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	<title> &#187; conte</title>
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		<title>Savez-vous conter ?</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 10:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait d'un Métier]]></category>
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		<description><![CDATA[ Les voix de l’archipel des Gambier s’élèvent au Musée de Tahiti et des Îles, et accompagnent la découverte des trésors actuellement exposés pour « Mangareva ». Coco et Aimeho, les deux conteurs, proposent jusqu’à la fin du mois légendes contées et visites guidées. Plus qu’un métier, conteur est une façon d’être et de vivre. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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 Les voix de l’archipel des Gambier s’élèvent au Musée de Tahiti et des Îles, et accompagnent la découverte des trésors actuellement exposés pour « Mangareva ». Coco et Aimeho, les deux conteurs, proposent jusqu’à la fin du mois légendes contées et visites guidées. Plus qu’un métier, conteur est une façon d’être et de vivre. Rencontre avec ceux qui savent émerveiller petits et grands.</p>
<p>A l&#8217;occasion de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> « Mangareva », ouverte jusqu’au 24 septembre prochain, le Musée propose des séances de contes pour les enfants dès 6 ans. Corinne Billard, dite Coco la conteuse et Aimeho Charousset animent ces visites où le plaisir se mêle à la connaissance. Ils emmènent les enfants à la découverte du monde légendaire des îles Gambier à travers les légendes de Taaki et du Requin de Rikitea. Des histoires merveilleuses racontées… à merveille !</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’un conte selon vous?</strong><br />
<em>Coco</em> : un conte est un voyage dans le monde de l’imaginaire et du rêve. C’est aussi une construction personnelle, car à travers les histoires entendues, on peut se projeter.  Les histoires sont essentielles car elles permettent de découvrir le monde sans bouger.<br />
<em>Aimeho</em> : le conte est un des plus vieux arts de l’humanité, basé sur la transmission entre les générations.</p>
<p><strong>Conteur : métier ou passion ?</strong><br />
<em>Coco</em> : j’ai fait de ma passion mon métier. A la base, je suis libraire, spécialisée dans la littérature <a href="http://www.hiroa.pf/tag/jeunesse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with jeunesse">jeunesse</a>. J’avais envie de raconter les belles histoires que je lisais, pour le plaisir. Désormais, je travaille exclusivement comme conteuse auprès des écoles, crèches, centres aérés, comités d’entreprise, etc.<br />
<em>Aimeho</em> : en ce qui me concerne, conteur est mon « état » ! Je n’en ai jamais fait un métier. J’ai toujours raconté des histoires. A mes enfants d’abord, pour les endormir… Maintenant, qu’ils sont grands, je souhaite en faire profiter les autres !</p>
<p><strong>
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</a>
Comment raconte-t-on un conte ?</strong><br />
<em>Coco</em> : il y a différentes manières de conter, selon les sujets, mais aussi et surtout selon sa personnalité et son vécu. C’est pourquoi il est impossible d’entendre deux fois le même conte ! Une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> est toujours racontée avec ses émotions, ses mots, et cela influe sur la façon de la transmettre.<br />
<em>Aimeho</em> : il existe des techniques variées en effet. Au Musée, j’ai essayé d’accompagner le récit avec un to’ere. Les percussions ponctuent les histoires, beaucoup de conteurs y ont recours. Mais je n’y suis pas parvenu, alors je suis resté sur ma voix.</p>
<p><strong>Un conteur est-il un acteur ?</strong><br />
<em>Coco</em> : personnellement, je suis arrivée au conte par le théâtre. Il y a en effet une forme de théâtralité dans le récit oral. L’interactivité et les échanges sont importants pour tisser des liens avec son public. C’est ton attitude lors de ce moment privilégié que nous vivons tous ensemble qui va marquer et donc créer des souvenirs.<br />
<em>Aimeho</em> : je crois que ce sont deux arts différents, même si ils sont issus de la même lignée.</p>
<p><strong>Quelles sont les réactions du public ?</strong><br />
<em>Coco</em> : il y a trois publics : enfant, adolescent et adulte. Les enfants sont toujours prêts à entendre des histoires. Les ados, c’est plus délicat mais non moins intéressant. D’emblée, ils sont un peu réfractaires : « les histoires, c’est pour les bébés lala ! ». et puis au fur et à mesure de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a>, on voit leurs oreilles se tendre, leurs yeux et leurs bouches s’arrondir… et à la fin ils sont conquis ! Quant aux adultes, ils reviennent volontiers aux histoires et adorent ça.<br />
<em>Aimeho</em> : c’est justement pour voir les réactions du public que je raconte des histoires ! J’aime particulièrement m’adresser aux enfants. Parvenir à les capter, à leur transmettre des émotions, quel bonheur !</p>
<p><strong>Quelle est l’importance de cette activité orale d’après vous ?</strong><br />
<em>Coco</em> : les contes transmettent de petits savoirs essentiels. Ils apportent une manière de se construire différente de celle de l’école. Ces temps d’écoute et de partage sont fondamentaux pour la construction de l’être humain ! Raconter des histoires faisait autrefois partie du quotidien. Les anciens racontaient aux plus jeunes, et ce, aux quatre coins du monde. L’arrivée de télévision a créé une vraie barrière ; il faut savoir l’éteindre pour revenir à ces liens générationnels. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les « vieux » n’osent plus, ils craignent le manque d’intérêt de leurs enfants. C’est dommage.<br />
<em>Aimeho</em> : elle est primordiale. Je ne suis pas très pédagogie, didactique, etc. Avec le conte, on a tous les éléments essentiels à la transmission et depuis bien longtemps. Il relie les hommes entre eux, aide à la construction de l’identité, répond aux mêmes attentes et procure le même émerveillement, que l’on soit Japonais, Polynésien ou Norvégien !</p>
<p><strong>Y a-t-il des points communs entre les contes issus de cultures différentes ?</strong><br />
<em>Coco</em> : Oui, dans la mesure où d’une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> à une autre, on retrouve l’expression des mêmes émotions et questionnements : l’amour, la peur, le deuil, la joie, le bien, le mal, la morale, etc. Il y a des cendrillons sur tous les continents ! La force du conte, d’autre part, est de parvenir à transmettre de manière très subtile des sentiments très riches et profonds. Ensuite, les contes ne se ressemblent jamais dans la manière de les raconter. C’est son essence même : les histoires voyagent d’une personne à une autre et se transforment !<br />
<em>Aimeho</em> : sur le fond oui, mais pas sur la forme.</p>
<p><strong>Conter pour une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> du Musée de Tahiti et des Îles : une première !</strong><br />
<em>Coco</em> : oui, et quelle expérience formidable ! Par le biais des légendes contées et visites guidées, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> est rendue plus accessible et vivante. Les histoires suscitent la curiosité de l’enfant, l’amènent à regarder, s&#8217;interroger et comprendre. Imaginez les réactions des enfants à qui l’on vient de raconter la légende d’un héros et que d’un coup, ils voient en vrai « sa » rame, « son » tiki ! Les objets du patrimoine prennent ainsi vie dans leurs esprits. C’est bien là tout l’intérêt de la démarche.<br />
<em>Aimeho</em> : c’est le pied ! La démarche d’amener le conte au musée, un univers impressionnant et sérieux aux yeux des enfants, le rend immédiatement plus abordable et même passionnant.</p>
<p>Les conteurs tiennent à remercier chaleureusement Jean-Marc Pambrun, directeur du Musée, Tara Hiquily, commissaire de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> « Mangareva » et Christel Vieille, vacataire en médiation culturelle, pour leur initiative.</p>
<p><strong>Trésors de Mangareva : légendes contées et visites guidées</strong><br />
<em>Où et quand ?</em><br />
- Au Musée de Tahiti et des Îles<br />
- Jusqu’au 24 septembre 2009<br />
- Séances pour les centres de loisirs les mercredis et vendredis<br />
- Pour les familles : le samedi matin à 10h00 (sur réservation)<br />
- Renseignements : 54 84 35 &#8211; secretdirect@museetahiti.pf</p>
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		<title>Taaroa et la naissance du premier homme &#8211; ‘Apu</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 00:19:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comédie musicale de Coco Hotahota. textes d&#8217;Henri Hiro, traduction de John Mairai.
A l&#8217;instar du précédent Hiro&#8217;a, le texte présenté ici est issu de « Taaroa », une comédie musicale écrite par Henri Hiro en avril 1984 et mise en scène par Coco Hotahota. Propriété de l&#8217;OTAC (Office Territorial d&#8217;Action Culturelle), « Taaroa » est traduit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comédie musicale de Coco Hotahota. textes d&#8217;Henri Hiro, traduction de John Mairai.</strong></p>
<p>A l&#8217;instar du précédent Hiro&#8217;a, le texte présenté ici est issu de « Taaroa », une comédie musicale écrite par Henri Hiro en avril 1984 et mise en scène par Coco Hotahota. Propriété de l&#8217;OTAC (Office Territorial d&#8217;Action Culturelle), « Taaroa » est traduit du tahitien par John Mairai et s&#8217;inspire d&#8217;un passage de Tahiti aux temps anciens de Teuira Henry.</p>
<p>Ce second extrait, intitulé ‘Apu, évoque les multiples formes à travers lesquelles le dieu Taaroa se manifeste à l&#8217;Homme. La plus belle de ces manifestations n&#8217;est autre que la nature qui nous entoure, notre pays&#8230; un merveilleux présent que le Ciel a accordé aux Polynésiens !</p>
<p><strong>‘Apu</strong></p>
<p>Ua ‘apu mano tini, tini rau e,<br />
O te rahu a Taaroa ra e.<br />
Ua täravarava tärava e,<br />
Te ‘apu tinitini a Taaroa.<br />
Hi&#8217;o a&#8217;e ta&#8217;u mata iti nei e,<br />
Ua api au rahi i te hana mo&#8217;a ra.<br />
Färiuriu a&#8217;e ta&#8217;u i aro e,<br />
Popo&#8217;ihia mai ta&#8217;u mata iti nei,<br />
I te iho tuputupu a Taaroa.<br />
Titau mai e, tütonu mai e,<br />
Tütonu mai na ra pa&#8217;i e,<br />
No tö aroha nei ho&#8217;i e,<br />
Faatara ihora ta&#8217;u vaerua<br />
I tera mana hope a Taaroa.<br />
Tärava iho nei ta&#8217;u tino e,<br />
Hipahipa manu i te rahu<br />
‘Una&#8217;una a Taaroa.<br />
Täheiheihia ta&#8217;u mana&#8217;o iti,<br />
I te hei hei-fara o te here e,<br />
E aha atu na ra o te ta&#8217;o e,<br />
Ua rorotahi ta&#8217;u manava iti<br />
I te mëhara rahi o ta&#8217;u tino<br />
Ua riroriro roa i te rahu a Taaroa.<br />
Ei ti&#8217;a'au, ei poiherehere,<br />
E ei aupuru i te tumu nui o ta&#8217;u âi&#8217;a.</p>
<p><strong>« L&#8217;enveloppe »</strong></p>
<p>Innombrables sont les formes de Taaroa.<br />
Se croisant et s&#8217;entrecroisant<br />
Innombrables sont les enveloppes de Taaroa.<br />
Mon regard de mortel contemple avec ravissement<br />
La divine présence en toute chose.<br />
Lorsque je me retourne<br />
Mes yeux sont envahis de la présence de Taaroa.<br />
Il est là, s&#8217;exhortant à contempler.<br />
Contemple dont ô mortel !<br />
Je vis ainsi l&#8217;infini de son amour<br />
Et mon âme se troubla.<br />
Je me prosternai léger comme l&#8217;oiseau<br />
Devant la glorieuse <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with création">création</a> de Taaroa,<br />
Et mon esprit fut saisi d&#8217;un amour infini.<br />
Ô <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with création">création</a>, que fait-il ajouter ?<br />
Tout est fait.<br />
Ô conscience ! Ô mémoire !<br />
Rappelez-moi toujours que je suis le serviteur<br />
Aimant, protecteur de l&#8217;essence de mon pays.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;heure du conte « Princesse Moe »</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/03/lheure-du-conte-princesse-moe/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 10:08:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Programme Culturel]]></category>
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		<description><![CDATA[Ecrivain, Rai Chaze n&#8217;avait encore jamais écrit de conte pour enfants, jusqu&#8217;au Carrefour International de Littérature Autochtone Francophone, organisé au Québec en septembre denier, où elle a écrit ses première lignes dans un atelier d&#8217;écriture de conte. C&#8217;était l&#8217;histoire de la Princesse Moe, l&#8217;histoire d&#8217;une femme qui cherche un remède pour son mari malade.
En même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ecrivain, Rai Chaze n&#8217;avait encore jamais écrit de conte pour enfants, jusqu&#8217;au Carrefour International de Littérature Autochtone Francophone, organisé au Québec en septembre denier, où elle a écrit ses première lignes dans un atelier d&#8217;écriture de conte. C&#8217;était l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> de la Princesse Moe, l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> d&#8217;une femme qui cherche un remède pour son mari malade.<br />
En même temps qu&#8217;il dé<a href="http://www.hiroa.pf/tag/livre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with livre">livre</a> un message écologique, ce conte rend hommage à l&#8217;arrière grande-tante de Rai Chaze, la Princesse Moe, qui a été la dernière Reine de Raiatea.</p>
<p>Où et quand ?<br />
-	À la bibliothèque pour enfants de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a><br />
-	Mercredi 11 mars à 14h30<br />
-	Entrée libre<br />
-	Renseignements au 544 544</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les dieux mangaréviens en transit à Paris</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/02/les-dieux-mangareviens-en-transit-a-paris/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 20:08:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.
Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’exposition « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/expo-mangareva/couvcataloguemangareva.jpg" title="" class="shutterset_singlepic31"  rel="lightbox[369]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/31_web20_320x240_couvcataloguemangareva.jpg" alt="couvcataloguemangareva.jpg" title="couvcataloguemangareva.jpg" />
</a>
Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles, Stéphane Martin, Président du Musée du quai Branly, et Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles.</em></p>
<p>Le 3 février démarre à Paris, au Musée du quai Branly, l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> « Mangareva, Panthéon de Polynésie ». Jusqu’au 10 mai 2009, le public peut venir y découvrir d’exceptionnelles oeuvres polynésiennes, jusqu’alors dispersées dans différentes institutions internationales et pour certaines inconnues du grand public. En juin, c’est ici à Tahiti, au Musée de Tahiti et des Îles, que l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> ouvrira ses portes.</p>
<p>En septembre 2000, le Musée Henri-Martin de Cahors a retrouvé une statuette d’une divinité mangarévienne dans les réserves de ses locaux, un ancien presbytère. C’est celle du Dieu Rongo, dédiée au pourvoi des récoltes. Cette statuette en bois, rapportée de Polynésie par un explorateur lotois, autour de 1812, est l&#8217;une des rares représentations de cette divinité à subsister de par le monde. Elle reposait là, depuis au moins 150 ans, sous une fausse identité. Jusqu’ici on connaissait l’existence de cinq exemplaires de ce dieu (dont on ne sait s’ils sont différentes représentations d’un même dieu ou différents dieux), détenus par cinq musées : le British Museum de Londres, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Pontificio Museo Missionario-Ethnologico de Rome, le Muséum d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">Histoire</a> Naturelle de La Rochelle et le Musée des Pères du Sacré-cœur de Braine-le-Comte, dont le Rongo est aujourd’hui conservé à Rome. Désormais le Musée de Cahors appartient au cercle privilégié de ceux qui détiennent un objet primordial du panthéon mangarévien. C’est ce qui a donné l’idée à Laurent Guillaut, Conservateur en chef du Musée, de faire connaître cette statuette autour d’une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> consacrée à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> et à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> des îles Gambier. De là, le projet a fait son chemin et le Musée de Tahiti et des Îles, après avoir rencontré Laurent Guillaut venu en mission en Polynésie française en septembre 2005, s’est proposé d’organiser une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> qui réunirait l’ensemble des oeuvres connues à ce jour, relatives au domaine du sacré et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/rituel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with rituel">rituel</a> des Gambier, conservées dans des institutions religieuses et muséales. Autant de figures de divinités et d’objets rituels méconnus, voire inconnus du grand public et même des Polynésiens.</p>
<p><strong>Une convention d’amitié</strong></p>
<p>C’est grâce au Musée du quai Branly que l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> a pu se réaliser. Stéphane Martin, Président de l’institution prestigieuse qui a ouvert ses portes en juin 2006 au pied de la tour Eiffel, a répondu positivement à la proposition de Jean-Marc Pambrun de reprendre le projet pour le porter à l’international. Dans le cadre d’une convention de collaboration muséographique et culturelle qui régit les rapports des deux musées depuis 2005, les demandes de prêt de ces œuvres rarissimes ont été faites conjointement par les deux établissements et le Musée du quai Branly a apporté son expertise pour mener à bien cette idée. Il s’est chargé de convaincre les grands musées de confier leurs œuvres, de coordonner les demandes de prêts et de donner à « Mangareva » le rayonnement que méritait le projet. L’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Musée du quai Branly de faire connaître et de promouvoir les arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, qui constitue le cœur de sa mission. Du côté du Musée de Tahiti et des Îles, c’est l’occasion de pouvoir présenter à Paris une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> itinérante à grand retentissement. Ce projet constitue par ailleurs une première mondiale car jamais aucune <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> ne s’est tenue sur cette île, ni sur l’archipel dont elle fait partie. Pour Jean-Marc Pambrun, elle a un double intérêt : d’abord, faire connaître ; ensuite, rendre hommage : « L’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> a pour objectif de permettre aux habitants de Mangareva de retrouver leurs dieux originels dont ils se séparèrent dès le début du XIX° siècle, plus précisément au moment de la conversion foudroyante de l’île, opérée par les pères Honoré Laval et François Carret dès 1834 ».</p>
<p><strong>Lever le voile du silence</strong></p>
<p>« Organiser le retour de ces divinités c’est un peu rendre justice à l’archipel des Gambier en permettant aux statues de venir se ressourcer et aux populations polynésiennes de les voir, explique Jean-Marc Pambrun. C’est bien que les objets que l’on pense encore investis d’un certain mana puissent retrouver leur terre d’origine, leur terre ancestrale. Ça peut aussi permettre, en sens inverse, un ressourcement de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with création">création</a> pour beaucoup d’artistes polynésiens et une redynamisation, une réappropriation de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> par les populations en place. C’est une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> qui laissera des traces dans la réflexion, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with création">création</a>, l’action culturelle, c’est évident. Quand l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> commencera ici, à Tahiti, on aimerait faire un état de la situation culturelle, sociale et économique de Mangareva aujourd’hui, poursuit-il. L’archipel des Gambier n’ayant jamais fait l’objet d’une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a>, nous voulons essayer d’en parler de manière à permettre à sa population d’avoir un rayonnement plus important pour développer un certain nombre d’activités. Resté sous le manteau du silence depuis de nombreuses années pour différentes raisons (notamment l’évangélisation qu’il a été pendant longtemps difficile d’évoquer, et plus récemment les essais nucléaires), nous aimerions que cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> puisse éclairer des pans de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> d’un peuple trop longtemps maintenu dans l’ombre. Il a toujours été difficile de parler de ce qui s’est passé sans porter préjudice à la population ou polémiquer autour de l’attitude des pouvoirs en place en France et en Polynésie. Cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> exceptionnelle sera dédiée au peuple des Gambier ».</p>
<p><strong>Une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a>, un contexte </strong></p>
<p><em>Tara Hiquily, Chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des Îles, revient sur le contexte de départ des œuvres de Mangareva</em></p>
<p>En 1825, le capitaine F. W. Beechey et son équipage sont les premiers Européens à fouler le sol de Mangareva. Presque dix ans plus tard, les missionnaires arrivent. Le père Honoré Laval est sans aucun doute celui qui aura le plus marqué l’archipel des Gambier. Il débarque sur l’île de Akamaru le 7 août 1834. En l’espace de moins de deux ans, il parvient, avec d’autres missionnaires, à évangéliser les Mangaréviens après avoir éradiqué une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> millénaire. Prêtres bâtisseurs, prêtres civilisateurs, prêtres salvateurs, Laval et les siens mirent en place – avec la collaboration des chefs mangaréviens – un système dans lequel le domaine du social et du religieux ne faisaient qu’un. En cela, ils ne rompirent pas avec le système traditionnel polynésien.</p>
<p>Laval, à l’instar des autres missionnaires dans le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with pacifique">Pacifique</a> (Tahiti, Raiatea, Rarotonga, Fidji…), instaura un code de lois qui jetait les bases d’un gouvernement théocratique, c’est-à-dire un système despotique. Il faut admettre que leur œuvre civilisatrice, aussi critiquable soit elle, a contribué à sauvegarder les Mangaréviens des maux apportés par l’Occident (épidémies, débauches, armes à feux, alcool…) et que très probablement, sans la présence des missionnaires, le peuple mangarévien aurait disparu.<br />
Les statues rassemblées pour cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> sont les seules à avoir échappé aux bûchers aux « idoles » organisés à partir de 1834-1835 par les missionnaires. Ce sont les pères de l’ordre de Picpus eux-mêmes qui les ont épargnées de la frénétique destruction qu’ils avaient pourtant commanditée.</p>
<p>Voulant témoigner de la réussite de l’évangélisation, ils ont expédié à l’attention du roi des Français et du Pape une malle accompagnée d’une liste précise rédigée par le Père Caret, contenant un ensemble de statues des divinités les plus importantes, telles que Tu, Rongo, Rao… Quelques années plus tard, d’autres statues conservées par les derniers adeptes du « paganisme » seront remises à des navigateurs et étrangers de passage, notamment un certain « Capitaine Henri », le consul des Etats-Unis A. de Moerenhout et le commandant Dumont D’Urville. Ce dernier ramena deux statues dont l’une est aujourd’hui au Musée de la Rochelle. À la fin du XIXe siècle, deux grandes statues composées de bras dressés vers le ciel ont été collectées par un docteur français et une mission russe. L’ensemble de ces statues est aujourd’hui conservé dans des institutions religieuses et muséales.<br />
<strong>Les objets phares de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a></strong><br />
Au milieu de différents objets religieux et rituels associés, ce sont douze œuvres  qui constitueront les pièces maîtresses de cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a>.</p>
<ul>
<li> 1 Rao et 1 patoko (support à offrandes) du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 1 Tu et 1 Rongo du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
<li> 1 Rongo du British Museum de Londres (présenté uniquement à Paris)</li>
<li> 1 Rongo du Muséum d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">Histoire</a> Naturelle de La Rochelle</li>
<li> 1 Rongo du Metropolitan Museum of Art de New York</li>
<li> 1 Rongo du Musée Henri-Martin de Cahors</li>
<li> 1 figure de divinité de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Rome</li>
<li> 1 tambour du Musée du quai Branly de Paris</li>
<li> 2 figures eketea (qui seraient des représentations d’un autre dieu appelé Tupo) de la Congrégation des Sacrés Cœurs et du Musée Missionnaire-Ethnologique du Vatican de Rome</li>
</ul>
<p><strong>Une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> itinérante</strong></p>
<p>L’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> se tiendra d’abord au Musée du quai Branly, du 3 février au 10 mai 2009, puis au Musée de Tahiti et des Iles, du 24 juin au 24 septembre 2009. Une partie de cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> sera présentée enfin au Musée Henri-Martin de Cahors au plus tard au cours du printemps 2010.<br />
Pour plus de renseignements : www.quaibranly.fr<br />
Musée de Tahiti et des Îles : 54 84 35<br />
<strong>Combien ça coûte ?</strong></p>
<p>- La demande de subvention initiale du Musée de Tahiti et des Îles au gouvernement de la Polynésie Française a été de 19 millions de francs. Ce montant couvrira notamment les frais de transport et d’assurance, mais il n’en restera qu’une infime part pour organiser l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a>. De son côté, le Musée du quai Branly a investi environ 200 000 euros (presque 24 millions de francs) dans cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> (le montant lié aux frais de transport et d’assurance est de 115 000 euros TTC, soit environ 14 millions de francs).<br />
- Les frais « de clou à clou » (transport, assurance, convoyage, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/restauration/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with restauration">restauration</a> éventuelle des objets) ont été pris en charge à 50/50 par le Musée du quai Branly et le Musée de Tahiti et des Îles.</p>
<p><strong>À chacun son expo</strong></p>
<p>Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, le Musée du quai Branly insistera sur la dimension historique qu’évoquent ces œuvres, sur le contexte d’évangélisation de la population de l’archipel des Gambier à l’époque des missionnaires européens avec la disparition du culte ancien.</p>
<p>Le Musée de Tahiti et des Îles souhaite, lui, aborder deux grandes périodes de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> du peuple des Gambier depuis ses origines jusqu’à nos jours. Celle des temps anciens avec pour thématique l’archéologie de Mangareva et des îles Gambier, l’origine et l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> du peuplement, les mythes et les traditions orales et l’anthropologie sociale et religieuse de la période pré-européenne ; et celle des temps nouveaux, marquée par les premiers contacts avec les Européens, l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> de la christianisation et ses traces matérielles, les essais nucléaires et l’économie actuelle des Gambier. Autour des pièces majeures, plusieurs panneaux illustrés d’une iconographie appropriée accompagnée de textes feront le point des connaissances relatives à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> et à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> du peuple des Gambier. Ce parcours périphérique sera aussi l’occasion de préparer un ouvrage destiné au grand public consacré à Mangareva.</p>
<p>Cahors, comme patrie du père Laval et d’un certain nombre des ecclésiastiques venus à Mangareva… Le Musée Henri-Martin se focalisera sur cet aspect de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">Histoire</a>. Disposant de peu de moyens, le musée ne fera pas venir l’intégralité des œuvres que présenteront les musées du quai Branly et de Tahiti et des Îles.</p>
<p><em>Photos : Quai Branly, Musée Henri-Martin</em></p>
<p><em>
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</em></p>
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		<title>La mémoire en mouvement</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 16:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« La jeunesse doit non seulement assimiler tout ce qu’a créé la vieille culture, mais élever la culture à une hauteur nouvelle, inaccessible aux gens de la vieille société » écrivait le théoricien du théâtre, Constantin Stanislavski.
Le Hiro’a de ce mois-ci offre une parfaite illustration de cette pensée. Au Centre des Métiers d’Art, on initie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« La <a href="http://www.hiroa.pf/tag/jeunesse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with jeunesse">jeunesse</a> doit non seulement assimiler tout ce qu’a créé la vieille <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>, mais élever la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> à une hauteur nouvelle, inaccessible aux gens de la vieille société » écrivait le théoricien du théâtre, Constantin Stanislavski.<br />
Le Hiro’a de ce mois-ci offre une parfaite illustration de cette pensée. Au Centre des Métiers d’Art, on initie les stagiaires à fabriquer des unu, ces bois sculptés qui étaient placés sur les lieux de culte anciens, les marae, pour commémorer les chefs ou les guerriers morts. La Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> accueillera quant à elle le premier concours de pahu et de ta’iri pa’umotu destiné à faire revivre les types de battements traditionnels. Quant au Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> et du Patrimoine, il rend compte d’une mission d’observation à la presqu’île, destinée à faire le point sur l’état des sites culturels anciens et des gravures rupestres pour mieux les préserver et les porter à la connaissance des publics.<br />
Les formes d’expression artistique contemporaine sont aussi des leviers puissants d’élévation de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>, qu’il s’agisse des concerts sacrés de la chorale du Conservatoire ou des enseignements de peinture et d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> de l’art dispensés au Centre des Métiers d’Art par l’artiste peintre Jean-Charles Hyvert. Une initiative qui ne date pas d’aujourd’hui, comme le montre l’hommage rendu à Charles-Alfred Le Moine, qui donna des leçons de dessin aux jeunes filles de Papeete au début du XXe siècle et qui nous a laissé plusieurs de ses oeuvres dont quelques-unes viennent d’être acquises par le Ministère de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a>.<br />
Enfin, ce numéro consacre son dossier à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> sur Mangareva préparée par le Musée de Tahiti et des îles qui permettra de présenter pour la première fois à Tahiti les dieux du panthéon des Gambier qui furent contraints de quitter leurs îles, il y a de cela près de 170 ans. Une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> exceptionnelle qui sera l’occasion de faire découvrir la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> et l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> de cet archipel oublié, depuis les temps anciens jusqu’à nos jours.</p>
<p>Jean-Marc PAMBRUN</p>
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		<title>Le Musée de Tahiti revêt son costume de scène</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 02:45:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Venez vous plonger dans l’univers fabuleux des costumes de danse traditionnelle à l’occasion de l’exposition Costumes de danse traditionnelle organisée au Musée de Tahiti et des Îles, du 3 février au 29 mars. Un événement qui répond à la demande des enseignants, des professionnels du tourisme et du public local en général de voir se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/15_web20_320x240_ExpoDanseCostumes.jpg" alt="ExpoDanseCostumes.jpg" title="ExpoDanseCostumes.jpg" />
</a>
Venez vous plonger dans l’univers fabuleux des costumes de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> traditionnelle à l’occasion de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> Costumes de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> traditionnelle organisée au Musée de Tahiti et des Îles, du 3 février au 29 mars. Un événement qui répond à la demande des enseignants, des professionnels du tourisme et du public local en général de voir se rejouer la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">Danse</a> des Costumes qui avait suscité la curiosité et l’enchantement de 11 000 visiteurs pendant 10 semaines, en 2006. Cet événement avait été l’occasion de venir contempler de près l’importante collection jusqu’alors conservée en réserve des créations de costumiers polynésiens. Depuis, la sélection des costumes exposés s’est enrichie de nouvelles pièces restaurées entre temps ou récemment entrées en inventaire. C’est encore une fois le savoir-faire ancestral des artisans allié à la créativité des chorégraphes qui, dans une débauche de matières issues du milieu naturel environnant, de couleurs et de styles, rend hommage à l’âme polynésienne, intemporelle dans ses chants et ses danses.</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li> Au musée de Tahiti et des Îles</li>
<li> Du 3 février au 29 mars</li>
<li> Renseignements au 54 84 35</li>
</ul>
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		<title>Tags, non merci !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 02:07:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis plusieurs années les sites naturels du Te Pari, sur la presqu&#8217;île de Tahiti Iti, subissent bon nombre de dégradations. Du fait de l&#8217;usure du temps d&#8217;une part et surtout du non respect des visiteurs d&#8217;autre part. Grottes taggées, circuits salis et lagons souillés, il est aujourdhui plus qu&#8217;urgent d&#8217;agir. Dans l&#8217;objectif de protéger et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis plusieurs années les sites naturels du Te Pari, sur la presqu&#8217;île de Tahiti Iti, subissent bon nombre de dégradations. Du fait de l&#8217;usure du temps d&#8217;une part et surtout du non respect des visiteurs d&#8217;autre part. Grottes taggées, circuits salis et lagons souillés, il est aujourdhui plus qu&#8217;urgent d&#8217;agir. Dans l&#8217;objectif de protéger et valoriser ces sites d&#8217;intérêts historique et culturel, le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> et du Patrimoine a mené, du 8 au 12 décembre dernier, une mission d&#8217;observation des pétroglyphes de Tautira à la vallée de Vaipoiri, à Teahupoo.</strong></p>
<p><em>Rencontre avec Matahi Chave, responsable du bureau du développement culturel et de la communication et Hiro Carue, assistant de communication au Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> et du Patrimoine  &#8211; Pu no te Taere e no te Faufaa Tumu. </em></p>
<p>En 2000, les premiers tags remarqués dans la grotte de Vaipoiri avaient alarmé les services publics sur l&#8217;urgence de la mise en place de mesures de préservation des sites historiques et culturels de Tahiti, notamment sur la presqu&#8217;île. Un projet de collaboration entre les ministères de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a>, du Tourisme et de l&#8217;Environnement avait alors été envisagé et prévoyait la réalisation d&#8217;un film documentaire et d&#8217;un guide à l&#8217;attention des randonneurs et des guides d&#8217;écotourisme. Si ce projet n&#8217;a pas abouti, il n&#8217;en reste pas moins que Te Pari demeure un incontournable de l&#8217;écotourisme à Tahiti, largement fréquenté par les randonneurs expérimentés ou néophytes accompagnés de guides. A ce titre, il s&#8217;inscrit incontestablement comme un des élément majeurs des circuits du tourisme culturel (avec Fare Hape à Papenoo, Opunohu à Moorea, Matairea à Huahine, etc.) que le Pays doit préserver et mettre en valeur.</p>
<p><strong>Triste constat</strong></p>
<p>Le développement de l&#8217;écotourisme culturel engendre inévitablement un certain nombre de nuisances. On citera, pêle-mêle, les déchets et ordures abandonnés et les actes d&#8217;incivisme tels que tags, graffitis peints mais aussi parfois gravés. Les pétroglyphes (pierres gravées) de Tautira qui ont été taggés en 2006, les grottes Vaipoiri et Anaihe (classées sites légendaires par un arrêté du 23 juin 1952 et reclassées monuments naturels le 14 août 2000) et le <em>puna i&#8217;a</em> (pierre de fertilité à l&#8217;usage des pêcheurs) en sont essentiellement victimes. Bien qu&#8217;une réglementation existe (code de l&#8217;aménagement, code de l&#8217;environnement), le Pays ne dispose que de peu d&#8217;agents assermentés de l&#8217;environnement pour relever les infractions et dresser des contraventions. Par ailleurs les sanctions pénales encourrues sont faibles et de ce fait non dissuasives.</p>
<p><strong>Prévenir&#8230;</strong><strong></strong></p>
<p>La mission du Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> et du Patrimoine a donc consisté à examiner les sites jalonnant Te Pari, délimité de Ofa&#8217;i Nana&#8217;o à l&#8217;est, à Vaipoiri à l&#8217;ouest, englobant, le long de la côte sur une longueur d&#8217;environ 15 kilomètres les vallées de Vai&#8217;Ote, Vaita, Taapeha, Faaroa et Vaipoiri. Ce déplacement avait un double objectif : d&#8217;une part, réaliser des images à titre conservatoire, pour dresser un état des lieux des sites légendaires et archéologiques du Te Pari (la vallée de Aiurua étant exclue) et dresser ainsi la liste des dégradations éventuellement remarquées et des mesures de prévention à prendre ; d&#8217;autre part, prendre connaissance des circuits pédestres et des sites culturels de Tautira (la limite étant la vallée de Fa&#8217;aroa) qu&#8217;une association de la commune a demandé à entretenir, afin de préciser ses droits et obligations et de faire certaines recommandations.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Aménager Te Pari ?</strong></p>
<p>Au vu des différentes observations faites au cours de cette mission d&#8217;observation, il ressort que la Polynésie doit maintenant réfléchir à un plan d&#8217;aménagement du Te Pari pour sa mise en valeur et la protection de ses sites. Le respect du caractère historique et culturel du lieu, la gestion des flux des visiteurs et leur dispersion sur les sites, l&#8217;information générale des visiteurs, l&#8217;aménagement des points de vue et des lieux remarquables tout au long du parcours, la gestion des eaux pluviales ainsi que l&#8217;embellissement, l&#8217;entretien et la sécurisation des sentiers sont autant de contraintes à prendre en considération pour mener à bien ce projet. L&#8217;aménagement du Te Pari, par la définition d&#8217;un circuit pédagogique et la mise en place d&#8217;une signalétique, doit permettre à terme de concillier l&#8217;approche patrimoniale (respect de l&#8217;intégrité des sites archéologiques et légendaires) et économique (mise en valeur et acceuil du public) de cette initiative.</p>
<p>L&#8217;ensemble des sites et vestiges situés entre les pierres gravées de Tautira (Ofa&#8217;i Nana&#8217;o) et la grotte de Vaipoiri à Teahupoo ont été visités par la mission du Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> et du Patrimoine.</p>
<ul>
<li>les pierres gravées de Tautira</li>
<li>le Herera&#8217;a Ume a Turi ;</li>
<li>les <em>marae</em> situés dans la basse-vallée de la Vaiote ;</li>
<li>le <em>pahu</em> de Honoura ;</li>
<li>la grotte de Vaitomoana ;</li>
<li>le passage de Te Puta et Te horora&#8217;a (le passage du diable) ;</li>
<li>la grotte de Anaihe ;</li>
<li>le Umete hopuraa tamarii et Te ana hopura&#8217;a pape o te arii vahine ;</li>
<li>la baie de Faaroa ;</li>
<li>le Aero Moo et le puna aahi ;</li>
<li>la grotte de Vaipoiri.</li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Te Pari, classé paysage protégé</strong></p>
<p>Site classé le 23 juin 1952 en raison de son intérêt culturel, archéologique, historique et légendaire, Te Pari a été reclassé dans l&#8217;une des catégories prévues par le Code de l&#8217;environnement, « paysage protégé », le 14 août 2000 (cf arrêté n° 1225/PR du 14.08.2000)</p>
<p>Les objectifs réglementaires de gestion des sites classés en catégorie V- paysage protégé sont (cf. Code de l&#8217;environnement) :</p>
<p><strong>- à titre principal</strong> : la protection d&#8217;éléments naturels/culturels particuliers, la préservation de particularités culturelles/tradionnelles, et le tourisme et les loisirs ;</p>
<p><strong>- à titre secondaire</strong> : la recherche scientifique, la préservation des espèces et de la diversité génétique, le maintien des fonctions écologiques, l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/education/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with éducation">éducation</a> et enfin l&#8217;utilisation durable des ressources et écosystèmes naturels.</p>

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		<title>Documentariste : écrire son regard sur le monde</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:07:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Franck Philippon, scénariste pour la télévision et le cinéma et Benjamin Picard, scénariste, réalisateur et producteur.
Si le documentaire n’en est encore qu’au stade embryonnaire en Polynésie, sa récente émergence soulève les questions de sa particularité. Pour écrire un documentaire, il faut avoir envie de livrer son point de vue sur le monde et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Franck Philippon, scénariste pour la télévision et le cinéma et Benjamin Picard, scénariste, réalisateur et producteur.</strong></p>
<p><em>Si le documentaire n’en est encore qu’au stade embryonnaire en Polynésie, sa récente émergence soulève les questions de sa particularité. Pour écrire un documentaire, il faut avoir envie de livrer son point de vue sur le monde et être capable d’organiser la réalité pour la retranscrire. Voici un aperçu du métier de documentariste avec deux professionnels : Franck Philippon, qui a écrit de nombreux scénarios pour la télévision française et le cinéma et Benjamin Picard, qui travaille à Tahiti.</em></p>
<p><strong> « Un documentaire c’est ordonner le monde ».</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><em>Franck Philippon a signé trois films en tant que scénariste : «A ton image» en 2004, «Chrysalis» en 2007 et «Divorces !», actuellement en tournage. En télévision, c&#8217;est surtout dans la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with création">création</a> de séries qu&#8217;il s&#8217;est illustré : «La Crim&#8217;» en 1998, «Le lycée» en 2001 et «Alice &amp; Charlie» en 2006. L&#8217;année dernière, il a également adapté, pour le petit écran, le célèbre roman de Marc Lévy, «Où es-tu ?».</em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Quelle est la particularité de l’écriture documentaire ?</strong></p>
<p>Dans l’écriture documentaire, on essaye de raconter le réel tout en lui donnant un sens. Il ne s’agit pas simplement d’aligner les faits, mais de faire en sorte que la manière dont on les aligne donne du sens à une réalité qui n’en a pas nécessairement à première vue. Quand on est documentariste, on a une matière (des heures et des heures de plans), qu’il va falloir à un moment trier, organiser et monter. Automatiquement, dans les choix que l’on va faire, on exprime notre point de vue. Le documentaire, c’est justement ça : un point de vue sur le monde.</p>
<p><strong>Est-ce que l’écriture documentaire demande des qualités particulières ?</strong></p>
<p>Une curiosité énorme par rapport au monde réel, aux choses et aux gens. Une envie de raconter dans un principe de générosité. Il ne faut pas avoir trop d’idées préconçues. Ensuite il faut de l’obstination, de la conviction, mais je crois que c’est surtout une envie de regarder le monde tel qu’il est et de le transmettre. Ce n’est pas toujours très agréable, ni forcément évident car il y a des choses que l’on n’a pas envie de voir.</p>
<p><strong>Il faut donc pouvoir prendre suffisamment de distance pour montrer les choses, même celles que l’on n’a pas envie de voir ?</strong></p>
<p>Oui, je pense. Il y a un jeu très subtil entre le fait de savoir à peu près ce que l’on veut dire, d’avoir un point de vue, et d’être capable de confronter ce point de vue à une réalité qui est beaucoup plus compliquée et qui parfois vous contredit. Il faut accepter cette possibilité et donc être capable de se remettre en question ; tout en veillant à rester du côté de la réalité et pas de l’idéologie.</p>
<p><strong>Ça veut dire pouvoir rester humble ?</strong></p>
<p>Il faut avoir une très grande humilité et en même temps, c’est aussi une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> de point de vue. C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’être à la disposition de la réalité en restituant ce que l’on a vu ou compris. C’est plus que de la restitution ; c’est de l’organisation. Donc c’est quand même un point de vue, mais qui doit être suffisamment humble et adaptable, curieux et généreux pour être capable de ne pas rester sur des présupposés ou des idées préconçues. Parce qu’à chaque fois que l’on arrive sur une réalité, de toutes façons, c’est avec son propre regard, ses propres convictions… Voilà toute la difficulté.</p>
<p><strong></strong></p>
<p>Franck Philippon donnera une conférence dans le cadre du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> sur les films à cheval entre fiction et documentaire, ces films qui doivent faire face à un double défi : à la fois donner du sens au réel, en tant que documentaire (racontant le réel) et en même temps en tant que film (œuvre de fiction), pour montrer les différences dans le récit, les outils et les enjeux de chacun.</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li>A la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a>, sous le grand chapiteau</li>
<li>Vendredi 30 janvier à 09h00</li>
<li>Renseignements au 544 536 &#8211; 70 70 16 / <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a> / <a href="http://www.filmfestivaloceanie.org">www.filmfestivaloceanie.org</a></li>
</ul>
<h2>Benjamin Picard, « le documentaire est un pari »</h2>
<p><strong>Benjamin Picard a déjà réalisé deux documentaires en Polynésie et travaille actuellement sur un troisième. Il nous <a href="http://www.hiroa.pf/tag/livre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with livre">livre</a> sa vision du métier. </strong></p>
<p>« Le documentaire c’est une façon de voir le réel et de le faire voir. C’est un peu un pari, car lorsque l’on écrit un scénario pour un documentaire, on ne peut pas être sûr de la manière dont vont se dérouler les choses, on ne peut pas savoir à l’avance ce qui va se passer. Finalement, ça paraît presque incongru de vouloir écrire un scénario de documentaire. Il s’agit plus d’écrire dans les grandes lignes ce que l’on a envie de dire, ce que l’on espère voir… Et heureusement, la réalité est souvent bien plus intéressante que ce que l’on avait imaginé au départ. Ce qu’il y a surtout de spécifique dans l’écriture d’un documentaire, c’est que l’on va y mettre son intention : quel point de vue on a sur le sujet, comment on voit les choses et comment on va les montrer ? Le documentaire, c’est un peu une introspection : il faut aller visiter au fond de soi-même et expliquer ce que l’on a envie de faire. C’est vraiment une vision personnelle, un regard qualifié, un témoignage avec une valeur ajoutée. Contrairement à un reportage, le documentaire n’est pas là pour expliquer, il ne se justifie pas. Il y a une grammaire cinématographique dans le cadre du documentaire, alors qu’il y a une écriture journalistique dans le reportage. Pour faire un documentaire, je crois qu’il faut savoir rester humble pour pouvoir s’adapter à la réalité et pour ma part, j’essaye d’être le plus discret possible ».</p>
<p><strong></strong></p>
<h3>Comment devenir documentariste ?</h3>
<p>ll n’y a pas de « diplôme » strictement requis pour accéder à ce métier. Cependant, plusieurs écoles et universités en France y préparent (l’Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle, l’Ecole Supérieure libre d’Etudes Cinématographiques, les Universités de Poitiers et Grenoble 3 préparent à un Master documentaire de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with création">création</a>, etc.). Mais une pratique auprès de réalisateurs professionnels reste la meilleure des portes d’entrée !</p>
<p>Toute la liste des formations du secteur audiovisuel sur <a href="http://www.formation-culture.com/">http://www.formation-culture.com</a></p>
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		<title>FIFO 2009 : l&#8217;arrivée du numérique en question</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:04:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du FIFO, Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture et vice-président de l’association FIFO et Dominique Wolton, Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS* et Directeur de publication de la revue Hermès et Michèle Dechazeaux, membre du comité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Pierre Ollivier, délégué général du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a>, Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> et vice-président de l’association <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> et Dominique Wolton, Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS* et Directeur de publication de la revue Hermès et Michèle Dechazeaux, membre du comité de présélection des films. </em></p>
<p><strong>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a>, en plus d’être un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with festival">festival</a> documentaire de plus en plus couru, joue chaque année un rôle d’initiateur dans le secteur audiovisuel. Ce sera encore le cas cette fois-ci, avec un sujet de taille : l’arrivée du haut débit numérique avec l’installation du câble sous-marin entre Tahiti et Hawaii. Les uns se concentrent sur les bouleversements que peut provoquer une telle nouveauté dans le paysage audiovisuel local et plus globalement, sur la société et les pratiques des usagers. Les autres relativisent le terme de « révolution numérique » au sens de mutation profonde, au profit d’une amélioration des échanges informatifs. Chacun a son point de vue, mais tous se rejoignent sur la nécessité, pour nous, d’intégrer au mieux ces changements.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Prévenir plutôt que guérir</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Les tables rondes organisées dans le cadre du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> permettent de réunir professionnels et grand public autour de sujets divers et de débattre dans l’optique de faire avancer les choses. Ainsi, l’Aide à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/production/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with production">Production</a> Audiovisuelle et Cinématographique (APAC), l’Association Tahitienne des Professionnels de l’Audiovisuel (ATPA) et le Syndicat des Producteurs Audiovisuels de la Polynésie Française (SPAF) sont nés des rencontres provoquées au sein du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with festival">festival</a>. « Le numérique est un enjeu tellement important que l’on ne peut faire preuve ni d’amateurisme, ni de légèreté », confie Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> et vice-président de l’association <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a>. Mieux vaut anticiper que se laisser submerger ; et pour cela, il faut commencer par se poser les bonnes questions.</p>
<p><strong>Devancer l’arrivée du câble</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« Ce n’est pas quand il sera là qu’il faudra se poser les questions de ce que l’on peut faire avec, comment, etc. » continue Heremoana Maamaatuaiahutapu. « Autrement, nous risquons d’être débordés par la nouveauté et de ne rien pouvoir gérer. Il faut conscientiser les politiques dès maintenant et par ricochet le grand public sur un certain nombre de problématiques ; réfléchir aussi aux possibilités de développement que va nous offrir l’arrivée de ce câble ».</p>
<p><strong>Éveiller les consciences</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« Les enjeux culturels et sociaux relatifs à l’arrivée du numérique sont très importants », poursuit le Directeur de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a>. « On ne se rend pas compte que le débit actuel va être multiplié par 100, dans les deux sens : à la réception, mais aussi à l’envoi. C’est une autoroute de l’information qu’il va falloir apprendre à utiliser ! »</p>
<p><strong>Les révolutions possibles du haut débit numérique </strong></p>
<p>« Les chaînes locales doivent d&#8217;ores et déjà se préparer à une mutation car le paysage audiovisuel va certainement se transformer. Au-delà, a-t-on préparé nos instituteurs à l’utilisation éventuelle du numérique dans leurs cours ? », s’interroge Heremoana Maamaatuaiahutapu. « Peut-être que dans des îles éloignées, le téléenseignement pourrait être envisagé ; auquel cas le visage de la profession serait complètement transformé. De la même manière, la télémédecine est à considérer, au moment où on se demande comment réduire les coûts de notre assurance maladie ».</p>
<p><strong>Gérer les dématérialisations</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« QUID des droits d’auteur ? Que fait-on de la bibliothèque, de la salle de projection et même du cyberespace de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> ? La fréquentation du cyberespace a déjà été diminuée par trois en trois ans. Cela ne va qu’empirer ! La meilleure solution serait peut-être d’aller dans le sens du changement en proposant par exemple une e-bibliothèque. J’ai déjà quelques idées, mais j’attends aussi des pistes lors des rencontres du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a>. Ce sont des pointures qui viennent et nous sommes très attentifs à toutes les propositions qui pourraient être faites ».</p>
<p><strong>La mondialisation est aux portes de la Polynésie</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>« L’arrivée du numérique pourra nous donner la possibilité de mieux nous faire connaître à l’étranger. Du même coup, apporter une reconnaissance et <em>booster</em> la profession, le secteur audiovisuel. C’est un potentiel énorme. Quand on aura pris conscience que le câble, en plus d’arriver, repart aussi, on arrivera à de grandes choses. Il y a des solutions, mais il ne faut pas attendre que le câble soit là pour réagir. On a l’impression d’être loin du monde… On ne le sera plus grâce à l’arrivée de ces nouvelles technologies de l’information et de la communication ».</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong><em>Honotua</em></strong><strong>, « le lien vers le large », pour réduire la fracture numérique</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>- Le 10 janvier 2008, le groupe Alcatel-Lucent Submarine Network (ASN) a signé le contrat pour la pose des câbles avec l’OPT</p>
<p>- Coût du réseau sous-marin : 8,5 milliards de Fcfp (72,2 millions d’euros)</p>
<p>- Le réseau reliera Tahiti à Hawaii et à certaines îles de l’archipel polynésien</p>
<p>- À terme, la capacité du réseau sera de 32 x 10 Gbit/s (actuellement, la bande passante de la liaison satellite est de 171 Mbit/s)</p>
<p>- L’achèvement des travaux est prévu en 2010</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>RELATIVISER LA TECHNIQUE ET VALORISER LES HOMMES</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Dominique Wolton est Directeur de recherche au CNRS*, Directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS et Directeur de publication de la revue Hermès*. Depuis plus de 30 ans, il travaille sur l’analyse des rapports entre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>, communication et société. </strong><strong>Admirateur de l’intelligence humaine plus que de l’intelligence technique, il se bat pour éviter que l’idéologie technique ne prenne le pas sur la vision humaniste de la communication. Il présidera les rencontres numériques du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> 2009.</strong></p>
<p><strong>Pourquoi avoir accepté de présenter ces rencontres numériques ? Quel enjeu y voyiez-vous ?</strong></p>
<p>Je travaille depuis de nombreuses années sur la mondialisation et sur la diversité culturelle d’une part et les techniques de communication d’autre part. Donc je connais bien les enjeux d’Internet, du numérique et je connais bien le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with pacifique">Pacifique</a>, cela fait plus de dix ans que je travaille sur la région. Je pense qu’il est fondamental qu’elle puisse accéder à tous les services numériques pour ne pas être décalée par rapport au reste du monde. Mais ce qui m’intéresse, ce n’est pas tant la technique que les hommes et les sociétés. La Polynésie, et plus généralement le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with pacifique">Pacifique</a>, sont un exemple extraordinaire de la supériorité des hommes sur la technique. C’est un lieu de lecture de l’obligation de relativiser la révolution technique pour revaloriser l’importance de la société, de la communication humaine. Mon point de vue va être minoritaire, bien sûr, mais c’est pour ça que j’ai accepté de présider ces rencontres <strong>: </strong>pour contrebalancer le discours technique, qu’on n’assomme pas les Polynésiens avec l’idée que leur mode de vie va entièrement changer avec l’arrivée du numérique.</p>
<p><strong>Pourtant, on peut facilement envisager un bouleversement social…</strong></p>
<p>Ce n’est jamais la technique qui fait le bouleversement social. Elle accélère simplement le processus. La technique change la société en apparence, mais pas dans le fond. Il y a toujours ce fantasme de croire que les techniques de communication vont tout changer. C’est formidable, pratique, utile… mais ça ne change ni l’homme, ni la face du monde. L’arrivée du numérique va accélérer la circulation des informations, contribuer à désenclaver un peu certains archipels éloignés. Mais la société polynésienne ne va pas s’en trouver révolutionnée pour autant. La vraie révolution sociale est de conserver ses traditions et de s’adapter à la modernité. Internet est un moyen, pas une fin. Les mots<br />
« retard », « modernité », « adaptation », « ouverture » appartiennent au discours technique. Ça n’a pas de sens ! La société polynésienne est moderne tout en ayant su préserver ses traditions. Je prône une cohabitation entre le progrès technique et la richesse, la complexité, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tradition">tradition</a> de ces sociétés.</p>
<p><strong>Y’a-t-il des actions à mener pour se prémunir de changements éventuellement trop radicaux induits par cette cohabitation ?</strong></p>
<p>Il faut d’abord introduire la technique en faisant réfléchir tout de suite sur son usage, rappeler qu’Internet est à la fois liberté mais aussi spéculation, pornographie, désocialisation… La richesse d’une société passe par les échanges humains. Que deviendra cette richesse quand tous les jeunes seront sur leurs ordinateurs ? Moi je me bats pour que les solutions techniques soient au service des sociétés et non que les sociétés succombent à l’idéologie de la technique. Il faut éduquer, mener une réflexion critique, valoriser la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tradition">tradition</a> par rapport à la modernité, décomplexer les gens qui ne savent pas s’en servir, réduire l’arrogance de ceux qui savent s’en servir ; en d’autres termes : relativiser le progrès, rappeler qu’il est secondaire par rapport à la richesse des sociétés. Mon point de vue de scientifique consiste à dire : « arrêtez de vous imaginer qu’une technique de communication va tout changer. Ça va améliorer les échanges d’information, mais ça ne va pas changer la société, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>, la politique, etc, et tant mieux d’ailleurs ». Si le prix de la modernité technique était la standardisation du monde entier, ce serait stupide ; il faut évidemment valoriser les différences culturelles. Internet n’est qu’une brouette après d’autres brouettes et avant d’autres… mais pas une révolution sociale.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Présentation de la cuvée 2009 !</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>37 films seront à l’affiche de la 6<sup>ème</sup> édition du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with festival">Festival</a> International du Film documentaire d’Océanie.</p>
<p>Portraits, aventures, recherches scientifiques, témoignages, politique, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a><strong>…</strong> les styles sont cette année très variés. Leur mise en images aussi. Michèle Dechazeaux, membre du comité de présélection des films, a salué la personnalité de cette nouvelle édition : « le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> 2009, explique-t-elle, est prometteur tant par la qualité des documentaires reçus que par la diversité des sujets traités. Mais ce qui en fait peut-être l&#8217;originalité, c&#8217;est la remontée et l’utilisation des archives, aussi bien familiales que nationales et officielles. Incontestablement, ces images retrouvées donneront au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with festival">festival</a> une couleur historique et humaine très émouvante. Si certains sujets comme l&#8217;euthanasie, la délinquance, la justice, le sida, sont des sujets universels, ils sont traités ici « à l&#8217;Océanienne » et sont de belles leçons d’humour et de sagesse. Une fois de plus le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> soulignera le lien étroit qui unit toutes ces populations qui  prennent enfin la parole. Une parole riche d’un passé, une parole vivante, qui revendique sa place dans ce monde nouveau où l&#8217;image est au service des mots, des histoires et des idées ».</p>
<p>Pour valoriser du mieux possible le travail des artistes, amateurs ou avertis, le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> offrira la possibilité aux réalisateurs polynésiens dont les documentaires n’ont pas été sélectionnés de présenter leurs créations dans la « salle vidéo », exclusivement réservée à leur attention.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> 2009 en quelques chiffres :</strong></p>
<p>- 150 films envoyés au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> cette année</p>
<p>- Un comité de présélection composé de 9 personnes a visionné la totalité des films entre juillet et octobre et retenu 16 films en compétition et 21 films hors compétition</p>
<p>- Les documentaires sont tous projetés 3 fois pendant la durée du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with festival">festival</a>, et 4 fois pour les films en compétition (avec une projection le dimanche)</p>
<p>- Sur la totalité des films inscrits, 3 sont des co-productions polynésiennes et 2 sont en compétition</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> 2009 </strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Du mardi 27 janvier au dimanche 1er février 2009</p>
<p>- À la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> de Papeete</p>
<p>- Tarifs : ticket journalier : 1 000 Fcfp / étudiants, groupes : 500 Fcfp / gratuit pour les scolaires</p>
<p>Avec un ticket d’entrée journalier, vous pouvez aller voir autant de films que vous le souhaitez, tous les jours, dans les trois salles de projection, de 8h30 à 23h</p>
<p>- Billets en vente à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> à partir du lundi 9 janvier</p>
<p>- Informations et renseignements : 544 536 / 70 70 16 &#8211; <a href="http://www.filmfestivaloceanie.org/">http://www.filmfestivaloceanie.org</a> &#8211; <a href="mailto:info@fifotahiti.org">info@fifotahiti.org</a> / <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a></p>
<p><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* CNRS = </em></strong><strong><em>Centre National de Recherche Scientifique</em></strong><strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em>* </em></strong><strong><em>Hermès est une revue spécialisée en sciences de l’information et de la communication. Près de 850 auteurs, français et étrangers, ont déjà participé à sa publication depuis 1988. La revue Hermès est éditée par CNRS Editions. </em></strong></p>
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		<title>Film Ia Orana Gauguin, 1903–2003 Photographies d’un retour</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 20:57:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles
« Ia Orana Gauguin, 1903 – 2003 Photographies d’un retour », le film de Jacques Navarro-Rovira, retrace les deux séjours de Paul Gauguin à Tahiti et aux Marquises entre 1891 et 1903. Deux films de 26 minutes composés de 16 chapitres chacun décortiquent sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Jean-Marc Pambrun, Directeur du Musée de Tahiti et des Îles</strong></p>
<p><strong>« Ia Orana Gauguin, 1903 – 2003 Photographies d’un retour », le film de Jacques Navarro-Rovira, retrace les deux séjours de Paul Gauguin à Tahiti et aux Marquises entre 1891 et 1903. Deux films de 26 minutes composés de 16 chapitres chacun décortiquent sans retenue la vie excessive de l’artiste peintre amoureux des couleurs.</strong></p>
<p>Un aller-retour dans l’intimité de Gauguin illustré de photographies d’époque (qui viennent en grande partie du fond du Musée de Tahiti et des Îles), de certains de ses tableaux et de séquences tournées en 2003, lors de l’installation de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> consacrée à l’artiste au Musée de Tahiti et des Îles. Un récit chronologique qui nous fait partager sa vie, découvrir tels qu’ils étaient les paysages qu’il a peints, les personnages qu’il a connus, aimés ou détestés. Une mise en scène délicate qui nous rapproche du regard que portent les Polynésiens sur l’homme et son œuvre.</p>
<p>Sans détour, on y découvre l’homme et l’artiste dans ses talentueuses créations et les excès : l’alcool, les femmes et plus tard les drogues font partie de la vie délurée de cet être qui se sent investi d’une mission créatrice. Paul Gauguin n’aura pas épargné sa vie. Et lorsqu’à l’aube de ses 54 ans il peint ce qu’il appellera son testament pictural : <em>« D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? »</em>, c’est qu’il a déjà rendu les armes pour avoir brûlé sa vie.</p>
<p>Une première partie de 1891 à 1893 décrit les deux premières années de Gauguin à Tahiti. Entre découverte des festivités du mois de juillet, inspirations de Mataiea, déboires avec les gendarmes et lignes vindicatives dans les colonnes du journal « Les guêpes », on découvre à quel point Gauguin aime avant tout sa vie d’artiste. Il décide de retourner en France, persuadé que son talent garantira la réussite d’une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> parisienne. Il débarque à Marseille le 30 août 1893, avec 66 toiles – sa <a href="http://www.hiroa.pf/tag/production/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with production">production</a> polynésienne. L’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with exposition">exposition</a> est un fiasco. Son séjour français n’en est pas moins catastrophique : il contracte la syphilis, se casse une jambe dans une bagarre… Finalement il décide de revenir en Polynésie en 1895 et part s’installer aux Marquises. Même isolé, il est aux prises avec les autorités religieuses et ne dissimule pas son caractère provocateur. Sa « Maison du jouir » est une illustration supplémentaire de sa fougueuse indécence. Dans les extrêmes, il abusera de la morphine et de l’alcool et mourra aux Marquises le 8 mai 1903.</p>
<p>Jacques Navarro-Rovira raconte tout cela sans réserve ni fausse pudeur. Simplement, il organise les images en une biographie du personnage. Un documentaire digne de ce nom qui avait mérité sa sélection au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with fifo">FIFO</a> de 2004.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Ia Orana Gauguin, 1903 – 2003 Photographies d’un retour : Fiche technique</strong></p>
<ul>
<li>Documentaire de 52 mn</li>
<li>Producteur : Musée de Tahiti et des Îles / Beau Geste</li>
<li>Réalisateur : Jacques Navarro-Rovira</li>
<li>Scénario : Jacques Navarro-Rovira &amp; Christian Gleizal</li>
<li>Montage : Jacques Navarro-Rovira</li>
<li>Lieu de tournage : Polynésie française</li>
<li>Année : 2003</li>
<li>En vente au Musée de Tahiti et des Îles et dans les librairies de la place au tarif de 2 500 Fcfp.</li>
</ul>
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