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	<title> &#187; patrimoine</title>
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		<title>Mission : l’avenir du patrimoine de Raivavae</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 20:20:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En décembre dernier, une équipe du Service de la Culture et du Patrimoine s’est rendue à Raivavae, dans l’archipel des Australes, afin d’avancer sur le Plan de Sauvegarde du Patrimoine polynésien initié en 2006, dont Hiro’a vous a parlé à de nombreuses reprises. Retour sur cette mission et ses issues, très favorables pour l’avenir du [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>En décembre dernier, une équipe du </strong><strong>Service de la Culture et du Patrimoine s’est rendue à Raivavae, dans l’archipel des Australes, afin d’avancer sur le Plan de Sauvegarde du Patrimoine polynésien initié en 2006, dont Hiro’a vous a parlé à de nombreuses reprises. Retour sur cette mission et ses issues, très favorables pour l’avenir du patrimoine de l’île.</strong></p>
<p>Teddy Tehei, chef du Service, s’est déplacé à Raivavae accompagné de trois de ses collaborateurs : Raymond Graffe (archéologie), Edmée Hopuu (ethnologie et traditions orales) ainsi que Matahi Chave (développement culturel). L’objectif était de mettre en place un programme de restauration et de valorisation de certains <em>marae</em> de l’île, à la demande de l’association Taurana, présidée par Jimmy Opeta et qui regroupe la communauté de Raivavae résidant à Tahiti.</p>
<p><strong>Un patrimoine d’une grande richesse </strong></p>
<p>A ce jour, plus de 600 structures (<em>marae</em>, structures d’habitations etc.) ont été inventorié à Raivavae. S’il est impossible pour le moment pour le Service de la Culture de restaurer tous les sites de l’île, il est néanmoins envisageable d’en sauvegarder quelques-uns, parmi les sites classés en priorité. Pour mémoire, 16 <em>marae</em> de Raivavae ont été classés*.</p>
<p>Aussi, en collaboration avec l’association Taurana, l’équipe du Service a identifié trois <em>marae</em> classés à restaurer et à valoriser : le <em>marae</em> Te Mahara et le <em>marae</em> Atorani, classés en 1952 ainsi que le <em>marae</em> Pomavao (ou Pomoavao), classé en 1936.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un travail d’équipe</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pour mener à bien cette mission d’envergure, le Service de la Culture compte mettre en place un partenariat actif avec la population de Raivavae. « En effet, il nous faut le concours de la population, explique Matahi Chave, et surtout l’aval des propriétaires terriens des emprises foncières sur lesquelles se trouvent ces <em>marae</em>. Notre ambition est de mettre en place un programme qui va permettre d’engager des travaux de restauration et de mettre en valeur ces sites, et ce travail doit se faire en collaboration avec la population ». Il s’agit donc pour le Service de travailler avec toutes les bonnes volontés de l’île, à commencer par la commune, le milieu associatif, les entreprises de l’île peut-être, ainsi que les administrations qui se trouvent sur Raivavae telles que le Service de l’Equipement et le Service de l’Agriculture.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un état des lieux contrasté… </strong></p>
<p>Un constat s’impose : les sites de Raivavae se trouvent dans des états très différents. Si certains sont totalement bouleversés avec de grandes difficultés pour les restaurer, d’autres ont été relativement bien conservés, d’autres enfin ont déjà été restaurés par le Service il y a quelques années* ; pour ces derniers cas, la valorisation sera beaucoup plus aisée à mettre en œuvre.</p>
<p><strong>Plan d’action</strong></p>
<p>Outre la restauration des sites, le Service de la Culture devra mettre en place des périmètres de sécurité, avec parfois des élagages, voire des abattages d’arbres en cas de nécessité, etc. « Ce plan d’action ne peut se faire qu’avec l’accord des propriétaires terriens et c’est un travail patient de recherches documentaires et de communication que l’on doit entamer à présent, affirme Matahi Chave. Il faut identifier et établir une relation avec les propriétaires, afin que ces personnes participent au travail de restauration des <em>marae</em> de l’île. Car le patrimoine de Raivavae leur appartient avant tout ! »</p>
<p>* Par l’arrêté n° 1156 a.a du 03 septembre 1952 (JOPF du 15 septembre 1952, p. 402, portant classement en vue de leur protection de monuments des îles Australes).</p>
<p>* Mission Marchesi en 2004, avec l’association Raimoana no Raivavae. Les <em>marae</em> Puapuatiare, Mauna Oto et Pomaovao (ou Pamavao) avaient fait l&#8217;objet d&#8217;une restauration (parfois partielle) lors de cette mission.</p>
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		<title>Quand la Polynésie s’expose</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 02:18:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ia ora na Tahiti au musée de la  Poste de Paris
Du 4 novembre 2009 au 30 janvier 2010, le musée de la  Poste propose une exposition originale, qui guide le visiteur à travers l’histoire du timbre poste polynésien, et avec lui, l’emmène à la rencontre du patrimoine et de l’identité de nos îles. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ia ora na Tahiti au musée de la  Poste de Paris</strong></p>
<p>
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</a>
<br />
Du 4 novembre 2009 au 30 janvier 2010, le musée de la  Poste propose une exposition originale, qui guide le visiteur à travers l’histoire du timbre poste polynésien, et avec lui, l’emmène à la rencontre du patrimoine et de l’identité de nos îles. Le musée de Tahiti et des Îles a été sollicité pour prêter des œuvres ; une trentaine de <em>tiki</em>, <em>ti’i</em>, tambour, pagaie, chapeaux et autres costumes de danse accompagneront la collection de timbres, pour leur donner corps et inviter les spectateurs au plus près de la  Polynésie.</p>
<p><strong>Pour en savoir plus : http://musee.laposte.cvf.fr</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le Centre des Métiers d’art </strong><strong>au Festival Amérindien</strong><strong> </strong></p>
<p>En juin dernier, une équipe du Centre des Métiers d’Art s’est rendu à Montréal, au Canada, lors de ce festival qui rassemblait les populations autochtones des continents américains. Le thème de cette 19<sup>ème</sup> édition : « Rendez-vous avec la culture <em>ma’ohi</em> de Polynésie française ». 6 élèves, graveurs et sculpteurs*, 3 enseignants et le directeur ont donc fait le voyage afin de faire découvrir le savoir-faire en matière d’art visuel polynésien. Ce déplacement a permis aux élèves du Centre d’exposer leurs compétences techniques acquises durant leur formation avec succès, de rencontrer des artistes issus d’autres cultures pour nourrir leur propre travail. Une magnifique expérience !</p>
<p><em>* </em><em>Steeve TEROU, Maili TAORA, Yens ROCHETTE, Steven TUTAVAE, Tuihani TEISSIER et Philippe AUKARA. </em><em> </em></p>
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		<title>Le service de la Culture tisse sa toile</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 02:06:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Toujours dans l’objectif de mieux vous servir, le service de la Culture et du Patrimoine est fier de mettre à votre disposition leur site internet ! Tout nouveau, tout beau, cet outil représente surtout une mine d’informations pour tous les passionnés de culture. 
www.culture-patrimoine.pf
Pour découvrir la culture et le patrimoine de la Polynésie française, rendez-vous sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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<br />
<strong>Toujours dans l’objectif de mieux vous servir</strong><strong>, le service de la Culture et du Patrimoine est fier de mettre à votre disposition leur site internet ! Tout nouveau, tout beau, cet outil représente surtout une mine d’informations pour tous les passionnés de culture. </strong></p>
<p><a href="http://www.serviceculture.pf/">www.culture-patrimoine.pf</a></p>
<p>Pour découvrir la culture et le patrimoine de la Polynésie française, rendez-vous sur www.culture-patrimoine.pf, le portail web du service du même nom. Ce site a été créé en collaboration avec le service Informatique du Pays pour l’élaboration de la chartre graphique et de tout l’aspect technique, et est géré par la cellule Développement culturels et communication du Service de la Culture et du Patrimoine. Faire connaître leur travail, leurs missions, leurs projets, les partager entre agents du service ainsi qu’avec les internautes, leur offrir la possibilité de consulter des documents intéressants et utiles, voici le credo de ce site riche et varié. En plus de l’historique de la création du service en 2001, retrouvez toutes les informations relatives aux différents bureaux : centre documentaire, patrimoine ethnologique, archéologique, historique, développement culturel et communication), leur programme annuel et leurs actualités. Vous pourrez également télécharger de nombreux textes de références : l’intégralité des numéros des Dossiers d’Archéologie Polynésienne, des fiches thématiques en rapport avec l’archéologie, l’histoire ou encore les traditions orales, des documents pédagogiques (livrets d’activité) en rapport avec les évènements culturels, ainsi que les articles du magazine Hiro’a liés au service. Des formulaires pratiques (demandes de subventions, d’emplacements sur la place Vaiete, etc.) peuvent également être téléchargés. Vous apprécierez sans aucun doute les cartes de Tahiti et Moorea, indiquant tous les sites et monuments naturels classés. Un outil idéal pour partir à leur découverte ! De nombreuses photos viennent parfaire le tout, pour une véritable immersion au cœur de la culture et des traditions polynésiennes. Bien entendu, le site est voué à s’étoffer, avec très bientôt la possibilité de visionner en ligne les vidéos du service… Bien d’autres sources d’enrichissement culturel vous attendent encore, alors visitez régulièrement <a href="http://www.culture-patrimoine.pf/">www.culture-patrimoine.pf</a> !</p>
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		<title>La proue de la pirogue de Pouvanaa ressuscitée</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 00:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Saviez-vous que Pouvanaa A Oopa, dit aussi « le metua », alors cantonné sur son île natale de Huahine, avait construit une pirogue afin de pouvoir « s’échapper » à Bora Bora, dans le but de lancer un message à la France ? Voici le récit de cette histoire étonnante, dont il nous reste aujourd’hui un témoin d’une grande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Saviez-vous que Pouvanaa A Oopa, dit aussi « le <em>metua </em>», alors cantonné sur son île natale de Huahine, avait construit une pirogue afin de pouvoir « s’échapper » à Bora Bora, dans le but de lancer un message à la France ? Voici le récit de cette histoire étonnante, dont il nous reste aujourd’hui un témoin d’une grande valeur historique : la proue de sa pirogue. </strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa27_dec2009/80027lesaviezvous06.jpg" title="" class="shutterset_singlepic226"  rel="lightbox[1564]">
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</a>
<br />
Nous sommes à la fin de la deuxième Guerre Mondiale, en Polynésie. Pouvanaa, qui rédige et fait circuler d’interdites pétitions pour dénoncer les injustices sociales et autres profiteurs de guerre, se fait arrêter à Mahina le 12 août 1942. Il est alors assigné en résidence à Huahine. Il y demeure huit mois, vivant de l&#8217;agriculture et de la pêche, oeuvrant à la reconstruction de la maison paroissiale protestante  de  Haamene à Fare. Là, dans le plus grand secret, avec son ami Teata, ils taillent une pirogue dans le tronc d&#8217;un manguier… Leur objectif ? Quitter l&#8217;île. Ils entendent rejoindre la base militaire américaine de Bora Bora d&#8217;où ils pourront télégraphier leurs messages au Général de Gaulle.</p>
<p>Pouvanaa et Teata quittent Huahine de nuit aux alentours du 12 avril 1943. Leur pirogue est lourde, chargée de nourriture, de régimes de bananes, et de <em>hue</em> -calebasses &#8211; contenant de l&#8217;eau.</p>
<p>Leur traversée dure probablement trois jours. Ils rejoignent Bora Bora, occupée par six mille soldats américains, qui vit alors coupée du reste de la Polynésie.</p>
<p>Un voyage périlleux qui ne portera pas ses fruits, puisqu’à peine arrivés à Bora Bora, Pouvanaa et Teata sont aussitôt arrêtés et emprisonnés à Raiatea…</p>
<p><strong>Un témoin fragile</strong></p>
<p>Aujourd’hui, de cette histoire mouvementée, il nous reste toutefois un symbole, précieux et fragile : la proue de sa pirogue. Nous ne savons pas comment celle-ci est retournée à Huahine, mais elle y reposait dans le <em>fare potee</em> de l’association culturelle Opu Nui, prêtée gracieusement par les ayants-droits, notamment la petite fille de Pouvanaa, Lola Oopa Tetuanui.</p>
<p>Lorsque, lors d’un séjour à Huahine, Martine Rattinassamy, du Service de la Culture et du Patrimoine, découvre ce témoin historique unique, en proie aux dommages climatiques irréversibles, elle n’a qu’une volonté : ramener à Tahiti cette proue afin de la mettre à l’abri, pour qu’elle soit conservée dans de bonnes conditions dans les réserves du Musée de Tahiti et des Îles. Les ayants droits ont accepté de la lui confier. Aujourd’hui, la proue a été rapatriée et repose dans les bureaux du Service de la Culture, en attendant son dépôt au Musée. « Pouvanaa fait parti de l’histoire de la Polynésie, nombreux sont les Polynésiens qui cherchent à réhabiliter son nom. Cette proue est important car elle représente le symbole de sa lutte pour la vérité et la dignité. A ce titre, il est primordial d’en prendre soin ! »</p>
<p><strong>Pour en savoir plus…</strong></p>
<p><strong>Pouvanaa a Oopa : père de la culture politique tahitienne </strong></p>
<p><strong>Biographie écrite par Bruno Saura ; traduite en tahitien par Valérie Gobrait. – </strong></p>
<p><strong>Editions Au Vent des îles</strong></p>
<p>Construite autour d&#8217;un texte inédit &#8211; le journal de Pouvanaa pendant la seconde guerre mondiale &#8211; cette biographie bilingue français-tahitien retrace près d&#8217;un siècle d&#8217;histoire. Elle restitue les épisodes déjà célèbres de la vie politique du député et s&#8217;efforce de combler les lacunes relatives à ses origines familiales, à sa jeunesse, également à son exil en France de 1960 à 1968 et aux dernières années de sa vie.</p>
<p><strong>En vente dans les librairies de la place à partir de 4 500 Fcfp.</strong></p>
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		</item>
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		<title>Les trésors Mangaréviens honorés…</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jan 2010 00:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous êtes nombreux à avoir admiré les trésors de Mangareva, en escale au Musée de Tahiti et des îles de juin à septembre derniers, lors de l’incroyable exposition « Mangareva ». Trésors cultuels et culturels, personne n’osait croire qu’un jour ils reviendraient, qu’ils seraient là, réunis à nouveau. Et pourtant… Désormais, Ils seront à jamais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous êtes nombreux à avoir admiré les trésors de Mangareva, en escale au Musée de Tahiti et des îles de juin à septembre derniers, lors de l’incroyable exposition « Mangareva ». Trésors cultuels et culturels, personne n’osait croire qu’un jour ils reviendraient, qu’ils seraient là, réunis à nouveau. Et pourtant… Désormais, Ils seront à jamais dans la mémoire de tous ceux qui ont eu la chance de les approcher. Tara Hiquily, chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Iles et commissaire de l’exposition, nous offre un compte-rendu de la venue de ces trésors.</strong></p>
<p>
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</a>
<br />
« Le jour se leva ce matin du 20 juin, jour de l’inauguration de l’exposition ‘Mangareva’, lorsque le ciel de Tahiti était éclipsé par une brume épaisse laissant filtrer une lumière nacrée sur l’île qui se réveillait. Nous étions au plus fort de la saison sèche, il n’était pas tombé une goutte d’eau depuis plusieurs mois. La pluie épaisse et fine semblait former une chape de plomb… Etait-ce la manifestation des dieux de Mangareva, qui signalaient leur présence ?</p>
<p>À 17 heures, la pluie avait cessé de tomber, le soleil commençait à disparaître derrière l’île de Moorea. Au milieu de la clairière bordée de cocotiers au centre du jardin du Musée de Tahiti et des Îles, le pasteur de la paroisse de Nu’uroa lança les premières paroles polynésiennes dans ce lieu mythique, où rayonnait jadis le grand <em>marae</em> Taputapuatea de Tahiti nui. Ce fut ensuite notre tour, et à l’unisson le personnel du Musée entonna un <em>himene tarava raromata’i</em> en l’honneur des Mangaréviens et de leurs dieux originels. Puis, le son des tambours crépita, les chants emplirent ce lieu si sacré, les danseuses et les danseurs martelaient le sol avec leurs talons baignant dans la lumière chaude et dorée des rayons du soleil de cette fin d’après-midi… Nous vivions des instants magiques.</p>
<p>Le vernissage de l’inauguration fut un immense succès, mais le lendemain, le jour de l’ouverture officielle au public de l’exposition le fut peut-être davantage. Depuis la matinée, des <em>trucks</em> pleins acheminaient au Musée la communauté mangarévienne de Tahiti de toutes les générations. Tels des pèlerins, ils arpentaient les salles du Musée où tout comme la majorité des Polynésiens de l’ancienne génération, ils n’avaient jamais mis les pieds, ou plutôt je devrais dire ‘n’avaient jamais osé’. Le groupe de danse Toromiki Agaauru interpréta à nouveau son <em>pe’i</em> devant une foule qui lançait des cris de joie, les <em>mamas</em> se levaient et dansaient. La joie et une grande fierté pouvaient se lire sur tous les visages.</p>
<p>Les 90 jours de l’exposition furent le théâtre d’un ravissement permanent tant le nombre des visiteurs, Mangaréviens, Tahitiens, Polynésiens, résidents de toutes origines, touristes, enfants, parents et grands-parents furent nombreux, et même plus nombreux encore chaque jour, à venir se recueillir auprès des divinités originelles polynésiennes. Beaucoup revinrent même parfois 4 à 5 fois de suite !</p>
<p>Le rapport des Mangaréviens avec les statues semblait clair et nullement perturbé par leur foi en le dogme chrétien. Ces quelques mots du responsable du groupe de danse, Dany Paheo, me semblent très bien exprimer ce rapport qu’avaient les Mangaréviens avec les statues : ‘Ce sont des <em>tiki</em> que nos ancêtres ont façonnés, ce sont leurs dieux à eux. Mais ce ne sont pas mes dieux. J’ai ma foi chrétienne. Je ne veux pas les adorer. Cependant, je leur rends hommage. Nous avons notre Foi, et nous avons aussi foi en notre culture’.</p>
<p>Nos efforts étaient récompensés au centuple tant la satisfaction de voir les Mangaréviens auprès de leurs statues était grande. C’était l’objectif de notre exposition, mais cela, il n’y avait qu’eux qui pouvaient le faire.</p>
<p>Nous eûmes également une autre immense récompense, ce fut de voir les yeux de tous ces enfants et adolescents briller devant les <em>tiki</em> et se passionner pour leur patrimoine et leur histoire. Grâce à la mobilisation des instituteurs, professeurs de collèges et de lycées, des visites adaptées aux programmes scolaires, ainsi que des récitations de contes de Mangareva permirent aux jeunes de comprendre et de s’approprier l’exposition. Près de 2 000 enfants et jeunes de ce pays vinrent, et si on en juge par leurs réflexions, il a bien semblé que ce fut pour eux une expérience inoubliable.</p>
<p>Le matin du dernier jour, de très nombreux visiteurs arrivèrent. Polynésiens et Mangaréviens vinrent une dernière fois voir les <em>tiki</em>, comme pour leur dire au revoir. Lorsque le Tavana de Mangareva, Monique Richeton, vint à ma rencontre le visage rempli d’émotion, me pressant dans ses bras et m’adressant les quelques paroles de remerciements que j’avais toujours espérées entendre de la part de ceux pour lesquels nous avions essayé de rendre hommage à la grandeur de leur culture et de leur peuple, je compris que tout le travail réalisé avait été récompensé.</p>
<p>Après trois mois d’ouverture, le bilan est donc bien au-delà de nos espérances, puisque près de 10 000 personnes seront venues au Musée voir les <em>trésors</em> de Mangareva. »</p>
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		<title>Le secteur culturel face à la crise</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 23:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le secteur culturel polynésien emploie et fait vivre des milliers de personnes. Musique, danse, art, artisanat et sculpture, apprentissage, patrimoine, archéologie, etc… Bien plus qu’une image, la culture est la vraie richesse de la Polynésie, son ciment même. Pourtant, ce secteur est à son tour rattrapé par les effets d’une houle bien particulière : la crise. Les restrictions budgétaires générales frappent les établissements et services culturels pour 2010. Des questions se posent sur le maintien, en l’état, du champ des activités culturelles… Mais tous les responsables de ces structures, des passionnés, restent solidaires, déterminés, unis face à cette crise sans précédent, dans l’objectif de continuer à faire vivre la culture. </strong></p>
<p>
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</a>
<br />
La synthèse des Etats Généraux, qui avait voulu replacer la culture au centre du développement du Pays, avait par ailleurs dressé un bilan alarmiste, mais non moins réaliste, du secteur culturel polynésien.</p>
<p>« Malgré des retombées économiques et des avantages qui vont au-delà de la culture par le renforcement du lien social qu’elle opère, les pouvoirs publics ne semblent pas avoir pris la mesure de l’intérêt à soutenir la sphère culturelle », peut-on lire. « Le poids du soutien du Pays à la sphère culturelle est en baisse constante depuis 2004. Il représente 0,7 % du budget du Pays en 2009 contre 1 % en 2003, soit 1 159 498 274 F CFP répartis sur 12 institutions culturelles. Les charges de personnel ayant de leur côté augmenté sur la période, les dépenses consacrées aux actions culturelles ont diminué et les comptes des établissements ont été obérés*. Pourtant, la demande des usagers s’est accrue de façon exponentielle, puisque 475 000 personnes fréquentent ces établissements en 2008 contre 310 000 personnes en 2004. Le montant des subventions exceptionnelles attribuées aux établissements, services et associations au titre de l’action culturelle a aussi diminué de 32,4 % entre 2001 et 2008, dans tous les domaines éligibles : fouilles archéologiques, études, publications, création artistique et littéraire, animations, festivals, salons, promotion des langues…. »*</p>
<p><strong>Entre incertitudes et motivations</strong></p>
<p>D’où un paradoxe : reconnue d’utilité plus que générale, la culture polynésienne s’apprête-t-elle à une longue, pénible et dangereuse traversée du désert, alors qu’elle est, au contraire, appelée à  montrer la voie ?</p>
<p>Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la  Maison de la  Culture, fait un constat amer, même si on connaît sa volonté inébranlable à mener à bien les missions qui lui sont confiées : « on nous demande toujours de faire plus avec moins. La  Maison de la Culture est l’établissement qui a subi le plus de restrictions budgétaires par rapport à l’ensemble du secteur culturel. La raison ? Nous avons bien travaillé et généré des recettes ! La fréquentation est passée de 40 000 à 160 000 visiteurs entre 2002 et 2006. La conclusion est-elle qu’il vaut mieux ne rien faire ? Le mérite dans l’administration n’est pas reconnu. J’éprouve d’ailleurs une grande lassitude et pourrais même envisager de partir dans un secteur capable de s’épanouir, si la situation venait à perdurer ».</p>
<p>« L’atteinte à l’accès de la culture – des cultures &#8211; serait d’une gravité, d’un préjudice incalculable pour la population », analyse Frédéric Cibard, attaché de direction et chargé de communication du Conservatoire. « C’est impensable. Le secteur culturel est celui qui porte, qui forge, qui soutient l’image, l’âme des identités polynésiennes. Il doit être protégé en conséquence, comme une terre sacrée. Bien sûr la crise est là, chacun doit être solidaire, se remettre en cause. Dans le privé les gens souffrent. Dans le secteur culturel, plus en lien avec la population, on le comprend d’ailleurs très bien, et peut-être mieux qu’ailleurs car cela fait longtemps que l’on a intégré le rôle social de la culture, qui est une réelle chance d’insertion. Ceci dit, nous défendrons fermement nos missions. Mais dans le contexte, sauvegarder nos activités serait déjà une belle victoire. Et il faudra faire preuve d’imagination également. Enfin, pour le Conservatoire, il faudra défendre un égal accès à l’art traditionnel et à l’art classique, afin que ces deux arts, qui grandissent ensemble depuis 30 ans, se renforcent et se nourrissent l’un de l’autre, comme deux jumeaux. »</p>
<p>Pour Viri Taimana, Directeur du Centre des Métiers d’Art, « la force de ce pays, c’est sa culture. Elle fait de nous ce que nous sommes. Les touristes, les visiteurs qui arrivent ici viennent à notre rencontre, pas à celle des cocotiers ! C’est donc bien elle que nous devons valoriser. Avec le peu de moyens dont nous disposons – moins 19,6% en 2010 – nous allons tout de même essayer d’offrir de l’animation. Des expos, des concerts, des parcours artistiques insolites… Il n’y a qu’ainsi que nous surmonterons la crise. »</p>
<p>Julien Mai, Directeur de Heiva Nui, pense pour sa part que nous arrivons à un tournant de l’histoire. Il est vrai que le secteur culturel connaît une crise budgétaire importante. Paradoxalement, les activités culturelles ne sont pas en crise ! Il n’y a qu’à regarder du côté de la danse traditionnelle : le nombre d’inscriptions au Heiva augmente chaque année, le nombre d’écoles de danse s’accroît lui aussi… On a pourtant l’impression qu’il faut repartir à zéro… Les grands noms s’en vont progressivement, et les jeunes d’aujourd’hui seront les références de demain. Peut-être qu’il est temps de se réorganiser, de jeter de nouvelles bases pour avancer, en conservant le socle. Sans la culture, le Pays serait une coquille vide. Je crois que ce qui « pêche », c’est le manque de moyen pour la création d’animations, d’évènements. Lorsqu’il s’agit d’accueillir une manifestation, différents établissements sont sollicités, agissant ça et là en fonction de leurs compétences, de leurs budgets. Ne faudrait-il pas centraliser tout ce travail, plutôt que de tâtonner chacun avec son GPS ? Pour avancer harmonieusement, nous avons besoin d’une référence. Il manque un centre culturel, à la manière de centre Tjibaou de Nouméa, pour rassembler matériellement les efforts de chacun. »</p>
<p><em>* Signifie « ruinés »</em></p>
<p><em>* Pour lire la synthèse dans son intégralité : http://www.etatsgeneraux.pf/spip.php?page=article&amp;id_article=121</em></p>
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		<title>Entre danse traditionnelle et audiovisuel</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 22:59:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Décembre est le mois de tous les rêves, de tous les espoirs, qui ne resteront pas de belles promesses : entre le concours du Hura Tapairu et la soirée des trophées de l’APAC, beaucoup vont croire au papa Noera ! 
L’audiovisuel polynésien à l’honneur
 
Vous connaissez tous désormais l’APAC, l’Aide à la Production Audiovisuelle et Cinématographique, insufflée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Décembre est le mois de tous les rêves, de tous les espoirs, qui ne resteront pas de belles promesses : entre le concours du Hura Tapairu et la soirée des trophées de l’APAC, beaucoup vont croire au papa Noera ! </strong></p>
<p><strong>L’audiovisuel polynésien à l’honneur</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Vous connaissez tous désormais l’APAC, l’Aide à la Production Audiovisuelle et Cinématographique, insufflée par le succès du FIFO et mise en place en 2007. L’objectif de cette mesure ?  Favoriser les productions audiovisuelles réalisées en Polynésie française (films de fiction et d’animation, documentaires, clips, etc.). Rappelons qu&#8217;à l&#8217;issue de la précédente commission, en avril 2009, 33 millions d&#8217;aides ont été proposés. En 2008, ce sont près de 46 millions d&#8217;aides qui ont été accordés à 23 porteurs de projets reconnus comme faisant la promotion du Pays, de la richesse de son patrimoine culturel et naturel. Afin de faire connaître au public les productions ainsi réalisées, le premier festival du film APAC va être organisé le 15 décembre, au Petit Théâtre de la Maison de la Culture. Une magnifique manifestation au cours de laquelle des trophées de l&#8217;APAC récompenseront les meilleures réalisations audiovisuelles locales parmi une sélection de 14 oeuvres soutenues par l&#8217;APAC depuis la création de la commission. A cette occasion, des réalisations inédites seront projetées : le making-off du tournage d&#8217; « Une Lubie de M. Fortune »*, de très courts-métrages conçus et tournés par des étudiants, etc.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Petit Théâtre de la Maison de la Culture<br />
- Mardi 15 décembre, de 18h à 22h<br />
- Entrée libre<br />
- Renseignements : Nelson Tapare au 48 40 63</p>
<p><em>* Ce téléfilm a été tourné en juillet dernier à Tahiti et Moorea. Cette production, destinée à France 2, a été réalisée par Philippe Venault et scénarisée par Patrick Laurent, d’après le roman anglais de Sylvie Townsend Warner.</em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Déferlement de Raromatai au Hura Tapairu ! </strong></p>
<p>Pour la cinquième édition de ce magnifique concours de danse traditionnelle, les groupes des îles débarquent en force ! De Huahine ou de Bora Bora, les danseurs ne reculent pas devant l’effort, la distance et une organisation à toute épreuve pour participer au Hura Tapairu. Ne dit-on pas que la passion soulève le monde ? Là, elle pourrait bien soulever les planches du Grand Théâtre ! Préparez-vous à vivre un Hura Tapairu inspiré…</p>
<p><strong>Tamarii hotu hiva nui</strong></p>
<p>Leila Alexandre est la chef de ce groupe aussi jeune que motivé. Crée à l’occasion du Heiva i Huahine 2009, lors duquel les Tamarii hotu hiva nui ont remporté de nombreux prix, Leila a souhaité faire partager sa passion du ‘<em>ori</em> à son île natale, Huahine ; mais aussi au public tahitien ! « C’est une grande joie pour nous tous de participer pour la première fois au Hura Tapairu. Dans le milieu de la danse, la réputation de ce concours est telle que nous n’avons pas hésité à tenter l’expérience. La danse est un bon moyen de faire bouger nos jeunes et surtout de leur faire ressentir la fierté de représenter leur île. » La détermination de Leila ? Faire vivre la culture de Huahine auprès du public tahitien, « leur montrer notre particularité et notre authenticité, l’expression de notre cœur et de notre corps ». 30 artistes feront donc le déplacement à Papeete pour nous dévoiler toute leur originalité et leur énergie !</p>
<p><strong>Raivaihiti Bora Bora</strong></p>
<p>Keven, charismatique chef de ce groupe montant qui fait de plus en plus parler de lui, revient au Hura Tapairu pour la 3<sup>ème</sup> année consécutive. « Jamais 2 sans 3, s’amuse-t-il. Je ne suis pas du genre à laisser tomber… Ce concours nous plait beaucoup et je compte bien le gagner un jour ! » Et pour cela, il est prêt à donner le maximum. Deux formations participeront plus de 50 personnes viendront jusqu’à Papeete uniquement pour révéler au public la singularité de Bora Bora, « notre petit truc en plus », comme l’exprime Keven. « Le Hura Tapairu a eu un impact formidable chez nous. Pour pouvoir participer à la première édition, j’avais été obligé d’aller chercher les danseurs ; désormais, ce sont eux qui viennent se présenter massivement pour danser avec nous !, se réjouit le chef de groupe. Découvrir la confrontation à Tahiti les motive énormément, c’est très positif. Nous répétons depuis le mois d’Août et j’organise régulièrement des animations pour récolter des fonds, afin de payer le déplacement de mes artistes. » Un dévouement sans précédent pour Keven, dont la vie tourne exclusivement autour de la danse. Attention, car son enthousiasme est contagieux !</p>
<p><strong>O Marama (Bora Bora)</strong></p>
<p>26 ans que Marama Dugan « sévit » sur le <em>ori</em> à Bora Bora, où il participe tous les ans au Heiva, et propose des spectacles privés. 26 ans qu’il mène sa troupe avec  créativité et… sévérité ! C’est lui qui l’affirme : « Je suis très strict dans l’exécution des chorégraphies. Je dirais même que j’exige de mes danseurs une discipline militaire ! » Cette rigueur est peut-être une des clés de sa longévité, mais pas seulement. En 26 ans, pas un essoufflement. Les conventions et la routine, très peu pour Marama… Bousculer les codes et les attentes sont plus dans ses habitudes ! Ainsi, l’inspiration demeure, intacte à chaque spectacle. Où la trouve-t-il ? Elle habite</p>
<p>ses nuits. « Pour notre première participation au Hura Tapairu, j’ai choisi le thème du rêve, parce que c’est toujours ainsi que me viennent mes idées de spectacles. » Et pourquoi avoir attendu si longtemps avant de venir au Hura Tapairu, me direz-vous ? « J’avoue que ce sont mes danseurs qui ont insisté pour que l’on participe. Je n’en avais pas spécialement envie au départ : trop de logistique ! Et puis je me suis laissé prendre au jeu, heureux de voir ma troupe motivée par ce projet. » C’est avec impatience que nous attendons donc de découvrir pour la première fois O Marama au Hura Tapairu, laissant augurer un <em>show</em> original, « magique », nous promet même Marama, et compétitif, aussi, car « si l’on vient jusqu’à Papeete, ce n’est pas pour repartir les mains vides ! » A bon entendeur !</p>
<p><strong>Le souffle du Hura Tapairu</strong></p>
<p>De nombreux groupes tout neufs viendront danser sur la scène du Grand Théâtre de la Maison de la Culture. Nous aurons la joie de (re)découvrir<strong> </strong>ces groupes des îles, mais aussi, à Tahiti Hinaiti, Tamarii pereaitu, Maeva et Heikohei. Tous ont le même objectif : expérimenter l’adrénaline de la scène, vivre les sensations d’une compétition, rencontrer le public, et surtout, faire partager leur passion pour le ‘<em>ori</em> Tahiti. Un élan artistique nouveau qui nous réserve bien des surprises, alors que pour les groupes participants dont nous avons déjà pu apprécier les talents &#8211; Manahau Tahiti, Manava Tahiti, Nohoarii, Tamarii o te faa no Tipaerui, Te Hura, Ahutoru Nui, A ori mai et Ra’mana – les mots d’ordre restent l’originalité, l’émotion et l’irrésistible envie de se faire plaisir…</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Grand théâtre de la Maison de la Culture<br />
- Du 1<sup>er</sup> au 4 décembre 2009, à 19h00 : concours de otea et aparima, hula, ori tahito vahine et ori tahito tane<br />
- Le 05 décembre 2009, à 19h00 : finale du Hura tapairu (otea et aparima)<br />
- Billets en vente à la Maison de la Culture au tarif unique de 1 500 Fcfp<br />
- Renseignements au 544 536<br />
- www.maisondelaculture.pf</p>
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		<title>Les préceptes de Tetuna’e</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 20:02:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tetuna’e, grand ari’i du 15ème siècle, est considéré comme le premier législateur tahitien. Il a créé un code décomposé en deux partie à destination des ari’i et de leur entourage, formant un total de 57 ture, préceptes. Des œuvres immatérielles empreintes de la sagesse polynésienne et du bon sens universel. 

Tetuna’e* est le premier ari&#8217;i de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tetuna’e, grand <em>ari’i</em> du 15<sup>ème</sup> siècle, est considéré comme le premier législateur tahitien. Il a créé un code décomposé en deux partie à destination des <em>ari’i</em> et de leur entourage, formant un total de 57 <em>ture</em>, préceptes. Des œuvres immatérielles empreintes de la sagesse polynésienne et du bon sens universel. </strong></p>
<p>
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</a>
<strong><br />
Tetuna’e*</strong> est le premier <em>ari&#8217;i</em> de la lignée des Teva à avoir ceint le <em>maro&#8217;ura</em> et le <em>maro</em> <em>tea</em>, les ceintures rouges et jaunes symboles de haute naissance et de toute puissance dans l&#8217;ancienne société polynésienne. Il aurait vécu entre 1450 et 1550. Son existence et son œuvre nous ont été transmises au travers de la tradition orale issue d&#8217;anciennes familles, relayée et conservée par écrit dans leurs <em>puta tupuna**</em>. Tetuna’e est l&#8217;auteur de lois qui étaient principalement destinées, à l&#8217;origine, à l&#8217;usage des <em>ari&#8217;i</em>, puis qui se sont mêlées au fil du temps à des préceptes d&#8217;inspiration chrétienne.</p>
<p><strong><em>Te ture a Tetuna’e, II/ (5)</em></strong></p>
<p>« <em>Ia tura i te taata te aia, te metua i fanau ia outou. Ia hio te taatoa I to na moua o te tura te reira o te aia</em> ».</p>
<p>« Vous devez honorer votre patrie, la mère qui vous a enfanté. Que chacun veille sur sa montagne, symbole sacré de la patrie ».</p>
<p>Voici à quoi ressemblent les paroles de Tetuna’e : avec respect et bon sens, il édicte les règles selon lesquelles les <em>ari’i</em> devraient gouverner et remplir leurs devoirs envers les hommes. « Un esprit sage et une âme pacifique sont les meilleures lances d’un <em>ari’i</em> », « Vénère tes frères, tes sœurs, ta famille. Ne les déshonore point. Le déshonneur est un mal rongeur et inguérissable », « Garde toi d’endommager le balancier*** », autant de maximes pour la plupart intemporelles sur lesquelles les dirigeants actuels pourraient encore s’appuyer !</p>
<p>Aujourd’hui, les conseils de Tetuna’e commencent tout juste à sortir de l’ombre. Le ministère de l’Eduction et de la Culture a souhaité les faire partager au public à l’occasion de <em>Matari’i i ni’a****</em>. Car il faut savoir que ce patrimoine, transmis oralement sur plusieurs générations avant d’être écrit au 19<sup>ème</sup> siècle par les descendants de Tetuna’e, leur appartient toujours. Maiarii Cadousteau avait édité certains <em>ture</em> dans une publication de la  Société des Etudes Océaniennes*****, ainsi que Marau Taaroa, dans une publication de la Société des Océanistes******. Mais jamais dans leur intégralité et souvent avec des traductions incomplètes, la première en <em>reo</em> tahiti puis en français, la seconde uniquement en langue française, sans la version en <em>reo</em> Tahiti. Il s’agit probablement d’une volonté de garder cette œuvre dans la famille, comme le veut la tradition polynésienne de ne pas révéler à tous ce qui appartient au clan. Sacré et éminemment <em>tapu</em>, le <em>mana</em> contenu dans la parole pourrait être affecté en cas de transgression ! Etonnamment, un livret complet a été déposé par la famille Salmon, ascendante de Tetuna’e, aux archives du Bishop Museum de Hawaii. Vahi Sylvia Richaud, professeure de tahitien à l’Université de Polynésie, a fait un remarquable travail sur les « Codes des Lois », paru dans la collection Cahiers du Patrimoine [Histoire] publié par le ministère de la Culture*.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p>Voici une petite sélection des <em>ture</em> de Tetuna’e, bien difficile à choisir tant chacune de ses maximes revêt un message intéressant !</p>
<p>Partie I (10) « Eloigne de ta maison les amuseurs frottés d’huile parfumée. Ils perdraient ton âme en t’enseignant la vanité propre aux hommes du commun. »</p>
<p>(11) « Il n’y aura dans ta maison ni jambes croisées, ni désir de se prélasser sur les couches moelleuses. L’oisiveté est le commencement de la déchéance. »</p>
<p>(18) « Le peuple est un enfant pleurnicheur, facile à calmer par la douceur, mais facile à irriter par de mauvais traitements. »</p>
<p>(29) « Ce que tu auras craché, tu ne pourras plus le ravaler ; le vent emporte et disperse les mots dans l’espace. »</p>
<p>* C’est ce même Tetuna’e qui donna le nom de Tahiti à l’île. Pour plus d’informations à ce sujet, voir Hiro’a n°12 (août 2008), rubrique <em>Le saviez-vous ?</em> : « D’où vient le nom Tahiti ? ».<br />
** manuscrits familiaux sur l’histoire de la famille (généalogie, légendes, origines…)<br />
*** Image pour évoquer les hommes qui « soutiennent » le <em>ari’i</em> et envers qui celui-ci a des responsabilités.<br />
**** Voir le programme des festivités de <em>Matari’i i ni’a</em> Rubrique programme<br />
***** MAI-ARII, Généalogies commentées des <em>Arii</em> des Iles de la Société, p. 21-22<br />
****** Takau POMARE, 1971. Mémoires de Marau Taaroa, Paris, pp. 66-69 et p. 99-100<br />
******* Cahiers du patrimoine n° 4, 2001</p>
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		<title>Ils veillent sur le patrimoine</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 21:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous en avez forcément déjà croisé un. Les polis lui ont murmuré un bonjour, les timides l’ont à peine regardé, les curieux l’ont interrogé sur une oeuvre. Vous avez deviné ? Les gardiens de musée bien entendu ! Qui se cache-t-il derrière eux ? Nous sommes allés le découvrir auprès de ceux qui veillent jour et nuit sur le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous en avez forcément déjà croisé un. Les polis lui ont murmuré un bonjour, les timides l’ont à peine regardé, les curieux l’ont interrogé sur une oeuvre. Vous avez deviné ? Les gardiens de musée bien entendu ! Qui se cache-t-il derrière eux ? Nous sommes allés le découvrir auprès de ceux qui veillent jour et nuit sur le Musée de Tahiti et des Îles&#8230;</strong></p>
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Depuis plusieurs années, leur quotidien est rythmé par les pas qui résonnent dans les salles du musée. Entre sécurité, accueil et surveillance des salles, la vigilance  est de mise, même si en général les visiteurs sont « bien élevés » ! Et quand les visiteurs sont sages, ne s’ennuient-t-ils pas un peu, nos gardiens ? Pas le moins du monde. « On est polyvalent, avoue Christophe Pea, le benjamin de l’équipe : sécurité, surveillance, technique, maintenance, il y a toujours quelque chose à faire ! Nous participons aussi à toutes les actions culturelles du Musée : accueil du public, chant, décoration… » Et le reste du temps, les gardiens en profitent pour s’imprégner des œuvres qui parsèment les lieux. « Pendant que l’on travaille, on regarde toujours les différents objets. Et même après plusieurs années, on découvre des détails que l’on n’a jamais vus. » Une approche intime de l’art polynésien qui leur permet de connaître de mieux en mieux ce domaine. « J’ai commencé à m’intéresser à ma culture en travaillant au Musée, poursuit Christophe Je ne suis pas un spécialiste, mais c’est vrai que j’ai appris beaucoup de choses sur notre pays, notre histoire. On développe une sensibilité particulière ici. » D’autant que la dizaine de gardiens du musée, tout comme les autres employés, ont un petit privilège : la visite guidée des nouvelles expositions avant tout le monde. Ce qui leur permet, autant que possible, de renseigner les visiteurs intrigués. Et surtout, confie Christophe, « j’encourage mon entourage à venir au Musée, je les sensibilise à notre patrimoine et à sa protection ».</p>
<p><strong>De gardien de musée à artiste contemporain</strong></p>
<p>De jour comme de nuit, les rondes de Mataitai Tetuanui le mènent inlassablement des réserves aux salles du Musée qu’il connaît par coeur. Avec discrétion, il œuvre lui aussi quotidiennement pour préserver son patrimoine, la mémoire <em>ma’ohi</em>. Mais cela ne lui suffit pas. Il continue cette mission en dehors des heures de travail, jusque dans ses créations plus personnelles, ses « délires » comme il aime à les appeler. Pas si délirantes que ça, plutôt rigoureusement organisées et maîtrisées, savamment composées. Mataitai est passionné par le patrimoine polynésien. Il est intarissable quand il raconte les légendes de son peuple, et les productions artistiques de ses ancêtres le fascinent.  Peintre, dessinateur, sculpteur, Mataitai est aussi un copiste réputé. Il faut être patient quand on lui passe une commande : parfois un an d’attente ! Mais ses reproductions valent le détour. Il maîtrise parfaitement les chefs d’oeuvres de sa culture : <em>tiki</em>, <em>ti’i</em>, <em>umete</em>… Même si il avoue que désormais, la création le motive davantage. « Je pars toujours des formes traditionnelles, mais j’estime que le rôle de l’artiste, aujourd’hui, est de les enrichir, les moderniser, de délivrer des messages en adéquation avec notre temps. Si nos <em>tupuna</em> étaient toujours là, je suis certain que ce serait les premiers à nous dire qu’il est nécessaire de faire évoluer notre art ! » Mataitai souhaite s’inscrire dans une lignée de créateurs <em>ma’ohi</em> apportant, à sa manière, une pierre à l’édifice de la culture polynésienne.</p>
<p><strong>Marama Reorau, le doyen du Musée</strong></p>
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La force tranquille, c’est lui. Marama le doyen, Marama le sage, depuis 19 ans, ne se lasse pas du silence de la nuit ni du calme des réserves. Concentration, patience, endurance, ce grand sportif applique les mêmes qualités dans son travail. Ce qui lui a valu d’être longtemps le délégué du personnel. Son métier de gardien, il le perçoit presque comme un devoir, envers sa culture et les générations futures. « Le Musée conserve l’héritage de nos <em>tupuna</em>. Ce sont nos trésors, notre richesse. Nous devons veiller sur eux pour les transmettre à nos enfants. » Marama ne se contente pas d’avoir des principes, il les met aussi en pratique. Il a déposé au Musée une herminette et un ‘<em>umete</em> qu’il tenait de sa mère, qui les tenait elle-même de son père. Deux objets plus que centenaires, originaires de Taha’a. D’autres les auraient probablement vendus, mais Marama lui, a toujours cette vision du long terme. « Je veux que mes arrières arrières arrières petits-enfants puissent voir ces objets en bon état. Chez moi, ils se seraient abîmés. Au Musée, au moins, ils sont dans de bonnes conditions. » Marama n’œuvre pas seulement pour sa culture, mais pour les hommes, aussi. Ce féru de lancer de javelots, plusieurs fois champion, est le président de l’association Te Ena Vaharau, l’ancien nom du Musée de Tahiti, qui regroupe des disciplines de sports traditionnels. Tous les gardiens et personnel d’entretien du Musée en font partie ! « On organise régulièrement des journées corporatives, qui nous permettent de récolter des fonds et de les redistribuer aux membres de l’association dans le besoin. » C’est vrai que gardien, ça rime avec aider son prochain…</p>
<p><strong>Musée de Tahiti et des Iles &#8211; <em>Te Fare Manaha</em></strong></p>
<p>-          Du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30</p>
<p>-          Entrée : 600 Fcfp / gratuit pour les moins de 18 ans et les scolaires</p>
<p>-          Renseignements au 54 84 35 – www.museetahiti.pf<strong></strong></p>
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		<title>Teddy Tehei, Chef du Service de la Culture et du Patrimoine</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 02:49:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Marquer son temps
Le Service de la  Culture est heureux de voir paraître dans ce numéro de Hiro’a, sous une forme très allégée mais non moins révélatrice, un aperçu de la campagne de fouilles réalisée dans la vallée de Papeno’o de 1987 à 2003. Notre dossier du mois constitue en effet une entrée en la [...]]]></description>
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Le Service de la  Culture est heureux de voir paraître dans ce numéro de Hiro’a, sous une forme très allégée mais non moins révélatrice, un aperçu de la campagne de fouilles réalisée dans la vallée de Papeno’o de 1987 à 2003. Notre dossier du mois constitue en effet une entrée en la matière intéressante, devançant la prochaine parution, plus exhaustive, d’un dossier consacré aux résultats de ces études archéologiques. Partenaires privés et pouvoirs publics se sont donné les moyens d’achever cette mission, afin de concrétiser l’attachement citoyen à son histoire et ses origines ancestrales. Car si à l’époque, chaque tribu marquait son passage, en laissant des traces qui, de nos jours, constituent une vraie richesse en matière de patrimoine archéologique, nous nous devons d’en faire autant pour les générations à venir ! A notre tour de laisser des traces, de manière respectueuse et durable… La Semaine du Monoi et le Salon du Livre en sont d’ailleurs, eux-aussi, de beaux exemples. Car en marquant notre temps, nous le consolidons pour préparer l’avenir. Et qui dit « marquer » le temps, dit forcément, en Polynésie, <em>Matari’i i n’ia</em>. Le lever des pléiades, fin novembre, sera de nouveau célébré par nous tous. Un honneur légitime, puisqu’il indique le retour de la période de l’abondance&#8230; qu&#8217;il fait bon avoir en ces temps de crise !</p>
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