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	<title> &#187; pacifique</title>
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		<title>« Le documentaire met  parfois le doigt sur une souffrance »</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:37:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[pacifique]]></category>

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		<description><![CDATA[Michèle de Chazeaux fait partie du jury de présélection des films du FIFO depuis le début. Tous les ans, elle visionne des centaines de documentaires pour en garder, après discussion avec les autres membres du comité, « le meilleur ». Aucune subtilité ne lui échappe, mais le plus étonnant est le souvenir précis qu’elle garde de toutes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Michèle de Chazeaux fait partie du jury de présélection des films du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec fifo">FIFO</a> depuis le début. Tous les ans, elle visionne des centaines de documentaires pour en garder, après discussion avec les autres membres du comité, « le meilleur ». Aucune subtilité ne lui échappe, mais le plus étonnant est le souvenir précis qu’elle garde de toutes ces heures d’images lui permettant de nous révéler toutes les questions soulevées par ces documentaires en 8 ans.  Identité, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a>, politique, environnement, santé, quotidien, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/documentaire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec documentaire">documentaire</a> nous fait découvrir des réalités parfois difficiles mais toujours enrichissantes.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>On pourrait avoir l’impression que le documentaire montre essentiellement ce qui ne va pas…</strong></p>
<p>C’est vrai que le documentaire met bien souvent le doigt sur une souffrance. Il dénonce ce que beaucoup ignorent – volontairement ou non &#8211; et sert pour les protagonistes d’alarme, de porte-voix. Personnellement, j’ai appris tellement des documentaires du FIFO sur des situations sociales, politiques ou autres dont j’ignorais tout ! C’est un privilège de pouvoir visionner ces films porteurs de messages forts, inattendus parfois.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>En regardant tous ces documentaires justement, as-tu le sentiment que l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a> est en danger ?</strong></p>
<p>Non. Plus je vois de films et plus je me dis que l’Océanie est un continent méconnu, même pour nous qui y habitons. Certes, l’Océanie connaît les mêmes inquiétudes ou problèmes que le reste du monde &#8211; certains cependant lui sont propres – et elle les traite de façon particulière. On sent que les traditions sont fragiles, mais la volonté est grande de leur redonner toute leur place. Les témoins des connaissances de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> ancienne disparaissent peu à peu, d’où l’importance d’un événement comme le FIFO, qui transmet ce savoir. Le FIFO doit prendre encore plus d’envergure internationale, afin de permettre au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> de dépasser la seule connaissance mythique et touristique que le monde en a.</p>
<p><strong>Avec le recul, quelle analyse tires-tu des problématiques soulevées par les éditions du FIFO ?</strong></p>
<p>Au début, les documentaires étaient particulièrement liés aux problématiques culturelles, à la rencontre entre la modernité et la tradition, qui se joue partout en Océanie, mais sous des angles différents. Puis sont arrivés les films australiens et néo-zélandais, très axés sur les problèmes d’insertion, mêlés à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> particulière de ces pays. L’environnement a ensuite fait son apparition, on a réalisé à quel point c’est un souci majeur pour les îles (réchauffement, climatique, montée des eaux, etc), notamment pour la Nouvelle-Calédonie où l’implantation des usines, véritable moteur économique, se fait au détriment de l’élément naturel. Sont apparus aussi plus récemment des documentaires scientifiques, sur la santé par exemple. Sida, obésité, deviennent des fléaux inquiétants. La politique trouve aussi sa place avec par exemple les documentaires sur la revendication indépendantiste des Papous de Papouasie Nouvelle-Guinée de l’ouest, qui souhaitent se faire entendre. On a toujours des portraits : artistes, meneurs d’hommes, personnages hors du commun, qui permettent de toucher une réalité sociale souvent marginale.</p>
<p><strong>Toi qui as déjà vu les films du FIFO 2011, que peux-tu nous en révéler?</strong></p>
<p>C’est la cuvée du 21<sup>ème</sup> siècle ! Les documentaires du FIFO ont toujours mêlé tradition et modernité, cette dernière devenant une réalité plus flagrante.  C’est véritablement les questions d’actualité qui sont mises en avant dans ce FIFO 2011. Quel choix de vie peut-on faire, quel destin sera réservé aux élèves océaniens dans un système occidental, comment lutter contre la violence, notamment envers les femmes, etc. ? On a le sentiment que les caméras ont suivi des personnages dans leur quotidien, dans leur questionnement intime et partagé. On est dans la réalité, le passé est toujours en toile de fond, mais de façon moins prégnante. Finalement, le documentaire océanien semble suivre des modes et des mouvances, faisant du FIFO un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec festival">festival</a> au contenu sinon précurseur, tout au moins très actuel.<strong> </strong></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2011/01/%c2%ab-le-documentaire-met-parfois-le-doigt-sur-une-souffrance-%c2%bb/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>PROGRAMME DU MOIS DE JANVIER 2011</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/01/programme-du-mois-de-janvier-2011/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:21:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Programme Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[océanie]]></category>
		<category><![CDATA[pacifique]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>

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		<description><![CDATA[Cinematamua : « Présence protestante en Océanie (1974/1986) »
ICA / TFTN
Mercredi 19 – 19h00
Grand théâtre
Entrée libre
Renseignements au 544 544 et sur www.ica.pf ou www.maisondelaculture.pf
PROGRAMMATION FIFO
SOIREE CABOURG
Projection des films primés
Samedi 22 janvier, 19h
Cinéma Concorde
NUIT DU COURT-MÉTRAGE OCÉANIEN
Projection de 13 courts-métrages
Lundi 24 janvier, 19h
Grand Théâtre
 
Cérémonie d’ouverture
Mardi 25 janvier, 8h
Jardins
Projection de documentaires 
37 films sélectionnés : 15 films en compétition et 22 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cinematamua : « Présence protestante en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a> (1974/1986) »</strong></p>
<p><a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a> / TFTN<br />
Mercredi 19 – 19h00<br />
Grand théâtre<br />
Entrée libre<br />
Renseignements au 544 544 et sur <a href="http://www.ica.pf/">www.ica.pf</a> ou www.maisondelaculture.pf</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">PROGRAMMATION <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec fifo">FIFO</a></span></strong></p>
<p><strong>SOIREE CABOURG</strong></p>
<p><strong>Projection des films primés</strong><br />
Samedi 22 janvier, 19h<br />
<a href="http://www.hiroa.pf/tag/cinema/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cinéma">Cinéma</a> Concorde</p>
<p><strong>NUIT DU COURT-MÉTRAGE OCÉANIEN</strong></p>
<p><strong>Projection de 13 courts-métrages</strong><br />
Lundi 24 janvier, 19h<br />
Grand Théâtre</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Cérémonie d’ouverture</strong><br />
Mardi 25 janvier, 8h<br />
Jardins</p>
<p><strong>Projection de documentaires </strong></p>
<p><strong>37 films sélectionnés : 15 films en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/competition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec compétition">compétition</a> et 22 hors <a href="http://www.hiroa.pf/tag/competition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec compétition">compétition</a></strong><br />
Du 25 au 30 janvier, de 8h à 23h<br />
Grand Théâtre, Petit Théâtre, Salle Muriavai et Salle <a href="http://www.hiroa.pf/tag/video/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec vidéo">Vidéo</a></p>
<p><strong>Projections pour les scolaires</strong><br />
Du mardi 26 au vendredi 28 janvier, de 8h à 12h<br />
Grand Théâtre</p>
<p><strong>Les 3</strong><strong><sup>èmes</sup></strong><strong> Rencontres Numériques du FIFO</strong><br />
Du mardi 25 au vendredi 28 janvier<br />
Chapiteaux</p>
<p><strong><em>Thèmes :</em></strong><br />
Mardi 25, 9h30 – Les voix de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> numérique<br />
16h00 – Les clés économiques pour développer le numérique polynésien<br />
Mercredi 26, 9h30 – Le numérique est-il compatible avec la société polynésienne ?<br />
16h00 – La TNT est là : constats et projets<br />
Jeudi 27, 9h00 – Le câble Honotua oblige à de nouvelles relations professionnelles, le cas de la santé<br />
16h00 – Comment le numérique révolutionne la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>, l’information, la diffusion<br />
Vendredi 28, 9h00 – Entreprises, imagination et filières numériques<br />
16h00 – Les voies de la Polynésie numérique</p>
<p><strong>5<sup>ème</sup> Colloque des Télévisions Océaniennes</strong><br />
Du mardi 25 au jeudi 27 janvier<br />
Chapiteaux</p>
<p><strong><em>Thèmes :</em></strong><br />
Mardi 25, 14h30 - Jeux du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> 2011 : quelle couverture télévisée régionale ?<br />
Mercredi 26, 14h30 – Coopération audiovisuelle régionale<br />
Jeudi 27, 14h30 - Télévisions et Football en Océanie<br />
Jeudi 27, 15h30 - Pitching</p>
<p><strong>Les écrans polynésiens</strong><br />
Du mardi 25 au jeudi 27 janvier, à 19h<br />
Salle Vidéo</p>
<p><strong>Ateliers</strong><br />
Prise de vues, montage <a href="http://www.hiroa.pf/tag/audiovisuel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec audiovisuel">audiovisuel</a> et écriture de scénario<br />
Du mardi 25 au samedi 29 janvier, à 8h30, 9h00, 14h00 et 17h30<br />
Salle de cours et Cyber Espace</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pitch International<br />
Jeudi 27 janvier, à 15h30<br />
Chapiteaux</strong></p>
<p><strong>Cérémonie de Remise des Prix</strong><br />
Vendredi 28 janvier, à 19h30<br />
Grand Théâtre</p>
<p>Projection du Grand Prix du Jury et du prix du public<br />
Vendredi 28 janvier, 21h<br />
Grand théâtre</p>
<p><strong>Pratique</strong></p>
<p><strong>FIFO 2011</strong></p>
<p>Tarifs pour l’accès aux projections : 1 000 Fcfp la journée / 500 Fcfp pour les étudiants / gratuit pour les scolaires sur réservation au 544 544 poste 104</p>
<p>Renseignements : <a href="http://www.fifo-tahiti.com/">www.fifo-tahiti.com</a></p>
<p>- &#8211; -</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>2011 à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<h3>Activités permanentes</h3>
<p>Inscriptions à l&#8217;année (Tarifs dégressifs pour les familles)<br />
Du lundi au jeudi de 8h à 17h, le vendredi jusqu’à 16h.<br />
Renseignements au 544 544</p>
<p>- Bibliothèque ados/adultes et enfants : à partir de 2000 Fcfp TTC<br />
- Discothèque / vidéothèque : à partir de 2500 Fcfp TTC<br />
- Double abonnement Bibliothèque/Discothèque : à partir de 3000 Fcfp TTC<br />
- Cyber espace : à partir de 250 Fcfp TTC les 15 mn pour les adultes et 125 Fcfp TTC<br />
pour les étudiants et abonnés de la Maison de la Culture</p>
<h3>Cours et ateliers</h3>
<p>Renseignements au 544 544 poste 104<br />
Inscriptions sur place</p>
<p><strong>Pour les enfants (mercredi et/ou vendredi après midi) :</strong><br />
- Arts plastiques (4-6 ans et 7-13 ans) avec Sara Aline<br />
- Anglais pour les CM1/CM2 avec Chloé Barclay<br />
- Echecs pour les 7-13 ans avec Teiva Tehevini<br />
- Tressage pour les 7-13 ans avec Sandy Tereopa<br />
- Mandarin pour les 7-13 ans avec Nian Nian Li</p>
<p><strong>Pour les adultes :</strong><br />
- Anglais avec Chloé Barclay (débutant, intermédiaire, remise à niveau)<br />
- Reo <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> avec Maxime Hunter (débutant, débutant 1)<br />
- Mandarin avec NianNian Li (initiation, débutant 1)<br />
- Arts plastiques avec Sara Aline<br />
- Informatique pour les matahiapo avec Josley, Losa et Vetea</p>
<p>Tarif adulte : 1650 TTC / cours<br />
Tarifs enfant / étudiant : 1375 TTC / cours<br />
Tarif matahiapo : 990 TTC / cours</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’Herbier de Polynésie, à la découverte de la flore polynésienne</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/01/l%e2%80%99herbier-de-polynesie-a-la-decouverte-de-la-flore-polynesienne/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:11:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
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		<category><![CDATA[tahiti]]></category>
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		<description><![CDATA[Jacques Florence est à l’origine de la création de l’Herbier de Polynésie. En poste à l’ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer) de Tahiti &#8211; devenu IRD (Institut de Recherche pour le Développement) &#8211; de 1981 à 1994, il a en effet constitué cet outil de recherche précieux pour la connaissance de notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Jacques Florence est à l’origine de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> de l’Herbier de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>. En poste à l’ORSTOM (Office de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">Recherche</a> Scientifique et Technique Outre-Mer) de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> &#8211; devenu IRD (Institut de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">Recherche</a> pour le Développement) &#8211; de 1981 à 1994, il a en effet constitué cet outil de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a> précieux pour la connaissance de notre flore si singulière, dont l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> a commencé en 1769 avec le premier <a href="http://www.hiroa.pf/tag/voyage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec voyage">voyage</a> de Cook. La connaissance de ce domaine se poursuit depuis grâce aux collections faites par les botanistes du monde entier et locaux comme Jean-François Butaud, Fred Jacq ou Jean-Yves Meyer.</strong></p>
<p>L’Herbier de Polynésie, conservé au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de Tahiti et des îles, recense plus de 15 000 spécimens : herbes, herbacées, arbustes ou arbres, fougères, toutes les espèces en sont, représentant 95% de la flore indigène*. Jacques Florence est allé par monts et par vaux pour recueillir la moindre variété, dans les ravins, sur les crêtes des montagnes, en bord de mer et ce, depuis le sommet de l’Orohena à Tahiti en passant par le littoral de Makatea ou la forêt de nuages de Taipivai, aux Marquises. Les espèces sont classées par île &#8211; tous les archipels sont présents – et décrites précisément. Un travail colossal que 15 ans d’études au Muséum de Paris n’ont pas encore permis d’en venir à bout : depuis la fin de son affectation à l’IRD de Tahiti en 1994, il revient donc régulièrement à Tahiti pour continuer d’enrichir l’Herbier et étudier les nouvelles récoltes de ses collègues.</p>
<p><strong>Un endémisme très important</strong></p>
<p>Plus de 60% de la flore polynésienne est endémique, c’est-à-dire que l’on ne trouve ces espèces nulle part ailleurs. Une plante peut être endémique d’une région, d’une île et même d’une vallée ou d’un plateau. Le <em>tiare apetahi</em> ne se trouve par exemple que sur les deux plateaux du Temehani de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, le palmier de Nuku Hiva est endémique de la vallée de Taipivai, etc. « Ce fort taux peut être aussi une grosse menace pour ces plantes : certaines connues par quelques individus étant peu nombreuses, elles pourraient vite être amenées à disparaître suite à des catastrophes naturelles… ou humaines », explique Jacques Florence.</p>
<p>A contrario, saviez-vous que proportionnellement à sa taille, Tahiti contient le plus grand nombre d’espèces de fougères au monde ? Un phénomène facile à expliquer pour le botaniste : « Pour les fougères, la taille ainsi que l’âge relativement  jeune de Tahiti ont permis aux spores de fougères voyageant facilement d’occuper de nombreux milieux. »</p>
<p>Parce qu’il faut savoir que de nombreuses variétés que l’on trouve aujourd’hui en Polynésie ont été importées : par le vent, les oiseaux, les courants, mais aussi et essentiellement par les hommes. Les premiers Polynésiens sont arrivés dans les îles avec à bord de leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pirogue/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pirogue">pirogue</a> toutes sortes d’espèces en provenance d’Asie, du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> et dans une moindre mesure, d’Amérique du Sud. Elles ont conquis leur nouveau milieu et se sont adaptées en se différenciant de leur origine. En revanche, à eux seuls, les Européens ont amené plus d’espèces utiles ou adventices** que toute la flore indigène, certaines se sont naturalisées et sont une menace pour la biodiversité polynésienne. L’exemple du miconia en est le plus frappant, mais non le seul. »</p>
<p><strong>Une richesse unique mais un manque d’intérêt certain</strong></p>
<p>Ces spécificités botaniques font de la Polynésie un territoire particulièrement riche à explorer, à recenser et à étudier. « Lorsque je suis arrivé en 1981 à Tahiti, la flore était très mal connue, souligne Jacques Florence. Aucun travail d’ensemble n’avait été réalisé depuis la fin du  19<sup>ème</sup> siècle et le début du 20<sup>ème</sup> pour une partie de la région ». Il a réalisé un inventaire actualisé de la flore polynésienne, par île, par zone géographique et par milieu écologique pour pouvoir la comparer avec d’autres herbiers et ainsi mieux connaître sa particularité. L’investissement et l’implication sans borne du scientifique lui ont même permis de découvrir des espèces jusque-là parfaitement inconnues ! C’est le cas par exemple de la <em>Plakothira Fuitescens</em>, recensée à Nuku Hiva, et pour laquelle Jacques Florence a dû « inventer » un nouveau genre. Une satisfaction immense pour un passionné comme lui, qui regrette que la botanique ne soit pas davantage connue et reconnue. « Les plantes ne payent pas de mine si l’on peut dire, ce n’est pas spectaculaire comme une sculpture par exemple. On n’expose pas un herbier au public, c’est d’abord un outil de recherches pour les scientifiques. Pour autant, la gestion d’une telle collection est lourde et nécessite le travail de personnel qualifié, les conditions de stockages sont exigeantes et coûteuses… Des facteurs contraignants qui, en raison du peu d’intérêt porté à la flore, ne favorisent pas le développement des recherches. » Alors qu’un herbier, au même titre qu’une collection d’objets du patrimoine, « contribue à l’édifice de la connaissance de l’histoire et de la biodiversité d’un Pays, et reste un objet indispensable pour en conserver la mémoire. ».</p>
<p>Le botaniste de rajouter : « ce qui est paradoxal, c&#8217;est que le volet conservation des espèces endémiques menacées par des espèces envahissantes bénéficie d&#8217;un vrai soutien, contrairement à la botanique taxinomique qui est pourtant à la base de la possibilité de ces travaux. C&#8217;est l&#8217;éternel débat sur des pas de temps bien différents entre la communication et l’approfondissement des connaissances. »</p>
<p><strong>ENCADRÉ</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’Herbier de Polynésie sur la Toile</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.herbier-tahiti.pf/">www.herbier-tahiti.pf</a></strong> est la base de données de la flore de Polynésie : elle rassemble tous les spécimens botaniques collectés en Polynésie française et conservés dans l’Herbier. Plusieurs options de recherche (par nom vernaculaire ou scientifique, par genre ou par famille, par île ou par archipel, etc.) permettent d’affiner celle-ci, le tout étant richement illustré. Un site qui est le résultat de 20 ans de travail et qui permet aux botanistes, mais aussi aux amateurs du monde entier, de découvrir ou de mieux connaître la flore polynésienne.</p>
<p><em>* Flore indigène : qui croît naturellement dans la région où elle vit. </em></p>
<p><em>** Adventice : espèce </em><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Plante">végétale</a></em><em> étrangère à la </em><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Flore">flore</a></em><em> </em><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Indig%C3%A8ne">indigène</a></em><em> d&#8217;un territoire dans lequel elle est accidentellement introduite et peut s&#8217;installer.</em></p>
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		<title>FIFO 2011 Projecteur d’Océanie</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:08:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà huit ans que le FIFO investit les écrans du fenua. Huit ans qu’il offre un coup de projecteur unique sur la richesse, la diversité et la vitalité océaniennes à travers le documentaire. Les films sélectionnés sont à chaque édition une fenêtre ouverte sur des îles, des populations, des contextes et des évènements qui nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/511__320x240_full_h40_dossieraffichefifo.jpg" alt="full_h40_dossieraffichefifo" title="full_h40_dossieraffichefifo" />
</a>
<br />
<strong>Voilà huit ans que le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec fifo">FIFO</a> investit les écrans du <em>fenua</em>. Huit ans qu’il offre un coup de projecteur unique sur la richesse, la diversité et la vitalité océaniennes à travers le documentaire. Les films sélectionnés sont à chaque édition une fenêtre ouverte sur des îles, des populations, des contextes et des évènements qui nous dévoilent des réalités tantôt encourageantes, tantôt alarmantes, mais toujours profondes et pleine d’espoirs. Des messages qu’il nous faut appréhender pour construire le devenir commun de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a>. D’année en année, le festival grandit, s’ouvre à de nouveaux médias, de nouvelles rencontres et accueille de plus en plus de personnalités à même de répondre aux nombreuses problématiques qui animent l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/audiovisuel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec audiovisuel">audiovisuel</a> océanien, reflet de notre époque. Bienvenue au FIFO 2011 !</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La sélection de films : éloquente et originale</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>232 films sont arrivés dans la boîte postale du FIFO cette année, grâce à l’implication du comité de présélection* qui, en fin connaisseur de l’audiovisuel comme de la région océanienne, sélectionne des documentaires inédits toujours pertinents, surprenants et émouvants. 15 seront en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/competition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec compétition">compétition</a> cette année, en provenance de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française, d’Australie, de Nouvelle-zélande, de Papouasie Nouvelle-Guinée et de Nouvelle-Calédonie, amenant une variété d’images, de sujets et de perspectives particulièrement intéressante. Tous ces documentaires ont un point commun : la rencontre. Qu’elle soit surprenante avec un fermier australien prêt à tout pour surmonter le handicap de sa femme (« A good man »), explosive avec des jeunes maoris en difficulté (« Trouble is my business »), étonnante avec les <em>cassowaries</em>, ces oiseaux australiens qui luttent pour leur survie (« Cassowaries »), bouleversante avec une femme aborigène qui a découvert l’homme blanc en 1964 (« Contact »), émouvante avec le regretté Lucien Kimitete (« Un homme de la terre des hommes »), ou encore poétique avec l’île de Makatea (« Makatea l’oubli »)… Autant d’approches qui prouvent combien la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> océanienne se fait toujours plus belle, dans la multiplicité de ses talents et de ses identités.</p>
<p>22 documentaires seront également projetés hors compétition, abordant d’autres aspects de l’Océanie toute aussi enrichissants.</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>8<sup>ème</sup> FIFO pratique </strong></p>
<p><em>Pour connaître le détail de tous les films ainsi que du programme du FIFO, rendez-vous sur www.fifo-tahiti.com. </em><strong><em> </em></strong></p>
<p>- Du 24 au 30 janvier 2011</p>
<p>- À la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a></p>
<p>- Tarifs &#8211; ticket journalier : 1 000 Fcfp / étudiants et groupes : 500 Fcfp  Gratuit pour les scolaires sur réservation, au 544 546.</p>
<p>Avec un ticket d’entrée journalier, vous pouvez aller voir autant de films que vous le souhaitez, tous les jours, dans les trois salles de projection, de 8h30 à 23h</p>
<p>- Billets en vente à la Maison de la culture à partir du 10 janvier.</p>
<p>- Informations et renseignements : 70 70 16 – organisation@filmfestivaloceanie.org</p>
<p><strong>Le jury : professionnel et passionné </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Réalisateurs, directeurs d’antennes ou de programmes, personnalités du monde <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culturel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culturel">culturel</a> et audiovisuel locales comme internationales composent le jury du FIFO 2011. Un grand cru qui aura la mission de décerner le « grand prix » ainsi que 3 « prix spéciaux ». Le public n’est pas en reste puisqu’il a la possibilité d’élire son <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec film">film</a> favori avec le « prix du public ».</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le président</strong></p>
<p>Cette année, le Président du jury sera Luc Jacquet, réalisateur de nombreux documentaires et notamment « La marche de l’empereur », qui a été récompensé par l’Oscar du meilleur film documentaire en 2006.</p>
<p>Un film d’une incroyable intensité qui suit l’épopée des manchots empereurs devant surmonter froid, isolement et immensité pour donner la vie**…</p>
<p><strong>Les</strong> <strong>membres</strong></p>
<p><em>Internationaux</em></p>
<p>Pierre Block de Friberg, directeur de l’Antenne de France 5 (France)</p>
<p>Carol Hirschfeld, directrice des programmes Maori Television (Nouvelle-Zélande)</p>
<p>Emmanuel Kazarherou, directeur de l’Agence de Développement de la Culture Kanak, centre culturel Tjibaou (Nouvelle-Calédonie)</p>
<p>Jacques Martial, président du Parc et de la Grande Halle de la Villette (France)</p>
<p>Hariet Mckern, présidente du syndicat des réalisateurs australiens (Australie)</p>
<p>Florence Swamy, directrice exécutive de la commission du film fidjien (Fidji)</p>
<p>Aruna Vasudev, président fondateur du Réseau pour la promotion du cinéma asiatique (Inde)</p>
<p>Cay Wesnigk, réalisateur, auteur, producteur et président directeur général de Onlinefilm (Allemagne)</p>
<p><em>De Tahiti</em></p>
<p>Joël Allain, président de la « Financière Hôtelière Polynésienne »</p>
<p>Dadou Paillé, directrice de l’école traditionnelle Orirau</p>
<p><strong>C’est nouveau au FIFO ! </strong></p>
<p><strong>La Nuit du court-métrage océanien</strong></p>
<p>L’an dernier, le FIFO vous proposait sa première Nuit de la fiction. Place à un autre média particulièrement incisif : le court-métrage. Tous les horizons océaniens se conjugueront lors de cet événement, véritable bouffée d’air audiovisuelle par sa fraîcheur, son originalité et son humour. 13 films seront proposés au public, autant d’histoires, de regards et d’univers, alternant fiction ou réalité. L’occasion pour Hiro’a de vous faire rencontrer la jeune réalisatrice Aumiti Kimitete, dont le tout premier film a été retenu pour cette nuit si spéciale, « Sunlight », ou quand le soleil joue des tours à une jeune fille sur la plage&#8230;</p>
<p><strong>Aumiti, pourquoi as-tu eu envie de plonger dans l’audiovisuel ?</strong></p>
<p>Je dirais que les évènements de ma vie ont fait en sorte que je considère la préservation de l’image comme primordiale. La caméra permet de capturer l’essence d’un moment, d’un événement, d’un personnage, d’une réalité autrement dit… Puis le simple fait de capturer ne m’a plus suffi, il a fallu que je raconte ces réalités sous forme d’histoire.</p>
<p><strong>Tu as suivi des études en lien avec ce domaine ?</strong></p>
<p>J’ai suivi le Diplôme Universitaire (DU) en Audiovisuel de l’Université de Polynésie, et obtenu un diplôme en « Film &amp; Television » à l’Université d’Aoraki de Dunedin, en Nouvelle-Zélande. J’ai ainsi pu apprendre certaines ficelles de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/production/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec production">production</a>. Aujourd’hui, je suis patentée et travaille sur des tournages de films, des documentaires ou autres, à des postes différents (assistante de réalisation, assistante de casting). Pour n’en citer que quelques uns, j’ai pu participer à la réalisation du téléfilm « Une lubie de monsieur Fortune » l’an dernier, à celle du film américain « Couple retreat », tourné en 2009 à Bora Bora, et à « L’ordre et la Morale », de Mathieu Kassovitz, tourné cette année.</p>
<p><strong>« Sunlight » est-il « ton » premier film ? </strong></p>
<p>En quelque sorte oui, car c’est le premier film pour lequel je suis à la fois l’auteur, la réalisatrice, la monteuse, etc. Enfin, autant de casquettes à la fois qui font que je peux dire que c’est de moi !</p>
<p><strong>Avec quels moyens as-tu pu réaliser ce court-métrage ? </strong></p>
<p>Concernant les moyens techniques, j’étais munie de ma propre caméra, tout le reste du matériel m’ayant été fourni par l’Université et leurs contacts auprès de différentes sociétés de production locale. Ce film est le travail que j’ai réalisé à l’issue du DU.</p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui, quels sont tes projets ?</strong></p>
<p>J’en ai plusieurs en tête mais ils mettront du temps à se concrétiser. Comme par exemple réaliser des docu-fictions, des reportages et des émissions en tout genre. En attendant, je trace mon chemin en tant que technicienne en audiovisuel en essayant de faire au mieux.</p>
<p><strong>Pratique : la nuit du court-métrage océanien</strong></p>
<p>- Lundi 23 janvier, de 19h à 22h</p>
<p>- Au Grand Théâtre de la Maison de la Culture</p>
<p>- Gratuit : billets à retirer au bureau FIFO. Attention, places limitées !</p>
<p>+ d’infos : <a href="http://www.fifo-tahiti.com/">www.fifo-tahiti.com</a></p>
<p><strong>Festival du film de Cabourg : invité d’honneur</strong></p>
<p>Cabourg à Tahiti ? Plus précisément, le festival du film de Cabourg, événement cinématographique professionnel et grand public qui accueille chaque année plus de 10 000 visiteurs. Son credo ? L’amour… Cabourg est en effet un lieu mythique, depuis que l’écrivain Marcel Proust y rédigea ses feuillets sur « A la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a> du temps perdu », véritable hymne au romantisme. Cabourg reçoit tous les grands noms du cinéma européen et international en présentant au public une sélection des plus grands succès romantiques du cinéma du monde entier. En 2010, après avoir découvert le FIFO, le festival du film de Cabourg a décidé d’ouvrir une fenêtre sur le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> en intégrant à sa programmation trois documentaires primés au FIFO. Parce que, comme l’explique Suzel Pietri, déléguée générale du festival, « être romantique, c&#8217;est aussi être pleinement conscient des conséquences désastreuses de certains de nos gestes pour des régions de l&#8217;autre bout du monde. Notre nouvel échange avec le FIFO permet d’ouvrir les esprits et les coeurs sur des préoccupations relatives à l&#8217;avenir de notre planète, et au devenir de ses cultures plurielles ».</p>
<p>Du côté de Tahiti, recevoir Cabourg c’est l’opportunité de dévoiler aux spectateurs polynésiens une facette du cinéma mondial. Les films primés lors de ce festival seront en effet projetés au cinéma Concorde lors d’une soirée spéciale.</p>
<p><strong>Pratique : projection des films primés à Cabourg</strong></p>
<p>- Samedi 22 janvier, à 19h30</p>
<p>- Au cinéma Concorde (Papeete)</p>
<p>- Sur invitation</p>
<p>+ d’infos : <a href="http://www.fifo-tahiti.com/">www.fifo-tahiti.com</a></p>
<p><strong>Des ateliers gratuits à ne pas manquer</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Des ateliers animés par des spécialistes de l’audiovisuel sont proposés aux festivaliers et aux professionnels, gratuitement durant le FIFO. Chaque année, ces ateliers sont le rendez-vous des passionnés du petit et du grand écran en quête d’apprentissage, d’images et d’échanges sur le cinéma de l’autre côté du miroir. Attention, les places sont limitées ! Inscrivez-vous au bureau du FIFO (Maison de la Culture).</p>
<p>+ d’infos : organisation@filmfestivaloceanie.org -Tel. : 70 70 16</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Atelier prise de vues</em></strong></p>
<p>Initiation aux différentes prises de vue. Cet atelier vous permettra de découvrir ou redécouvrir l’utilisation d’un caméscope, en apportant un éclairage nouveau sur des termes souvent nébuleux dans les documentations. Apprentissage des fondamentaux, valeurs de plans, utilisation des rushs, archivage, etc. Présentation de la prise de vue en 3D.</p>
<p>&gt; Du mardi au vendredi, 8h30 et 14h (durée : 2h)</p>
<p>&gt; Samedi : réservé aux vidéastes confirmés</p>
<p><strong><em>Atelier montage audiovisuel</em></strong></p>
<p>Comment faire de ses vidéos personnelles des films cultes ? Suivez les guides ! Initiation au montage vidéo sur « imovie ‘11 », perfectionnement sur « Final Cut Express 4 ». Démonstrations, accompagnement.</p>
<p>&gt; Du mardi au vendredi, 9h &#8211; 14h et 17h (durée : 2h)</p>
<p>&gt; Samedi, 9h et 14h</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>Atelier écriture de scénario</em></strong></p>
<p>Guillaume Laurant animera cet atelier théorique et pratique. Scénariste bien connu pour avoir écrit le film « Le fabuleux destin d’Amélie Pouliain », au succès mondial, mais encore « Effroyables jardins » ou « La fresque », il partagera ses connaissances, ses techniques et ses astuces de l’écriture scénaristique avec les participants.</p>
<p>&gt; Mardi et mercredi, 9h</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>Atelier de pitch </em></strong></p>
<p><em>Réservé aux professionnels</em><em> </em></p>
<p>Après le succès remporté l’an dernier pour sa première édition, le FIFO et l’ATPA (<em>Association Tahitienne des professionnels de l’Audiovisuel</em>) ont décidé de renouveler l’opération « pitch ». Ce second rendez-vous international permet aux professionnels de l’audiovisuel de se rencontrer dans des conditions privilégiées pour discuter ensemble de projets de films liés à l’Océanie.</p>
<p>Cet atelier ouvert à tous les porteurs de projet de films documentaires (auteur, réalisateur, producteur) a pour ambition d’aider les intervenants à défendre leurs scénarios en 3 à 5 minutes devant des acheteurs potentiels, tels que les directeurs de programmes, les producteurs ou les financeurs. Chaque intervenant doit promouvoir lui-même son projet et peut disposer de moyens audiovisuels pour sa présentation. A l’issue de toutes les interventions, les acheteurs/financeurs ont l’opportunité de retrouver les différents orateurs pour envisager d’éventuelles collaborations. En amont du pitch, un <em>coach</em> est à la disposition des intéressés pour les aider à parfaire leurs prestations publiques. Hans Robert Eisenhower, qui n’est autre que le responsable des « Thema » sur la chaîne Arte, assumera cette fonction. Profitez-en, car les conseils d’un professionnel de ce niveau sont rares et ne peuvent qu’être profitables !</p>
<p>&gt; Jeudi 27 à 15h</p>
<p>&gt; Renseignements et formulaires d’inscription : <a href="mailto:organisation@fifotahiti.org">organisation@fifotahiti.org</a> &#8211; Tel. : 70 70 16</p>
<p><strong>Marche arrière : le pitch du FIFO 2010</strong></p>
<p>Cathy Marconnet, productrice locale et coordinatrice du pitch pour le FIFO, explique : « le précédent pitch était une première expérience qui a permis à tout le monde de découvrir l’exercice. Les diffuseurs du reste du monde s&#8217;intéressent peu à peu à la production régionale et cet atelier au sein du FIFO permet d&#8217;attirer l&#8217;attention sur nos projets. C&#8217;est un embryon de marché du film qui peut permettre aux projets océaniens de trouver une plus large audience. L&#8217;an dernier, grâce au pitch, Polynésie Première est rentrée en coproduction sur un projet local qu&#8217;ils avaient jusqu&#8217;alors refusé. La diffusion du <em>trailer</em> du film les a convaincu du bien fondé du son travail. Par ailleurs, Maori <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tv/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tv">TV</a> s&#8217;est rapproché d&#8217;un réalisateur ayant proposé son idée lors du pitch pour en acquérir les droits. Il y a donc de belles perspectives pour la seconde édition. » Alors, à vos projets !</p>
<p><strong>Encadré</strong></p>
<p><strong>Le FIFO hors les murs : les bonnes choses se partagent !</strong></p>
<p>Aussi près que Pirae, Taravao, les cinq archipels Polynésiens, et aussi loin que Nouméa, Maré, mais aussi Cabourg, Nice, Avignon, etc. , le FIFO <a href="http://www.hiroa.pf/tag/voyage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec voyage">voyage</a> et permet à des milliers de spectateurs d’accéder aux documentaires primés ou sélectionnés.</p>
<p>Le dévouement des équipes du FIFO n’a d’égal que son plaisir à faire découvrir le contenu passionnant de festival unique au plus grand nombre. Ce sont ainsi des milliers de spectateurs qui ont pu profiter du FIFO à domicile tout au long de l’année 2010 !</p>
<p><strong>Encadré </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/heiva/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec heiva">Heiva</a> Nui, partenaire incontournable</strong></p>
<p>Tables, chaises, écran, sono, chapiteaux ou encore décoration, c’est toute la logistique du montage dont se charge Heiva Nui. L’établissement assure un soutien organisationnel pour la mise en place du village, la décoration du Grand Théâtre et le protocole des cérémonies d&#8217;ouverture et de remise des prix, en fournissant une partie du matériel et des moyens humains nécessaires.</p>
<p>* Le comité de présélection était composé de : Michèle Dechazeaux, productrice-animatrice, Sara Driscoll, résidente américaine, Eliane Koller, réalisatrice et ethnologue, Mateata Maamaatuaiahutapu, directrice des programmes de TNTV, Richard Mai, Maison de la Culture, Catherine Marconnet, productrice, François Paulpont, membre fondateur de l’ATPA, Claire Pasdelou, interprète, Hina Sylvain, responsable des programmes de Polynésie 1ère, Guy Wallart, réalisateur.</p>
<p>** Un président à découvrir dans notre rubrique « 10 questions à ».</p>
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		<title>Sous le signe des rencontres</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 01:32:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre autour du monde des liens numériques, rencontre autour de l’avenir des télévisions en Océanie… Le FIFO c’est aussi ça : un lieu d’échanges, de réflexions et de débats autour des problématiques qui animent l’audiovisuel régional. Un univers actuellement en pleine révolution, suite aux transformations nées de l’utilisation du câble sous-marin Honotua et de la récente [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/510__320x240_full_h40_culturebouge01.jpg" alt="full_h40_culturebouge01" title="full_h40_culturebouge01" />
</a>
<br />
<strong>Rencontre autour du monde des liens numériques, rencontre autour de l’avenir des télévisions en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a>… Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec fifo">FIFO</a> c’est aussi ça : un lieu d’échanges, de réflexions et de débats autour des problématiques qui animent l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/audiovisuel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec audiovisuel">audiovisuel</a> régional. Un univers actuellement en pleine révolution, suite aux transformations nées de l’utilisation du câble sous-marin Honotua et de la récente ouverture de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/television/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec télévision">Télévision</a> Numérique Terrestre… Autant de nouvelles perspectives à intégrer dans son quotidien et que le public est invité à partager avec les professionnels du milieu pendant le FIFO. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>3<sup>èmes </sup>Rencontres numériques : pour accompagner la population </strong></p>
<p>Le standard de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) a été adopté par plus de 100 pays, dont la France, qui est équipée depuis 2005 pour sa partie métropolitaine (et qui est en voie d&#8217;éteindre complètement sa diffusion analogique). Elle s&#8217;est fixée cinq ans pour que l&#8217;ensemble de ses départements et territoires d&#8217;outre-mer en dispose. Ainsi, le 30 novembre – cela n’aura échappé à personne – la télévision en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française est « passée au numérique », moyennant quelques équipements personnels (adaptateurs, décodeurs).<strong> </strong>Une offre de chaînes beaucoup plus importante et gratuite, la capacité de les échanger plus simplement et rapidement, meilleure qualité d’image et de son, ce mode de diffusion numérique représente, pour Michel Kops, délégué général à l’Outre-mer du GIP* ‘Tous au numérique ‘, « une évolution inexorable. C’est même la marche du progrès, qui a déjà touché tous les domaines de la vie quotidienne. A partir du 1<sup>er</sup> janvier 2012, la plus grande partie du monde aura choisi la diffusion numérique de la télévision. Dans la région, l&#8217;Australie et la Nouvelle-Zélande ont également signé cette convention. Même si chacun est libre de choisir de recevoir ou non la TNT – elle n’est pas une obligation ! &#8211; en septembre 2011, il n&#8217;y aura aucun autre moyen de recevoir la télévision que par ce biais ». Les 3<sup>èmes</sup> rencontres numériques ont pour fil directeur « des annonces aux résultats » et tenteront de tirer les enseignements des expériences similaires (France, Collectivités d’outre-mer) en terme de passage au numérique, à travers des débats aussi pragmatiques que productifs : les clés économiques pour développer le numérique polynésien, constats et projets de la TNT, comment le numérique révolutionne la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>, l’information et leur diffusion, etc.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pour connaître tous les thèmes des débats, les intervenants et les horaires : <a href="http://www.fifo-tahiti.com/">www.fifo-tahiti.com</a>. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pratique : les 3<sup>èmes </sup>Rencontres numériques </strong></p>
<p>- À la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> (chapiteau)</p>
<p>- Du 25 au 28 janvier</p>
<p>- Entrée libre</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>La télévision numérique, c’est quoi ?</strong></p>
<p>La numérisation, c’est la transformation des images et des sons analogiques en fichiers informatiques, permettant de les utiliser comme on le désire :</p>
<p>- Stockage « immatériel », dans les ordinateurs, les clés USB, sur les CD, DVD,</p>
<p>- Transport à l’autre bout du monde instantané et gratuit par <a href="http://www.hiroa.pf/tag/internet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec internet">Internet</a>,</p>
<p>Le passage à la télé « tout numérique » permet aussi de libérer des fréquences, et donc de la place, pour :</p>
<p>- créer de nouvelles chaînes,</p>
<p>- diffuser plus de chaînes en Haute Définition,</p>
<p>- développer la radio numérique,</p>
<p>- généraliser l’accès à internet mobile haut débit,</p>
<p>- améliorer la réception du téléphone portable,</p>
<p>- favoriser les liaisons pour les services d’urgence (secours, sécurité civile, pompiers, urgence médicales…).</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Source : www.tousaunumerique.fr</em></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>5<sup>ème</sup> Colloque des Télévisions Océaniennes</strong></p>
<p><strong>Guy Muller est le directeur des relations extérieures et de la communication à CFI (Canal France International), groupe qui est, depuis 20 ans, l’opérateur de la coopération médias française pour les pays d’Afrique, de la Méditerranée, de l’Asie, etc. C’est lui qui a monté le contenu du colloque des télévisons pour le FIFO, fort de son expérience à CFI, filiale du groupe France Télévisions qui accompagne la réflexion et les choix stratégiques de ses partenaires dans leur mutation vers les médias numériques. Guy Muller est donc un professionnel de choix pour animer le colloque des télévisions océaniennes, en plein transfert numérique !</strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Quel est l&#8217;intérêt de ce colloque ?</strong></p>
<p>Ce Colloque des Télévisions Océaniennes, dont l’édition 2011 est déjà la cinquième, a pour intérêt de rassembler une fois par an les professionnels des télévisions de la région. Chacun sait l’isolement géographique des états océaniens et le FIFO représente une plate-forme exceptionnelle de rencontres et de discussions. Ainsi, ce colloque 2011 permet-il aux représentants de 14 pays d’échanger des expériences, de mettre en place des projets communs et de créer une synergie régionale.</p>
<p><strong>Comment avez-vous établi le contenu ?</strong></p>
<p>Le colloque s’articule autour de quatre tables rondes dont les thèmes sont souvent induits par le contenu de l’édition précédente, car il s’agit de suivre et de rendre compte de projets construits sur le long terme et dont l’ampleur est régionale : c’est notamment le cas de la couverture des Jeux du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> 2011 et du projet de création d’un fonds régional de soutien à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/production/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec production">production</a> audiovisuelle océanienne. Mais nous sommes aussi à l’écoute des participants et nous avons jugé utile cette année de donner la parole à nos amis d’ABC Australia, qui présenteront leur stratégie et des actions menées dans le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> Sud. Enfin nous sommes soucieux d’établir un lien entre le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec festival">festival</a> et la réalité économique d’un marché audiovisuel naissant en consacrant une table-ronde au « pitching », où un réalisateur expose son projet devant des responsables de production ou de programmation. Nous voulons résolument rester dans le concret.</p>
<p><strong>Selon vous, qu’est-ce qui manque à la télévision océanienne pour s&#8217;épanouir davantage ?</strong></p>
<p>J’ai coutume de dire que le talent ne manque pas dans la région mais que les professionnels océaniens mériteraient qu’on s’intéresse davantage à eux. L’insuffisance des échanges intra-régionaux et intercontinentaux tout comme la globalisation des médias représentent un frein à la créativité ; par ailleurs, l’absence de structures de soutien ne favorise pas une production locale suffisante qui répondrait systématiquement aux standards internationaux. Nos efforts et ceux des responsables politiques et économiques doivent donc porter sur l’aide économique, le partage des savoir-faire et des moyens techniques, ainsi que le soutien à l’exportation.</p>
<p><strong>Comment envisagez-vous l’avenir de ce colloque ?</strong></p>
<p>Le colloque est devenu un élément incontournable du FIFO et personne ne remet plus en cause l’avenir du FIFO en tant que tel. Alors à mon sens, tout doit donc contribuer à ce que le Colloque des Télévisions Océaniennes rassemble rapidement tous les acteurs audiovisuels de la région et à ce qu’il fédère toutes les énergies nécessaires au développement d’une véritable industrie audiovisuelle dans le Pacifique Sud. Nous sommes confiants car les participants ont pris l’habitude de communiquer entre eux hors colloque, ce qui prouve que des liens sont établis et que des projets prendront forme.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pour connaître tous les thèmes des tables rondes, les intervenants et les horaires : <a href="http://www.fifo-tahiti.com/">www.fifo-tahiti.com</a>. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pratique : </strong><strong>5<sup>ème</sup> Colloque des Télévisions Océaniennes</strong><strong> </strong></p>
<p>- À la Maison de la Culture (chapiteau)</p>
<p>- Du 25 au 28 janvier</p>
<p>- Entrée libre</p>
<p>* GIP : Groupement d&#8217;Intérêt Public</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2011/01/sous-le-signe-des-rencontres/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>4ème Festival des arts du Pacifique Sud – Tahiti, 1985</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/12/4eme-festival-des-arts-du-pacifique-sud-%e2%80%93-tahiti-1985-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 09:07:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Parutions]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[pacifique]]></category>

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		<description><![CDATA[Coffret 5 DVD – toutes zones
Réalisation : ICA
En 1985 avait lieu le 4ème Festival des Arts du Pacifique Sud à Tahiti. Plus de 1 500 délégués représentant 20 états et territoires du Pacifique étaient venus présenter, aux côtés des Polynésiens, leurs traditions et leur culture. Un événement élevé au rang d’art dont les moments d’exception vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Coffret 5 DVD – toutes zones<br />
Réalisation : <a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a></strong></p>

<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/39_hiroa/full_h39_parutions_festivaldesarts.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic504]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/504__320x240_full_h39_parutions_festivaldesarts.jpg" alt="full_h39_parutions_festivaldesarts" title="full_h39_parutions_festivaldesarts" />
</a>

<p>En 1985 avait lieu le 4ème <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec festival">Festival</a> des Arts du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> Sud à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>. Plus de 1 500 délégués représentant 20 états et territoires du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> étaient venus présenter, aux côtés des Polynésiens, leurs traditions et leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>. Un événement élevé au rang d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> dont les moments d’exception vous sont restitués par le nouveau coffret DVD commémoratif coproduit par l’ICA et la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>. Plus de 7 heures d’images qui vous invitent à découvrir l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a> à travers les cultures autochtones, et autant de sons pour voyager d’île en île à la rencontre des peuples mélanésiens et polynésiens. Costumes, chants, chorégraphies, artisanat, il est désormais possible d’apprécier à sa guise la richesse et la diversité de la région dans ce coffret unique.</p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>Prix : 6 200 Fcfp </em></strong></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/12/4eme-festival-des-arts-du-pacifique-sud-%e2%80%93-tahiti-1985-2/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>4ème Festival des arts du Pacifique Sud – Tahiti, 1985</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/10/4eme-festival-des-arts-du-pacifique-sud-%e2%80%93-tahiti-1985/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 07:41:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Parutions]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[pacifique]]></category>

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		<description><![CDATA[Coffret 5 DVD – toutes zones
Durée : environ 433 minutes
En 1985 avait lieu le 4ème Festival des Arts du Pacifique Sud à Tahiti. Plus de 1 500 délégués représentant 20 états et territoires du Pacifique étaient venus présenter, aux côtés des Polynésiens, leurs traditions et leur culture. Un événement élevé au rang d’art dont les moments [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Coffret 5 DVD – toutes zones<br />
Durée : environ 433 minutes</strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/37_hiroa/full_h37_parutionsfestival-des-arts.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic456]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/456__320x240_full_h37_parutionsfestival-des-arts.jpg" alt="full_h37_parutionsfestival-des-arts" title="full_h37_parutionsfestival-des-arts" />
</a>
<br />
En 1985 avait lieu le 4ème <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec festival">Festival</a> des Arts du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> Sud à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>. Plus de 1 500 délégués représentant 20 états et territoires du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> étaient venus présenter, aux côtés des Polynésiens, leurs traditions et leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>. Un événement élevé au rang d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> dont les moments d’exception vous sont restitués par le nouveau coffret DVD commémoratif coproduit par l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a> et la Maison de la Culture. Plus de 7 heures d’images qui vous invitent à découvrir l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a> à travers les cultures autochtones, et autant de sons pour voyager d’île en île à la rencontre des peuples mélanésiens et polynésiens. Costumes, chants, chorégraphies, artisanat, il est désormais possible d’apprécier à sa guise la richesse et la diversité de la région dans ce coffret unique.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>En vente dans tous les magasins revendeurs de DVD au tarif de 6 200 Fcfp et sur www.hiroashop.com. </em></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/10/4eme-festival-des-arts-du-pacifique-sud-%e2%80%93-tahiti-1985/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les dieux mangaréviens en transit à Paris</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/02/les-dieux-mangareviens-en-transit-a-paris/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 20:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.
Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/expo-mangareva/couvcataloguemangareva.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic31]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/31__320x240_couvcataloguemangareva.jpg" alt="couvcataloguemangareva.jpg" title="couvcataloguemangareva.jpg" />
</a>
Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles.</em></p>
<p>Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, le public peut venir y découvrir d’exceptionnelles oeuvres polynésiennes, jusqu’alors dispersées dans différentes institutions internationales et pour certaines inconnues du grand public. En juin, c’est ici à Tahiti, au Musée de Tahiti et des Îles, que l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> ouvrira ses portes.</p>
<p>En septembre 2000, le Musée Henri-Martin de Cahors a retrouvé une statuette d’une divinité mangarévienne dans les réserves de ses locaux, un ancien presbytère. C’est celle du Dieu Rongo, dédiée au pourvoi des récoltes. Cette statuette en bois, rapportée de Polynésie par un explorateur lotois, autour de 1812, est l&#8217;une des rares représentations de cette divinité à subsister de par le monde. Elle reposait là, depuis au moins 150 ans, sous une fausse identité. Jusqu’ici on connaissait l’existence de cinq exemplaires de ce dieu (dont on ne sait s’ils sont différentes représentations d’un même dieu ou différents dieux), détenus par cinq musées : le British Museum de Londres, le Metropolitan Museum of <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> de New York, le Pontificio Museo Missionario-Ethnologico de Rome, le Muséum d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">Histoire</a> Naturelle de La Rochelle et le Musée des Pères du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sacré">Sacré</a>-cœur de Braine-le-Comte, dont le Rongo est aujourd’hui conservé à Rome. Désormais le Musée de Cahors appartient au cercle privilégié de ceux qui détiennent un objet primordial du panthéon mangarévien. C’est ce qui a donné l’idée à Laurent Guillaut, Conservateur en chef du Musée, de faire connaître cette statuette autour d’une exposition consacrée à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et à l’histoire des îles Gambier. De là, le projet a fait son chemin et le Musée de Tahiti et des Îles, après avoir rencontré Laurent Guillaut venu en mission en Polynésie française en septembre 2005, s’est proposé d’organiser une exposition qui réunirait l’ensemble des oeuvres connues à ce jour, relatives au domaine du sacré et du rituel des Gambier, conservées dans des institutions religieuses et muséales. Autant de figures de divinités et d’objets rituels méconnus, voire inconnus du grand public et même des Polynésiens.</p>
<p><strong>Une convention d’amitié</strong></p>
<p>C’est grâce au Musée du quai Branly que l’exposition a pu se réaliser. Stéphane Martin, Président de l’institution prestigieuse qui a ouvert ses portes en juin 2006 au pied de la tour Eiffel, a répondu positivement à la proposition de Jean-Marc Pambrun de reprendre le projet pour le porter à l’international. Dans le cadre d’une convention de collaboration muséographique et culturelle qui régit les rapports des deux musées depuis 2005, les demandes de prêt de ces œuvres rarissimes ont été faites conjointement par les deux établissements et le Musée du quai Branly a apporté son expertise pour mener à bien cette idée. Il s’est chargé de convaincre les grands musées de confier leurs œuvres, de coordonner les demandes de prêts et de donner à « Mangareva » le rayonnement que méritait le projet. L’exposition s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Musée du quai Branly de faire connaître et de promouvoir les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, qui constitue le cœur de sa mission. Du côté du Musée de Tahiti et des Îles, c’est l’occasion de pouvoir présenter à Paris une exposition itinérante à grand retentissement. Ce projet constitue par ailleurs une première mondiale car jamais aucune exposition ne s’est tenue sur cette île, ni sur l’archipel dont elle fait partie. Pour Jean-Marc Pambrun, elle a un double intérêt : d’abord, faire connaître ; ensuite, rendre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> : « L’exposition a pour objectif de permettre aux habitants de Mangareva de retrouver leurs dieux originels dont ils se séparèrent dès le début du XIX° siècle, plus précisément au moment de la conversion foudroyante de l’île, opérée par les pères Honoré Laval et François Carret dès 1834 ».</p>
<p><strong>Lever le voile du silence</strong></p>
<p>« Organiser le retour de ces divinités c’est un peu rendre justice à l’archipel des Gambier en permettant aux statues de venir se ressourcer et aux populations polynésiennes de les voir, explique Jean-Marc Pambrun. C’est bien que les objets que l’on pense encore investis d’un certain mana puissent retrouver leur terre d’origine, leur terre ancestrale. Ça peut aussi permettre, en sens inverse, un ressourcement de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> pour beaucoup d’artistes polynésiens et une redynamisation, une réappropriation de notre culture par les populations en place. C’est une exposition qui laissera des traces dans la réflexion, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>, l’action culturelle, c’est évident. Quand l’exposition commencera ici, à Tahiti, on aimerait faire un état de la situation culturelle, sociale et économique de Mangareva aujourd’hui, poursuit-il. L’archipel des Gambier n’ayant jamais fait l’objet d’une exposition, nous voulons essayer d’en parler de manière à permettre à sa population d’avoir un rayonnement plus important pour développer un certain nombre d’activités. Resté sous le manteau du silence depuis de nombreuses années pour différentes raisons (notamment l’évangélisation qu’il a été pendant longtemps difficile d’évoquer, et plus récemment les essais nucléaires), nous aimerions que cette exposition puisse éclairer des pans de l’histoire d’un peuple trop longtemps maintenu dans l’ombre. Il a toujours été difficile de parler de ce qui s’est passé sans porter préjudice à la population ou polémiquer autour de l’attitude des pouvoirs en place en France et en Polynésie. Cette exposition exceptionnelle sera dédiée au peuple des Gambier ».</p>
<p><strong>Une histoire, un contexte </strong></p>
<p><em>Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles, revient sur le contexte de départ des œuvres de Mangareva</em></p>
<p>En 1825, le capitaine F. W. Beechey et son équipage sont les premiers Européens à fouler le sol de Mangareva. Presque dix ans plus tard, les missionnaires arrivent. Le père Honoré Laval est sans aucun doute celui qui aura le plus marqué l’archipel des Gambier. Il débarque sur l’île de Akamaru le 7 août 1834. En l’espace de moins de deux ans, il parvient, avec d’autres missionnaires, à évangéliser les Mangaréviens après avoir éradiqué une culture millénaire. Prêtres bâtisseurs, prêtres civilisateurs, prêtres salvateurs, Laval et les siens mirent en place – avec la collaboration des chefs mangaréviens – un système dans lequel le domaine du social et du religieux ne faisaient qu’un. En cela, ils ne rompirent pas avec le système traditionnel polynésien.</p>
<p>Laval, à l’instar des autres missionnaires dans le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> (Tahiti, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, Rarotonga, Fidji…), instaura un code de lois qui jetait les bases d’un gouvernement théocratique, c’est-à-dire un système despotique. Il faut admettre que leur œuvre civilisatrice, aussi critiquable soit elle, a contribué à sauvegarder les Mangaréviens des maux apportés par l’Occident (épidémies, débauches, armes à feux, alcool…) et que très probablement, sans la présence des missionnaires, le peuple mangarévien aurait disparu.<br />
Les statues rassemblées pour cette exposition sont les seules à avoir échappé aux bûchers aux « idoles » organisés à partir de 1834-1835 par les missionnaires. Ce sont les pères de l’ordre de Picpus eux-mêmes qui les ont épargnées de la frénétique destruction qu’ils avaient pourtant commanditée.</p>
<p>Voulant témoigner de la réussite de l’évangélisation, ils ont expédié à l’attention du roi des Français et du Pape une malle accompagnée d’une liste précise rédigée par le Père Caret, contenant un ensemble de statues des divinités les plus importantes, telles que Tu, Rongo, Rao… Quelques années plus tard, d’autres statues conservées par les derniers adeptes du « paganisme » seront remises à des navigateurs et étrangers de passage, notamment un certain « Capitaine Henri », le consul des Etats-Unis A. de Moerenhout et le commandant Dumont D’Urville. Ce dernier ramena deux statues dont l’une est aujourd’hui au Musée de la Rochelle. À la fin du XIXe siècle, deux grandes statues composées de bras dressés vers le ciel ont été collectées par un docteur français et une mission russe. L’ensemble de ces statues est aujourd’hui conservé dans des institutions religieuses et muséales.<br />
<strong>Les objets phares de l’exposition</strong><br />
Au milieu de différents objets religieux et rituels associés, ce sont douze œuvres  qui constitueront les pièces maîtresses de cette exposition.</p>
<ul>
<li> 1 Rao et 1 patoko (support à offrandes) du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 1 Tu et 1 Rongo du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
<li> 1 Rongo du British Museum de Londres (présenté uniquement à Paris)</li>
<li> 1 Rongo du Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle</li>
<li> 1 Rongo du Metropolitan Museum of Art de New York</li>
<li> 1 Rongo du Musée Henri-Martin de Cahors</li>
<li> 1 figure de divinité de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Rome</li>
<li> 1 tambour du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 2 figures eketea (qui seraient des représentations d’un autre dieu appelé Tupo) de la Congrégation des Sacrés Cœurs et du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
</ul>
<p><strong>Une exposition itinérante</strong></p>
<p>L’exposition se tiendra d’abord au Musée du quai Branly, du 3 février au 10 mai 2009, puis au Musée de Tahiti et des Iles, du 24 juin au 24 septembre 2009. Une partie de cette exposition sera présentée enfin au Musée Henri-Martin de Cahors au plus tard au cours du printemps 2010.<br />
Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr<br />
Musée de Tahiti et des Îles : 54 84 35<br />
<strong>Combien ça coûte ?</strong></p>
<p>- La demande de subvention initiale du Musée de Tahiti et des Îles au gouvernement de la Polynésie Française a été de 19 millions de francs. Ce montant couvrira notamment les frais de transport et d’assurance, mais il n’en restera qu’une infime part pour organiser l’exposition. De son côté, le Musée du quai Branly a investi environ 200 000 euros (presque 24 millions de francs) dans cette exposition (le montant lié aux frais de transport et d’assurance est de 115 000 euros TTC, soit environ 14 millions de francs).<br />
- Les frais « de clou à clou » (transport, assurance, convoyage, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> éventuelle des objets) ont été pris en charge à 50/50 par le Musée du quai Branly et le Musée de Tahiti et des Îles.</p>
<p><strong>À chacun son expo</strong></p>
<p>Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, le Musée du quai Branly insistera sur la dimension historique qu’évoquent ces œuvres, sur le contexte d’évangélisation de la population de l’archipel des Gambier à l’époque des missionnaires européens avec la disparition du culte ancien.</p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles souhaite, lui, aborder deux grandes périodes de l’histoire du peuple des Gambier depuis ses origines jusqu’à nos jours. Celle des temps anciens avec pour thématique l’archéologie de Mangareva et des îles Gambier, l’origine et l’histoire du peuplement, les mythes et les traditions orales et l’anthropologie sociale et religieuse de la période pré-européenne ; et celle des temps nouveaux, marquée par les premiers contacts avec les Européens, l’histoire de la christianisation et ses traces matérielles, les essais nucléaires et l’économie actuelle des Gambier. Autour des pièces majeures, plusieurs panneaux illustrés d’une iconographie appropriée accompagnée de textes feront le point des connaissances relatives à l’histoire et à la culture du peuple des Gambier. Ce parcours périphérique sera aussi l’occasion de préparer un ouvrage destiné au grand public consacré à Mangareva.</p>
<p>Cahors, comme patrie du père Laval et d’un certain nombre des ecclésiastiques venus à Mangareva… Le Musée Henri-Martin se focalisera sur cet aspect de l’Histoire. Disposant de peu de moyens, le musée ne fera pas venir l’intégralité des œuvres que présenteront les musées du quai Branly et de Tahiti et des Îles.</p>
<p><em>Photos : Quai Branly, Musée Henri-Martin</em></p>
<p><em>
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<br />
</em></p>
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		<title>FIFO 2009 : l&#8217;arrivée du numérique en question</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:04:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO, Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture et vice-président de l’association FIFO et Dominique Wolton, Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS* et Directeur de publication de la revue Hermès et Michèle Dechazeaux, membre du comité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec fifo">FIFO</a>, Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> et vice-président de l’association FIFO et Dominique Wolton, Directeur de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a> au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS* et Directeur de publication de la revue Hermès et Michèle Dechazeaux, membre du comité de présélection des films. </em></p>
<p><strong>Le FIFO, en plus d’être un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec festival">festival</a> <a href="http://www.hiroa.pf/tag/documentaire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec documentaire">documentaire</a> de plus en plus couru, joue chaque année un rôle d’initiateur dans le secteur audiovisuel. Ce sera encore le cas cette fois-ci, avec un sujet de taille : l’arrivée du haut débit numérique avec l’installation du câble sous-marin entre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et Hawaii. Les uns se concentrent sur les bouleversements que peut provoquer une telle nouveauté dans le paysage audiovisuel local et plus globalement, sur la société et les pratiques des usagers. Les autres relativisent le terme de « révolution numérique » au sens de mutation profonde, au profit d’une amélioration des échanges informatifs. Chacun a son point de vue, mais tous se rejoignent sur la nécessité, pour nous, d’intégrer au mieux ces changements.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Prévenir plutôt que guérir</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Les tables rondes organisées dans le cadre du FIFO permettent de réunir professionnels et grand public autour de sujets divers et de débattre dans l’optique de faire avancer les choses. Ainsi, l’Aide à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/production/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec production">Production</a> Audiovisuelle et Cinématographique (APAC), l’Association Tahitienne des Professionnels de l’Audiovisuel (ATPA) et le Syndicat des Producteurs Audiovisuels de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française (SPAF) sont nés des rencontres provoquées au sein du festival. « Le numérique est un enjeu tellement important que l’on ne peut faire preuve ni d’amateurisme, ni de légèreté », confie Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture et vice-président de l’association FIFO. Mieux vaut anticiper que se laisser submerger ; et pour cela, il faut commencer par se poser les bonnes questions.</p>
<p><strong>Devancer l’arrivée du câble</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« Ce n’est pas quand il sera là qu’il faudra se poser les questions de ce que l’on peut faire avec, comment, etc. » continue Heremoana Maamaatuaiahutapu. « Autrement, nous risquons d’être débordés par la nouveauté et de ne rien pouvoir gérer. Il faut conscientiser les politiques dès maintenant et par ricochet le grand public sur un certain nombre de problématiques ; réfléchir aussi aux possibilités de développement que va nous offrir l’arrivée de ce câble ».</p>
<p><strong>Éveiller les consciences</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« Les enjeux culturels et sociaux relatifs à l’arrivée du numérique sont très importants », poursuit le Directeur de la Maison de la Culture. « On ne se rend pas compte que le débit actuel va être multiplié par 100, dans les deux sens : à la réception, mais aussi à l’envoi. C’est une autoroute de l’information qu’il va falloir apprendre à utiliser ! »</p>
<p><strong>Les révolutions possibles du haut débit numérique </strong></p>
<p>« Les chaînes locales doivent d&#8217;ores et déjà se préparer à une mutation car le paysage audiovisuel va certainement se transformer. Au-delà, a-t-on préparé nos instituteurs à l’utilisation éventuelle du numérique dans leurs cours ? », s’interroge Heremoana Maamaatuaiahutapu. « Peut-être que dans des îles éloignées, le téléenseignement pourrait être envisagé ; auquel cas le visage de la profession serait complètement transformé. De la même manière, la télémédecine est à considérer, au moment où on se demande comment réduire les coûts de notre assurance maladie ».</p>
<p><strong>Gérer les dématérialisations</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« QUID des droits d’auteur ? Que fait-on de la bibliothèque, de la salle de projection et même du cyberespace de la Maison de la Culture ? La fréquentation du cyberespace a déjà été diminuée par trois en trois ans. Cela ne va qu’empirer ! La meilleure solution serait peut-être d’aller dans le sens du changement en proposant par exemple une e-bibliothèque. J’ai déjà quelques idées, mais j’attends aussi des pistes lors des rencontres du FIFO. Ce sont des pointures qui viennent et nous sommes très attentifs à toutes les propositions qui pourraient être faites ».</p>
<p><strong>La mondialisation est aux portes de la Polynésie</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« L’arrivée du numérique pourra nous donner la possibilité de mieux nous faire connaître à l’étranger. Du même coup, apporter une reconnaissance et <em>booster</em> la profession, le secteur audiovisuel. C’est un potentiel énorme. Quand on aura pris conscience que le câble, en plus d’arriver, repart aussi, on arrivera à de grandes choses. Il y a des solutions, mais il ne faut pas attendre que le câble soit là pour réagir. On a l’impression d’être loin du monde… On ne le sera plus grâce à l’arrivée de ces nouvelles technologies de l’information et de la communication ».</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong><em>Honotua</em></strong><strong>, « le lien vers le large », pour réduire la fracture numérique</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>- Le 10 janvier 2008, le groupe Alcatel-Lucent Submarine Network (ASN) a signé le contrat pour la pose des câbles avec l’OPT</p>
<p>- Coût du réseau sous-marin : 8,5 milliards de Fcfp (72,2 millions d’euros)</p>
<p>- Le réseau reliera Tahiti à Hawaii et à certaines îles de l’archipel polynésien</p>
<p>- À terme, la capacité du réseau sera de 32 x 10 Gbit/s (actuellement, la bande passante de la liaison satellite est de 171 Mbit/s)</p>
<p>- L’achèvement des travaux est prévu en 2010</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>RELATIVISER LA TECHNIQUE ET VALORISER LES HOMMES</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Dominique Wolton est Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS et Directeur de publication de la revue Hermès*. Depuis plus de 30 ans, il travaille sur l’analyse des rapports entre culture, communication et société. </strong><strong>Admirateur de l’intelligence humaine plus que de l’intelligence technique, il se bat pour éviter que l’idéologie technique ne prenne le pas sur la vision humaniste de la communication. Il présidera les rencontres numériques du FIFO 2009.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi avoir accepté de présenter ces rencontres numériques ? Quel enjeu y voyiez-vous ?</strong></p>
<p>Je travaille depuis de nombreuses années sur la mondialisation et sur la diversité culturelle d’une part et les techniques de communication d’autre part. Donc je connais bien les enjeux d’Internet, du numérique et je connais bien le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a>, cela fait plus de dix ans que je travaille sur la région. Je pense qu’il est fondamental qu’elle puisse accéder à tous les services numériques pour ne pas être décalée par rapport au reste du monde. Mais ce qui m’intéresse, ce n’est pas tant la technique que les hommes et les sociétés. La Polynésie, et plus généralement le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a>, sont un exemple extraordinaire de la supériorité des hommes sur la technique. C’est un lieu de lecture de l’obligation de relativiser la révolution technique pour revaloriser l’importance de la société, de la communication humaine. Mon point de vue va être minoritaire, bien sûr, mais c’est pour ça que j’ai accepté de présider ces rencontres <strong>: </strong>pour contrebalancer le discours technique, qu’on n’assomme pas les Polynésiens avec l’idée que leur mode de vie va entièrement changer avec l’arrivée du numérique.</p>
<p><strong>Pourtant, on peut facilement envisager un bouleversement social…</strong></p>
<p>Ce n’est jamais la technique qui fait le bouleversement social. Elle accélère simplement le processus. La technique change la société en apparence, mais pas dans le fond. Il y a toujours ce fantasme de croire que les techniques de communication vont tout changer. C’est formidable, pratique, utile… mais ça ne change ni l’homme, ni la face du monde. L’arrivée du numérique va accélérer la circulation des informations, contribuer à désenclaver un peu certains archipels éloignés. Mais la société polynésienne ne va pas s’en trouver révolutionnée pour autant. La vraie révolution sociale est de conserver ses traditions et de s’adapter à la modernité. Internet est un moyen, pas une fin. Les mots<br />
« retard », « modernité », « adaptation », « ouverture » appartiennent au discours technique. Ça n’a pas de sens ! La société polynésienne est moderne tout en ayant su préserver ses traditions. Je prône une cohabitation entre le progrès technique et la richesse, la complexité, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a> de ces sociétés.</p>
<p><strong>Y’a-t-il des actions à mener pour se prémunir de changements éventuellement trop radicaux induits par cette cohabitation ?</strong></p>
<p>Il faut d’abord introduire la technique en faisant réfléchir tout de suite sur son usage, rappeler qu’Internet est à la fois liberté mais aussi spéculation, pornographie, désocialisation… La richesse d’une société passe par les échanges humains. Que deviendra cette richesse quand tous les jeunes seront sur leurs ordinateurs ? Moi je me bats pour que les solutions techniques soient au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">service</a> des sociétés et non que les sociétés succombent à l’idéologie de la technique. Il faut éduquer, mener une réflexion critique, valoriser la tradition par rapport à la modernité, décomplexer les gens qui ne savent pas s’en servir, réduire l’arrogance de ceux qui savent s’en servir ; en d’autres termes : relativiser le progrès, rappeler qu’il est secondaire par rapport à la richesse des sociétés. Mon point de vue de scientifique consiste à dire : « arrêtez de vous imaginer qu’une technique de communication va tout changer. Ça va améliorer les échanges d’information, mais ça ne va pas changer la société, la culture, la politique, etc, et tant mieux d’ailleurs ». Si le prix de la modernité technique était la standardisation du monde entier, ce serait stupide ; il faut évidemment valoriser les différences culturelles. Internet n’est qu’une brouette après d’autres brouettes et avant d’autres… mais pas une révolution sociale.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Présentation de la cuvée 2009 !</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>37 films seront à l’affiche de la 6<sup>ème</sup> édition du Festival International du Film documentaire d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a>.</p>
<p>Portraits, aventures, recherches scientifiques, témoignages, politique, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a><strong>…</strong> les styles sont cette année très variés. Leur mise en images aussi. Michèle Dechazeaux, membre du comité de présélection des films, a salué la personnalité de cette nouvelle édition : « le FIFO 2009, explique-t-elle, est prometteur tant par la qualité des documentaires reçus que par la diversité des sujets traités. Mais ce qui en fait peut-être l&#8217;originalité, c&#8217;est la remontée et l’utilisation des archives, aussi bien familiales que nationales et officielles. Incontestablement, ces images retrouvées donneront au festival une couleur historique et humaine très émouvante. Si certains sujets comme l&#8217;euthanasie, la délinquance, la justice, le sida, sont des sujets universels, ils sont traités ici « à l&#8217;Océanienne » et sont de belles leçons d’humour et de sagesse. Une fois de plus le FIFO soulignera le lien étroit qui unit toutes ces populations qui  prennent enfin la parole. Une parole riche d’un passé, une parole vivante, qui revendique sa place dans ce monde nouveau où l&#8217;image est au service des mots, des histoires et des idées ».</p>
<p>Pour valoriser du mieux possible le travail des artistes, amateurs ou avertis, le FIFO offrira la possibilité aux réalisateurs polynésiens dont les documentaires n’ont pas été sélectionnés de présenter leurs créations dans la « salle <a href="http://www.hiroa.pf/tag/video/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec vidéo">vidéo</a> », exclusivement réservée à leur attention.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le FIFO 2009 en quelques chiffres :</strong></p>
<p>- 150 films envoyés au FIFO cette année</p>
<p>- Un comité de présélection composé de 9 personnes a visionné la totalité des films entre juillet et octobre et retenu 16 films en compétition et 21 films hors compétition</p>
<p>- Les documentaires sont tous projetés 3 fois pendant la durée du festival, et 4 fois pour les films en compétition (avec une projection le dimanche)</p>
<p>- Sur la totalité des films inscrits, 3 sont des co-productions polynésiennes et 2 sont en compétition</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le FIFO 2009 </strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Du mardi 27 janvier au dimanche 1er février 2009</p>
<p>- À la Maison de la Culture de Papeete</p>
<p>- Tarifs : ticket journalier : 1 000 Fcfp / étudiants, groupes : 500 Fcfp / gratuit pour les scolaires</p>
<p>Avec un ticket d’entrée journalier, vous pouvez aller voir autant de films que vous le souhaitez, tous les jours, dans les trois salles de projection, de 8h30 à 23h</p>
<p>- Billets en vente à la Maison de la culture à partir du lundi 9 janvier</p>
<p>- Informations et renseignements : 544 536 / 70 70 16 &#8211; <a href="http://www.filmfestivaloceanie.org/">http://www.filmfestivaloceanie.org</a> &#8211; <a href="mailto:info@fifotahiti.org">info@fifotahiti.org</a> / <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a></p>
<p><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* CNRS = </em></strong><strong><em>Centre National de Recherche Scientifique</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* </em></strong><strong><em>Hermès est une revue spécialisée en sciences de l’information et de la communication. Près de 850 auteurs, français et étrangers, ont déjà participé à sa publication depuis 1988. La revue Hermès est éditée par CNRS Editions. </em></strong></p>
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		<title>C&#8217;est un peu toute l&#8217;histoire du FIFO</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:01:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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Ce troisième millénaire qui s’engage démontre à quel point la communication est un élément essentiel de notre temps, réduisant les distances, permettant de découvrir l’autre avec une facilité déconcertante. Rendez-vous compte : on peut aujourd’hui regarder la télévision sur son téléphone ! Paradoxalement, au moment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Heremoana Maamaatuaiahutapu &#8211; Directeur de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>, </strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Ce troisième millénaire qui s’engage démontre à quel point la communication est un élément essentiel de notre temps, réduisant les distances, permettant de découvrir l’autre avec une facilité déconcertante. Rendez-vous compte : on peut aujourd’hui regarder la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/television/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec télévision">télévision</a> sur son téléphone ! Paradoxalement, au moment où l’on communique d’avantage, nous nous voyons moins que nos ancêtres, qui n’avaient que leurs pirogues. Nous disparaissons sous le flot d’images qui arrivent des quatre coins de la planète.</p>
<p>Ainsi, nous apprenons quotidiennement ce qui se passe à Paris, Moscou, Bagdad, ou Shanghai, mais pas chez nos voisins de Honolulu ou de Nouméa.</p>
<p>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec fifo">FIFO</a>, c’est donc une petite voix qui s’élève dans le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concert/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concert">concert</a> de la mondialisation, un écho lointain qui nous permet aujourd’hui, à nous, Océaniens, ici, à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>, de nous rencontrer, mais surtout de nous faire entendre, de nous faire connaître aux yeux du monde, de véhiculer notre propre image et éviter ainsi qu’elle soit déformée par le regard de l’autre.</p>
<p>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec festival">Festival</a> International du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec film">Film</a> <a href="http://www.hiroa.pf/tag/documentaire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec documentaire">documentaire</a> Océanien a vu le jour dans cette optique de parler de et faire connaître ce qui se déroule dans la région, de se recentrer sur ce qui se passe localement. C’est encore l’esprit de cette sixième édition.</p>
<p>De la même manière, les tables rondes organisées depuis les débuts du FIFO servent à débattre de sujets qui impliquent l’avenir du Pays et de la région <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">pacifique</a> plus largement. Cette année, elles seront l’occasion de débattre d’un sujet qui me tient à cœur et qui nous concerne tous dans un avenir plus ou moins proche : l’arrivée du haut débit numérique et les modifications qu’il apportera, tant sur le fond que sur la forme. Il s’agit d’initier une réflexion autour des changements induits par la mise en place du câble sous-marin entre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et Hawaï et de recueillir le maximum de conseils de personnalités extérieures pour intégrer et s’adapter au mieux aux transformations inhérentes.</p>
<p>Mais la place d’honneur est d’abord faite à la valorisation des films documentaires – qui sont autant de regards non déformés sur la vie des gens d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a>.</p>
<p>Cette année, 16 films d’une qualité remarquable s’affronteront en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/competition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec compétition">compétition</a>. Je tenais à remercier les établissements partenaires du FIFO d’avoir permis au Festival, grâce à leur soutien, de trouver toute sa légitimité après avoir traversé des périodes de trouble politique ; et remercier le public également, de venir toujours plus nombreux rendre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> aux créations et aux créatifs de notre région.</p>
<p>Bonnes projections à tous !</p>
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