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	<title> &#187; marae</title>
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		<title>Le Unu, en connexion avec les cieux</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 05:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les unu sont les grandes effigies polynésiennes en bois ornées de motifs géométriques, de figures animales ou anthropomorphiques, que l&#8217;on trouvait autour des lieux sacrés (tapu) et des marae. Ils étaient rangés durant la période de disette (matari&#8217;i-i-raro) pour être dressés sur les marae quelques semaines avant le retour de l&#8217;abondance (matari&#8217;i-i-ni&#8217;a), afin d&#8217;établir le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/36__320x240_800img_5847.jpg" alt="800img_5847.jpg" title="800img_5847.jpg" />
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Les unu sont les grandes effigies polynésiennes en bois ornées de motifs géométriques, de figures animales ou anthropomorphiques, que l&#8217;on trouvait autour des lieux sacrés (tapu) et des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a>. Ils étaient rangés durant la période de disette (matari&#8217;i-i-raro) pour être dressés sur les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a> quelques semaines avant le retour de l&#8217;abondance (matari&#8217;i-i-ni&#8217;a), afin d&#8217;établir le contact avec les dieux qui allaient favoriser les récoltes. Hauts de plusieurs mètres, larges et très peu épais, les unu étaient peints en rouge. Deux élèves du Centre des Métiers d&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> ont revisité leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>.</strong></p>
<p>Tout le monde s&#8217;accorde à dire que les unu n&#8217;étaient pas simplement décoratifs. Ils étaient situés sur les marae, lieux de culte où se déroulaient des cérémonies religieuses, édifices dédiés aux atua ou dieux polynésiens. N&#8217;ayant aucune certitude quant à la signification précise de ces sculptures, chaque archipel de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française avance des interprétations différentes. Chacun y va de son hypothèse et peut donc choisir d&#8217;y voir ce qu&#8217;il souhaite.</p>
<p>Le marae assurait la communication entre le monde des hommes et celui des dieux. Les unu pourraient donc être un instrument supplémentaire à cette mise en relation. C&#8217;est en tout cas ce qu&#8217;évoque leur forme pointée vers le ciel. Les unu ainsi dirigés pouvaient servir à la convocation des dieux qui apportaient force, mana aux hommes, pour assurer santé, équilibre et fertilité.</p>
<p>Raitia, élève au Centre des Métiers d&#8217;Art, a effectué des recherches &#8211; comme il est d&#8217;usage de le faire dans l&#8217;établissement &#8211; avant de créer ses unu. « On n&#8217;a pas découvert grand chose sur les unu car il n&#8217;y a pas beaucoup de témoignages écrits sur les objets sacrés des marae. On n&#8217;a que les informations que les Européens ont pu recueillir. Dans les îles de la Société par exemple, les marae étaient dans certains cas synonymes de sacrifices humains. Les unu devaient probablement être associés à ces événements.</p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa18/800img_5849.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic37]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/37_web20_320x240_800img_5849.jpg" alt="800img_5849.jpg" title="800img_5849.jpg" />
</a>
Une autre interprétation européenne désigne le unu comme un perchoir aux oiseaux. On pense que les prêtres amenaient avec eux un oiseau quand ils venaient en mission dans les îles. À leur retour, ils le lâchaient et l&#8217;oiseau revenait alors se poser sur l&#8217;île, sur le unu qui lui était dédié. C&#8217;était un signe pour la population que le prêtre était rentré et qu&#8217;il était temps de commencer à préparer une cérémonie.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;autres interprétations ont été évoquées. Nous nous sommes donc autorisé une grande liberté de création. On a pu s&#8217;inspirer directement de unu encore en place sur des marae et de là, on a créé des unu actuels, que l&#8217;on a modernisés. C&#8217;est un exercice supplémentaire pour appréhender différentes formes et d&#8217;autres manières de sculpter ».</p>
<p><strong>Il existe différentes formes de unu.</strong></p>
<p>Droits ou tordus, ils sont fabriqués en fonction du culte de chaque île. Les unu des îles du vent sont droits, ceux des îles sous le vent peuvent être tordus.</p>
<p>Certains ont des silhouettes humaines ; sur d&#8217;autres sont gravés des taura, animaux protecteurs attribués à la famille par les ancêtres, qui permettaient de se protéger de tout ce qui venait du monde invisible, de l&#8217;ombre et de faire le lien avec le monde visible. Les unu symbolisaient, pour beaucoup, les familles affiliées au marae.</p>
<p>Leur forme pointue peut être expliquée par le fait qu&#8217;ils servaient de perchoir aux oiseaux des chefs. Elle peut aussi être la représentation symbolique d&#8217;un capteur d&#8217;énergie, comme le sont les yeux des moai.</p>
<p><strong>Art In le Méridien</strong></p>
<p>Le Centre des Métiers d&#8217;Art a été invité à participer à la première édition de « Art In le Méridien », en décembre dernier. Ce sont les unu de Raitia et Raimana qui ont été choisis pour être exposés à cette occasion. Il s&#8217;agissait d&#8217;une journée autour du thème de l&#8217;installation, au sein des jardins de l&#8217;hôtel. Les oeuvres ont été mises en scène et illuminées durant la soirée.</p>
<p>Viri Taimana souhaiterait pousser l&#8217;expérience plus loin et faire fabriquer à ses élèves une trentaine de unu qu&#8217;il disposerait dans l&#8217;enceinte du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">CMA</a> à l&#8217;occasion des 30 ans de l&#8217;institution, en février 2010. Il les imagine très colorés et d&#8217;environ 6 mètres de haut.</p>

<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa18/800unumeridien.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic39]" >
	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/39_web20_320x240_800unumeridien.jpg" alt="800unumeridien.jpg" title="800unumeridien.jpg" />
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		<title>La mémoire en mouvement</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 16:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« La jeunesse doit non seulement assimiler tout ce qu’a créé la vieille culture, mais élever la culture à une hauteur nouvelle, inaccessible aux gens de la vieille société » écrivait le théoricien du théâtre, Constantin Stanislavski.
Le Hiro’a de ce mois-ci offre une parfaite illustration de cette pensée. Au Centre des Métiers d’Art, on initie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« La jeunesse doit non seulement assimiler tout ce qu’a créé la vieille <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>, mais élever la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> à une hauteur nouvelle, inaccessible aux gens de la vieille société » écrivait le théoricien du théâtre, Constantin Stanislavski.<br />
Le Hiro’a de ce mois-ci offre une parfaite illustration de cette pensée. Au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a>, on initie les stagiaires à fabriquer des unu, ces bois sculptés qui étaient placés sur les lieux de culte anciens, les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a>, pour commémorer les chefs ou les guerriers morts. La Maison de la Culture accueillera quant à elle le premier concours de pahu et de ta’iri pa’umotu destiné à faire revivre les types de battements traditionnels. Quant au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">Service</a> de la Culture et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a>, il rend compte d’une mission d’observation à la presqu’île, destinée à faire le point sur l’état des sites culturels anciens et des gravures rupestres pour mieux les préserver et les porter à la connaissance des publics.<br />
Les formes d’expression artistique contemporaine sont aussi des leviers puissants d’élévation de la culture, qu’il s’agisse des concerts sacrés de la chorale du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec conservatoire">Conservatoire</a> ou des enseignements de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/peinture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec peinture">peinture</a> et d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> de l’art dispensés au Centre des Métiers d’Art par l’artiste peintre Jean-Charles Hyvert. Une initiative qui ne date pas d’aujourd’hui, comme le montre l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> rendu à Charles-Alfred Le Moine, qui donna des leçons de dessin aux jeunes filles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/papeete/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec papeete">Papeete</a> au début du XXe siècle et qui nous a laissé plusieurs de ses oeuvres dont quelques-unes viennent d’être acquises par le Ministère de la Culture.<br />
Enfin, ce numéro consacre son dossier à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> sur Mangareva préparée par le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des îles qui permettra de présenter pour la première fois à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> les dieux du panthéon des Gambier qui furent contraints de quitter leurs îles, il y a de cela près de 170 ans. Une exposition exceptionnelle qui sera l’occasion de faire découvrir la culture et l’histoire de cet archipel oublié, depuis les temps anciens jusqu’à nos jours.</p>
<p>Jean-Marc PAMBRUN</p>
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		<title>Tags, non merci !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 02:07:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis plusieurs années les sites naturels du Te Pari, sur la presqu&#8217;île de Tahiti Iti, subissent bon nombre de dégradations. Du fait de l&#8217;usure du temps d&#8217;une part et surtout du non respect des visiteurs d&#8217;autre part. Grottes taggées, circuits salis et lagons souillés, il est aujourdhui plus qu&#8217;urgent d&#8217;agir. Dans l&#8217;objectif de protéger et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis plusieurs années les sites naturels du Te Pari, sur la presqu&#8217;île de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> Iti, subissent bon nombre de dégradations. Du fait de l&#8217;usure du temps d&#8217;une part et surtout du non respect des visiteurs d&#8217;autre part. Grottes taggées, circuits salis et lagons souillés, il est aujourdhui plus qu&#8217;urgent d&#8217;agir. Dans l&#8217;objectif de protéger et valoriser ces sites d&#8217;intérêts historique et culturel, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">Service</a> de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a> a mené, du 8 au 12 décembre dernier, une mission d&#8217;observation des pétroglyphes de Tautira à la vallée de Vaipoiri, à Teahupoo.</strong></p>
<p><em>Rencontre avec Matahi Chave, responsable du bureau du développement culturel et de la communication et Hiro Carue, assistant de communication au Service de la Culture et du Patrimoine  &#8211; Pu no te Taere e no te Faufaa Tumu. </em></p>
<p>En 2000, les premiers tags remarqués dans la grotte de Vaipoiri avaient alarmé les services publics sur l&#8217;urgence de la mise en place de mesures de préservation des sites historiques et culturels de Tahiti, notamment sur la presqu&#8217;île. Un projet de collaboration entre les ministères de la Culture, du Tourisme et de l&#8217;Environnement avait alors été envisagé et prévoyait la réalisation d&#8217;un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec film">film</a> <a href="http://www.hiroa.pf/tag/documentaire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec documentaire">documentaire</a> et d&#8217;un guide à l&#8217;attention des randonneurs et des guides d&#8217;écotourisme. Si ce projet n&#8217;a pas abouti, il n&#8217;en reste pas moins que Te Pari demeure un incontournable de l&#8217;écotourisme à Tahiti, largement fréquenté par les randonneurs expérimentés ou néophytes accompagnés de guides. A ce titre, il s&#8217;inscrit incontestablement comme un des élément majeurs des circuits du tourisme culturel (avec Fare Hape à Papenoo, Opunohu à Moorea, Matairea à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/huahine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec huahine">Huahine</a>, etc.) que le Pays doit préserver et mettre en valeur.</p>
<p><strong>Triste constat</strong></p>
<p>Le développement de l&#8217;écotourisme culturel engendre inévitablement un certain nombre de nuisances. On citera, pêle-mêle, les déchets et ordures abandonnés et les actes d&#8217;incivisme tels que tags, graffitis peints mais aussi parfois gravés. Les pétroglyphes (pierres gravées) de Tautira qui ont été taggés en 2006, les grottes Vaipoiri et Anaihe (classées sites légendaires par un arrêté du 23 juin 1952 et reclassées monuments naturels le 14 août 2000) et le <em>puna i&#8217;a</em> (pierre de fertilité à l&#8217;usage des pêcheurs) en sont essentiellement victimes. Bien qu&#8217;une réglementation existe (code de l&#8217;aménagement, code de l&#8217;environnement), le Pays ne dispose que de peu d&#8217;agents assermentés de l&#8217;environnement pour relever les infractions et dresser des contraventions. Par ailleurs les sanctions pénales encourrues sont faibles et de ce fait non dissuasives.</p>
<p><strong>Prévenir&#8230;</strong><strong></strong></p>
<p>La mission du Service de la Culture et du Patrimoine a donc consisté à examiner les sites jalonnant Te Pari, délimité de Ofa&#8217;i Nana&#8217;o à l&#8217;est, à Vaipoiri à l&#8217;ouest, englobant, le long de la côte sur une longueur d&#8217;environ 15 kilomètres les vallées de Vai&#8217;Ote, Vaita, Taapeha, Faaroa et Vaipoiri. Ce déplacement avait un double objectif : d&#8217;une part, réaliser des images à titre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conservatoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec conservatoire">conservatoire</a>, pour dresser un état des lieux des sites légendaires et archéologiques du Te Pari (la vallée de Aiurua étant exclue) et dresser ainsi la liste des dégradations éventuellement remarquées et des mesures de prévention à prendre ; d&#8217;autre part, prendre connaissance des circuits pédestres et des sites culturels de Tautira (la limite étant la vallée de Fa&#8217;aroa) qu&#8217;une association de la commune a demandé à entretenir, afin de préciser ses droits et obligations et de faire certaines recommandations.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Aménager Te Pari ?</strong></p>
<p>Au vu des différentes observations faites au cours de cette mission d&#8217;observation, il ressort que la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> doit maintenant réfléchir à un plan d&#8217;aménagement du Te Pari pour sa mise en valeur et la protection de ses sites. Le respect du caractère historique et culturel du lieu, la gestion des flux des visiteurs et leur dispersion sur les sites, l&#8217;information générale des visiteurs, l&#8217;aménagement des points de vue et des lieux remarquables tout au long du parcours, la gestion des eaux pluviales ainsi que l&#8217;embellissement, l&#8217;entretien et la sécurisation des sentiers sont autant de contraintes à prendre en considération pour mener à bien ce projet. L&#8217;aménagement du Te Pari, par la définition d&#8217;un circuit pédagogique et la mise en place d&#8217;une signalétique, doit permettre à terme de concillier l&#8217;approche patrimoniale (respect de l&#8217;intégrité des sites archéologiques et légendaires) et économique (mise en valeur et acceuil du public) de cette initiative.</p>
<p>L&#8217;ensemble des sites et vestiges situés entre les pierres gravées de Tautira (Ofa&#8217;i Nana&#8217;o) et la grotte de Vaipoiri à Teahupoo ont été visités par la mission du Service de la Culture et du Patrimoine.</p>
<ul>
<li>les pierres gravées de Tautira</li>
<li>le Herera&#8217;a Ume a Turi ;</li>
<li>les <em><a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a></em> situés dans la basse-vallée de la Vaiote ;</li>
<li>le <em>pahu</em> de Honoura ;</li>
<li>la grotte de Vaitomoana ;</li>
<li>le passage de Te Puta et Te horora&#8217;a (le passage du diable) ;</li>
<li>la grotte de Anaihe ;</li>
<li>le Umete hopuraa tamarii et Te ana hopura&#8217;a pape o te arii vahine ;</li>
<li>la baie de Faaroa ;</li>
<li>le Aero Moo et le puna aahi ;</li>
<li>la grotte de Vaipoiri.</li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Te Pari, classé paysage protégé</strong></p>
<p>Site classé le 23 juin 1952 en raison de son intérêt culturel, archéologique, historique et légendaire, Te Pari a été reclassé dans l&#8217;une des catégories prévues par le Code de l&#8217;environnement, « paysage protégé », le 14 août 2000 (cf arrêté n° 1225/PR du 14.08.2000)</p>
<p>Les objectifs réglementaires de gestion des sites classés en catégorie V- paysage protégé sont (cf. Code de l&#8217;environnement) :</p>
<p><strong>- à titre principal</strong> : la protection d&#8217;éléments naturels/culturels particuliers, la préservation de particularités culturelles/tradionnelles, et le tourisme et les loisirs ;</p>
<p><strong>- à titre secondaire</strong> : la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a> scientifique, la préservation des espèces et de la diversité génétique, le maintien des fonctions écologiques, l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/education/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec éducation">éducation</a> et enfin l&#8217;utilisation durable des ressources et écosystèmes naturels.</p>

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		<title>Sauvons la cathédrale de Rikitea !</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2008/12/sauvons-la-cathedrale-de-rikitea/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 16:45:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Joany Hapaitahaa, historienne au service de la culture et du patrimoine Pierre-antoine Gatier, inspecteur général et architecte en chef des monuments historiques auprès du ministère de la culture et de la communication, en métropole.
La cathédrale Saint-Michel de Rikitea, localisée sur l’île de Mangareva dans l’archipel des Gambier, a été classée monument historique et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontre avec Joany Hapaitahaa, historienne au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">service</a> de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> Pierre-antoine Gatier, inspecteur général et architecte en chef des monuments historiques auprès du ministère de la culture et de la communication, en métropole.</p>
<p>La <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cathedrale/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cathédrale">cathédrale</a> Saint-Michel de Rikitea, localisée sur l’île de Mangareva dans l’archipel des Gambier, a été classée <a href="http://www.hiroa.pf/tag/monument/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec monument">monument</a> historique et culturel de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française le 30 juillet 2002. Depuis la première rénovation de sa toiture au début des années 1970, la cathédrale a subi de nombreux dommages. Il y a bientôt 4 ans, elle a été fermée au public pour travaux. Depuis, beaucoup d’encre a coulé. Rénover ? Comment ? À quel prix ? Par qui ? Autant de questions qui restaient jusqu’alors sans réponse.</p>
<p>Fin octobre 2008, Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques a été mandaté par l’Etat français pour venir évaluer l’importance des rénovations nécessaires à la survie de la cathédrale mangarévienne. Aujourd’hui, le cahier des charges est à peu près défini et l’échéancier établi. Le chantier devrait durer deux ans et débuterait au cours du premier semestre 2009. L’architecte n’a pas manqué de saluer, lors d’une conférence de presse à ce sujet le 30 octobre dernier, « la valeur exceptionnelle de l’édifice ». « Ce qui justifie encore plus ces travaux de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> et nous impose l’esprit d’un projet très respectueux des structures d’origine, dans une démarche très archéologique pour restaurer, sauvegarder cette cathédrale, son architecture, et ses détails de mise en œuvre ».</p>
<p>Identifier la mémoire pour transmettre les savoirs</p>
<p>Précieux témoignage d’une période intense de construction et d’effervescence religieuse aux Gambier, la cathédrale de Rikitea est une synthèse très rare entre des mises en œuvre telles que l’on peut les trouver en métropole et des savoir-faire qui n’existent qu’ici. « Sa structure présente des qualités de stabilité absolument remarquables, poursuit Pierre-Antoine Gatier. Il nous apparaît que ce chantier doit être l’occasion de développer une politique de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/transmission/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec transmission">transmission</a> de ces savoirs. Tous ces gestes techniques que recèle cette cathédrale doivent être revivifiés, réappris, transmis lorsqu’ils sont encore parfaitement sus. L’idée est qu’autour du chantier, il y ait un travail de formation d’artisans et de jeunes ». Le projet du Ministère de la Culture est d’identifier les personnes qui ont la mémoire de ces pratiques. La charpente en arbre à pain (maiore) démontre un travail très sophistiqué. Les enduits à la chaux corallienne et les voûtes en structure de roseaux sont des vestiges rares ; l’exigence est de les restaurer au plus proche de leur état d’origine et de faire revivre les savoir-faire nécessaires à leurs réalisations. Pour chacun des corps de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/metier/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec métier">métier</a> sollicité, les équipes seront constituées de quatre à dix personnes, l’idée étant de pouvoir faire profiter des connaissances de chacun des ouvriers à un maximum de personnes.</p>
<p>Un projet nourri de solidarité et d’engagement populaire</p>
<p>« La chance du redémarrage du projet, explique Pierre-Antoine Gatier, est que cela nous oblige à nous poser les grandes questions de choix des matériaux. Il faut privilégier ceux qui assureront la durabilité de la restauration ». L’enveloppe envisagée pour les travaux est de l’ordre de 600 millions de Fcfp, selon le ministère de l’Equipement. Compte tenu de la dimension de l’édifice et de la sophistication de sa structure, il faut imaginer un chantier d’environ 2 ans. « Ce qui est tout à fait enthousiasmant dans ce montage, révèle Pierre-Antoine Gatier, c’est que le financement se partagera entre les mécènes, les institutions publiques et des particuliers » – au travers, notamment, de l’association « Sauvons la cathédrale de Rikitea ». Le Ministre de la Culture, Joseph Kaiha, a souligné que le gouvernement s’engageait à soutenir ce projet appartenant à notre patrimoine religieux et culturel « et dont la population attend la restauration avec beaucoup d’impatience ». Cette entreprise montre aujourd’hui un Pays et un Etat partenaires, soucieux de l&#8217;intérêt et de l&#8217;avenir de la population des Gambier. Une population empressée de retourner dans ce lieu de culte, depuis trop longtemps fermé, pouvant d’accueillir plus d’un millier de fidèles.</p>
<p><strong><br />
Des travaux…<br />
De quel genre ?</strong></p>
<ul>
<li> démonter les couvertures pour rétablir la toiture d’origine (en pandanus ou en tuiles mécaniques de Marseille)</li>
<li> refaire la charpente en arbre à pain, attaquée par les termites*</li>
<li> restaurer la voûte en roseaux et les façades (reprise des enduits à la chaux corallienne)</li>
<li> consolider les maçonneries de moellons en pierre de corail</li>
</ul>
<p><strong>Combien ? à quel prix ?</strong></p>
<ul>
<li> budget : 600 millions de Fcfp</li>
<li> durée des travaux : 2 ans</li>
<li> une équipe de plus de 30 personnes mobilisées pendant la durée du chantier</li>
</ul>
<p><strong><br />
Une œuvre unique de 169 ans</strong></p>
<p>Lorsqu’en 1834, les Frères des Sacrés Cœurs de Picpus arrivent à Mangareva, la première mission catholique de Polynésie voit le jour. Honoré Laval, le supérieur de la mission, multiplie la construction d’édifices religieux dans l’archipel des Gambier entre 1836 et 1871. Le plus grand et le plus ancien monument de la Polynésie, l’imposante cathédrale Saint-Michel de Rikitea, est édifié à partir de 1839 sur un ancien <a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a>, en plein cœur du village. Longue de 48 mètres, large de 18, elle présente comme particularité de posséder deux clochers, qui avoisinent les 21 mètres de hauteur. Si elle a su conserver une authenticité exceptionnelle grâce à l’entretien quotidien dont elle a bénéficié pendant toutes ces années, il n’en reste pas moins vrai que des travaux de restauration sont aujourd’hui nécessaires pour que survive cet héritage unique.</p>
<p>* Les ministères de l’Equipement et de la Culture ont d’ailleurs décidé d’engager à très court terme un traitement anti-termites de cette charpente.</p>
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		<item>
		<title>Te Tau Matariì i nià 2008, sous le signe du poisson et de la création</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2008/11/te-tau-matarii-i-nia-2008-sous-le-signe-du-poisson-et-de-la-creation/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 20:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Nous avons décidé de poursuivre et de terminer ce que nous avons commencé en 2006 sur l’île de Tahiti », explique Doris Maruoi, chef du projet Te Tau Matariì i nià au Service de la Culture et du Patrimoine. « Notre idée, depuis le départ, est d’essayer de comprendre quels guides utilisaient nos ancêtres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Nous avons décidé de poursuivre et de terminer ce que nous avons commencé en 2006 sur l’île de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> », explique Doris Maruoi, chef du projet <em>Te</em> <em>Tau </em><em>Matariì i nià</em> au<strong> </strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">Service</a> de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a>. « Notre idée, depuis le départ, est d’essayer de comprendre quels guides utilisaient nos ancêtres pour penser et gérer le temps. S’ils avaient désigné le phénomène de <em>Matariì i nià</em> par ce nom (voir encadré définitions), c’est bien qu’ils cherchaient à traverser le temps avec du sens. Nos recherches nous ont, depuis longtemps déjà, amené à découvrir qu’ils comptaient pratiquement chaque instant et à intervalles réguliers du jour et de la nuit. Quant aux durées plus longues, elles s’écoulaient au rythme des phases lunaires ou du calendrier lunaire. Nous nous appuyons donc sur ce dernier pour harmoniser notre travail. Ainsi, cette année encore, nous allons célébrer <em>Te Tau </em><em>Matariì i nià </em>à compter de la nouvelle lune de <em>Tema.</em> En 2006, elle est apparue le 20 novembre, en 2007, le 9 novembre et cette année, elle sera là le 28 octobre. »</p>
<p><strong>Le contexte</strong></p>
<p>Le Service de la Culture et du Patrimoine élabore le projet de célébration du <em>Tau</em> <em>Matariì i<strong> </strong>nià</em> sur l’île de Tahiti pour la troisième fois. Cette année, les manifestations se tiendront dans trois communes : Tautira (place Tatatua et mont Matarufau), Papenoo (place Opia) et Faa’a (site à proximité de la pointe Tataà). L’accent sera mis sur la représentation symbolique de l’île de Tahiti : un <em>ià</em>, un poisson, signe d’abondance. Le Service de la Culture et du Patrimoine proposera donc trois rendez-vous autour du thème « Tahiti le poisson ». Le premier aura lieu le 13 novembre, à la pleine lune, à Tautira. Le second le 20 novembre, au dernier quartier de lune, à Papenoo. Le troisième le 27 novembre, à la dernière phase lunaire, à proximité du site de Tataà (voir programme). Le Service de la Culture et du Patrimoine participera à la mise en place de la soirée de Vai’ete avec Heiva Nui et pour le reste des manifestations, s’adressera tout particulièrement aux élèves des écoles primaires des communes rurales, ainsi qu’aux CJA* et CETAD* des communes urbaines de la côte nord-ouest.</p>
<p><strong>Les scolaires comme ambassadeurs de la culture</strong></p>
<p>Depuis début octobre, une quinzaine d’agents du Service de la Culture et du Patrimoine forment une sélection d’élèves issus des écoles primaires de Tautira, Papenoo et Faa’a-Piafau à des activités traditionnelles. Tous les élèves apprennent ainsi à confectionner le <em>tapa</em> avec les différentes écorces. Mais ceux de Tautira seront plus sensibilisés au tapa en écorce de <em>mati</em>, ceux de Papenoo à celui en écorce de ‘<em>ora</em> et ceux de Faa’a-Piafau au <em>tapa</em> en écorce de <em>ùru</em>. Sur chaque <em>tapa</em>, les élèves reproduiront la partie du poisson que représente leur commune sur l’île de Tahiti. Les différentes parties seront assemblées au fur et à mesure des manifestations, pour reconstituer Ta-hiti-nui, le poisson de la légende. Ces activités sont accompagnées par la réalisation d’un <em>titiraina</em>, un jouet en forme de pirogue à voile qui, au moment où il est posé sur la mer, représentera le lien de l’abondance sur terre et sur mer, et par l’apprentissage de chants traditionnels avec les enseignants du Conservatoire Artistique. « L’initiation est une étape incontournable de laquelle dépendra la pleine réussite des journées publiques de l’événement », explique Doris Maruoi. « Les agents du Service de la Culture et du Patrimoine ont été formés aux savoir-faire sélectionnés. Il nous paraît important de les retransmettre de cette manière. L’initiation des élèves aux activités traditionnelles qu’ils présenteront eux-mêmes à leurs camarades, à leurs parents et amis fera d’eux des acteurs de leur propre culture », poursuit-elle. Le Service de la Culture et du Patrimoine s’atèle donc à un véritable travail de fond, pouvant passer inaperçu aux yeux du public, mais qui prouvera son efficacité dans le temps. « Si l’on veut faire renaître les savoir-faire, il n’y a qu’en allant vers les plus jeunes que nous y parviendront »<a name="OLE_LINK4"></a><a name="OLE_LINK3">, estime Doris Maruoi. </a></p>
<p><em>*CJA : Centres de Jeunes Adolescents, CETAD : Centres d’Education aux Technologies Appropriées au Développement</em><em>. </em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Définitions possibles de <em>Matariì i nià</em></strong></p>
<p>Si <em>nià</em> signifie « en haut, qui va se lever », plusieurs sens peuvent être attribués<strong> </strong>à <em>matariì </em>:</p>
<p>1. <em>mata </em>: les yeux ; <em>riì</em> : petits</p>
<p>Les pléiades sont en effet une toute petite constellation !</p>
<p>2. <em>mata</em> : débuter ; <em>riì </em>: de condition humble</p>
<p>Vu sous cet angle, cela voudrait dire « commencer petit » et sous-entendrait qu’à l’instar de l’homme, la nature serait en perpétuelle régénérescence.</p>
<p>3. <em>mata</em> <em>ariì</em> : commencer par les chefs</p>
<p>Les premières récoltes pendant cette saison étaient en effet offertes aux Dieux puis consommés par les <em>ariì</em>, les chefs.</p>
<p>Doris Maruoi pense que la première version est la plus plausible, parce ce sens serait le plus commun aux différentes langues polynésiennes. <em>Matariki</em>, <em>makalii</em>, <em>mataiki </em>: <em>riki</em> en pascuan et en maori, <em>lii</em> en hawaiien et <em>iki</em> en marquisien signifient petit.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>La légende du poisson </strong></p>
<p><em>Dans les temps très anciens, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a> et Taha&#8217;a ne formaient qu&#8217;une seule grande île appelée Ha-va-i-&#8217;i-nui (Grand espace invoqué qui remplit). </em></p>
<p><em>Un jour, les prêtres entreprirent la construction d&#8217;un nouveau <a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a>. Pour que rien ne trouble l&#8217;atmosphère sacrée, personne ne devait se déplacer.</em></p>
<p><em>Pendant cette période, une très belle jeune fille nommée Tere-he enfreignit les ordres et alla se baigner dans la rivière. Les dieux irrités firent sortir d&#8217;un trou une grande anguille, qui avala d&#8217;un seul coup Tere-he. </em></p>
<p><em>L&#8217;anguille, possédée par l&#8217;esprit de la jeune fille, devint enragée. Elle bondissait de tous côtés et arrachait des arbres et des rochers. Elle dévora ainsi le milieu de l&#8217;île, ce qui forma un détroit qui sépara le Grand Havai en deux îles distinctes : Raiatea et Taha&#8217;a. L&#8217;anguille grandit de plus en plus et devint un énorme poisson.</em></p>
<p><em>Les dieux le confièrent à Tu-rahu-nui (Grand sorcier) qui se mît sur la tête et le dirigea vers l&#8217;Est. Le poisson prit le nom de Ta-hiti-nui. Il était splendide alors qu&#8217;ils s&#8217;en allaient vers le large. Orohena, la plus haute montagne de Tahiti était, comme son nom l&#8217;indique, la première nageoire dorsale. Le poisson s&#8217;arrêta enfin, mais il était nécessaire de l&#8217;empêcher de bouger pour qu&#8217;il demeure éternellement à la même place. Des guerriers arrivèrent en pirogue pour couper les tendons du poisson. Ils essayèrent, tour à tour, mais en vain. </em></p>
<p><em>Le célèbre Ta-fa&#8217;i se rendit à Tubua&#8217;i pour chercher une hache très grande et très lourde qui avait beaucoup de pouvoir. Il invoqua Tino-rua, seigneur de l&#8217;océan, et la hache devint légère dans ses mains. Tafa&#8217;i se mit à couper le poisson Tahiti et cessa lorsque tous les tendons furent tranchés.</em></p>
<p><em>La grande chaîne de montagnes, qui dominait Tahiti, fut ainsi coupée en deux parties. L&#8217;endroit où Tafa&#8217;i frappa, forma un isthme appelé maintenant Taravao.</em></p>
<p><em></em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>« Il était une fois Léon Taerea », ou « Il était une fois la nature polynésienne », un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/spectacle/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec spectacle">spectacle</a> dansé à la Maison de la Culture</strong></p>
<p><strong>Pour célébrer </strong><strong><em>Matariì i nià</em></strong><strong>, la Maison de la Culture produit un spectacle de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> unique, imaginé par Annie et Marion Fayn et inspiré des encres de Chine de Léon Taerea*. Intitulé <em>Moemoea</em>, le songe, il rendra hommage à l’artiste mais aussi au foisonnement de notre nature, thème de prédilection de Léon Taerea. Un spectacle dont le</strong><strong>s chorégraphies et les musiques vous transporteront au plus près de son imaginaire. Rendez-vous du 11 au 13 décembre au Petit Théâtre de la Maison de la Culture.</strong> <strong></strong></p>
<p>« En 2005, nous avons découvert le recueil de Léon Taerea intitulé <em>Hina, rêves, poésies et nature polynésienne. </em>C’est un véritable coup de cœur », raconte Marion Fayn. Pendant 3 ans, les idées germent. Mais le décès tragique de l’artiste va bousculer un peu leur projet. Il faut lui donner vie rapidement, et pourquoi pas lors des festivités de <em>Matariì i nià </em>? L’œuvre de Léon représente en effet presque exclusivement la nature, son côté nourricier, abondant, généreux. En défenseur de la nature qu’il était, quoi de plus cohérent ?</p>
<p><strong>Un spectacle au service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/peinture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec peinture">peinture</a></strong></p>
<p>« La difficulté fut de traduire en mouvement ce qui était représenté sur papier à l’encre de chine. Car quelle forme de danse adopter pour coller à la fois à la contemporanéité et aux incursions dans les mythes polynésiens ? », s’interroge Marion. « Ces questions n’ont cessé de nous tarauder l’esprit », confie-t-elle. Mais à force de réflexion et de travail, le résultat sera à la hauteur de leurs espérances. En mariant les cultures, la danse contemporaine et la danse traditionnelle – avec le groupe de Manouche Lehartel, Toa Reva – les danseurs parviennent à imiter les toiles &#8211; des corps parmi les décors &#8211; permettant aux spectateurs d’avoir accès immédiatement aux détails. L’univers mythologique et l’environnement naturel dans lequel évoluent les personnages de Léon prennent enfin vie. Le spectateur n’aura plus qu’à plonger dedans.</p>
<p><strong>Au final…</strong></p>
<p>« Léon Taerea nous a entraîné dans une aventure surréaliste et onirique. Ses toiles sont devenues progressivement des sources d’inspiration particulières. Elles ont nécessité de la réflexion ainsi qu’une remise en question de l’approche chorégraphique. L’expérience fut inédite, atypique, à l’image de son inspirateur », estime Marion.</p>
<p><strong><em>* Réalisation et coordination : </em></strong><em>Annie et Marion Fayn, Mylène Raveino</em></p>
<p><strong><em>Chorégraphies : </em></strong><em>Annie et Marion Fayn, Manouche Lehartel</em></p>
<p><strong><em>Danseurs : </em></strong><em>Ballet Annie Fayn, Toa Reva</em></p>
<p><strong><em>Décors : </em></strong><em>Denise Reymond </em></p>
<p><strong><em>Technique sons et lumière : </em></strong><em>La Maison de la Culture – Te Fare Tauhiti Nui</em><strong><em></em></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Pourquoi célébrer </strong><strong><em>Matariì i nià </em></strong><strong>?</strong></p>
<p><strong>La question de la (re)ritualisation des pratiques culturelles ancestrales fut au cœur d’un grand débat* le 6 septembre dernier à la Maison de la Culture. Nous avons demandé à </strong><strong>Jean-Marc Pambrun, directeur du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles et co-organisateur de ces journées-rencontres, ce que la célébration de </strong><strong><em>Matariì i nià</em></strong><strong> lui évoquait. </strong></p>
<p>« <em>Matariì i nià</em> doit être l’occasion pour la population de réapprendre des gestes traditionnels : planter, récolter, pêcher, etc. L’événement ne sera intégré dans la société polynésienne que lorsque les gens se seront réappropriés tout ce qui concerne la production et l’utilisation vivrière. Autrement, <em>Matariì i nià</em> restera la commémoration d’un acte ancien en décalage avec la vie contemporaine », poursuit-il. « S’il est impossible d’aller jusqu’à une réintégration des pratiques agricoles dans les habitudes de la population, on peut tout de même les y réinitier. La démarche du Service de la Culture et du Patrimoine est dans ce sens très constructive, puisqu’elle entend maintenir les savoirs et les pratiques auprès des plus jeunes ».</p>
<p>Alors pourquoi célébrer <em>Matariì i nià </em><em>? « </em>Je pourrais répondre pourquoi célébrer Noël, la St Valentin ou Halloween ? », s’amuse Jean-Marc Pambrun. « Mais je préfère dire que pour ma part, célébrer <em>Matariì i nià</em> c&#8217;est retrouver la voie <em>ma&#8217;ohi</em> du développement durable ! » Et en ce temps de crise environnementale, cela semble… primordial.</p>
<p><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* L</em></strong><strong><em>e compte-rendu de ce débat sera publié très prochainement sur les sites de la Maison de la Culture et de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a>.</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Heiva Nui, au cœur de l’organisation de l’événement</strong></p>
<p>Heiva Nui<em> </em>est chargé d’harmoniser l’action des tous les établissements culturels impliqués dans l’organisation de <em>Matariì i nià</em><em>. </em>Administratif, protocole, logistique, contacts, autorisations, équipements, décoration… : les chargés de projet (Régina Taufa, Leilani Sogliuzzo, Noa Teiefitu et Ludovina Tooiti) s’occupent de tout ! Ils centralisent les informations et les traitent, afin de fournir ce dont ont besoin le Musée de Tahiti, le Conservatoire Artistique, le Service de la Culture et du Patrimoine, le Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> et la Maison de la Culture pour leurs manifestations. <strong></strong></p>
<p><strong>Des manifestations… en abondance !</strong></p>
<p><strong>La période d’abondance du </strong><strong><em>Tau Matariì i nià</em></strong><strong> </strong><strong>sera émaillée d’expositions, de concours et spectacles de danses ainsi que de visites culturelles diverses.</strong><strong> Voici le programme !</strong></p>
<p><strong>- Mardi 28 octobre, place Vai’ete, de 19h à 20h30</strong></p>
<p>Cérémonie d’ouverture du <em>Tau Matariì i nià</em> avec spectacle de danses et de chants.</p>
<p><strong>- Du </strong><strong>30 octobre au 30 novembre, </strong><strong>dans la salle d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> temporaire du Musée de Tahiti et des Îles, </strong><strong>de 9h30 à 17h30</strong></p>
<p>On se souvient que Léon Taerea avait présenté une exposition de peinture sur le thème de <em>Matariì i nià</em> en novembre 2006 à la Maison de la Culture. Pour rendre hommage à cet artiste important disparu le 19 juin dernier, le Musée de Tahiti en partenariat avec la Maison de la Culture, Heiva Nui et l’ICA, présente une exposition d’une partie de ses œuvres pour la plupart inconnues du grand public, et aimablement prêtées pour l’occasion par de nombreux particuliers.<strong> </strong>Durant cette exposition unique, un spécial Cinematamua sera consacré aux œuvres cinématographiques de Léon Taerea, qui seront diffusées en boucle dans la salle d’exposition.</p>
<p><strong>- Jeudi 13 novembre, plan d’eau de Tautira, de 15h à 17h</strong></p>
<p>Cérémonie culturelle devant le mont Matarufau, qui représente symboliquement la tête du poisson, avec offrandes à l’île de Tahiti.</p>
<p><strong>- Vendredi 28 et samedi 29 novembre, Centre des Métiers d’Art, de 9h à 18h</strong></p>
<p>Exposition-vente des objets d’art des élèves (voir notre article « culture bouge »).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Animations culturelle scolaires </span></strong></p>
<p>Le Service de la Culture et du Patrimoine offrira aux scolaires et au public un voyage au cœur des savoir-faire ancestraux par la rencontre des générations à travers des ateliers d’animations dans les domaines de la langue, du patrimoine, de l’artisanat et des arts.</p>
<p>Jeudi 13 novembre, place Tatatua de Tautira, de 8h à 13h30</p>
<p>Jeudi 20 novembre, place Opia (stade Tetiamana) de Papenoo, de 8h à 14h30</p>
<p>Jeudi 27 novembre, à proximité du site de Tataà, place Piafau (surnommé Vaitupa) à Faa’a, de 8h à 14h30</p>
<p>Mardi 2, mercredi 3 et jeudi 4 décembre, mairie de Pirae, de 8h à 14h30 (de 8h à 12h le jeudi 4)</p>
<p><strong>- Samedi 6 décembre, dans les jardins du Musée de Tahiti et des Îles, à partir de 10h</strong></p>
<p>Heiva Nui reconduit un programme qui a attiré un public nombreux les années passées : une journée de sports traditionnels, <em>tu’aro ma’ohi</em>, ainsi qu’un <em>ahima’a</em> (four traditionnel), avec vente de <em>ma’a</em> Tahiti. Au programme : lancer de javelots, grimper au cocotier, ainsi que danse traditionnelle avec les écoles Heiragi, Tumata, Rainearii et Monoihere.</p>
<p><strong>- </strong><strong>Mercredi 10 décembre</strong><strong>, dans les jardins du </strong><strong>Conservatoire Artistique, de 15h à 18h</strong></p>
<p>Le Conservatoire propose une journée portes ouvertes lors desquelles il présentera tous les ateliers traditionnels qui font partie de son établissement : danses, chants et musiques. L’objectif de cette journée est de montrer aux parents d’élèves ainsi qu’au public les progrès réalisés depuis la rentrée de septembre. Mais on ne vous en dit pas plus pour le moment, car ce sera l’objet de notre dossier du mois de décembre !</p>
<p><strong>- Du 8 au 12 décembre, salle Muriavai de la Maison de la Culture, de 9h à 17h (16h le vendredi). Vernissage mardi 9 décembre à 18h</strong></p>
<p>Une exposition du fond d’œuvres de la Maison de la Culture sera proposée au public sur le thème de l’abondance. Toutes les œuvres (peintures, huiles, dessins, sculptures, etc.) réunies par l’Etablissement entre 1985 et 2008 et faisant écho à la nature seront exposées pour l’occasion, permettant aux spectateurs de se faire une idée de l’évolution de la représentation de la nature au travers des artistes Polynésiens contemporains.</p>
<p><strong>- Du 11 au 14 décembre, Petit théâtre de la Maison de la Culture, à 19h30 (18h30 le dimanche)</strong></p>
<p>La Maison de la Culture rendra hommage à Léon Taerea et à <em>Matariì i nià</em> via un spectacle de danse contemporaine et de <em>Ori</em> Tahiti intitulé <em>Moemoea, </em>et inspiré du dernier recueil d’encres de Chine de l’artiste, <em>Hina, rêves, poésies et nature polynésienne</em>.</p>
<p><a name="OLE_LINK6"></a></p>
<p><strong><em>Te Tau Matariì i nià</em></strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Dans tous les établissements culturels du pays, ainsi que dans de nombreux lieux culturels de l’île de Tahiti</p>
<p>Du 28 octobre au 15 décembre 2008</p>
<p>Renseignements à Heiva Nui au 50 31 00</p>
<p><strong>Rappel</strong></p>
<p>Pour une introduction complète au phénomène de <em>Matariì i nià</em>, vous pouvez vous reporter au magazine Hiro’a n°3, novembre 2007 : le « dossier » ainsi que la rubrique « le saviez-vous » lui sont consacrés.</p>
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		<title>Au cœur de Hawaiki Nui Va’a</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Oct 2008 02:28:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Leilanie Sogliuzzo, chargé du projet Hawaiki Nui Va’a à Heiva Nui, et Fabrice Brulin, éditeur du magazine Va’a Tahiti.
La va’a, d’hier à aujourd’hui 

Hawaiki nui Va&#8216;a
A bord de leurs grandes pirogues à voile, les Polynésiens ont traversé l’immensité de l’océan Pacifique, quittant l’Asie du Sud-Est voici 3 000 ans pour couvrir et s’implanter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Leilanie Sogliuzzo, chargé du projet <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a à Heiva <strong>Nui</strong>, et Fabrice Brulin, éditeur du magazine <strong>Va</strong>’a Tahiti.</strong></p>
<p><strong>La <em><strong>va</strong>’a</em>, d’hier à aujourd’hui </strong></p>
<p><a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/uploads/600vaa.jpg" rel="lightbox[179]"></a></p>
<p><strong>Hawaiki</strong> <strong>nui</strong> <strong>Va</strong>&#8216;a</p>
<p>A bord de leurs grandes pirogues à voile, les Polynésiens ont traversé l’immensité de l’océan <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a>, quittant l’Asie du Sud-Est voici 3 000 ans pour couvrir et s’implanter progressivement dans le Triangle polynésien, qui regroupe la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française, la Nouvelle-Zélande, Hawaii et l’île de Pâques. Moyen de transport, de communication, de guerre et d’échanges, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pirogue/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pirogue">pirogue</a> polynésienne a traversé les océans et les âges. S’ils ne partent plus à la découverte des îles du Pacifique à leur bord, les Polynésiens continuent néanmoins de conquérir les océans avec leur <em><strong>va</strong>’a</em>, pour faire rayonner ce qui est désormais un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sport/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sport">sport</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/competition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec compétition">compétition</a> international. L’entraînement, la performance, mais aussi les enjeux financiers sont aujourd’hui au <strong>cœur</strong> des compétitions de <em><strong>va</strong>’a</em> moderne, qui réclament une organisation et une logistique sans faille ! En témoigne la fameuse <a href="http://www.hiroa.pf/tag/course/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec course">course</a> <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, qui fêtera cette année sa 17<sup>ème</sup> édition. Il s’agit, pour l’établissement Heiva <strong>Nui</strong>, de coordonner la venue de milliers de rameurs, de pirogues et de bateaux, ainsi que l’arrivée de centaines de spectateurs, le tout provenant des quatre coins de la Polynésie, du Pacifique et même du Monde… Un travail considérable dans lequel s’investissent l’ACOHV (Association Comité Organisateur de <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a) et la Fédération Tahitienne de <strong>Va</strong>’a. Voici un avant-goût du déroulement de la plus prestigieuse des courses de pirogues, « de l’intérieur », avec Leilanie Sogliuzzo, chargée du projet <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> à Heiva <strong>Nui</strong>.</p>
<p><strong>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a… côté terre</strong></p>
<p>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a ne se résume pas à une course de pirogues de haute-mer et de lagon. Du moins, pas pour Heiva <strong>Nui</strong> ! Pour cet évènement, l’établissement est chargé de gérer la logistique « terre » à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/huahine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec huahine">Huahine</a>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, Tahaa et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/bora-bora/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec bora bora">Bora Bora</a>. Leilanie et son équipe organisent en effet pendant toute la durée de la course l’hébergement des rameurs et de leur <em>staff</em>, leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a>, leur transport à terre, ainsi que les remises de prix des étapes. La principale difficulté ? « Le fait d’être dans les îles, car on ne peut pas tout avoir à disposition comme à Tahiti. Tout doit être réfléchi et prévu ! Il s’agit donc de bien définir ses besoins en amont, afin de ne manquer de rien pendant la course », explique Leilanie.</p>
<p><strong>L’hébergement</strong></p>
<p>« Cette partie du travail débute toujours par un repérage dans les îles à la fin du mois d’août. Nous rencontrons les maires des communes et les directeurs des écoles, afin de faire un état des lieux des établissements dans lesquels les équipes seront logées. Les conditions d’accueil sont-elles identiques à l’an dernier ? Les salles ont-elles été modifiées, agrandies, etc. ? Nous devons ajuster notre plan de travail en fonction de ces éventualités. Par exemple, si des douches ont été construites dans une école d’une année sur l’autre, ce n’est plus la peine pour Heiva <strong>Nui</strong> d’en envoyer 50, mais 49… Un détail qui a son importance, quand on sait que le poids du fret d’un bateau est calculé au kilo près ! »</p>
<p><strong>Les repas</strong></p>
<p>Préparer 3 repas par jour pour plus de 1 500 personnes pendant 4 jours et demi*, soit plus de 20 000 repas et autant d’ingrédients à anticiper… Rassurez-vous, Heiva <strong>Nui</strong> ne se transforme pas pour l’occasion en cantinier, mais l’établissement doit faire appel, sur chacune des 4 îles, à des prestataires qui seront chargés de réaliser l’ensemble des repas pour tous les rameurs. Et heureusement, pas question de se contenter de la facilité d’un steak-frites ! « Nous imposons des menus bien précis, élaborés par un diététicien en accord avec les besoins et l’équilibre que doivent respecter les sportifs », rassure Leilanie.</p>
<p><strong>Les transports terrestres </strong></p>
<p>Sur toutes les îles, le transport des rameurs doit être orchestré et planifié à la minute près. A Huahine, là où le départ de la course est donné, il y a ceux qui arrivent par avion et ceux qui arrivent par bateau. Mais attention, ils arrivent par « des » avions et « des » bateaux, soit autant d’horaires différents ! Leilanie doit préparer des plannings afin de les remettre, sur place, aux sociétés de transport qui feront la navette jusqu’aux sites d’hébergement. A Raiatea, Tahaa et Bora Bora, il faut également prévoir les transports de tous les rameurs depuis les sites de compétition jusqu’aux sites d’hébergement.</p>
<p><strong>Les primes d’étapes</strong></p>
<p>A chacune des étapes de la course, des primes sont décernées aux rameurs qui les remportent. Du 1<sup>er</sup> au 10<sup>ème</sup>, ils reçoivent des prix pouvant atteindre jusqu’à 200 000 Fcfp pour les vainqueurs. Afin de dynamiser ces remises de prix, Heiva <strong>Nui</strong> organise toujours une petite animation (musique, couronnes de fleurs, hôtesses, etc.).</p>
<p><strong>Le travail d’une équipe</strong></p>
<p>La réussite de toute cette logistique tient au formidable travail d’équipe qui est accompli avant et pendant l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a. Dans chaque île, Heiva <strong>Nui</strong> envoie un chargé de mission. Celui-ci est responsable, sur place, de l’organisation qui incombe à Heiva <strong>Nui</strong>. A Huahine, il s’agit de Noa Teiefitu, à Raiatea, Jean Torohia, à Tahaa, Yann Pihaatae et à Bora Bora, Alain Bisiaux. Pendant la course, Leilanie sera basée à Raiatea pour superviser l’ensemble de l’équipe et de l’organisation. Elle veillera à remplir son objectif, qui est « d’assurer le confort des rameurs pendant leur séjour. Je dois faire en sorte qu’ils dorment bien, qu’ils mangent bien et que le timing de leur transport soit respecté, afin qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes pendant la course ! » Ce dont on ne doute pas !</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Une logistique lourde… </strong></p>
<p><strong>A chaque édition de <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, Heiva <strong>nui</strong> envoit dans les îles un certain nombre de matériel, affrété par le bateau <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> :</strong></p>
<ul>
<li>2 500 matelas</li>
<li>50 douches</li>
<li>30 WC chimiques</li>
<li>17 containers</li>
<li>2 camions plateau</li>
<li>1 groupe électrogène</li>
<li>1 podium</li>
<li>des projecteurs</li>
<li>des barrières Heiva <strong>Nui</strong></li>
<li>des oriflammes, plots, flotteurs</li>
</ul>
<p><strong><em><strong>Va</strong>’a</em>, le sport polynésien par excellence</strong></p>
<p>Si certains pêcheurs utilisent encore le <em><strong>va</strong>’a</em> dans sa version « traditionnelle », c’est-à-dire à des fins utilitaires (se déplacer, pêcher), de nos jours, le pirogue est surtout devenue un sport de compétition. En effet, la Fédération Tahitienne de <strong>Va</strong>’a compte actuellement plus de 5 000 licenciés et presque 200 clubs à travers les cinq archipels polynésiens. « Mais on estime à plus de 30 000 le nombre de sympathisants de la pirogue », affirme Fabrice Brulin, éditeur du magazine <strong>Va</strong>’a Tahiti.</p>
<p>Loin d’être un simple phénomène de mode, cet engouement pour la pirogue est l’expression d’une appartenance forte à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture-polynesienne/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture polynésienne">culture polynésienne</a>. L’esprit communautaire offert par la pirogue, au-delà même du sport, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/transmission/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec transmission">transmission</a> des valeurs de l’effort, sont autant d’atouts qui font du <em><strong>va</strong>’a</em> le sport polynésien par excellence. La pirogue symbolise pour certains le <em><a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a>,</em> ce lieu de culte ancestral polynésien, source du sacré qui par-delà les océans et le temps, transporte les valeurs de cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> unique au monde.</p>
<p><strong>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, « un héritage qui doit perdurer »</strong></p>
<p>La plus célèbre course de pirogue polynésienne est sans conteste l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a, compétition inter-îles Sous-le-Vent, créée en 1992 par Edouard Maamaatuaiahutapu. « Nous avons reçu un bel héritage de nos ancêtres : le <em><strong>va</strong>’a</em>. Un héritage dont nous sommes les garants de sa pérennité. <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a doit perdurer. »</p>
<p>Année après année, son rayonnement s’est même étendu à d’autres îles du Pacifique (Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie) ainsi qu’à d’autres continents (Europe, Amérique du Sud, etc.).</p>
<p>L’authenticité et la symbolique de la pirogue polynésienne ont su séduire des sportifs du monde entier, qui veulent désormais se mesurer à l’élite mondiale du <em><strong>va</strong>’a </em>: les Polynésiens.</p>
<p><strong>L’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a 2008, c’est : </strong></p>
<p>- Du 29 octobre au 31 octobre</p>
<p>- 1 course</p>
<p>- 4 îles (Huahine, Raiatea, Taha’a et Bora Bora)</p>
<p>- 3 étapes</p>
<p>- 129 kilomètres de course</p>
<p>- 4 catégories (seniors hommes, seniors dames, juniors hommes et vétérans)</p>
<p>- Environ 80 équipes, 1 500 rameurs**</p>
<p>- Des équipages Polynésiens, Hawaiiens, Néo-Zélandais, Français**…</p>
<p>- Plus de 8 millions de Fcfp de prix, toutes catégories confondues</p>
<p><strong>Le saviez-vous ?</strong></p>
<p>- <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a est la course la plus endurante au monde à 6 rameurs, sans changement possible au sein d’une étape</p>
<p>- <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a tire son nom de <strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong>, qui signifie littéralement la « Grande <strong>Hawaiki</strong> », <strong>Hawaiki</strong> désignant une île mythique, berceau de la civilisation polynésienne à partir de laquelle fut colonisé le reste du Triangle polynésien. On a coutume de considérer Raiatea comme étant cette île mythique.</p>
<p><strong>Renseignements </strong></p>
<p>- Comité organisateur de l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a</p>
<p>- Tel : 45 05 44</p>
<p><a href="http://www.ftv.com/">www.ftv.com</a><br />
<strong><em>* Les rameurs arrivent un jour avant le début de la course. </em></strong></p>
<p><strong><em>** Ces données sont celles de 2007. A l’heure où nous mettons sous presse, le Comité organisateur de l’<strong>Hawaiki</strong> <strong>Nui</strong> <strong>Va</strong>’a n’avait pas clôturé les inscriptions.</em></strong></p>
<p><strong>Crédit photos : <a href="http://vaatahiti.com/">vaatahiti.com</a>.</strong></p>
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		<title>La restauration du site de Taputapuatea</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Oct 2008 23:59:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Service de la Culture et du Patrimoine – Pu no te Taere e no te Faufaa Tumu
En 1994, le ministère de la Culture évoque le souhait d’organiser un événement culturel de grande ampleur : un rassemblement des pirogues du Triangle polynésien, pour resserrer les liens entre ses populations, autour d’un lieu cérémoniel d’envergure. Le site [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/service/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec service">Service</a> de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">Patrimoine</a> – Pu no te Taere e no te Faufaa Tumu</strong></p>
<p>En 1994, le ministère de la Culture évoque le souhait d’organiser un événement culturel de grande ampleur : un rassemblement des pirogues du Triangle polynésien, pour resserrer les liens entre ses populations, autour d’un lieu cérémoniel d’envergure. Le <strong>site</strong> de <strong>Taputapuatea</strong> à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, est naturellement choisi. En effet, il s’agit d’un complexe <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sacré">sacré</a> de classe internationale, qui fut le centre d’une grande alliance religieuse, politique et économique de nombreuses îles de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Orientale. Le plus grand <em><a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a></em> du <strong>site</strong> et le plus prestigieux, nommé <strong>Taputapuatea</strong>, était concerné par la <strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a></strong> menée par le professeur Sinoto en 1969. En 1994, rien n’avait changé. Il restait donc beaucoup à faire et à découvrir pour que l’ensemble du <strong>site</strong> soit valorisé et prêt à accueillir le fameux rassemblement de pirogues. C’est pourquoi en 1994, un grand chantier de <strong>restauration</strong> est engagé par le département d’archéologie du CPSH*.</p>
<p><strong>Difficulté du terrain</strong></p>
<p>Un terrain en bord de lagon très meuble, envahi par la végétation et rongé par les <em>tupa</em>, les crabes… Voilà le contexte difficile qui s’offrait aux archéologues du CPSH pour mener à bien les travaux de <strong>restauration</strong> du <strong>site</strong> de <strong>Taputapuatea</strong>.</p>
<p>Les engins ne pouvant pas pénétrer dans un environnement aussi hostile, l’équipe a dû effectuer la plupart des travaux de relevés, de décapage, de sondages, ainsi que l’apport de matériaux pour consolider les sols et remplacer quelques éléments de <em>ahu </em>complètement détériorés<em>… </em>aux forceps ! Au total, les 3 <em>marae*</em> majeurs du <strong>site</strong> furent entièrement restaurés au cours de ce chantier, qui mobilisa plus d’une soixantaine de personnes durant près de 5 mois.</p>
<p><strong>Une inauguration émouvante</strong></p>
<p>Ainsi, le 18 mars 1995, l’inauguration et la réouverture du <strong>site</strong> de <strong>Taputapuatea</strong> ont pu officiellement avoir lieu. Les pirogues d’Aotearoa, de Rarotonga, de Rapa Nui, d’Hawaii et de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> s’engagèrent par la passe sacrée de Te Ava Mo’a pour retrouver le siège de la Connaissance, de la Religion et de l’Alliance renouée. Réunis exactement au même endroit que des centaines d’années auparavant, grâce au titanesque travail mené par une équipe d’archéologues passionnés, les peuples du Triangle polynésien pouvaient être fiers de tresser et de s’asseoir une nouvelle fois autour de la natte séculaire des liens culturels.</p>
<p><strong>Pas un, mais des <em>marae</em></strong></p>
<p><em>A contrario </em>de<em> </em>ce que l’on pourrait croire, le <strong>site</strong> de <strong>Taputapuatea</strong> ne se résume pas à un seul <em>marae,</em> mais comprend un grand ensemble de sites cultuels. Cet ensemble est situé sur la pointe Matahira te rai, délimitée au Sud par le mont Oropiro et à l’Est par Matarepereta, se prolongeant dans la mer vers la pierre Tupai Ofai, à l’Ouest par la falaise Tuia Mara Fea et au Sud jusqu’à la passe Te Ava Mo’a, qui représentait « l’entrée » selon la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a> orale. Tout l’espace s’appelait « Te Po », lieu où résidaient les dieux, interdit à quiconque voulaient y pénétrer sans avoir au préalable effectué les rituels nécessaires. Aucun ensemble d’habitat n’a été retrouvé dans l’ensemble de Te Po, suggérant ainsi son caractère éminemment sacré. Les travaux de <strong>restauration</strong> concernaient le <em>marae</em> <strong>Taputapuatea</strong>, le <em>marae</em> Hititai, le <em>marae</em> Hauviri, également deux sanctuaires, une plate-forme d’archer et un <em>paepae</em>, connu pour être le soubassement d’un <em>fare ia manaha</em> (maison des trésors sacrés).</p>
<p>Depuis 2006, la Jeune Chambre Économique de Tahiti souhaite inscrire « Te Po » sur la liste des sites à classer au patrimoine mondial de l’UNESCO.</p>
<p>* <strong><em>CPSH : Centre Polynésien des Sciences Humaines.</em></strong></p>
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