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	<title> &#187; musée</title>
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		<title>20 ans après…  Bobby, bien plus qu’un mythe</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 19:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bobby Holcomb n’est pas devenu « l’homme le plus populaire de Poynésie » en 1988 par hasard. La rétrospective qui s’ouvre le 8 février au Musée de Tahiti et des Îles met en lumière l’œuvre fascinante de ce métis, qui en 15 ans a produit plusieurs centaines d’œuvres inspirées par la mythologie et la culture polynésiennes. Peintre [...]]]></description>
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<br />
<strong>Bobby Holcomb n’est pas devenu « l’homme le plus populaire de Poynésie » en 1988 par hasard. La rétrospective qui s’ouvre le 8 février au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles</strong> <strong>met en lumière l’œuvre fascinante de ce métis, qui en 15 ans a produit plusieurs centaines d’œuvres inspirées par la mythologie et la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésiennes. Peintre inspiré, chanteur énergique, visionnaire marginal et homme généreux, Bobby Holcomb est parti le 14 février 1991, à 44 ans seulement, des suites d’un cancer foudroyant. Hommage. </strong><strong></strong></p>
<p>Bobby Holcomb est, par essence, un homme du monde : noir américain et indien par son père, portugais, philippin et polynésien par sa mère, il est né le 25 septembre 1947 dans les ruines de Pearl Harbour. Très tôt, il part à la découverte du monde : les États-Unis, l’Inde, le Népal, la Grèce, la France et enfin la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> l’accueillent.</p>
<p>Dès son arrivée à Tahiti, en 1976, il s’installe à Huahine. Lui qui a côtoyé Salvador Dali, Franck Zappa, Quincy Jones, arpenté Hollywood, participé à la comédie musicale <em>Hair</em>, le voici désormais en <em>pareu</em> et pieds nus, une éternelle couronne de fleurs et feuillage sur la tête, enfin chez lui. Bobby a choisi Huahine en connaissance de cause &#8211; et plus particulièrement le village de Maeva, réputé pour avoir résisté à la colonisation française et être resté, plus qu’ailleurs, très imprégné de son histoire, de ses traditions. Maeva est un peu le village d’Astérix polynésien, la clé de voûte identitaire du Pays (Pouvana’a a O’opa y nait et Henri Hiro y finit ses jours).</p>
<p>La créativité de Bobby va pleinement s’épanouir pendant ses années en Polynésie, et son travail va appuyer et permettre une importante évolution de la culture locale.</p>
<p>Paradoxalement, Bobby était davantage connu pour sa chanson que pour son œuvre picturale. Elle n’en constitue pas moins un fonds rarissime : ce sont les seules illustrations de bien des légendes polynésiennes. Ses sujets, mythologiques ou historiques, l’équilibre de la construction frappent par leur perfection. On reste séduit par la chaleur des couleurs, la simplicité du support (papier kraft, papier de riz&#8230;), l’excès des formes, les sujets. L’image d’un univers équilibré et jeune transparaît. C’est aussi l’expression de son monde intime, car la peinture est pour lui un mode d’expression introspectif. La grandeur de son objectif attire l’attention : comme Gauguin et Segalen avant lui, il veut « montrer une autre façon de peindre la Polynésie. Une façon polynésienne. »</p>
<p>Personnage du paradoxe, homme médiatique et pourtant connu pour sa simplicité, renommé pour ses chansons mais vivant de sa peinture, Bobby aura profondément marqué les Polynésiens. Conscient de son rôle en Polynésie et de celui de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> dans le monde, il disait qu’il s’agissait de « vivre avec dignité et d’intégrer l’Art à notre vie quotidienne. »</p>
<p><strong>Son œuvre</strong></p>
<p>Bobby a eu une formation artistique de chanteur et danseur. D’ailleurs, il fait partie du groupe les « Big Boys », fondé par Tarzan Amiot. Pourtant, c’est une révélation à Tahiti lorsque, en 1982, il donne un concert. Il renouvelle en profondeur les mélodies locales. On découvre ainsi le reggae à la polynésienne, des chansons en Tahitien sur des rythmes de jazz, de blues&#8230; Cela plaît tellement qu’en 1988, Bobby est élu « Homme de l’année » pour sa contribution à la communauté.</p>
<p>Peintre le matin, chanteur le soir, peintre pour manger, chanteur par générosité, Bobby a rapidement eu la réputation qu’il méritait, celle d’un homme talentueux et affable. Lui-même désintéressé, ses œuvres, qu’elles soient dessinées ou chantées, étaient recherchées car chargées de sincérité, mais aussi d’histoires et de messages.</p>
<p>Bobby prônait l’éducation par l’art, conscient de la relative inadaptation du système scolaire occidental plaqué en Polynésie… Il a enseigné aux enfants de Maeva les jeux, les techniques artisanales d’autrefois, ses chansons. Il se faisait un plaisir de rappeler leurs origines et les légendes au public nombreux qui l’entourait, à travers des contes. Il assistait aussi les archéologues dans leur travail sur les <em>marae</em> et les gardait, les honorait à sa façon, avec des couronnes, des chants et du <em>monoi</em>. Proche de la nature, respectueux des rythmes et coutumes polynésiens, Bobby a été un fervent défenseur de l’environnement. On se souvient bien sûr de ses chants, et de son engagement contre les essais nucléaires, la pollution à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>, mais aussi pour l’indépendance politique du Pays, combats qu’il menait avec ses amis Henri Hiro, Tea Hirshon, Coco Hotahota, Turo Raapoto, etc.. Il collait en douce des affiches anti-nucléaires la nuit sur les murs de la capitale, s’exposant à de grands risques en tant que citoyen américain devant demander son permis de séjour tous les deux ans !</p>
<p><strong>Les hommages</strong></p>
<p>Comme pour bien des artistes, le public ne s’est jamais autant intéressé aux œuvres de Bobby qu’après son décès, et dès lors, leur valeur augmente considérablement. Mai 1991, Manouche Lehartel, alors directrice du Musée de Tahiti et des Îles mais aussi sincère admiratrice de Bobby, lui rend hommage en organisant une rétrospective de ses peintures, disséminées ça et là chez des particuliers. 180 œuvres seront réunies pour l’occasion, permettant à la population de découvrir le sens et l’unité de la peinture de Bobby, entièrement consacrée à promouvoir nos racines. C’est un grand succès. Le public devra attendre plus d’une dizaine d’années avant de pouvoir retrouver une exposition Bobby, proposée en 2003 à la Maison de la Culture. Tableaux originaux, objets personnels et œuvres de ses amis y étaient dévoilés. Parallèlement, de nombreuses animations avaient été mises en place : concert, légendes, contes et projections rendaient un très bel hommage à l’artiste. Encore une grande réussite, qui prouve à quel point Bobby est toujours vivant dans le cœur des Polynésiens. Aujourd’hui, c’est pour honorer les 20 ans de sa disparition que le Musée de Tahiti et des Îles organise une nouvelle exposition. Elle rassemblera une centaine d’œuvres de Bobby, non visibles autrement et pour certaines inédites. Ses nombreux amis tiennent à raviver le souvenir encore très présent du remarquable Bobby. Car après cette rapide rétrospective, on ne peut plus qu’adopter pour lui les mots d’un ami de Jacques Brel lors de sa disparition : « il n’est pas mort, il repose simplement sur son île polynésienne qui l’avait adopté. » Mais la Polynésie n’a pas simplement adopté Bobby, Bobby appartient à la Polynésie.</p>
<p><strong>Rétrospective Bobby</strong></p>
<p>- Salle d’exposition temporaire du Musée de Tahiti et des Îles</p>
<p>- Du 8 février à fin avril</p>
<p>- Du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30</p>
<p>- Entrée : 600 Fcfp / gratuit pour les moins de 18 ans et les scolaires</p>
<p>+ d&#8217;infos : 54 84 35 &#8211; www.museetahiti.pf</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Bobby par ses proches : Dorothy et Sabrina Levy</strong></p>
<p>Originaire de Tahiti, Dorothy a grandi en Amérique. Lorsqu’elle revient à Tahiti adolescente, elle se sent ici chez elle plus qu’ailleurs. Engagée contre les essais nucléaires et pour la réhabilitation de la culture polynésienne, elle rencontre Bobby en 1976. Entre eux, c’est un véritable coup de foudre amical et spirituel. Ensemble, ils partent poursuivre leur rêve à Huahine, vivre en harmonie avec leurs convictions. Sabrina, la fille de Dorothy, a 10 ans. Tous les trois fondent une vraie famille. Sabrina va à l’école primaire, Dorothy prépare les repas familiaux, Bobby peint, fait découvrir le plaisir de la lecture, du théâtre et de la culture à sa fille <em>fa’a’amu</em>. « J’étais complètement amoureuse de sa créativité », avoue Dorothy. Quant à Sabrina, bien que très jeune, elle est fascinée par cet homme qui prend tellement soin d’elle et s’occupe de son éducation. « Il m’a donné le meilleur : des valeurs. Il m’a appris à ne pas devenir matérialiste ; d’ailleurs, dès qu’il voyait que je m’attachais à quelque chose (une bicyclette, un jouet), il le donnait ! Pour lui, la vraie richesse était dans cette façon de vivre librement, de prendre le temps de partager de bons moments avec des amis… » Mais bon, tout n’est pas rose non plus. Bobby n’était pas compris et apprécié de tous à Huahine, et pour cause : noir, avec des dreadlocks et homosexuel… Mais sa force était d’assumer avec simplicité ses différences sans en être complexé. « Il s’est mis à chanter pour faire briller mes yeux d’enfant, poursuit Sabrina, et ce sont des milliers d’autres enfants, petits et grands, qui ont été émerveillés par l’artiste au grand sourire. Il mettait en musique la culture, les paroles de ses chants étaient connues de tous. Aujourd’hui encore, il est la fierté de Huahine, mais sûrement aussi de la Polynésie. Je retiens de Bobby son humanisme, toutes les recettes de ses concerts étaient reversées à des associations pour contribuer au bien-être du peuple <em>ma’ohi</em> et en particulier aux enfants. Il pouvait donner plusieurs concerts par week-end pour aider les associations, et ce, aux quatre coins de nos archipels. Il a offert sa voix à toute la Polynésie. »</p>
<p>Bobby a véritablement « planté des graines de créativité dans ce pays », affirme Dorothy, qui met un point d’honneur à faire vivre la mémoire de cet homme qu’elle a bien connu de la façon la plus honnête qu’il soit. « C’est un minimum, à côté de ce qu’il a réalisé ! Bobby a bougé des montages, ses messages ont permis de faire évoluer les mentalités en mettant la culture et la simplicité en valeur. A nous de continuer à véhiculer ce message. »</p>
<p>Sabrina a suivi les enseignements de son père. Pour les perpétuer, de son nom d’artiste Sarahina, elle s’attache à son tour à mettre en lumière la beauté de la culture polynésienne avec philosophie*.<em> </em>« Je souhaite partager l&#8217;arbre de créativité qui a bien poussé depuis la petite graine que Bobby a semée dans mon coeur il y a plus de 30 ans, graine de créativité devenu arbre et dont beaucoup peuvent partager la sensibilité. »<em></em></p>
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		<title>Pour que continue de briller…</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Feb 2011 19:33:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[2011 a démarré en beauté, avec un FIFO d’une rare intensité qui a su, comme chaque année, nous apporter son lot de surprises, d’émerveillement, mais aussi de prises de conscience sur notre vaste région. Appréhender la richesse des sujets et des points de vue des documentaires projetés est véritablement une chance que Papeete peut être [...]]]></description>
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</a>
<br />
2011 a démarré en beauté, avec un FIFO d’une rare intensité qui a su, comme chaque année, nous apporter son lot de surprises, d’émerveillement, mais aussi de prises de conscience sur notre vaste région. Appréhender la richesse des sujets et des points de vue des documentaires projetés est véritablement une chance que <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a> peut être fière de porter comme un flambeau à travers cet événement remarquable.</p>
<p>Autre point d’orgue de ce début d’année, la rétrospective des œuvres de Bobby au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles. 20 ans après sa disparition brutale, l’Aura de cet homme hors du commun continue de briller. Bobby a apporté sans compter à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> : il a contribué à nous rendre estime et fierté, à nous ouvrir les yeux sur la richesse et le respect de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>. L’exposition qui s’ouvre au Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles à partir du 08 février lui rend hommage à son tour, à sa sensibilité d’homme et d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a>, à son engagement et sa sincérité… Des qualités que tout visiteur pourra découvrir au travers d’une grande partie de son œuvre peinte. Cette édition du magazine Hiro’a lui est largement et naturellement consacrée.</p>
<p>Vous pourrez appréhender un peu mieux Bobby dans notre Dossier, magnifiquement illustré par l’énergie de ses peintures ; pénétrer davantage le sens d’un de ses tableaux dans l’Oeuvre du mois ; revivre l’intensité de son grand concert à Aorai Tini Hau dans Trésors de Polynésie…</p>
<p>Bien d’autres sujets et informations sont à glaner dans les pages de votre Hiro’a, fidèle messager d’une culture qui se transmet et se vit au présent.</p>
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		<title>« Bobby a été un cadeau pour la Polynésie »</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/02/%c2%ab-bobby-a-ete-un-cadeau-pour-la-polynesie-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Feb 2011 19:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Musée de Tahiti et des îles, organise à partir du 8 février une rétrospective des œuvres de Bobby Holcomb pour lui rendre hommage à l’occasion des vingt ans de sa disparition. Un événement cher à Manouche Lehartel, admiratrice inconditionnelle de Bobby l’artiste mais avant tout de l’homme, dont elle a perçu avant beaucoup la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/532__320x240_full_h41_10questionsa_bobby-tiff.jpg" alt="full_h41_10questionsa_bobby-tiff" title="full_h41_10questionsa_bobby-tiff" />
</a>
<br />
<strong>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des îles, organise à partir du 8 février une rétrospective des œuvres de Bobby Holcomb pour lui rendre hommage à l’occasion des vingt ans de sa disparition. Un événement cher à Manouche Lehartel, admiratrice inconditionnelle de Bobby l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> mais avant tout de l’homme, dont elle a perçu avant beaucoup la prodigalité. De ses rencontres avec Bobby, Manouche a conservé le souvenir d’un être remarquable, ainsi que de nombreuses peintures. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Comment as-tu découvert Bobby ?</strong></p>
<p>Nous avions des relations communes appartenant à la mouvance du « <em>pupu arioi </em>» constitué de jeunes polynésiens empreints de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne. Je les trouvais beaux, leur engagement et leur mode de vie m’enchantaient. J’ai immédiatement été fascinée par Bobby qui respirait la sincérité, la simplicité, l’intelligence. Discuter avec lui était un vrai bonheur, tant par sa <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> que par sa gentillesse. Je savais que j’étais face à une personnalité d’exception, bien au-dessus de la norme.</p>
<p><strong>Tu es connue pour posséder une belle collection de ses peintures…</strong></p>
<p>Je n’ai jamais eu l’intention de « constituer » une collection. Elle s’est faite au fil de nos rencontres, naturellement et spontanément. J’ai rarement « choisi » une de ses peintures !</p>
<p><strong>C’est-à-dire ? Comment as-tu été amenée à lui acheter des œuvres ? </strong></p>
<p>J’étais en stage au Musée de Tahiti en 1981quand Bobby est passé proposer une toile*, déclinée par le Musée qui était concentré sur son objet ethnographique. Elle était restée là en attendant acquéreur et elle m’a plu. J’ai souhaité l’acquérir… Il en demandait 60 000 Fcfp – ce qui représentait la moitié de mon salaire ! Sans charges particulières à l’époque, je me suis laissée tenter.</p>
<p><strong>C’est ainsi que l’histoire a commencé…</strong></p>
<p>Exactement. Il faut savoir que Bobby vivait de sa peinture. Tous les mois, il descendait de Huahine avec quelques tableaux et faisait le tour des bureaux et de ses connaissances en ville pour les vendre. Quand il arrivait au Musée avec une toile emballée dans du papier kraft sous le bras, il la posait contre le mur dans mon bureau, et nous faisions le tour de nos sujets d’intérêt. Avant de partir, on parlait de l’œuvre emballée – je la déballais jamais &#8211; et il me disait souvent : « c’est pour mon <em>tarahu », sa</em> facture au magasin de Fare à Huahine.</p>
<p><strong>Pourquoi ne les regardais-tu pas avant ?</strong></p>
<p>Je n’aurais jamais osé un tel affront ! Je l’admirais. Je trouvais indécent qu’il soit obligé de venir jusqu’à moi, en truck puis à pieds, avec son tableau, alors qu’il avait fait la tournée de ses relations en ville. S’il arrivait là, c’est que personne n’en avait voulu. Je n’aurais jamais pu le laisser repartir avec sa peinture, ça me paraissait évident de la lui prendre, de lui permettre de continuer à faire ce qu’il faisait !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Etait-ce de la charité ?</strong></p>
<p>En aucun cas ! Non, non et non ! J’y trouvais mon compte, car j’aimais sa peinture et j’aimais l’homme qu’il était, généreux et altruiste. Un artiste dans le cœur et dans l’âme. J’avais le sentiment de contribuer à quelque chose de rare et précieux. Bobby a été un cadeau pour la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>. Il nous a ouvert les yeux sur notre valeur, nous a appris une autre musique, nous a fait prendre conscience que la culture polynésienne ne se résumait pas à Gauguin, qu’il fallait respecter ses racines, être fier de son identité.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Quel est le tableau de Bobby que tu affectionnes le plus et pour quelle raison ?</strong></p>
<p>Honnêtement, je n’ai pas de préférence. J’aime tous les tableaux de Bobby, surtout ceux que je n’ai pas ! J’affectionne les œuvres les plus anciennes que j’appréciais accrochées aux murs des maisons de nos relations communes, alors que je n’imaginais pas pouvoir en posséder moi-même un jour.</p>
<p><strong>Qu’apprécies-tu dans sa peinture ?</strong></p>
<p>Elle nous ressemble, dans sa simplicité et sa convivialité. Je crois que ce n’est pas de la « grande peinture » &#8211; comparé à un Rembrandt par exemple – mais c’est une peinture riche de sens, de contenu, de style aussi. Le côté presque naïf, de l’éternel enfant qui dessine ce qu’il a à dire sans se préoccuper des normes classiques, me plait énormément. Ses œuvres respirent la vie, nous ressemblent et nous vont bien.</p>
<p><strong>Et pourtant, en son temps, il avait aussi des détracteurs…</strong></p>
<p>Comme tous ceux qui font des choses, il pouvait déranger. Bobby déplaisait à certains car il les mettait devant leur mesquinerie ou leur ignorance de leur propre culture. Alors que c’est bel et bien grâce à lui, à Henri Hiro, au groupe des <em>pupu arioi</em> que la culture polynésienne a pu retrouver ses lettres de noblesse.</p>
<p><strong>Tu organises au Musée de Tahiti la deuxième rétrospective de ses œuvres. Ça te paraît important que le grand public puisse découvrir la peinture de Bobby ?</strong></p>
<p>Bien sûr, puisque ses œuvres appartiennent à des privés. Bobby est tellement populaire et apprécié des Polynésiens, les aînés auront plaisir à les redécouvrir et les plus jeunes à les découvrir. D’autant qu’il est davantage connu pour ses chansons que pour sa peinture, qui dévoile une facette de lui plus intime, plus profonde aussi.</p>
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		<title>Le Hiro’a de février en téléchargement</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Feb 2011 21:21:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 41ème Hiro’a vient de paraître, avec un sommaire aussi alléchant que  d’ordinaire. Le dossier y est consacré à un événement de taille : une  exposition en hommage à Bobby, artiste et homme engagé qui marqua la  culture polynésienne de son empreinte. A l’occasion des 20 ans de sa  disparition, le [...]]]></description>
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</a>
<br />
Le 41ème Hiro’a vient de paraître, avec un sommaire aussi alléchant que  d’ordinaire. Le dossier y est consacré à un événement de taille : une  exposition en hommage à Bobby, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> et homme engagé qui marqua la  <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne de son empreinte. A l’occasion des 20 ans de sa  disparition, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles nous offre une rare occasion  de savourer ses œuvres, appartenant pour la plupart à des collections  privées. L’œuvre du mois décortique d’ailleurs pour vous l’une de ses  toiles évocatrices et riches de sens.</p>
<p>Votre journal se penche également sur les liens entre culture et  modernité et montre comment le numérique peut servir l’art polynésien.  Vous y découvrirez le vaudeville de Feydeau monté par Mingo &amp;  Chanson : « Mais ne te promène donc pas toute nue ! », un titre  évocateur qui nous promet à n’en pas douter de rire aux larmes ! On y  lira pêle-mêle enfin le bilan du Putahi 2, cette rencontre d’artistes  océaniens qui a eu lieu en Nouvelle Zélande pour sa 2ème édition avec le  Centre des Métiers d’Art, ou encore ce que la Maison de la Culture  propose aux enfants de tous âges.  Mélange des temps, des genres, des  civilisations, Hiro’a porte haut le flambeau de notre culture riche et  métissée qui ne cesse d’évoluer et de grandir entre racines et avenir,  signe de sa force et de sa vivacité.</p>
<p><strong>Au sommaire ce mois ci :</strong><span style="text-decoration: underline;"><br />
10 questions à</span> : Manouche Lehartel, commissaire de l’exposition Bobby<span style="text-decoration: underline;"><br />
Le saviez-vous </span>?  : Putahi, acte 2<span style="text-decoration: underline;"><br />
La culture bouge</span> : Machine à rire / Maison à rêves<span style="text-decoration: underline;"><br />
Dossier</span> : 20 ans après… Bobby, bien plus qu’un mythe<span style="text-decoration: underline;"><br />
Trésors de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a></span> : Inoubliable !<span style="text-decoration: underline;"><br />
L’œuvre du mois</span> : Ta’aroa, essence et origine du monde<span style="text-decoration: underline;"><br />
Retour sur</span> : Pour le plaisir<span style="text-decoration: underline;"><br />
Pour vous servir</span> : Le numérique au service de l’art polynésien<span style="text-decoration: underline;"><br />
‘Api ma’ohi</span> : <em>‘A’ai no Puna’auia</em><span style="text-decoration: underline;"><br />
Actus &amp; Programme<br />
Parutions</span></p>
<p><a href="http://www.ica.pf/UserFiles/File/41_hiroa_fevrier_2011.pdf">Télécharger le document</a></p>
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		<title>Mission au bout du monde : Eiao</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Eiao est située à 1 400 km de Papeete, dans l’archipel des Marquises. Avant de  poser le pied sur cette île désertique et inhabitée, plusieurs heures de bateau depuis Nuku Hiva sont encore nécessaires. Un voyage éprouvant devant lequel l’archéologue Michel Charleux n’a jamais reculé. Et pour cause ! Il y a fait 5 missions de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/514__320x240_full_h40_pourvousservir02.jpg" alt="full_h40_pourvousservir02" title="full_h40_pourvousservir02" />
</a>
<br />
<strong>Eiao est située à 1 400 km de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>, dans l’archipel des Marquises. Avant de  poser le pied sur cette île désertique et inhabitée, plusieurs heures de bateau depuis Nuku Hiva sont encore nécessaires. Un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/voyage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec voyage">voyage</a> éprouvant devant lequel l’archéologue Michel Charleux n’a jamais reculé. Et pour cause ! Il y a fait 5 missions de plus ou moins longue durée, sachant que pour chacune d’entre elles une logistique impressionnante était à déployer, tout devant être anticipé : vivres, eau, tentes, matériel archéologique… Autant de kilos à transporter au sommet de l’île – dépourvu d’eau &#8211; pour survivre ! Mais le résultat est à la hauteur des difficultés, car l’île regorge de richesses archéologiques. Rien de tel pour remonter toujours plus loin l’histoire des Polynésiens…</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1987. Etudiant sous la direction du Professeur José Garanger, Michel Charleux choisit Eiao comme sujet d’étude en raison de l’activité de fabrication d’outillage lithique particulièrement importante probablement jusqu’au 18<sup>ème</sup> siècle. « Grâce à Jean-Louis Candelot, je savais l’île riche, quasiment inexplorée et… personne ne voulait y aller. L’idée de travailler sur une île aussi difficile me plaisait », confie Michel Charleux. « Pour ma première mission en 1987, j’ai bénéficié du soutien de deux agents du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, ainsi que de celui de la Marine Nationale, qui a transporté l’équipe à destination. Lors de cette expédition, nous avons pu répertorier de nombreux sites et un important matériel archéologique a été expédié au Musée, pour pouvoir être analysé. » La suite de l’histoire ? Il faudra attendre 20 ans pour la connaître, le travail de Michel Charleux l’ayant mené vers d’autres horizons. Eiao restera durant ces deux décennies dans un coin de l’esprit de l’archéologue, qui a du être patient pour voir venir une nouvelle occasion…</p>
<p><strong>Une 2<sup>ème</sup> mission déterminante</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>C’est en 2007 que la DIREN* offre à Michel Charleux l’opportunité d’effectuer une nouvelle mission, rallumant ainsi la flamme. « C’est là que j’ai décidé de reprendre l’étude de Eiao et de monter une mission de très longue durée ». Entre temps, une courte 3<sup>ème</sup> mission et trois ans de préparation seront nécessaires pour concrétiser une 4<sup>ème</sup> expédition ! Une fois le financement, l’équipe et le transport réglés, Michel retourne enfin gratter le sol de Eiao en mai 2010 pendant 50 jours. Mais qu’est-ce qui le passionne tellement dans ce qui pourrait, pour un œil novice, passer pour de vulgaires  amas de cailloux ? « A l’époque pré-européenne (avant le 18<sup>ème</sup> siècle), Eiao était un important centre de fabrication d’outillage – herminettes, <em>penu</em>, perçoirs, grattoirs, etc. &#8211; du fait de l’excellente qualité de son basalte à grain fin. Par ailleurs, il faut savoir que chaque volcan émet des laves dont la composition chimique constitue une véritable signature unique. Les travaux de Weisler, Rolett et Di Piazza ont permis de découvrir que des outils fabriqués à Eiao avaient été exportés dans toutes les Marquises, et aussi loin que Moorea, Mangareva et même au Kiribati, à plus de 2 500 Km de Eiao ! » Les herminettes trouvées dans ces différentes îles portaient la signature chimique du basalte de Eiao, permettant de conclure à un réseau d’échanges particulièrement développé. « Dans le cadre de mes travaux, je prévois d’aller rechercher dans les réserves des musées de Wellington, d’Hawaii, du Chili, de Rapa Nui et aux Etats-Unis des outils polynésiens trouvés en fouille qui proviendraient de Eiao. Il y a certainement encore beaucoup à découvrir sur les échanges entre les îles. » Cette nouvelle mission de Michel Charleux a été très enrichissante puisque de nouveaux <em>paepae</em> et ateliers de taille ont été recensés. « Le nombre et la taille des structures d’habitat militent en faveur d’un peuplement permanent sur Eiao autrefois alors que paradoxalement, aucune sépulture ni fosse à <em>ma</em> n’ont été trouvées… Lors d’un sondage, j’ai eu la chance de mettre au jour en partie une fosse de déjection. Une belle surprise, mais la mission touchait à sa fin, me laissant un goût amer car nous n’avions plus assez temps pour approfondir les recherches… Mais à mon retour, j’apprenais que le Pays via le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> m’accordait la subvention sollicitée : juste de quoi repartir pour une autre expédition ! J’avais laissé de l’eau au sommet, il ne me restait plus qu’à finaliser les préparatifs. Et 3 mois plus tard, en septembre 2010, ce fut ‘Eiao.2010.2’ ! »</p>
<p><strong>La fosse</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Michel Charleux n’a qu’une idée en tête pour cette ultime expédition sur l’île : fouiller autour de la fosse, dont les éclats lui permettront d’étudier la chaîne opératoire du travail de fabrication. « La fosse s’est révélée beaucoup plus importante que je ne l’imaginais et j’ai rapporté près de 25 000 éclats ! Il reste à les laver, les marquer, les analyser, les comparer, peut-être en ré-assembler certains… J’attends le résultat des datations, mais il y a encore du travail pour d’autres archéologues ! Plus on fouille, plus on trouve de vestiges et plus de nouvelles questions sont soulevées. Pourquoi les habitants ont-ils quitté Eiao ? Importante sécheresse, épuisement du basalte ? Ce qui est regrettable c’est que beaucoup de visiteurs sont passés sur Eiao et, ignorant son statut protégé, ont emporté des objets. Autant de disparitions qui faussent le travail des scientifiques », regrette Michel Charleux. « Malgré ce pillage et une flore très dégradée par les moutons ensauvagés, Eiao présente toujours un grand intérêt archéologique et une valeur patrimoniale et régionale unique. C’est pourquoi je pense sincèrement que l’île devrait faire l’objet d’un classement au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> mondial de l’UNESCO. »</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Une logistique importante</strong></p>
<p><strong>Le</strong> f<strong>inancement </strong>: placée sous l’égide du Centre International pour la Recherche Archéologique en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> (CIRAP), la mission « EIAO 2010 » a été financée dans le cadre d’un Contrat de Projet Etat-Pays obtenu par l’Université de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française (UPF).</p>
<p><strong>L’équipe </strong>: elle était composée de CPIA obtenus par la Municipalité de Nuku Hiva ou prêtés par l’association culturelle marquisienne Motu Haka et grâce à la Subdivision Administrative Etat des Marquises de trois CDL. Un Conseiller municipal, deux bénévoles et deux botanistes complétaient l’équipe.</p>
<p><strong>Le transport </strong>: les Forces Armées en Polynésie ont assuré le transport de l’équipe lors de missions de la Frégate Prairial et du Patrouilleur La Railleuse.</p>
<p>Michel Charleux tient d’ailleurs à remercier chaleureusement le CIRAP, l’UPF, l&#8217;aide fournie par la mairie de Nuku Hiva (Benoît KAUTAI), les associations culturelles de Nuku Hiva (Motu Haka), la Subdivision Administrative d’Etat, le soutien déterminant apporté par les Forces Armées en Polynésie française, le Service de la Culture et du Patrimoine, le Ministère de la Culture, Air Tahiti et Air Tahiti Nui, sans qui toutes ces missions auraient été impossibles.</p>
<p><em>* DIREN : Direction de l’Environnement</em></p>
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		<title>L’Herbier de Polynésie, à la découverte de la flore polynésienne</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:11:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jacques Florence est à l’origine de la création de l’Herbier de Polynésie. En poste à l’ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer) de Tahiti &#8211; devenu IRD (Institut de Recherche pour le Développement) &#8211; de 1981 à 1994, il a en effet constitué cet outil de recherche précieux pour la connaissance de notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Jacques Florence est à l’origine de la création de l’Herbier de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>. En poste à l’ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer) de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> &#8211; devenu IRD (Institut de Recherche pour le Développement) &#8211; de 1981 à 1994, il a en effet constitué cet outil de recherche précieux pour la connaissance de notre flore si singulière, dont l’histoire a commencé en 1769 avec le premier <a href="http://www.hiroa.pf/tag/voyage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec voyage">voyage</a> de Cook. La connaissance de ce domaine se poursuit depuis grâce aux collections faites par les botanistes du monde entier et locaux comme Jean-François Butaud, Fred Jacq ou Jean-Yves Meyer.</strong></p>
<p>L’Herbier de Polynésie, conservé au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de Tahiti et des îles, recense plus de 15 000 spécimens : herbes, herbacées, arbustes ou arbres, fougères, toutes les espèces en sont, représentant 95% de la flore indigène*. Jacques Florence est allé par monts et par vaux pour recueillir la moindre variété, dans les ravins, sur les crêtes des montagnes, en bord de mer et ce, depuis le sommet de l’Orohena à Tahiti en passant par le littoral de Makatea ou la forêt de nuages de Taipivai, aux Marquises. Les espèces sont classées par île &#8211; tous les archipels sont présents – et décrites précisément. Un travail colossal que 15 ans d’études au Muséum de Paris n’ont pas encore permis d’en venir à bout : depuis la fin de son affectation à l’IRD de Tahiti en 1994, il revient donc régulièrement à Tahiti pour continuer d’enrichir l’Herbier et étudier les nouvelles récoltes de ses collègues.</p>
<p><strong>Un endémisme très important</strong></p>
<p>Plus de 60% de la flore polynésienne est endémique, c’est-à-dire que l’on ne trouve ces espèces nulle part ailleurs. Une plante peut être endémique d’une région, d’une île et même d’une vallée ou d’un plateau. Le <em>tiare apetahi</em> ne se trouve par exemple que sur les deux plateaux du Temehani de Raiatea, le palmier de Nuku Hiva est endémique de la vallée de Taipivai, etc. « Ce fort taux peut être aussi une grosse menace pour ces plantes : certaines connues par quelques individus étant peu nombreuses, elles pourraient vite être amenées à disparaître suite à des catastrophes naturelles… ou humaines », explique Jacques Florence.</p>
<p>A contrario, saviez-vous que proportionnellement à sa taille, Tahiti contient le plus grand nombre d’espèces de fougères au monde ? Un phénomène facile à expliquer pour le botaniste : « Pour les fougères, la taille ainsi que l’âge relativement  jeune de Tahiti ont permis aux spores de fougères voyageant facilement d’occuper de nombreux milieux. »</p>
<p>Parce qu’il faut savoir que de nombreuses variétés que l’on trouve aujourd’hui en Polynésie ont été importées : par le vent, les oiseaux, les courants, mais aussi et essentiellement par les hommes. Les premiers Polynésiens sont arrivés dans les îles avec à bord de leur pirogue toutes sortes d’espèces en provenance d’Asie, du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> et dans une moindre mesure, d’Amérique du Sud. Elles ont conquis leur nouveau milieu et se sont adaptées en se différenciant de leur origine. En revanche, à eux seuls, les Européens ont amené plus d’espèces utiles ou adventices** que toute la flore indigène, certaines se sont naturalisées et sont une menace pour la biodiversité polynésienne. L’exemple du miconia en est le plus frappant, mais non le seul. »</p>
<p><strong>Une richesse unique mais un manque d’intérêt certain</strong></p>
<p>Ces spécificités botaniques font de la Polynésie un territoire particulièrement riche à explorer, à recenser et à étudier. « Lorsque je suis arrivé en 1981 à Tahiti, la flore était très mal connue, souligne Jacques Florence. Aucun travail d’ensemble n’avait été réalisé depuis la fin du  19<sup>ème</sup> siècle et le début du 20<sup>ème</sup> pour une partie de la région ». Il a réalisé un inventaire actualisé de la flore polynésienne, par île, par zone géographique et par milieu écologique pour pouvoir la comparer avec d’autres herbiers et ainsi mieux connaître sa particularité. L’investissement et l’implication sans borne du scientifique lui ont même permis de découvrir des espèces jusque-là parfaitement inconnues ! C’est le cas par exemple de la <em>Plakothira Fuitescens</em>, recensée à Nuku Hiva, et pour laquelle Jacques Florence a dû « inventer » un nouveau genre. Une satisfaction immense pour un passionné comme lui, qui regrette que la botanique ne soit pas davantage connue et reconnue. « Les plantes ne payent pas de mine si l’on peut dire, ce n’est pas spectaculaire comme une sculpture par exemple. On n’expose pas un herbier au public, c’est d’abord un outil de recherches pour les scientifiques. Pour autant, la gestion d’une telle collection est lourde et nécessite le travail de personnel qualifié, les conditions de stockages sont exigeantes et coûteuses… Des facteurs contraignants qui, en raison du peu d’intérêt porté à la flore, ne favorisent pas le développement des recherches. » Alors qu’un herbier, au même titre qu’une collection d’objets du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a>, « contribue à l’édifice de la connaissance de l’histoire et de la biodiversité d’un Pays, et reste un objet indispensable pour en conserver la mémoire. ».</p>
<p>Le botaniste de rajouter : « ce qui est paradoxal, c&#8217;est que le volet conservation des espèces endémiques menacées par des espèces envahissantes bénéficie d&#8217;un vrai soutien, contrairement à la botanique taxinomique qui est pourtant à la base de la possibilité de ces travaux. C&#8217;est l&#8217;éternel débat sur des pas de temps bien différents entre la communication et l’approfondissement des connaissances. »</p>
<p><strong>ENCADRÉ</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’Herbier de Polynésie sur la Toile</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.herbier-tahiti.pf/">www.herbier-tahiti.pf</a></strong> est la base de données de la flore de Polynésie : elle rassemble tous les spécimens botaniques collectés en Polynésie française et conservés dans l’Herbier. Plusieurs options de recherche (par nom vernaculaire ou scientifique, par genre ou par famille, par île ou par archipel, etc.) permettent d’affiner celle-ci, le tout étant richement illustré. Un site qui est le résultat de 20 ans de travail et qui permet aux botanistes, mais aussi aux amateurs du monde entier, de découvrir ou de mieux connaître la flore polynésienne.</p>
<p><em>* Flore indigène : qui croît naturellement dans la région où elle vit. </em></p>
<p><em>** Adventice : espèce </em><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Plante">végétale</a></em><em> étrangère à la </em><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Flore">flore</a></em><em> </em><em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Indig%C3%A8ne">indigène</a></em><em> d&#8217;un territoire dans lequel elle est accidentellement introduite et peut s&#8217;installer.</em></p>
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		<title>Artistiquement vôtre</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 00:59:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’année 2011 commence en beauté, et elle se poursuivra comme telle. Nous pouvons déjà vous révéler deux magnifiques événements en préparation pour février : une rétrospective des œuvres d’un artiste hors du commun et unanimement apprécié, Bobby Holcomb, ainsi que l’inimitable concert de musique classique des ensembles du Conservatoire. 
Il y a 20 ans, en février [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>L’année 2011 commence en beauté, et elle se poursuivra comme telle. Nous pouvons déjà vous révéler deux magnifiques événements en préparation pour février : une rétrospective des œuvres d’un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> hors du commun et unanimement apprécié, Bobby Holcomb, ainsi que l’inimitable concert de musique classique des ensembles du Conservatoire. </strong></p>
<p>Il y a 20 ans, en février 1991, disparaissait Bobby Holcomb. Pour lui rendre hommage, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles et ses nombreux amis ont souhaité célébrer l’artiste aux multiples talents avec une exposition de ses œuvres, si originales et porteuses d’une grande sensibilité. Celle-ci aura lieu de février à avril 2011 dans la salle d’exposition temporaire du Fare Manaha. Bobby a séjourné les 15 dernières années de sa trop courte vie à Huahine et a joué un rôle déterminant dans l’évolution de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne, par ses prises de position, sa musique et sa peinture. Un homme abordable, simple, joyeux, espiègle même, qui était aussi extrêmement érudit, passionné et engagé dans la défense de l’environnement et de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne. Bobby était à bien des égards un homme d’exception. Vous pourrez le retrouver ou le découvrir avec bonheur à travers cette exposition, dont les œuvres proviennent de collections privées. D’autres évènements sont prévus tout au long de l’année, orchestrés par ses amis.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Vous avez des œuvres de Bobby ?</strong></p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles invite les personnes possédant des tableaux de Bobby à se faire connaître si elles le souhaitent, afin de contribuer à cette rétrospective.</p>
<p>Contact : Manouche Lehartel, commissaire d’exposition. Tel 54 84 35.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Concert annuel des ensembles du Conservatoire</strong></p>
<p>Comme chaque année, le Conservatoire organise un concert exceptionnel réunissant de grandes formations classiques de l’établissement : son chœur d’enfants, les ensembles de clarinettes, sa grande harmonie et son grand orchestre. Un ensemble musical qui permet aux parents d’élèves de l’établissement mais également aux nombreux mélomanes de Tahiti et ses îles d’apprécier la beauté de la musique classique.</p>
<p>Respectivement dirigés par Stéphane Lecoutre, Jean-Marie Dantin, Colin Raoulx et Frédéric Rossoni, ces quatre grands ensembles regroupent les meilleurs musciens et élèves de l’école jouant avec leurs professeurs. Le final sera joué par la grande harmonie de Frédéric Rossoni, sous le signe d’œuvres classiques indémodables : un extrait d’un Américain à Paris de Georges Gershwin, la valse de Chostakovitch, que tout le monde connaît notamment grâce au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec film">film</a> de Stanley Kubrick « Eyes wide shut », et enfin la très célèbre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> hongroise de Brahms.</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Au Radisson Tahiti</p>
<p>- Dimanche 13 février</p>
<p>- Tarif unique : 1 000 Fcfp</p>
<p>- Tel : 50 14 14</p>
<p>+ d’infos : www.conservatoire.pf</p>
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		<title>La collection d’objets de la Société des Etudes Océaniennes affectée au Musée de Tahiti des Îles</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/12/la-collection-d%e2%80%99objets-de-la-societe-des-etudes-oceaniennes-affectee-au-musee-de-tahiti-des-iles/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 08:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis 93 ans, la Société des Etudes Océaniennes, l’une des plus anciennes institutions culturelles du Pays, œuvre pour protéger, conserver et étudier l’héritage culturel polynésien. Sa collection d’objets, conservée au Musée de Tahiti et des Îles, a pu être affectée intégralement à l’Etablissement en octobre dernier, permettant à ces milliers de trésors d’envisager plus sereinement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Depuis 93 ans, la Société des Etudes Océaniennes, l’une des plus anciennes institutions culturelles du Pays, œuvre pour protéger, conserver et étudier l’héritage culturel polynésien. Sa collection d’objets, conservée au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, a pu être affectée intégralement à l’Etablissement en octobre dernier, permettant à ces milliers de trésors d’envisager plus sereinement leur avenir. </strong></p>
<p><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p>La Société des Études Océaniennes est la plus ancienne société savante de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française. Elle a été créée le 1<sup>er</sup> janvier 1917 par un arrêté du Gouverneur Julien dans le but « d’étudier sur place, toutes les questions se rattachant à l’anthropologie, l’ethnologie, la philologie, l’archéologie, l’histoire et les institutions, mœurs, coutumes et traditions des Maoris de la Polynésie Orientale ». Il est aussi question de la conservation des monuments et objets ayant un intérêt historique ou artistique, avec la création, quelques mois plus tard, d’un musée « destiné à abriter les objets transportables dans un bâtiment fourni par le Territoire. » La S.E.O avait donc dès ses débuts la direction et la charge d’un musée d’ethnologie. Le gouvernement s’était en effet rendu compte de l’urgence qu’il y avait à rassembler et conserver des vestiges dont la disparition s’accélérait. Une des missions de la S.E.O consistait également à enrichir et diversifier les collections, mais les subventions étaient insuffisantes pour effectuer des achats de pièces intéressantes. Aussi, le noyau des collections fut d’abord composé par celles que le Frère Alain* (Joseph Guitton) avait patiemment réunies et qu’il remit généreusement à la S.E.O.</p>
<p>Lors de la création du Musée de Tahiti et des Îles en 1974, les collections ethnographiques, archéologiques et artistiques de l’ancien musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a> qui étaient jusqu’alors gérées jusqu’à lors par la S.E.O ont été naturellement déplacées vers le nouvel l’établissement. Elles ont toujours constitué une part importante des collections exposées, car en plus des oeuvres du Frère Alain, la S.E.O avait réussi à réunir d’autres trésors du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> polynésien. En tout, ce sont plus de 5 000 pièces qui ont été collectées (voir notre encadré).</p>
<p><strong>Le devenir des objets est clarifié</strong></p>
<p>La collection dite « de la S.E.O », en « dépôt » au Musée de Tahiti et des îles depuis presque 40 ans, n’était pas simple à gérer. En effet, le Musée de Tahiti n’étant que dépositaire des objets, « et par conséquent en toute logique juridique, si ces derniers pouvaient faire l’objet d’un gardiennage, ils ne pouvaient pas faire l’objet de dépenses par le Musée sur ses crédits, pour la restauration par exemple », explique Simone Grand, présidente de la S.E.O. Quelques dérogations ont néanmoins permis à certains objets de se refaire une beauté, mais à terme, « cela pouvait poser un réel problème, poursuit-elle. Nos prédécesseurs ont acquis et / ou reçus ces objets au nom de la S.E.O, pour la collectivité. Dorénavant, il semble logique que les objets deviennent la ‘propriété’ du Musée, parce que contrairement à nous, il a les moyens et les compétences pour les conserver. C’est même sa vocation. » En octobre 2010 était donc décidé l’affectation définitive de ces objets du patrimoine polynésien au musée de Tahiti et des îles – Te Fare Manaha.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Quelques objets phares de la collection </strong></p>
<p>Selon Tara Hiquily, parmi les objets les plus importants de la S.E.O, on peut citer :</p>
<p>- Ceux qui ont été rachetés par la S.E.O tels que le diadème marquisien <em>paekaha </em>de la collection Butteaud, ou encore les <em>ti’i</em> et le <em>fata</em> de la collection Otcenasek de Papara.</p>
<p>- Ceux que les chercheurs ont transmis après leur collecte tels que la collection d’oiseaux naturalisés de l’expédition américaine de la Whitney, la collection des <em>tiki</em> de Ra’ivavae, l’ancienne pirogue de Tatakoto, et la « baleinière » de Vahitahi collectées par des chercheurs du Bishop Museum d’Hawaii.</p>
<p>- Ceux saisis par les autorités alors qu’ils étaient sur le point d’être emportés illégalement hors de Polynésie, tels que les <em>tiki</em> monumentaux de Atuona à Hiva oa et de Hane à Ua Huka…</p>
<p>- Et enfin, les dons des Polynésiens au musée de Pape’ete tels que les lances ‘<em>omore</em>, Havivo i te ra’i de Mo’orea, et celle de la grande chefferie de Teha’apapa de Huahine, ainsi que la majeure partie des <em>ti’i</em>, <em>to’o</em> et <em>tiki</em>, en bois, en corail et en pierre.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>* Le Frère Alain, arrivé à Tahiti en 1879, a consacré sa vie à l’éducation. Il avait réservé une pièce de son école pour un musée d’ethnographie et d’histoire naturelle, constitué d’objets ethnographiques offerts par les élèves venus de tous les archipels (un masque de Tuteponganui de Hikueru (Tuamotu), des </em>penu<em>, des herminettes, etc.).</em><em> </em></p>
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		<title>Pour une Polynésie durable</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 19:34:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Protéger la nature, faire attention à sa consommation d’énergie, vous connaissez tous ces mesures qui permettent de préserver son environnement. Mais il existe des gestes plus discrets et tout aussi essentiels. Offrir de son temps et de son énergie pour relancer l’offre touristique du Pays ou rénover les toits abritant les collections d’objets du Musée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/466__320x240_full_h38_pourvouservir03-jpeg.jpg" alt="full_h38_pourvouservir03-jpeg" title="full_h38_pourvouservir03-jpeg" />
</a>
<br />
<strong>Protéger la nature, faire attention à sa consommation d’énergie, vous connaissez tous ces mesures qui permettent de préserver son environnement. Mais il existe des gestes plus discrets et tout aussi essentiels. Offrir de son temps et de son énergie pour relancer l’offre touristique du Pays ou rénover les toits abritant les collections d’objets du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> sont des actions économiques et responsables, indispensables au devenir de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>. </strong></p>
<p>Le constat est amer et n’a échappé à personne : la fréquentation touristique en Polynésie française baisse.  En 2006, plus de  touristes visitent nos îles alors qu’en 2009, la barre des 200 000 n’est même pas atteinte. Hôteliers, restaurateurs, transports, prestataires et production locale, tout le monde subit les conséquences de cette crise. Les acteurs du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tourisme/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tourisme">tourisme</a> font leur maximum pour attirer les touristes chez nous, mais aussi pour inciter les résidents à profiter des atouts de leur pays. C’est dans cette optique que le GIE <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tourisme/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tourisme">Tourisme</a> et la ville de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a> ont initié, en janvier dernier, le concept d’animation de la ville appelé « Mahana Pae i <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a> ». Il se déroule un vendredi par mois et offre des animations sur des thèmes choisis au Parc Bougainville, au marché de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a>, au Fare Manihini, et en soirée sur la place Vaiete. Musique, démonstrations, exposition-vente, projections de films égaient <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a> le temps de ces journées où population, commerçants, restaurateurs, artisans, associations culturelles, établissements scolaires, peuvent échanger dans une ambiance conviviale.</p>
<p>L’art de faire plaisir</p>
<p>Demander à un artisan de faire une démonstration de sculpture, à un cuisinier de préparer un <em>ma’a tahiti</em> ou a un musicien de jouer : tout ceci se paye. La mairie et le GIE Tahiti Tourisme disposent d’un budget pour rémunérer tous ces prestataires, mais doivent faire des choix. Il manquait aux animations du Mahana Pae ce que tout le monde apprécie en Polynésie, locaux et visiteurs confondus : de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a>. En août dernier, les professionnels du tourisme et les chefs des groupes de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> professionnels décident donc de se rencontrer. Pratiquement les grands noms du ‘<em>ori</em> <em>tahiti</em> sont tous là : Temaeva, Toa Reva, O Tahiti E, Ahutoru Nui, Kei Tawhiti, Manahau, Tahiti Ora,…  Le GIE Tahiti Tourisme souhaite leur demander des prestations dans le cadre des animations de la ville, mais à partir de 2011, faute de moyen. Sur proposition de Marguerite Lai les groupes présents décident d’un commun accord, par effort de solidarité pour notre <em>fenua</em>, de s’engager à donner des représentations de danses gratuites deux fois par mois et ce, jusqu’à la fin de l’année 2010, à tour de rôle, et selon un calendrier préétabli. Un geste fort de mobilisation de leur part, dont l’objectif est l&#8217;intérêt général. Conscients que la danse polynésienne, par sa spécificité et sa beauté, est un vecteur de valorisation de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> de notre Pays, les groupes ont souhaité apporter gracieusement leur participation à cette manifestation pour redynamiser l’animation. La conclusion tient en deux mots : bravo et merci !</p>
<p><strong>La danse lors du Mahana Pae i Papeete</strong></p>
<p>Manahau, Temaeva, O Tahiti E et Kei Tawhiti ont déjà offert leur prestation,</p>
<p>Pour les autres, rendez-vous à 19h place Vaiete le :</p>
<p>12 novembre, avec Ahutoru Nui</p>
<p>26 novembre, avec Tahiti Ora</p>
<p>10 décembre, avec Toa Reva.</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em>+ d’infos sur le programme des Mahana Pae : <a href="http://www.ville-papeete.pf/">www.ville-papeete.pf</a> et <a href="http://www.tahiti-tourisme.pf/">www.tahiti-tourisme.pf</a></em></strong></p>
<p><strong>Travaux de rénovation des toitures du </strong><strong>Musée</strong> <strong>de Tahiti et des Îles = objets préservés ! </strong></p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles est un espace privilégié. Lieu de culture et d’histoire, ce site exceptionnel demande la plus grande vigilance dans son entretien, car il abrite les trésors ancestraux de la Polynésie, aussi irremplaçables que les connaissances qui les accompagnent. C’est pourquoi l’équipe du Musée a sollicité auprès de la direction de l’Equipement d’importants travaux, essentiels à la pérennité des collections : la réfection et le traitement des charpentes métalliques des toitures de la réserve, du bâtiment administratif et du hall déambulatoire. En effet, celles-ci commençaient à s’oxyder, du fait de leur âge (plus de 20 ans) et de leur environnement, notamment des embruns marins. L’usure des toitures de la réserve était la plus préoccupante, car des infiltrations commençaient à s’insérer dans les murs, déréglant l’hygrométrie* de la salle. Or, il faut savoir que les changements de température et d’hygrométrie fragilisent considérablement les œuvres très anciennes et fragiles. Une réserve de musée ne peut donc pas être considérée comme un lieu de stockage passif, c’est avant tout une zone fonctionnelle de traitement des collections qui sert à les conserver, les étudier et les gérer et doit pour cela être irréprochable (température, humidité, propreté, etc.). Les travaux commencés en août s’achèveront fin mars 2011, en espérant que les conditions climatiques le permettent !</p>
<p><em></em><em><br />
</em></p>
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		<title>« Hiro’a shop », la culture polynésienne à portée de clic</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 19:20:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sur www.hiroashop.com, où que vous soyez dans le monde, vous pouvez acheter et recevoir plusieurs centaines de produits culturels exclusivement polynésiens : CD, DVD, livres, posters&#8230; Une nouvelle vitrine pensée et gérée par l’Institut de la Communication Audiovisuelle, qui a dû redoubler de détermination pour mener à bien ce projet innovant. 
Vous connaissez tous l’ICA, l’Institut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/462__320x240_full_h38_dossier02.jpg" alt="full_h38_dossier02" title="full_h38_dossier02" />
</a>
<br />
<strong>Sur www.hiroashop.com, où que vous soyez dans le monde, vous pouvez acheter et recevoir plusieurs centaines de produits culturels exclusivement polynésiens : CD, DVD, livres, posters&#8230; Une nouvelle vitrine pensée et gérée par l’</strong><strong>Institut de la Communication Audiovisuelle, qui a dû redoubler de détermination pour mener à bien ce projet innovant. </strong></p>
<p>Vous connaissez tous l’ICA, l’Institut de la Communication Audiovisuelle, chargé de la conservation et de la valorisation du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> audiovisuel de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française. A ce titre, l’établissement édite de nombreux CD (musiques du Heiva) et DVD :  des collections d’archives restaurées comme Cinematamua, des productions telles que les coffrets « Anthologie du Heiva », les concours de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> Hura Tapairu, ou encore des films anciens dont l’ICA a acquis les droits tel que « Tabu <em>» </em>de<em> </em>F.W. Murnau. Des programmes qui sont de véritables trésors culturels ne demandant qu’à s’exporter, mais… la procédure d’achat via le site Internet de l’ICA était quelque peu complexe. On ne pouvait payer qu’en envoyant un chèque, éliminant d’emblée un certain nombre de clients (Américains, Néo-Zélandais, etc.) !  Même pour la clientèle européenne, habituée aux facilités et à la rapidité d’Internet, la manœuvre restait fastidieuse. Pour tenter de remédier à cet obstacle, le directeur de l’ICA, Eric Bourgeois, a conçu un nouveau projet : créer une plateforme Internet qui regrouperait<strong> </strong>un maximum de produits culturels polynésiens et fonctionnerait avec des modalités de paiement par carte bancaire.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Genèse d’un projet précurseur </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>De prime abord, l’idée de cette boutique virtuelle paraît simple. Elle s’est avérée en réalité être un travail ardu qui a demandé des années d’effort avant de les voir aboutir. Car l’ICA n’était pas habilité à recevoir des paiements en ligne : l’obtention des autorisations ainsi que la mise en place du dispositif technique et financier prendront près de 2 ans… <strong> </strong>« C’est une première dans l’administration polynésienne, explique Eric Bourgeois. La validation finale pour le paiement en ligne a dû être délivrée par les autorités de l’Etat (Trésor Public). Une fois cette étape franchie, nous avons travaillé à l’architecture technique de la boutique et débuté la mise en ligne des références. www.hiroashop.com a ouvert au public le 15 août dernier, tout d’abord avec les produits de l’ICA puis progressivement nous avons enrichi notre offre avec les autres établissements culturels (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des îles, Heiva Nui), mais aussi avec les éditeurs privés.  D’ailleurs, j’invite tous les écrivains, artistes et producteurs locaux à nous contacter : Hiro’a Shop est ouvert à tous, sans droit d’entrée, ajoute le directeur de l’ICA. Nous acceptons également les ouvrages réalisés à compte d’auteur. Ainsi, Hiro’a Shop représente une formidable opportunité d’exporter son produit. L’objectif de cette plateforme est d’offrir à l’international une vitrine des produits culturels polynésiens, contribuant à faire connaître notre Pays mais aussi à développer une activité économique localement. Nous vendons des produits polynésiens depuis la Polynésie. Mais cette initiative est également une ouverture du marché culturel local sur les réseaux de distribution, et ce, malgré son étroitesse. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si c’est un établissement public qui a initié ce projet de « boutique culturelle » en ligne, l’équilibre financier reste encore fragile et le travail doit être encore renforcé durant les 12 prochains mois. Mais le développement et la valorisation de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> sont trop essentiels pour les penser uniquement en terme économique. »</p>
<p>Aujourd’hui, le catalogue Hiro’a Shop compte 300 références, le but étant pour l’ICA d’arriver à 400 d’ici à la fin de l’année. Désormais, l’équipe se concentre sur l’extension du catalogue et le référencement de la boutique.</p>
<p><strong>Une première en Polynésie</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>L’ICA et le Trésor Public ont travaillé près de 2 ans avant de pouvoir adopter le dispositif de règlement des produits par Internet. « Comme ce procédé est une première en Polynésie pour un établissement public, il a fallu prospecter le terrain réglementaire, puis accomplir toutes les formalités administratives, explique Pascal Perea, trésorier des établissements publics. Eric Bourgeois, le directeur de l’ICA, a apporté à ce projet toute sa volonté, avoue-t-il : convaincre son Conseil d’Administration de l’utilité d’un tel site de vente en ligne, obtenir l’autorisation du ministère des Finances Publiques en Métropole, modifier l’arrêté institutif de son établissement afin de prévoir le mode de paiement en ligne, avoir une dérogation pour l’ouverture d’un compte bancaire privé encaissant des fonds publics… Le chemin a été fastidieux, mais le résultat est là, poursuit Pascal Perea. La mise en place de ce projet a fait l’objet d’une vigilance sans faille de notre part pour disposer de toutes les garanties financières, juridiques et techniques nécessaires ; car un établissement public ne peut supporter le risque de fraudes bancaires. » Autant d’aspects aujourd’hui verrouillés qui ont permis à hiroashop.com de voir le jour.</p>
<p><strong>Hiro’a Shop, c’est : </strong></p>
<p>Plus de 300 références à ce jour (CD, DVD, livres et fichiers MP3), dont :</p>
<p>- Des DVD (films et documentaires de l’ICA)</p>
<p>- Des CD de musique traditionnelle (ICA, Tamariki Poerani, Manuiti et TAVT) et de variété (Andy Tupaia, Angelo…)</p>
<p>- Des livres (éditions Au Vent des Îles, Haere Po, Univers polynésiens, Musée de Tahiti et des Îles, Maison de la Culture, Corinne Raybaud, Société des études océaniennes, Patrick Pons, …)</p>
<p>- Des affiches du Heiva</p>
<p>- Des fichiers dématérialisés en téléchargement (musique et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec film">film</a>)</p>
<p><strong>Les fichiers dématérialisés, une aubaine…</strong></p>
<p>On assiste à un engouement pour l’art de transformer tous les supports médias (CD, DVD) en fichiers numériques. Pour des raisons de conservation et de stockage mais aussi pour des raisons écologiques, le mot d’ordre est donné : il faut dématérialiser. Même si un fichier numérique ne remplacera jamais un objet, vous pouvez désormais acheter et télécharger des albums de musique et des films de cette manière. Hiro’a Shop compte développer ce type de produits sur son catalogue. Fini d’attendre son colis avec impatience à la boîte aux lettres, vous achetez un album dématérialisé de musique et pouvez l’écouter quelques minutes après ! D’autre part, ces fichiers permettent aux artistes de commencer à faire connaître leur travail sans frais de duplication.</p>
<p><strong>Pourquoi ils ont rejoint www.hiroashop.com ?</strong></p>
<p>La maison d’édition Au Vent des Îles, la plus connue hors des frontières polynésiennes, possède déjà son propre site Internet de vente en ligne. Pour autant, l’éditeur Christian Robert a souhaité s’associer à l’ICA pour « supporter la dynamique du projet, novateur et très intéressant, dit-t-il. C’est un partenariat intelligent avant d’être commercial, poursuit Christian Robert, car la démarche de Hiro’a Shop, qui est de mettre à disposition le fait culturel polynésien via Internet, est prometteuse. L’ICA a d’ailleurs une longueur d’avance sur le sujet et bien que marchand, le site est aussi une vitrine, un outil de communication pour le Pays ».</p>
<p>Dominique Morvan, directrice des éditions Univers polynésiens, partage cette vision tout en trouvant dans Hiro’a Shop un avantage certain : la possibilité pour le public d’acheter ses ouvrages en dehors de la Polynésie. « Vu la taille de ma structure, je ne peux pas gérer mon propre site de vente en ligne. D’autre part, Hiro’a Shop me permet d’éviter le réseau de distribution international habituel, qui exige des tirages énormes et des frais de stockage que je ne peux pas assumer. Avec la plateforme Hiro’a Shop, le procédé de vente et de distribution est simple. Et il est extrêmement gratifiant de savoir qu’il y a des personnes au Chili ou aux Etats-Unis qui s’intéressent à nos ouvrages. »</p>
<p><strong>Hiro’a Shop est pour vous !</strong></p>
<p>Vous êtes <a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a>, producteur, écrivain : vous êtes le bienvenu sur www.hiroashop.com !</p>
<p>Ouvert à tous et sans droit d’entrée, grâce à cette plateforme, vos produits seront en vente dans le monde entier.</p>
<p><strong>Institut de la Communication Audiovisuelle</strong></p>
<p>Ouvert du lundi au vendredi, de 7h à 17h</p>
<p>Tel : 50 67 50 – ica@mail.pf &#8211; <a href="http://www.ica.pf/">www.ica.pf</a></p>
<p>www.hiroashop.com</p>
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