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	<title> &#187; polynésie</title>
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		<title>« On se doit de créer, et non pas tout le temps de copier ! »</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 20:35:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On ne présente plus Frédéric Bon, alias P’tit Louis, et ses savoureuses illustrations quotidiennes dans la Dépêche de Tahiti. Cet artiste au talent aussi subtil qu’acéré a enseigné le dessin au Centre des Métiers d’Art de 1987 à 1995. Il nous en dit davantage – et plus encore – sur l’école, son créateur, la politique, [...]]]></description>
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<br />
<strong>On ne présente plus Frédéric Bon, alias P’tit Louis, et ses savoureuses illustrations quotidiennes dans la Dépêche de Tahiti. Cet artiste au talent aussi subtil qu’acéré a enseigné le dessin au Centre des Métiers d’Art de 1987 à 1995. Il nous en dit davantage – et plus encore – sur l’école, son créateur, la politique, l’art… Un délicieux mélange des genres, entre sérieux, ironie et dérision ! </strong></p>
<p><strong>Tu as bien connu Henri Bouvier, peux-tu nous en dire plus sur votre rencontre ?</strong></p>
<p>Notre rencontre fut toute simple. Après avoir lu un appel à candidature pour le recrutement d’un professeur de dessin au Centre des Métiers d&#8217;art, je me suis présenté à Henri Bouvier, et il m&#8217;a dit : « Voyez-vous, j&#8217;ai 9 candidats, et ce sont tous des peintres. Vous, vous avez fait l&#8217;école Boulle, vous êtes sculpteur, j&#8217;ai besoin de vous ! » Voilà ma première rencontre avec Henri Bouvier. J&#8217;ai donc eu le plaisir de le côtoyer longuement et ce fut chaque matin un réel plaisir de partager ses souvenirs, ses connaissances sur l&#8217;art du Pacifique et aussi son envie permanente d&#8217;en savoir toujours plus sur ce qui nous entoure. Et je peux vous dire qu&#8217;autant dans la tête que dans le maniement de son échoppe, il était affûté le père Bouvier !</p>
<p><strong>Peux-tu préciser ta pensée ?</strong></p>
<p>Il a été un farouche adversaire, avec notamment John Teariki, de l&#8217;installation du nucléaire en Polynésie, je vous laisse donc deviner tout ce que je sais, et qu&#8217;il n&#8217;est pas bon de raconter, autour des manoeuvres politiques consternantes que les pro-nucléaires de l&#8217;époque ont pu concocter. Il est d&#8217;ailleurs amusant de constater que ceux qui hier étaient pour, sont aujourd&#8217;hui contre ! Mais ça, c&#8217;est une autre histoire ! En tout cas, je suis très fier d&#8217;avoir pu côtoyer un homme tel que lui, car ils sont rares de nos jours, ceux qui s&#8217;engagent au nom de leurs idées et gratuitement, pour le bonheur du geste. Le Centre des Métiers d’Art en est un bel exemple !</p>
<p><strong>Le Centre des Métiers d&#8217;Art et toi : une grande histoire ? </strong></p>
<p>Je m’y sentais bien. Henri Bouvier avait un peu calqué le fonctionnement du Centre sur celui de l&#8217;école Boulle, à Paris, à laquelle il avait été en 1932, et moi en 1968. On était du même moule ! L&#8217;école Boulle, tout en gardant l’enseignement traditionnel qui en fait une école encore réputée dans le monde entier, a dû et su évoluer. Evolution que le Centre a amorcé à son tour notamment grâce à son actuel directeur, Viri Taimana. Il est conforté dans son rôle de Centre des Métiers « de tous les Arts » qui nous entourent et que l&#8217;on se doit de créer, et non pas tout le temps de copier !</p>
<p><strong>Que penses-tu de l’évolution de cet établissement en trente ans ?</strong></p>
<p>Cette école est là pour enseigner les Arts et aussi pour prouver que l&#8217;enseignement est nécessaire pour avancer. Il serait grand temps que l&#8217;on arrête de penser que le fait d&#8217;être autodidacte est une gloire et un honneur. Quand on lit des articles sur certains « exposants » d&#8217;art se vantant d&#8217;être autodidactes, on est souvent confortés dans le fait qu&#8217;il aurait mieux valu pour eux faire des études ! J’en connais même certains qui travaillent au rétroprojecteur, tellement ils ne savent pas dessiner… Mais là, je m&#8217;égare. Ceci n&#8217;est pas seulement valable pour les artistes, ça l&#8217;est aussi et surtout pour les artisans sculpteurs et autres. J’ai, par exemple, été très déçu par l’artisanat de Rapa Nui, à tel point que j’ai demandé à un ami archéologue où je pouvais trouver une belle sculpture de Moai Kavakava : il m’a répondu « au Centre des Métiers d’Art de Papeete ! ». Et le pire, c’est que c’est vrai !</p>
<p><strong>Tes illustrations dans la Dépêche sont toujours très pertinentes&#8230; comment trouves-tu l&#8217;inspiration ?</strong></p>
<p>J&#8217;appellerais plutôt cela de l&#8217;impertinence… Dès fois, je me demande même si c&#8217;est bien moi l&#8217;auteur, ou si je ne devrais pas reverser des droits d&#8217;auteurs à tous</p>
<p>les crétins prétentieux qui se précipitent dès qu&#8217;on leur tend un micro pour nous dire avec les sourcils froncés &#8211; ça fait plus intelligent ! – « Comme je le disais tantôt… ! » Tous ces pantins autodidactes (j&#8217;y reviens!) qui gesticulent autour d&#8217;un énorme gâteau et qui essayent de s&#8217;en taper la plus grosse part ne sont plus drôles, et pourtant j&#8217;arrive à garder le sourire, c&#8217;est dingue, non ?</p>
<p><strong>Tu as récemment sorti un « vieil » album, <em>Secret Défonse</em> : comment est-il accueilli ?</strong></p>
<p>La nouvelle mouture de <em>Secret Défonse</em> a été mieux accueillie dans les milieux autorisés qu&#8217;à sa première publication. Ce qui tendrait à prouver que j&#8217;ai 27 ans d&#8217;avance sur la pensée de mes concitoyens, et je mesure mes mots ! D&#8217;ailleurs, je ne comprends toujours pas pourquoi les nombreux dirigeants s’étant succédés aux commandes du Pays n&#8217;ont pas eu l&#8217;idée de me demander mon avis sur la marche à suivre, pour faire avancer le Pays dans le meilleur des mondes ?</p>
<p><strong>Quels sont tes projets actuels ?</strong></p>
<p>Me faire élire Président, et vendre le Pays à Disney.</p>
<p>Finir le bouquin sur lequel je travaille depuis 10 ans et le publier dans 30 ans pour être sûr que ça marche.</p>
<p>Continuer à plaire à ma compagne et à mes enfants.</p>
<p>Garder la bonne humeur.</p>
<p><strong>Si demain on te donnait des crédits pour développer des actions, quelle serait celle qui te tiendrait le plus à coeur ?</strong></p>
<p>Je ne vois pas pourquoi je te donnerais des idées, alors que je pourrai les vendre sûrement très très cher ! Donnez-moi les crédits et vous allez voir comment on va vous éclater avec mes copains !</p>
<p><strong>Quel est l&#8217;artiste en Polynésie qui te fascine le plus et pourquoi ?</strong></p>
<p>Étant moi-même artiste, et tout artiste étant un peu égocentrique, je te laisse deviner pour qui je vote immédiatement…</p>
<p><strong>Que souhaites-tu au Centre des Métiers d’Art pour les trente années à venir ?</strong></p>
<p>D&#8217;abord, j&#8217;aimerais qu&#8217;on nomme cette école du nom de son créateur, puis ensuite je lui souhaite de pouvoir continuer à fonctionner contre les empêcheurs, et ils sont malheureusement nombreux. Mais tant que Viri tient la barre, je pense que le cap sera bien tenu, car c&#8217;est un bon capitaine !</p>
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		<title>Mission : l’avenir du patrimoine de Raivavae</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 20:20:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En décembre dernier, une équipe du Service de la Culture et du Patrimoine s’est rendue à Raivavae, dans l’archipel des Australes, afin d’avancer sur le Plan de Sauvegarde du Patrimoine polynésien initié en 2006, dont Hiro’a vous a parlé à de nombreuses reprises. Retour sur cette mission et ses issues, très favorables pour l’avenir du [...]]]></description>
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<br />
<strong>En décembre dernier, une équipe du </strong><strong>Service de la Culture et du Patrimoine s’est rendue à Raivavae, dans l’archipel des Australes, afin d’avancer sur le Plan de Sauvegarde du Patrimoine polynésien initié en 2006, dont Hiro’a vous a parlé à de nombreuses reprises. Retour sur cette mission et ses issues, très favorables pour l’avenir du patrimoine de l’île.</strong></p>
<p>Teddy Tehei, chef du Service, s’est déplacé à Raivavae accompagné de trois de ses collaborateurs : Raymond Graffe (archéologie), Edmée Hopuu (ethnologie et traditions orales) ainsi que Matahi Chave (développement culturel). L’objectif était de mettre en place un programme de restauration et de valorisation de certains <em>marae</em> de l’île, à la demande de l’association Taurana, présidée par Jimmy Opeta et qui regroupe la communauté de Raivavae résidant à Tahiti.</p>
<p><strong>Un patrimoine d’une grande richesse </strong></p>
<p>A ce jour, plus de 600 structures (<em>marae</em>, structures d’habitations etc.) ont été inventorié à Raivavae. S’il est impossible pour le moment pour le Service de la Culture de restaurer tous les sites de l’île, il est néanmoins envisageable d’en sauvegarder quelques-uns, parmi les sites classés en priorité. Pour mémoire, 16 <em>marae</em> de Raivavae ont été classés*.</p>
<p>Aussi, en collaboration avec l’association Taurana, l’équipe du Service a identifié trois <em>marae</em> classés à restaurer et à valoriser : le <em>marae</em> Te Mahara et le <em>marae</em> Atorani, classés en 1952 ainsi que le <em>marae</em> Pomavao (ou Pomoavao), classé en 1936.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un travail d’équipe</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pour mener à bien cette mission d’envergure, le Service de la Culture compte mettre en place un partenariat actif avec la population de Raivavae. « En effet, il nous faut le concours de la population, explique Matahi Chave, et surtout l’aval des propriétaires terriens des emprises foncières sur lesquelles se trouvent ces <em>marae</em>. Notre ambition est de mettre en place un programme qui va permettre d’engager des travaux de restauration et de mettre en valeur ces sites, et ce travail doit se faire en collaboration avec la population ». Il s’agit donc pour le Service de travailler avec toutes les bonnes volontés de l’île, à commencer par la commune, le milieu associatif, les entreprises de l’île peut-être, ainsi que les administrations qui se trouvent sur Raivavae telles que le Service de l’Equipement et le Service de l’Agriculture.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un état des lieux contrasté… </strong></p>
<p>Un constat s’impose : les sites de Raivavae se trouvent dans des états très différents. Si certains sont totalement bouleversés avec de grandes difficultés pour les restaurer, d’autres ont été relativement bien conservés, d’autres enfin ont déjà été restaurés par le Service il y a quelques années* ; pour ces derniers cas, la valorisation sera beaucoup plus aisée à mettre en œuvre.</p>
<p><strong>Plan d’action</strong></p>
<p>Outre la restauration des sites, le Service de la Culture devra mettre en place des périmètres de sécurité, avec parfois des élagages, voire des abattages d’arbres en cas de nécessité, etc. « Ce plan d’action ne peut se faire qu’avec l’accord des propriétaires terriens et c’est un travail patient de recherches documentaires et de communication que l’on doit entamer à présent, affirme Matahi Chave. Il faut identifier et établir une relation avec les propriétaires, afin que ces personnes participent au travail de restauration des <em>marae</em> de l’île. Car le patrimoine de Raivavae leur appartient avant tout ! »</p>
<p>* Par l’arrêté n° 1156 a.a du 03 septembre 1952 (JOPF du 15 septembre 1952, p. 402, portant classement en vue de leur protection de monuments des îles Australes).</p>
<p>* Mission Marchesi en 2004, avec l’association Raimoana no Raivavae. Les <em>marae</em> Puapuatiare, Mauna Oto et Pomaovao (ou Pamavao) avaient fait l&#8217;objet d&#8217;une restauration (parfois partielle) lors de cette mission.</p>
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		<title>Exposition de peinture et bijouterie Linh Cao et Hi’o mana</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 19:37:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Linh Cao est une artiste polynésienne qui a fait sa toute première exposition en 1998… à la Maison de la Culture. Vingt ans après, nous suivons toujours avec attention l’évolution de cette jeune femme de talent qui a fait le choix difficile de vivre de son art. Après plusieurs années d’absence, elle revient au travers [...]]]></description>
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<br />
Linh Cao est une artiste polynésienne qui a fait sa toute première exposition en 1998… à la Maison de la Culture. Vingt ans après, nous suivons toujours avec attention l’évolution de cette jeune femme de talent qui a fait le choix difficile de vivre de son art. Après plusieurs années d’absence, elle revient au travers d’une exposition collective sur le thème de l’amour – Saint Valentin oblige. Elle exposera dans la Salle Muriavai ses toiles, accompagnées des bijoux en verre soufflé et filé de Hi’o mana. Une belle association d’art et de couleurs pour une exposition à ne pas manquer !</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li><strong>Salle Muriavai de la Maison de la Culture</strong></li>
<li><strong>Lundi 07 au samedi 12 février de 9h à 17h (12h le      samedi)</strong></li>
<li><strong>Entrée libre</strong></li>
<li><strong>+ d’infos sur www.maisondelaculture.pf</strong></li>
</ul>
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		<item>
		<title>PROGRAMME DU MOIS DE FEVRIER 2009</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 21:26:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[MAISON DE LA CULTURE &#8211; TE FARE TAUHITI NUI
Centre des Métiers d’Art – Pu haapiiraa toroa rima i
Exposition de peinture et bijouterie
Linh Cao &#38; Hi’o Mana
Du 08 au 13
De 9h à 17h (12h le samedi)
Salle Muriavai, Maison de la Culture
Heure du Conte enfants
Conte russe : Le p’tit bonhomme haut comme trois pommes
Léonore Canéri
Mercredi 10 à 14h30
Bibliothèque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>MAISON DE LA CULTURE &#8211; TE FARE TAUHITI NUI</strong></p>
<p><strong>Centre des Métiers d’Art – Pu haapiiraa toroa rima i</strong></p>
<p>Exposition de peinture et bijouterie</p>
<p>Linh Cao &amp; Hi’o Mana</p>
<p>Du 08 au 13<br />
De 9h à 17h (12h le samedi)</p>
<p>Salle Muriavai, Maison de la Culture</p>
<p>Heure du Conte enfants</p>
<p>Conte russe : Le p’tit bonhomme haut comme trois pommes</p>
<p>Léonore Canéri</p>
<p>Mercredi 10 à 14h30</p>
<p>Bibliothèque enfants, Maison de la Culture</p>
<p>Exposition d’art polynésien</p>
<p>Oeuvres des enseignants du Centre des Métiers d’Art</p>
<p>Du 12 au 19</p>
<p>Du lundi au vendredi, de 8h à 16h</p>
<p>Centre des Métiers d’Art, Mamao</p>
<p>Théâtre / One man show : Non solum, de Sergi Lopez</p>
<p>Compagnie du Caméléon</p>
<p>Vendredis 12 et 19, Samedi 20 à 19h30</p>
<p>Grand Théâtre, Maison de la Culture</p>
<p>Concert : Tahiti guitar live 2010</p>
<p>Florent Atem &amp; Michel Poroi</p>
<p>Vendredi 12 à 19h30</p>
<p>Grand Théâtre, Maison de la Culture</p>
<p>Théâtre / Comédie : La Biscotte</p>
<p>Anne Tavernier</p>
<p>Samedi 13 à 19h30</p>
<p>Dimanche 14 à 18h30</p>
<p>Petit Théâtre, Maison de la Culture</p>
<p>Cinematamua</p>
<p>ICA/TFTN</p>
<p>Mercredi 17 à 19h00</p>
<p>Grand Théâtre, Maison de la Culture</p>
<p>Nouvel an chinois</p>
<p>Association Si ni tong</p>
<p>Jeudi 18 à 19h30</p>
<p>Grand Théâtre, Maison de la Culture</p>
<p>Théâtre / Comédie : Y’a quelque chose qui cloxhe</p>
<p>Anne Tavernier</p>
<p>Du 18 au 28 à 19h30 (18h30 les dimanches)</p>
<p>Exposition : sculpture</p>
<p>Xavier Proia</p>
<p>Mardi 23 au Samedi 27</p>
<p>De 9h à 17h (12h le samedi)</p>
<p>Salle Muriavai, Maison de la Culture</p>
<p>Les livres animés : L’anneau de jade</p>
<p>Coco la conteuse / TFTN</p>
<p>Vendredi 26 à 14h00</p>
<p>Bibliothèque enfants, Maison de la Culture</p>
<p>Exposition-vente d’art polynésien</p>
<p>Travaux des élèves du Centre des Métiers d’Art</p>
<p>25 et 26 Février 2010</p>
<p>De 8h à 16h</p>
<p>Centre des Métiers d’Art, Mamao</p>
<p><strong>Les ateliers Arts plastiques de la Maison de la Culture font leur rentrée !</strong></p>
<p>4-6 et 7-13 ans                                 Des ateliers ludiques et des réalisations magiques, adaptés à l’âge de vos petits. Du papillon scintillant au mobile d’oiseaux, ils cultiveront leur imaginaire</p>
<p>tout en apprenant une foule de choses !</p>
<p>Les adultes                     Voici l’occasion de (ré)apprendre les bases de la peinture, des techniques</p>
<p>de base au travail de la couleur, mais aussi place à la poésie, avec de la</p>
<p>peinture sur verre, des mosaïques, du scrapbooking…</p>
<p>Tarifs :                              1375 Fcfp / cours pour les enfants et étudiants</p>
<p>1650 Fcfp / cours pour les adultes</p>
<p>Renseignements           544 544 poste 104 et inscriptions sur place.</p>
<p><strong>Projections pour ados </strong></p>
<p>Mercredi            03           13h15       Un mariage trop parfait (Comédie – 1h43)</p>
<p>Mercredi            10                             Bande de sauvages (Comédie – 1h35)</p>
<p>Mercredi            24                             Le Bon, la Brute, le Cinglé (Comédie – 2h08)</p>
<p>Salle de projection, Maison de la Culture</p>
<p><strong>Projections pour enfants                                   Salle de projection</strong></p>
<p>Vendredi           05           13h15       Bob l’éponge : Bob qui ? (Dessin animé – 1h20)</p>
<p>Vendredi           12                             Bob l’éponge et tes héros préférés (Dessin animé – 1h30)</p>
<p>Vendredi           26                             Le livre de la jungle (Dessin animé – 1h15)</p>
<p>Salle de projection, Maison de la Culture</p>
<p>* SOUS RESERVE DE MODIFICATIONS</p>
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		<title>Quand la Polynésie s’expose</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 02:18:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Ia ora na Tahiti au musée de la  Poste de Paris
Du 4 novembre 2009 au 30 janvier 2010, le musée de la  Poste propose une exposition originale, qui guide le visiteur à travers l’histoire du timbre poste polynésien, et avec lui, l’emmène à la rencontre du patrimoine et de l’identité de nos îles. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ia ora na Tahiti au musée de la  Poste de Paris</strong></p>
<p>
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</a>
<br />
Du 4 novembre 2009 au 30 janvier 2010, le musée de la  Poste propose une exposition originale, qui guide le visiteur à travers l’histoire du timbre poste polynésien, et avec lui, l’emmène à la rencontre du patrimoine et de l’identité de nos îles. Le musée de Tahiti et des Îles a été sollicité pour prêter des œuvres ; une trentaine de <em>tiki</em>, <em>ti’i</em>, tambour, pagaie, chapeaux et autres costumes de danse accompagneront la collection de timbres, pour leur donner corps et inviter les spectateurs au plus près de la  Polynésie.</p>
<p><strong>Pour en savoir plus : http://musee.laposte.cvf.fr</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le Centre des Métiers d’art </strong><strong>au Festival Amérindien</strong><strong> </strong></p>
<p>En juin dernier, une équipe du Centre des Métiers d’Art s’est rendu à Montréal, au Canada, lors de ce festival qui rassemblait les populations autochtones des continents américains. Le thème de cette 19<sup>ème</sup> édition : « Rendez-vous avec la culture <em>ma’ohi</em> de Polynésie française ». 6 élèves, graveurs et sculpteurs*, 3 enseignants et le directeur ont donc fait le voyage afin de faire découvrir le savoir-faire en matière d’art visuel polynésien. Ce déplacement a permis aux élèves du Centre d’exposer leurs compétences techniques acquises durant leur formation avec succès, de rencontrer des artistes issus d’autres cultures pour nourrir leur propre travail. Une magnifique expérience !</p>
<p><em>* </em><em>Steeve TEROU, Maili TAORA, Yens ROCHETTE, Steven TUTAVAE, Tuihani TEISSIER et Philippe AUKARA. </em><em> </em></p>
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		<title>Le service de la Culture tisse sa toile</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 02:06:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Toujours dans l’objectif de mieux vous servir, le service de la Culture et du Patrimoine est fier de mettre à votre disposition leur site internet ! Tout nouveau, tout beau, cet outil représente surtout une mine d’informations pour tous les passionnés de culture. 
www.culture-patrimoine.pf
Pour découvrir la culture et le patrimoine de la Polynésie française, rendez-vous sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Toujours dans l’objectif de mieux vous servir</strong><strong>, le service de la Culture et du Patrimoine est fier de mettre à votre disposition leur site internet ! Tout nouveau, tout beau, cet outil représente surtout une mine d’informations pour tous les passionnés de culture. </strong></p>
<p><a href="http://www.serviceculture.pf/">www.culture-patrimoine.pf</a></p>
<p>Pour découvrir la culture et le patrimoine de la Polynésie française, rendez-vous sur www.culture-patrimoine.pf, le portail web du service du même nom. Ce site a été créé en collaboration avec le service Informatique du Pays pour l’élaboration de la chartre graphique et de tout l’aspect technique, et est géré par la cellule Développement culturels et communication du Service de la Culture et du Patrimoine. Faire connaître leur travail, leurs missions, leurs projets, les partager entre agents du service ainsi qu’avec les internautes, leur offrir la possibilité de consulter des documents intéressants et utiles, voici le credo de ce site riche et varié. En plus de l’historique de la création du service en 2001, retrouvez toutes les informations relatives aux différents bureaux : centre documentaire, patrimoine ethnologique, archéologique, historique, développement culturel et communication), leur programme annuel et leurs actualités. Vous pourrez également télécharger de nombreux textes de références : l’intégralité des numéros des Dossiers d’Archéologie Polynésienne, des fiches thématiques en rapport avec l’archéologie, l’histoire ou encore les traditions orales, des documents pédagogiques (livrets d’activité) en rapport avec les évènements culturels, ainsi que les articles du magazine Hiro’a liés au service. Des formulaires pratiques (demandes de subventions, d’emplacements sur la place Vaiete, etc.) peuvent également être téléchargés. Vous apprécierez sans aucun doute les cartes de Tahiti et Moorea, indiquant tous les sites et monuments naturels classés. Un outil idéal pour partir à leur découverte ! De nombreuses photos viennent parfaire le tout, pour une véritable immersion au cœur de la culture et des traditions polynésiennes. Bien entendu, le site est voué à s’étoffer, avec très bientôt la possibilité de visionner en ligne les vidéos du service… Bien d’autres sources d’enrichissement culturel vous attendent encore, alors visitez régulièrement <a href="http://www.culture-patrimoine.pf/">www.culture-patrimoine.pf</a> !</p>
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		<title>Mono’i Tamariki Poerani</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 01:26:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sauvegarder les richesses du Fenua et ses savoir-faire ancestraux, tel est le message du spectacle Mono’i de Tamariki Poerani, mis en scène par la chorégraphe Makau Foster-Delcuvellerie. A travers le mono’i, huile sacrée polynésienne, se transmettent et se perpétuent des rituels et des traditions. Art de vivre dont seuls les Polynésiens ont le secret, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/227__320x240_80027parutionsdvdtp.jpg" alt="80027parutionsdvdtp" title="80027parutionsdvdtp" />
</a>
<br />
Sauvegarder les richesses du Fenua et ses savoir-faire ancestraux, tel est le message du spectacle Mono’i de Tamariki Poerani, mis en scène par la chorégraphe Makau Foster-Delcuvellerie. A travers le mono’i, huile sacrée polynésienne, se transmettent et se perpétuent des rituels et des traditions. Art de vivre dont seuls les Polynésiens ont le secret, le mono’i accompagne leur vie quotidienne depuis des millénaires. Tamariki Poerani lui rend un très bel hommage. Le spectacle Mono&#8217;i a reçu les prix du Meilleur aparima vahine, Meilleur ote&#8217;a vahine, Meilleur ute arearea &amp; Meilleur costume végétal du Heiva i Tahiti 2009.</p>
<p>DVD Mono&#8217;i<br />
Le spectacle Mono&#8217;i lors du Heiva i Tahiti 2009<br />
Bonus : reportages sur les répétitions, l&#8217;enregistrement en studio et le clip Mono&#8217;i Tupuna.<br />
Production : Tamariki Poerani, Heiva Nui, TNTV &amp; ATD<br />
En vente sur www.ica.pf, dans les grandes surfaces et chez les disquaires, à partir de 2 523 Fcfp.</p>
<p>CD Mono&#8217;i<br />
Les chants du spectacle Mono&#8217;i et les instrumentaux<br />
Bonus : 3 aparima des précédents Heiva i Tahiti<br />
Production : Tamariki Poerani &amp; ATD<br />
En vente sur www.ica.pf, dans les grandes surfaces et chez les disquaires, à partir de 2 523 Fcfp.</p>
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		<title>La proue de la pirogue de Pouvanaa ressuscitée</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 00:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Saviez-vous que Pouvanaa A Oopa, dit aussi « le metua », alors cantonné sur son île natale de Huahine, avait construit une pirogue afin de pouvoir « s’échapper » à Bora Bora, dans le but de lancer un message à la France ? Voici le récit de cette histoire étonnante, dont il nous reste aujourd’hui un témoin d’une grande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Saviez-vous que Pouvanaa A Oopa, dit aussi « le <em>metua </em>», alors cantonné sur son île natale de Huahine, avait construit une pirogue afin de pouvoir « s’échapper » à Bora Bora, dans le but de lancer un message à la France ? Voici le récit de cette histoire étonnante, dont il nous reste aujourd’hui un témoin d’une grande valeur historique : la proue de sa pirogue. </strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa27_dec2009/80027lesaviezvous06.jpg" title="" class="shutterset_singlepic226"  rel="lightbox[1564]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/226__320x240_80027lesaviezvous06.jpg" alt="80027lesaviezvous06" title="80027lesaviezvous06" />
</a>
<br />
Nous sommes à la fin de la deuxième Guerre Mondiale, en Polynésie. Pouvanaa, qui rédige et fait circuler d’interdites pétitions pour dénoncer les injustices sociales et autres profiteurs de guerre, se fait arrêter à Mahina le 12 août 1942. Il est alors assigné en résidence à Huahine. Il y demeure huit mois, vivant de l&#8217;agriculture et de la pêche, oeuvrant à la reconstruction de la maison paroissiale protestante  de  Haamene à Fare. Là, dans le plus grand secret, avec son ami Teata, ils taillent une pirogue dans le tronc d&#8217;un manguier… Leur objectif ? Quitter l&#8217;île. Ils entendent rejoindre la base militaire américaine de Bora Bora d&#8217;où ils pourront télégraphier leurs messages au Général de Gaulle.</p>
<p>Pouvanaa et Teata quittent Huahine de nuit aux alentours du 12 avril 1943. Leur pirogue est lourde, chargée de nourriture, de régimes de bananes, et de <em>hue</em> -calebasses &#8211; contenant de l&#8217;eau.</p>
<p>Leur traversée dure probablement trois jours. Ils rejoignent Bora Bora, occupée par six mille soldats américains, qui vit alors coupée du reste de la Polynésie.</p>
<p>Un voyage périlleux qui ne portera pas ses fruits, puisqu’à peine arrivés à Bora Bora, Pouvanaa et Teata sont aussitôt arrêtés et emprisonnés à Raiatea…</p>
<p><strong>Un témoin fragile</strong></p>
<p>Aujourd’hui, de cette histoire mouvementée, il nous reste toutefois un symbole, précieux et fragile : la proue de sa pirogue. Nous ne savons pas comment celle-ci est retournée à Huahine, mais elle y reposait dans le <em>fare potee</em> de l’association culturelle Opu Nui, prêtée gracieusement par les ayants-droits, notamment la petite fille de Pouvanaa, Lola Oopa Tetuanui.</p>
<p>Lorsque, lors d’un séjour à Huahine, Martine Rattinassamy, du Service de la Culture et du Patrimoine, découvre ce témoin historique unique, en proie aux dommages climatiques irréversibles, elle n’a qu’une volonté : ramener à Tahiti cette proue afin de la mettre à l’abri, pour qu’elle soit conservée dans de bonnes conditions dans les réserves du Musée de Tahiti et des Îles. Les ayants droits ont accepté de la lui confier. Aujourd’hui, la proue a été rapatriée et repose dans les bureaux du Service de la Culture, en attendant son dépôt au Musée. « Pouvanaa fait parti de l’histoire de la Polynésie, nombreux sont les Polynésiens qui cherchent à réhabiliter son nom. Cette proue est important car elle représente le symbole de sa lutte pour la vérité et la dignité. A ce titre, il est primordial d’en prendre soin ! »</p>
<p><strong>Pour en savoir plus…</strong></p>
<p><strong>Pouvanaa a Oopa : père de la culture politique tahitienne </strong></p>
<p><strong>Biographie écrite par Bruno Saura ; traduite en tahitien par Valérie Gobrait. – </strong></p>
<p><strong>Editions Au Vent des îles</strong></p>
<p>Construite autour d&#8217;un texte inédit &#8211; le journal de Pouvanaa pendant la seconde guerre mondiale &#8211; cette biographie bilingue français-tahitien retrace près d&#8217;un siècle d&#8217;histoire. Elle restitue les épisodes déjà célèbres de la vie politique du député et s&#8217;efforce de combler les lacunes relatives à ses origines familiales, à sa jeunesse, également à son exil en France de 1960 à 1968 et aux dernières années de sa vie.</p>
<p><strong>En vente dans les librairies de la place à partir de 4 500 Fcfp.</strong></p>
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		<title>Les trésors Mangaréviens honorés…</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 00:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous êtes nombreux à avoir admiré les trésors de Mangareva, en escale au Musée de Tahiti et des îles de juin à septembre derniers, lors de l’incroyable exposition « Mangareva ». Trésors cultuels et culturels, personne n’osait croire qu’un jour ils reviendraient, qu’ils seraient là, réunis à nouveau. Et pourtant… Désormais, Ils seront à jamais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous êtes nombreux à avoir admiré les trésors de Mangareva, en escale au Musée de Tahiti et des îles de juin à septembre derniers, lors de l’incroyable exposition « Mangareva ». Trésors cultuels et culturels, personne n’osait croire qu’un jour ils reviendraient, qu’ils seraient là, réunis à nouveau. Et pourtant… Désormais, Ils seront à jamais dans la mémoire de tous ceux qui ont eu la chance de les approcher. Tara Hiquily, chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Iles et commissaire de l’exposition, nous offre un compte-rendu de la venue de ces trésors.</strong></p>
<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/225__320x240_80027lesaviezvous04.jpg" alt="80027lesaviezvous04" title="80027lesaviezvous04" />
</a>
<br />
« Le jour se leva ce matin du 20 juin, jour de l’inauguration de l’exposition ‘Mangareva’, lorsque le ciel de Tahiti était éclipsé par une brume épaisse laissant filtrer une lumière nacrée sur l’île qui se réveillait. Nous étions au plus fort de la saison sèche, il n’était pas tombé une goutte d’eau depuis plusieurs mois. La pluie épaisse et fine semblait former une chape de plomb… Etait-ce la manifestation des dieux de Mangareva, qui signalaient leur présence ?</p>
<p>À 17 heures, la pluie avait cessé de tomber, le soleil commençait à disparaître derrière l’île de Moorea. Au milieu de la clairière bordée de cocotiers au centre du jardin du Musée de Tahiti et des Îles, le pasteur de la paroisse de Nu’uroa lança les premières paroles polynésiennes dans ce lieu mythique, où rayonnait jadis le grand <em>marae</em> Taputapuatea de Tahiti nui. Ce fut ensuite notre tour, et à l’unisson le personnel du Musée entonna un <em>himene tarava raromata’i</em> en l’honneur des Mangaréviens et de leurs dieux originels. Puis, le son des tambours crépita, les chants emplirent ce lieu si sacré, les danseuses et les danseurs martelaient le sol avec leurs talons baignant dans la lumière chaude et dorée des rayons du soleil de cette fin d’après-midi… Nous vivions des instants magiques.</p>
<p>Le vernissage de l’inauguration fut un immense succès, mais le lendemain, le jour de l’ouverture officielle au public de l’exposition le fut peut-être davantage. Depuis la matinée, des <em>trucks</em> pleins acheminaient au Musée la communauté mangarévienne de Tahiti de toutes les générations. Tels des pèlerins, ils arpentaient les salles du Musée où tout comme la majorité des Polynésiens de l’ancienne génération, ils n’avaient jamais mis les pieds, ou plutôt je devrais dire ‘n’avaient jamais osé’. Le groupe de danse Toromiki Agaauru interpréta à nouveau son <em>pe’i</em> devant une foule qui lançait des cris de joie, les <em>mamas</em> se levaient et dansaient. La joie et une grande fierté pouvaient se lire sur tous les visages.</p>
<p>Les 90 jours de l’exposition furent le théâtre d’un ravissement permanent tant le nombre des visiteurs, Mangaréviens, Tahitiens, Polynésiens, résidents de toutes origines, touristes, enfants, parents et grands-parents furent nombreux, et même plus nombreux encore chaque jour, à venir se recueillir auprès des divinités originelles polynésiennes. Beaucoup revinrent même parfois 4 à 5 fois de suite !</p>
<p>Le rapport des Mangaréviens avec les statues semblait clair et nullement perturbé par leur foi en le dogme chrétien. Ces quelques mots du responsable du groupe de danse, Dany Paheo, me semblent très bien exprimer ce rapport qu’avaient les Mangaréviens avec les statues : ‘Ce sont des <em>tiki</em> que nos ancêtres ont façonnés, ce sont leurs dieux à eux. Mais ce ne sont pas mes dieux. J’ai ma foi chrétienne. Je ne veux pas les adorer. Cependant, je leur rends hommage. Nous avons notre Foi, et nous avons aussi foi en notre culture’.</p>
<p>Nos efforts étaient récompensés au centuple tant la satisfaction de voir les Mangaréviens auprès de leurs statues était grande. C’était l’objectif de notre exposition, mais cela, il n’y avait qu’eux qui pouvaient le faire.</p>
<p>Nous eûmes également une autre immense récompense, ce fut de voir les yeux de tous ces enfants et adolescents briller devant les <em>tiki</em> et se passionner pour leur patrimoine et leur histoire. Grâce à la mobilisation des instituteurs, professeurs de collèges et de lycées, des visites adaptées aux programmes scolaires, ainsi que des récitations de contes de Mangareva permirent aux jeunes de comprendre et de s’approprier l’exposition. Près de 2 000 enfants et jeunes de ce pays vinrent, et si on en juge par leurs réflexions, il a bien semblé que ce fut pour eux une expérience inoubliable.</p>
<p>Le matin du dernier jour, de très nombreux visiteurs arrivèrent. Polynésiens et Mangaréviens vinrent une dernière fois voir les <em>tiki</em>, comme pour leur dire au revoir. Lorsque le Tavana de Mangareva, Monique Richeton, vint à ma rencontre le visage rempli d’émotion, me pressant dans ses bras et m’adressant les quelques paroles de remerciements que j’avais toujours espérées entendre de la part de ceux pour lesquels nous avions essayé de rendre hommage à la grandeur de leur culture et de leur peuple, je compris que tout le travail réalisé avait été récompensé.</p>
<p>Après trois mois d’ouverture, le bilan est donc bien au-delà de nos espérances, puisque près de 10 000 personnes seront venues au Musée voir les <em>trésors</em> de Mangareva. »</p>
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		<title>Fabien Dinard, directeur du Conservatoire Artistique de Polynésie française – Te Fare Upa Rau</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 00:18:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Mesdames, mesdemoiselles, messieurs ;
Chers lecteurs de Hiro’a,
Chers amis de la culture,
Ia Ora Na !
L’année 2009 s’efface presque déjà de nos calendriers, avec ses moments de bonheur et de tristesse. A croire que le temps emporte tout, si rapidement… mais Hiro’a veille !
Pour le Conservatoire que j’ai l’honneur de diriger, le mois de décembre, que finalement tous attendent, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa27_dec2009/80027dossieredito.jpg" title="" class="shutterset_singlepic224"  rel="lightbox[1559]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/224__320x240_80027dossieredito.jpg" alt="80027dossieredito" title="80027dossieredito" />
</a>
<br />
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs ;<br />
Chers lecteurs de Hiro’a,<br />
Chers amis de la culture,<br />
Ia Ora Na !</p>
<p>L’année 2009 s’efface presque déjà de nos calendriers, avec ses moments de bonheur et de tristesse. A croire que le temps emporte tout, si rapidement… mais Hiro’a veille !</p>
<p>Pour le Conservatoire que j’ai l’honneur de diriger, le mois de décembre, que finalement tous attendent, et qui dans la tradition est également celui de <em>Matari’i ni’a</em> &#8211; le début de la période d’abondance &#8211;  est chargé d’un espoir, d’une attente toute particulière.</p>
<p>Nous proposerons tout d’abord à la population ainsi qu’à notre jeunesse un grand concert orchestre-chorales qui se déroulera place To’ata, le samedi 5 décembre prochain à 18h.  Ce concert gratuit, qui vient clôturer les festivités des trente ans de notre établissement, permettra au plus grand nombre de vivre, un peu avant l’heure, la merveilleuse magie de Noël avec les plus beaux chants du monde, accompagnés par notre orchestre symphonique.</p>
<p>Quelques jours plus tard, c’est la mairie de Pirae qui accueillera dans ses jardins, le mercredi 9 décembre, la journée des arts traditionnels du Conservatoire. C’est un rendez-vous auquel notre population est attachée : de nos bébés à nos mamans, nos élèves &#8211; plusieurs centaines – vous montreront toute la vivacité, la force et la créativité de l’enseignement traditionnel dans la danse, le chant et la musique, nos trois disciplines majeures.</p>
<p>J’aurais encore bien des choses à vous dire sur les activités notre établissement, Te Fare Upa Rau – je rajoute l’exposition de notre classe d’arts plastiques et ses 130 élèves, début décembre – mais Hiro’a, c’est d’abord et avant tout une grande et belle famille, la famille des services et établissements de la culture. Cette famille va encore une fois nourrir, dans ce numéro, tous les amoureux de nos traditions, de nos arts, de notre histoire ou plutôt, de nos histoires.</p>
<p>Ce magazine, unique en son genre, nous en sommes fiers car il est porteur d’une parole vivante, libre, d’une parole qui n’a qu’un objectif : aimer, faire aimer et défendre notre culture, ou plutôt, nos cultures plurielles chères à Claude Levi-Strauss, qui vient de nous quitter.</p>
<p>Mère de toute identité et terre de tout espoir, la culture fait face à son tour à cette crise économique et morale, qui n’en finit pas d’imposer son lot de mesures drastiques ébranlant les budgets publics dans leurs fondements.</p>
<p>Nous espérons du fond du cœur pouvoir faire face, en 2010, à nos missions : vous servir, servir, préserver, promouvoir la culture vivante.</p>
<p>Mais du cœur, chaque chef de service et d’établissement en a, croyez-moi ! C’est d’ailleurs l’un des secrets de ce magazine mensuel…</p>
<p>Joyeuses fêtes de Noël à toutes et à tous. Beaucoup de bonheur, de joie et d’amour.</p>
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