers le ciel. Les unu ainsi dirigés pouvaient servir à la convocation des dieux qui apportaient force, mana aux hommes, pour assurer santé, équilibre et fertilité.</p>
<p>Raitia, élève au Centre des Métiers d&#8217;Art, a effectué des recherches &#8211; comme il est d&#8217;usage de le faire dans l&#8217;établissement &#8211; avant de créer ses unu. « On n&#8217;a pas découvert grand chose sur les unu car il n&#8217;y a pas beaucoup de témoignages écrits sur les objets sacrés des marae. On n&#8217;a que les informations que les Européens ont pu recueillir. Dans les îles de la Société par exemple, les marae étaient dans certains cas synonymes de sacrifices humains. Les unu devaient probablement être associés à ces événements.</p>

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Une autre interprétation européenne désigne le unu comme un perchoir aux oiseaux. On pense que les prêtres amenaient avec eux un oiseau quand ils venaient en mission dans les îles. À leur retour, ils le lâchaient et l&#8217;oiseau revenait alors se poser sur l&#8217;île, sur le unu qui lui était dédié. C&#8217;était un signe pour la population que le prêtre était rentré et qu&#8217;il était temps de commencer à préparer une cérémonie.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;autres interprétations ont été évoquées. Nous nous sommes donc autorisé une grande liberté de création. On a pu s&#8217;inspirer directement de unu encore en place sur des marae et de là, on a créé des unu actuels, que l&#8217;on a modernisés. C&#8217;est un exercice supplémentaire pour appréhender différentes formes et d&#8217;autres manières de sculpter ».</p>
<p><strong>Il existe différentes formes de unu.</strong></p>
<p>Droits ou tordus, ils sont fabriqués en fonction du culte de chaque île. Les unu des îles du vent sont droits, ceux des îles sous le vent peuvent être tordus.</p>
<p>Certains ont des silhouettes humaines ; sur d&#8217;autres sont gravés des taura, animaux protecteurs attribués à la famille par les ancêtres, qui permettaient de se protéger de tout ce qui venait du monde invisible, de l&#8217;ombre et de faire le lien avec le monde visible. Les unu symbolisaient, pour beaucoup, les familles affiliées au marae.</p>
<p>Leur forme pointue peut être expliquée par le fait qu&#8217;ils servaient de perchoir aux oiseaux des chefs. Elle peut aussi être la représentation symbolique d&#8217;un capteur d&#8217;énergie, comme le sont les yeux des moai.</p>
<p><strong>Art In le Méridien</strong></p>
<p>Le Centre des Métiers d&#8217;Art a été invité à participer à la première édition de « Art In le Méridien », en décembre dernier. Ce sont les unu de Raitia et Raimana qui ont été choisis pour être exposés à cette occasion. Il s&#8217;agissait d&#8217;une journée autour du thème de l&#8217;installation, au sein des jardins de l&#8217;hôtel. Les oeuvres ont été mises en scène et illuminées durant la soirée.</p>
<p>Viri Taimana souhaiterait pousser l&#8217;expérience plus loin et faire fabriquer à ses élèves une trentaine de unu qu&#8217;il disposerait dans l&#8217;enceinte du CMA à l&#8217;occasion des 30 ans de l&#8217;institution, en février 2010. Il les imagine très colorés et d&#8217;environ 6 mètres de haut.</p>
<p>
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		<title>Peinture avec Jacques Ferrier &#8211; Recyclage XXL</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Feb 2009 20:22:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jacques Ferrier réside en Polynésie depuis 1991. Après avoir participé à des expositions collectives (Portraits/autoportraits, Mana, Tabu) et une exposition personnelle à la Maison de la Culture en 2005, il présente ses nouvelles œuvres à la salle Muriavai.
L&#8217;idée de cette recherche (Recyclage XXL) est venue des images véhiculées sur la Polynésie ; images réelles, images [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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Jacques Ferrier réside en Polynésie depuis 1991. Après avoir participé à des expositions collectives (Portraits/autoportraits, Mana, Tabu) et une exposition personnelle à la Maison de la Culture en 2005, il présente ses nouvelles œuvres à la salle Muriavai.</p>
<p>L&#8217;idée de cette recherche (Recyclage XXL) est venue des images véhiculées sur la Polynésie ; images réelles, images mentales ou autres. « J&#8217;ai voulu interroger et m&#8217;amuser avec les codes, les symboles, faire des rapprochements pour dégager de nouvelles significations, questionner les éléments sous-jacents de la culture polynésienne. Une autre façon de voir les choses, au-delà des conventions admises : celles de la peinture qui doit représenter le beau, être une fidèle reproduction de la nature. Jouer avec les matériaux, le cadre, les images et leurs significations qui peuvent être multiples ». L&#8217;Art peut être un jeu&#8230;</p>
<p>Où et quand ?</p>
<ul>
<li>Salle Muriavai de la Maison de la Culture</li>
<li>Du mercredi 18 au vendredi 20</li>
<li>De 09h00 à 17h00</li>
<li>Renseignements à la Maison de la Culture au 544 544</li>
</ul>
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		<title>Le canon de la Tipaerui s’offre une seconde jeunesse</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 16:53:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Joany HAPAITAHAA, historienne au Service de la Culture et du Patrimoine.
Hiro’a vous en a parlé dans les précédents numéros : en novembre dernier, un canon a été découvert à l’embouchure de la rivière de Tipaerui. Sorti depuis de son lit en vue de sa restauration, il a subi un premier traitement à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
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Rencontre avec Joany HAPAITAHAA, historienne au Service de la Culture et du Patrimoine.</em></p>
<p>Hiro’a vous en a parlé dans les précédents numéros : en novembre dernier, un canon a été découvert à l’embouchure de la rivière de Tipaerui. Sorti depuis de son lit en vue de sa restauration, il a subi un premier traitement à la potasse le 5 janvier et est actuellement en attente d’une électrolyse.</p>
<p><strong>Une mobilisation de moyens humains…</strong><br />
Les agents du parc à matériel de l’équipement, ceux du Service de la Culture et du Patrimoine, Robert Veccella, responsable du GRAN* et Véronique Mu, Conservatrice du Musée de Tahiti et des Iles ont participé à cette première étape du processus de restauration du canon. Il s’agissait de le nettoyer au moyen d’une solution à base d’hydroxyde de potassium, un métal alcalin blanc fortement corrosif qui est utilisé par les chimistes comme réactif. Il dissout toutes les matières animales et permettrait d’empêcher la dégradation rapide du canon.</p>
<p><strong>… Et techniques</strong><br />
50 kilos de potasse ont été dilués dans 5m3 d’eau. Sept poubelles de 6,5 kilos et une de 4.5 kilos ont été nécessaires à l’obtention des 5 000 litres de produit sollicités et il aura fallu une demi-heure pour remplir la cuve (à l’aide d’un camion citerne du parc à matériel) jusqu’à immersion du canon.</p>
<p>Cette phase préliminaire débouchera sur la mise en place du procédé électrolytique, en avril. Une deuxième étape qui aura deux fonctions : éliminer les substances corrodant le fer et convertir des composés instables en composés stables. Cette seconde phase fera intervenir des personnalités compétentes de Nouvelle-Calédonie qui pourront à cette occasion former des ouvriers locaux.</p>
<p>* GRAN : Groupe de Recherche en Archéologie Navale<br />
<strong>Vous avez dit… ?</strong><br />
- Le KOH est la formule chimique de l’hydroxyde de potassium, plus communément appelé potasse caustique ou simplement potasse. C’est un composé chimique corrosif qui permet d’empêcher la dégradation du canon.<br />
- L’électrolyse est une méthode qui permet de réaliser des réactions chimiques grâce à une activation électrique. Ici, elle a pour fonction d’éliminer les substances qui rongent le fer et dégradent rapidement le canon.</p>
<p><strong>Rétrospective</strong></p>
<ul>
<li> Le canon a été découvert pendant les travaux de construction de la troisième voie sur le front de mer de Papeete</li>
<li> Il mesure 2m95 de longueur (en excluant la « gueule »), pèse environ trois tonnes et ne porte aucune inscription.</li>
<li> Deux gros blocs de pierres, un boulet de 16 cm de diamètre et deux autres pièces attenantes ont aussi été découverts.</li>
<li> Le 20 novembre, le canon a été extrait de l’embouchure de la rivière de Tipaerui pour être placé dans une cuve d’eau douce dans le parc à matériel de l’Equipement.</li>
<li> Le 5 janvier, il a subi un premier traitement à l’hydroxyde de potassium. En avril est prévu un procédé électrolytique pour le débarrasser de toutes les substances le corrodant.</li>
<li> L’objectif, à terme, est de pouvoir l’exposer au public, à l’instar de l’ancre de Cook située au Musée de Tahiti et des Îles.</li>
</ul>
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		<title>10 Questions à Jean Kape président de l’Académie pa’umotu – Karuru Vanaga</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 22:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quel plus beau cadeau de Noël ? En décembre dernier, un arrêté du Président de la Polynésie Française officialisait la création de l&#8217;Académie pa&#8217;umotu &#8211; Karuru Vanaga. Un projet mis sur les rails en février 2000 par l&#8217;association culturelle Te Reo o te Tuamotu et son président, Jean Kape. Karuru c&#8217;est la « case », [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quel plus beau cadeau de Noël ? En décembre dernier, un arrêté du Président de la Polynésie Française officialisait la création de l&#8217;Académie pa&#8217;umotu &#8211; Karuru Vanaga. Un projet mis sur les rails en février 2000 par l&#8217;association culturelle Te Reo o te Tuamotu et son président, Jean Kape. Karuru c&#8217;est la « case », la « maison » ; Vanaga c&#8217;est la « connaissance », la « parole ». Sauvegarder la langue pa&#8217;umotu, la préserver et la vulgariser, voilà l&#8217;objectif de cette nouvelle institution.</p>
<p><strong>1 &#8211; Quel va être le travail de l&#8217;Académie pa&#8217;umotu?</strong><br />
Comme toutes les langues polynésiennes, le pa&#8217;umotu est en danger. Nous nous organisons pour essayer de retarder le processus de perdition. Nous devons figer la langue par écrit. Il faut pour cela la codifier. C&#8217;est quelque chose qui n&#8217;a jamais été fait jusqu&#8217;à présent. Ça fait partie du travail prioritaire de l&#8217;Académie. Il y a urgence.</p>
<p><strong>2 &#8211; Codifier la langue, concrètement, c&#8217;est écrire des règles d&#8217;orthographe, de grammaire, recenser le vocabulaire&#8230;?</strong><br />
Oui, il faut d&#8217;abord faire un dictionnaire et ensuite rédiger des manuels de grammaire qui permettront de parler la langue. Il faudra également envisager des méthodes d&#8217;apprentissage pour la rendre accessible au plus grand nombre.</p>
<p><strong>3 &#8211; Pourquoi prévoyez-vous 14 membres ?</strong><br />
Pour représenter l&#8217;ensemble de l&#8217;archipel. Nous avons sept aires linguistiques dans les Tuamotu (cf. carte ci-contre) ; sept secteurs dans lesquels on parle une langue, un dialecte spécifique. Nous avons donc envisagé deux représentants par aire afin d&#8217;être le plus exhaustif au moment du recensement des termes pour la réalisation du dictionnaire.</p>
<p><strong>4 &#8211; Vers quelles personnes vous tournez-vous prioritairement ?</strong><br />
Il faut essayer d&#8217;intégrer toute la communauté dans cette affaire. Ce n&#8217;est pas uniquement l&#8217;affaire des 14 académiciens. Ils ont pour mission de mobiliser leur communauté, leur aire linguistique. Il faut au préalable identifier des personnes référentes pour aller recueillir des connaissances et des critiques. Car tout travail doit être soumis à critiques et en matière de langue, c&#8217;est toute la population qui sanctionne : il faut s&#8217;assurer que les termes que l&#8217;on propose reçoivent l&#8217;approbation de la communauté.</p>
<p><strong>5 &#8211; Par qui les 14 membres vont-ils être désignés ?</strong><br />
Le premier travail consiste justement à former un comité de sélection pour désigner ces membres. Nous avons déjà proposé des personnalités susceptibles de faire partie de ce comité (cf. encart). Le directeur de l&#8217;Académie sera quant à lui proposé par les 14 académiciens.</p>
<p><strong>6 &#8211; Qui peut être académicien ?</strong><br />
Nous avons opté pour un principe démocratique : n&#8217;importe qui de notre communauté peut proposer sa candidature. Pour l&#8217;Académie marquisienne, chaque île s&#8217;était réunie pour proposer ses représentants. Compte tenu de la configuration de l&#8217;archipel des Tuamotu qui est très vaste et mal desservi, cela constituerait un handicap énorme si l&#8217;on suivait le même schéma. Les gens qui souhaitent faire partie de l&#8217;académie peuvent postuler en démontrant leur intérêt pour la langue pa&#8217;umotu et leur implication dans la culture.</p>
<p><strong>7 &#8211; C&#8217;est un des critères incontournables ?</strong><br />
La maîtrise de la langue et la connaissance de la culture sont indispensables sans quoi la langue risquerait de ne pas exprimer la culture et ce serait dommageable. On aimerait aussi des gens qui ont déjà montré leurs compétences dans la sauvegarde et la promotion du pa&#8217;umotu, comme des enseignants par exemple. Nous avons un bon nombre de compatriotes qui sont passés par l&#8217;INALCO* et qui ont enseigné le tahitien et le pa&#8217;umotu à l&#8217;Ecole Normale et à l&#8217;université. Ce sont des personnes toutes désignées car il faut aussi maîtriser au moins le français, et au mieux l&#8217;anglais en plus car nous aurons des recherches de filiation à faire sur l&#8217;origine d&#8217;autres langues de la région qui sont inspirées pour la plupart de civilisations anglophones.</p>
<p><strong>8 &#8211; À propos de régions, vous allez réunir les sept aires linguistiques des Tuamotu dans le dictionnaire ?</strong><br />
Nous ne sommes plus en réalité dans cette logique. Les sept aires linguistiques étaient le schéma ancien qui régissait notre archipel en matière de langue quand nos ancêtres se distinguaient de cette façon. Aujourd&#8217;hui, plus personne ne parle entièrement l&#8217;un de ces dialectes. Nous les désignons par le terme générique de pa&#8217;umotu, car il est difficile de déterminer à quelle aire appartient originellement telle ou telle expression. Nous voulons maintenant privilégier cette notion plus générale. Notre démarche s&#8217;axe plus en ce sens, vers toutes ces langues rassemblées, à l&#8217;image du français qui puisait dans ses langues régionales et même à l&#8217;extérieur.</p>
<p><strong>9 &#8211; Les exemples des académies tahitienne et marquisienne sont-ils encourageants ? Ces langues sont-elles moins menacées depuis leurs créations respectives?</strong><br />
Moins menacées certainement. Il faut d&#8217;ailleurs rendre hommage à leurs travaux qui sont à conjuguer avec ce que fait le système éducatif. Il y a une dynamique qui s&#8217;est opérée depuis quelques années. C&#8217;est pour cela que nous revendiquions une Académie pa&#8217;umotu, pour pouvoir travailler dans la même mouvance et avec les mêmes moyens.</p>
<p><strong>10 &#8211; Vous allez proposer votre candidature ?</strong><br />
Oui, et j&#8217;essaierai de montrer les actions que j&#8217;ai déjà menées pour sauvegarder la langue. Nous travaillons par exemple sur un projet de traduction de la Bible avec l&#8217;association Te Reo o te Tuamotu. Une vingtaine de personnes ont apporté leur contribution à ce travail pour pouvoir permettre à la communauté des Tuamotu de prier en pa&#8217;umotu. Toutes nos démarches vont dans ce sens de la recherche d&#8217;une émanation collective.</p>
<p>* Institut National des Langues et Civilisations Orientales</p>

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<p><strong>Le comité de sélection des académiciens</strong><br />
Il a pour mission de recevoir les dossiers de candidature et d&#8217;en faire la sélection. Personnalités, notables reconnus pour leurs compétences linguistiques et culturelles, ce sont au total huit personnes qui sont invitées à s&#8217;y joindre : Myron MATAOA, Mehao HURI, Raymond PIETRI, Johanna NOUVEAU, Louise PELTZER, Marc TEVANE, Monseigneur Hubert COPPENRATH et Edgar TETAHIOTUPA.<br />
Le comité devrait être constitué dans les prochaines semaines.</p>
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		<title>Tags, non merci !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 02:07:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis plusieurs années les sites naturels du Te Pari, sur la presqu&#8217;île de Tahiti Iti, subissent bon nombre de dégradations. Du fait de l&#8217;usure du temps d&#8217;une part et surtout du non respect des visiteurs d&#8217;autre part. Grottes taggées, circuits salis et lagons souillés, il est aujourdhui plus qu&#8217;urgent d&#8217;agir. Dans l&#8217;objectif de protéger et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis plusieurs années les sites naturels du Te Pari, sur la presqu&#8217;île de Tahiti Iti, subissent bon nombre de dégradations. Du fait de l&#8217;usure du temps d&#8217;une part et surtout du non respect des visiteurs d&#8217;autre part. Grottes taggées, circuits salis et lagons souillés, il est aujourdhui plus qu&#8217;urgent d&#8217;agir. Dans l&#8217;objectif de protéger et valoriser ces sites d&#8217;intérêts historique et culturel, le Service de la Culture et du Patrimoine a mené, du 8 au 12 décembre dernier, une mission d&#8217;observation des pétroglyphes de Tautira à la vallée de Vaipoiri, à Teahupoo.</strong></p>
<p><em>Rencontre avec Matahi Chave, responsable du bureau du développement culturel et de la communication et Hiro Carue, assistant de communication au Service de la Culture et du Patrimoine  &#8211; Pu no te Taere e no te Faufaa Tumu. </em></p>
<p>En 2000, les premiers tags remarqués dans la grotte de Vaipoiri avaient alarmé les services publics sur l&#8217;urgence de la mise en place de mesures de préservation des sites historiques et culturels de Tahiti, notamment sur la presqu&#8217;île. Un projet de collaboration entre les ministères de la Culture, du Tourisme et de l&#8217;Environnement avait alors été envisagé et prévoyait la réalisation d&#8217;un film documentaire et d&#8217;un guide à l&#8217;attention des randonneurs et des guides d&#8217;écotourisme. Si ce projet n&#8217;a pas abouti, il n&#8217;en reste pas moins que Te Pari demeure un incontournable de l&#8217;écotourisme à Tahiti, largement fréquenté par les randonneurs expérimentés ou néophytes accompagnés de guides. A ce titre, il s&#8217;inscrit incontestablement comme un des élément majeurs des circuits du tourisme culturel (avec Fare Hape à Papenoo, Opunohu à Moorea, Matairea à Huahine, etc.) que le Pays doit préserver et mettre en valeur.</p>
<p><strong>Triste constat</strong></p>
<p>Le développement de l&#8217;écotourisme culturel engendre inévitablement un certain nombre de nuisances. On citera, pêle-mêle, les déchets et ordures abandonnés et les actes d&#8217;incivisme tels que tags, graffitis peints mais aussi parfois gravés. Les pétroglyphes (pierres gravées) de Tautira qui ont été taggés en 2006, les grottes Vaipoiri et Anaihe (classées sites légendaires par un arrêté du 23 juin 1952 et reclassées monuments naturels le 14 août 2000) et le <em>puna i&#8217;a</em> (pierre de fertilité à l&#8217;usage des pêcheurs) en sont essentiellement victimes. Bien qu&#8217;une réglementation existe (code de l&#8217;aménagement, code de l&#8217;environnement), le Pays ne dispose que de peu d&#8217;agents assermentés de l&#8217;environnement pour relever les infractions et dresser des contraventions. Par ailleurs les sanctions pénales encourrues sont faibles et de ce fait non dissuasives.</p>
<p><strong>Prévenir&#8230;</strong><strong></strong></p>
<p>La mission du Service de la Culture et du Patrimoine a donc consisté à examiner les sites jalonnant Te Pari, délimité de Ofa&#8217;i Nana&#8217;o à l&#8217;est, à Vaipoiri à l&#8217;ouest, englobant, le long de la côte sur une longueur d&#8217;environ 15 kilomètres les vallées de Vai&#8217;Ote, Vaita, Taapeha, Faaroa et Vaipoiri. Ce déplacement avait un double objectif : d&#8217;une part, réaliser des images à titre conservatoire, pour dresser un état des lieux des sites légendaires et archéologiques du Te Pari (la vallée de Aiurua étant exclue) et dresser ainsi la liste des dégradations éventuellement remarquées et des mesures de prévention à prendre ; d&#8217;autre part, prendre connaissance des circuits pédestres et des sites culturels de Tautira (la limite étant la vallée de Fa&#8217;aroa) qu&#8217;une association de la commune a demandé à entretenir, afin de préciser ses droits et obligations et de faire certaines recommandations.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Aménager Te Pari ?</strong></p>
<p>Au vu des différentes observations faites au cours de cette mission d&#8217;observation, il ressort que la Polynésie doit maintenant réfléchir à un plan d&#8217;aménagement du Te Pari pour sa mise en valeur et la protection de ses sites. Le respect du caractère historique et culturel du lieu, la gestion des flux des visiteurs et leur dispersion sur les sites, l&#8217;information générale des visiteurs, l&#8217;aménagement des points de vue et des lieux remarquables tout au long du parcours, la gestion des eaux pluviales ainsi que l&#8217;embellissement, l&#8217;entretien et la sécurisation des sentiers sont autant de contraintes à prendre en considération pour mener à bien ce projet. L&#8217;aménagement du Te Pari, par la définition d&#8217;un circuit pédagogique et la mise en place d&#8217;une signalétique, doit permettre à terme de concillier l&#8217;approche patrimoniale (respect de l&#8217;intégrité des sites archéologiques et légendaires) et économique (mise en valeur et acceuil du public) de cette initiative.</p>
<p>L&#8217;ensemble des sites et vestiges situés entre les pierres gravées de Tautira (Ofa&#8217;i Nana&#8217;o) et la grotte de Vaipoiri à Teahupoo ont été visités par la mission du Service de la Culture et du Patrimoine.</p>
<ul>
<li>les pierres gravées de Tautira</li>
<li>le Herera&#8217;a Ume a Turi ;</li>
<li>les <em>marae</em> situés dans la basse-vallée de la Vaiote ;</li>
<li>le <em>pahu</em> de Honoura ;</li>
<li>la grotte de Vaitomoana ;</li>
<li>le passage de Te Puta et Te horora&#8217;a (le passage du diable) ;</li>
<li>la grotte de Anaihe ;</li>
<li>le Umete hopuraa tamarii et Te ana hopura&#8217;a pape o te arii vahine ;</li>
<li>la baie de Faaroa ;</li>
<li>le Aero Moo et le puna aahi ;</li>
<li>la grotte de Vaipoiri.</li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Te Pari, classé paysage protégé</strong></p>
<p>Site classé le 23 juin 1952 en raison de son intérêt culturel, archéologique, historique et légendaire, Te Pari a été reclassé dans l&#8217;une des catégories prévues par le Code de l&#8217;environnement, « paysage protégé », le 14 août 2000 (cf arrêté n° 1225/PR du 14.08.2000)</p>
<p>Les objectifs réglementaires de gestion des sites classés en catégorie V- paysage protégé sont (cf. Code de l&#8217;environnement) :</p>
<p><strong>- à titre principal</strong> : la protection d&#8217;éléments naturels/culturels particuliers, la préservation de particularités culturelles/tradionnelles, et le tourisme et les loisirs ;</p>
<p><strong>- à titre secondaire</strong> : la recherche scientifique, la préservation des espèces et de la diversité génétique, le maintien des fonctions écologiques, l&#8217;éducation et enfin l&#8217;utilisation durable des ressources et écosystèmes naturels.</p>

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		<title>FIFO 2009 : l&#8217;arrivée du numérique en question</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:04:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO, Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture et vice-président de l’association FIFO et Dominique Wolton, Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS* et Directeur de publication de la revue Hermès et Michèle Dechazeaux, membre du comité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO, Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture et vice-président de l’association FIFO et Dominique Wolton, Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS* et Directeur de publication de la revue Hermès et Michèle Dechazeaux, membre du comité de présélection des films. </em></p>
<p><strong>Le FIFO, en plus d’être un festival documentaire de plus en plus couru, joue chaque année un rôle d’initiateur dans le secteur audiovisuel. Ce sera encore le cas cette fois-ci, avec un sujet de taille : l’arrivée du haut débit numérique avec l’installation du câble sous-marin entre Tahiti et Hawaii. Les uns se concentrent sur les bouleversements que peut provoquer une telle nouveauté dans le paysage audiovisuel local et plus globalement, sur la société et les pratiques des usagers. Les autres relativisent le terme de « révolution numérique » au sens de mutation profonde, au profit d’une amélioration des échanges informatifs. Chacun a son point de vue, mais tous se rejoignent sur la nécessité, pour nous, d’intégrer au mieux ces changements.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Prévenir plutôt que guérir</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Les tables rondes organisées dans le cadre du FIFO permettent de réunir professionnels et grand public autour de sujets divers et de débattre dans l’optique de faire avancer les choses. Ainsi, l’Aide à la Production Audiovisuelle et Cinématographique (APAC), l’Association Tahitienne des Professionnels de l’Audiovisuel (ATPA) et le Syndicat des Producteurs Audiovisuels de la Polynésie Française (SPAF) sont nés des rencontres provoquées au sein du festival. « Le numérique est un enjeu tellement important que l’on ne peut faire preuve ni d’amateurisme, ni de légèreté », confie Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture et vice-président de l’association FIFO. Mieux vaut anticiper que se laisser submerger ; et pour cela, il faut commencer par se poser les bonnes questions.</p>
<p><strong>Devancer l’arrivée du câble</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« Ce n’est pas quand il sera là qu’il faudra se poser les questions de ce que l’on peut faire avec, comment, etc. » continue Heremoana Maamaatuaiahutapu. « Autrement, nous risquons d’être débordés par la nouveauté et de ne rien pouvoir gérer. Il faut conscientiser les politiques dès maintenant et par ricochet le grand public sur un certain nombre de problématiques ; réfléchir aussi aux possibilités de développement que va nous offrir l’arrivée de ce câble ».</p>
<p><strong>Éveiller les consciences</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« Les enjeux culturels et sociaux relatifs à l’arrivée du numérique sont très importants », poursuit le Directeur de la Maison de la Culture. « On ne se rend pas compte que le débit actuel va être multiplié par 100, dans les deux sens : à la réception, mais aussi à l’envoi. C’est une autoroute de l’information qu’il va falloir apprendre à utiliser ! »</p>
<p><strong>Les révolutions possibles du haut débit numérique </strong></p>
<p>« Les chaînes locales doivent d&#8217;ores et déjà se préparer à une mutation car le paysage audiovisuel va certainement se transformer. Au-delà, a-t-on préparé nos instituteurs à l’utilisation éventuelle du numérique dans leurs cours ? », s’interroge Heremoana Maamaatuaiahutapu. « Peut-être que dans des îles éloignées, le téléenseignement pourrait être envisagé ; auquel cas le visage de la profession serait complètement transformé. De la même manière, la télémédecine est à considérer, au moment où on se demande comment réduire les coûts de notre assurance maladie ».</p>
<p><strong>Gérer les dématérialisations</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« QUID des droits d’auteur ? Que fait-on de la bibliothèque, de la salle de projection et même du cyberespace de la Maison de la Culture ? La fréquentation du cyberespace a déjà été diminuée par trois en trois ans. Cela ne va qu’empirer ! La meilleure solution serait peut-être d’aller dans le sens du changement en proposant par exemple une e-bibliothèque. J’ai déjà quelques idées, mais j’attends aussi des pistes lors des rencontres du FIFO. Ce sont des pointures qui viennent et nous sommes très attentifs à toutes les propositions qui pourraient être faites ».</p>
<p><strong>La mondialisation est aux portes de la Polynésie</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« L’arrivée du numérique pourra nous donner la possibilité de mieux nous faire connaître à l’étranger. Du même coup, apporter une reconnaissance et <em>booster</em> la profession, le secteur audiovisuel. C’est un potentiel énorme. Quand on aura pris conscience que le câble, en plus d’arriver, repart aussi, on arrivera à de grandes choses. Il y a des solutions, mais il ne faut pas attendre que le câble soit là pour réagir. On a l’impression d’être loin du monde… On ne le sera plus grâce à l’arrivée de ces nouvelles technologies de l’information et de la communication ».</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong><em>Honotua</em></strong><strong>, « le lien vers le large », pour réduire la fracture numérique</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>- Le 10 janvier 2008, le groupe Alcatel-Lucent Submarine Network (ASN) a signé le contrat pour la pose des câbles avec l’OPT</p>
<p>- Coût du réseau sous-marin : 8,5 milliards de Fcfp (72,2 millions d’euros)</p>
<p>- Le réseau reliera Tahiti à Hawaii et à certaines îles de l’archipel polynésien</p>
<p>- À terme, la capacité du réseau sera de 32 x 10 Gbit/s (actuellement, la bande passante de la liaison satellite est de 171 Mbit/s)</p>
<p>- L’achèvement des travaux est prévu en 2010</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>RELATIVISER LA TECHNIQUE ET VALORISER LES HOMMES</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Dominique Wolton est Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS et Directeur de publication de la revue Hermès*. Depuis plus de 30 ans, il travaille sur l’analyse des rapports entre culture, communication et société. </strong><strong>Admirateur de l’intelligence humaine plus que de l’intelligence technique, il se bat pour éviter que l’idéologie technique ne prenne le pas sur la vision humaniste de la communication. Il présidera les rencontres numériques du FIFO 2009.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi avoir accepté de présenter ces rencontres numériques ? Quel enjeu y voyiez-vous ?</strong></p>
<p>Je travaille depuis de nombreuses années sur la mondialisation et sur la diversité culturelle d’une part et les techniques de communication d’autre part. Donc je connais bien les enjeux d’Internet, du numérique et je connais bien le Pacifique, cela fait plus de dix ans que je travaille sur la région. Je pense qu’il est fondamental qu’elle puisse accéder à tous les services numériques pour ne pas être décalée par rapport au reste du monde. Mais ce qui m’intéresse, ce n’est pas tant la technique que les hommes et les sociétés. La Polynésie, et plus généralement le Pacifique, sont un exemple extraordinaire de la supériorité des hommes sur la technique. C’est un lieu de lecture de l’obligation de relativiser la révolution technique pour revaloriser l’importance de la société, de la communication humaine. Mon point de vue va être minoritaire, bien sûr, mais c’est pour ça que j’ai accepté de présider ces rencontres <strong>: </strong>pour contrebalancer le discours technique, qu’on n’assomme pas les Polynésiens avec l’idée que leur mode de vie va entièrement changer avec l’arrivée du numérique.</p>
<p><strong>Pourtant, on peut facilement envisager un bouleversement social…</strong></p>
<p>Ce n’est jamais la technique qui fait le bouleversement social. Elle accélère simplement le processus. La technique change la société en apparence, mais pas dans le fond. Il y a toujours ce fantasme de croire que les techniques de communication vont tout changer. C’est formidable, pratique, utile… mais ça ne change ni l’homme, ni la face du monde. L’arrivée du numérique va accélérer la circulation des informations, contribuer à désenclaver un peu certains archipels éloignés. Mais la société polynésienne ne va pas s’en trouver révolutionnée pour autant. La vraie révolution sociale est de conserver ses traditions et de s’adapter à la modernité. Internet est un moyen, pas une fin. Les mots<br />
« retard », « modernité », « adaptation », « ouverture » appartiennent au discours technique. Ça n’a pas de sens ! La société polynésienne est moderne tout en ayant su préserver ses traditions. Je prône une cohabitation entre le progrès technique et la richesse, la complexité, la tradition de ces sociétés.</p>
<p><strong>Y’a-t-il des actions à mener pour se prémunir de changements éventuellement trop radicaux induits par cette cohabitation ?</strong></p>
<p>Il faut d’abord introduire la technique en faisant réfléchir tout de suite sur son usage, rappeler qu’Internet est à la fois liberté mais aussi spéculation, pornographie, désocialisation… La richesse d’une société passe par les échanges humains. Que deviendra cette richesse quand tous les jeunes seront sur leurs ordinateurs ? Moi je me bats pour que les solutions techniques soient au service des sociétés et non que les sociétés succombent à l’idéologie de la technique. Il faut éduquer, mener une réflexion critique, valoriser la tradition par rapport à la modernité, décomplexer les gens qui ne savent pas s’en servir, réduire l’arrogance de ceux qui savent s’en servir ; en d’autres termes : relativiser le progrès, rappeler qu’il est secondaire par rapport à la richesse des sociétés. Mon point de vue de scientifique consiste à dire : « arrêtez de vous imaginer qu’une technique de communication va tout changer. Ça va améliorer les échanges d’information, mais ça ne va pas changer la société, la culture, la politique, etc, et tant mieux d’ailleurs ». Si le prix de la modernité technique était la standardisation du monde entier, ce serait stupide ; il faut évidemment valoriser les différences culturelles. Internet n’est qu’une brouette après d’autres brouettes et avant d’autres… mais pas une révolution sociale.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Présentation de la cuvée 2009 !</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>37 films seront à l’affiche de la 6<sup>ème</sup> édition du Festival International du Film documentaire d’Océanie.</p>
<p>Portraits, aventures, recherches scientifiques, témoignages, politique, histoire<strong>…</strong> les styles sont cette année très variés. Leur mise en images aussi. Michèle Dechazeaux, membre du comité de présélection des films, a salué la personnalité de cette nouvelle édition : « le FIFO 2009, explique-t-elle, est prometteur tant par la qualité des documentaires reçus que par la diversité des sujets traités. Mais ce qui en fait peut-être l&#8217;originalité, c&#8217;est la remontée et l’utilisation des archives, aussi bien familiales que nationales et officielles. Incontestablement, ces images retrouvées donneront au festival une couleur historique et humaine très émouvante. Si certains sujets comme l&#8217;euthanasie, la délinquance, la justice, le sida, sont des sujets universels, ils sont traités ici « à l&#8217;Océanienne » et sont de belles leçons d’humour et de sagesse. Une fois de plus le FIFO soulignera le lien étroit qui unit toutes ces populations qui  prennent enfin la parole. Une parole riche d’un passé, une parole vivante, qui revendique sa place dans ce monde nouveau où l&#8217;image est au service des mots, des histoires et des idées ».</p>
<p>Pour valoriser du mieux possible le travail des artistes, amateurs ou avertis, le FIFO offrira la possibilité aux réalisateurs polynésiens dont les documentaires n’ont pas été sélectionnés de présenter leurs créations dans la « salle vidéo », exclusivement réservée à leur attention.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le FIFO 2009 en quelques chiffres :</strong></p>
<p>- 150 films envoyés au FIFO cette année</p>
<p>- Un comité de présélection composé de 9 personnes a visionné la totalité des films entre juillet et octobre et retenu 16 films en compétition et 21 films hors compétition</p>
<p>- Les documentaires sont tous projetés 3 fois pendant la durée du festival, et 4 fois pour les films en compétition (avec une projection le dimanche)</p>
<p>- Sur la totalité des films inscrits, 3 sont des co-productions polynésiennes et 2 sont en compétition</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le FIFO 2009 </strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Du mardi 27 janvier au dimanche 1er février 2009</p>
<p>- À la Maison de la Culture de Papeete</p>
<p>- Tarifs : ticket journalier : 1 000 Fcfp / étudiants, groupes : 500 Fcfp / gratuit pour les scolaires</p>
<p>Avec un ticket d’entrée journalier, vous pouvez aller voir autant de films que vous le souhaitez, tous les jours, dans les trois salles de projection, de 8h30 à 23h</p>
<p>- Billets en vente à la Maison de la culture à partir du lundi 9 janvier</p>
<p>- Informations et renseignements : 544 536 / 70 70 16 &#8211; <a href="http://www.filmfestivaloceanie.org/">http://www.filmfestivaloceanie.org</a> &#8211; <a href="mailto:info@fifotahiti.org">info@fifotahiti.org</a> / <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a></p>
<p><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* CNRS = </em></strong><strong><em>Centre National de Recherche Scientifique</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* </em></strong><strong><em>Hermès est une revue spécialisée en sciences de l’information et de la communication. Près de 850 auteurs, français et étrangers, ont déjà participé à sa publication depuis 1988. La revue Hermès est éditée par CNRS Editions. </em></strong></p>
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		<title>Documentaire ou reportage ? Une frontière floue !</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 20:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Marc Louvat, ancien réalisateur et responsable des fonds audiovisuels de l’ICA et Xavier Lambert, Directeur des Antennes de RFO Polynésie.
Depuis la création du FIFO*, janvier c’est le mois du documentaire à Tahiti. Profitons-en pour en apprendre un peu plus sur lui ! Par exemple, savez-vous quelle est la différence entre un documentaire et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Marc Louvat, ancien réalisateur et responsable des fonds audiovisuels de l’ICA et Xavier Lambert, Directeur des Antennes de RFO Polynésie.</strong></p>
<p><strong>Depuis la création du FIFO*, janvier c’est le mois du documentaire à Tahiti. Profitons-en pour en apprendre un peu plus sur lui ! Par exemple, savez-vous quelle est la différence </strong><strong>entre un documentaire et</strong><strong> un reportage ? Si cette distinction, pour le public novice que nous sommes, peut parfois sembler subtile, elle ne l’est pas moins pour des professionnels du milieu. Pour certains, elle est évidente, pour d’autres, elle est très subjective. Explications… </strong></p>
<p>Un ensemble de critères peut être étudié pour pouvoir classer une œuvre dans telle ou telle catégorie (les intentions de l&#8217;auteur, le synopsis, la longueur, la sophistication du montage, l&#8217;habillage sonore et musical, les techniques, l&#8217;utilisation d&#8217;acteurs, l&#8217;originalité, la rareté…) mais la différenciation reste parfois très difficile à faire. Voici quelques éléments pour nous y aider.</p>
<p><strong>Le point de vue d’un réalisateur</strong></p>
<p>« Le reportage est un programme de flux, alors que le documentaire est un programme de stock, une œuvre de création », explique Marc Louvat, ancien réalisateur et responsable des fonds audiovisuels de l’ICA*. « On va pouvoir utiliser le documentaire dans le temps, et même le rediffuser. Le reportage, lui, colle souvent à l’actualité et est utilisé très rapidement après sa réalisation. Par ailleurs dans un documentaire, il y a une « odeur », on sent l’empreinte de l’auteur. Dans un reportage, bien souvent, ce n’est pas le style du journaliste qui s’en dégage mais le style de la chaîne ; ce n’est pas lié à l’auteur mais au diffuseur ». « De plus, poursuit-il, le montage d’un documentaire est souvent plus sophistiqué. Le travail est davantage abouti que celui du reportage. Enfin, le documentaire a une vocation ou en tout cas un potentiel patrimonial beaucoup plus fort qu’un reportage. C’est mon point de vue en tant qu’archiviste. Souvent, le travail du documentaire est plus approfondi au niveau de la recherche, ou de l’immersion ».</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Les points d’accord du diffuseur</strong></p>
<p>D’après Xavier Lambert, Directeur des Antennes de RFO Polynésie, « un reportage est fait par un journaliste. C’est rare qu’un documentariste en fasse. Je pense aussi que le point de vue de l’artiste, de l’auteur, est beaucoup plus présent dans un documentaire. Le reportage est plus factuel, estime-t-il. Un reportage peut se mettre au niveau du documentaire, alors qu’un documentaire qui se mettrait au niveau d’un reportage serait raté. Pour finir, on prend plus le temps  pour un documentaire : il est rarement fait en moins de 4 ou 5 mois alors qu’un reportage, lui, peut être fait en quelques jours ».</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Pour s’y retrouver</strong></p>
<p>- Le documentaire est l’oeuvre d’un auteur, il est subjectif et intemporel.</p>
<p>- Le reportage est le travail d’un journaliste, il est lié à l’actualité.</p>
<p><strong><em>* FIFO : Festival International du Film documentaire Océanien</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* ICA : Institut de la Communication Audiovisuelle</em></strong></p>
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		<title>Pierre-Henri Deleau &#8211; &#160;&#187; Il en va des films comme il en va des gens &#160;&#187; (FIFO 2009)</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 20:36:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du 27 janvier au 1er févier, Pierre-Henri Deleau sera à Tahiti pour présider le jury de la 6ème édition du FIFO. Fondateur et directeur pendant 30 ans de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes, il est également délégué général du FIPA* depuis 1987 ainsi que du Festival du film d&#8217;histoire de Pessac depuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Du 27 janvier au 1<sup>er</sup> févier, Pierre-Henri Deleau sera à Tahiti pour présider le jury de la 6<sup>ème</sup> édition du FIFO. Fondateur et directeur pendant 30 ans de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes, il est également délégué général du FIPA* depuis 1987 ainsi que du Festival du film d&#8217;histoire de Pessac depuis 1990 – entre autres postes à responsabilités. On ne compte plus les festivals qu’il a créés et auxquels il a participé. Son parcours le place sans nul doute parmi les figures incontournables du paysage audiovisuel français. </strong></p>
<p><strong>Comment concevez-vous votre rôle de jury ?</strong></p>
<p>Le réalisateur est un auteur. Être jury sous-entend qu’il faut essayer de déceler un style, une musique derrière une image qui est une pensée de l’auteur. Il faut rechercher derrière les images la pensée et non des produits. Il faut se demander si quelque chose vous touche, vous émeut, s’interroger sur l’émotion que le film a provoqué et sur la réflexion qu’il déclenche.</p>
<p><strong>Un bon film se définit donc par l’émotion ?</strong></p>
<p>Il en va des films comme il en va des gens que vous allez rencontrer. Il y a des gens que vous avez envie de connaître davantage et d’autres pas du tout. Il faut d’abord qu’un film vous touche d’une certaine façon. Soit que vous soyez totalement ébloui par la magie, l’histoire, soit que vous soyez ému par les comédiens, la mise en scène… Il s’agit de partir de l’image brute et essayer de rentrer dans le film, ou plutôt laisser le film rentrer en vous et s’interroger à ce moment-là sur ce qu’il a suscité.</p>
<p><strong>Les carrières artistiques sont souvent le fait de coups de foudre ou de révélations. Est-ce qu‘il y a un film en particulier qui vous a poussé vers le cinéma ?</strong></p>
<p>J’ai commencé à découvrir le cinéma quand j’avais 17, 18 ans. Je voyais énormément de classiques : <em>Citizen Kane </em>de Orson Welles, <em>La nuit du Chasseur</em> de Charles Laughton ou des films de Vsevolod Poudovkine, qui m’ont totalement ébloui. Je ne pourrais pas citer un film plutôt qu’un autre, j’en ai tout de suite 10, 15 qui me viennent à l’esprit. Brusquement, j’ai compris que le cinéma était un art, et je suis « tombé en amour » avec lui comme disent les Québécois, avec les images plutôt.</p>
<p><strong>Vous avez collaboré à quantité de festivals, pourquoi avoir accepté de participer au FIFO 2009 ?</strong></p>
<p>Je trouve formidable d’aller faire un festival dans ces îles si éloignées de la métropole et je suis curieux de voir le regard que des gens que je ne connais pas vont porter sur des documentaires venus des quatre coins de la zone Pacifique. Cela m’intéresse particulièrement et je suis extrêmement content de faire partie du jury de cette nouvelle édition.</p>
<p><strong>Justement, vous avez un regard aguerri sur le cinéma français, mais quel regard portez-vous sur le cinéma océanien ?</strong></p>
<p>C’est très difficile à dire car c’est un petit peu par hasard que j’ai découvert au cours des dernières années des films et des documentaires qui venaient de Nouvelle-Zélande, d’Australie et finalement très peu de Polynésie Française, où la production est peu développée. J’espère qu’elle va s’accroître grâce aux nouvelles technologies… Car je pense qu’il y a une autre musique, un autre style dans ces films, que je suis ravi de pouvoir découvrir.</p>
<p><strong>Ca va donc être une initiation pour vous ?</strong></p>
<p>Absolument. Tout comme lorsque vous allez dans un continent inconnu, que vous visionnez un film et que vous observez la manière dont les gens réagissent. En fonction des publics, la perception change. Donc je vais voir comment ça se passe à Tahiti et l’osmose qui peut se créer entre les œuvres qui vont être présentées et le public qui va les regarder.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’il faut pour bien juger un documentaire lorsque l’on arrive ainsi en zone inconnue? </strong></p>
<p>Il faut avant tout être disponible. Ça sous-entend mettre de côté ses préjugés et surtout ne s’attendre à rien, sinon à être surpris. Chaque fois qu’un nouveau film commence, je suis très excité, je me dis que ça va être un chef d’œuvre. Souvent ce n’est pas le cas, mais j’espère quand même d’être surpris. Quand ça arrive, c’est le bonheur absolu. Il n’y a pas de recette pour faire des chefs-d’œuvre. Chaque film est inconnu et a sa propre musique ; il faut essayer de trouver la musique du film. Moi, c’est ce que j’attends : découvrir des musiques inconnues.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’il faudra au documentaire pour gagner votre préférence ?</strong></p>
<p>Il n’y a pas de critère. Il peut y avoir des films maladroitement filmés mais incroyablement touchants – et on oublie que c’est maladroitement filmé ; et des films techniquement impeccables sur lesquels vous ne ressentez rien du tout, où il n’y a pas de style, ni de ton révélant un auteur. Tout est question de ressenti ! Je suis plein d’espoir et formidablement curieux à l’idée de découvrir la Polynésie.</p>
<p><strong>Le FIFO 2009 portera un regard particulier sur l’arrivée du numérique en Polynésie. </strong><strong>En tant que délégué général du FIPA*, vous vous inquiétez de voir à la télévision de moins en moins de programmes réflexifs. Comment envisagez-vous l’arrivée de la TNT* dans un Pays jusque-là un peu préservé ?</strong></p>
<p>Trop d’images tuent l’image. Les gens doivent apprendre à zapper intelligemment. Il y a des chaînes racoleuses épouvantables comme TF1 ou M6 en France, mais il y a aussi des chaînes qui respirent, qui ne présentent pas n’importe quoi n’importe comment, qui ne courent pas après l’audimat. Il est intéressant d’avoir la possibilité de voir ailleurs, de trouver des programmes qui donnent à réfléchir au milieu de toute cette offre.</p>
<p><strong>Est-ce que cela ne risque pas de révolutionner le paysage audiovisuel et plus largement la vie sociale ?</strong></p>
<p>Plus il y a d’images qui viennent des quatre coins du monde, plus on apprend la différence. Et quand on découvre les différences, on apprend aussi, j’espère, la tolérance. Il n’y a pas une seule vérité, il faut savoir faire le tri. Le goût se forme ainsi. C’est à chacun d’affirmer sa pensée face à l’image qui lui est proposée.</p>
<p>* FIPA : Festival International des Productions Audiovisuelles</p>
<p>* TNT : Télévision Numérique Terrestre</p>
<p><strong></strong></p>
<h3>Les autres membres du jury :</h3>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Laure ADLER</strong> (présidente d’honneur) Ecrivain, productrice</p>
<p><strong>Geoffrey DANIELS </strong><em> </em>Vice président de National Geographic</p>
<p><strong>Susan MACKINNON</strong> Réalisatrice<em></em></p>
<p><strong>Annie GOLDSON</strong> Réalisatrice, présidente du syndicat des réalisateurs néo-zélandais</p>
<p><strong>Vilsoni HERENIKO</strong> Réalisateur, Directeur du <em>Center for Pacific Islands Studies</em> et professeur à la <em>School of Pacific and Asian Studies</em>, à Hawaii.</p>
<p><strong>Elise HUFFER</strong> Conseillère en Culture au Département du Développement Humain du Secrétariat de la Communauté du Pacifique</p>
<p><strong>Emmanuel KASARHEROU</strong> Directeur de l&#8217;Agence de Développement de la Culture Kanak au Centre Culturel Tjibaou en Nouvelle Calédonie</p>
<p><strong>Stéphane MARTIN</strong> Président du Musée du Quai Branly</p>
<p><strong>Jean MINO </strong>Directeur général de Canal France International</p>
<p><strong>Jean-Marc PAMBRUN </strong>Directeur du Musée de Tahiti et des îles</p>
<p><strong>Dany PANERO </strong>Directrice générale du GIE Tahiti Tourisme</p>
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		<item>
		<title>Moteur… ça tourne pour le FIFO !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 19:57:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO. 
Réunir l’Océanie autour d’un festival audiovisuel sur une petite île au milieu du Pacifique, il fallait oser. Et pourtant, voilà 6 ans que Tahiti accueille le FIFO au mois de janvier, et avec lui, défilent et se rencontrent professionnels de l’audiovisuel et passionnés de culture océanienne. Car [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO. </strong></p>
<p>Réunir l’Océanie autour d’un festival audiovisuel sur une petite île au milieu du Pacifique, il fallait oser. Et pourtant, voilà 6 ans que Tahiti accueille le FIFO au mois de janvier, et avec lui, défilent et se rencontrent professionnels de l’audiovisuel et passionnés de culture océanienne. Car aujourd’hui plus que jamais, l’Océanie du documentaire se cherche. Les nouvelles technologies et l’avènement du numérique ouvrent de nouveaux horizons, plus que prometteurs. Mais surtout, les réalisateurs Océaniens veulent prendre leur destin en main : le FIFO en est une preuve tangible, unique festival à donner la parole – et l’image – à l’Océanie, aux Océaniens. <a name="OLE_LINK4"></a><a name="OLE_LINK3"></a><a name="OLE_LINK2"></a>Parce que de plus en plus d&#8217;images nous parviennent du monde entier, les spectateurs ne savent plus où donner des yeux. On peut voir tout et son contraire, le pire comme le meilleur. Mais une image n&#8217;est jamais innocente. Derrière elles se cachent des scénaristes, des comédiens, une équipe technique, des auteurs et des réalisateurs, qui essayent aussi de donner le meilleur d&#8217;eux-mêmes. C&#8217;est ce travail, lié à la région océanienne, que le FIFO veut mettre en avant.</p>
<p>Pierre Ollivier, délégué général du FIFO, travaille sur l’organisation du festival. Il se réjouit de la popularité sans cesse croissante du FIFO dans le Pacifique, résultat de la somme de tous les efforts des organisateurs du festival. « Non seulement le FIFO est de plus en plus connu en Océanie », affirme-t-il, « mais en plus, il est attendu par les professionnels de l’audiovisuel ». Qualité des films sélectionnés, jury et récompenses prestigieuses, grand travail de promotion, autant d’aspects qui participent à la notoriété du FIFO. « Cette année, nous avons reçu 150 films en provenance d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de France, de Tahiti, d’Hawaii, de Nouvelle-Calédonie. Chaque membre du comité de présélection a dû visionner ces 150 films en moins de 3 mois, afin d’en choisir une vingtaine pour la compétition officielle, ainsi qu’une vingtaine pour la programmation du festival. » Un travail plus difficile qu’il n’y paraît, en raison de l’hétérogénéité du comité, mais aussi de l’intérêt d’un grand nombre de documentaires ! Allez, courage, plus que quelques semaines de patience avant de pouvoir vous délecter de ces documentaires à votre tour… <strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Le FIFO 2009, ce sera :</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<ul>
<li>16 films en compétition et 21 hors compétition ;</li>
<li>Des ateliers pour le public : montage audiovisuel, initiation à la prise de vue, écriture de scénario ;</li>
<li>Des ateliers pour les professionnels : aide à l’écriture de scénario (pour les réalisateurs ayant un projet) ;</li>
<li>Le 3<sup>ème</sup> colloque des responsables des télévisions océaniennes.</li>
</ul>
<p><strong>Nouveau cette année !</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Les 1<sup>ères</sup> rencontres numériques du FIFO : « la Polynésie numérique : avenir, usages et enjeux ? »</strong></p>
<p>Organisation de tables rondes entre professionnels internationaux et intervenants locaux sur la problématique suivante : que va devenir la Polynésie avec l’arrivée du câble et de la TNT (économie, éducation, etc.) ?</p>
<p>Ces rencontres seront présidées par Dominique Wolton (Directeur de Recherche au CNRS, spécialiste des médias), et compteront de nombreuses personnalités travaillant dans le domaine numérique.</p>
<p><strong>Le grand jury du FIFO 2009</strong></p>
<p>Comme chaque année, un jury prestigieux de 12 professionnels de l’audiovisuel et de l’Océanie se réunit pour élire le documentaire océanien le plus marquant de l’année.</p>
<p><strong>Président : Pierre-Henri Deleau</strong></p>
<p><em>Pierre-Henri Deleau a mis sa passion au service de nombreux festivals. Parmi eux, la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes qu’il a créée et dirigée pendant 30 ans ou le FIPA (</em><em>Festival International de Programmes Audiovisuels)</em><em>, dont la 22<sup>ème</sup> édition se déroulera à Biarritz du 20 au 25 janvier 2009.</em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Et…</strong></p>
<p>Stéphane Martin (Président du Quai Branly, Paris), Laure Adler (Productrice et Ecrivain, Paris), Jean Mino (Directeur de Canal France International, Paris), Geoffrey Daniels (Vice-Président de la chaîne National Geographic, USA), Annie Goldson (Réalisatrice et Présidente du Syndicat des Réalisateurs Néo-Zélandais), Emmanuel Kasarhérou (Directeur de l’Agence de Développement de la Culture Kanak, Nouvelle-Calédonie), Elise Huffer (Conseiller Culturel à la CPS, Communauté du Pacifique Sud), Vilsoni Hereniko (Réalisateur Fidjien et Professeur d’audiovisuel à l’Université d’Hawaii), Susan MacKinnon (réalisatrice australienne), Jean-Marc Pambrun (Ecrivain et Directeur du Musée de Tahiti et des Îles) et Dany Panero (Directrice générale du GIE Tahiti Tourisme).</p>
<p><strong>FIFO 2009 – 6<sup>ème</sup> Festival International du Film documentaire Océanien</strong></p>
<p>Sixième édition de ce festival qui permettra au public et aux professionnels, cette année encore, de (re)découvrir une des régions les plus vastes et les moins connues au monde : l’Océanie, à travers ses visages, ses traditions, son histoire ou son actualité… Une vingtaine de documentaires seront en compétition pour obtenir différents prix (Grand Prix du Jury, Prix du Public &amp; 3 Prix Spéciaux du Jury). Pendant toute la durée du festival, de nombreux évènements (ateliers, conférences et tables rondes) seront organisés en parallèle pour les professionnels comme pour les amateurs ainsi que pour le grand public, afin de favoriser les rencontres et le développement de projets audiovisuels dans la région.</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li>Maison de la Culture &#8211; Te Fare Tauhiti Nui</li>
<li>Du mardi 27 janvier au dimanche 1<sup>er</sup> février 2009</li>
<li>De 8h30 à 23h</li>
<li>Ticket journalier : 1 000 Fcfp / Etudiants et groupes : 500 Fcfp / Scolaires : gratuit</li>
<li>Renseignements au 544 536 &#8211; 70 70 16  <a href="http://www.filmfestivaloceanie.org">www.filmfestivaloceanie.org</a></li>
</ul>
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