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	<title> &#187; polynésie</title>
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		<title>20 ans après…  Bobby, bien plus qu’un mythe</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 19:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bobby Holcomb n’est pas devenu « l’homme le plus populaire de Poynésie » en 1988 par hasard. La rétrospective qui s’ouvre le 8 février au Musée de Tahiti et des Îles met en lumière l’œuvre fascinante de ce métis, qui en 15 ans a produit plusieurs centaines d’œuvres inspirées par la mythologie et la culture polynésiennes. Peintre [...]]]></description>
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<br />
<strong>Bobby Holcomb n’est pas devenu « l’homme le plus populaire de Poynésie » en 1988 par hasard. La rétrospective qui s’ouvre le 8 février au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles</strong> <strong>met en lumière l’œuvre fascinante de ce métis, qui en 15 ans a produit plusieurs centaines d’œuvres inspirées par la mythologie et la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésiennes. Peintre inspiré, chanteur énergique, visionnaire marginal et homme généreux, Bobby Holcomb est parti le 14 février 1991, à 44 ans seulement, des suites d’un cancer foudroyant. Hommage. </strong><strong></strong></p>
<p>Bobby Holcomb est, par essence, un homme du monde : noir américain et indien par son père, portugais, philippin et polynésien par sa mère, il est né le 25 septembre 1947 dans les ruines de Pearl Harbour. Très tôt, il part à la découverte du monde : les États-Unis, l’Inde, le Népal, la Grèce, la France et enfin la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> l’accueillent.</p>
<p>Dès son arrivée à Tahiti, en 1976, il s’installe à Huahine. Lui qui a côtoyé Salvador Dali, Franck Zappa, Quincy Jones, arpenté Hollywood, participé à la comédie musicale <em>Hair</em>, le voici désormais en <em>pareu</em> et pieds nus, une éternelle couronne de fleurs et feuillage sur la tête, enfin chez lui. Bobby a choisi Huahine en connaissance de cause &#8211; et plus particulièrement le village de Maeva, réputé pour avoir résisté à la colonisation française et être resté, plus qu’ailleurs, très imprégné de son histoire, de ses traditions. Maeva est un peu le village d’Astérix polynésien, la clé de voûte identitaire du Pays (Pouvana’a a O’opa y nait et Henri Hiro y finit ses jours).</p>
<p>La créativité de Bobby va pleinement s’épanouir pendant ses années en Polynésie, et son travail va appuyer et permettre une importante évolution de la culture locale.</p>
<p>Paradoxalement, Bobby était davantage connu pour sa chanson que pour son œuvre picturale. Elle n’en constitue pas moins un fonds rarissime : ce sont les seules illustrations de bien des légendes polynésiennes. Ses sujets, mythologiques ou historiques, l’équilibre de la construction frappent par leur perfection. On reste séduit par la chaleur des couleurs, la simplicité du support (papier kraft, papier de riz&#8230;), l’excès des formes, les sujets. L’image d’un univers équilibré et jeune transparaît. C’est aussi l’expression de son monde intime, car la peinture est pour lui un mode d’expression introspectif. La grandeur de son objectif attire l’attention : comme Gauguin et Segalen avant lui, il veut « montrer une autre façon de peindre la Polynésie. Une façon polynésienne. »</p>
<p>Personnage du paradoxe, homme médiatique et pourtant connu pour sa simplicité, renommé pour ses chansons mais vivant de sa peinture, Bobby aura profondément marqué les Polynésiens. Conscient de son rôle en Polynésie et de celui de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> dans le monde, il disait qu’il s’agissait de « vivre avec dignité et d’intégrer l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> à notre vie quotidienne. »</p>
<p><strong>Son œuvre</strong></p>
<p>Bobby a eu une formation artistique de chanteur et danseur. D’ailleurs, il fait partie du groupe les « Big Boys », fondé par Tarzan Amiot. Pourtant, c’est une révélation à Tahiti lorsque, en 1982, il donne un concert. Il renouvelle en profondeur les mélodies locales. On découvre ainsi le reggae à la polynésienne, des chansons en Tahitien sur des rythmes de jazz, de blues&#8230; Cela plaît tellement qu’en 1988, Bobby est élu « Homme de l’année » pour sa contribution à la communauté.</p>
<p>Peintre le matin, chanteur le soir, peintre pour manger, chanteur par générosité, Bobby a rapidement eu la réputation qu’il méritait, celle d’un homme talentueux et affable. Lui-même désintéressé, ses œuvres, qu’elles soient dessinées ou chantées, étaient recherchées car chargées de sincérité, mais aussi d’histoires et de messages.</p>
<p>Bobby prônait l’éducation par l’art, conscient de la relative inadaptation du système scolaire occidental plaqué en Polynésie… Il a enseigné aux enfants de Maeva les jeux, les techniques artisanales d’autrefois, ses chansons. Il se faisait un plaisir de rappeler leurs origines et les légendes au public nombreux qui l’entourait, à travers des contes. Il assistait aussi les archéologues dans leur travail sur les <em>marae</em> et les gardait, les honorait à sa façon, avec des couronnes, des chants et du <em>monoi</em>. Proche de la nature, respectueux des rythmes et coutumes polynésiens, Bobby a été un fervent défenseur de l’environnement. On se souvient bien sûr de ses chants, et de son engagement contre les essais nucléaires, la pollution à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>, mais aussi pour l’indépendance politique du Pays, combats qu’il menait avec ses amis Henri Hiro, Tea Hirshon, Coco Hotahota, Turo Raapoto, etc.. Il collait en douce des affiches anti-nucléaires la nuit sur les murs de la capitale, s’exposant à de grands risques en tant que citoyen américain devant demander son permis de séjour tous les deux ans !</p>
<p><strong>Les hommages</strong></p>
<p>Comme pour bien des artistes, le public ne s’est jamais autant intéressé aux œuvres de Bobby qu’après son décès, et dès lors, leur valeur augmente considérablement. Mai 1991, Manouche Lehartel, alors directrice du Musée de Tahiti et des Îles mais aussi sincère admiratrice de Bobby, lui rend hommage en organisant une rétrospective de ses peintures, disséminées ça et là chez des particuliers. 180 œuvres seront réunies pour l’occasion, permettant à la population de découvrir le sens et l’unité de la peinture de Bobby, entièrement consacrée à promouvoir nos racines. C’est un grand succès. Le public devra attendre plus d’une dizaine d’années avant de pouvoir retrouver une exposition Bobby, proposée en 2003 à la Maison de la Culture. Tableaux originaux, objets personnels et œuvres de ses amis y étaient dévoilés. Parallèlement, de nombreuses animations avaient été mises en place : concert, légendes, contes et projections rendaient un très bel hommage à l’artiste. Encore une grande réussite, qui prouve à quel point Bobby est toujours vivant dans le cœur des Polynésiens. Aujourd’hui, c’est pour honorer les 20 ans de sa disparition que le Musée de Tahiti et des Îles organise une nouvelle exposition. Elle rassemblera une centaine d’œuvres de Bobby, non visibles autrement et pour certaines inédites. Ses nombreux amis tiennent à raviver le souvenir encore très présent du remarquable Bobby. Car après cette rapide rétrospective, on ne peut plus qu’adopter pour lui les mots d’un ami de Jacques Brel lors de sa disparition : « il n’est pas mort, il repose simplement sur son île polynésienne qui l’avait adopté. » Mais la Polynésie n’a pas simplement adopté Bobby, Bobby appartient à la Polynésie.</p>
<p><strong>Rétrospective Bobby</strong></p>
<p>- Salle d’exposition temporaire du Musée de Tahiti et des Îles</p>
<p>- Du 8 février à fin avril</p>
<p>- Du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30</p>
<p>- Entrée : 600 Fcfp / gratuit pour les moins de 18 ans et les scolaires</p>
<p>+ d&#8217;infos : 54 84 35 &#8211; www.museetahiti.pf</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Bobby par ses proches : Dorothy et Sabrina Levy</strong></p>
<p>Originaire de Tahiti, Dorothy a grandi en Amérique. Lorsqu’elle revient à Tahiti adolescente, elle se sent ici chez elle plus qu’ailleurs. Engagée contre les essais nucléaires et pour la réhabilitation de la culture polynésienne, elle rencontre Bobby en 1976. Entre eux, c’est un véritable coup de foudre amical et spirituel. Ensemble, ils partent poursuivre leur rêve à Huahine, vivre en harmonie avec leurs convictions. Sabrina, la fille de Dorothy, a 10 ans. Tous les trois fondent une vraie famille. Sabrina va à l’école primaire, Dorothy prépare les repas familiaux, Bobby peint, fait découvrir le plaisir de la lecture, du théâtre et de la culture à sa fille <em>fa’a’amu</em>. « J’étais complètement amoureuse de sa créativité », avoue Dorothy. Quant à Sabrina, bien que très jeune, elle est fascinée par cet homme qui prend tellement soin d’elle et s’occupe de son éducation. « Il m’a donné le meilleur : des valeurs. Il m’a appris à ne pas devenir matérialiste ; d’ailleurs, dès qu’il voyait que je m’attachais à quelque chose (une bicyclette, un jouet), il le donnait ! Pour lui, la vraie richesse était dans cette façon de vivre librement, de prendre le temps de partager de bons moments avec des amis… » Mais bon, tout n’est pas rose non plus. Bobby n’était pas compris et apprécié de tous à Huahine, et pour cause : noir, avec des dreadlocks et homosexuel… Mais sa force était d’assumer avec simplicité ses différences sans en être complexé. « Il s’est mis à chanter pour faire briller mes yeux d’enfant, poursuit Sabrina, et ce sont des milliers d’autres enfants, petits et grands, qui ont été émerveillés par l’artiste au grand sourire. Il mettait en musique la culture, les paroles de ses chants étaient connues de tous. Aujourd’hui encore, il est la fierté de Huahine, mais sûrement aussi de la Polynésie. Je retiens de Bobby son humanisme, toutes les recettes de ses concerts étaient reversées à des associations pour contribuer au bien-être du peuple <em>ma’ohi</em> et en particulier aux enfants. Il pouvait donner plusieurs concerts par week-end pour aider les associations, et ce, aux quatre coins de nos archipels. Il a offert sa voix à toute la Polynésie. »</p>
<p>Bobby a véritablement « planté des graines de créativité dans ce pays », affirme Dorothy, qui met un point d’honneur à faire vivre la mémoire de cet homme qu’elle a bien connu de la façon la plus honnête qu’il soit. « C’est un minimum, à côté de ce qu’il a réalisé ! Bobby a bougé des montages, ses messages ont permis de faire évoluer les mentalités en mettant la culture et la simplicité en valeur. A nous de continuer à véhiculer ce message. »</p>
<p>Sabrina a suivi les enseignements de son père. Pour les perpétuer, de son nom d’artiste Sarahina, elle s’attache à son tour à mettre en lumière la beauté de la culture polynésienne avec philosophie*.<em> </em>« Je souhaite partager l&#8217;arbre de créativité qui a bien poussé depuis la petite graine que Bobby a semée dans mon coeur il y a plus de 30 ans, graine de créativité devenu arbre et dont beaucoup peuvent partager la sensibilité. »<em></em></p>
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		<title>Pûtahi, acte 2</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Feb 2011 19:36:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Souvenez-vous du premier « Pûtahi i Tahiti », rencontre culturelle et artistique entre Aotearoa, Hawaii et Tahiti, qui avait eu lieu en juin dernier au Centre des Métiers d’Art : l’événement s’est poursuivi en ce début d’année 2011 à l’université de Waikato à Hamilton (Nouvelle-Zélande). Pendant trois semaines, 9 élèves, un élève diplômé ainsi que deux enseignants et [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>Souvenez-vous du premier « Pûtahi i <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> », rencontre culturelle et artistique entre Aotearoa, Hawaii et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, qui avait eu lieu en juin dernier au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> : l’événement s’est poursuivi en ce début d’année 2011 à l’université de Waikato à Hamilton (Nouvelle-Zélande). Pendant trois semaines, 9 élèves, un élève diplômé ainsi que deux enseignants et le directeur se sont rendus en terre maorie afin de rencontrer les enseignants et artistes, et de partager avec eux les savoirs et savoir-faire artistique, entre tradition et modernité.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Un séjour riche en rencontres, en découvertes, en apprentissages, mais aussi en productions, comme en témoignent les œuvres originales réalisées lors de Pûtahi n°2. L’équipe du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">CMA</a> a pu appréhender la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et les acteurs du monde <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culturel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culturel">culturel</a> Maori,  échanger avec Ngahuia et Linda Waimarie , les auteures du magnifique ouvrage « Mau Moko »*, Lionel Grant, maître sculpteur, Wiremu Puke, maître sculpteur,  Donna Campbell, enseignante en tressage,  Wi Taepa, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a>,  Edouard Harawira, maître tatoueur… Ils ont pu suivre l’atelier de tressage avec Donna Campbell, spécialiste de la discipline, participer à l’atelier de modelage avec l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> Wi Taepa, se familiariser avec la sculpture traditionnelle grâce aux conseils de Wiremu Puke, mais aussi assister à la présentation des motifs de tatouage maoris avec Edouard Harawira.</p>
<p>Plusieurs rencontres avec les tribus ont été préparées par les organisateurs afin que la délégation du Centre des Métiers d’Art puisse s’immerger dans la tradition Maorie qui est celle du « Fakatau ki te Manuhiri », se remémorant ainsi que les premiers habitants de Aotearoa viennent de Rangiatea, Raiatea, aux Îles Sous-le-Vent&#8230;</p>
<p>Cet événement culturel et artistique en Nouvelle-Zélande aura permis de poser des questions essentielles sur la pratique artistique polynésienne : la   nécessité d’œuvrer pour une culture vivante à travers des pratiques traditionnelles qu’il faut préserver et l’émergence d’une expression artistique contemporaine par le mixage des médiums, la peinture actuelle, l’installation, etc.</p>
<p>Afin de marquer leur passage, l’équipe tahitienne a réalisé quatre  <em>unu, </em>qui seront implantés au <em>marae</em> TeAoHurihuri de l’université de Waikato, et une sculpture monumentale chez la tribu Ngati Tuhoe.</p>
<p>Le rendez-vous est pris pour un troisième Pûtahi quelque part en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> dans un an et demi, avec les artistes de Ateoaroa, Tahiti, Hawaii et en essayant d’ouvrir cette rencontre aux artistes de Rapa Nui, Samoa, Tonga, Fidji. A suivre donc !</p>
<p>* <em>Mau Moko : le monde du tatouage maori</em>. Editions au Vent des Îles.</p>
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		<title>Mei-Ling  Acryliques d’inspirations asiatiques</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 18:51:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la Culture a le plaisir d’accueillir pour la première fois du 15 au 19 février 2011 dans la salle Muriavai une artiste au peintures étonnantes, marquées par l’influence asiatique :
Mei-Ling  Ku est la dernière d’une fratrie de 7 enfants. Née à Taiwan, elle passe  un master de [...]]]></description>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/531__320x240_aff-mei-ling.jpg" alt="aff-mei-ling" title="aff-mei-ling" />
</a>
<br />
Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> a le plaisir d’accueillir pour la première fois du <span style="text-decoration: underline;">15 au 19 février 2011</span> dans la salle Muriavai une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> au peintures étonnantes, marquées par l’influence asiatique :</p>
<p>Mei-Ling  Ku est la dernière d’une fratrie de 7 enfants. Née à Taiwan, elle passe  un master de culture et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> chinois avant de se passionner pour la  <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> et d’intégrer les ballets nationaux de Taiwan. Maîtrise des  mouvements, de l’énergie, elle crée ses propres chorégraphies et ouvre  une école en Bretagne, où elle s’installe quelques années. De retour à  <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, elle continue à partager ses connaissances : cours de mandarin,  de culture chinoise, danse toujours, guide-interprète, Mei-Ling se lance  également dans une autre forme d’expression pour laquelle elle se  passionne : la peinture.</p>
<p>Cette  exposition est la troisième en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> et nous ouvre son univers  intime à mi chemin entre influence occidentale et culture chinoise. Les  symboles y sont nombreux : calligraphie, Bouddha, fleurs, poissons, yin  et yang s’interpénètrent et font naître une atmosphère de sérénité et de  douceur.</p>
<p>De  l’aveu de l’artiste, peindre « c’est partager un moment de plaisir  total »… Comment dès lors refuser cette offre ? Partage de la lumière et  des représentations, des courbes et des scènes, bienvenue dans le monde  de Mei Ling…</p>
<p>L’artiste propose également un <strong>atelier gratuit de découverte de la calligraphie et de la peinture chinoise</strong> mercredi 16 février de 15h à 17h dans la Salle Muriavai, pour les adultes aussi bien que les enfants.</p>
<p>Retrouvez toutes les infos sur <a href="http://www.maisondelaculture.pf/" target="_blank">www.maisondelaculture.pf</a> – Rubrique « Actualités ».</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Contacts</span> : Mei Ling : 305 200</p>
<p>TFTN : 544 546</p>
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		<title>« Bobby a été un cadeau pour la Polynésie »</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Feb 2011 19:28:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Musée de Tahiti et des îles, organise à partir du 8 février une rétrospective des œuvres de Bobby Holcomb pour lui rendre hommage à l’occasion des vingt ans de sa disparition. Un événement cher à Manouche Lehartel, admiratrice inconditionnelle de Bobby l’artiste mais avant tout de l’homme, dont elle a perçu avant beaucoup la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des îles, organise à partir du 8 février une rétrospective des œuvres de Bobby Holcomb pour lui rendre hommage à l’occasion des vingt ans de sa disparition. Un événement cher à Manouche Lehartel, admiratrice inconditionnelle de Bobby l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> mais avant tout de l’homme, dont elle a perçu avant beaucoup la prodigalité. De ses rencontres avec Bobby, Manouche a conservé le souvenir d’un être remarquable, ainsi que de nombreuses peintures. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Comment as-tu découvert Bobby ?</strong></p>
<p>Nous avions des relations communes appartenant à la mouvance du « <em>pupu arioi </em>» constitué de jeunes polynésiens empreints de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne. Je les trouvais beaux, leur engagement et leur mode de vie m’enchantaient. J’ai immédiatement été fascinée par Bobby qui respirait la sincérité, la simplicité, l’intelligence. Discuter avec lui était un vrai bonheur, tant par sa <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> que par sa gentillesse. Je savais que j’étais face à une personnalité d’exception, bien au-dessus de la norme.</p>
<p><strong>Tu es connue pour posséder une belle collection de ses peintures…</strong></p>
<p>Je n’ai jamais eu l’intention de « constituer » une collection. Elle s’est faite au fil de nos rencontres, naturellement et spontanément. J’ai rarement « choisi » une de ses peintures !</p>
<p><strong>C’est-à-dire ? Comment as-tu été amenée à lui acheter des œuvres ? </strong></p>
<p>J’étais en stage au Musée de Tahiti en 1981quand Bobby est passé proposer une toile*, déclinée par le Musée qui était concentré sur son objet ethnographique. Elle était restée là en attendant acquéreur et elle m’a plu. J’ai souhaité l’acquérir… Il en demandait 60 000 Fcfp – ce qui représentait la moitié de mon salaire ! Sans charges particulières à l’époque, je me suis laissée tenter.</p>
<p><strong>C’est ainsi que l’histoire a commencé…</strong></p>
<p>Exactement. Il faut savoir que Bobby vivait de sa peinture. Tous les mois, il descendait de Huahine avec quelques tableaux et faisait le tour des bureaux et de ses connaissances en ville pour les vendre. Quand il arrivait au Musée avec une toile emballée dans du papier kraft sous le bras, il la posait contre le mur dans mon bureau, et nous faisions le tour de nos sujets d’intérêt. Avant de partir, on parlait de l’œuvre emballée – je la déballais jamais &#8211; et il me disait souvent : « c’est pour mon <em>tarahu », sa</em> facture au magasin de Fare à Huahine.</p>
<p><strong>Pourquoi ne les regardais-tu pas avant ?</strong></p>
<p>Je n’aurais jamais osé un tel affront ! Je l’admirais. Je trouvais indécent qu’il soit obligé de venir jusqu’à moi, en truck puis à pieds, avec son tableau, alors qu’il avait fait la tournée de ses relations en ville. S’il arrivait là, c’est que personne n’en avait voulu. Je n’aurais jamais pu le laisser repartir avec sa peinture, ça me paraissait évident de la lui prendre, de lui permettre de continuer à faire ce qu’il faisait !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Etait-ce de la charité ?</strong></p>
<p>En aucun cas ! Non, non et non ! J’y trouvais mon compte, car j’aimais sa peinture et j’aimais l’homme qu’il était, généreux et altruiste. Un artiste dans le cœur et dans l’âme. J’avais le sentiment de contribuer à quelque chose de rare et précieux. Bobby a été un cadeau pour la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>. Il nous a ouvert les yeux sur notre valeur, nous a appris une autre musique, nous a fait prendre conscience que la culture polynésienne ne se résumait pas à Gauguin, qu’il fallait respecter ses racines, être fier de son identité.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quel est le tableau de Bobby que tu affectionnes le plus et pour quelle raison ?</strong></p>
<p>Honnêtement, je n’ai pas de préférence. J’aime tous les tableaux de Bobby, surtout ceux que je n’ai pas ! J’affectionne les œuvres les plus anciennes que j’appréciais accrochées aux murs des maisons de nos relations communes, alors que je n’imaginais pas pouvoir en posséder moi-même un jour.</p>
<p><strong>Qu’apprécies-tu dans sa peinture ?</strong></p>
<p>Elle nous ressemble, dans sa simplicité et sa convivialité. Je crois que ce n’est pas de la « grande peinture » &#8211; comparé à un Rembrandt par exemple – mais c’est une peinture riche de sens, de contenu, de style aussi. Le côté presque naïf, de l’éternel enfant qui dessine ce qu’il a à dire sans se préoccuper des normes classiques, me plait énormément. Ses œuvres respirent la vie, nous ressemblent et nous vont bien.</p>
<p><strong>Et pourtant, en son temps, il avait aussi des détracteurs…</strong></p>
<p>Comme tous ceux qui font des choses, il pouvait déranger. Bobby déplaisait à certains car il les mettait devant leur mesquinerie ou leur ignorance de leur propre culture. Alors que c’est bel et bien grâce à lui, à Henri Hiro, au groupe des <em>pupu arioi</em> que la culture polynésienne a pu retrouver ses lettres de noblesse.</p>
<p><strong>Tu organises au Musée de Tahiti la deuxième rétrospective de ses œuvres. Ça te paraît important que le grand public puisse découvrir la peinture de Bobby ?</strong></p>
<p>Bien sûr, puisque ses œuvres appartiennent à des privés. Bobby est tellement populaire et apprécié des Polynésiens, les aînés auront plaisir à les redécouvrir et les plus jeunes à les découvrir. D’autant qu’il est davantage connu pour ses chansons que pour sa peinture, qui dévoile une facette de lui plus intime, plus profonde aussi.</p>
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		<title>Le Hiro’a de février en téléchargement</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Feb 2011 21:21:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 41ème Hiro’a vient de paraître, avec un sommaire aussi alléchant que  d’ordinaire. Le dossier y est consacré à un événement de taille : une  exposition en hommage à Bobby, artiste et homme engagé qui marqua la  culture polynésienne de son empreinte. A l’occasion des 20 ans de sa  disparition, le [...]]]></description>
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</a>
<br />
Le 41ème Hiro’a vient de paraître, avec un sommaire aussi alléchant que  d’ordinaire. Le dossier y est consacré à un événement de taille : une  exposition en hommage à Bobby, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> et homme engagé qui marqua la  <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne de son empreinte. A l’occasion des 20 ans de sa  disparition, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles nous offre une rare occasion  de savourer ses œuvres, appartenant pour la plupart à des collections  privées. L’œuvre du mois décortique d’ailleurs pour vous l’une de ses  toiles évocatrices et riches de sens.</p>
<p>Votre journal se penche également sur les liens entre culture et  modernité et montre comment le numérique peut servir l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> polynésien.  Vous y découvrirez le vaudeville de Feydeau monté par Mingo &amp;  Chanson : « Mais ne te promène donc pas toute nue ! », un titre  évocateur qui nous promet à n’en pas douter de rire aux larmes ! On y  lira pêle-mêle enfin le bilan du Putahi 2, cette rencontre d’artistes  océaniens qui a eu lieu en Nouvelle Zélande pour sa 2ème édition avec le  Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a>, ou encore ce que la Maison de la Culture  propose aux enfants de tous âges.  Mélange des temps, des genres, des  civilisations, Hiro’a porte haut le flambeau de notre culture riche et  métissée qui ne cesse d’évoluer et de grandir entre racines et avenir,  signe de sa force et de sa vivacité.</p>
<p><strong>Au sommaire ce mois ci :</strong><span style="text-decoration: underline;"><br />
10 questions à</span> : Manouche Lehartel, commissaire de l’exposition Bobby<span style="text-decoration: underline;"><br />
Le saviez-vous </span>?  : Putahi, acte 2<span style="text-decoration: underline;"><br />
La culture bouge</span> : Machine à rire / Maison à rêves<span style="text-decoration: underline;"><br />
Dossier</span> : 20 ans après… Bobby, bien plus qu’un mythe<span style="text-decoration: underline;"><br />
Trésors de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a></span> : Inoubliable !<span style="text-decoration: underline;"><br />
L’œuvre du mois</span> : Ta’aroa, essence et origine du monde<span style="text-decoration: underline;"><br />
Retour sur</span> : Pour le plaisir<span style="text-decoration: underline;"><br />
Pour vous servir</span> : Le numérique au service de l’art polynésien<span style="text-decoration: underline;"><br />
‘Api ma’ohi</span> : <em>‘A’ai no Puna’auia</em><span style="text-decoration: underline;"><br />
Actus &amp; Programme<br />
Parutions</span></p>
<p><a href="http://www.ica.pf/UserFiles/File/41_hiroa_fevrier_2011.pdf">Télécharger le document</a></p>
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		<item>
		<title>« Mais ne te promène donc pas toute nue ! », Un vaudeville hilarant au Petit Théâtre !</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 00:00:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Programme Culturel]]></category>
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		<description><![CDATA[La  Maison de la Culture est heureuse d’accompagner dans le cadre d’une coproduction l’équipe de Mingo &#38; Chanson, qui présentera du 07 au 20 février « Mais ne te promène donc pas toute nue ! ». Ce vaudeville en un acte de Georges Feydeau a été écrit en 1912 et promet de secouer de rire les spectateurs !
Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La  Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> est heureuse d’accompagner dans le cadre d’une coproduction l’équipe de Mingo &amp; Chanson, qui présentera du 07 au 20 février « Mais ne te promène donc pas toute nue ! ». Ce vaudeville en un acte de Georges Feydeau a été écrit en 1912 et promet de secouer de rire les spectateurs !</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le thème :</span></strong></p>
<p>Feydeau, grand amoureux des femmes, signe là “une pièce qui sonne comme la revendication clairement assumée de la femme, débarrassée des pudeurs étouffantes et des hypocrisies bourgeoises”. Un vaudeville frais, drôle et rythmé, sur un texte étonnamment moderne qui demeure  d’une brûlante actualité.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">L’intrigue :</span></strong></p>
<p>Monsieur Ventroux, député ambitieux et persuadé qu’il est futur ministrable, est marié à une femme assumée et excentrique, Clarisse, dont le principal défaut est de se promener “trop impudemment” en tenue légère, devant son fils et Victor le domestique.</p>
<p>L’action se passe lors d’un épisode de canicule, et la chaleur ambiante aidant, Clarisse apparait dans cette tenue, même en plein après midi, aux heures des visites pour son “présidentiable” de mari. Qu’il s’agisse de Monsieur Hochepaix, grand rival politique en quête d’une faveur, ou de Monsieur De Jaival, chroniqueur au Figaro et “à la pêche au scoop”.</p>
<p>Tout ceci fait le grand bonheur de Monsieur Georges Clemenceau (le tigre) qui demeure “juste en face” et qui, ayant du temps à tuer entre deux mandats, se délecte du spectacle qui lui est offert depuis sa fenêtre.</p>
<p>Tout cela au grand désespoir de Ventroux.  Celui-ci sent que sa future carrière politique est de plus en plus compromise par le sans-gêne de sa femme. Un état des choses qui par force, entraîne une cascade de quiproquos et de rebondissements, surtout lorsqu’une guêpe s’en mêle et la pique à la fesse…</p>
<p>Un spectacle qui va crescendo, en intensité, en rythme, où les rires deviennent à coup sûr, totalement incontrôlables… et « une machine à rire imparable” !</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Quelques citations de l’auteur:</span></strong></p>
<p><em>« Il n’y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu’elle dit, qu’on peut être sûr qu’elle dit ce qu’elle pense. »</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>« L’homme est fait pour la femme et la femme pour l’homme… surtout en province où il n’y a pas de distraction. »</em></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">La distribution :</span></strong></p>
<p>Monsieur Ventroux : Gérald Mingo</p>
<p>Clarisse Ventroux : Catherine Chanson</p>
<p>Monsieur Hochepaix : David Busca</p>
<p>Monsieur De Jaival : Nicolas Arnould</p>
<p>Victor : Vetea Welsch</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Les acteurs :</span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong>Gérald Mingo</strong></p>
<p>Après avoir fait ses armes de transformistes à Paris <strong>&laquo;&nbsp;<em>Chez Michou</em>&laquo;&nbsp;</strong> et à <strong>&laquo;&nbsp;<em>La grande Eugène</em>&laquo;&nbsp;</strong> de 1971 à 1974, et suite à une carrière en tournées internationales avec la troupe <strong>&laquo;&nbsp;<em>Les Ziegfield</em>&laquo;&nbsp;</strong> dans toute l&#8217;Europe, en Afrique du nord et occidentale, Gérald est arrivé en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> en 1990. Il a animé les soirées de Moorea jusqu&#8217;en 1995, puis celles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a> jusqu&#8217;en 2007. On l&#8217;a vu au théâtre dans<strong> &laquo;&nbsp;<em>La complainte du margouilla</em>t&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Sacabêtises</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Les aventuriers du mea perdu</em>&laquo;&nbsp;</strong> (avec Patricia Mollié), <strong>&laquo;&nbsp;<em>Le canard à l&#8217;orange</em>&laquo;&nbsp;</strong> (avec Théâtre en Polynésie). Depuis 2000, il a créé des spectacles aussi variés que: <strong>&laquo;&nbsp;<em>Notre Dame de Paris</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Le merveilleux <a href="http://www.hiroa.pf/tag/voyage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec voyage">voyage</a> de Mehiti Joyce</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Pierre et le loup</em>&laquo;&nbsp;</strong> (avec le Conservatoire Artistique Territorial) <strong>&laquo;&nbsp;<em>Nuit d&#8217;ivresse</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Bonne fête Paulette</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Le Père Noël est une ordure</em>&laquo;&nbsp;</strong> (avec Anne Tavernier), <strong>&laquo;&nbsp;Grrease à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>&nbsp;&raquo;</strong><em>, </em><strong>&laquo;&nbsp;<em>ABBA Folies</em>&nbsp;&raquo; </strong>(avec Frédéric et Stéphane Rossoni et Déclic), <strong>&laquo;&nbsp;<em>Quelques mots d&#8217;amour</em>&laquo;&nbsp;</strong>, en One Man Show, et enfin <strong>&laquo;&nbsp;<em>Edith, à quoi ça sert l&#8217;amour</em>&nbsp;&raquo; </strong>(avec Christine et Jean Luc Casula)</p>
<p><strong>Catherine Chanson</strong></p>
<p>Parallèlement à une belle carrière dans l&#8217;éducation nationale, Catherine a créé au Grand Théâtre de la Maison de la Culture depuis 2000:</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Le Roi et moi</em>&laquo;&nbsp;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;<em>Cendrillon</em>&laquo;&nbsp;</strong> (avec <em>l&#8217;école maternelle Tama Hau</em> de Papeete), puis depuis 2004 <strong>&laquo;&nbsp;<em>La croisière s&#8217;amuse</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Peter Pan</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Alice au pays des merveilles</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Le Magicien d&#8217;OZ</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Mary Poppins</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>Anastasia</em>&nbsp;&raquo; </strong>et enfin <strong>&laquo;&nbsp;<em>La  Princesse</em><em> soleil</em>&laquo;&nbsp;</strong> en 2010 (avec <em>l&#8217;école maternelle Atinu&#8217;u</em> de Punavai plaine).</p>
<p>Jeune retraitée, Catherine se consacre maintenant à des interventions dans les écoles en tant que conteuse bénévole, soucieuse de partager sa passion pour la lecture, et la découverte (sous toutes ses formes) de textes, avec la jeune génération. Elle partage maintenant sa passion du théâtre avec Gérald pour lequel elle participe à de nombreux projets pour 2011 et 2012.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong>David Busca</strong></p>
<p>Après avoir pas mal &laquo;&nbsp;roulé sa bosse&nbsp;&raquo; à travers le monde dans le milieu de la restauration, David arrive à Tahiti en 1996. Il s&#8217;est fait remarquer pour ses talents d&#8217;animateur et de chanteur lors des folles soirées spectacle du restaurant <strong>&laquo;&nbsp;<em>Apetahi</em>&laquo;&nbsp;</strong> à Pirae, en compagnie de Gérald pour des créations telles que <strong>&laquo;&nbsp;<em>Starmania</em>&laquo;&nbsp;</strong>. On a pu également applaudir son naturel de chanteur et de comédien lors de productions telles que <strong>&laquo;&nbsp;<em>Grrease à Tahiti</em>&laquo;&nbsp;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;<em>ABBA Follies</em>&laquo;&nbsp;</strong> (avec Gérald) et <strong>&laquo;&nbsp;<em>Anastasia</em>&nbsp;&raquo; </strong>(avec Catherine). Il se lance ici le nouveau challenge de tenir le public uniquement avec ses talents d&#8217;acteur.</p>
<p><strong>Nicolas Arnould</strong></p>
<p>Quoique le plus jeune de cette équipe, Nicolas marque de sa forte personnalité les scènes du Fenua depuis déjà 1993. Beaucoup d’entre nous sont familiers de sa voix car il est le reporter de terrain pour le « <strong><em>Point Info Route </em></strong>» à « <strong><em>Polynésie Première Radio </em></strong>» depuis 2006. Le public averti a pu apprécier ses interventions lors des auditions publiques et internes du « <strong><em>Théâtre Parenthèses </em></strong>» de Patricia Mollié (93/97) lors d’extraits aussi variés que « Don Juan », « La Cerisaie », « Classe Terminale », « Un chat est un chat », « Les deux timides » », « Huis clos », « L’école des femmes », « Le médecin malgré lui », « La double inconstance », « Hamlet », « Le chandelier ».</p>
<p>On a pu également mesurer l’ampleur de sa « tessiture théâtrale » lors de spectacles tels que « <strong><em>Parenthèses présente Parenthèses </em></strong>» et « <strong><em>Les Amants Magnifiques </em></strong>» (1995) ; « <strong><em>Saccabêtises</em></strong> » (1996) ; « <strong><em>Les déchets </em></strong>», « <strong><em>Les moyens </em></strong>» (1997) ; « <strong><em>Les oiseaux </em></strong>» (1998) ; « <strong>La révolution des ombres</strong> » (1999/2000) ; « <strong><em>Le mythe de la Vahine </em></strong>» «(2005). Depuis 2007 il intervient avec <strong>l’Atelier Théâtre au Collège de Tipaerui</strong>. Il a clôturé la dernière décennie avec « <strong><em>Les 8 Pêchés Capitaux </em></strong>» (@linéa) et attaque celle-ci en compagnie de Catherine et Gérald avec la promesse de folles créations en rapport avec son talent, pour les mois à venir.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong>Vetea Welsch</strong></p>
<p>Plus connu jusqu&#8217;ici dans le milieu de l&#8217;aéronautique en tant que naviguant pour &laquo;&nbsp;<em>Air Tahiti</em>&laquo;&nbsp;, puis &laquo;&nbsp;<em>Air France</em>&nbsp;&raquo; et enfin &laquo;&nbsp;<em>Air Tahiti Nui</em>&nbsp;&raquo; où il remplit actuellement la fonction de chef de cabine, Vetea se lance ici un nouveau défi. Il vient ici s&#8217;exprimer, dans un petit rôle certes, mais pour un exercice qui à coup sûr l&#8217;aidera dans son métier qui est basé sur la relation à l&#8217;autre, l&#8217;ouverture et le contact. Motivations maîtresses au théâtre. Gageons que cette expérience sera aussi enrichissante pour lui que pour le public.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">La création artistique et la technique :</span></strong></p>
<p>Mise en scène de Gérald Mingo.</p>
<p>Décors et costumes de Catherine Chanson et Gérald Mingo.</p>
<p>Affiches de Jean Luc Casula.</p>
<p>Création &laquo;&nbsp;Sons et Lumières&nbsp;&raquo; de Jean Luc Casula.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Des séances spéciales pour les scolaires accompagnées d’un outil pédagogique complet</span></strong></p>
<p>Ce vaudeville n’est pas adressé qu’au grand public : il est également destiné aux scolaires, collèges et lycées confondus. Afin de conserver l’attention des élèves lors des séances qui leur sont dédiées et de les introduire dans l’univers de Feydeau, Mingo &amp; Chanson leurs proposent une <strong>pièce de 1h15</strong>, donnée dans le cadre d’un véritable Théâtre de poche, où l’action et les acteurs sont tout proche. Des <strong>décors et des costumes soignés dans le style d’époque</strong>. Et enfin, une salle entièrement rénovée et climatisée</p>
<p>Avec en introduction, <strong>une présentation filmée et en musique</strong> à la façon “histoires sans paroles” de la vie au début du XXème siècle : Georges Feydeau, ses contemporains, ses proches et amis, et la mise en situation de la pièce dans cette époque de fin des “Années folles” et d’avant la “grande guerre”.</p>
<p><strong>« Mais ne te promène donc pas toute nue ! »</strong></p>
<p><strong>INFOS PRATIQUES</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Le lieu et les dates:</span></strong></p>
<p>Au Petit Théâtre de la Maison de la Culture</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">En avant première :</span></strong></p>
<p>Vendredi 04 février au Petit Théâtre à 18h, pour la presse et les associations.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Séances scolaires</span></strong> : du 07 au 18 février</p>
<p>Matin et après-midi 9h et 13h30 du lundi au vendredi sauf mercredi après midi.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Séances grand public</span></strong> :</p>
<p>Vendredis 11 et 18, Samedis 12 et 19 à 19h30, Dimanches 13 et 20 à 18h30</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Tarifs</span></strong> :</p>
<p>Tarif scolaires : 700 Fcfp, gratuité pour les accompagnateurs à raison de 1 pour 10 élèves</p>
<p>Tarifs publics : 2 500 CFP/1 500 CFP (-12 ans)</p>
<p>Billets en vente à la caisse de la  Maison de la  Culture.</p>
<p><strong>Renseignements </strong>au 544 544</p>
<p>Retrouvez toutes les infos sur <a href="http://www.web.me.com/geraldmingo">web.me.com/geraldmingo</a> et <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2011/02/%c2%ab-mais-ne-te-promene-donc-pas-toute-nue-%c2%bb-un-vaudeville-hilarant-au-petit-theatre/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les archives audiovisuelles de l’Eglise protestante ma’ohi ressuscitées</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:26:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Trésors vivants]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[océanie]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>

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		<description><![CDATA[A la fin de l’année 2003, l’Eglise évangélique de Polynésie française contacte l’ICA : des centaines de boîtes métalliques remplissent les placards d’une salle de réunion qui doit être refaite. Elles encombrent et personne ne se souvient exactement de ce qu’elles contiennent… 
Ce qu’il y a dans ces boîtes ? Des bandes 6.35 audio et des films [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/40_hiroa/full_h40_tresordepf01.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic516]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/516__320x240_full_h40_tresordepf01.jpg" alt="full_h40_tresordepf01" title="full_h40_tresordepf01" />
</a>
<br />
<strong>A la fin de l’année 2003, l’Eglise évangélique de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française contacte l’ICA : des centaines de boîtes métalliques remplissent les placards d’une salle de réunion qui doit être refaite. Elles encombrent et personne ne se souvient exactement de ce qu’elles contiennent… </strong></p>
<p>Ce qu’il y a dans ces boîtes ? Des bandes 6.35 audio et des films 16mm. L’Eglise n’a plus de tables de montage pour les lire. Pourtant, ce fonds d’archives retrace l’histoire de l’Eglise évangélique de Polynésie française &#8211; devenue aujourd’hui Eglise protestante <em>ma’ohi</em> &#8211; depuis 1963, avec l’enregistrement audio du culte célébrant l’autonomie de l’Eglise par les pasteurs Samuel Raapoto et Marc Boegner. Cette collection de documents est principalement composée des émissions « Présence protestante » &#8211; <a href="http://www.hiroa.pf/tag/television/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec télévision">télévision</a> et radio &#8211; tournées et enregistrées localement de 1974 à 1986.</p>
<p>Dès lors, l’ICA fait plusieurs allers et retours entre Paofai et la Mission. Le premier travail de l’Institut fut d’inventorier ces documents, de les trier et de les classer…  La collecte est bonne : 567 supports (298 films et 269 bandes audio). Les bandes audio sont en bon état et pourront être traitées ultérieurement. Le plus urgent : les films, mais pour certains il est déjà trop tard, car près de 40 films sont atteints du syndrome du vinaigre*.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quand l’histoire renaît grâce aux images</strong></p>
<p>Seconde étape, Angelo Oliver, restaurateur à l’ICA, vérifie sur la table de montage les perforations de chaque bobine. Il regarde aussi les bandes son perforées jointes aux films. C’est un travail énorme qui demande autant de patience que de minutie. Les premiers films traités sont choisis, il s’agit d’une série d’émissions réalisée par le Pasteur Henri Vernier entre 1977 et 1986. Les télécinémas sont réalisés et Marc E. Louvat, responsable du fonds audiovisuel à l’ICA, synchronise le son, l’image puis remonte l’ensemble. On s’aperçoit dès lors que les films sont incomplets, certaines images ont été prélevées probablement pour d’autres montages. En septembre 2007 dans le cadre des projections Cinematamua, l’Eglise protestante <em>ma’ohi</em> et l’ICA avaient ainsi rendu hommage au Pasteur Henri Vernier avec la projection de reportages qui font découvrir au public le merveilleux conteur qu’était Vernier. Le pasteur emmène les téléspectateurs aux quatre coins de nos archipels, sur la tombe de Henry Nott à Papetoai (Moorea), sur le <em>marae</em> Taputapuatea à Opoa (Raiatea), à Hiva Oa (Marquises) et même à Rapa (Australes). A ses côtés, plusieurs animateurs de l’émission « Présence protestante » : Antonio Temaurioraa, Albert Schneider, André Joly et Roland Feit.</p>
<p>Lorsque l’ICA s’équipe de matériel Haute Définition (HD) en 2009, tous les films ont été restaurés physiquement : collures contrôlées, perforations vérifiées, amorces neuves… Les télécinémas HD peuvent alors commencer, mais il faudra près d’un an pour que tous les films soient numérisés, soit 217 programmes, constituant une collection audiovisuelle unique. Non seulement ces films représentent une page de l’histoire récente de l’Eglise, mais ils sont également un témoignage très précieux sur la vie en Polynésie française dans les années 70/80. « Présence protestante » a promené sa caméra dans de nombreuses îles pour les inaugurations de temples, les installations de pasteurs et les grands rassemblements (Arrivées de l’évangile, synodes, rencontres Ui api, etc.). Ce fonds cinématographique nous emmène également en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a> (Iles Cook, Nouvelle-Calédonie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Tonga…) où avait lieu la conférence des Eglises du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a>. On retrouve aussi dans ces images la plupart des animateurs de l’émission religieuse (Eugène Roe, Roland Feit, Daniel Margueron, etc.), de nombreux pasteurs aujourd’hui disparus (Utia Marurai, Ralph Teinaore…) et la plupart des paroisses protestantes de Polynésie.</p>
<p>L’Eglise protestante <em>ma’ohi</em> et l’ICA, en partenariat avec la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>, proposeront dès le mois de janvier 2011 une nouvelle série de projections Cinematamua consacrée à ce fonds d’archives audiovisuelles exceptionnel d’un temps oublié.</p>
<p><strong>Les prochains rendez-vous Cinematamua</strong></p>
<p>Mercredi 19 janvier 2011, au Grand théâtre à 19 heures</p>
<p>Présence protestante en Océanie (1974/1986)</p>
<p>Mercredi 16 février 2011, au Petit théâtre</p>
<p>Séance à 18 heures et 19 heures 15</p>
<p>Présence protestante en Polynésie (1974/1986)</p>
<p>Mercredi 16 mars 2011, au Petit théâtre</p>
<p>Séance à 18 heures et 19 heures 15</p>
<p>Présence protestante &amp; l’arrivée de l’évangile (1974/1986)</p>
<p><strong>Quelques titres d’émissions restaurées :</strong></p>
<p>Enterrement de Pouvana a Oopa (1977)</p>
<p>Histoire des protestants aux Marquises par Henri Vernier (1977)</p>
<p>Te fanoranui (pièce de Noël) Hérode tahitien (son absent) (1977)</p>
<p>Henry Nott par Henri Vernier (1979)</p>
<p>Do Neva (1979)</p>
<p>Dédicace du temple de Paofai (1981)</p>
<p>Dédicace du temple de Faa’a (1982)</p>
<p>Expérience de Hurepiti à Tahaa (1982)</p>
<p>L’école ménagère de Uturoa (1984)</p>
<p>A l&#8217;écoute des jeunes du Collège Pomare IV avec Daniel Margueron (1985)</p>
<p>Arrivée de l’évangile à Rurutu (1985)</p>
<p>5 mars à Maupiti (1986)</p>
<p>Rencontre des animateurs de jeunesse à Rangiroa (1986)</p>
<p>* Syndrome du vinaigre : les bobines de films étaient constituées d&#8217;acide acétique, celui-ci s’évapore si les elles ne sont pas suffisamment aérées et que l’humidité du lieu de conservation est importante, entraînant alors la destruction des bobines.</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2011/01/les-archives-audiovisuelles-de-l%e2%80%99eglise-protestante-ma%e2%80%99ohi-ressuscitees/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>PROGRAMME DU MOIS DE JANVIER 2011</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/01/programme-du-mois-de-janvier-2011/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:21:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[océanie]]></category>
		<category><![CDATA[pacifique]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>

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		<description><![CDATA[Cinematamua : « Présence protestante en Océanie (1974/1986) »
ICA / TFTN
Mercredi 19 – 19h00
Grand théâtre
Entrée libre
Renseignements au 544 544 et sur www.ica.pf ou www.maisondelaculture.pf
PROGRAMMATION FIFO
SOIREE CABOURG
Projection des films primés
Samedi 22 janvier, 19h
Cinéma Concorde
NUIT DU COURT-MÉTRAGE OCÉANIEN
Projection de 13 courts-métrages
Lundi 24 janvier, 19h
Grand Théâtre
 
Cérémonie d’ouverture
Mardi 25 janvier, 8h
Jardins
Projection de documentaires 
37 films sélectionnés : 15 films en compétition et 22 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cinematamua : « Présence protestante en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a> (1974/1986) »</strong></p>
<p>ICA / TFTN<br />
Mercredi 19 – 19h00<br />
Grand théâtre<br />
Entrée libre<br />
Renseignements au 544 544 et sur <a href="http://www.ica.pf/">www.ica.pf</a> ou www.maisondelaculture.pf</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">PROGRAMMATION FIFO</span></strong></p>
<p><strong>SOIREE CABOURG</strong></p>
<p><strong>Projection des films primés</strong><br />
Samedi 22 janvier, 19h<br />
Cinéma Concorde</p>
<p><strong>NUIT DU COURT-MÉTRAGE OCÉANIEN</strong></p>
<p><strong>Projection de 13 courts-métrages</strong><br />
Lundi 24 janvier, 19h<br />
Grand Théâtre</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Cérémonie d’ouverture</strong><br />
Mardi 25 janvier, 8h<br />
Jardins</p>
<p><strong>Projection de documentaires </strong></p>
<p><strong>37 films sélectionnés : 15 films en compétition et 22 hors compétition</strong><br />
Du 25 au 30 janvier, de 8h à 23h<br />
Grand Théâtre, Petit Théâtre, Salle Muriavai et Salle Vidéo</p>
<p><strong>Projections pour les scolaires</strong><br />
Du mardi 26 au vendredi 28 janvier, de 8h à 12h<br />
Grand Théâtre</p>
<p><strong>Les 3</strong><strong><sup>èmes</sup></strong><strong> Rencontres Numériques du FIFO</strong><br />
Du mardi 25 au vendredi 28 janvier<br />
Chapiteaux</p>
<p><strong><em>Thèmes :</em></strong><br />
Mardi 25, 9h30 – Les voix de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> numérique<br />
16h00 – Les clés économiques pour développer le numérique polynésien<br />
Mercredi 26, 9h30 – Le numérique est-il compatible avec la société polynésienne ?<br />
16h00 – La TNT est là : constats et projets<br />
Jeudi 27, 9h00 – Le câble Honotua oblige à de nouvelles relations professionnelles, le cas de la santé<br />
16h00 – Comment le numérique révolutionne la création, l’information, la diffusion<br />
Vendredi 28, 9h00 – Entreprises, imagination et filières numériques<br />
16h00 – Les voies de la Polynésie numérique</p>
<p><strong>5<sup>ème</sup> Colloque des Télévisions Océaniennes</strong><br />
Du mardi 25 au jeudi 27 janvier<br />
Chapiteaux</p>
<p><strong><em>Thèmes :</em></strong><br />
Mardi 25, 14h30 - Jeux du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> 2011 : quelle couverture télévisée régionale ?<br />
Mercredi 26, 14h30 – Coopération audiovisuelle régionale<br />
Jeudi 27, 14h30 - Télévisions et Football en Océanie<br />
Jeudi 27, 15h30 - Pitching</p>
<p><strong>Les écrans polynésiens</strong><br />
Du mardi 25 au jeudi 27 janvier, à 19h<br />
Salle Vidéo</p>
<p><strong>Ateliers</strong><br />
Prise de vues, montage audiovisuel et écriture de scénario<br />
Du mardi 25 au samedi 29 janvier, à 8h30, 9h00, 14h00 et 17h30<br />
Salle de cours et Cyber Espace</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pitch International<br />
Jeudi 27 janvier, à 15h30<br />
Chapiteaux</strong></p>
<p><strong>Cérémonie de Remise des Prix</strong><br />
Vendredi 28 janvier, à 19h30<br />
Grand Théâtre</p>
<p>Projection du Grand Prix du Jury et du prix du public<br />
Vendredi 28 janvier, 21h<br />
Grand théâtre</p>
<p><strong>Pratique</strong></p>
<p><strong>FIFO 2011</strong></p>
<p>Tarifs pour l’accès aux projections : 1 000 Fcfp la journée / 500 Fcfp pour les étudiants / gratuit pour les scolaires sur réservation au 544 544 poste 104</p>
<p>Renseignements : <a href="http://www.fifo-tahiti.com/">www.fifo-tahiti.com</a></p>
<p>- &#8211; -</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>2011 à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Activités permanentes</h3>
<p>Inscriptions à l&#8217;année (Tarifs dégressifs pour les familles)<br />
Du lundi au jeudi de 8h à 17h, le vendredi jusqu’à 16h.<br />
Renseignements au 544 544</p>
<p>- Bibliothèque ados/adultes et enfants : à partir de 2000 Fcfp TTC<br />
- Discothèque / vidéothèque : à partir de 2500 Fcfp TTC<br />
- Double abonnement Bibliothèque/Discothèque : à partir de 3000 Fcfp TTC<br />
- Cyber espace : à partir de 250 Fcfp TTC les 15 mn pour les adultes et 125 Fcfp TTC<br />
pour les étudiants et abonnés de la Maison de la Culture</p>
<h3>Cours et ateliers</h3>
<p>Renseignements au 544 544 poste 104<br />
Inscriptions sur place</p>
<p><strong>Pour les enfants (mercredi et/ou vendredi après midi) :</strong><br />
- Arts plastiques (4-6 ans et 7-13 ans) avec Sara Aline<br />
- Anglais pour les CM1/CM2 avec Chloé Barclay<br />
- Echecs pour les 7-13 ans avec Teiva Tehevini<br />
- Tressage pour les 7-13 ans avec Sandy Tereopa<br />
- Mandarin pour les 7-13 ans avec Nian Nian Li</p>
<p><strong>Pour les adultes :</strong><br />
- Anglais avec Chloé Barclay (débutant, intermédiaire, remise à niveau)<br />
- Reo <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> avec Maxime Hunter (débutant, débutant 1)<br />
- Mandarin avec NianNian Li (initiation, débutant 1)<br />
- Arts plastiques avec Sara Aline<br />
- Informatique pour les matahiapo avec Josley, Losa et Vetea</p>
<p>Tarif adulte : 1650 TTC / cours<br />
Tarifs enfant / étudiant : 1375 TTC / cours<br />
Tarif matahiapo : 990 TTC / cours</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Mission au bout du monde : Eiao</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/01/mission-au-bout-du-monde-eiao/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Pour vous servir]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Eiao est située à 1 400 km de Papeete, dans l’archipel des Marquises. Avant de  poser le pied sur cette île désertique et inhabitée, plusieurs heures de bateau depuis Nuku Hiva sont encore nécessaires. Un voyage éprouvant devant lequel l’archéologue Michel Charleux n’a jamais reculé. Et pour cause ! Il y a fait 5 missions de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/40_hiroa/full_h40_pourvousservir02.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic514]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/514__320x240_full_h40_pourvousservir02.jpg" alt="full_h40_pourvousservir02" title="full_h40_pourvousservir02" />
</a>
<br />
<strong>Eiao est située à 1 400 km de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>, dans l’archipel des Marquises. Avant de  poser le pied sur cette île désertique et inhabitée, plusieurs heures de bateau depuis Nuku Hiva sont encore nécessaires. Un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/voyage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec voyage">voyage</a> éprouvant devant lequel l’archéologue Michel Charleux n’a jamais reculé. Et pour cause ! Il y a fait 5 missions de plus ou moins longue durée, sachant que pour chacune d’entre elles une logistique impressionnante était à déployer, tout devant être anticipé : vivres, eau, tentes, matériel archéologique… Autant de kilos à transporter au sommet de l’île – dépourvu d’eau &#8211; pour survivre ! Mais le résultat est à la hauteur des difficultés, car l’île regorge de richesses archéologiques. Rien de tel pour remonter toujours plus loin l’histoire des Polynésiens…</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1987. Etudiant sous la direction du Professeur José Garanger, Michel Charleux choisit Eiao comme sujet d’étude en raison de l’activité de fabrication d’outillage lithique particulièrement importante probablement jusqu’au 18<sup>ème</sup> siècle. « Grâce à Jean-Louis Candelot, je savais l’île riche, quasiment inexplorée et… personne ne voulait y aller. L’idée de travailler sur une île aussi difficile me plaisait », confie Michel Charleux. « Pour ma première mission en 1987, j’ai bénéficié du soutien de deux agents du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, ainsi que de celui de la Marine Nationale, qui a transporté l’équipe à destination. Lors de cette expédition, nous avons pu répertorier de nombreux sites et un important matériel archéologique a été expédié au Musée, pour pouvoir être analysé. » La suite de l’histoire ? Il faudra attendre 20 ans pour la connaître, le travail de Michel Charleux l’ayant mené vers d’autres horizons. Eiao restera durant ces deux décennies dans un coin de l’esprit de l’archéologue, qui a du être patient pour voir venir une nouvelle occasion…</p>
<p><strong>Une 2<sup>ème</sup> mission déterminante</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>C’est en 2007 que la DIREN* offre à Michel Charleux l’opportunité d’effectuer une nouvelle mission, rallumant ainsi la flamme. « C’est là que j’ai décidé de reprendre l’étude de Eiao et de monter une mission de très longue durée ». Entre temps, une courte 3<sup>ème</sup> mission et trois ans de préparation seront nécessaires pour concrétiser une 4<sup>ème</sup> expédition ! Une fois le financement, l’équipe et le transport réglés, Michel retourne enfin gratter le sol de Eiao en mai 2010 pendant 50 jours. Mais qu’est-ce qui le passionne tellement dans ce qui pourrait, pour un œil novice, passer pour de vulgaires  amas de cailloux ? « A l’époque pré-européenne (avant le 18<sup>ème</sup> siècle), Eiao était un important centre de fabrication d’outillage – herminettes, <em>penu</em>, perçoirs, grattoirs, etc. &#8211; du fait de l’excellente qualité de son basalte à grain fin. Par ailleurs, il faut savoir que chaque volcan émet des laves dont la composition chimique constitue une véritable signature unique. Les travaux de Weisler, Rolett et Di Piazza ont permis de découvrir que des outils fabriqués à Eiao avaient été exportés dans toutes les Marquises, et aussi loin que Moorea, Mangareva et même au Kiribati, à plus de 2 500 Km de Eiao ! » Les herminettes trouvées dans ces différentes îles portaient la signature chimique du basalte de Eiao, permettant de conclure à un réseau d’échanges particulièrement développé. « Dans le cadre de mes travaux, je prévois d’aller rechercher dans les réserves des musées de Wellington, d’Hawaii, du Chili, de Rapa Nui et aux Etats-Unis des outils polynésiens trouvés en fouille qui proviendraient de Eiao. Il y a certainement encore beaucoup à découvrir sur les échanges entre les îles. » Cette nouvelle mission de Michel Charleux a été très enrichissante puisque de nouveaux <em>paepae</em> et ateliers de taille ont été recensés. « Le nombre et la taille des structures d’habitat militent en faveur d’un peuplement permanent sur Eiao autrefois alors que paradoxalement, aucune sépulture ni fosse à <em>ma</em> n’ont été trouvées… Lors d’un sondage, j’ai eu la chance de mettre au jour en partie une fosse de déjection. Une belle surprise, mais la mission touchait à sa fin, me laissant un goût amer car nous n’avions plus assez temps pour approfondir les recherches… Mais à mon retour, j’apprenais que le Pays via le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> m’accordait la subvention sollicitée : juste de quoi repartir pour une autre expédition ! J’avais laissé de l’eau au sommet, il ne me restait plus qu’à finaliser les préparatifs. Et 3 mois plus tard, en septembre 2010, ce fut ‘Eiao.2010.2’ ! »</p>
<p><strong>La fosse</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Michel Charleux n’a qu’une idée en tête pour cette ultime expédition sur l’île : fouiller autour de la fosse, dont les éclats lui permettront d’étudier la chaîne opératoire du travail de fabrication. « La fosse s’est révélée beaucoup plus importante que je ne l’imaginais et j’ai rapporté près de 25 000 éclats ! Il reste à les laver, les marquer, les analyser, les comparer, peut-être en ré-assembler certains… J’attends le résultat des datations, mais il y a encore du travail pour d’autres archéologues ! Plus on fouille, plus on trouve de vestiges et plus de nouvelles questions sont soulevées. Pourquoi les habitants ont-ils quitté Eiao ? Importante sécheresse, épuisement du basalte ? Ce qui est regrettable c’est que beaucoup de visiteurs sont passés sur Eiao et, ignorant son statut protégé, ont emporté des objets. Autant de disparitions qui faussent le travail des scientifiques », regrette Michel Charleux. « Malgré ce pillage et une flore très dégradée par les moutons ensauvagés, Eiao présente toujours un grand intérêt archéologique et une valeur patrimoniale et régionale unique. C’est pourquoi je pense sincèrement que l’île devrait faire l’objet d’un classement au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> mondial de l’UNESCO. »</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Une logistique importante</strong></p>
<p><strong>Le</strong> f<strong>inancement </strong>: placée sous l’égide du Centre International pour la Recherche Archéologique en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> (CIRAP), la mission « EIAO 2010 » a été financée dans le cadre d’un Contrat de Projet Etat-Pays obtenu par l’Université de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française (UPF).</p>
<p><strong>L’équipe </strong>: elle était composée de CPIA obtenus par la Municipalité de Nuku Hiva ou prêtés par l’association culturelle marquisienne Motu Haka et grâce à la Subdivision Administrative Etat des Marquises de trois CDL. Un Conseiller municipal, deux bénévoles et deux botanistes complétaient l’équipe.</p>
<p><strong>Le transport </strong>: les Forces Armées en Polynésie ont assuré le transport de l’équipe lors de missions de la Frégate Prairial et du Patrouilleur La Railleuse.</p>
<p>Michel Charleux tient d’ailleurs à remercier chaleureusement le CIRAP, l’UPF, l&#8217;aide fournie par la mairie de Nuku Hiva (Benoît KAUTAI), les associations culturelles de Nuku Hiva (Motu Haka), la Subdivision Administrative d’Etat, le soutien déterminant apporté par les Forces Armées en Polynésie française, le Service de la Culture et du Patrimoine, le Ministère de la Culture, Air Tahiti et Air Tahiti Nui, sans qui toutes ces missions auraient été impossibles.</p>
<p><em>* DIREN : Direction de l’Environnement</em></p>
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		<title>L’Herbier de Polynésie, à la découverte de la flore polynésienne</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:11:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jacques Florence est à l’origine de la création de l’Herbier de Polynésie. En poste à l’ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer) de Tahiti &#8211; devenu IRD (Institut de Recherche pour le Développement) &#8211; de 1981 à 1994, il a en effet constitué cet outil de recherche précieux pour la connaissance de notre [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>Jacques Florence est à l’origine de la création de l’Herbier de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>. En poste à l’ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer) de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> &#8211; devenu IRD (Institut de Recherche pour le Développement) &#8211; de 1981 à 1994, il a en effet constitué cet outil de recherche précieux pour la connaissance de notre flore si singulière, dont l’histoire a commencé en 1769 avec le premier <a href="http://www.hiroa.pf/tag/voyage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec voyage">voyage</a> de Cook. La connaissance de ce domaine se poursuit depuis grâce aux collections faites par les botanistes du monde entier et locaux comme Jean-François Butaud, Fred Jacq ou Jean-Yves Meyer.</strong></p>
<p>L’Herbier de Polynésie, conservé au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de Tahiti et des îles, recense plus de 15 000 spécimens : herbes, herbacées, arbustes ou arbres, fougères, toutes les espèces en sont, représentant 95% de la flore indigène*. Jacques Florence est allé par monts et par vaux pour recueillir la moindre variété, dans les ravins, sur les crêtes des montagnes, en bord de mer et ce, depuis le sommet de l’Orohena à Tahiti en passant par le littoral de Makatea ou la forêt de nuages de Taipivai, aux Marquises. Les espèces sont classées par île &#8211; tous les archipels sont présents – et décrites précisément. Un travail colossal que 15 ans d’études au Muséum de Paris n’ont pas encore permis d’en venir à bout : depuis la fin de son affectation à l’IRD de Tahiti en 1994, il revient donc régulièrement à Tahiti pour continuer d’enrichir l’Herbier et étudier les nouvelles récoltes de ses collègues.</p>
<p><strong>Un endémisme très important</strong></p>
<p>Plus de 60% de la flore polynésienne est endémique, c’est-à-dire que l’on ne trouve ces espèces nulle part ailleurs. Une plante peut être endémique d’une région, d’une île et même d’une vallée ou d’un plateau. Le <em>tiare apetahi</em> ne se trouve par exemple que sur les deux plateaux du Temehani de Raiatea, le palmier de Nuku Hiva est endémique de la vallée de Taipivai, etc. « Ce fort taux peut être aussi une grosse menace pour ces plantes : certaines connues par quelques individus étant peu nombreuses, elles pourraient vite être amenées à disparaître suite à des catastrophes naturelles… ou humaines », explique Jacques Florence.</p>
<p>A contrario, saviez-vous que proportionnellement à sa taille, Tahiti contient le plus grand nombre d’espèces de fougères au monde ? Un phénomène facile à expliquer pour le botaniste : « Pour les fougères, la taille ainsi que l’âge relativement  jeune de Tahiti ont permis aux spores de fougères voyageant facilement d’occuper de nombreux milieux. »</p>
<p>Parce qu’il faut savoir que de nombreuses variétés que l’on trouve aujourd’hui en Polynésie ont été importées : par le vent, les oiseaux, les courants, mais aussi et essentiellement par les hommes. Les premiers Polynésiens sont arrivés dans les îles avec à bord de leur pirogue toutes sortes d’espèces en provenance d’Asie, du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> et dans une moindre mesure, d’Amérique du Sud. Elles ont conquis leur nouveau milieu et se sont adaptées en se différenciant de leur origine. En revanche, à eux seuls, les Européens ont amené plus d’espèces utiles ou adventices** que toute la flore indigène, certaines se sont naturalisées et sont une menace pour la biodiversité polynésienne. L’exemple du miconia en est le plus frappant, mais non le seul. »</p>
<p><strong>Une richesse unique mais un manque d’intérêt certain</strong></p>
<p>Ces spécificités botaniques font de la Polynésie un territoire particulièrement riche à explorer, à recenser et à étudier. « Lorsque je suis arrivé en 1981 à Tahiti, la flore était très mal connue, souligne Jacques Florence. Aucun travail d’ensemble n’avait été réalisé depuis la fin du  19<sup>ème</sup> siècle et le début du 20<sup>ème</sup> pour une partie de la région ». Il a réalisé un inventaire actualisé de la flore polynésienne, par île, par zone géographique et par milieu écologique pour pouvoir la comparer avec d’autres herbiers et ainsi mieux connaître sa particularité. L’investissement et l’implication sans borne du scientifique lui ont même permis de découvrir des espèces jusque-là parfaitement inconnues ! C’est le cas par exemple de la <em>Plakothira Fuitescens</em>, recensée à Nuku Hiva, et pour laquelle Jacques Florence a dû « inventer » un nouveau genre. Une satisfaction immense pour un passionné comme lui, qui regrette que la botanique ne soit pas davantage connue et reconnue. « Les plantes ne payent pas de mine si l’on peut dire, ce n’est pas spectaculaire comme une sculpture par exemple. On n’expose pas un herbier au public, c’est d’abord un outil de recherches pour les scientifiques. Pour autant, la gestion d’une telle collection est lourde et nécessite le travail de personnel qualifié, les conditions de stockages sont exigeantes et coûteuses… Des facteurs contraignants qui, en raison du peu d’intérêt porté à la flore, ne favorisent pas le développement des recherches. » Alors qu’un herbier, au même titre qu’une collection d’objets du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a>, « contribue à l’édifice de la connaissance de l’histoire et de la biodiversité d’un Pays, et reste un objet indispensable pour en conserver la mémoire. ».</p>
<p>Le botaniste de rajouter : « ce qui est paradoxal, c&#8217;est que le volet conservation des espèces endémiques menacées par des espèces envahissantes bénéficie d&#8217;un vrai soutien, contrairement à la botanique taxinomique qui est pourtant à la base de la possibilité de ces travaux. C&#8217;est l&#8217;éternel débat sur des pas de temps bien différents entre la communication et l’approfondissement des connaissances. »</p>
<p><strong>ENCADRÉ</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’Herbier de Polynésie sur la Toile</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.herbier-tahiti.pf/">www.herbier-tahiti.pf</a></strong> est la base de données de la flore de Polynésie : elle rassemble tous les spécimens botaniques collectés en Polynésie française et conservés dans l’Herbier. Plusieurs options de recherche (par nom vernaculaire ou scientifique, par genre ou par famille, par île ou par archipel, etc.) permettent d’affiner celle-ci, le tout étant richement illustré. Un site qui est le résultat de 20 ans de travail et qui permet aux botanistes, mais aussi aux amateurs du monde entier, de découvrir ou de mieux connaître la flore polynésienne.</p>
<p><em>* Flore indigène : qui croît naturellement dans la région où elle vit. </em></p>
<p><em>** Adventice : espèce </em><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Plante">végétale</a></em><em> étrangère à la </em><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Flore">flore</a></em><em> </em><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Indig%C3%A8ne">indigène</a></em><em> d&#8217;un territoire dans lequel elle est accidentellement introduite et peut s&#8217;installer.</em></p>
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