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	<title> &#187; musée</title>
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		<title>Savez-vous conter ?</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 10:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait d'un Métier]]></category>
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		<description><![CDATA[ Les voix de l’archipel des Gambier s’élèvent au Musée de Tahiti et des Îles, et accompagnent la découverte des trésors actuellement exposés pour « Mangareva ». Coco et Aimeho, les deux conteurs, proposent jusqu’à la fin du mois légendes contées et visites guidées. Plus qu’un métier, conteur est une façon d’être et de vivre. [...]]]></description>
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 Les voix de l’archipel des Gambier s’élèvent au Musée de Tahiti et des Îles, et accompagnent la découverte des trésors actuellement exposés pour « Mangareva ». Coco et Aimeho, les deux conteurs, proposent jusqu’à la fin du mois légendes contées et visites guidées. Plus qu’un métier, conteur est une façon d’être et de vivre. Rencontre avec ceux qui savent émerveiller petits et grands.</p>
<p>A l&#8217;occasion de l&#8217;exposition « Mangareva », ouverte jusqu’au 24 septembre prochain, le Musée propose des séances de contes pour les enfants dès 6 ans. Corinne Billard, dite Coco la conteuse et Aimeho Charousset animent ces visites où le plaisir se mêle à la connaissance. Ils emmènent les enfants à la découverte du monde légendaire des îles Gambier à travers les légendes de Taaki et du Requin de Rikitea. Des histoires merveilleuses racontées… à merveille !</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’un conte selon vous?</strong><br />
<em>Coco</em> : un conte est un voyage dans le monde de l’imaginaire et du rêve. C’est aussi une construction personnelle, car à travers les histoires entendues, on peut se projeter.  Les histoires sont essentielles car elles permettent de découvrir le monde sans bouger.<br />
<em>Aimeho</em> : le conte est un des plus vieux arts de l’humanité, basé sur la transmission entre les générations.</p>
<p><strong>Conteur : métier ou passion ?</strong><br />
<em>Coco</em> : j’ai fait de ma passion mon métier. A la base, je suis libraire, spécialisée dans la littérature jeunesse. J’avais envie de raconter les belles histoires que je lisais, pour le plaisir. Désormais, je travaille exclusivement comme conteuse auprès des écoles, crèches, centres aérés, comités d’entreprise, etc.<br />
<em>Aimeho</em> : en ce qui me concerne, conteur est mon « état » ! Je n’en ai jamais fait un métier. J’ai toujours raconté des histoires. A mes enfants d’abord, pour les endormir… Maintenant, qu’ils sont grands, je souhaite en faire profiter les autres !</p>
<p><strong>
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Comment raconte-t-on un conte ?</strong><br />
<em>Coco</em> : il y a différentes manières de conter, selon les sujets, mais aussi et surtout selon sa personnalité et son vécu. C’est pourquoi il est impossible d’entendre deux fois le même conte ! Une histoire est toujours racontée avec ses émotions, ses mots, et cela influe sur la façon de la transmettre.<br />
<em>Aimeho</em> : il existe des techniques variées en effet. Au Musée, j’ai essayé d’accompagner le récit avec un to’ere. Les percussions ponctuent les histoires, beaucoup de conteurs y ont recours. Mais je n’y suis pas parvenu, alors je suis resté sur ma voix.</p>
<p><strong>Un conteur est-il un acteur ?</strong><br />
<em>Coco</em> : personnellement, je suis arrivée au conte par le théâtre. Il y a en effet une forme de théâtralité dans le récit oral. L’interactivité et les échanges sont importants pour tisser des liens avec son public. C’est ton attitude lors de ce moment privilégié que nous vivons tous ensemble qui va marquer et donc créer des souvenirs.<br />
<em>Aimeho</em> : je crois que ce sont deux arts différents, même si ils sont issus de la même lignée.</p>
<p><strong>Quelles sont les réactions du public ?</strong><br />
<em>Coco</em> : il y a trois publics : enfant, adolescent et adulte. Les enfants sont toujours prêts à entendre des histoires. Les ados, c’est plus délicat mais non moins intéressant. D’emblée, ils sont un peu réfractaires : « les histoires, c’est pour les bébés lala ! ». et puis au fur et à mesure de l’histoire, on voit leurs oreilles se tendre, leurs yeux et leurs bouches s’arrondir… et à la fin ils sont conquis ! Quant aux adultes, ils reviennent volontiers aux histoires et adorent ça.<br />
<em>Aimeho</em> : c’est justement pour voir les réactions du public que je raconte des histoires ! J’aime particulièrement m’adresser aux enfants. Parvenir à les capter, à leur transmettre des émotions, quel bonheur !</p>
<p><strong>Quelle est l’importance de cette activité orale d’après vous ?</strong><br />
<em>Coco</em> : les contes transmettent de petits savoirs essentiels. Ils apportent une manière de se construire différente de celle de l’école. Ces temps d’écoute et de partage sont fondamentaux pour la construction de l’être humain ! Raconter des histoires faisait autrefois partie du quotidien. Les anciens racontaient aux plus jeunes, et ce, aux quatre coins du monde. L’arrivée de télévision a créé une vraie barrière ; il faut savoir l’éteindre pour revenir à ces liens générationnels. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les « vieux » n’osent plus, ils craignent le manque d’intérêt de leurs enfants. C’est dommage.<br />
<em>Aimeho</em> : elle est primordiale. Je ne suis pas très pédagogie, didactique, etc. Avec le conte, on a tous les éléments essentiels à la transmission et depuis bien longtemps. Il relie les hommes entre eux, aide à la construction de l’identité, répond aux mêmes attentes et procure le même émerveillement, que l’on soit Japonais, Polynésien ou Norvégien !</p>
<p><strong>Y a-t-il des points communs entre les contes issus de cultures différentes ?</strong><br />
<em>Coco</em> : Oui, dans la mesure où d’une culture à une autre, on retrouve l’expression des mêmes émotions et questionnements : l’amour, la peur, le deuil, la joie, le bien, le mal, la morale, etc. Il y a des cendrillons sur tous les continents ! La force du conte, d’autre part, est de parvenir à transmettre de manière très subtile des sentiments très riches et profonds. Ensuite, les contes ne se ressemblent jamais dans la manière de les raconter. C’est son essence même : les histoires voyagent d’une personne à une autre et se transforment !<br />
<em>Aimeho</em> : sur le fond oui, mais pas sur la forme.</p>
<p><strong>Conter pour une exposition du Musée de Tahiti et des Îles : une première !</strong><br />
<em>Coco</em> : oui, et quelle expérience formidable ! Par le biais des légendes contées et visites guidées, la culture est rendue plus accessible et vivante. Les histoires suscitent la curiosité de l’enfant, l’amènent à regarder, s&#8217;interroger et comprendre. Imaginez les réactions des enfants à qui l’on vient de raconter la légende d’un héros et que d’un coup, ils voient en vrai « sa » rame, « son » tiki ! Les objets du patrimoine prennent ainsi vie dans leurs esprits. C’est bien là tout l’intérêt de la démarche.<br />
<em>Aimeho</em> : c’est le pied ! La démarche d’amener le conte au musée, un univers impressionnant et sérieux aux yeux des enfants, le rend immédiatement plus abordable et même passionnant.</p>
<p>Les conteurs tiennent à remercier chaleureusement Jean-Marc Pambrun, directeur du Musée, Tara Hiquily, commissaire de l’exposition « Mangareva » et Christel Vieille, vacataire en médiation culturelle, pour leur initiative.</p>
<p><strong>Trésors de Mangareva : légendes contées et visites guidées</strong><br />
<em>Où et quand ?</em><br />
- Au Musée de Tahiti et des Îles<br />
- Jusqu’au 24 septembre 2009<br />
- Séances pour les centres de loisirs les mercredis et vendredis<br />
- Pour les familles : le samedi matin à 10h00 (sur réservation)<br />
- Renseignements : 54 84 35 &#8211; secretdirect@museetahiti.pf</p>
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		<title>Revivre la tradition</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 10:01:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ce qui se prépare]]></category>
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		<description><![CDATA[Bientôt un village traditionnel au Musée de Tahiti et des Îles (MTI)
« Il y a longtemps que ce projet me tient à coeur », déclare Jean-Marc Pambrun, directeur MTI. « Lorsque je suis arrivé au Musée, j’ai proposé 3 grandes orientations, dont l’une était de faire de l’Etablissement un lieu d’animation permanente.
La construction d’un village [...]]]></description>
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Bientôt un village traditionnel au Musée de Tahiti et des Îles (MTI)</strong></p>
<p>« Il y a longtemps que ce projet me tient à coeur », déclare Jean-Marc Pambrun, directeur MTI. « Lorsque je suis arrivé au Musée, j’ai proposé 3 grandes orientations, dont l’une était de faire de l’Etablissement un lieu d’animation permanente.</p>
<p>La construction d’un village traditionnel dans les jardins entre dans cet axe-là. » Il faut avouer que le décor des magnifiques jardins du Musée, posé au bord du lagon de Punaauia et faisant face à l’île de Moorea, se prête idéalement à un concept d’une telle envergure. « Je souhaiterais que l’on construise 5 fare représentatifs des 5 archipels d’un point de vue architectural. Ils résumeraient la vie domestique, religieuse et sociale de la Polynésie d’autrefois.</p>
<p>En revanche, je pense que nous serons amenés à les « miniaturiser » quelque peu, car les fare collectifs d’autrefois étaient immenses ! Ce qui n’est pas à notre portée en terme d’entretien si l’on considère que nous devons prévoir un budget d’entretien et de réfection pour les années suivantes.</p>
<p>Ce village créera une véritable dynamique « hors les murs » par l’attrait matériel et culturel qu’ils représenteront. Grâce aux fare, nous pourrons organiser des visites guidées en dehors du cadre, parfois perçu comme rigide et frois, des salles du Musée. Il est tout de même plus agréable d’écouter un exposé sur les migrations polynésiennes sous un fare va’a, que dans une salle fermée !</p>
<p>Ce type d’animation rentrera dans les activités quotidiennes du MTI (accueil des scolaires et touristes, visites guidées, conférences) ainsi que pour des festivités particulières (Matari’i i nia, Heiva, journées du patrimoine, etc.). Ces fare représenteront un formidable outil de communication et de dialogue », conclut Jean-Marc Pambrun. Des fare traditionnels à la place des habituels chapiteaux pour accueillir des manifestations culturelles, qui dit mieux ? « Je suis certain que ce village donnera davantage envie aux davantage la possibilité aux associations culturelles de créer des événements autour de leur culture ».</p>
<p>Hiro’a vous tiendra au courant de l’avancée de ce village traditionnel que nous attendons tous avec impatience…</p>
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		<title>le catalogue de l’exposition « mangareva, pantheon de polynesie »</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Feb 2009 10:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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À l’occasion de l’ouverture à Paris de l’exposition « Mangareva, panthéon de polynésie », un catalogue, co-produit par les musées du Quai Branly et de Tahiti et des îles vient de paraître.</p>
<p>Il présente toute les œuvres exposées et contient une série d’articles rédigés, notamment, par Eric Conte, archéologue et maître de conférence à l’Université de Polynésie française, Patrick Kirch, archéologue, Tara Hiquily, chargé des collections ethnographiques du Musée de Tahiti et des Îles, Michel et Catherine Orliac, archéologues au CNRS et Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles.</p>
<p>Les connaissances produites à ce jour sur le passé et le présent des Mangaréviens sont importantes, mais dispersées et en grande partie méconnues du grand public.</p>
<p>L’objet de cet ouvrage est de pouvoir en réunir une partie sur la base des oeuvres exposées et des thèmes abordés au travers de l’exposition, pour pouvoir mettre en exergue l’histoire singulière de ce peuple, tout autant que l’originalité de sa culture.<br />
<strong>En vente au Musée de Tahiti et des Îles et dans les librairies de la place à partir de 2 400 Fcfp.</strong></p>
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		<title>Les dieux mangaréviens en transit à Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 20:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.
Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
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Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.</em></p>
<p>Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, le public peut venir y découvrir d’exceptionnelles oeuvres polynésiennes, jusqu’alors dispersées dans différentes institutions internationales et pour certaines inconnues du grand public. En juin, c’est ici à Tahiti, au Musée de Tahiti et des Îles, que l’exposition ouvrira ses portes.</p>
<p>En septembre 2000, le Musée Henri-Martin de Cahors a retrouvé une statuette d’une divinité mangarévienne dans les réserves de ses locaux, un ancien presbytère. C’est celle du Dieu Rongo, dédiée au pourvoi des récoltes. Cette statuette en bois, rapportée de Polynésie par un explorateur lotois, autour de 1812, est l&#8217;une des rares représentations de cette divinité à subsister de par le monde. Elle reposait là, depuis au moins 150 ans, sous une fausse identité. Jusqu’ici on connaissait l’existence de cinq exemplaires de ce dieu (dont on ne sait s’ils sont différentes représentations d’un même dieu ou différents dieux), détenus par cinq musées : le British Museum de Londres, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Pontificio Museo Missionario-Ethnologico de Rome, le Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle et le Musée des Pères du Sacré-cœur de Braine-le-Comte, dont le Rongo est aujourd’hui conservé à Rome. Désormais le Musée de Cahors appartient au cercle privilégié de ceux qui détiennent un objet primordial du panthéon mangarévien. C’est ce qui a donné l’idée à Laurent Guillaut, Conservateur en chef du Musée, de faire connaître cette statuette autour d’une exposition consacrée à la culture et à l’histoire des îles Gambier. De là, le projet a fait son chemin et le Musée de Tahiti et des Îles, après avoir rencontré Laurent Guillaut venu en mission en Polynésie française en septembre 2005, s’est proposé d’organiser une exposition qui réunirait l’ensemble des oeuvres connues à ce jour, relatives au domaine du sacré et du rituel des Gambier, conservées dans des institutions religieuses et muséales. Autant de figures de divinités et d’objets rituels méconnus, voire inconnus du grand public et même des Polynésiens.</p>
<p><strong>Une convention d’amitié</strong></p>
<p>C’est grâce au Musée du quai Branly que l’exposition a pu se réaliser. Stéphane Martin, Président de l’institution prestigieuse qui a ouvert ses portes en juin 2006 au pied de la tour Eiffel, a répondu positivement à la proposition de Jean-Marc Pambrun de reprendre le projet pour le porter à l’international. Dans le cadre d’une convention de collaboration muséographique et culturelle qui régit les rapports des deux musées depuis 2005, les demandes de prêt de ces œuvres rarissimes ont été faites conjointement par les deux établissements et le Musée du quai Branly a apporté son expertise pour mener à bien cette idée. Il s’est chargé de convaincre les grands musées de confier leurs œuvres, de coordonner les demandes de prêts et de donner à « Mangareva » le rayonnement que méritait le projet. L’exposition s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Musée du quai Branly de faire connaître et de promouvoir les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, qui constitue le cœur de sa mission. Du côté du Musée de Tahiti et des Îles, c’est l’occasion de pouvoir présenter à Paris une exposition itinérante à grand retentissement. Ce projet constitue par ailleurs une première mondiale car jamais aucune exposition ne s’est tenue sur cette île, ni sur l’archipel dont elle fait partie. Pour Jean-Marc Pambrun, elle a un double intérêt : d’abord, faire connaître ; ensuite, rendre hommage : « L’exposition a pour objectif de permettre aux habitants de Mangareva de retrouver leurs dieux originels dont ils se séparèrent dès le début du XIX° siècle, plus précisément au moment de la conversion foudroyante de l’île, opérée par les pères Honoré Laval et François Carret dès 1834 ».</p>
<p><strong>Lever le voile du silence</strong></p>
<p>« Organiser le retour de ces divinités c’est un peu rendre justice à l’archipel des Gambier en permettant aux statues de venir se ressourcer et aux populations polynésiennes de les voir, explique Jean-Marc Pambrun. C’est bien que les objets que l’on pense encore investis d’un certain mana puissent retrouver leur terre d’origine, leur terre ancestrale. Ça peut aussi permettre, en sens inverse, un ressourcement de la création pour beaucoup d’artistes polynésiens et une redynamisation, une réappropriation de notre culture par les populations en place. C’est une exposition qui laissera des traces dans la réflexion, la création, l’action culturelle, c’est évident. Quand l’exposition commencera ici, à Tahiti, on aimerait faire un état de la situation culturelle, sociale et économique de Mangareva aujourd’hui, poursuit-il. L’archipel des Gambier n’ayant jamais fait l’objet d’une exposition, nous voulons essayer d’en parler de manière à permettre à sa population d’avoir un rayonnement plus important pour développer un certain nombre d’activités. Resté sous le manteau du silence depuis de nombreuses années pour différentes raisons (notamment l’évangélisation qu’il a été pendant longtemps difficile d’évoquer, et plus récemment les essais nucléaires), nous aimerions que cette exposition puisse éclairer des pans de l’histoire d’un peuple trop longtemps maintenu dans l’ombre. Il a toujours été difficile de parler de ce qui s’est passé sans porter préjudice à la population ou polémiquer autour de l’attitude des pouvoirs en place en France et en Polynésie. Cette exposition exceptionnelle sera dédiée au peuple des Gambier ».</p>
<p><strong>Une histoire, un contexte </strong></p>
<p><em>Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles, revient sur le contexte de départ des œuvres de Mangareva</em></p>
<p>En 1825, le capitaine F. W. Beechey et son équipage sont les premiers Européens à fouler le sol de Mangareva. Presque dix ans plus tard, les missionnaires arrivent. Le père Honoré Laval est sans aucun doute celui qui aura le plus marqué l’archipel des Gambier. Il débarque sur l’île de Akamaru le 7 août 1834. En l’espace de moins de deux ans, il parvient, avec d’autres missionnaires, à évangéliser les Mangaréviens après avoir éradiqué une culture millénaire. Prêtres bâtisseurs, prêtres civilisateurs, prêtres salvateurs, Laval et les siens mirent en place – avec la collaboration des chefs mangaréviens – un système dans lequel le domaine du social et du religieux ne faisaient qu’un. En cela, ils ne rompirent pas avec le système traditionnel polynésien.</p>
<p>Laval, à l’instar des autres missionnaires dans le Pacifique (Tahiti, Raiatea, Rarotonga, Fidji…), instaura un code de lois qui jetait les bases d’un gouvernement théocratique, c’est-à-dire un système despotique. Il faut admettre que leur œuvre civilisatrice, aussi critiquable soit elle, a contribué à sauvegarder les Mangaréviens des maux apportés par l’Occident (épidémies, débauches, armes à feux, alcool…) et que très probablement, sans la présence des missionnaires, le peuple mangarévien aurait disparu.<br />
Les statues rassemblées pour cette exposition sont les seules à avoir échappé aux bûchers aux « idoles » organisés à partir de 1834-1835 par les missionnaires. Ce sont les pères de l’ordre de Picpus eux-mêmes qui les ont épargnées de la frénétique destruction qu’ils avaient pourtant commanditée.</p>
<p>Voulant témoigner de la réussite de l’évangélisation, ils ont expédié à l’attention du roi des Français et du Pape une malle accompagnée d’une liste précise rédigée par le Père Caret, contenant un ensemble de statues des divinités les plus importantes, telles que Tu, Rongo, Rao… Quelques années plus tard, d’autres statues conservées par les derniers adeptes du « paganisme » seront remises à des navigateurs et étrangers de passage, notamment un certain « Capitaine Henri », le consul des Etats-Unis A. de Moerenhout et le commandant Dumont D’Urville. Ce dernier ramena deux statues dont l’une est aujourd’hui au Musée de la Rochelle. À la fin du XIXe siècle, deux grandes statues composées de bras dressés vers le ciel ont été collectées par un docteur français et une mission russe. L’ensemble de ces statues est aujourd’hui conservé dans des institutions religieuses et muséales.<br />
<strong>Les objets phares de l’exposition</strong><br />
Au milieu de différents objets religieux et rituels associés, ce sont douze œuvres  qui constitueront les pièces maîtresses de cette exposition.</p>
<ul>
<li> 1 Rao et 1 patoko (support à offrandes) du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 1 Tu et 1 Rongo du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
<li> 1 Rongo du British Museum de Londres (présenté uniquement à Paris)</li>
<li> 1 Rongo du Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle</li>
<li> 1 Rongo du Metropolitan Museum of Art de New York</li>
<li> 1 Rongo du Musée Henri-Martin de Cahors</li>
<li> 1 figure de divinité de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Rome</li>
<li> 1 tambour du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 2 figures eketea (qui seraient des représentations d’un autre dieu appelé Tupo) de la Congrégation des Sacrés Cœurs et du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
</ul>
<p><strong>Une exposition itinérante</strong></p>
<p>L’exposition se tiendra d’abord au Musée du quai Branly, du 3 février au 10 mai 2009, puis au Musée de Tahiti et des Iles, du 24 juin au 24 septembre 2009. Une partie de cette exposition sera présentée enfin au Musée Henri-Martin de Cahors au plus tard au cours du printemps 2010.<br />
Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr<br />
Musée de Tahiti et des Îles : 54 84 35<br />
<strong>Combien ça coûte ?</strong></p>
<p>- La demande de subvention initiale du Musée de Tahiti et des Îles au gouvernement de la Polynésie Française a été de 19 millions de francs. Ce montant couvrira notamment les frais de transport et d’assurance, mais il n’en restera qu’une infime part pour organiser l’exposition. De son côté, le Musée du quai Branly a investi environ 200 000 euros (presque 24 millions de francs) dans cette exposition (le montant lié aux frais de transport et d’assurance est de 115 000 euros TTC, soit environ 14 millions de francs).<br />
- Les frais « de clou à clou » (transport, assurance, convoyage, restauration éventuelle des objets) ont été pris en charge à 50/50 par le Musée du quai Branly et le Musée de Tahiti et des Îles.</p>
<p><strong>À chacun son expo</strong></p>
<p>Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, le Musée du quai Branly insistera sur la dimension historique qu’évoquent ces œuvres, sur le contexte d’évangélisation de la population de l’archipel des Gambier à l’époque des missionnaires européens avec la disparition du culte ancien.</p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles souhaite, lui, aborder deux grandes périodes de l’histoire du peuple des Gambier depuis ses origines jusqu’à nos jours. Celle des temps anciens avec pour thématique l’archéologie de Mangareva et des îles Gambier, l’origine et l’histoire du peuplement, les mythes et les traditions orales et l’anthropologie sociale et religieuse de la période pré-européenne ; et celle des temps nouveaux, marquée par les premiers contacts avec les Européens, l’histoire de la christianisation et ses traces matérielles, les essais nucléaires et l’économie actuelle des Gambier. Autour des pièces majeures, plusieurs panneaux illustrés d’une iconographie appropriée accompagnée de textes feront le point des connaissances relatives à l’histoire et à la culture du peuple des Gambier. Ce parcours périphérique sera aussi l’occasion de préparer un ouvrage destiné au grand public consacré à Mangareva.</p>
<p>Cahors, comme patrie du père Laval et d’un certain nombre des ecclésiastiques venus à Mangareva… Le Musée Henri-Martin se focalisera sur cet aspect de l’Histoire. Disposant de peu de moyens, le musée ne fera pas venir l’intégralité des œuvres que présenteront les musées du quai Branly et de Tahiti et des Îles.</p>
<p><em>Photos : Quai Branly, Musée Henri-Martin</em></p>
<p><em>
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<br />
</em></p>
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		<title>Le canon de la Tipaerui s’offre une seconde jeunesse</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2009 16:53:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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</a>
Rencontre avec Joany HAPAITAHAA, historienne au Service de la Culture et du Patrimoine.</em></p>
<p>Hiro’a vous en a parlé dans les précédents numéros : en novembre dernier, un canon a été découvert à l’embouchure de la rivière de Tipaerui. Sorti depuis de son lit en vue de sa restauration, il a subi un premier traitement à la potasse le 5 janvier et est actuellement en attente d’une électrolyse.</p>
<p><strong>Une mobilisation de moyens humains…</strong><br />
Les agents du parc à matériel de l’équipement, ceux du Service de la Culture et du Patrimoine, Robert Veccella, responsable du GRAN* et Véronique Mu, Conservatrice du Musée de Tahiti et des Iles ont participé à cette première étape du processus de restauration du canon. Il s’agissait de le nettoyer au moyen d’une solution à base d’hydroxyde de potassium, un métal alcalin blanc fortement corrosif qui est utilisé par les chimistes comme réactif. Il dissout toutes les matières animales et permettrait d’empêcher la dégradation rapide du canon.</p>
<p><strong>… Et techniques</strong><br />
50 kilos de potasse ont été dilués dans 5m3 d’eau. Sept poubelles de 6,5 kilos et une de 4.5 kilos ont été nécessaires à l’obtention des 5 000 litres de produit sollicités et il aura fallu une demi-heure pour remplir la cuve (à l’aide d’un camion citerne du parc à matériel) jusqu’à immersion du canon.</p>
<p>Cette phase préliminaire débouchera sur la mise en place du procédé électrolytique, en avril. Une deuxième étape qui aura deux fonctions : éliminer les substances corrodant le fer et convertir des composés instables en composés stables. Cette seconde phase fera intervenir des personnalités compétentes de Nouvelle-Calédonie qui pourront à cette occasion former des ouvriers locaux.</p>
<p>* GRAN : Groupe de Recherche en Archéologie Navale<br />
<strong>Vous avez dit… ?</strong><br />
- Le KOH est la formule chimique de l’hydroxyde de potassium, plus communément appelé potasse caustique ou simplement potasse. C’est un composé chimique corrosif qui permet d’empêcher la dégradation du canon.<br />
- L’électrolyse est une méthode qui permet de réaliser des réactions chimiques grâce à une activation électrique. Ici, elle a pour fonction d’éliminer les substances qui rongent le fer et dégradent rapidement le canon.</p>
<p><strong>Rétrospective</strong></p>
<ul>
<li> Le canon a été découvert pendant les travaux de construction de la troisième voie sur le front de mer de Papeete</li>
<li> Il mesure 2m95 de longueur (en excluant la « gueule »), pèse environ trois tonnes et ne porte aucune inscription.</li>
<li> Deux gros blocs de pierres, un boulet de 16 cm de diamètre et deux autres pièces attenantes ont aussi été découverts.</li>
<li> Le 20 novembre, le canon a été extrait de l’embouchure de la rivière de Tipaerui pour être placé dans une cuve d’eau douce dans le parc à matériel de l’Equipement.</li>
<li> Le 5 janvier, il a subi un premier traitement à l’hydroxyde de potassium. En avril est prévu un procédé électrolytique pour le débarrasser de toutes les substances le corrodant.</li>
<li> L’objectif, à terme, est de pouvoir l’exposer au public, à l’instar de l’ancre de Cook située au Musée de Tahiti et des Îles.</li>
</ul>
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		<title>Professeur de peinture, il dévoile la fonction cathartique de l’art</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 16:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Charles Hyvert, artiste peintre, décorateur d’intérieur et nouvellement professeur d’histoire de l’art et de peinture au Centre des Métiers d’Art.
Il en va de la peinture comme des autres arts : ils ont tous peu ou prou, de près ou de loin, une fonction thérapeutique. Tout est question de pratique et d’implication. Jean-Charles Hyvert, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Utilisateur/Bureau/hiro%27a%2018%20f%C3%A9vrier%2009/DOCS/PHOTOS%20HIRO%27A%20PF/800/800JCELEVE.jpg" alt="" /><em>
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</a>
Rencontre avec Jean-Charles Hyvert, artiste peintre, décorateur d’intérieur et nouvellement professeur d’histoire de l’art et de peinture au Centre des Métiers d’Art.</em></p>
<p>Il en va de la peinture comme des autres arts : ils ont tous peu ou prou, de près ou de loin, une fonction thérapeutique. Tout est question de pratique et d’implication. Jean-Charles Hyvert, artiste avant tout, dispense depuis quelques mois des cours d’histoire de l’art et de peinture au Centre des Métiers d’Art. Il les veut résolument non consensuels.</p>
<p><strong>Comment se déroulent tes cours ?</strong><br />
Avant le cours de peinture, on fait toujours un cours d’histoire de l’art. J’aborde les artistes en fonction du thème que l’on va évoquer après. Je passe des diaporamas pour que ce soit visuel, sinon, ça ne parle pas. Le principe c’est d’éveiller la curiosité des élèves, de leur présenter des choses qu’ils n’ont jamais vues parce qu’ils ne sont pas forcément allés dans des musées, de leur ouvrir des portes qui vont exciter leur intérêt, leur inspiration. J’essaie de leur montrer à travers différents courants et diverses visions de peintres ce qu’a pu apporter telle ou telle technique. Ensuite, sur la base de la théorie, on passe à la pratique.</p>
<p><strong>Et en pratique, comment ça se passe ?</strong><br />
Je leur donne un sujet, en général plutôt abstrait. L’idée c’est qu’ils s’expriment avec leurs tripes, qu’ils aillent chercher ce qui est enfoui au fond d’eux. On travaille avec peu de moyens : des bouts de carton, des pots de peinture en bâtiment… Mais ça importe peu : l’essentiel n’est pas la finalité, mais le processus pour y arriver. Le but n’est justement pas de faire des chefs d’œuvre mais de faire sortir ce qu’ils ont du mal à exprimer dans leur vie quotidienne, de débloquer des sentiments, des émotions, en allant creuser au plus profond. Sur le thème de l’expressionnisme par exemple, je les ai fait travailler sur la façon d’exprimer les sentiments entre deux êtres. La peinture est un bon médium pour retranscrire des choses qui sont parfois difficiles à mettre en mots.</p>
<p><strong>Mais ce n’est pas forcément évident…</strong><br />
Non, mais je crois qu’un artiste doit être capable d’exprimer ses émotions. Le but n’est pas de faire du beau, du lisse, du consensuel, mais de faire du vrai. C’est en allant au bout de cette idée que l’on arrive à faire des œuvres qui présentent un intérêt et ils y parviennent. Il faut aller au bout des choses. La technique, ça ne suffit pas : il y a des bons techniciens qui font des peintures complètement creuses.</p>
<p><strong>Ils arrivent à te suivre ?</strong><br />
Ils ont tous un potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer. Ce cours, c’est justement leur donner la possibilité de se lâcher. C&#8217;est comme un jeu auquel ils se prêtent, malgré les difficultés, et je suis particulièrement touché par ceux que je vois &laquo;&nbsp;souffrir&nbsp;&raquo; pour arriver à faire sortir quelque chose. Cet atelier, c’est comme une thérapie qui nous libère de nos routines ; ce qu&#8217;on pourrait appeler littéralement une &laquo;&nbsp;re-création&nbsp;&raquo;. C’est un peu une introspection, qu’ils apprécient dans l’ensemble, même si certains se font vraiment violence. On arrive d’ailleurs en quelques cours à voir ceux qui ont des blocages, ceux qui ont un potentiel mais qui ne le développent pas complètement… Après il faut arriver à appuyer sur le bon bouton.</p>
<p><strong>Ça n’arrive jamais qu’un élève essaie de biaiser en te faisait croire qu’il est allé au bout de lui-même alors qu’il est resté en surface ?</strong><br />
Si, mais je m’en rends compte tout de suite, parce que je suis passé par là aussi. On peut toujours donner le change. Ceux qui sont susceptibles de le faire sont d’ailleurs ceux qui ont plus de technique que les autres justement, et grâce à leur savoir-faire, ils essaient de  tricher. Mais ici, on n’est pas là pour en jeter plein la vue mais pour montrer ce qu’on a dans le ventre.</p>
<p><strong>C’est une nouvelle passion l’enseignement ?</strong><br />
À la base, je n’ai pas du tout la fibre pédagogique, mais ça se passe vraiment bien et je le fais avec beaucoup de plaisir. Je trouve ce cours très intéressant et c’est agréable car on commence à se connaître, à établir un rapport de confiance. Ça me motive beaucoup. C’est aussi enrichissant pour moi que pour eux finalement.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong>Comment devenir professeur d’art ?</strong><br />
Éduquer l’œil, la main et l’esprit, tel est le rôle de l’enseignant d’art qui doit initier les élèves à la pratique artistique, tout en développant chez eux le sens esthétique autant que la créativité. Cours d’histoire de l’art, commentaires de tableaux, travaux pratiques, exercices à thème, sont autant d’occasions d’éveiller la sensibilité et d’aiguiser le sens critique, d’apporter les outils, les techniques et les moyens de réaliser des œuvres personnelles. La majorité des professeurs d’art exercent en collège ou en lycée. Certifiés ou agrégés, ils ont été recrutés sur concours et sont fonctionnaires. Les autres – en général employés par la municipalité – interviennent dans les écoles maternelles et élémentaires, dans les écoles d’art, voire en atelier.<br />
Après le BAC &gt; De trois à quatre ans d’études pour préparer une licence en arts plastiques ou appliqués ou un master, afin de se présenter aux concours de recrutement de l’Éducation nationale (CAPES, CAPET, agrégation). De trois à cinq ans en école d’art pour préparer les DNAT, DSAA, DNSEP, des diplômes appréciés dans le privé. Enseigner dans les écoles des beaux-arts, écoles d’arts appliqués, etc. exige de l’expérience.<br />
<strong>Le CMA, beaucoup plus qu’un simple centre</strong><br />
Dans l’objectif de développer au maximum la créativité des apprentis du Centre des Métiers d’Art, Viri Taimana, son directeur, planifie régulièrement de nouveaux cours. Cela permet aux élèves d’enrichir leur vision de l’art et de ne pas s’enfermer dans un rôle d’artisan qui ne ferait que copier. Avec pour ambition de faire de l’établissement, plus qu’un simple centre, une école des beaux-arts, il leur offre une vision très éclectique de l’art et de ce qu’il peut leur apporter.<br />
<strong>Infos pratiques</strong><br />
Centre des métiers d&#8217;art<br />
Accueil ouvert du lundi au vendredi de 08h à 16h<br />
Tél. : 43 70 51 / Fax : 43 03 06<br />
secretariat.cma@mail.pf</p>
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		<title>La petite indienne et Taito &#8211; Le Moine</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2009 18:46:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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Relativement peu connue en Europe, la majorité de l&#8217;œuvre de Le Moine appartient à des collectionneurs privés, à l&#8217;image de trois dessins dont le Ministère de la Culture s&#8217;est porté acquéreur en décembre dernier. Des oeuvres qui proviennent de la collection de l&#8217;artiste Jacques Boullaire qui les avait lui-même reçues de la veuve du gouverneur Bouge, en poste à Tahiti de 1915 à 1918 puis de 1928 à 1930.</strong></p>
<p>L&#8217;objectif de cet achat était de compléter les collections du Pays qui comptent déjà plusieurs travaux du peintre. L&#8217;œuvre de Le Moine n&#8217;a encore jamais été rassemblée, mais une exposition beaux-arts, présentant quelques tableaux de la réserve du Musée et notamment certaines de ses œuvres, est prévue pour octobre 2009. Ce sera l&#8217;occasion pour le public polynésien de découvrir cet artiste resté dans l&#8217;ombre. Il est entré anecdotiquement dans l&#8217;histoire de la peinture française et sa renommée, par malchance ou modestie, n&#8217;a jamais dépassé les rivages de Tahiti.</p>
<p><strong>Sur le devant de la scène</strong><br />
Au moment où Gauguin finit ses jours à Atuona, Charles-Alfred Le Moine débarque à Tahiti, en 1902. Ancien élève de l&#8217;Ecole des Beaux Arts, il se met à peindre et à donner des leçons de dessin aux jeunes filles de Papeete, avant d&#8217;être nommé expert pour la préparation de la vente aux enchères des affaires de Gauguin en 1903 par M. Vermersh, receveur de l&#8217;enregistrement, agissant en tant que commissaire-priseur. La même année, il entre dans l&#8217;administration locale comme lieutenant de juge par intérim, puis agent spécial aux Gambier à partir de janvier 1906. Il exerce ensuite les fonctions d&#8217;administrateur et de juge de paix dans l&#8217;archipel. En 1911, il est nommé instituteur aux Marquises, d&#8217;abord à Vaitahu, puis à Atuona. Il semble qu&#8217;il n&#8217;est guère intéressé par cette profession et rentre à Papeete en 1915. Trois ans plus tard, il retourne en France, malade. Il y finit sa vie à la fin de l&#8217;année 1918.</p>
<p><strong>Dans les coulisses de son art</strong><br />
Dans les différents lieux où il séjourne, il consacre tous ses loisirs à la peinture, principalement des portraits et des scènes de vie avec des personnages ou des chevaux et des natures mortes, essayant de rendre la beauté et le calme des paysages qui l&#8217;entourent. S&#8217;il ne recrée pas les survivances des splendeurs de la civilisation marquisienne, effervescente et exaltée, il est plus simplement le peintre témoin du quotidien. Il dessine remarquablement bien et ses toiles sont fort bien construites, selon un art de la composition dans lequel ombres et lumières s&#8217;équilibrent harmonieusement dans de jolis mouvements.</p>
<p>Ses œuvres ont su séduire la bourgeoise locale de l&#8217;époque, et l&#8217;on en retrouve, encore aujourd&#8217;hui, dans des collections privées en Polynésie française. Le gouverneur Bouge, grand collectionneur devant l&#8217;éternel, était en poste à Papeete au moment du retour en France de Le Moine. C&#8217;est à ce moment qu&#8217;il puisa maints dessins, croquis ou études plus poussées dans les cartons de l&#8217;artiste. Sa veuve en cèdera plus tard quelques-uns à l&#8217;artiste Jacques Boullaire. (Les autres sont conservés au Musée de Chartres).</p>
<p><strong>Un style réaliste</strong><br />
Les dessins de Le Moine sont détaillés, précis. Il nous amènent très près des modèles, saisis sur le vif et observés dans leur réalité quotidienne.  Le regard lointain des tahitiennes, leur sourire énigmatique&#8230; Tout est là, dans un visage dessiné par Le Moine. Ici, il arrive à rendre le regard menaçant et la moue boudeuse de la « petite indienne » en même temps qu&#8217;il retranscrit à merveille l&#8217;attitude lasse, presque triste, et compatissante, de « Taito ».</p>
<p><strong>Fiche technique</strong><br />
Dessin n° D 2009.1.1<br />
« Petite Indienne » et « Taito »<br />
Réalisé au fusain rehaussé de craie blanche, sur papier vergé bleu pâle<br />
l : 31 cm ; h : 23 cm<br />
Daté entre 1902 et 1918</p>
<p><strong>Les collections du musée</strong><br />
Sur 70 dessins que comptent aujourd&#8217;hui les collections du Musée de Tahiti et des Îles, six sont de Le Moine. Deux d&#8217;entre eux appartiennent à la Société des Etudes Océaniennes, un au musée lui-même et trois au fonds de la Polynésie française.</p>
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		<title>La mémoire en mouvement</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 16:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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Le Hiro’a de ce mois-ci offre une parfaite illustration de cette pensée. Au Centre des Métiers d’Art, on initie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« La jeunesse doit non seulement assimiler tout ce qu’a créé la vieille culture, mais élever la culture à une hauteur nouvelle, inaccessible aux gens de la vieille société » écrivait le théoricien du théâtre, Constantin Stanislavski.<br />
Le Hiro’a de ce mois-ci offre une parfaite illustration de cette pensée. Au Centre des Métiers d’Art, on initie les stagiaires à fabriquer des unu, ces bois sculptés qui étaient placés sur les lieux de culte anciens, les marae, pour commémorer les chefs ou les guerriers morts. La Maison de la Culture accueillera quant à elle le premier concours de pahu et de ta’iri pa’umotu destiné à faire revivre les types de battements traditionnels. Quant au Service de la Culture et du Patrimoine, il rend compte d’une mission d’observation à la presqu’île, destinée à faire le point sur l’état des sites culturels anciens et des gravures rupestres pour mieux les préserver et les porter à la connaissance des publics.<br />
Les formes d’expression artistique contemporaine sont aussi des leviers puissants d’élévation de la culture, qu’il s’agisse des concerts sacrés de la chorale du Conservatoire ou des enseignements de peinture et d’histoire de l’art dispensés au Centre des Métiers d’Art par l’artiste peintre Jean-Charles Hyvert. Une initiative qui ne date pas d’aujourd’hui, comme le montre l’hommage rendu à Charles-Alfred Le Moine, qui donna des leçons de dessin aux jeunes filles de Papeete au début du XXe siècle et qui nous a laissé plusieurs de ses oeuvres dont quelques-unes viennent d’être acquises par le Ministère de la Culture.<br />
Enfin, ce numéro consacre son dossier à l’exposition sur Mangareva préparée par le Musée de Tahiti et des îles qui permettra de présenter pour la première fois à Tahiti les dieux du panthéon des Gambier qui furent contraints de quitter leurs îles, il y a de cela près de 170 ans. Une exposition exceptionnelle qui sera l’occasion de faire découvrir la culture et l’histoire de cet archipel oublié, depuis les temps anciens jusqu’à nos jours.</p>
<p>Jean-Marc PAMBRUN</p>
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		<title>Le Musée de Tahiti revêt son costume de scène</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 02:45:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/15_web20_320x240_ExpoDanseCostumes.jpg" alt="ExpoDanseCostumes.jpg" title="ExpoDanseCostumes.jpg" />
</a>
Venez vous plonger dans l’univers fabuleux des costumes de danse traditionnelle à l’occasion de l’exposition Costumes de danse traditionnelle organisée au Musée de Tahiti et des Îles, du 3 février au 29 mars. Un événement qui répond à la demande des enseignants, des professionnels du tourisme et du public local en général de voir se rejouer la Danse des Costumes qui avait suscité la curiosité et l’enchantement de 11 000 visiteurs pendant 10 semaines, en 2006. Cet événement avait été l’occasion de venir contempler de près l’importante collection jusqu’alors conservée en réserve des créations de costumiers polynésiens. Depuis, la sélection des costumes exposés s’est enrichie de nouvelles pièces restaurées entre temps ou récemment entrées en inventaire. C’est encore une fois le savoir-faire ancestral des artisans allié à la créativité des chorégraphes qui, dans une débauche de matières issues du milieu naturel environnant, de couleurs et de styles, rend hommage à l’âme polynésienne, intemporelle dans ses chants et ses danses.</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li> Au musée de Tahiti et des Îles</li>
<li> Du 3 février au 29 mars</li>
<li> Renseignements au 54 84 35</li>
</ul>
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		<title>Revaloriser le sacré</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Manouche Lehartel, muséologue au Musée de Tahiti et des Îles et Emmanuelle Vidal Hi’Omai, coordinatrice de la partie classique du Conservatoire Artistique, professeur de chant et directrice de la chorale du Conservatoire.
Janvier, c’est le mois de tous les changements. C’est en tout cas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Manouche Lehartel, muséologue au Musée de Tahiti et des Îles et Emmanuelle Vidal Hi’Omai, coordinatrice de la partie classique du Conservatoire Artistique, professeur de chant et directrice de la chorale du Conservatoire.</p>
<p><em>Janvier, c’est le mois de tous les changements. C’est en tout cas le mois qu’ont choisi le Musée de Tahiti et des Îles et le Conservatoire Artistique pour présenter leurs nouveautés. Le premier vous offre une nouvelle salle d’exposition ; le second vous donne rendez-vous pour trois concerts de sa chorale dans des églises de Tahiti.</em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<h2>La salle 3 du Musée de Tahiti et des Îles fait peau neuve !</h2>
<p><strong></strong></p>
<p><em>Une nouvelle salle ? Pas tout à fait. En fait, c’est la même, mais elle se refait une beauté. Nouvelle signalétique, nouveaux cartels d’information et nouvelles traductions.</em></p>
<p><strong>C’est parti d’un constat…</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>La signalétique des objets et des cartels d’informations  des salles d’exposition<span style="text-decoration: underline;">s</span> permanente<span style="text-decoration: underline;">s</span> du Musée était devenue désuète : vieillotte, délavée, cornée… Le public s’en rendait bien compte, la direction aussi. Il y a un an et demi, Jean-Marc Pambrun, Directeur de l’Etablissement, décidait donc de remettre à neuf toute la signalétique des quatre salles. Mais le devis annoncé dépassait très largement les crédits que pouvait espérer obtenir le Musée. Il a donc fallu remettre à plus tard cette idée. Jusqu’à ce que se présente l’épouse d’un homme d’affaire japonais. <strong></strong></p>
<p><strong>…et cela s’est poursuivi par un mécénat</strong></p>
<p>Elle confie à Jean-Marc Pambrun que son mari aimerait beaucoup investir dans le Musée, par attachement pour l’Etablissement, amour de l’art, et souhait de mettre à disposition du public les informations en japonais. Monsieur Toru Oishi s’est donc mis d’accord avec le Directeur pour prendre en charge tous les frais de création, fabrication et impression des cartels d’information de la salle 3 – dédiée à la vie sociale et religieuse – qu’il affectionne tout particulièrement. Dans le même temps, il a souhaité financer un guide du Musée en japonais.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Uniformiser et homogénéiser l’information</strong></p>
<p>C’est Manouche Lehartel, muséologue au Musée de Tahiti et des Îles, qui s’est chargée pour une grande part du projet. Aidée d’un comité de pilotage qui s’est monté au sein du Musée pour proposer un exemple type de nouvelle signalétique, elle a réactualisé les textes informatifs de chaque objet (remise à jour des informations, corrections des fautes, reformatage de l’information) et a ensuite chapoté le travail de traduction en tahitien et en anglais. Pour les traductions japonaises, tout s’est passé au pays du soleil levant. Cette nouvelle signalétique sera prête à admirer en janvier. Quant à la réactualisation des cartels des autres salles d’exposition, il faudra être encore un peu patient !</p>
<h2>Pour commencer l’année enchantée</h2>
<p><em>30 ans, ça se fête ! Pour marquer le coup, Emmanuelle Vidal Hi’Omai, chargée – entre autres – de l’évènementiel de toute la partie classique du Conservatoire, organise trois concerts, pour chaque dizaine de l’Etablissement… </em></p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi de donner des concerts dans des églises?</strong></p>
<p>L’acoustique des églises met particulièrement en valeur le « chant choral ». Pour le 30ème anniversaire du Conservatoire, je voulais proposer des temps forts pour l’année 2009, avec, chaque mois, un événement spécial. J’ai décidé de commencer avec ma chorale. Un concert dans un lieu de culte attire toujours beaucoup de monde ; c’est un peu le but de notre démarche. Des œuvres prestigieuses ont été écrites pour être chantées dans de tels espaces. Nous ne pouvions pas manquer de le faire. Répondant au vœu de mes choristes, qui voulaient chanter une œuvre complète, j’ai proposé « La Messe en Sol », de Schubert.</p>
<p><strong>Combien de temps durent les concerts ?</strong></p>
<p>Chaque représentation devrait durer 1h15. Il ne faut jamais trop en donner au risque de « gaver » le public ; mieux vaut lui en donner un peu moins pour qu’il ait envie de revenir la fois d’après… Comme la seule pièce de Schubert dure une demi-heure, on fera une première partie avec plusieurs extraits de Beethoven, Bizet, Mozart. Et il y aura aussi une de mes compositions : un « Ave Maria » sur des paroles de Gaby Cavallo.</p>
<p><strong>À quelle fréquence avez-vous répété ?</strong></p>
<p>On a travaillé plus de trois mois à raison de deux heures par semaine le jeudi et trois heures en plus un samedi par mois.</p>
<p><strong>Combien êtes-vous dans la chorale ?</strong></p>
<p>Il y a 11 hommes et 25 femmes. Ce sont à 80% des élèves de chant du Conservatoire. Il y a un bon noyau qui reste d’une année sur l’autre : « les purs et durs », qui m’en demandent toujours plus. Ils sont toujours partants pour donner des concerts.</p>
<p><strong>Est-ce un bon moyen d’attirer de nouveaux choristes ? </strong></p>
<p>Oui. L’année dernière, suite au concert de fin d’année que nous avons donné à Pirae, deux personnes ont demandé à nous rejoindre. Mais je tiens à préciser qu’il vaut quand même mieux savoir chanter ou prendre un minimum de cours avant d’intégrer la chorale.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Programme des concerts de la chorale du conservatoire</strong></p>
<ul>
<li>« Les Cieux en chœur » de Beethoven</li>
<li>« Alléluia » de R. Thompson</li>
<li>« Agnus Dei » de Bizet</li>
<li>« Lacrymosa, Dies Irae » de Mozart</li>
<li>« Ave Maria » de Vidal Hi’Omai</li>
<li>« Sanctus » de Gounod</li>
<li>« Cantique de Jean Racine » de Fauré</li>
<li>« Messe en Sol » de Schubert</li>
</ul>
<p><strong>Où et quand ? </strong></p>
<ul>
<li>A l&#8217;Eglise d&#8217;Arue, Vendredi 30 janvier à 20H (à confirmer)</li>
<li>A l&#8217;Eglise de Paea, samedi 31 janvier à 19H30</li>
<li>A la Cathédrale de Papeete, Dimanche 1° février à 17h00</li>
<li>Renseignements au 50 14 14 ou au 78 74 76 (Emmanuelle)</li>
<li>Entrée libre</li>
</ul>
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