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	<title> &#187; création</title>
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		<title>Heiva ‘apï</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2009 00:31:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Julien Mai, directeur de Heiva Nui et Olivier Dexter, chargé de communication.
Le concours du Heiva connaîtra cette année quelques nouveautés en danse traditionnelle. En effet, les catégories ont été modifiées afin de s&#8217;adapter davantage au niveau des formations de danse, pour leur offrir &#8211; ainsi qu&#8217;au public &#8211; un concours traditionnel bien dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa20/800-heivanperez_0.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic129]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/129__320x240_800-heivanperez_0.jpg" alt="800-heivanperez_0.jpg" title="800-heivanperez_0.jpg" />
</a>
Rencontre avec Julien Mai, directeur de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/heiva-nui/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Heiva Nui">Heiva Nui</a> et Olivier Dexter, chargé de communication.</em></p>
<p>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> du Heiva connaîtra cette année quelques nouveautés en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> traditionnelle. En effet, les catégories ont été modifiées afin de s&#8217;adapter davantage au niveau des formations de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a>, pour leur offrir &#8211; ainsi qu&#8217;au public &#8211; un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> traditionnel bien dans son temps.<br />
Changer les catégories de danse pour le concours du Heiva ? Une décision nécessaire pour rester cohérent, et être conforme au niveau et aux attentes des groupes de danse actuels. Julien Mai explique « les catégories avaient besoin d&#8217;être rééquilibrées car en concourant en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> ou <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>, un certain nombre de groupes ne s&#8217;y retrouvaient plus : ils dansaient face à des mastodontes de la discipline !</p>
<p>Or, j&#8217;estime que toutes les formations, nouvelles ou plus expérimentées, ont quelque chose à exprimer. Aussi, le Heiva doit le leur permettre. Nous avons à cœur de conserver le côté populaire du plus grand événement polynésien, qui reste avant tout un concours, terme qui implique des vainqueurs mais aussi des perdants. Il faut donc être le plus juste possible dans le règlement du concours, pour que tout le monde y trouve son compte &#8211; même les perdants ! Ceci étant, les catégories patrimoine et création avaient leur raison d&#8217;être à l&#8217;époque : il s&#8217;agissait pour nous de motiver les groupes des districts à revenir au Heiva, qu&#8217;ils avaient un peu délaissés. Nous voulions leur offrir un terrain à explorer, celui du patrimoine pour le faire découvrir au public. Maintenant qu&#8217;ils sont revenus, nous pouvons leur proposer un concours différent. »</p>
<p><strong>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa20/800-heivanperez2_0.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic128]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/128__320x240_800-heivanperez2_0.jpg" alt="800-heivanperez2_0.jpg" title="800-heivanperez2_0.jpg" />
</a>
Et ces nouvelles catégories, les voici :</strong></p>
<p><strong>Catégorie Heiva</strong><br />
Seuls peuvent concourir dans cette catégorie les groupes n&#8217;ayant jamais reçu un premier prix en danse ainsi que les groupes récemment créés. Aucun thème artistique n&#8217;est imposé : libre aux groupes de puiser leur inspiration dans l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> du Pays (nom de lieu, origine d&#8217;un nom, d&#8217;une commune, d&#8217;une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/legende/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec légende">légende</a>, d&#8217;un état d&#8217;âme&#8230;).<br />
<strong>Catégorie Heiva Nui</strong><br />
Les groupes de danse qui concourent dans cette catégorie sont les groupes élites : ils regroupent les formations qui ont été primées au Heiva au moins une fois, et ce, depuis le Heiva i <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> 1986 et sous la même entité. La réalisation du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/spectacle/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec spectacle">spectacle</a> est également entièrement libre.</p>
<p><strong><br />
Des nouveautés aussi du côté du chant</strong><br />
Le concours de chant s&#8217;appellera désormais le « Heiva Tumu Nui » : tumu signifiant le tronc et nui, grand. L&#8217;établissement a souhaité proposer cette appellation afin de renforcer la définition du chant qui est, par essence, l&#8217;âme même de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> ; son tronc, en quelque sorte.</p>
<p>Photos : @Nicoals Perez</p>
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		<title>Taaroa et la naissance du premier homme &#8211; ‘Apu</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 00:19:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comédie musicale de Coco Hotahota. textes d&#8217;Henri Hiro, traduction de John Mairai.
A l&#8217;instar du précédent Hiro&#8217;a, le texte présenté ici est issu de « Taaroa », une comédie musicale écrite par Henri Hiro en avril 1984 et mise en scène par Coco Hotahota. Propriété de l&#8217;OTAC (Office Territorial d&#8217;Action Culturelle), « Taaroa » est traduit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comédie musicale de Coco Hotahota. textes d&#8217;Henri Hiro, traduction de John Mairai.</strong></p>
<p>A l&#8217;instar du précédent Hiro&#8217;a, le texte présenté ici est issu de « Taaroa », une comédie musicale écrite par Henri Hiro en avril 1984 et mise en scène par Coco Hotahota. Propriété de l&#8217;OTAC (Office Territorial d&#8217;Action Culturelle), « Taaroa » est traduit du tahitien par John Mairai et s&#8217;inspire d&#8217;un passage de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> aux temps anciens de Teuira Henry.</p>
<p>Ce second extrait, intitulé ‘Apu, évoque les multiples formes à travers lesquelles le dieu Taaroa se manifeste à l&#8217;Homme. La plus belle de ces manifestations n&#8217;est autre que la nature qui nous entoure, notre pays&#8230; un merveilleux présent que le Ciel a accordé aux Polynésiens !</p>
<p><strong>‘Apu</strong></p>
<p>Ua ‘apu mano tini, tini rau e,<br />
O te rahu a Taaroa ra e.<br />
Ua täravarava tärava e,<br />
Te ‘apu tinitini a Taaroa.<br />
Hi&#8217;o a&#8217;e ta&#8217;u mata iti nei e,<br />
Ua api au rahi i te hana mo&#8217;a ra.<br />
Färiuriu a&#8217;e ta&#8217;u i aro e,<br />
Popo&#8217;ihia mai ta&#8217;u mata iti nei,<br />
I te iho tuputupu a Taaroa.<br />
Titau mai e, tütonu mai e,<br />
Tütonu mai na ra pa&#8217;i e,<br />
No tö aroha nei ho&#8217;i e,<br />
Faatara ihora ta&#8217;u vaerua<br />
I tera mana hope a Taaroa.<br />
Tärava iho nei ta&#8217;u tino e,<br />
Hipahipa manu i te rahu<br />
‘Una&#8217;una a Taaroa.<br />
Täheiheihia ta&#8217;u mana&#8217;o iti,<br />
I te hei hei-fara o te here e,<br />
E aha atu na ra o te ta&#8217;o e,<br />
Ua rorotahi ta&#8217;u manava iti<br />
I te mëhara rahi o ta&#8217;u tino<br />
Ua riroriro roa i te rahu a Taaroa.<br />
Ei ti&#8217;a'au, ei poiherehere,<br />
E ei aupuru i te tumu nui o ta&#8217;u âi&#8217;a.</p>
<p><strong>« L&#8217;enveloppe »</strong></p>
<p>Innombrables sont les formes de Taaroa.<br />
Se croisant et s&#8217;entrecroisant<br />
Innombrables sont les enveloppes de Taaroa.<br />
Mon regard de mortel contemple avec ravissement<br />
La divine présence en toute chose.<br />
Lorsque je me retourne<br />
Mes yeux sont envahis de la présence de Taaroa.<br />
Il est là, s&#8217;exhortant à contempler.<br />
Contemple dont ô mortel !<br />
Je vis ainsi l&#8217;infini de son amour<br />
Et mon âme se troubla.<br />
Je me prosternai léger comme l&#8217;oiseau<br />
Devant la glorieuse <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> de Taaroa,<br />
Et mon esprit fut saisi d&#8217;un amour infini.<br />
Ô création, que fait-il ajouter ?<br />
Tout est fait.<br />
Ô conscience ! Ô mémoire !<br />
Rappelez-moi toujours que je suis le serviteur<br />
Aimant, protecteur de l&#8217;essence de mon pays.</p>
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		<item>
		<title>Brigitte Ottavy,   Acrylique et peinture vitrail</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 00:06:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Brigitte est arrivée en Polynésie française à la fin des années 1980. Juriste de profession, elle se passionne pour la peinture et réalise ainsi de magnifiques œuvres abstraites. Son coup de pinceau unique en son genre, procure à ses toiles une atmosphère zen et chaleureuse tout en prônant le mélange des matières et des couleurs. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/127__320x240_affiche-brigitte-ottavy.jpg" alt="affiche-brigitte-ottavy.jpg" title="affiche-brigitte-ottavy.jpg" />
</a>
Brigitte est arrivée en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française à la fin des années 1980. Juriste de profession, elle se passionne pour la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/peinture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec peinture">peinture</a> et réalise ainsi de magnifiques œuvres abstraites. Son coup de pinceau unique en son genre, procure à ses toiles une atmosphère zen et chaleureuse tout en prônant le mélange des matières et des couleurs. Du reste, on se rappelle encore de sa dernière <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> en 2003 qui avait connu un franc succès&#8230;</p>
<p>En usant de diverses méthodes dans ses créations, elle traite d&#8217;harmonie et d&#8217;unité au travers des symboles que sont le rond, les pictogrammes, les frises, ainsi que le papillon qui représente la transformation, voire l&#8217;évolution.</p>
<p>Le monde artistique étant un monde de couleurs, de formes, de matières et de bien d&#8217;autres merveilles, venez mettre vos sens à l&#8217;épreuve et laissez-vous emporter dans cet univers à la fois mystique et rempli de sérénité que vous propose l&#8217;exposition de Brigitte Ottavy !</p>
<p>Vernissage : mardi 21 avril 2009 à partir de 18h<br />
Exposition : mardi 21 au vendredi 24 avril 2009 &#8211; 9h à 17h<br />
samedi 25 avril &#8211; 9h à12h<br />
Contacts :    Brigitte Ottavy : 79 34 14 / <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tftn/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tftn">TFTN</a> : 544 546</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/04/brigitte-ottavy-acrylique-et-peinture-vitrail/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Upa Nui 4° édition, Ou comment valoriser la création artistique des jeunes</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/03/upa-nui/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 02:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Marie Kops, Chef de projet Upa Nui et chargée de mission pour l&#8217;Union Polynésienne pour la Jeunesse
Sortir des sentiers battus et proposer des créations originales en impliquant les jeunes, c&#8217;est la mission que s&#8217;est fixé Upa Nui. Ce concours d&#8217;orchestres et de danses mis en place en 2002 va une nouvelle fois revisiter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Marie Kops, Chef de projet Upa Nui et chargée de mission pour l&#8217;Union Polynésienne pour la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/jeunesse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec jeunesse">Jeunesse</a></em></p>
<p>Sortir des sentiers battus et proposer des créations originales en impliquant les jeunes, c&#8217;est la mission que s&#8217;est fixé Upa Nui. Ce <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> d&#8217;orchestres et de danses mis en place en 2002 va une nouvelle fois revisiter des thèmes de prévention via le regard averti et souvent plein d&#8217;humour de jeunes de 12 à 25 ans. Tout au long du mois de mars, vous pourrez suivre les finales par secteur, jusqu&#8217;à la grande finale prévue le 03 avril place To&#8217;ata !</p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic53]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/53__320x240_800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" alt="800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" title="800dossier-dansetrad2upa-nui-2006-12-09.jpg" />
</a>
Organisé par l&#8217;Union Polynésienne pour la Jeunesse (UPJ) en collaboration avec la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> &#8211; qui apporte une aide logistique, morale et communicationnelle &#8211; et avec le soutien du Ministère de la Jeunesse et de l&#8217;EPAP*, ce concours a pour but de mettre à l&#8217;honneur le dynamisme et les qualités artistiques de la jeunesse polynésienne.<br />
Valoriser la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> artistique</p>
<p>Créé en 2002 suite à une étude menée par le Service de la Jeunesse qui révélait que la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> et la musique arrivaient en 2° et 3° positions dans les activités préférées des jeunes (le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sport/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sport">sport</a> étant en tête de liste), le concours Upa Nui propose aux jeunes des scènes qui leur ressemblent. L&#8217;essence du projet est de pouvoir leur offrir les moyens de s&#8217;exprimer aux travers des danses et des musiques qu&#8217;ils aiment. Le concours prend en compte l&#8217;évolution de notre société qui mêle modernisme et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a> en ouvrant la porte aux nouvelles danses. Comme l&#8217;explique Marie Kops, chargée de projet pour Upa Nui et chargée de mission auprès de l&#8217;UPJ, « le but est surtout de favoriser l&#8217;expression artistique, d&#8217;inciter à la réinsertion par sa pratique et de valoriser les jeunes. C&#8217;est un bon moyen aussi d&#8217;occuper les jeunes, pendant une période donnée. L&#8217;idée c&#8217;est de leur fixer un objectif et de les accompagner dans leur démarche artistique ‘&#8217;votre but c&#8217;est de décrocher votre place en finale. À vous maintenant de créer autour d&#8217;un thème de prévention auquel vous êtes sensibles&nbsp;&raquo;. De là ils se réunissent, travaillent, et créent ensemble ».</p>
<p><strong>Une manière ludique de faire passer des messages</strong></p>
<p>Les deux thèmes de prévention choisis cette année sont l&#8217;alcool et la sexualité. C&#8217;est le Conseil des Jeunes de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française, émanation de l&#8217;UPJ, qui s&#8217;associe à l&#8217;événement et travaille à la sélection de ces thèmes. À chaque édition ils sont différents, le but étant de pouvoir sensibiliser et conscientiser les jeunes sur un maximum de sujets, qui sont pour beaucoup des fléaux sociaux. L&#8217;alcool fait des ravages, particulièrement chez les jeunes, et beaucoup d&#8217;entre eux ne sont pas conscients des risques encourus par une sexualité irresponsable. « Le principe du concours, poursuit Marie Kops, c&#8217;est de faire passer des messages de prévention au travers d&#8217;activités que les jeunes aiment bien et surtout de les inciter à composer autour de ces thèmes. Il y a deux thèmes principaux, mais libre à eux ensuite de choisir un autre sujet de prévention pour créer. On a vu des danses très créatives sur l&#8217;Ice, le paka, et même la violence, le tri sélectif, l&#8217;environnement et beaucoup de compositions musicales aussi ».</p>
<p>
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Plus qu&#8217;un concours, Upa Nui se positionne comme un medium pour sensibiliser les jeunes et les responsabiliser face aux nombreux problèmes dont ils sont la première cible. Pour compléter cette volonté, des actions de prévention de terrain sont mises en place à l&#8217;occasion des interventions dans les îles et les différents districts lors des soirées de sélections : sketches, chansons, mini clip réalisés par le CJP*, stands&#8230; Des cartes à pub sur les thèmes sélectionnés sont aussi distribuées (cf. ci-contre). L&#8217;UPJ a également établi un partenariat avec les associations Agir Contre le Sida (qui fournit gratuitement des préservatifs) et Défi pour la Terre. Un livret de sensibilisation pour les jeunes participants portant sur les modalités du concours mais aussi et surtout sur les méfaits des drogues et de l&#8217;alcool a par ailleurs été édité. Pour valider leur inscription, les participants doivent signer un contrat moral, par lequel ils s&#8217;engagent à ne consommer ni drogue ni alcool pendant la durée du concours. Enfin, l&#8217;UPJ a lancé cette année un concours de rédaction de textes de chansons sur le thème de la prévention. Le texte qui remportera la victoire sera interprété par les parrains de Upa Nui (des jeunes, au statut de leader d&#8217;opinion auprès de la jeunesse) pour l&#8217;enregistrement du single « Be Wise !! », contre la toxicomanie et l&#8217;abus d&#8217;alcool.</p>
<p><strong>Une mobilisation sur l&#8217;ensemble des archipels</strong></p>
<p>Qui peut le plus, peut le moins, et comme le concours s&#8217;adresse à tous les jeunes de Polynésie, sans restriction, quatre archipels sur cinq y participent : <a href="http://www.hiroa.pf/tag/australes/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Australes">Australes</a>, Marquises, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a>, Îles de la Société. Si ce concours passionne, c&#8217;est avant tout parce qu&#8217;il est ambitieux et abolit même les distances pour l&#8217;occasion. Au travers d&#8217;antennes implantées localement, ce sont une trentaine de personnes qui se chargent du choix des groupes pour les présélections. « Sans tous ces référents, ces cadres associatifs qui sont dans les îles, confie Marie Kops, on ne pourrait pas réussir à tout organiser de bout en bout. On a une équipe sur Papeete qui s&#8217;occupe de pas mal de secteurs et qui se déplace dans les îles à l&#8217;issue des sélectives, mais chaque relais effectue un travail énorme en amont de notre venue. Car il ne s&#8217;agit pas seulement d&#8217;un casting : avant ça il faut motiver les jeunes, les accompagner, les encadrer et rester derrière eux pour les guider jusqu&#8217;à la sélection. Upa Nui, c&#8217;est un énorme travail d&#8217;équipe ».</p>
<p>Les candidats des îles sont entièrement pris en charge par l&#8217;organisation : le transport et l&#8217;hébergement pour participer à la finale par secteur dans un premier temps, et à la grande finale du mois d&#8217;avril ensuite, pour les quatre groupes sélectionnés par secteur. Les orchestres sont composés de 3 à 6 musiciens (aussi bien en musique kaina, traditionnelle que moderne), les groupes de danse moderne, hip hop et traditionnelle, de 4 à 6 danseurs. Près de 30 sélections ont rayonné sur les communes et les îles entre novembre dernier et le 7 février, avant que les jeunes retenus ne participent à leurs finales par secteur, organisées jusqu&#8217;au 28 mars. Au total, tous groupes confondus, ce sont environ mille participants qui se sont présentés pour cette quatrième édition. Le but étant qu&#8217;il y ait un maximum de jeunes qui montent sur scène. C&#8217;est une des raisons pour lesquelles Upa Nui ne se déroule que tous les deux ans : l&#8217;événement étant à cheval sur une année scolaire et compte tenu de l&#8217;organisation titanesque qu&#8217;il nécessite, il faut un certain temps pour le préparer.</p>
<p>Upa Nui, vous l&#8217;aurez compris, c&#8217;est une expérience enrichissante, tant pour les artistes que pour les organisateurs et les associations, qui a des objectifs qui dépassent largement le cadre culturel et festif. Il s&#8217;agit d&#8217;amener les jeunes à être acteur de la société à travers la culture et l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a>. L&#8217;essence même du projet est de pouvoir leur donner confiance, leur montrer qu&#8217;ils valent la scène de To&#8217;ata. « C&#8217;est aussi ce que l&#8217;on essaie de faire quand on va un peu partout dans les îles suivre le déroulement de l&#8217;opération, explique Marie Kops : monter des scènes et valoriser les jeunes ». Le but est de pouvoir les inciter à voir plus loin et à s&#8217;investir davantage dans de futures actions, aussi diverses qu&#8217;elles puissent être.<br />

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</a>
 <strong>L&#8217;organisation Upa Nui</strong></p>
<p><strong>La carte géographique de Upa Nui se divise en 7 secteurs :</strong><br />
- Les Australes<br />
- <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> Nui<br />
- Les Marquises<br />
- Teva I Uta/Côte Ouest<br />
- Hitiaa O Te Ra/Côte Est<br />
- Raromatai/îles sous le vent<br />
- Tuamotu</p>
<p><strong>Les îles participant à ce concours sont :</strong><br />
Takaroa, Takapoto, Hao, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/huahine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec huahine">Huahine</a>, Tahaa, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/bora-bora/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec bora bora">Bora bora</a>, Fakarava, Rangiroa, Maupiti, Moorea, Raivavae, Tubuai, Rurutu, Nuku Hiva, Ua Pou et Tahiti et ses communes.</p>
<p><strong>Le concours se déroule en 3 étapes:</strong><br />
* Plus d&#8217;une vingtaine de sélectives sont organisées sur de multiples îles et communes sur l&#8217;ensemble des cinq archipels, de septembre  à janvier<br />
* Sept finales (une par secteur géographique) sont organisées avec les candidats issus des sélectives de février à mars<br />
* Le vendredi 3 avril 2009, les 28 groupes sortant des finales par secteur accèderont à la grande finale place To&#8217;ata, qui sera retransmise en direct sur RFO télévision et radio. Environ 170 jeunes monteront sur scène à cette occasion.</p>
<p><strong><br />
Les gagnants Upa Nui</strong><br />
Le concours est exclusivement réservé aux amateurs. Il y aura un vainqueur par catégorie : un orchestre, un groupe de danse moderne, un groupe de danse traditionnelle, un groupe de danse hip hop. Chaque gagnant recevra un chèque de 180 000 Fcfp. En plus, dans la catégorie orchestre, le groupe vainqueur se verra offrir l&#8217;enregistrement et la production d&#8217;un single. Dans la catégorie danse, l&#8217;ensemble des lauréats, tous styles confondus, participeront au tournage d&#8217;un clip les rassemblant autour d&#8217;une même chorégraphie. Le clip sera diffusé sur RFO et dans les cinémas.</p>
<p><strong>Les partenaires de Upa Nui</strong><br />
L&#8217;Etablissement Public Administratif pour la Prévention (EPAP)<br />
Te Fare Tauhiti nui &#8211; Maison de la Culture<br />
RFO Polynésie<br />
Le Conseil des Jeunes de  Polynésie française<br />
Le Ministère de l&#8217;éducation<br />
Le Ministère de la Jeunesse et des Sports<br />
La Dépêche de Tahiti<br />
Pacific Films<br />
L&#8217;Eau Royale<br />
NRJ</p>
<p><strong>L&#8217;union Polynésienne pour la Jeunesse</strong><br />
Elle voit le jour le 27 juin 1977 sous le nom de Comité Territorial pour la Jeunesse (CTJ) avec pour fonction première d&#8217;être le médiateur principal et l&#8217;interlocuteur privilégié entre les pouvoirs publics et les associations. Le 24 avril 2003, le CTJ devient Te Tama Ti&#8217;a Hou &#8211; Union Polynésienne pour la Jeunesse (UPJ). 15 membres composent son Conseil d&#8217;Administration et élisent 6 personnes au bureau exécutif. L&#8217;UPJ compte aujourd&#8217;hui plus de 84 associations, représentant plus de 25 000 jeunes. Établissement semi-publique, elle fonctionne sur des fonds du Pays.<br />
La principale mission de l&#8217;UPJ est d&#8217;aider ses associations membres en leur apportant soutien et conseils tant dans leur mode de gestion, que dans le montage de projets, la création de formations spécifiques à leurs besoins, ou encore la communication. Elle leur fournit l&#8217;aide leur permettant de garantir et pérenniser les actions en faveur des jeunes de Polynésie française. L&#8217;objectif de l&#8217;UPJ est de trouver des solutions concrètes aux problèmes rencontrés par les associations de jeunesse. De la lutte contre l&#8217;échec scolaire et l&#8217;illettrisme, à la sécurité sanitaire des aliments, ou encore la lutte contre l&#8217;obésité, de nombreuses propositions ont déjà été développées. Les dirigeants associatifs sont des hommes et des femmes de terrain, une proximité qui leur permet d&#8217;être force de proposition pour développer des actions en faveur de la jeunesse et faire évoluer l&#8217;éducation populaire. Les plus importantes associations de Polynésie sont membres de l&#8217;UPJ, ce qui confère à la fédération une crédibilité non négligeable face aux pouvoirs publics et lui permet de  participer à l&#8217;élaboration de la politique de la jeunesse du pays.<br />
Le concours Upa Nui n&#8217;est qu&#8217;un volet des actions de l&#8217;association pour favoriser l&#8217;expression libre des jeunes. Beaucoup d&#8217;autres opérations sont menées en ce sens.<br />
Contacts :<br />
15 avenue Bruat &#8211; 1er étage  BP 3474 &#8211; 98713 Papeete<br />
Tél. : 50.82.20 &#8211; fax : 42.06.94<br />
E-mail : upj@mail.pf</p>
<p>http://www.upj.pf</p>
<p>Marie Kops, chargée de mission : 76.74.62 / marie.kops@mail.pf<br />
Lin-C, chargé de l&#8217;organisation : 50.82.20</p>
<p><strong>Les soirées du mois de mars</strong><br />
- Vendredi 13 mars à Vairao : finale du secteur Côte Ouest Tahiti<br />
- Samedi 21 mars à Mahina : finale du secteur Côte Est Tahiti<br />
- Vendredi 27 mars à Papeete : finale du secteur Tahiti Nui<br />
- Samedi 28 mars à Papeete : finale du secteur Tuamotu<br />
La grande finale aura lieu vendredi 3 avril, Place To&#8217;ata et sera retransmise en direct sur RFO TV.</p>
<p>* EPAP = Etablissement Public Administratif pour la Prévention<br />
* CJP = Conseil des Jeunes de  Polynésie française</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/03/upa-nui/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		<title>Le Unu, en connexion avec les cieux</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Feb 2009 05:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les unu sont les grandes effigies polynésiennes en bois ornées de motifs géométriques, de figures animales ou anthropomorphiques, que l&#8217;on trouvait autour des lieux sacrés (tapu) et des marae. Ils étaient rangés durant la période de disette (matari&#8217;i-i-raro) pour être dressés sur les marae quelques semaines avant le retour de l&#8217;abondance (matari&#8217;i-i-ni&#8217;a), afin d&#8217;établir le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/36__320x240_800img_5847.jpg" alt="800img_5847.jpg" title="800img_5847.jpg" />
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Les unu sont les grandes effigies polynésiennes en bois ornées de motifs géométriques, de figures animales ou anthropomorphiques, que l&#8217;on trouvait autour des lieux sacrés (tapu) et des <a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a>. Ils étaient rangés durant la période de disette (matari&#8217;i-i-raro) pour être dressés sur les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/marae/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec marae">marae</a> quelques semaines avant le retour de l&#8217;abondance (matari&#8217;i-i-ni&#8217;a), afin d&#8217;établir le contact avec les dieux qui allaient favoriser les récoltes. Hauts de plusieurs mètres, larges et très peu épais, les unu étaient peints en rouge. Deux élèves du Centre des Métiers d&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> ont revisité leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>.</strong></p>
<p>Tout le monde s&#8217;accorde à dire que les unu n&#8217;étaient pas simplement décoratifs. Ils étaient situés sur les marae, lieux de culte où se déroulaient des cérémonies religieuses, édifices dédiés aux atua ou dieux polynésiens. N&#8217;ayant aucune certitude quant à la signification précise de ces sculptures, chaque archipel de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française avance des interprétations différentes. Chacun y va de son hypothèse et peut donc choisir d&#8217;y voir ce qu&#8217;il souhaite.</p>
<p>Le marae assurait la communication entre le monde des hommes et celui des dieux. Les unu pourraient donc être un instrument supplémentaire à cette mise en relation. C&#8217;est en tout cas ce qu&#8217;évoque leur forme pointée vers le ciel. Les unu ainsi dirigés pouvaient servir à la convocation des dieux qui apportaient force, mana aux hommes, pour assurer santé, équilibre et fertilité.</p>
<p>Raitia, élève au Centre des Métiers d&#8217;Art, a effectué des recherches &#8211; comme il est d&#8217;usage de le faire dans l&#8217;établissement &#8211; avant de créer ses unu. « On n&#8217;a pas découvert grand chose sur les unu car il n&#8217;y a pas beaucoup de témoignages écrits sur les objets sacrés des marae. On n&#8217;a que les informations que les Européens ont pu recueillir. Dans les îles de la Société par exemple, les marae étaient dans certains cas synonymes de sacrifices humains. Les unu devaient probablement être associés à ces événements.</p>
<p>
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Une autre interprétation européenne désigne le unu comme un perchoir aux oiseaux. On pense que les prêtres amenaient avec eux un oiseau quand ils venaient en mission dans les îles. À leur retour, ils le lâchaient et l&#8217;oiseau revenait alors se poser sur l&#8217;île, sur le unu qui lui était dédié. C&#8217;était un signe pour la population que le prêtre était rentré et qu&#8217;il était temps de commencer à préparer une cérémonie.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;autres interprétations ont été évoquées. Nous nous sommes donc autorisé une grande liberté de création. On a pu s&#8217;inspirer directement de unu encore en place sur des marae et de là, on a créé des unu actuels, que l&#8217;on a modernisés. C&#8217;est un exercice supplémentaire pour appréhender différentes formes et d&#8217;autres manières de sculpter ».</p>
<p><strong>Il existe différentes formes de unu.</strong></p>
<p>Droits ou tordus, ils sont fabriqués en fonction du culte de chaque île. Les unu des îles du vent sont droits, ceux des îles sous le vent peuvent être tordus.</p>
<p>Certains ont des silhouettes humaines ; sur d&#8217;autres sont gravés des taura, animaux protecteurs attribués à la famille par les ancêtres, qui permettaient de se protéger de tout ce qui venait du monde invisible, de l&#8217;ombre et de faire le lien avec le monde visible. Les unu symbolisaient, pour beaucoup, les familles affiliées au marae.</p>
<p>Leur forme pointue peut être expliquée par le fait qu&#8217;ils servaient de perchoir aux oiseaux des chefs. Elle peut aussi être la représentation symbolique d&#8217;un capteur d&#8217;énergie, comme le sont les yeux des moai.</p>
<p><strong>Art In le Méridien</strong></p>
<p>Le Centre des Métiers d&#8217;Art a été invité à participer à la première édition de « Art In le Méridien », en décembre dernier. Ce sont les unu de Raitia et Raimana qui ont été choisis pour être exposés à cette occasion. Il s&#8217;agissait d&#8217;une journée autour du thème de l&#8217;installation, au sein des jardins de l&#8217;hôtel. Les oeuvres ont été mises en scène et illuminées durant la soirée.</p>
<p>Viri Taimana souhaiterait pousser l&#8217;expérience plus loin et faire fabriquer à ses élèves une trentaine de unu qu&#8217;il disposerait dans l&#8217;enceinte du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">CMA</a> à l&#8217;occasion des 30 ans de l&#8217;institution, en février 2010. Il les imagine très colorés et d&#8217;environ 6 mètres de haut.</p>

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	<img class="ngg-singlepic" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/39_web20_320x240_800unumeridien.jpg" alt="800unumeridien.jpg" title="800unumeridien.jpg" />
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		<title>Les dieux mangaréviens en transit à Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 20:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.
Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/expo-mangareva/couvcataloguemangareva.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic31]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/31__320x240_couvcataloguemangareva.jpg" alt="couvcataloguemangareva.jpg" title="couvcataloguemangareva.jpg" />
</a>
Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles.</em></p>
<p>Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> « Mangareva, Panthéon de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> ». Jusqu’au 10 mai 2009, le public peut venir y découvrir d’exceptionnelles oeuvres polynésiennes, jusqu’alors dispersées dans différentes institutions internationales et pour certaines inconnues du grand public. En juin, c’est ici à Tahiti, au Musée de Tahiti et des Îles, que l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> ouvrira ses portes.</p>
<p>En septembre 2000, le Musée Henri-Martin de Cahors a retrouvé une statuette d’une divinité mangarévienne dans les réserves de ses locaux, un ancien presbytère. C’est celle du Dieu Rongo, dédiée au pourvoi des récoltes. Cette statuette en bois, rapportée de Polynésie par un explorateur lotois, autour de 1812, est l&#8217;une des rares représentations de cette divinité à subsister de par le monde. Elle reposait là, depuis au moins 150 ans, sous une fausse identité. Jusqu’ici on connaissait l’existence de cinq exemplaires de ce dieu (dont on ne sait s’ils sont différentes représentations d’un même dieu ou différents dieux), détenus par cinq musées : le British Museum de Londres, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Pontificio Museo Missionario-Ethnologico de Rome, le Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle et le Musée des Pères du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sacre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sacré">Sacré</a>-cœur de Braine-le-Comte, dont le Rongo est aujourd’hui conservé à Rome. Désormais le Musée de Cahors appartient au cercle privilégié de ceux qui détiennent un objet primordial du panthéon mangarévien. C’est ce qui a donné l’idée à Laurent Guillaut, Conservateur en chef du Musée, de faire connaître cette statuette autour d’une exposition consacrée à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et à l’histoire des îles Gambier. De là, le projet a fait son chemin et le Musée de Tahiti et des Îles, après avoir rencontré Laurent Guillaut venu en mission en Polynésie française en septembre 2005, s’est proposé d’organiser une exposition qui réunirait l’ensemble des oeuvres connues à ce jour, relatives au domaine du sacré et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/rituel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec rituel">rituel</a> des Gambier, conservées dans des institutions religieuses et muséales. Autant de figures de divinités et d’objets rituels méconnus, voire inconnus du grand public et même des Polynésiens.</p>
<p><strong>Une convention d’amitié</strong></p>
<p>C’est grâce au Musée du quai Branly que l’exposition a pu se réaliser. Stéphane Martin, Président de l’institution prestigieuse qui a ouvert ses portes en juin 2006 au pied de la tour Eiffel, a répondu positivement à la proposition de Jean-Marc Pambrun de reprendre le projet pour le porter à l’international. Dans le cadre d’une convention de collaboration muséographique et culturelle qui régit les rapports des deux musées depuis 2005, les demandes de prêt de ces œuvres rarissimes ont été faites conjointement par les deux établissements et le Musée du quai Branly a apporté son expertise pour mener à bien cette idée. Il s’est chargé de convaincre les grands musées de confier leurs œuvres, de coordonner les demandes de prêts et de donner à « Mangareva » le rayonnement que méritait le projet. L’exposition s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Musée du quai Branly de faire connaître et de promouvoir les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/oceanie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec océanie">Océanie</a> et des Amériques, qui constitue le cœur de sa mission. Du côté du Musée de Tahiti et des Îles, c’est l’occasion de pouvoir présenter à Paris une exposition itinérante à grand retentissement. Ce projet constitue par ailleurs une première mondiale car jamais aucune exposition ne s’est tenue sur cette île, ni sur l’archipel dont elle fait partie. Pour Jean-Marc Pambrun, elle a un double intérêt : d’abord, faire connaître ; ensuite, rendre hommage : « L’exposition a pour objectif de permettre aux habitants de Mangareva de retrouver leurs dieux originels dont ils se séparèrent dès le début du XIX° siècle, plus précisément au moment de la conversion foudroyante de l’île, opérée par les pères Honoré Laval et François Carret dès 1834 ».</p>
<p><strong>Lever le voile du silence</strong></p>
<p>« Organiser le retour de ces divinités c’est un peu rendre justice à l’archipel des Gambier en permettant aux statues de venir se ressourcer et aux populations polynésiennes de les voir, explique Jean-Marc Pambrun. C’est bien que les objets que l’on pense encore investis d’un certain mana puissent retrouver leur terre d’origine, leur terre ancestrale. Ça peut aussi permettre, en sens inverse, un ressourcement de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> pour beaucoup d’artistes polynésiens et une redynamisation, une réappropriation de notre culture par les populations en place. C’est une exposition qui laissera des traces dans la réflexion, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>, l’action culturelle, c’est évident. Quand l’exposition commencera ici, à Tahiti, on aimerait faire un état de la situation culturelle, sociale et économique de Mangareva aujourd’hui, poursuit-il. L’archipel des Gambier n’ayant jamais fait l’objet d’une exposition, nous voulons essayer d’en parler de manière à permettre à sa population d’avoir un rayonnement plus important pour développer un certain nombre d’activités. Resté sous le manteau du silence depuis de nombreuses années pour différentes raisons (notamment l’évangélisation qu’il a été pendant longtemps difficile d’évoquer, et plus récemment les essais nucléaires), nous aimerions que cette exposition puisse éclairer des pans de l’histoire d’un peuple trop longtemps maintenu dans l’ombre. Il a toujours été difficile de parler de ce qui s’est passé sans porter préjudice à la population ou polémiquer autour de l’attitude des pouvoirs en place en France et en Polynésie. Cette exposition exceptionnelle sera dédiée au peuple des Gambier ».</p>
<p><strong>Une histoire, un contexte </strong></p>
<p><em>Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles, revient sur le contexte de départ des œuvres de Mangareva</em></p>
<p>En 1825, le capitaine F. W. Beechey et son équipage sont les premiers Européens à fouler le sol de Mangareva. Presque dix ans plus tard, les missionnaires arrivent. Le père Honoré Laval est sans aucun doute celui qui aura le plus marqué l’archipel des Gambier. Il débarque sur l’île de Akamaru le 7 août 1834. En l’espace de moins de deux ans, il parvient, avec d’autres missionnaires, à évangéliser les Mangaréviens après avoir éradiqué une culture millénaire. Prêtres bâtisseurs, prêtres civilisateurs, prêtres salvateurs, Laval et les siens mirent en place – avec la collaboration des chefs mangaréviens – un système dans lequel le domaine du social et du religieux ne faisaient qu’un. En cela, ils ne rompirent pas avec le système traditionnel polynésien.</p>
<p>Laval, à l’instar des autres missionnaires dans le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> (Tahiti, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/raiatea/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec raiatea">Raiatea</a>, Rarotonga, Fidji…), instaura un code de lois qui jetait les bases d’un gouvernement théocratique, c’est-à-dire un système despotique. Il faut admettre que leur œuvre civilisatrice, aussi critiquable soit elle, a contribué à sauvegarder les Mangaréviens des maux apportés par l’Occident (épidémies, débauches, armes à feux, alcool…) et que très probablement, sans la présence des missionnaires, le peuple mangarévien aurait disparu.<br />
Les statues rassemblées pour cette exposition sont les seules à avoir échappé aux bûchers aux « idoles » organisés à partir de 1834-1835 par les missionnaires. Ce sont les pères de l’ordre de Picpus eux-mêmes qui les ont épargnées de la frénétique destruction qu’ils avaient pourtant commanditée.</p>
<p>Voulant témoigner de la réussite de l’évangélisation, ils ont expédié à l’attention du roi des Français et du Pape une malle accompagnée d’une liste précise rédigée par le Père Caret, contenant un ensemble de statues des divinités les plus importantes, telles que Tu, Rongo, Rao… Quelques années plus tard, d’autres statues conservées par les derniers adeptes du « paganisme » seront remises à des navigateurs et étrangers de passage, notamment un certain « Capitaine Henri », le consul des Etats-Unis A. de Moerenhout et le commandant Dumont D’Urville. Ce dernier ramena deux statues dont l’une est aujourd’hui au Musée de la Rochelle. À la fin du XIXe siècle, deux grandes statues composées de bras dressés vers le ciel ont été collectées par un docteur français et une mission russe. L’ensemble de ces statues est aujourd’hui conservé dans des institutions religieuses et muséales.<br />
<strong>Les objets phares de l’exposition</strong><br />
Au milieu de différents objets religieux et rituels associés, ce sont douze œuvres  qui constitueront les pièces maîtresses de cette exposition.</p>
<ul>
<li> 1 Rao et 1 patoko (support à offrandes) du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 1 Tu et 1 Rongo du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
<li> 1 Rongo du British Museum de Londres (présenté uniquement à Paris)</li>
<li> 1 Rongo du Muséum d’Histoire Naturelle de La Rochelle</li>
<li> 1 Rongo du Metropolitan Museum of Art de New York</li>
<li> 1 Rongo du Musée Henri-Martin de Cahors</li>
<li> 1 figure de divinité de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Rome</li>
<li> 1 tambour du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 2 figures eketea (qui seraient des représentations d’un autre dieu appelé Tupo) de la Congrégation des Sacrés Cœurs et du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
</ul>
<p><strong>Une exposition itinérante</strong></p>
<p>L’exposition se tiendra d’abord au Musée du quai Branly, du 3 février au 10 mai 2009, puis au Musée de Tahiti et des Iles, du 24 juin au 24 septembre 2009. Une partie de cette exposition sera présentée enfin au Musée Henri-Martin de Cahors au plus tard au cours du printemps 2010.<br />
Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr<br />
Musée de Tahiti et des Îles : 54 84 35<br />
<strong>Combien ça coûte ?</strong></p>
<p>- La demande de subvention initiale du Musée de Tahiti et des Îles au gouvernement de la Polynésie Française a été de 19 millions de francs. Ce montant couvrira notamment les frais de transport et d’assurance, mais il n’en restera qu’une infime part pour organiser l’exposition. De son côté, le Musée du quai Branly a investi environ 200 000 euros (presque 24 millions de francs) dans cette exposition (le montant lié aux frais de transport et d’assurance est de 115 000 euros TTC, soit environ 14 millions de francs).<br />
- Les frais « de clou à clou » (transport, assurance, convoyage, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec restauration">restauration</a> éventuelle des objets) ont été pris en charge à 50/50 par le Musée du quai Branly et le Musée de Tahiti et des Îles.</p>
<p><strong>À chacun son expo</strong></p>
<p>Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, le Musée du quai Branly insistera sur la dimension historique qu’évoquent ces œuvres, sur le contexte d’évangélisation de la population de l’archipel des Gambier à l’époque des missionnaires européens avec la disparition du culte ancien.</p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles souhaite, lui, aborder deux grandes périodes de l’histoire du peuple des Gambier depuis ses origines jusqu’à nos jours. Celle des temps anciens avec pour thématique l’archéologie de Mangareva et des îles Gambier, l’origine et l’histoire du peuplement, les mythes et les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/traditions/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec traditions">traditions</a> orales et l’anthropologie sociale et religieuse de la période pré-européenne ; et celle des temps nouveaux, marquée par les premiers contacts avec les Européens, l’histoire de la christianisation et ses traces matérielles, les essais nucléaires et l’économie actuelle des Gambier. Autour des pièces majeures, plusieurs panneaux illustrés d’une iconographie appropriée accompagnée de textes feront le point des connaissances relatives à l’histoire et à la culture du peuple des Gambier. Ce parcours périphérique sera aussi l’occasion de préparer un ouvrage destiné au grand public consacré à Mangareva.</p>
<p>Cahors, comme patrie du père Laval et d’un certain nombre des ecclésiastiques venus à Mangareva… Le Musée Henri-Martin se focalisera sur cet aspect de l’Histoire. Disposant de peu de moyens, le musée ne fera pas venir l’intégralité des œuvres que présenteront les musées du quai Branly et de Tahiti et des Îles.</p>
<p><em>Photos : Quai Branly, Musée Henri-Martin</em></p>
<p><em>
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</em></p>
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		<title>Professeur de peinture, il dévoile la fonction cathartique de l’art</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 16:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Charles Hyvert, artiste peintre, décorateur d’intérieur et nouvellement professeur d’histoire de l’art et de peinture au Centre des Métiers d’Art.
Il en va de la peinture comme des autres arts : ils ont tous peu ou prou, de près ou de loin, une fonction thérapeutique. Tout est question de pratique et d’implication. Jean-Charles Hyvert, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Utilisateur/Bureau/hiro%27a%2018%20f%C3%A9vrier%2009/DOCS/PHOTOS%20HIRO%27A%20PF/800/800JCELEVE.jpg" alt="" /><em>
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</a>
Rencontre avec Jean-Charles Hyvert, artiste peintre, décorateur d’intérieur et nouvellement professeur d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> et de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/peinture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec peinture">peinture</a> au Centre des Métiers d’Art.</em></p>
<p>Il en va de la peinture comme des autres arts : ils ont tous peu ou prou, de près ou de loin, une fonction thérapeutique. Tout est question de pratique et d’implication. Jean-Charles Hyvert, artiste avant tout, dispense depuis quelques mois des cours d’histoire de l’art et de peinture au Centre des Métiers d’Art. Il les veut résolument non consensuels.</p>
<p><strong>Comment se déroulent tes cours ?</strong><br />
Avant le cours de peinture, on fait toujours un cours d’histoire de l’art. J’aborde les artistes en fonction du thème que l’on va évoquer après. Je passe des diaporamas pour que ce soit visuel, sinon, ça ne parle pas. Le principe c’est d’éveiller la curiosité des élèves, de leur présenter des choses qu’ils n’ont jamais vues parce qu’ils ne sont pas forcément allés dans des musées, de leur ouvrir des portes qui vont exciter leur intérêt, leur inspiration. J’essaie de leur montrer à travers différents courants et diverses visions de peintres ce qu’a pu apporter telle ou telle technique. Ensuite, sur la base de la théorie, on passe à la pratique.</p>
<p><strong>Et en pratique, comment ça se passe ?</strong><br />
Je leur donne un sujet, en général plutôt abstrait. L’idée c’est qu’ils s’expriment avec leurs tripes, qu’ils aillent chercher ce qui est enfoui au fond d’eux. On travaille avec peu de moyens : des bouts de carton, des pots de peinture en bâtiment… Mais ça importe peu : l’essentiel n’est pas la finalité, mais le processus pour y arriver. Le but n’est justement pas de faire des chefs d’œuvre mais de faire sortir ce qu’ils ont du mal à exprimer dans leur vie quotidienne, de débloquer des sentiments, des émotions, en allant creuser au plus profond. Sur le thème de l’expressionnisme par exemple, je les ai fait travailler sur la façon d’exprimer les sentiments entre deux êtres. La peinture est un bon médium pour retranscrire des choses qui sont parfois difficiles à mettre en mots.</p>
<p><strong>Mais ce n’est pas forcément évident…</strong><br />
Non, mais je crois qu’un artiste doit être capable d’exprimer ses émotions. Le but n’est pas de faire du beau, du lisse, du consensuel, mais de faire du vrai. C’est en allant au bout de cette idée que l’on arrive à faire des œuvres qui présentent un intérêt et ils y parviennent. Il faut aller au bout des choses. La technique, ça ne suffit pas : il y a des bons techniciens qui font des peintures complètement creuses.</p>
<p><strong>Ils arrivent à te suivre ?</strong><br />
Ils ont tous un potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer. Ce cours, c’est justement leur donner la possibilité de se lâcher. C&#8217;est comme un jeu auquel ils se prêtent, malgré les difficultés, et je suis particulièrement touché par ceux que je vois &laquo;&nbsp;souffrir&nbsp;&raquo; pour arriver à faire sortir quelque chose. Cet atelier, c’est comme une thérapie qui nous libère de nos routines ; ce qu&#8217;on pourrait appeler littéralement une &laquo;&nbsp;re-<a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>&nbsp;&raquo;. C’est un peu une introspection, qu’ils apprécient dans l’ensemble, même si certains se font vraiment violence. On arrive d’ailleurs en quelques cours à voir ceux qui ont des blocages, ceux qui ont un potentiel mais qui ne le développent pas complètement… Après il faut arriver à appuyer sur le bon bouton.</p>
<p><strong>Ça n’arrive jamais qu’un élève essaie de biaiser en te faisait croire qu’il est allé au bout de lui-même alors qu’il est resté en surface ?</strong><br />
Si, mais je m’en rends compte tout de suite, parce que je suis passé par là aussi. On peut toujours donner le change. Ceux qui sont susceptibles de le faire sont d’ailleurs ceux qui ont plus de technique que les autres justement, et grâce à leur savoir-faire, ils essaient de  tricher. Mais ici, on n’est pas là pour en jeter plein la vue mais pour montrer ce qu’on a dans le ventre.</p>
<p><strong>C’est une nouvelle passion l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/enseignement/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec enseignement">enseignement</a> ?</strong><br />
À la base, je n’ai pas du tout la fibre pédagogique, mais ça se passe vraiment bien et je le fais avec beaucoup de plaisir. Je trouve ce cours très intéressant et c’est agréable car on commence à se connaître, à établir un rapport de confiance. Ça me motive beaucoup. C’est aussi enrichissant pour moi que pour eux finalement.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong>Comment devenir professeur d’art ?</strong><br />
Éduquer l’œil, la main et l’esprit, tel est le rôle de l’enseignant d’art qui doit initier les élèves à la pratique artistique, tout en développant chez eux le sens esthétique autant que la créativité. Cours d’histoire de l’art, commentaires de tableaux, travaux pratiques, exercices à thème, sont autant d’occasions d’éveiller la sensibilité et d’aiguiser le sens critique, d’apporter les outils, les techniques et les moyens de réaliser des œuvres personnelles. La majorité des professeurs d’art exercent en collège ou en lycée. Certifiés ou agrégés, ils ont été recrutés sur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> et sont fonctionnaires. Les autres – en général employés par la municipalité – interviennent dans les écoles maternelles et élémentaires, dans les écoles d’art, voire en atelier.<br />
Après le BAC &gt; De trois à quatre ans d’études pour préparer une licence en arts plastiques ou appliqués ou un master, afin de se présenter aux concours de recrutement de l’Éducation nationale (CAPES, CAPET, agrégation). De trois à cinq ans en école d’art pour préparer les DNAT, DSAA, DNSEP, des diplômes appréciés dans le privé. Enseigner dans les écoles des beaux-arts, écoles d’arts appliqués, etc. exige de l’expérience.<br />
<strong>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">CMA</a>, beaucoup plus qu’un simple centre</strong><br />
Dans l’objectif de développer au maximum la créativité des apprentis du Centre des Métiers d’Art, Viri Taimana, son directeur, planifie régulièrement de nouveaux cours. Cela permet aux élèves d’enrichir leur vision de l’art et de ne pas s’enfermer dans un rôle d’artisan qui ne ferait que copier. Avec pour ambition de faire de l’établissement, plus qu’un simple centre, une école des beaux-arts, il leur offre une vision très éclectique de l’art et de ce qu’il peut leur apporter.<br />
<strong>Infos pratiques</strong><br />
Centre des métiers d&#8217;art<br />
Accueil ouvert du lundi au vendredi de 08h à 16h<br />
Tél. : 43 70 51 / Fax : 43 03 06<br />
secretariat.cma@mail.pf</p>
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		<title>Sculpture avec Xavier Proia</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Feb 2009 16:53:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sculpteur depuis 1995, passionné par les formes et les civilisations, Xavier Proia travaille des éléments organiques en imitant les empreintes du vivant. Il s&#8217;inspire de la structure géométrique des minéraux pour se laisser aller dans un monde imaginaire purement abstrait, simplifiant l&#8217;anecdotique en ne conservant que l&#8217;essentiel.
Xavier Proia s&#8217;épanouit en transcrivant ses pensées à travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sculpteur depuis 1995, passionné par les formes et les civilisations, Xavier Proia travaille des éléments organiques en imitant les empreintes du vivant. Il s&#8217;inspire de la structure géométrique des minéraux pour se laisser aller dans un monde imaginaire purement abstrait, simplifiant l&#8217;anecdotique en ne conservant que l&#8217;essentiel.<br />
Xavier Proia s&#8217;épanouit en transcrivant ses pensées à travers la pierre, qu&#8217;il décrit comme une « matière éternelle au mélange de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> et de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> unique, symbolisant la vie en définissant les valeurs du temps ». Cet autodidacte de 32 ans travaille dans son atelier, à Moorea et expose dans plusieurs galeries de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et de ses îles.</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li>Salle Muriavai de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a></li>
<li>Du mardi 24 au vendredi 27</li>
<li>De 09h00 à 17h00.</li>
<li>Renseignements à la Maison de la Culture au 544 546 ou auprès de l&#8217;artiste au 56 30 09.</li>
</ul>
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		<title>Le Musée de Tahiti revêt son costume de scène</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 02:45:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Venez vous plonger dans l’univers fabuleux des costumes de danse traditionnelle à l’occasion de l’exposition Costumes de danse traditionnelle organisée au Musée de Tahiti et des Îles, du 3 février au 29 mars. Un événement qui répond à la demande des enseignants, des professionnels du tourisme et du public local en général de voir se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/15__320x240_ExpoDanseCostumes.jpg" alt="ExpoDanseCostumes.jpg" title="ExpoDanseCostumes.jpg" />
</a>
Venez vous plonger dans l’univers fabuleux des costumes de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> traditionnelle à l’occasion de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> Costumes de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> traditionnelle organisée au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, du 3 février au 29 mars. Un événement qui répond à la demande des enseignants, des professionnels du tourisme et du public local en général de voir se rejouer la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">Danse</a> des Costumes qui avait suscité la curiosité et l’enchantement de 11 000 visiteurs pendant 10 semaines, en 2006. Cet événement avait été l’occasion de venir contempler de près l’importante collection jusqu’alors conservée en réserve des créations de costumiers polynésiens. Depuis, la sélection des costumes exposés s’est enrichie de nouvelles pièces restaurées entre temps ou récemment entrées en inventaire. C’est encore une fois le savoir-faire ancestral des artisans allié à la créativité des chorégraphes qui, dans une débauche de matières issues du milieu naturel environnant, de couleurs et de styles, rend <a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> à l’âme polynésienne, intemporelle dans ses chants et ses danses.</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li> Au musée de Tahiti et des Îles</li>
<li> Du 3 février au 29 mars</li>
<li> Renseignements au 54 84 35</li>
</ul>
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		<title>10 Questions à Jean Kape président de l’Académie pa’umotu – Karuru Vanaga</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 22:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quel plus beau cadeau de Noël ? En décembre dernier, un arrêté du Président de la Polynésie Française officialisait la création de l&#8217;Académie pa&#8217;umotu &#8211; Karuru Vanaga. Un projet mis sur les rails en février 2000 par l&#8217;association culturelle Te Reo o te Tuamotu et son président, Jean Kape. Karuru c&#8217;est la « case », [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quel plus beau cadeau de Noël ? En décembre dernier, un arrêté du Président de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> Française officialisait la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/academie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec académie">Académie</a> pa&#8217;umotu &#8211; Karuru Vanaga. Un projet mis sur les rails en février 2000 par l&#8217;association culturelle Te Reo o te <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tuamotu/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tuamotu">Tuamotu</a> et son président, Jean Kape. Karuru c&#8217;est la « case », la « maison » ; Vanaga c&#8217;est la « connaissance », la « parole ». Sauvegarder la langue pa&#8217;umotu, la préserver et la vulgariser, voilà l&#8217;objectif de cette nouvelle institution.</p>
<p><strong>1 &#8211; Quel va être le travail de l&#8217;Académie pa&#8217;umotu?</strong><br />
Comme toutes les langues polynésiennes, le pa&#8217;umotu est en danger. Nous nous organisons pour essayer de retarder le processus de perdition. Nous devons figer la langue par écrit. Il faut pour cela la codifier. C&#8217;est quelque chose qui n&#8217;a jamais été fait jusqu&#8217;à présent. Ça fait partie du travail prioritaire de l&#8217;Académie. Il y a urgence.</p>
<p><strong>2 &#8211; Codifier la langue, concrètement, c&#8217;est écrire des règles d&#8217;orthographe, de grammaire, recenser le vocabulaire&#8230;?</strong><br />
Oui, il faut d&#8217;abord faire un dictionnaire et ensuite rédiger des manuels de grammaire qui permettront de parler la langue. Il faudra également envisager des méthodes d&#8217;apprentissage pour la rendre accessible au plus grand nombre.</p>
<p><strong>3 &#8211; Pourquoi prévoyez-vous 14 membres ?</strong><br />
Pour représenter l&#8217;ensemble de l&#8217;archipel. Nous avons sept aires linguistiques dans les Tuamotu (cf. carte ci-contre) ; sept secteurs dans lesquels on parle une langue, un dialecte spécifique. Nous avons donc envisagé deux représentants par aire afin d&#8217;être le plus exhaustif au moment du recensement des termes pour la réalisation du dictionnaire.</p>
<p><strong>4 &#8211; Vers quelles personnes vous tournez-vous prioritairement ?</strong><br />
Il faut essayer d&#8217;intégrer toute la communauté dans cette affaire. Ce n&#8217;est pas uniquement l&#8217;affaire des 14 académiciens. Ils ont pour mission de mobiliser leur communauté, leur aire linguistique. Il faut au préalable identifier des personnes référentes pour aller recueillir des connaissances et des critiques. Car tout travail doit être soumis à critiques et en matière de langue, c&#8217;est toute la population qui sanctionne : il faut s&#8217;assurer que les termes que l&#8217;on propose reçoivent l&#8217;approbation de la communauté.</p>
<p><strong>5 &#8211; Par qui les 14 membres vont-ils être désignés ?</strong><br />
Le premier travail consiste justement à former un comité de sélection pour désigner ces membres. Nous avons déjà proposé des personnalités susceptibles de faire partie de ce comité (cf. encart). Le directeur de l&#8217;Académie sera quant à lui proposé par les 14 académiciens.</p>
<p><strong>6 &#8211; Qui peut être académicien ?</strong><br />
Nous avons opté pour un principe démocratique : n&#8217;importe qui de notre communauté peut proposer sa candidature. Pour l&#8217;Académie marquisienne, chaque île s&#8217;était réunie pour proposer ses représentants. Compte tenu de la configuration de l&#8217;archipel des Tuamotu qui est très vaste et mal desservi, cela constituerait un handicap énorme si l&#8217;on suivait le même schéma. Les gens qui souhaitent faire partie de l&#8217;académie peuvent postuler en démontrant leur intérêt pour la langue pa&#8217;umotu et leur implication dans la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>.</p>
<p><strong>7 &#8211; C&#8217;est un des critères incontournables ?</strong><br />
La maîtrise de la langue et la connaissance de la culture sont indispensables sans quoi la langue risquerait de ne pas exprimer la culture et ce serait dommageable. On aimerait aussi des gens qui ont déjà montré leurs compétences dans la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/sauvegarde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sauvegarde">sauvegarde</a> et la promotion du pa&#8217;umotu, comme des enseignants par exemple. Nous avons un bon nombre de compatriotes qui sont passés par l&#8217;INALCO* et qui ont enseigné le tahitien et le pa&#8217;umotu à l&#8217;Ecole Normale et à l&#8217;université. Ce sont des personnes toutes désignées car il faut aussi maîtriser au moins le français, et au mieux l&#8217;anglais en plus car nous aurons des recherches de filiation à faire sur l&#8217;origine d&#8217;autres langues de la région qui sont inspirées pour la plupart de civilisations anglophones.</p>
<p><strong>8 &#8211; À propos de régions, vous allez réunir les sept aires linguistiques des Tuamotu dans le dictionnaire ?</strong><br />
Nous ne sommes plus en réalité dans cette logique. Les sept aires linguistiques étaient le schéma ancien qui régissait notre archipel en matière de langue quand nos ancêtres se distinguaient de cette façon. Aujourd&#8217;hui, plus personne ne parle entièrement l&#8217;un de ces dialectes. Nous les désignons par le terme générique de pa&#8217;umotu, car il est difficile de déterminer à quelle aire appartient originellement telle ou telle expression. Nous voulons maintenant privilégier cette notion plus générale. Notre démarche s&#8217;axe plus en ce sens, vers toutes ces langues rassemblées, à l&#8217;image du français qui puisait dans ses langues régionales et même à l&#8217;extérieur.</p>
<p><strong>9 &#8211; Les exemples des académies tahitienne et marquisienne sont-ils encourageants ? Ces langues sont-elles moins menacées depuis leurs créations respectives?</strong><br />
Moins menacées certainement. Il faut d&#8217;ailleurs rendre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/hommage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec hommage">hommage</a> à leurs travaux qui sont à conjuguer avec ce que fait le système éducatif. Il y a une dynamique qui s&#8217;est opérée depuis quelques années. C&#8217;est pour cela que nous revendiquions une Académie pa&#8217;umotu, pour pouvoir travailler dans la même mouvance et avec les mêmes moyens.</p>
<p><strong>10 &#8211; Vous allez proposer votre candidature ?</strong><br />
Oui, et j&#8217;essaierai de montrer les actions que j&#8217;ai déjà menées pour sauvegarder la langue. Nous travaillons par exemple sur un projet de traduction de la Bible avec l&#8217;association Te Reo o te Tuamotu. Une vingtaine de personnes ont apporté leur contribution à ce travail pour pouvoir permettre à la communauté des Tuamotu de prier en pa&#8217;umotu. Toutes nos démarches vont dans ce sens de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a> d&#8217;une émanation collective.</p>
<p>* Institut National des Langues et Civilisations Orientales</p>

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<p><strong>Le comité de sélection des académiciens</strong><br />
Il a pour mission de recevoir les dossiers de candidature et d&#8217;en faire la sélection. Personnalités, notables reconnus pour leurs compétences linguistiques et culturelles, ce sont au total huit personnes qui sont invitées à s&#8217;y joindre : Myron MATAOA, Mehao HURI, Raymond PIETRI, Johanna NOUVEAU, Louise PELTZER, Marc TEVANE, Monseigneur Hubert COPPENRATH et Edgar TETAHIOTUPA.<br />
Le comité devrait être constitué dans les prochaines semaines.</p>
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