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	<title> &#187; pacifique</title>
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		<title>Les dieux mangaréviens en transit à Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 20:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.
Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, [...]]]></description>
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Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.</em></p>
<p>Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, le public peut venir y découvrir d’exceptionnelles oeuvres polynésiennes, jusqu’alors dispersées dans différentes institutions internationales et pour certaines inconnues du grand public. En juin, c’est ici à Tahiti, au Musée de Tahiti et des Îles, que l’exposition ouvrira ses portes.</p>
<p>En septembre 2000, le Musée Henri-Martin de Cahors a retrouvé une statuette d’une divinité mangarévienne dans les réserves de ses locaux, un ancien presbytère. C’est celle du Dieu Rongo, dédiée au pourvoi des récoltes. Cette statuette en bois, rapportée de Polynésie par un explorateur lotois, autour de 1812, est l&#8217;une des rares représentations de cette divinité à subsister de par le monde. Elle reposait là, depuis au moins 150 ans, sous une fausse identité. Jusqu’ici on connaissait l’existence de cinq exemplaires de ce dieu (dont on ne sait s’ils sont différentes représentations d’un même dieu ou différents dieux), détenus par cinq musées : le British Museum de Londres, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Pontificio Museo Missionario-Ethnologico de Rome, le Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle et le Musée des Pères du Sacré-cœur de Braine-le-Comte, dont le Rongo est aujourd’hui conservé à Rome. Désormais le Musée de Cahors appartient au cercle privilégié de ceux qui détiennent un objet primordial du panthéon mangarévien. C’est ce qui a donné l’idée à Laurent Guillaut, Conservateur en chef du Musée, de faire connaître cette statuette autour d’une exposition consacrée à la culture et à l’histoire des îles Gambier. De là, le projet a fait son chemin et le Musée de Tahiti et des Îles, après avoir rencontré Laurent Guillaut venu en mission en Polynésie française en septembre 2005, s’est proposé d’organiser une exposition qui réunirait l’ensemble des oeuvres connues à ce jour, relatives au domaine du sacré et du rituel des Gambier, conservées dans des institutions religieuses et muséales. Autant de figures de divinités et d’objets rituels méconnus, voire inconnus du grand public et même des Polynésiens.</p>
<p><strong>Une convention d’amitié</strong></p>
<p>C’est grâce au Musée du quai Branly que l’exposition a pu se réaliser. Stéphane Martin, Président de l’institution prestigieuse qui a ouvert ses portes en juin 2006 au pied de la tour Eiffel, a répondu positivement à la proposition de Jean-Marc Pambrun de reprendre le projet pour le porter à l’international. Dans le cadre d’une convention de collaboration muséographique et culturelle qui régit les rapports des deux musées depuis 2005, les demandes de prêt de ces œuvres rarissimes ont été faites conjointement par les deux établissements et le Musée du quai Branly a apporté son expertise pour mener à bien cette idée. Il s’est chargé de convaincre les grands musées de confier leurs œuvres, de coordonner les demandes de prêts et de donner à « Mangareva » le rayonnement que méritait le projet. L’exposition s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Musée du quai Branly de faire connaître et de promouvoir les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, qui constitue le cœur de sa mission. Du côté du Musée de Tahiti et des Îles, c’est l’occasion de pouvoir présenter à Paris une exposition itinérante à grand retentissement. Ce projet constitue par ailleurs une première mondiale car jamais aucune exposition ne s’est tenue sur cette île, ni sur l’archipel dont elle fait partie. Pour Jean-Marc Pambrun, elle a un double intérêt : d’abord, faire connaître ; ensuite, rendre hommage : « L’exposition a pour objectif de permettre aux habitants de Mangareva de retrouver leurs dieux originels dont ils se séparèrent dès le début du XIX° siècle, plus précisément au moment de la conversion foudroyante de l’île, opérée par les pères Honoré Laval et François Carret dès 1834 ».</p>
<p><strong>Lever le voile du silence</strong></p>
<p>« Organiser le retour de ces divinités c’est un peu rendre justice à l’archipel des Gambier en permettant aux statues de venir se ressourcer et aux populations polynésiennes de les voir, explique Jean-Marc Pambrun. C’est bien que les objets que l’on pense encore investis d’un certain mana puissent retrouver leur terre d’origine, leur terre ancestrale. Ça peut aussi permettre, en sens inverse, un ressourcement de la création pour beaucoup d’artistes polynésiens et une redynamisation, une réappropriation de notre culture par les populations en place. C’est une exposition qui laissera des traces dans la réflexion, la création, l’action culturelle, c’est évident. Quand l’exposition commencera ici, à Tahiti, on aimerait faire un état de la situation culturelle, sociale et économique de Mangareva aujourd’hui, poursuit-il. L’archipel des Gambier n’ayant jamais fait l’objet d’une exposition, nous voulons essayer d’en parler de manière à permettre à sa population d’avoir un rayonnement plus important pour développer un certain nombre d’activités. Resté sous le manteau du silence depuis de nombreuses années pour différentes raisons (notamment l’évangélisation qu’il a été pendant longtemps difficile d’évoquer, et plus récemment les essais nucléaires), nous aimerions que cette exposition puisse éclairer des pans de l’histoire d’un peuple trop longtemps maintenu dans l’ombre. Il a toujours été difficile de parler de ce qui s’est passé sans porter préjudice à la population ou polémiquer autour de l’attitude des pouvoirs en place en France et en Polynésie. Cette exposition exceptionnelle sera dédiée au peuple des Gambier ».</p>
<p><strong>Une histoire, un contexte </strong></p>
<p><em>Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles, revient sur le contexte de départ des œuvres de Mangareva</em></p>
<p>En 1825, le capitaine F. W. Beechey et son équipage sont les premiers Européens à fouler le sol de Mangareva. Presque dix ans plus tard, les missionnaires arrivent. Le père Honoré Laval est sans aucun doute celui qui aura le plus marqué l’archipel des Gambier. Il débarque sur l’île de Akamaru le 7 août 1834. En l’espace de moins de deux ans, il parvient, avec d’autres missionnaires, à évangéliser les Mangaréviens après avoir éradiqué une culture millénaire. Prêtres bâtisseurs, prêtres civilisateurs, prêtres salvateurs, Laval et les siens mirent en place – avec la collaboration des chefs mangaréviens – un système dans lequel le domaine du social et du religieux ne faisaient qu’un. En cela, ils ne rompirent pas avec le système traditionnel polynésien.</p>
<p>Laval, à l’instar des autres missionnaires dans le Pacifique (Tahiti, Raiatea, Rarotonga, Fidji…), instaura un code de lois qui jetait les bases d’un gouvernement théocratique, c’est-à-dire un système despotique. Il faut admettre que leur œuvre civilisatrice, aussi critiquable soit elle, a contribué à sauvegarder les Mangaréviens des maux apportés par l’Occident (épidémies, débauches, armes à feux, alcool…) et que très probablement, sans la présence des missionnaires, le peuple mangarévien aurait disparu.<br />
Les statues rassemblées pour cette exposition sont les seules à avoir échappé aux bûchers aux « idoles » organisés à partir de 1834-1835 par les missionnaires. Ce sont les pères de l’ordre de Picpus eux-mêmes qui les ont épargnées de la frénétique destruction qu’ils avaient pourtant commanditée.</p>
<p>Voulant témoigner de la réussite de l’évangélisation, ils ont expédié à l’attention du roi des Français et du Pape une malle accompagnée d’une liste précise rédigée par le Père Caret, contenant un ensemble de statues des divinités les plus importantes, telles que Tu, Rongo, Rao… Quelques années plus tard, d’autres statues conservées par les derniers adeptes du « paganisme » seront remises à des navigateurs et étrangers de passage, notamment un certain « Capitaine Henri », le consul des Etats-Unis A. de Moerenhout et le commandant Dumont D’Urville. Ce dernier ramena deux statues dont l’une est aujourd’hui au Musée de la Rochelle. À la fin du XIXe siècle, deux grandes statues composées de bras dressés vers le ciel ont été collectées par un docteur français et une mission russe. L’ensemble de ces statues est aujourd’hui conservé dans des institutions religieuses et muséales.<br />
<strong>Les objets phares de l’exposition</strong><br />
Au milieu de différents objets religieux et rituels associés, ce sont douze œuvres  qui constitueront les pièces maîtresses de cette exposition.</p>
<ul>
<li> 1 Rao et 1 patoko (support à offrandes) du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 1 Tu et 1 Rongo du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
<li> 1 Rongo du British Museum de Londres (présenté uniquement à Paris)</li>
<li> 1 Rongo du Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle</li>
<li> 1 Rongo du Metropolitan Museum of Art de New York</li>
<li> 1 Rongo du Musée Henri-Martin de Cahors</li>
<li> 1 figure de divinité de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Rome</li>
<li> 1 tambour du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 2 figures eketea (qui seraient des représentations d’un autre dieu appelé Tupo) de la Congrégation des Sacrés Cœurs et du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
</ul>
<p><strong>Une exposition itinérante</strong></p>
<p>L’exposition se tiendra d’abord au Musée du quai Branly, du 3 février au 10 mai 2009, puis au Musée de Tahiti et des Iles, du 24 juin au 24 septembre 2009. Une partie de cette exposition sera présentée enfin au Musée Henri-Martin de Cahors au plus tard au cours du printemps 2010.<br />
Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr<br />
Musée de Tahiti et des Îles : 54 84 35<br />
<strong>Combien ça coûte ?</strong></p>
<p>- La demande de subvention initiale du Musée de Tahiti et des Îles au gouvernement de la Polynésie Française a été de 19 millions de francs. Ce montant couvrira notamment les frais de transport et d’assurance, mais il n’en restera qu’une infime part pour organiser l’exposition. De son côté, le Musée du quai Branly a investi environ 200 000 euros (presque 24 millions de francs) dans cette exposition (le montant lié aux frais de transport et d’assurance est de 115 000 euros TTC, soit environ 14 millions de francs).<br />
- Les frais « de clou à clou » (transport, assurance, convoyage, restauration éventuelle des objets) ont été pris en charge à 50/50 par le Musée du quai Branly et le Musée de Tahiti et des Îles.</p>
<p><strong>À chacun son expo</strong></p>
<p>Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, le Musée du quai Branly insistera sur la dimension historique qu’évoquent ces œuvres, sur le contexte d’évangélisation de la population de l’archipel des Gambier à l’époque des missionnaires européens avec la disparition du culte ancien.</p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles souhaite, lui, aborder deux grandes périodes de l’histoire du peuple des Gambier depuis ses origines jusqu’à nos jours. Celle des temps anciens avec pour thématique l’archéologie de Mangareva et des îles Gambier, l’origine et l’histoire du peuplement, les mythes et les traditions orales et l’anthropologie sociale et religieuse de la période pré-européenne ; et celle des temps nouveaux, marquée par les premiers contacts avec les Européens, l’histoire de la christianisation et ses traces matérielles, les essais nucléaires et l’économie actuelle des Gambier. Autour des pièces majeures, plusieurs panneaux illustrés d’une iconographie appropriée accompagnée de textes feront le point des connaissances relatives à l’histoire et à la culture du peuple des Gambier. Ce parcours périphérique sera aussi l’occasion de préparer un ouvrage destiné au grand public consacré à Mangareva.</p>
<p>Cahors, comme patrie du père Laval et d’un certain nombre des ecclésiastiques venus à Mangareva… Le Musée Henri-Martin se focalisera sur cet aspect de l’Histoire. Disposant de peu de moyens, le musée ne fera pas venir l’intégralité des œuvres que présenteront les musées du quai Branly et de Tahiti et des Îles.</p>
<p><em>Photos : Quai Branly, Musée Henri-Martin</em></p>
<p><em>
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		<title>FIFO 2009 : l&#8217;arrivée du numérique en question</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:04:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO, Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture et vice-président de l’association FIFO et Dominique Wolton, Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS* et Directeur de publication de la revue Hermès et Michèle Dechazeaux, membre du comité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO, Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture et vice-président de l’association FIFO et Dominique Wolton, Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS* et Directeur de publication de la revue Hermès et Michèle Dechazeaux, membre du comité de présélection des films. </em></p>
<p><strong>Le FIFO, en plus d’être un festival documentaire de plus en plus couru, joue chaque année un rôle d’initiateur dans le secteur audiovisuel. Ce sera encore le cas cette fois-ci, avec un sujet de taille : l’arrivée du haut débit numérique avec l’installation du câble sous-marin entre Tahiti et Hawaii. Les uns se concentrent sur les bouleversements que peut provoquer une telle nouveauté dans le paysage audiovisuel local et plus globalement, sur la société et les pratiques des usagers. Les autres relativisent le terme de « révolution numérique » au sens de mutation profonde, au profit d’une amélioration des échanges informatifs. Chacun a son point de vue, mais tous se rejoignent sur la nécessité, pour nous, d’intégrer au mieux ces changements.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Prévenir plutôt que guérir</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Les tables rondes organisées dans le cadre du FIFO permettent de réunir professionnels et grand public autour de sujets divers et de débattre dans l’optique de faire avancer les choses. Ainsi, l’Aide à la Production Audiovisuelle et Cinématographique (APAC), l’Association Tahitienne des Professionnels de l’Audiovisuel (ATPA) et le Syndicat des Producteurs Audiovisuels de la Polynésie Française (SPAF) sont nés des rencontres provoquées au sein du festival. « Le numérique est un enjeu tellement important que l’on ne peut faire preuve ni d’amateurisme, ni de légèreté », confie Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture et vice-président de l’association FIFO. Mieux vaut anticiper que se laisser submerger ; et pour cela, il faut commencer par se poser les bonnes questions.</p>
<p><strong>Devancer l’arrivée du câble</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« Ce n’est pas quand il sera là qu’il faudra se poser les questions de ce que l’on peut faire avec, comment, etc. » continue Heremoana Maamaatuaiahutapu. « Autrement, nous risquons d’être débordés par la nouveauté et de ne rien pouvoir gérer. Il faut conscientiser les politiques dès maintenant et par ricochet le grand public sur un certain nombre de problématiques ; réfléchir aussi aux possibilités de développement que va nous offrir l’arrivée de ce câble ».</p>
<p><strong>Éveiller les consciences</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« Les enjeux culturels et sociaux relatifs à l’arrivée du numérique sont très importants », poursuit le Directeur de la Maison de la Culture. « On ne se rend pas compte que le débit actuel va être multiplié par 100, dans les deux sens : à la réception, mais aussi à l’envoi. C’est une autoroute de l’information qu’il va falloir apprendre à utiliser ! »</p>
<p><strong>Les révolutions possibles du haut débit numérique </strong></p>
<p>« Les chaînes locales doivent d&#8217;ores et déjà se préparer à une mutation car le paysage audiovisuel va certainement se transformer. Au-delà, a-t-on préparé nos instituteurs à l’utilisation éventuelle du numérique dans leurs cours ? », s’interroge Heremoana Maamaatuaiahutapu. « Peut-être que dans des îles éloignées, le téléenseignement pourrait être envisagé ; auquel cas le visage de la profession serait complètement transformé. De la même manière, la télémédecine est à considérer, au moment où on se demande comment réduire les coûts de notre assurance maladie ».</p>
<p><strong>Gérer les dématérialisations</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« QUID des droits d’auteur ? Que fait-on de la bibliothèque, de la salle de projection et même du cyberespace de la Maison de la Culture ? La fréquentation du cyberespace a déjà été diminuée par trois en trois ans. Cela ne va qu’empirer ! La meilleure solution serait peut-être d’aller dans le sens du changement en proposant par exemple une e-bibliothèque. J’ai déjà quelques idées, mais j’attends aussi des pistes lors des rencontres du FIFO. Ce sont des pointures qui viennent et nous sommes très attentifs à toutes les propositions qui pourraient être faites ».</p>
<p><strong>La mondialisation est aux portes de la Polynésie</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« L’arrivée du numérique pourra nous donner la possibilité de mieux nous faire connaître à l’étranger. Du même coup, apporter une reconnaissance et <em>booster</em> la profession, le secteur audiovisuel. C’est un potentiel énorme. Quand on aura pris conscience que le câble, en plus d’arriver, repart aussi, on arrivera à de grandes choses. Il y a des solutions, mais il ne faut pas attendre que le câble soit là pour réagir. On a l’impression d’être loin du monde… On ne le sera plus grâce à l’arrivée de ces nouvelles technologies de l’information et de la communication ».</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong><em>Honotua</em></strong><strong>, « le lien vers le large », pour réduire la fracture numérique</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>- Le 10 janvier 2008, le groupe Alcatel-Lucent Submarine Network (ASN) a signé le contrat pour la pose des câbles avec l’OPT</p>
<p>- Coût du réseau sous-marin : 8,5 milliards de Fcfp (72,2 millions d’euros)</p>
<p>- Le réseau reliera Tahiti à Hawaii et à certaines îles de l’archipel polynésien</p>
<p>- À terme, la capacité du réseau sera de 32 x 10 Gbit/s (actuellement, la bande passante de la liaison satellite est de 171 Mbit/s)</p>
<p>- L’achèvement des travaux est prévu en 2010</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>RELATIVISER LA TECHNIQUE ET VALORISER LES HOMMES</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Dominique Wolton est Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS et Directeur de publication de la revue Hermès*. Depuis plus de 30 ans, il travaille sur l’analyse des rapports entre culture, communication et société. </strong><strong>Admirateur de l’intelligence humaine plus que de l’intelligence technique, il se bat pour éviter que l’idéologie technique ne prenne le pas sur la vision humaniste de la communication. Il présidera les rencontres numériques du FIFO 2009.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi avoir accepté de présenter ces rencontres numériques ? Quel enjeu y voyiez-vous ?</strong></p>
<p>Je travaille depuis de nombreuses années sur la mondialisation et sur la diversité culturelle d’une part et les techniques de communication d’autre part. Donc je connais bien les enjeux d’Internet, du numérique et je connais bien le Pacifique, cela fait plus de dix ans que je travaille sur la région. Je pense qu’il est fondamental qu’elle puisse accéder à tous les services numériques pour ne pas être décalée par rapport au reste du monde. Mais ce qui m’intéresse, ce n’est pas tant la technique que les hommes et les sociétés. La Polynésie, et plus généralement le Pacifique, sont un exemple extraordinaire de la supériorité des hommes sur la technique. C’est un lieu de lecture de l’obligation de relativiser la révolution technique pour revaloriser l’importance de la société, de la communication humaine. Mon point de vue va être minoritaire, bien sûr, mais c’est pour ça que j’ai accepté de présider ces rencontres <strong>: </strong>pour contrebalancer le discours technique, qu’on n’assomme pas les Polynésiens avec l’idée que leur mode de vie va entièrement changer avec l’arrivée du numérique.</p>
<p><strong>Pourtant, on peut facilement envisager un bouleversement social…</strong></p>
<p>Ce n’est jamais la technique qui fait le bouleversement social. Elle accélère simplement le processus. La technique change la société en apparence, mais pas dans le fond. Il y a toujours ce fantasme de croire que les techniques de communication vont tout changer. C’est formidable, pratique, utile… mais ça ne change ni l’homme, ni la face du monde. L’arrivée du numérique va accélérer la circulation des informations, contribuer à désenclaver un peu certains archipels éloignés. Mais la société polynésienne ne va pas s’en trouver révolutionnée pour autant. La vraie révolution sociale est de conserver ses traditions et de s’adapter à la modernité. Internet est un moyen, pas une fin. Les mots<br />
« retard », « modernité », « adaptation », « ouverture » appartiennent au discours technique. Ça n’a pas de sens ! La société polynésienne est moderne tout en ayant su préserver ses traditions. Je prône une cohabitation entre le progrès technique et la richesse, la complexité, la tradition de ces sociétés.</p>
<p><strong>Y’a-t-il des actions à mener pour se prémunir de changements éventuellement trop radicaux induits par cette cohabitation ?</strong></p>
<p>Il faut d’abord introduire la technique en faisant réfléchir tout de suite sur son usage, rappeler qu’Internet est à la fois liberté mais aussi spéculation, pornographie, désocialisation… La richesse d’une société passe par les échanges humains. Que deviendra cette richesse quand tous les jeunes seront sur leurs ordinateurs ? Moi je me bats pour que les solutions techniques soient au service des sociétés et non que les sociétés succombent à l’idéologie de la technique. Il faut éduquer, mener une réflexion critique, valoriser la tradition par rapport à la modernité, décomplexer les gens qui ne savent pas s’en servir, réduire l’arrogance de ceux qui savent s’en servir ; en d’autres termes : relativiser le progrès, rappeler qu’il est secondaire par rapport à la richesse des sociétés. Mon point de vue de scientifique consiste à dire : « arrêtez de vous imaginer qu’une technique de communication va tout changer. Ça va améliorer les échanges d’information, mais ça ne va pas changer la société, la culture, la politique, etc, et tant mieux d’ailleurs ». Si le prix de la modernité technique était la standardisation du monde entier, ce serait stupide ; il faut évidemment valoriser les différences culturelles. Internet n’est qu’une brouette après d’autres brouettes et avant d’autres… mais pas une révolution sociale.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Présentation de la cuvée 2009 !</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>37 films seront à l’affiche de la 6<sup>ème</sup> édition du Festival International du Film documentaire d’Océanie.</p>
<p>Portraits, aventures, recherches scientifiques, témoignages, politique, histoire<strong>…</strong> les styles sont cette année très variés. Leur mise en images aussi. Michèle Dechazeaux, membre du comité de présélection des films, a salué la personnalité de cette nouvelle édition : « le FIFO 2009, explique-t-elle, est prometteur tant par la qualité des documentaires reçus que par la diversité des sujets traités. Mais ce qui en fait peut-être l&#8217;originalité, c&#8217;est la remontée et l’utilisation des archives, aussi bien familiales que nationales et officielles. Incontestablement, ces images retrouvées donneront au festival une couleur historique et humaine très émouvante. Si certains sujets comme l&#8217;euthanasie, la délinquance, la justice, le sida, sont des sujets universels, ils sont traités ici « à l&#8217;Océanienne » et sont de belles leçons d’humour et de sagesse. Une fois de plus le FIFO soulignera le lien étroit qui unit toutes ces populations qui  prennent enfin la parole. Une parole riche d’un passé, une parole vivante, qui revendique sa place dans ce monde nouveau où l&#8217;image est au service des mots, des histoires et des idées ».</p>
<p>Pour valoriser du mieux possible le travail des artistes, amateurs ou avertis, le FIFO offrira la possibilité aux réalisateurs polynésiens dont les documentaires n’ont pas été sélectionnés de présenter leurs créations dans la « salle vidéo », exclusivement réservée à leur attention.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le FIFO 2009 en quelques chiffres :</strong></p>
<p>- 150 films envoyés au FIFO cette année</p>
<p>- Un comité de présélection composé de 9 personnes a visionné la totalité des films entre juillet et octobre et retenu 16 films en compétition et 21 films hors compétition</p>
<p>- Les documentaires sont tous projetés 3 fois pendant la durée du festival, et 4 fois pour les films en compétition (avec une projection le dimanche)</p>
<p>- Sur la totalité des films inscrits, 3 sont des co-productions polynésiennes et 2 sont en compétition</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le FIFO 2009 </strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Du mardi 27 janvier au dimanche 1er février 2009</p>
<p>- À la Maison de la Culture de Papeete</p>
<p>- Tarifs : ticket journalier : 1 000 Fcfp / étudiants, groupes : 500 Fcfp / gratuit pour les scolaires</p>
<p>Avec un ticket d’entrée journalier, vous pouvez aller voir autant de films que vous le souhaitez, tous les jours, dans les trois salles de projection, de 8h30 à 23h</p>
<p>- Billets en vente à la Maison de la culture à partir du lundi 9 janvier</p>
<p>- Informations et renseignements : 544 536 / 70 70 16 &#8211; <a href="http://www.filmfestivaloceanie.org/">http://www.filmfestivaloceanie.org</a> &#8211; <a href="mailto:info@fifotahiti.org">info@fifotahiti.org</a> / <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a></p>
<p><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* CNRS = </em></strong><strong><em>Centre National de Recherche Scientifique</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* </em></strong><strong><em>Hermès est une revue spécialisée en sciences de l’information et de la communication. Près de 850 auteurs, français et étrangers, ont déjà participé à sa publication depuis 1988. La revue Hermès est éditée par CNRS Editions. </em></strong></p>
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		<title>C&#8217;est un peu toute l&#8217;histoire du FIFO</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:01:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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Ce troisième millénaire qui s’engage démontre à quel point la communication est un élément essentiel de notre temps, réduisant les distances, permettant de découvrir l’autre avec une facilité déconcertante. Rendez-vous compte : on peut aujourd’hui regarder la télévision sur son téléphone ! Paradoxalement, au moment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Heremoana Maamaatuaiahutapu &#8211; Directeur de la Maison de la Culture, </strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Ce troisième millénaire qui s’engage démontre à quel point la communication est un élément essentiel de notre temps, réduisant les distances, permettant de découvrir l’autre avec une facilité déconcertante. Rendez-vous compte : on peut aujourd’hui regarder la télévision sur son téléphone ! Paradoxalement, au moment où l’on communique d’avantage, nous nous voyons moins que nos ancêtres, qui n’avaient que leurs pirogues. Nous disparaissons sous le flot d’images qui arrivent des quatre coins de la planète.</p>
<p>Ainsi, nous apprenons quotidiennement ce qui se passe à Paris, Moscou, Bagdad, ou Shanghai, mais pas chez nos voisins de Honolulu ou de Nouméa.</p>
<p>Le FIFO, c’est donc une petite voix qui s’élève dans le concert de la mondialisation, un écho lointain qui nous permet aujourd’hui, à nous, Océaniens, ici, à Papeete, de nous rencontrer, mais surtout de nous faire entendre, de nous faire connaître aux yeux du monde, de véhiculer notre propre image et éviter ainsi qu’elle soit déformée par le regard de l’autre.</p>
<p>Le Festival International du Film documentaire Océanien a vu le jour dans cette optique de parler de et faire connaître ce qui se déroule dans la région, de se recentrer sur ce qui se passe localement. C’est encore l’esprit de cette sixième édition.</p>
<p>De la même manière, les tables rondes organisées depuis les débuts du FIFO servent à débattre de sujets qui impliquent l’avenir du Pays et de la région pacifique plus largement. Cette année, elles seront l’occasion de débattre d’un sujet qui me tient à cœur et qui nous concerne tous dans un avenir plus ou moins proche : l’arrivée du haut débit numérique et les modifications qu’il apportera, tant sur le fond que sur la forme. Il s’agit d’initier une réflexion autour des changements induits par la mise en place du câble sous-marin entre Tahiti et Hawaï et de recueillir le maximum de conseils de personnalités extérieures pour intégrer et s’adapter au mieux aux transformations inhérentes.</p>
<p>Mais la place d’honneur est d’abord faite à la valorisation des films documentaires – qui sont autant de regards non déformés sur la vie des gens d’Océanie.</p>
<p>Cette année, 16 films d’une qualité remarquable s’affronteront en compétition. Je tenais à remercier les établissements partenaires du FIFO d’avoir permis au Festival, grâce à leur soutien, de trouver toute sa légitimité après avoir traversé des périodes de trouble politique ; et remercier le public également, de venir toujours plus nombreux rendre hommage aux créations et aux créatifs de notre région.</p>
<p>Bonnes projections à tous !</p>
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		<title>L&#8217;APAC : développer les métiers de l&#8217;audiovisuel</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 20:50:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Denis Grellier, chef du SDIM, chargé de l’APAC et Nelson Tapare-Pin, chargé de mission auprès du Ministère de l’Industrie, des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises et des Métiers.
Depuis plus d’un an, l’APAC* participe au développement et à la professionnalisation de la filière audiovisuelle locale. Denis Grellier et Nelson Tapare-Pin nous en disent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Denis Grellier, chef du SDIM, chargé de l’APAC et Nelson Tapare-Pin, chargé de mission auprès du Ministère de l’Industrie, des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises et des Métiers.</em></p>
<p><strong>Depuis plus d’un an, l’APAC* participe au développement et à la professionnalisation de la filière audiovisuelle locale.</strong> <strong>Denis Grellier et Nelson Tapare-Pin nous en disent un peu plus sur cette aide qui permet de favoriser les productions audiovisuelles réalisées en Polynésie.</strong> <strong></strong></p>
<p><strong>Qu’est-ce que l’APAC ?</strong></p>
<p>L’APAC est une subvention de la Polynésie destinée aux professionnels de l’audiovisuel. Elle a été instaurée afin d’aider des projets de production audiovisuelle à différents niveaux : écriture, développement, production, réalisation et organisation de manifestations. Il s’agit en particulier de co-financer les budgets de production de documentaires, de fictions, de films d’animation et de clips vidéos.</p>
<p><strong>Comment est-elle née ?</strong></p>
<p>Le président Gaston Tong Sang avait lancé l’idée lors du FIFO 2007. On a constaté que la création audiovisuelle était relativement riche dans tous les pays du Pacifique alors qu’elle avait tendance à décroître en Polynésie. La raison d’être de cette aide est donc de redynamiser le secteur.</p>
<p><strong>À qui est-elle destinée ?</strong></p>
<p>À tout porteur de projet qui fait la promotion du Pays, de la richesse de son patrimoine culturel et naturel. Pour s’assurer de la qualité des projets, plusieurs conditions sont exigées, notamment avoir réalisé une œuvre équivalente et être soutenu par un diffuseur. Pour ceux qui débutent dans le métier, on demande une formation ou l’appui d’un professionnel.</p>
<p><strong>Comment fonctionne-t-elle ?</strong></p>
<p>Les dossiers déposés au SDIM* sont présentés à une commission consultative composée du SPAPF*, de l’ATPA*, de l’Association FIFO, de l’ICA*, des deux diffuseurs locaux TNTV et RFO, du Ministère du Tourisme, du Ministère de la Culture, de la CCISM* et de deux représentants de l’Assemblée. La commission est présidée par le Ministre de l&#8217;Industrie, des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises et des Métiers, qui est garant des décisions finales. 40% de l’aide sont versés à la publication de l’arrêté au Journal Officiel. À fourniture du produit fini (Master au format professionnel, budget définitif et PAD*) les 60% restants sont versés.</p>
<p>* SDIM : Service de Développement de l’Industrie et des Métiers</p>
<p>* APAC : Aide à la Production Audiovisuelle et Cinématographique</p>
<p>* SPAPF : Syndicat des Producteurs Audiovisuels de Polynésie Française</p>
<p>* ATPA : Association Tahitienne des Professionnels de l’Audiovisuel</p>
<p>* ICA : Institut de la Communication Audiovisuelle</p>
<p>* CCISM : Chambre de Commerce, d’Industrie, des Services et des Métiers</p>
<p>* PAD : Prêt A Diffuser, c’est-à-dire la validation du diffuseur</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Quelques chiffres de l’APAC :</strong></p>
<p>- Novembre 2007 : 45 millions Fcfp ont été débloqués pour 14 projets de production</p>
<p>- Juillet 2008 : 21 millions Fcfp pour 15 dossiers</p>
<p>- Novembre 2008 : plus de 25 millions Fcfp pour 8 dossiers</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>D’autres projets pour promouvoir les métiers de l’audiovisuel : </strong></p>
<p>- En 2009, un nouveau cursus de 9 modules à l’Université de Polynésie sera mis en place pour former à différents métiers de l’audiovisuel (son, image, production, écriture de scénario, etc.). Ce « Diplôme d’Université &#8211; Métiers de l’audiovisuel » fera intervenir des professionnels de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA). Pour plus de renseignements : www.upf.pf/formations-et-inscription.html</p>
<p>- Un projet de partenariat entre la Polynésie et le Centre National de la Cinématographie (CNC) est également sur les rails, afin de permettre aux producteurs locaux de bénéficier des aides du CNC.</p>
<p><strong>Informations &amp; renseignements</strong></p>
<p>- SDIM<br />
- Tel : 50 28 80</p>
<p>- <a href="mailto:infos@sdim.pf">infos@sdim.pf</a> ou <a href="http://www.sdim.pf/">www.sdim.pf</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pierre-Henri Deleau &#8211; &#160;&#187; Il en va des films comme il en va des gens &#160;&#187; (FIFO 2009)</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 20:36:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Du 27 janvier au 1er févier, Pierre-Henri Deleau sera à Tahiti pour présider le jury de la 6ème édition du FIFO. Fondateur et directeur pendant 30 ans de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes, il est également délégué général du FIPA* depuis 1987 ainsi que du Festival du film d&#8217;histoire de Pessac depuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Du 27 janvier au 1<sup>er</sup> févier, Pierre-Henri Deleau sera à Tahiti pour présider le jury de la 6<sup>ème</sup> édition du FIFO. Fondateur et directeur pendant 30 ans de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes, il est également délégué général du FIPA* depuis 1987 ainsi que du Festival du film d&#8217;histoire de Pessac depuis 1990 – entre autres postes à responsabilités. On ne compte plus les festivals qu’il a créés et auxquels il a participé. Son parcours le place sans nul doute parmi les figures incontournables du paysage audiovisuel français. </strong></p>
<p><strong>Comment concevez-vous votre rôle de jury ?</strong></p>
<p>Le réalisateur est un auteur. Être jury sous-entend qu’il faut essayer de déceler un style, une musique derrière une image qui est une pensée de l’auteur. Il faut rechercher derrière les images la pensée et non des produits. Il faut se demander si quelque chose vous touche, vous émeut, s’interroger sur l’émotion que le film a provoqué et sur la réflexion qu’il déclenche.</p>
<p><strong>Un bon film se définit donc par l’émotion ?</strong></p>
<p>Il en va des films comme il en va des gens que vous allez rencontrer. Il y a des gens que vous avez envie de connaître davantage et d’autres pas du tout. Il faut d’abord qu’un film vous touche d’une certaine façon. Soit que vous soyez totalement ébloui par la magie, l’histoire, soit que vous soyez ému par les comédiens, la mise en scène… Il s’agit de partir de l’image brute et essayer de rentrer dans le film, ou plutôt laisser le film rentrer en vous et s’interroger à ce moment-là sur ce qu’il a suscité.</p>
<p><strong>Les carrières artistiques sont souvent le fait de coups de foudre ou de révélations. Est-ce qu‘il y a un film en particulier qui vous a poussé vers le cinéma ?</strong></p>
<p>J’ai commencé à découvrir le cinéma quand j’avais 17, 18 ans. Je voyais énormément de classiques : <em>Citizen Kane </em>de Orson Welles, <em>La nuit du Chasseur</em> de Charles Laughton ou des films de Vsevolod Poudovkine, qui m’ont totalement ébloui. Je ne pourrais pas citer un film plutôt qu’un autre, j’en ai tout de suite 10, 15 qui me viennent à l’esprit. Brusquement, j’ai compris que le cinéma était un art, et je suis « tombé en amour » avec lui comme disent les Québécois, avec les images plutôt.</p>
<p><strong>Vous avez collaboré à quantité de festivals, pourquoi avoir accepté de participer au FIFO 2009 ?</strong></p>
<p>Je trouve formidable d’aller faire un festival dans ces îles si éloignées de la métropole et je suis curieux de voir le regard que des gens que je ne connais pas vont porter sur des documentaires venus des quatre coins de la zone Pacifique. Cela m’intéresse particulièrement et je suis extrêmement content de faire partie du jury de cette nouvelle édition.</p>
<p><strong>Justement, vous avez un regard aguerri sur le cinéma français, mais quel regard portez-vous sur le cinéma océanien ?</strong></p>
<p>C’est très difficile à dire car c’est un petit peu par hasard que j’ai découvert au cours des dernières années des films et des documentaires qui venaient de Nouvelle-Zélande, d’Australie et finalement très peu de Polynésie Française, où la production est peu développée. J’espère qu’elle va s’accroître grâce aux nouvelles technologies… Car je pense qu’il y a une autre musique, un autre style dans ces films, que je suis ravi de pouvoir découvrir.</p>
<p><strong>Ca va donc être une initiation pour vous ?</strong></p>
<p>Absolument. Tout comme lorsque vous allez dans un continent inconnu, que vous visionnez un film et que vous observez la manière dont les gens réagissent. En fonction des publics, la perception change. Donc je vais voir comment ça se passe à Tahiti et l’osmose qui peut se créer entre les œuvres qui vont être présentées et le public qui va les regarder.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’il faut pour bien juger un documentaire lorsque l’on arrive ainsi en zone inconnue? </strong></p>
<p>Il faut avant tout être disponible. Ça sous-entend mettre de côté ses préjugés et surtout ne s’attendre à rien, sinon à être surpris. Chaque fois qu’un nouveau film commence, je suis très excité, je me dis que ça va être un chef d’œuvre. Souvent ce n’est pas le cas, mais j’espère quand même d’être surpris. Quand ça arrive, c’est le bonheur absolu. Il n’y a pas de recette pour faire des chefs-d’œuvre. Chaque film est inconnu et a sa propre musique ; il faut essayer de trouver la musique du film. Moi, c’est ce que j’attends : découvrir des musiques inconnues.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’il faudra au documentaire pour gagner votre préférence ?</strong></p>
<p>Il n’y a pas de critère. Il peut y avoir des films maladroitement filmés mais incroyablement touchants – et on oublie que c’est maladroitement filmé ; et des films techniquement impeccables sur lesquels vous ne ressentez rien du tout, où il n’y a pas de style, ni de ton révélant un auteur. Tout est question de ressenti ! Je suis plein d’espoir et formidablement curieux à l’idée de découvrir la Polynésie.</p>
<p><strong>Le FIFO 2009 portera un regard particulier sur l’arrivée du numérique en Polynésie. </strong><strong>En tant que délégué général du FIPA*, vous vous inquiétez de voir à la télévision de moins en moins de programmes réflexifs. Comment envisagez-vous l’arrivée de la TNT* dans un Pays jusque-là un peu préservé ?</strong></p>
<p>Trop d’images tuent l’image. Les gens doivent apprendre à zapper intelligemment. Il y a des chaînes racoleuses épouvantables comme TF1 ou M6 en France, mais il y a aussi des chaînes qui respirent, qui ne présentent pas n’importe quoi n’importe comment, qui ne courent pas après l’audimat. Il est intéressant d’avoir la possibilité de voir ailleurs, de trouver des programmes qui donnent à réfléchir au milieu de toute cette offre.</p>
<p><strong>Est-ce que cela ne risque pas de révolutionner le paysage audiovisuel et plus largement la vie sociale ?</strong></p>
<p>Plus il y a d’images qui viennent des quatre coins du monde, plus on apprend la différence. Et quand on découvre les différences, on apprend aussi, j’espère, la tolérance. Il n’y a pas une seule vérité, il faut savoir faire le tri. Le goût se forme ainsi. C’est à chacun d’affirmer sa pensée face à l’image qui lui est proposée.</p>
<p>* FIPA : Festival International des Productions Audiovisuelles</p>
<p>* TNT : Télévision Numérique Terrestre</p>
<p><strong></strong></p>
<h3>Les autres membres du jury :</h3>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Laure ADLER</strong> (présidente d’honneur) Ecrivain, productrice</p>
<p><strong>Geoffrey DANIELS </strong><em> </em>Vice président de National Geographic</p>
<p><strong>Susan MACKINNON</strong> Réalisatrice<em></em></p>
<p><strong>Annie GOLDSON</strong> Réalisatrice, présidente du syndicat des réalisateurs néo-zélandais</p>
<p><strong>Vilsoni HERENIKO</strong> Réalisateur, Directeur du <em>Center for Pacific Islands Studies</em> et professeur à la <em>School of Pacific and Asian Studies</em>, à Hawaii.</p>
<p><strong>Elise HUFFER</strong> Conseillère en Culture au Département du Développement Humain du Secrétariat de la Communauté du Pacifique</p>
<p><strong>Emmanuel KASARHEROU</strong> Directeur de l&#8217;Agence de Développement de la Culture Kanak au Centre Culturel Tjibaou en Nouvelle Calédonie</p>
<p><strong>Stéphane MARTIN</strong> Président du Musée du Quai Branly</p>
<p><strong>Jean MINO </strong>Directeur général de Canal France International</p>
<p><strong>Jean-Marc PAMBRUN </strong>Directeur du Musée de Tahiti et des îles</p>
<p><strong>Dany PANERO </strong>Directrice générale du GIE Tahiti Tourisme</p>
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		<title>Moteur… ça tourne pour le FIFO !</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 19:57:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO. 
Réunir l’Océanie autour d’un festival audiovisuel sur une petite île au milieu du Pacifique, il fallait oser. Et pourtant, voilà 6 ans que Tahiti accueille le FIFO au mois de janvier, et avec lui, défilent et se rencontrent professionnels de l’audiovisuel et passionnés de culture océanienne. Car [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO. </strong></p>
<p>Réunir l’Océanie autour d’un festival audiovisuel sur une petite île au milieu du Pacifique, il fallait oser. Et pourtant, voilà 6 ans que Tahiti accueille le FIFO au mois de janvier, et avec lui, défilent et se rencontrent professionnels de l’audiovisuel et passionnés de culture océanienne. Car aujourd’hui plus que jamais, l’Océanie du documentaire se cherche. Les nouvelles technologies et l’avènement du numérique ouvrent de nouveaux horizons, plus que prometteurs. Mais surtout, les réalisateurs Océaniens veulent prendre leur destin en main : le FIFO en est une preuve tangible, unique festival à donner la parole – et l’image – à l’Océanie, aux Océaniens. <a name="OLE_LINK4"></a><a name="OLE_LINK3"></a><a name="OLE_LINK2"></a>Parce que de plus en plus d&#8217;images nous parviennent du monde entier, les spectateurs ne savent plus où donner des yeux. On peut voir tout et son contraire, le pire comme le meilleur. Mais une image n&#8217;est jamais innocente. Derrière elles se cachent des scénaristes, des comédiens, une équipe technique, des auteurs et des réalisateurs, qui essayent aussi de donner le meilleur d&#8217;eux-mêmes. C&#8217;est ce travail, lié à la région océanienne, que le FIFO veut mettre en avant.</p>
<p>Pierre Ollivier, délégué général du FIFO, travaille sur l’organisation du festival. Il se réjouit de la popularité sans cesse croissante du FIFO dans le Pacifique, résultat de la somme de tous les efforts des organisateurs du festival. « Non seulement le FIFO est de plus en plus connu en Océanie », affirme-t-il, « mais en plus, il est attendu par les professionnels de l’audiovisuel ». Qualité des films sélectionnés, jury et récompenses prestigieuses, grand travail de promotion, autant d’aspects qui participent à la notoriété du FIFO. « Cette année, nous avons reçu 150 films en provenance d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de France, de Tahiti, d’Hawaii, de Nouvelle-Calédonie. Chaque membre du comité de présélection a dû visionner ces 150 films en moins de 3 mois, afin d’en choisir une vingtaine pour la compétition officielle, ainsi qu’une vingtaine pour la programmation du festival. » Un travail plus difficile qu’il n’y paraît, en raison de l’hétérogénéité du comité, mais aussi de l’intérêt d’un grand nombre de documentaires ! Allez, courage, plus que quelques semaines de patience avant de pouvoir vous délecter de ces documentaires à votre tour… <strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Le FIFO 2009, ce sera :</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<ul>
<li>16 films en compétition et 21 hors compétition ;</li>
<li>Des ateliers pour le public : montage audiovisuel, initiation à la prise de vue, écriture de scénario ;</li>
<li>Des ateliers pour les professionnels : aide à l’écriture de scénario (pour les réalisateurs ayant un projet) ;</li>
<li>Le 3<sup>ème</sup> colloque des responsables des télévisions océaniennes.</li>
</ul>
<p><strong>Nouveau cette année !</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Les 1<sup>ères</sup> rencontres numériques du FIFO : « la Polynésie numérique : avenir, usages et enjeux ? »</strong></p>
<p>Organisation de tables rondes entre professionnels internationaux et intervenants locaux sur la problématique suivante : que va devenir la Polynésie avec l’arrivée du câble et de la TNT (économie, éducation, etc.) ?</p>
<p>Ces rencontres seront présidées par Dominique Wolton (Directeur de Recherche au CNRS, spécialiste des médias), et compteront de nombreuses personnalités travaillant dans le domaine numérique.</p>
<p><strong>Le grand jury du FIFO 2009</strong></p>
<p>Comme chaque année, un jury prestigieux de 12 professionnels de l’audiovisuel et de l’Océanie se réunit pour élire le documentaire océanien le plus marquant de l’année.</p>
<p><strong>Président : Pierre-Henri Deleau</strong></p>
<p><em>Pierre-Henri Deleau a mis sa passion au service de nombreux festivals. Parmi eux, la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes qu’il a créée et dirigée pendant 30 ans ou le FIPA (</em><em>Festival International de Programmes Audiovisuels)</em><em>, dont la 22<sup>ème</sup> édition se déroulera à Biarritz du 20 au 25 janvier 2009.</em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Et…</strong></p>
<p>Stéphane Martin (Président du Quai Branly, Paris), Laure Adler (Productrice et Ecrivain, Paris), Jean Mino (Directeur de Canal France International, Paris), Geoffrey Daniels (Vice-Président de la chaîne National Geographic, USA), Annie Goldson (Réalisatrice et Présidente du Syndicat des Réalisateurs Néo-Zélandais), Emmanuel Kasarhérou (Directeur de l’Agence de Développement de la Culture Kanak, Nouvelle-Calédonie), Elise Huffer (Conseiller Culturel à la CPS, Communauté du Pacifique Sud), Vilsoni Hereniko (Réalisateur Fidjien et Professeur d’audiovisuel à l’Université d’Hawaii), Susan MacKinnon (réalisatrice australienne), Jean-Marc Pambrun (Ecrivain et Directeur du Musée de Tahiti et des Îles) et Dany Panero (Directrice générale du GIE Tahiti Tourisme).</p>
<p><strong>FIFO 2009 – 6<sup>ème</sup> Festival International du Film documentaire Océanien</strong></p>
<p>Sixième édition de ce festival qui permettra au public et aux professionnels, cette année encore, de (re)découvrir une des régions les plus vastes et les moins connues au monde : l’Océanie, à travers ses visages, ses traditions, son histoire ou son actualité… Une vingtaine de documentaires seront en compétition pour obtenir différents prix (Grand Prix du Jury, Prix du Public &amp; 3 Prix Spéciaux du Jury). Pendant toute la durée du festival, de nombreux évènements (ateliers, conférences et tables rondes) seront organisés en parallèle pour les professionnels comme pour les amateurs ainsi que pour le grand public, afin de favoriser les rencontres et le développement de projets audiovisuels dans la région.</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li>Maison de la Culture &#8211; Te Fare Tauhiti Nui</li>
<li>Du mardi 27 janvier au dimanche 1<sup>er</sup> février 2009</li>
<li>De 8h30 à 23h</li>
<li>Ticket journalier : 1 000 Fcfp / Etudiants et groupes : 500 Fcfp / Scolaires : gratuit</li>
<li>Renseignements au 544 536 &#8211; 70 70 16  <a href="http://www.filmfestivaloceanie.org">www.filmfestivaloceanie.org</a></li>
</ul>
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		<title>L’impossible Noêl de la Baleine &#8211; Conte de Noël</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 16:34:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un conte qui allie des instruments de musique tels que la flûte à bec, la  guitare, la clarinette, les percussions, mais aussi les chants, qui permet en  plus aux enfants de se mêler directement au spectacle, l’idée est plutôt  séduisante, non ? Démonstration lors du spectacle de Noël de la  Maison [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un conte qui allie des instruments de musique tels que la flûte à bec, la  guitare, la clarinette, les percussions, mais aussi les chants, qui permet en  plus aux enfants de se mêler directement au spectacle, l’idée est plutôt  séduisante, non ? Démonstration lors du spectacle de Noël<strong> </strong>de la  Maison de la Culture, qui vous contera en musique et en chanson une histoire  fabuleuse dans laquelle les enfants feront partie intégrante de « L’impossible Noêl de la Baleine  », en chantant et en  dansant sur scène, ou en jouant de la musique. Dans un univers plein de  couleurs, de magie et de fantaisie, venez partager éclats de rire et émotions de  ce spectacle tout en rythme !<strong></strong></p>
<p><strong>C’est l’histoire d’une baleine… </strong></p>
<p>…qui fait route vers le Pacifique Sud, pour mettre au monde son baleineau en  Polynésie. Mais notre courageuse baleine tombe malade au fil  de son périple parce qu’elle avale, sans le vouloir, bouteilles plastiques et  boîtes de conserve qui traînent sur son passage. Elle arrive finalement à  destination, après avoir croisé le cargo du Père Noël qui fait sa tournée, mais  son état de santé est préoccupant. Il faut trouver quelqu’un capable de la  soigner…<strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Pourquoi faire entrer la musicothérapie dans un spectacle pour  enfants ? </strong></p>
<p>La musique est pour les enfants un phénomène magique. Leurs yeux brillent dès  qu’ils sont en présence d’un instrument, et évidemment qu’ils veulent le  toucher, en jouer. Alors s’activent leur curiosité, leur spontanéité et leur  créativité. Très rapidement, le jeu et le plaisir s’installent. Mais la musique  a un impact plus grand sur l’enfant que sur son seul plaisir. Il est bien connu  que la musique adoucit les mœurs : c’est sur ce principe que se fonde justement  la musicothérapie… Cette discipline consiste en une utilisation judicieuse de la  musique comme outil thérapeutique de base, pour rétablir, maintenir ou améliorer  la santé mentale, physique et émotionnelle d’une personne car par son essence,  la musique favorise le développement de la concentration et de l’attention.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>L’impossible Noêl de la Baleine , c’est  :</strong></p>
<ul>
<li>Une idée originale de Claire Marchant (Musicothérapeute)</li>
<li>Musique originale en live : Claire Marchant</li>
<li>Conte : Léonore Caneri (Conteuse professionnelle)</li>
<li>Décors : Alphonse Tematahotoa</li>
<li>Régie son et lumière : équipe technique de la Maison de la Culture</li>
</ul>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li>Au Grand Théâtre de la Maison de la Culture</li>
<li>9 séances scolaires : du mardi 09 au vendredi 12 décembre</li>
<li>Une séance publique : le vendredi 12 décembre à 18h30</li>
<li>Tarif unique : 500 Fcfp / personne</li>
</ul>
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		<title>La mystèrieuse tablette Rongo Rongo</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 02:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette tablette dite « échancrée », en raison  de ses deux fentes, appartient à la Maison des Pères des Sacrés Cœurs de Rome (appelée aussi congrégation des Frères de Picpus). Elle est arrivée à Tahiti en 1975 : Monseigneur Michel Coppenrath l’a ramenée de la congrégation de Rome spécialement pour le Musée de Tahiti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette tablette dite « échancrée », en raison  de ses deux fentes, appartient à la Maison des Pères des Sacrés Cœurs de Rome (appelée aussi congrégation des Frères de Picpus). Elle est arrivée à Tahiti en 1975 : Monseigneur Michel Coppenrath l’a ramenée de la congrégation de Rome spécialement pour le Musée de Tahiti et des Iles. Il a obtenu ce prêt pour l’association œcuménique Tenete, alors en charge de la réalisation et de la conception de la salle 4* du Musée. Depuis lors, la tablette est exposée au Musée de Tahiti.</p>
<p><strong>Son histoire</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>En 1869, ce Rongo Rongo fut offert à l’évêque de Tahiti, Tepano Jaussen.</p>
<p>Pourquoi ce don ? « Il y a deux hypothèses », explique Véronique Mu, Conservateur du Musée de Tahiti et des Iles. « La première dit que ce présent lui avait été remis pour le remercier de son intervention à aider à rapatrier les Pascuans qui avaient été faits esclaves dans des mines d’Amérique du Sud. D’autres affirment que ce fut pour remercier les missionnaires Picupussiens d’avoir converti les Pascuans au Christianisme. » Mais ce qui est certain, c’est que ce Rongo Rongo était un objet très sacré et prestigieux pour les Rapanui. Il était alors entouré d’une corde de cheveux de plus de 20 mètres de long !</p>
<p>« Tepano Jaussen s’est immédiatement passionné pour ces écritures », poursuit- Véronique Mu. « Il demanda aux missionnaires catholiques de récupérer toutes celles qu’ils rencontreraient. L’évêque fit quantité de recherches pour tenter d’en comprendre le sens. Mais très vite, il s’aperçut que les Rapanui l’avaient perdu. Son seul espoir fut la rencontre de Metero, un Pascuan qui travaillait à Tahiti dans les plantations d’Atimaono. Ce dernier lui aurait chanté la tablette. Tepano Jaussen retranscrivit les paroles et créa à partir d’elles une sorte d’alphabet des symboles sculptés. Mais rien, à ce jour, ne nous permet d’affirmer la fiabilité de cette transcription. »</p>
<p><strong>Mystère… </strong></p>
<p>Aujourd’hui, on dénombre 25 exemplaires de bois gravés de ce type, disséminés dans les musées du monde entier (Hawaii, Chili, Angleterre, etc.) ou chez des collectionneurs privés. Gravées de 603 signes différents, les tablettes Rongo Rongo restent un des grands défis du décryptage moderne. Depuis Tepano Jaussen, des générations de linguistes ont essayé en vain de déchiffrer les Rongo Rongo, qui renferment toujours le mystère de leurs symboles…</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Des bois qui chantent…</strong></p>
<p>On dit que les textes du Rongo Rongo étaient chantés pendant les cérémonies religieuses, ils étaient censés expliquer le Cosmos et rappelaient aux Rapanui quelle était leur place dans l’ordre naturel des choses. A priori, ces tablettes se lisaient en commençant par le coin inférieur gauche et en progressant de gauche à droite. À la fin de chaque ligne, la planche était retournée et la lecture se poursuivait dans l’autre sens. De cette façon, le scribe ne se perdait jamais ni ne sautait de ligne.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Le Rongo Rongo du Musée de Tahiti envoyé à Paris le temps d’une exposition</strong></p>
<p>En octobre, Véronique Mu a convoyé cette tablette vers la France à l’occasion d’une exposition sur les objets de l’île de Pâques, qui se tient à la Fondation EDF (Paris 7ème), jusqu’au 1er mars 2009. L’exposition fait revivre l’incroyable histoire du peuple pascuan à travers les âges. Près de cent cinquante œuvres illustrent la richesse des collections françaises publiques et privées. La tablette reviendra bien entendu au Musée de Tahiti et des Îles dès la fin de l’exposition parisienne.</p>
<p><strong>Pour plus d’informations : <a href="http://fondation.edf.com">http://fondation.edf.com</a></strong></p>
<p><strong><em>Légende photo :</em></strong></p>
<ul>
<li>Tablette dite « échancrée »</li>
<li>23,9 cm de long x 11,9 cm de large / 2,1 cm d’épaisseur</li>
<li>Bois : Podocarpus latifolius (arbre conifère)</li>
</ul>
<p><strong><em>* La salle 4 du Musée a pour thème général l’histoire polynésienne récente. Elle est toujours sous la responsabilité de l’association </em></strong><strong>Tenete<em>, qui depuis plus de vingt ans prête au Musée de Tahiti et des Îles des objets collectés par les missionnaires.</em></strong></p>
<p>Photo : @D.Hazama</p>
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		<title>Une pléiade d&#8217;artistes au Conservatoire</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 02:16:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire Artistique de Polynésie française, Marjorie Villedieu, responsable du bureau administratif et financier, Hans Faatauira, professeur de percussions traditionnelles, David Kimitete, professeur de ukulele et Rahania, élève en ukulele. 
Le Conservatoire Artistique de Polynésie française renferme bien des richesses, c’est ce que pourront constater ceux qui viendront explorer les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec </strong><strong>Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire Artistique de Polynésie française, Marjorie Villedieu, responsable du bureau administratif et financier, Hans Faatauira, professeur de percussions traditionnelles, David Kimitete, professeur de <em>ukulele </em>et Rahania, élève en <em>ukulele</em>. </strong></p>
<p>Le Conservatoire Artistique de Polynésie française renferme bien des richesses, c’est ce que pourront constater ceux qui viendront explorer les lieux le 10 décembre, lors de sa journée portes ouvertes, qui, d’année en année, enthousiasme de plus en plus de visiteurs. Vous êtes invités à venir en famille pour cette journée entièrement dédiée aux arts traditionnels, sous forme d’une grande fête réunissant les professeurs, élèves, parents, amis et curieux. 10 enseignants, 7 musiciens, le personnel logistique et plusieurs centaines d’élèves seront mobilisés pour vous offrir le fruit de leurs efforts : le résultat du travail effectué depuis la rentrée, dans toutes les disciplines d’art traditionnel enseignées, à savoir, la danse (enfants et adultes, femmes et hommes), le <em>ukulele</em>, la guitare, les percussions, le chant traditionnel (<em>himene</em>) et l’art oratoire (‘<em>orero</em>). Vous pourrez goûter aux joies de la tradition et de la création dans cet espace de liberté et de convivialité, pour partager un peu de la magie des arts polynésiens et, qui sait, susciter de futures vocations ! « Cette journée est très importante pour nous tous », confie Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire. « Elle permet aux professeurs et aux élèves de révéler leur évolution artistique avant d’entamer la préparation aux examens et au gala de fin d’année. La préparation de cette journée leur laisse une grande liberté de création, ils peuvent interpréter le thème <em>de Matari’i i n’ia </em>comme ils l’entendent. Les prestations sont toujours d’une grande diversité et particulièrement riches en messages. Cela représente l’occasion, pour le Conservatoire, de participer au mouvement général de réappropriation de nos traditions à travers la célébration de la période d’abondance, ce dont nous sommes heureux. Car au fond, les élèves du Conservatoire sont un peu les <em>‘arioi</em> des temps modernes » !</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Des <em>Arioi</em> modernes !</strong></p>
<p>Cette référence aux <em>‘arioi </em>est peu surprenante, quand on sait qu’ils étaient assimilés à des artistes, leur rôle étant de divertir la société polynésienne exclusivement pendant <em>Matari’i i n’ia</em>. L’apparition des ‘<em>arioi</em> « symbolisait le retour de l’abondance », d’après l’ethnologue spécialiste de la Polynésie, Alain Babadzan*. Cette confrérie était connue, jusqu’à la fin du 19ème siècle, pour être constituée de musiciens, danseurs et comédiens ambulants, qui participaient aux fêtes publiques qu’ils animaient. Ils étaient aussi des spécialistes considérés dans de nombreux domaines, comme l’art et surtout la conservation, la mise en scène et la transmission des traditions orales. « Tout à fait à la manière des élèves du Conservatoire et de notre journée des arts traditionnels ! », se plait à dire Fabien Dinard.</p>
<p><strong>Faire revivre le<em> ‘orero </em></strong></p>
<p>Cela faisait un an que le <em>‘orero</em> n’était plus enseigné au Conservatoire, faute de professeur. Mais depuis la rentrée, une nouvelle enseignante en art oratoire traditionnel a fait ses débuts dans l’Etablissement : Camelia Marakai. Un souffle de fraîcheur dont elle et ses élèves se réjouissent et que vous pourrez réapprécier le 10 décembre, lors de leur prestation de <em>‘orero</em>.</p>
<p>S’il n’est plus très pratiqué de nos jours, le ‘<em>orero</em> n’en reste pas moins un des fondements et un des piliers de la tradition polynésienne ; c’était en effet par lui que se transmettait la mémoire des récits, des mythes et des légendes d’une génération à une autre. « Dans la société polynésienne traditionnelle, retenir le savoir appris était tenu pour une exigence aussi importante que le besoin de se nourrir, de subsister », explique Vaihere Cadousteau, qui a réalisé un travail de recherche important autour du <em>‘orero*. « </em>L&#8217;importance de la transmission de ce savoir &#8211; qui pouvait toucher le domaine religieux, géographique, historique ou technique &#8211; se justifie ainsi de manière compréhensible. La parole comme restitution de la mémoire était considérée comme un élément vital. Pour tout Polynésien de cette époque, il était normal et naturel d&#8217;entretenir, de faire perdurer ce savoir. Le <em>&#8216;orero</em>, en tant que discours, était comme un moyen de subsister, d&#8217;assurer sa survie », poursuit-elle. Aujourd’hui, le ‘<em>orero</em> n’a certes plus cette fonction essentielle, mais il représente néanmoins « une manière spécifique d&#8217;exprimer son expérience, de donner une certaine solennité lors de moments forts de l&#8217;existence. À ce titre, cet art oratoire constitue une excellente école d&#8217;expression, un noble moyen d&#8217;affirmer avec dignité ses émotions, ses pensées, son identité. » D’où l’intérêt, pour ne pas dire la nécessité, de faire revivre cette culture littéraire orale auprès des plus jeunes.</p>
<p><strong>Les élèves à l’honneur</strong></p>
<p>Hans Faatauira enseigne les percussions traditionnelles (voir notre encadré) au Conservatoire  depuis près de 10 ans. Il compte aujourd’hui, les trois cycles réunis, une trentaine d’élèves. Cette journée des arts traditionnels, il l’apprécie particulièrement pour ses élèves : « j’essaye ainsi de montrer aux musiciens les plus débutants l’évolution qu’ils peuvent connaître en persévérant, car lors de cette journée, tous les élèves de tous les niveaux sont amenés à jouer, du premier au dernier cycle. Ils peuvent ainsi comparer leur niveau et cela crée une certaine émulation. Pour les parents, c’est aussi une des rares occasions d’apprécier la progression de leurs enfants. »</p>
<p>David Kimitete, qui enseigne le <em>ukulele</em> à une cinquantaine d’élèves « de 9 à 70 ans », estime quant à lui que cette journée représente une belle expérience pour leur permettre « d’apprendre à jouer devant un public et de vaincre leur timidité. » Stimuler l’envie de progresser des élèves, leur donner le goût de jouer devant un public, gagner la fierté de ses parents et de ses professeurs, la journée des arts traditionnels promet décidément d’être aussi fructueuse que <em>Matari’i i ni’a</em>…</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Rahania, élève en <em>ukulele</em></strong></p>
<p>A 10 ans, cela fait déjà deux ans que Rahania joue du <em>ukulele</em>. « C’est mon grand-père qui m’a fait découvrir cet instrument lorsque j’étais petite et cela m’a donné envie de prendre des cours pour progresser ». La jeune fille adore jouer du <em>ukulele </em>: « les frappes, les notes, les morceaux, tout m’intéresse. J’en joue souvent en dehors des cours, à la maison, j’essaye d’apprendre à ma maman, et puis aussi quand il y a des fêtes. » Même si Rahania appréhende un peu de se produire en public pour la journée des arts traditionnels, elle estime néanmoins que c’est motivant car « on n’a pas beaucoup d’occasions de jouer en public. Ca nous habitue à avoir plus confiance en nous », affirme-t-elle. Et de poursuivre « je voudrais bien aller jusqu’au bout du cursus du Conservatoire pour devenir professeur de <em>ukulele</em>, comme David ».</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Zoom sur les percussions traditionnelles </strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>- <em>to’ere </em>: morceau de bois évidé présentant une fente dans le sens de la longueur et qui est utilisé comme instrument de musique à percussion. Il est joué à l’aide d’une baguette.</p>
<p>- <em>tari parau </em>: tambourin moderne, couché. Il possède deux membranes : l’une est frappée au moyen d’une mailloche enveloppée d’étoffe, l’autre peut être touchée par l’autre main pour amortir le son.</p>
<p>- <em>pahu tupa’i</em> : tambour traditionnel creusé dans un tronc d’arbre (<em>tou</em>, <em>miro</em>, <em>tamanu</em>, voire cocotier) et recouvert d’une épaisse peau de veau, de chèvre, ou même de requin. Cette peau est tendue au sommet de la caisse par des cordelettes qui entourent l’instrument. Le joueur est debout devant son <em>pahu</em> posé à la verticale et il frappe avec ses mains sur la peau tendue.</p>
<p>- <em>fa’atete </em>: version moderne du <em>pahu</em>, se joue avec deux baguettes de bois tendre. Ce tambour donne un son aigu, voire métallique. <strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Journée des arts traditionnels</strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li>- Conservatoire Artistique de Polynésie française à Tipaerui</li>
<li>- Mercredi 10 décembre</li>
<li>- Entrée libre</li>
<li>- Renseignements au 50 14 14</li>
<li>- www.taumatarii.com</li>
</ul>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Et les arts classiques alors ?</strong></p>
<p>Que l’on se rassure, ils seront mis à l’honneur à leur tour ! Du 11 au 15 février 2009, pendant les vacances scolaires, le Conservatoire proposera au public de s’essayer gracieusement à l’instrument classique de leur choix, avec les professeurs des disciplines. Hiro’a vous tiendra au courant !</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>L’antenne du Conservatoire de Pirae…</strong></p>
<p>…prendra part à la journée des arts traditionnels célébrée à Tipaerui. L’occasion de rappeler que cette antenne, dont Béatrice Vernaudon, actuelle maire de Pirae, est à l’origine, propose à près de 200 élèves des cours de <em>himene</em>, de danse traditionnelle et de percussions, ainsi que du piano et du solfège. Hiro’a tient particulièrement à saluer la généreuse initiative de la mairie de Pirae, qui prend en charge à hauteur de 66% l’inscription d’une cinquantaine d’enfants défavorisés de sa commune aux cours de leur choix.</p>
<p><strong>Pour plus d’infos…</strong></p>
<ul>
<li>- Antenne du Conservatoire de Pirae</li>
<li>- Au sein du centre culturel Aorai Tini Hau pour les arts traditionnels et à l’école Tuterai Tane pour les arts classiques</li>
<li>- Renseignements au 50 14 14</li>
</ul>
<p><strong>* Himene : <em>chant traditionnel</em></strong></p>
<p><strong>‘Orero : <em>art oratoire</em></strong></p>
<p><strong>Pahu : <em>tambour</em></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong><em>* </em></strong><strong>Mythes tahitiens. Réunis par Teuira Henry, textes choisis et préfacés par Alain Babadzan, édition Gallimard, 1993.<em> </em></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>* <em>Voir Vaihere Cadousteau</em>, Le &#8216;orero : le renouveau d&#8217;un antique art oratoire. <em></em></strong></p>
<p><strong><em>Sur <a href="http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/pacifique/orero.html">http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/pacifique/orero.html</a></em></strong></p>
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		<title>L’art de penser et l’art de transmettre …</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Nov 2008 19:52:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[10 questions à]]></category>
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		<description><![CDATA[Simone Grand, Docteur en biologie, anthropologue, présidente de la Société des Etudes Océanienne 
Pourquoi la scientifique que tu es a-t-elle décidé de se consacrer à l’anthropologie ?
En fait, c’est l’inverse. Je crois qu’au départ j’étais une littéraire. Mais très jeune, j’ai décidé de faire des mathématiques pour me discipliner l’esprit, parce que je ne savais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Simone Grand, Docteur en biologie, anthropologue, présidente de la Société des Etudes Océanienne </strong></p>
<p><strong>Pourquoi la scientifique que tu es a-t-elle décidé de se consacrer à l’anthropologie ?</strong></p>
<p>En fait, c’est l’inverse. Je crois qu’au départ j’étais une littéraire. Mais très jeune, j’ai décidé de faire des mathématiques pour me discipliner l’esprit, parce que je ne savais pas où la littérature m’emmènerait, alors j’ai choisi les sciences. Quand j’ai eu cinquante ans et que je me suis retrouvée au placard, parce que le n’importe quoi prévalait dans l’administration, j’ai décidé d’aérer ce placard. J’ai voulu travailler sur l’influence des mythes dans le discours politique. Puis on m’a demandé de faire une étude sur les soins traditionnels, et c’est comme cela que j’ai abordé l’anthropologie.</p>
<p><strong>Après l’avoir étudié, crois-tu toujours en l’Homme ?</strong></p>
<p>Tout à fait, à condition qu’on lui rappelle qu’il est un humain. Fabriquer un humain est l’objectif de toutes les cultures. Selon une définition empruntée à Tobbie Nathan, « la culture est ce que les sociétés ont inventé pour accueillir leurs enfants en ce monde et en faire des humains ». A partir de là, si l’on y travaille tous avec volonté, tout en essayant de déjouer les pièges de notre propre part d’ombre, être un humain respectable, ça vaut comme programme de vie.</p>
<p><strong>Puisque nous parlons culture, que penses-tu de cette phrase de Malraux : « La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert » ?</strong></p>
<p>Je suis d’accord. La culture se conquiert, elle se recueille, on en prend soin et on la transmet. Ceux à qui elle n’a pas été transmise doivent aller la chercher. Par exemple en ce qui concerne la culture polynésienne, certaines choses m’ont été transmises par ma mère de façon explicite. D’autres l’ont été de manière implicite. Dans le second cas de figure, il faut trouver les mots pour dire ce qui n’a pas été dit et qui pourtant a été transmis. Cela fait partie de ces recherches que je communique à mes étudiants. Quelquefois ils me disent : « Simone, tu ne nous apprends rien sinon les mots pour dire ce que l’on n’ose jamais dire. »</p>
<p><strong>Vers quel domaine ta réflexion s’oriente t-elle en ce moment ?</strong></p>
<p>Je voudrais que la pensée devienne libre et sans entraves. Or, la pensée a été entravée, brimée, manipulée, contrainte, pervertie, pour différents objectifs politiques et religieux. Ma réflexion s’oriente autour de cette problématique : comment libérer sa pensée et la reconquérir ?</p>
<p><strong>Si demain on te donnait des crédits pour développer une action, laquelle te tiendrait le plus à cœur ?</strong></p>
<p>Libérer l’espace qui a été aliéné. Je m’explique : l’espace de liberté, c’est ce à quoi nous avons droit et que la loi reconnaît à chacun. Aujourd’hui il est dénié à tous. Le bord de mer par exemple. Tout le littoral est aliéné, la majorité de la population est exclue de cette part essentielle de son patrimoine !</p>
<p><strong>Cite-nous quelque uns des ouvrages qui figurent dans ta bibliothèque idéale… </strong></p>
<p>Dans ma bibliothèque idéale il y aurait le « Journal » de James Morrisson, car il a décrit les Tahitiens comme étant des humains et non des bêtes curieuses. Il y aurait tout Victor Hugo. Il y aurait des livres de poèmes. En fait, ma bibliothèque idéale n’a pas de limite, je suis une dévoreuse de livres. Il n’y a pas de fin à ma faim de lecture. Actuellement, je suis plongée dans un ouvrage totalement désuet mais dont je me régale : « Les diaboliques » de Barbey d’Aurevilly. Avant cela j’ai lu des polars, j’aime beaucoup ce genre, c’est une manière d’approcher l’âme humaine.</p>
<p><strong>Quels rêves d’enfant as-tu réalisé ?</strong></p>
<p>Quand j’étais enfant, je voulais comprendre plein de choses. Je suis en train de comprendre et je n’ai pas fini. Je voulais découvrir le monde, rencontrer des gens de toutes origines, j’ai eu la chance de pouvoir le faire. Il y a des rêves que je n’ai pas réalisé, comme prendre soin de certaines personnes, ou réparer les choses méchantes que j’ai pu faire, parfois c’est trop tard. Malgré mon âge, je crois que je n’ai pas tout à fait cessé de rêver.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui te fait sourire ? </strong></p>
<p>L’humour. La rupture dans la monotonie, dans les certitudes, qui provoque le gag. Beaucoup de choses me font sourire même parmi les choses graves. Sourire c’est garder sa vitalité, c’est avoir l’esprit en éveil.</p>
<p><strong>Une phrase que tu aimes particulièrement ?</strong></p>
<p>« Le commencement de toute science est l’étonnement de ce que les choses sont ce qu’elles sont. »</p>
<p><strong>Un message à faire passer ?</strong></p>
<p>Continuons à nous étonner et méfions-nous de nos certitudes.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>SALON DU LIVRE</strong></p>
<p>Simone Grand est présidente de l’Association des Editeurs de Tahiti et des îles, qui organise chaque année le Salon du Livre à Papeete. Celui-ci se déroulera du 21 au 23 novembre à la Maison de la Culture. « L’association se réjouit de poursuivre ses objectifs consistant à donner et satisfaire le goût de lire et d’écrire ; de développer et affiner la pensée » explique Simone Grand. Le thème de cette année : « les littératures du Pacifique ». Anita Heiss, auteure aborigène et Célestine Hitiura Vaite, auteure tahitienne, seront les invitées d’honneur. Conférences à thème (la traduction, la BD, etc.), rencontres autour des recettes de cuisine avec des auteurs et fins gourmets, contes, venez vous imprégner de l’esprit de l’écriture telle qu’elle est pratiquée, transmise et reçue sous nos latitudes.</p>
<p><strong>Où</strong><strong> </strong><strong>et quand ?</strong></p>
<ul>
<li>Salle Muriavai, Paepae a Hiro et Jardins de la Maison de la Culture</li>
<li>Vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 novembre</li>
<li>De 9h à 16h</li>
<li>Entrée libre</li>
<li>Renseignements au 544 544</li>
<li><a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a></li>
</ul>
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