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	<title> &#187; patrimoine</title>
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		<title>Inoubliable !</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Feb 2011 21:26:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En novembre 1988, Radio 1 en partenariat avec la Brasserie de Tahiti et Conscience Music Shop organisait à la Salle Aorai Tini Hau, un concert mythique rassemblant quelques-uns des plus grands artistes polynésiens des années 80. Un moment unique dont les spectateurs, très nombreux, gardent un souvenir indélébile tant l’ambiance était survoltée grâce à des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En novembre 1988, Radio 1 en partenariat avec la Brasserie de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et Conscience Music Shop organisait à la Salle Aorai Tini Hau, un concert mythique rassemblant quelques-uns des plus grands artistes polynésiens des années 80. Un moment unique dont les spectateurs, très nombreux, gardent un souvenir indélébile tant l’ambiance était survoltée grâce à des artistes au meilleur de leur forme ! Pour toute la génération qui n’a pas eu la chance de voir Bobby sur scène, qu’elle soit rassurée : l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a> en a fait un DVD.</strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/41_hiroa/full_h41_tresordepf_bobby.jpg" title="Minolta DSC" rel="lightbox[singlepic548]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/548__320x240_full_h41_tresordepf_bobby.jpg" alt="Minolta DSC" title="Minolta DSC" />
</a>
<br />
L’ICA dispose d’un document exceptionnel, un véritable trésor pour les amateurs de musique locale, ou plus largement pour tous ceux qui sont sensibles<br />
à l’évolution de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne : le concert live de Bobby et son célèbre complice Angelo, joué en 1988 à la salle Aorai Tini Hau de Pirae.<br />
A leurs côtés, les meilleurs artistes polynésiens du moment : le virtuose de la guitare Michel Poroi, le crooner local Patrick Noble, ainsi que le jeune Aldo Raveino, avant qu’il ne crée son groupe Manahune.</p>
<p>Gilles Delemazure, pour le compte de l’ICA et de la Maison de la Culture (OTAC à cette époque), réalise un vidéogramme du concert. D’une durée de 52 minutes, cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/video/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec vidéo">vidéo</a> est commercialisée sous la forme de cassettes <a href="http://www.hiroa.pf/tag/video/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec vidéo">vidéo</a> VHS en 1989. Pour que ne se perdent pas des images aussi précieuses, l’ICA a restauré le son et l’image du vidéogramme, afin de réaliser un DVD sorti en 2005. A cette nouvelle édition se sont ajoutés des bonus… Tous les rushes de la captation avaient été conservés précieusement : les techniciens de l’ICA ont travaillé des semaines durant afin de remonter 5 séquences inédi tes,<br />
offrant ainsi aux fans plus de 80  minutes de ce concert inoubliable.</p>
<p>« Lorsque Bobby Holcomb nous a quitté en 1991, le monde de la musique polynésienne s’est retrouvé orphelin », admet Marc E. Louvat, conservateur du<br />
fonds audiovisuel de l’ICA et lui-même passionné de musique. « Encore aujourd’hui, personne n’a pu le remplacer. Si l’on fredonne encore ses chansons, les images de l’artiste en concert sont rares et peu exploitées. Ce DVD est un bel hommage à l’artiste en plus d’être un document d’une grande valeur pour le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culturel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culturel">culturel</a> polynésien. »</p>
<p><strong>CONCERT BOBBY &amp; ANGELO, AVEC L’ORCHESTRE DE MICHEL POROI</strong><br />
• Réalisation : Gilles Delemazure<br />
• Production : ICA / TFTN<br />
• Avec Bobby Holcomb,<br />
Angelo Neuffer, Michel Poroi, Patrick Noble, Sam Roscol, Aldo Raveino, Remy Cuitot, Stéphane Rossoni et Franck de Cagny.<br />
• Couleur – Pal – Stéréo &#8211; Durée : 81 minutes<br />
En vente sur <a href="http://www.hiroashop.com/dvd-concert-bobby-angelo.html" target="_blank">www.hiroashop.com</a> à 2 523 Fcfp.</p>
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		<title>Mission au bout du monde : Eiao</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Eiao est située à 1 400 km de Papeete, dans l’archipel des Marquises. Avant de  poser le pied sur cette île désertique et inhabitée, plusieurs heures de bateau depuis Nuku Hiva sont encore nécessaires. Un voyage éprouvant devant lequel l’archéologue Michel Charleux n’a jamais reculé. Et pour cause ! Il y a fait 5 missions de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/514__320x240_full_h40_pourvousservir02.jpg" alt="full_h40_pourvousservir02" title="full_h40_pourvousservir02" />
</a>
<br />
<strong>Eiao est située à 1 400 km de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>, dans l’archipel des Marquises. Avant de  poser le pied sur cette île désertique et inhabitée, plusieurs heures de bateau depuis Nuku Hiva sont encore nécessaires. Un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/voyage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec voyage">voyage</a> éprouvant devant lequel l’archéologue Michel Charleux n’a jamais reculé. Et pour cause ! Il y a fait 5 missions de plus ou moins longue durée, sachant que pour chacune d’entre elles une logistique impressionnante était à déployer, tout devant être anticipé : vivres, eau, tentes, matériel archéologique… Autant de kilos à transporter au sommet de l’île – dépourvu d’eau &#8211; pour survivre ! Mais le résultat est à la hauteur des difficultés, car l’île regorge de richesses archéologiques. Rien de tel pour remonter toujours plus loin l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> des Polynésiens…</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1987. Etudiant sous la direction du Professeur José Garanger, Michel Charleux choisit Eiao comme sujet d’étude en raison de l’activité de fabrication d’outillage lithique particulièrement importante probablement jusqu’au 18<sup>ème</sup> siècle. « Grâce à Jean-Louis Candelot, je savais l’île riche, quasiment inexplorée et… personne ne voulait y aller. L’idée de travailler sur une île aussi difficile me plaisait », confie Michel Charleux. « Pour ma première mission en 1987, j’ai bénéficié du soutien de deux agents du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, ainsi que de celui de la Marine Nationale, qui a transporté l’équipe à destination. Lors de cette expédition, nous avons pu répertorier de nombreux sites et un important matériel archéologique a été expédié au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a>, pour pouvoir être analysé. » La suite de l’histoire ? Il faudra attendre 20 ans pour la connaître, le travail de Michel Charleux l’ayant mené vers d’autres horizons. Eiao restera durant ces deux décennies dans un coin de l’esprit de l’archéologue, qui a du être patient pour voir venir une nouvelle occasion…</p>
<p><strong>Une 2<sup>ème</sup> mission déterminante</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>C’est en 2007 que la DIREN* offre à Michel Charleux l’opportunité d’effectuer une nouvelle mission, rallumant ainsi la flamme. « C’est là que j’ai décidé de reprendre l’étude de Eiao et de monter une mission de très longue durée ». Entre temps, une courte 3<sup>ème</sup> mission et trois ans de préparation seront nécessaires pour concrétiser une 4<sup>ème</sup> expédition ! Une fois le financement, l’équipe et le transport réglés, Michel retourne enfin gratter le sol de Eiao en mai 2010 pendant 50 jours. Mais qu’est-ce qui le passionne tellement dans ce qui pourrait, pour un œil novice, passer pour de vulgaires  amas de cailloux ? « A l’époque pré-européenne (avant le 18<sup>ème</sup> siècle), Eiao était un important centre de fabrication d’outillage – herminettes, <em>penu</em>, perçoirs, grattoirs, etc. &#8211; du fait de l’excellente qualité de son basalte à grain fin. Par ailleurs, il faut savoir que chaque volcan émet des laves dont la composition chimique constitue une véritable signature unique. Les travaux de Weisler, Rolett et Di Piazza ont permis de découvrir que des outils fabriqués à Eiao avaient été exportés dans toutes les Marquises, et aussi loin que Moorea, Mangareva et même au Kiribati, à plus de 2 500 Km de Eiao ! » Les herminettes trouvées dans ces différentes îles portaient la signature chimique du basalte de Eiao, permettant de conclure à un réseau d’échanges particulièrement développé. « Dans le cadre de mes travaux, je prévois d’aller rechercher dans les réserves des musées de Wellington, d’Hawaii, du Chili, de Rapa Nui et aux Etats-Unis des outils polynésiens trouvés en fouille qui proviendraient de Eiao. Il y a certainement encore beaucoup à découvrir sur les échanges entre les îles. » Cette nouvelle mission de Michel Charleux a été très enrichissante puisque de nouveaux <em>paepae</em> et ateliers de taille ont été recensés. « Le nombre et la taille des structures d’habitat militent en faveur d’un peuplement permanent sur Eiao autrefois alors que paradoxalement, aucune sépulture ni fosse à <em>ma</em> n’ont été trouvées… Lors d’un sondage, j’ai eu la chance de mettre au jour en partie une fosse de déjection. Une belle surprise, mais la mission touchait à sa fin, me laissant un goût amer car nous n’avions plus assez temps pour approfondir les recherches… Mais à mon retour, j’apprenais que le Pays via le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> m’accordait la subvention sollicitée : juste de quoi repartir pour une autre expédition ! J’avais laissé de l’eau au sommet, il ne me restait plus qu’à finaliser les préparatifs. Et 3 mois plus tard, en septembre 2010, ce fut ‘Eiao.2010.2’ ! »</p>
<p><strong>La fosse</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Michel Charleux n’a qu’une idée en tête pour cette ultime expédition sur l’île : fouiller autour de la fosse, dont les éclats lui permettront d’étudier la chaîne opératoire du travail de fabrication. « La fosse s’est révélée beaucoup plus importante que je ne l’imaginais et j’ai rapporté près de 25 000 éclats ! Il reste à les laver, les marquer, les analyser, les comparer, peut-être en ré-assembler certains… J’attends le résultat des datations, mais il y a encore du travail pour d’autres archéologues ! Plus on fouille, plus on trouve de vestiges et plus de nouvelles questions sont soulevées. Pourquoi les habitants ont-ils quitté Eiao ? Importante sécheresse, épuisement du basalte ? Ce qui est regrettable c’est que beaucoup de visiteurs sont passés sur Eiao et, ignorant son statut protégé, ont emporté des objets. Autant de disparitions qui faussent le travail des scientifiques », regrette Michel Charleux. « Malgré ce pillage et une flore très dégradée par les moutons ensauvagés, Eiao présente toujours un grand intérêt archéologique et une valeur patrimoniale et régionale unique. C’est pourquoi je pense sincèrement que l’île devrait faire l’objet d’un classement au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> mondial de l’UNESCO. »</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Une logistique importante</strong></p>
<p><strong>Le</strong> f<strong>inancement </strong>: placée sous l’égide du Centre International pour la Recherche Archéologique en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> (CIRAP), la mission « EIAO 2010 » a été financée dans le cadre d’un Contrat de Projet Etat-Pays obtenu par l’Université de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française (UPF).</p>
<p><strong>L’équipe </strong>: elle était composée de CPIA obtenus par la Municipalité de Nuku Hiva ou prêtés par l’association culturelle marquisienne Motu Haka et grâce à la Subdivision Administrative Etat des Marquises de trois CDL. Un Conseiller municipal, deux bénévoles et deux botanistes complétaient l’équipe.</p>
<p><strong>Le transport </strong>: les Forces Armées en Polynésie ont assuré le transport de l’équipe lors de missions de la Frégate Prairial et du Patrouilleur La Railleuse.</p>
<p>Michel Charleux tient d’ailleurs à remercier chaleureusement le CIRAP, l’UPF, l&#8217;aide fournie par la mairie de Nuku Hiva (Benoît KAUTAI), les associations culturelles de Nuku Hiva (Motu Haka), la Subdivision Administrative d’Etat, le soutien déterminant apporté par les Forces Armées en Polynésie française, le Service de la Culture et du Patrimoine, le Ministère de la Culture, Air Tahiti et Air Tahiti Nui, sans qui toutes ces missions auraient été impossibles.</p>
<p><em>* DIREN : Direction de l’Environnement</em></p>
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		<title>« L’extrême diversité du monde est fascinante »</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 00:55:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le FIFO peut encore s’enorgueillir cette année de recevoir un hôte de marque en la personne de Luc Jacquet, cinéaste français qui a notamment  reçu l’Oscar du meilleur documentaire en 2006 pour « La marche de l’empereur » et de nombreuses récompenses pour « Le renard et l’enfant ». Malgré la variété des sujets, des angles et des images [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Le FIFO peut encore s’enorgueillir cette année de recevoir un hôte de marque en la personne de Luc Jacquet, cinéaste français qui a notamment  reçu l’Oscar du meilleur documentaire en 2006 pour « La marche de l’empereur » et de nombreuses récompenses pour « Le renard et l’enfant ». Malgré la variété des sujets, des angles et des images des films de Luc Jacquet, tous ont pourtant tous un point commun : ils racontent la nature, cette réalité fantastique qui sans le documentaire reste difficilement perçue. Interview. </strong></p>
<p><strong>Comment concevez-vous votre rôle de président du jury du FIFO ?</strong></p>
<p>Comme un grand moment de bonheur ! En tant que réalisateur, on ne voit malheureusement pas souvent le travail des autres. Cela me permettra d’apprécier les documentaires d’une région que je connais peu et d’une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> que je n’appréhende pas forcément, tournée vers la mer, les tropiques… De quoi attiser et satisfaire ma curiosité !</p>
<p><strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> est aux antipodes de votre terre de prédilection, l&#8217;Antarctique, avez-vous des attentes particulières en venant ici pour la première fois ?</strong></p>
<p>Non, et c’est un principe : je ne prépare aucun de mes voyages pour rester ouvert à tout ce que je vais rencontrer, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> de ne pas avoir de préjugé. Je me dis juste qu’on se fait facilement au climat chaud, et que la diversité des gens, des paysages et des cultures m’intéresse. Je suis tout simplement heureux et curieux de venir.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Les animaux sont le coeur de vos films ; quel animal aimeriez-vous filmer en</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> ?</strong></p>
<p>Le corail. Je sais que ça ne paraît pas très spectaculaire au premier abord, mais lorsqu’on commence à s’y intéresser, le corail est un véritable monde en soi, plein de vie et passionnant. En tant que réalisateur, c’est mon rôle de faire découvrir au public ce qu’il ne voit pas nécessairement à l’œil nu, d’amener son regard vers ce qui ne se voit pas toujours, de nourrir sa sensibilité en le plongeant dans un univers à part.</p>
<p><strong>C’est donc le monde animal dans sa globalité qui vous fascine ? </strong></p>
<p>Oui, je n’ai aucune préférence pour un animal, un sujet en particulier. L’extrême diversité du monde est la vraie chose qui me fascine.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui vous a le plus appris au cours de votre carrière ?</strong></p>
<p>Dans notre métier, on apprend tous les jours, de tout et de tout le monde. Chaque <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec film">film</a> que l’on fait remet en question le précédent… C’est cette dimension de chercheur, d’artisan même, de quête sans fin qui m’anime. Je suis meilleur aujourd’hui qu’il y a 10 ans et beaucoup moins bon que dans 10 ans.</p>
<p><strong>Quel regard portez-vous sur l&#8217;Océanie, sur le cinéma océanien ?</strong></p>
<p>Ce sera une grande découverte. Je connais un peu l’Australie, la Tasmanie, la Nouvelle-Zélande. Toutes ces cultures sont pour moi très exotiques, je suis donc particulièrement motivé pour les rencontrer, voir ce qu’elles ont à montrer et à dire.</p>
<p><strong>Selon vous, qu&#8217;est-ce qu&#8217;un « beau documentaire » ou un documentaire « réussi » ?</strong></p>
<p>C’est à la fois la rencontre d’une réalité et le regard particulier porté sur cette réalité. Le documentaire n’est pas objectif, selon moi, il est le travail de quelqu’un qui tient une caméra et raconte sa vision du monde à ceux qui n’ont pas l’opportunité de le voir tel quel. C’est une forme d’expression libre, j’apprécie lorsque la subjectivité du documentaire est assumée. La narration de la réalité demande une énergie considérable, à laquelle la rigueur de la fiction doit être apportée. Ce mélange des genres n’est pas facile, mais l’intérêt du documentaire tient justement à cette force qu’il possède et que la fiction ne peut pas reproduire.</p>
<p><strong>Y a-il des documentaires qui vous ont particulièrement marqué ?</strong></p>
<p>Les documentaires animaliers de David Parer, réalisateur australien, m’ont fait rêver quand j’ai commencé ce métier. Cela peut paraître banal, mais plus jeune, les films du Commandant Cousteau m’ont littéralement transporté… Il a contribué à faire découvrir la vie sous-marine au grand public comme personne auparavant.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets en ce moment ?</strong></p>
<p>J’en ai bien entendu 100 000 ! Je suis en train d’achever, après 2 ans de travail, un scénario sur les peintres de la préhistoire. Un sujet qui me permet de revenir aux origines des relations de l’homme et de la nature. Il est intéressant de constater que la première manifestation artistique de l’homme a consisté à peindre des animaux. Comme si pour se représenter lui-même, l’homme avait d’abord dû personnifier la nature. Par ailleurs, avec l’association que j’ai créé « Wild Touch »*, nous travaillons avec Francis Hallé, botaniste à l’origine du radeau des cimes**, à la réalisation et au financement d’un documentaire axé sur la sauvegarde du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> naturel : « Forêt tropicale humide ». Au rythme de la déforestation actuelle, il n’y aura plus de forêts primaires tropicales dans dix ans. Nous souhaitons laisser un témoignage aux générations futures sur ce qu’étaient ces grandes forêts sauvages d’Afrique, d’Amazonie et d’Asie du sud-est, autant de témoins de l’origine et de la puissance de la vie, source de la biodiversité.</p>
<p><strong>Un message à nos lecteurs en attendant le FIFO ?</strong></p>
<p>Je n’aime pas donner des leçons. J’ai juste envie de dire que je suis impatient de les voir au FIFO !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>* Voir <a href="http://www.wildtouch.org/">www.wildtouch.org</a></p>
<p>** Radeau des cimes : structure gonflable couplée à une montgolfière, qui permet l’accès à la canopée, la cime des forêts primaires. Cet outil de prospection a été mis au point dans les années 1980 par le botaniste Francis Hallé, l’aéronaute Dany Cleyet-Marrel et l’architecte Gilles Ebersolt.</p>
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		<title>La collection d’objets de la Société des Etudes Océaniennes affectée au Musée de Tahiti des Îles</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 08:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis 93 ans, la Société des Etudes Océaniennes, l’une des plus anciennes institutions culturelles du Pays, œuvre pour protéger, conserver et étudier l’héritage culturel polynésien. Sa collection d’objets, conservée au Musée de Tahiti et des Îles, a pu être affectée intégralement à l’Etablissement en octobre dernier, permettant à ces milliers de trésors d’envisager plus sereinement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Depuis 93 ans, la Société des Etudes Océaniennes, l’une des plus anciennes institutions culturelles du Pays, œuvre pour protéger, conserver et étudier l’héritage <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culturel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culturel">culturel</a> polynésien. Sa collection d’objets, conservée au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, a pu être affectée intégralement à l’Etablissement en octobre dernier, permettant à ces milliers de trésors d’envisager plus sereinement leur avenir. </strong></p>
<p><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p>La Société des Études Océaniennes est la plus ancienne société savante de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française. Elle a été créée le 1<sup>er</sup> janvier 1917 par un arrêté du Gouverneur Julien dans le but « d’étudier sur place, toutes les questions se rattachant à l’anthropologie, l’ethnologie, la philologie, l’archéologie, l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> et les institutions, mœurs, coutumes et traditions des Maoris de la Polynésie Orientale ». Il est aussi question de la conservation des monuments et objets ayant un intérêt historique ou artistique, avec la création, quelques mois plus tard, d’un musée « destiné à abriter les objets transportables dans un bâtiment fourni par le Territoire. » La S.E.O avait donc dès ses débuts la direction et la charge d’un musée d’ethnologie. Le gouvernement s’était en effet rendu compte de l’urgence qu’il y avait à rassembler et conserver des vestiges dont la disparition s’accélérait. Une des missions de la S.E.O consistait également à enrichir et diversifier les collections, mais les subventions étaient insuffisantes pour effectuer des achats de pièces intéressantes. Aussi, le noyau des collections fut d’abord composé par celles que le Frère Alain* (Joseph Guitton) avait patiemment réunies et qu’il remit généreusement à la S.E.O.</p>
<p>Lors de la création du Musée de Tahiti et des Îles en 1974, les collections ethnographiques, archéologiques et artistiques de l’ancien musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a> qui étaient jusqu’alors gérées jusqu’à lors par la S.E.O ont été naturellement déplacées vers le nouvel l’établissement. Elles ont toujours constitué une part importante des collections exposées, car en plus des oeuvres du Frère Alain, la S.E.O avait réussi à réunir d’autres trésors du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> polynésien. En tout, ce sont plus de 5 000 pièces qui ont été collectées (voir notre encadré).</p>
<p><strong>Le devenir des objets est clarifié</strong></p>
<p>La collection dite « de la S.E.O », en « dépôt » au Musée de Tahiti et des îles depuis presque 40 ans, n’était pas simple à gérer. En effet, le Musée de Tahiti n’étant que dépositaire des objets, « et par conséquent en toute logique juridique, si ces derniers pouvaient faire l’objet d’un gardiennage, ils ne pouvaient pas faire l’objet de dépenses par le Musée sur ses crédits, pour la restauration par exemple », explique Simone Grand, présidente de la S.E.O. Quelques dérogations ont néanmoins permis à certains objets de se refaire une beauté, mais à terme, « cela pouvait poser un réel problème, poursuit-elle. Nos prédécesseurs ont acquis et / ou reçus ces objets au nom de la S.E.O, pour la collectivité. Dorénavant, il semble logique que les objets deviennent la ‘propriété’ du Musée, parce que contrairement à nous, il a les moyens et les compétences pour les conserver. C’est même sa vocation. » En octobre 2010 était donc décidé l’affectation définitive de ces objets du patrimoine polynésien au musée de Tahiti et des îles – Te Fare Manaha.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Quelques objets phares de la collection </strong></p>
<p>Selon Tara Hiquily, parmi les objets les plus importants de la S.E.O, on peut citer :</p>
<p>- Ceux qui ont été rachetés par la S.E.O tels que le diadème marquisien <em>paekaha </em>de la collection Butteaud, ou encore les <em>ti’i</em> et le <em>fata</em> de la collection Otcenasek de Papara.</p>
<p>- Ceux que les chercheurs ont transmis après leur collecte tels que la collection d’oiseaux naturalisés de l’expédition américaine de la Whitney, la collection des <em>tiki</em> de Ra’ivavae, l’ancienne pirogue de Tatakoto, et la « baleinière » de Vahitahi collectées par des chercheurs du Bishop Museum d’Hawaii.</p>
<p>- Ceux saisis par les autorités alors qu’ils étaient sur le point d’être emportés illégalement hors de Polynésie, tels que les <em>tiki</em> monumentaux de Atuona à Hiva oa et de Hane à Ua Huka…</p>
<p>- Et enfin, les dons des Polynésiens au musée de Pape’ete tels que les lances ‘<em>omore</em>, Havivo i te ra’i de Mo’orea, et celle de la grande chefferie de Teha’apapa de Huahine, ainsi que la majeure partie des <em>ti’i</em>, <em>to’o</em> et <em>tiki</em>, en bois, en corail et en pierre.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>* Le Frère Alain, arrivé à Tahiti en 1879, a consacré sa vie à l’éducation. Il avait réservé une pièce de son école pour un musée d’ethnographie et d’histoire naturelle, constitué d’objets ethnographiques offerts par les élèves venus de tous les archipels (un masque de Tuteponganui de Hikueru (Tuamotu), des </em>penu<em>, des herminettes, etc.).</em><em> </em></p>
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		<title>Ti’i et compagnie</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 08:22:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Evoquer la diversité de nos histoires, de nos cultures et de nos esthétiques traditionnelles. Valoriser nos héritages culturels, témoins des origines de la Polynésie. Donner une visibilité à un patrimoine multiple souvent confondu. C’est en ces termes que l’on pourrait décrire les ti’i et tiki réalisés par l’association des élèves du Centre des Métiers d’Art [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/493__320x240_full_h39_oeuvre01.jpg" alt="full_h39_oeuvre01" title="full_h39_oeuvre01" />
</a>
<br />
<strong>Evoquer la diversité de nos histoires, de nos cultures et de nos esthétiques traditionnelles. Valoriser nos héritages culturels, témoins des origines de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>. Donner une visibilité à un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> multiple souvent confondu. C’est en ces termes que l’on pourrait décrire les <em>ti’i</em> et <em>tiki</em> réalisés par l’association des élèves du Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> pour l’hôtel Méridien. </strong></p>
<p>Ils sont 14 jeunes artistes en formation à avoir travaillé, ensemble, à concevoir les sculptures destinées à l’entrée de l’hôtel Méridien, à Punaauia. Les élèves de 2<sup>ème</sup> et 3<sup>ème</sup> années de sculpture du on ne peut plus dynamique Centre des Métiers d’Art ont uni leurs talents pour réaliser six œuvres de 2,50 mètres de hauteur chacune : deux <em>ti’i</em> des îles de la Société, deux <em>tiki</em> des Marquises, un des Australes et un des Gambier. « Le directeur du Centre a confié à notre association ce projet pour nous mettre au défi », explique Warren Teng Koan Cheung, président de Hiva Ora, l’association des élèves du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">CMA</a>. « Réaliser ces œuvres communes a été un échange très intéressant », confie quant à elle Vaihere Tauraa, élève de 3<sup>ème</sup> année et secrétaire de Hiva Ora. « Chacun a pu apporter ses idées et méthodes de travail. Ce fut un véritable challenge que nous sommes heureux d’avoir relevé, car nous avions deux semaines pour sculpter ces six <em>tiki</em>… Tout le monde a fait preuve de motivation et d’organisation pour y parvenir. »<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Œuvres authentiques et… pédagogiques </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Rendre hommage aux différentes identités de la Polynésie, telle était l’ambition de ce projet artistique. La statuaire polynésienne est l&#8217;un des faits artistiques les plus riches dans notre patrimoine et varie d’un archipel à un autre. De la finesse des formes des Australes à la richesse des motifs marquisiens en passant par la sobriété des contours de la Société, autant de valeurs caractéristiques de notre vaste Pays.</p>
<p>« Ce travail va plus loin qu’une simple commande de sculptures. Il y a un objectif  pédagogique derrière : aider au financement du déplacement de 10 élèves du Centre au Putahi II*, en Nouvelle-Zélande en janvier 2011 », explique Warren. Souvenez-vous du premier Putahi, initié par le Centre des Métiers d’Art en juin dernier, avec la venue de professeurs et d’étudiants d’universités néo-zélandaises et hawaiienne. Ce rassemblement artistique et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culturel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culturel">culturel</a> polynésien, par les rencontres qu’il occasionne, entend encourager l’émergence de jeunes créateurs contemporains Polynésiens. Il avait donné lieu à une exposition surprenante et innovante, riche de partages et de créativité.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Pourquoi des nouveaux <em>ti’i</em> au Méridien <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> ?</strong></p>
<p>Nicolas Gauthier, directeur de l’hôtel, a souhaité accorder une place plus importante à l’expression artistique polynésienne dans son établissement, en édifiant ces six nouveaux <em>ti’i</em>. « A mon sens et d’un point de vue touristique, tout ce qui se rapporte à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> ancestrale des Polynésiens est trop laissé pour compte. On connaît de la Polynésie ses lagons, ses perles, ses <em>vahine</em>, mais pas ses représentations artistiques traditionnelles pourtant si riches. Lorsque je suis arrivé à Tahiti, je m’attendais à trouver des sculptures, et notamment des <em>tiki</em> ou <em>ti’i</em>, partout… La réalité est toute autre, voilà pourquoi j’ai décidé d’installer à l’entrée du Méridien ces œuvres. Les lieux touristiques doivent refléter, valoriser la spécificité et la diversité de l’art polynésien. C’est aussi une manière de sensibiliser les visiteurs à la culture, leur permettant ainsi de découvrir facilement un de ses visages les plus authentiques. » Nicolas Gauthier a fait appel à Hiva Ora, l’association des élèves du Centre des Métiers d’Art pour concrétiser son projet, estimant que le CMA est le « garant de la pérennité de l’art traditionnel ». Et d’ajouter : « les élèves du Centre apprennent avec justesse et respect les formes culturelles, je savais que mon attente &#8211; avoir des œuvres à la fois originales et vivantes – serait comblée, participant en même temps au développement de la passion de ces jeunes artistes. »</p>
<p><em>* Sur le Putahi 1,</em><em> voir Hiro’a n°33-juin 2010. </em></p>
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		<title>La vallée de ‘Opunohu, un trésor bien gardé</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 07:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bienvenue dans l’une des plus belles vallées de Polynésie ! A deux brasses de Tahiti, la vallée de ’Opunohu est la plus fertile de l’île de Mo’orea. Sans doute une des raisons pour laquelle elle fut peuplée depuis les débuts de l’occupation de l’île par l’homme. Ce trésor maintes fois menacé de l’archipel des Iles de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Bienvenue dans l’une des plus belles vallées de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> ! A deux brasses de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, la vallée de ’Opunohu est la plus fertile de l’île de Mo’orea. Sans doute une des raisons pour laquelle elle fut peuplée depuis les débuts de l’occupation de l’île par l’homme. Ce trésor maintes fois menacé de l’archipel des Iles de la Société a pu être préservé jusqu’à nos jours grâce à une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> d’amitié, mais aussi par la volonté d’archéologues passionnés. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>De magnifiques forêts de <em>mape</em> renferment les anciens lieux de vie des Tahitiens, leurs <em>fare</em>, leurs <em>fa’a’apu</em>, leurs <em>marae</em>, leurs centres cérémoniels… tous les groupes de la société ancienne vivaient dans la vallée de ‘Opunohu.</p>
<p>Dans les années 1920, un jeune archéologue américain de Hawaii, Kenneth Pike Emory, vogue en direction des Iles de la Société. Il fait connaissance sur le bateau d’un riche propriétaire terrien d’origine américaine, Medford Kellum. De leur amitié est né le premier inventaire archéologique de cette vallée riche en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a>, mais surtout la volonté de préserver cet immense domaine privé, pour l’avenir de la Polynésie.</p>
<p>Depuis, le domaine est passé au Pays, mais avant cela, sans la protection de la famille Kellum, de nombreux sites auraient probablement disparu sous l’exploitation agricole. Aujourd’hui, il s’agit d’une des dernières grandes vallées encore préservées des Iles-du-Vent, une sorte de « vallée-fossile » pour les futures générations d’archéologues et d’historiens polynésiens.</p>
<p>En 1961, Roger C. Green &#8211; un grand archéologue américain récemment décédé &#8211; et son équipe entreprennent l’étude détaillée de la vallée, et se concentrent sur le secteur de l’ancien district de Tupauruuru. Grâce à ses découvertes sur le site d’Opunohu, il a permis un enrichissement très important de nos connaissances sur l’ancienne société tahitienne et ses lieux de vie, notamment les différentes formes de <em>marae</em>, qu’il a pu relier aux groupes sociaux principaux (résidences et <em>marae</em> d’<em>ari’i</em>, maisons et <em>marae</em> de <em>manahune</em>, petits sanctuaires spécialisés, etc.).</p>
<p>Dans les années 1990, Dana Lepofsky étudia les vestiges agricoles de la vallée. Dès 1999, c’est Jennifer Kahn qui poursuit les recherches, en réalisant sa thèse sur les sites d’habitation de la vallée. Ses travaux ont permis de dater l’intensification de l’habitat en fond de vallée à partir du 15<sup>e</sup> siècle après J.-C. Depuis, elle poursuit les découvertes de nouveaux secteurs de la vallée, en particulier l’ancien district de Amehiti, qui se révèle beaucoup plus riche en vestiges archéologiques que ce qui avait été inventorié jusque-là. Ses très récents travaux (2010) sur les blocs de corail utilisés dans la construction des <em>marae</em> ont permis de les dater avec une grande précision. Elle a également pu percevoir les reconstructions de certains <em>marae</em>, entreprises au cours des 17<sup>e</sup> et 18<sup>e</sup> siècles pour les agrandir et les dédier au nouveau dieu ‘Oro.</p>
<p>Ces nouvelles informations permettent d’affiner la connaissance de l’histoire de la vallée, écrite à partir des traditions orales et des traces laissées par les ancêtres dans le sol…. C’est pour l’heure le seul site des Iles de la Société pour lequel on connaît mieux qu’ailleurs la succession des générations d’hommes, celles que la mémoire humaine a oubliée depuis longtemps.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p>Depuis le 1er janvier 2010, le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et du patrimoine se charge du nettoyage et de l’entretien des <em>marae</em> Ahu o Mahine, Afare’aito et Tetiiroa, des plates-formes d’archer ainsi que du petit sentier aménagé qui relie ces sites archéologiques.</p>
<p>Pour en savoir plus sur l’histoire traditionnelle de la vallée ainsi que sur le détail des sites archéologiques restaurés<strong>, </strong>consultez <span style="text-decoration: underline;">www.culture-patrimoine.pf</span>.</p>
<p>Mape : <em>Inocarpus fagifer, « </em>le châtaignier tahitien », <em>grand arbre au feuillage sombre et au tronc bosselé. Ses fruits sont souvent comparés aux châtaignes</em></p>
<p>Fare : maison, <em>désigne toutes sortes d’édifices d’habitation</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Fa’a’apu : <em>terrain de culture, jardins</em></p>
<p>Marae : <em>temple sacré</em></p>
<p>Ari’i : <em>chef </em></p>
<p>Manahune : <em>classe inférieure de l&#8217;ancienne société tahitienne</em></p>
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		<item>
		<title>Vivement 2011 !</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/12/vivement-2011/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 07:49:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Ce qui se prépare]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
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		<description><![CDATA[Rassembler les artistes du Pacifique pour encourager l’expression artistique, l’échange culturel, inscrire l’art de Polynésie française dans le paysage artistique océanien telles sont les ambitions du Putahi dont le premier événement s’est déroulé en juin et juillet derniers au Centre des Métiers d’Art*. Une démarche porteuse qui n’a pas dit son dernier mot ! Le Putahi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/487__320x240_full_h39_cequiseprepare_cma01.jpg" alt="full_h39_cequiseprepare_cma01" title="full_h39_cequiseprepare_cma01" />
</a>
<br />
<strong>Rassembler les artistes du Pacifique pour encourager l’expression artistique, l’échange <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culturel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culturel">culturel</a>, inscrire l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française dans le paysage artistique océanien telles sont les ambitions du Putahi dont le premier événement s’est déroulé en juin et juillet derniers au Centre des Métiers d’Art*. Une démarche porteuse qui n’a pas dit son dernier mot ! Le Putahi 2 est en effet prévu du 3 au 23 janvier en Nouvelle-Zélande. L’année 2011 s’annonce décidément bien, puisque c’est aussi le retour du FIFO. </strong></p>
<p><strong>Putahi, la suite</strong></p>
<p>Dix élèves du Centre des Métiers d’Art (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">CMA</a>) vont se rendre au « Pays du long nuage blanc » pour poursuivre le programme initié il y a quelques mois à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>, lors du premier Putahi. Une équipe de sculpteurs et graveurs vont retrouver leurs amis maoris et hawaiiens pour échanger, partager et créer. Les mots d’ordre : Polynésien et contemporain ; les impératifs : comprendre, imaginer, explorer.</p>
<p>« Nous retrouverons en Nouvelle-Zélande les mêmes enseignants et artistes des universités de Waikato, Massey et Hawaii du premier Putahi à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, mais aussi de nouveaux puisque le souhait de ces rencontres est de mettre en place un réseau voué à se développer  », explique Tokai Devatine. Le Putahi aura lieu dans deux lieux différents, poursuit Tokai. A Hamilton (université de Waikato) pour suivre des conférences, réaliser des œuvres et exposer à l&#8217;université. Nous nous rendrons ensuite à Nga Putahi, un village dans le centre de l&#8217;île Nord au milieu de la forêt, pour travailler dans cet environnement naturel préservé. Les pilotes de l&#8217;organisation du Putahi, Donn Ratana et Chaz Doherty, ont prévu de nous faire visiter quelques hauts lieux du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> maori et de nous faire rencontrer différentes tribus. »</p>
<p>Des travaux nés des réflexions et questionnements amenés par ces échanges seront réalisés dans des ateliers d&#8217;infographie, de peinture, d&#8217;impression, de photographie, de sculpture, de gravure et de tressage, « afin de matérialiser nos pensées, expériences et émotions ».</p>
<p>Les productions de ce Putahi 2 vous seront dévoilées dans un prochain Hiro’a et, comme lors du premier Putahi, elles vont sans nul doute nous surprendre une nouvelle fois.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>* Voir Hiro’a n° 33, juin 2010. </em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>8<sup>ème</sup> FIFO 2011</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Il revient et comme chaque année, on l’attend avec impatience notre FIFO, pour profiter d’une sélection fantastique de documentaires nous dévoilant l’Océanie avec la magie de l’image…C’est la promesse de découvertes humaines, géographiques, sociologiques ou environnementales en profondeur, en humour, en émotion, en intimité. Véritable révélateur de talents, cette compétition nous offre l’opportunité de découvrir des films venus du grand océan en avant-première à Papeete. Le FIFO est aussi l’occasion de partager et de participer à des réflexions essentielles au développement de notre région, mais aussi d’apprendre à se familiariser avec l’univers audiovisuel. On attend encore du beau monde pour le FIFO 2011 : rendez-vous très vite dans le Hiro’a du mois de janvier !</p>
<p><strong>Du 22 au 30 janvier, à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a></strong></p>
<p>Avec : projections de films de 8h à 23h, nuit du court métrage océanien, 3<sup>ème</sup> rencontres numériques du FIFO, ateliers (montage audiovisuel, prises de vue, écriture de scénario), 5<sup>ème</sup> colloque des télévisions océaniennes, pitch international, etc.</p>
<p>+ d’infos : <a href="http://www.filmfestivaloceanie.org/">www.filmfestivaloceanie.org</a></p>
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		<title>C’est beau la diversité !</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 19:42:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<category><![CDATA[culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Le festival ornithologique 
Grand succès pour cet événement inédit, organisé en septembre à la Maison de la Culture par l’association Manu et l’établissement. Plus de 3 000 visiteurs sont venus à la rencontre du monde des oiseaux et ont pu découvrir les merveilles et enjeux de ce monde fragile au travers des nombreuses animations qui leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le festival ornithologique </strong></p>
<p>Grand succès pour cet événement inédit, organisé en septembre à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> par l’association Manu et l’établissement. Plus de 3 000 visiteurs sont venus à la rencontre du monde des oiseaux et ont pu découvrir les merveilles et enjeux de ce monde fragile au travers des nombreuses animations qui leur étaient destinées : exposés et expositions, contes, films, etc.</p>
<p><strong>Fête de la science</strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/38_hiroa/full_h38_retoursur_journeescience.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic468]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/468__320x240_full_h38_retoursur_journeescience.jpg" alt="full_h38_retoursur_journeescience" title="full_h38_retoursur_journeescience" />
</a>
<br />
Promouvoir la science auprès du grand public en rendant cet univers de savoirs et de connaissances accessible au plus grand nombre, tel est l’objectif de cette manifestation qui s’est tenue en octobre à la Présidence. Cette année, le thème était celui de l’avenir de la biodiversité et de la bioéthique. Des agents du service de la Culture et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a> ont participé à ces journées, lors desquelles ils ont pu faire part de leurs recherches en rapport avec la biodiversité, notamment à travers les exemples du <em>fe’i</em> (banane plantin endémique à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>) et les langues polynésiennes.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pris en flagrant délit !</strong></p>
<p>Souvenez-vous du « parcours polar », organisé à l’occasion du Salon du Livre le 16 octobre. Un vrai succès que l’on doit à un thème bien choisi, le polar donc, permettant de libérer son inventivité ! En témoigne entre autres le travail du Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> qui, la veille de l’enquête, s’est emparé de la ville pour « habiller » les étapes de l’enquête en polar, ainsi que la participation de la population : plus de 300 enquêteurs se sont pris au jeu et ont déniché le tueur…<em> </em></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/11/c%e2%80%99est-beau-la-diversite/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		<title>Pour ne jamais oublier les himene tarava…</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 19:38:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Trésors vivants]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous connaissez tous Mama Iopa, professeur de chants traditionnels au Conservatoire Artistique de Polynésie française. Profondément attachée à cet art qu’elle contribue à faire vivre auprès de nos jeunes enfants, elle ne se contente néanmoins pas de l’enseigner. Mama Iopa a en effet entrepris depuis plusieurs années un chantier d’envergure : la transcription des tarava en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/467__320x240_full_h38_tresor02-jpeg.jpg" alt="full_h38_tresor02-jpeg" title="full_h38_tresor02-jpeg" />
</a>
<br />
<strong>Vous connaissez tous Mama Iopa, professeur de chants traditionnels au Conservatoire Artistique de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française. Profondément attachée à cet <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> qu’elle contribue à faire vivre auprès de nos jeunes enfants, elle ne se contente néanmoins pas de l’enseigner. Mama Iopa a en effet entrepris depuis plusieurs années un chantier d’envergure : la transcription des <em>tarava</em> en notation occidentale sur des portées… </strong></p>
<p>Mama Iopa accomplit pour les <em>tarava</em> un véritable travail de fond, aussi rigoureux que nécessaire. Pourtant, personne ne le lui a demandé : elle le fait pour elle, pour les générations à venir, par amour de sa <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>. Comme une petite fourmi, Mama Iopa gratte des dizaines et des dizaines de notes sur des partitions, réunies dans « son cahier de musique », déjà presque complet. Un véritable trésor sur le <em>himene </em>et pour la continuité de ce <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> unique, qui n’a jamais fait l’objet de recueil.</p>
<p><strong>Pourquoi fais-tu ce travail ?</strong></p>
<p>Jusqu’à aujourd’hui, les <em>tarava</em> se transmettent oralement. De moins en moins de personne s’intéresse au chant traditionnel. Je crains qu’à terme et faute d’intérêt, on oublie définitivement nos <em>tarava</em>. Le fait de les écrire sur des partitions permettra de les conserver. D’autre part, transcrire une chanson ou musique, ce n&#8217;est pas seulement la sauvegarder définitivement, c’est aussi la préserver de la libre interprétation parfois préjudiciable à l&#8217;authenticité.</p>
<p><strong>Techniquement, comment procèdes-tu ?</strong></p>
<p>J’écris les partitions voix par voix, au nombre de 9 dans un <em>tarava</em> (voir notre encadré). Tous les <em>himene</em> sont construits avec ces différentes voix, associées à des mélodies précises et qui s’équilibrent les unes avec les autres. J’ai eu la chance d’apprendre le solfège il y a bien longtemps, ce qui me permet de traduire une sonorité en notes et ainsi de la figer.</p>
<p><strong>Quel est ton souhait pour l’avenir des <em>tarava</em> ?</strong></p>
<p>Qu’on les prenne davantage à cœur, et plus sérieusement. Ma grande inquiétude est de ne trouver personne à qui léguer mon savoir sur les <em>himene</em>. Les cours du Conservatoire, à ce titre, sont indispensables. Mais il faut une passion et une patience sans borne pour appréhender cet art dans sa complexité et profondeur.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Le himene <em>tarava</em>, c’est quoi ? </strong></p>
<p>Il existe trois sortes de <em>himene </em>: le <em>tarava</em>, le <em>ru’au</em> et le ‘<em>ute</em>. Le <em>tarava</em> est le chant le plus complexe. Interprété par tout le groupe de chant &#8211; entre 60 à 80 chanteuses et chanteurs – il est dirigé par le <em>ra&#8217;atira</em> (chef de groupe). Ode à la nature, à sa beauté et ses bienfaits, récit d’une légende, d’une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> glorieuse ou célébration des dieux, le <em>tarava</em> s’exprime tout en poésie. On distingue les <em>tarava</em> en fonction des archipels d’où ils proviennent : <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, Raromatai (îles Sous-le-Vent) et Tuhaa pa’e (Australes), car les légendes, les histoires et les traditions qu’ils évoquent sont spécifiques à ces îles.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Les voix des <em>tarava</em> Tahiti et Raromatai</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>faa’ara’ara </em>: voix féminines qui ouvrent le chant</p>
<p><em>tamau</em> <em>raro </em>: voix féminines hautes</p>
<p><em>tamau</em> <em>ni’a </em>: voix féminines basses</p>
<p><em>perepere </em>: voix féminines aigues qui rythment le chant</p>
<p><em>mape’e </em>: voix féminines et masculines en même temps</p>
<p><em>tuo </em>: voix masculines</p>
<p><em>ha’u </em>: voix masculines très graves, qui sont soufflées et rythment le chant</p>
<p><em>huti </em>: voix féminines</p>
<p><em>fa’ahoro </em>: voix masculines</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>Tarava</em> Tuhaa pa’e : idem, sans le <em>huti</em> et <em>fa’ahoro</em>.</p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Face au monde numérique</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 19:23:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Si la préservation des éléments clé du patrimoine polynésien est un travail de tous les instants, leur valorisation constitue également un défi majeur, que les établissements et services culturels du Pays relèvent en unissant, comme ils en ont pris l’habitude, leurs forces. Ce, parallèlement au souci de faciliter l’accès du plus grand nombre aux savoirs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/463__320x240_full_h38_edito-jpeg.jpg" alt="full_h38_edito-jpeg" title="full_h38_edito-jpeg" />
</a>
<br />
Si la préservation des éléments clé du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> polynésien est un travail de tous les instants, leur valorisation constitue également un défi majeur, que les établissements et services culturels du Pays relèvent en unissant, comme ils en ont pris l’habitude, leurs forces. Ce, parallèlement au souci de faciliter l’accès du plus grand nombre aux savoirs d’hier et d’aujourd’hui en matière de chants et danses, de musiques, de rythmes et de percussions traditionnelles, ainsi qu’à une filmographie précieuse autant que recherchée pour la valeur de ses témoignages, de ses regards.</p>
<p>Face à l&#8217;émergence des nouvelles technologies, la mise en ligne d’éléments choisis de notre patrimoine est donc la réponse appropriée à ce défi imposé, il faut le dire, par un modernisme peu regardant sur les spécificités de notre identité, dont nous sommes les gardiens et les acteurs. Outre un témoignage attestant la vitalité de nos arts traditionnels, la « mise en ligne » affirme donc l’énergie et l’authenticité des arts polynésiens parfois « ponctionnés » hors nos frontières.</p>
<p>Août 2010 a vu le lancement par l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a> de <a href="http://www.hiroashop.pf/">www.hiroashop.pf</a> , point d&#8217;accès bilingue (français et anglais) à plus de 300 produits culturels polynésiens. Une étape essentielle et décisive est désormais franchie : il ne reste plus qu’à l’enrichir et la développer.</p>
<p>C’est sans doute plus facile à dire qu’à faire : le passage à l’univers numérique offre un nombre infini de possibilités pour la diffusion des œuvres culturelles, tout comme l’outil technologique ouvre également l’accès à de nouvelles pratiques culturelles, de nouvelles manières d’écouter de la musique, de regarder des films, de visiter des expositions, de lire un livre.</p>
<p>Le monde est devenu un village. A nous d’y trouver notre place, sans refuser cette formidable opportunité de rencontre des cultures, mais sans rien céder de nos choix fondamentaux.</p>
<p>Ce numéro de Hiro’a témoigne des efforts, avancées, questionnements réalisés dans ce domaine. Vous y constaterez enfin le dynamisme et la richesse du secteur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culturel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culturel">culturel</a> polynésien. Novembre, riche en événements, vous propose un très beau spectacle de marionnettes entièrement créé par la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>, « Les aventures de Rata » qui passionnera les petits comme les grands. De la magie des <em>himene</em> aux dernières nouvelles archéologiques en passant par la vie des établissements, vous avez de quoi nourrir votre curiosité.</p>
<p>En vous souhaitant une excellente lecture.</p>
<p>La famille Hiro’a</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/11/face-au-monde-numerique/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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