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	<title> &#187; art</title>
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		<title>Le numérique au service de l’art polynésien</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Feb 2011 19:44:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis la rentrée, les élèves du Centre des Métiers d’Art bénéficient d’un nouvel enseignement : les arts numériques. Une discipline moderne et variée, entre technique et créativité, qui ouvre aux artistes du Centre de nouveaux horizons prometteurs. 
 
 
 
Peux-tu nous présenter la discipline que tu vas enseigner au Centre des Métiers d’Arts ?
Je vais [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>Depuis la rentrée, les élèves du Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> bénéficient d’un nouvel enseignement : les arts numériques. Une discipline moderne et variée, entre technique et créativité, qui ouvre aux artistes du Centre de nouveaux horizons prometteurs. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Peux-tu nous présenter la discipline que tu vas enseigner au Centre des Métiers d’Arts ?<br />
</strong>Je vais enseigner les arts numériques. Il s’agit de faire découvrir et d’apprendre aux élèves du Centre à utiliser des outils numériques, pour leur apporter un nouveau moyen d’expression et de création. Durant leurs trois années au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">CMA</a>, les élèves pourront désormais apprendre à utiliser un panel d’outils multimédia, dans les domaines du son, de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/video/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec vidéo">vidéo</a>, de l’image et de l’interactivité. En plus de cette partie technique, je souhaite développer avec eux une réflexion sur l’utilisation du numérique, en nous appuyant sur des travaux d’artistes œuvrant dans ce domaine.</p>
<p>L’objectif est de leur ouvrir des portes vers des formations plus spécialisées, en leur montrant toutes les possibilités qu’offre le monde de la création numérique, et de leur apporter des bases ces différents domaines. Je souhaite également qu’ils puissent être à même d’utiliser les outils numériques de façon créative, et non consumériste comme c’est souvent le cas chez les jeunes.</p>
<p><strong>Comment as-tu découvert l&#8217;univers des arts numériques ? </strong></p>
<p>J’ai étudié l’informatique en école d’ingénieur (UTBM) à Belfort en France, en me spécialisant en Interactivité et Réalité Virtuelle. J’ai réalisé un premier stage technique au Centre International de Création Vidéo &#8211; maintenant « Ars Numerica » -  d’Hérimoncourt (France). Il s’agit d’un lieu de création, qui accueille beaucoup d’artistes en  résidence. Cette expérience m’a plongée durant 6 mois dans le domaine des arts numériques, et je m’y suis passionnée. J’ai ensuite réalisé mon projet de fin d’études à l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse. Pour me perfectionner dans le domaine artistique, j’ai ensuite suivi un Master Professionnel « Création Multimédia » à Toulouse, en arts plastiques et arts appliqués. J&#8217;ai ensuite rejoint l’association « Kawenga – Territoires Numériques » de Montpellier,</p>
<p>centre de ressources régional pour les arts numériques proposant des formations, ateliers et résidences autour de ces pratiques artistiques. Durant 4 ans, j’ai mis en place des ateliers à destination du jeune public et des adultes, ainsi que des formations.</p>
<p><strong>Ce qui t’a séduit dans ce domaine ?</strong></p>
<p>La créativité des artistes, leur capacité à détourner des outils et techniques à but souvent industriel pour en faire des œuvres sensibles. Les technologies de l’Information et de la Communication évoluent extrêmement vite, laissant peu de temps pour l’élaboration d’un regard critique sur elles et leur impact sur la société. Les artistes nous permettent de nous questionner, de prendre du recul, de repenser notre rapport à ces technologies. Cette remise en question est selon moi nécessaire et incontournable.<br />
<strong>Une telle pratique pourrait surprendre dans une école « d&#8217;art traditionnel » : qu&#8217;ont-elles en commun, que peuvent-elles s&#8217;apporter ?<br />
</strong>Il ne s’agit pas au CMA de plonger les élèves dans une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> différente, bien au contraire. L’idée est de leur apporter un nouveau moyen pour s’exprimer sur leur propre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>, pour la mettre en valeur, la faire perdurer. Le numérique n’est qu’un outil, mais le contenu reste le même : le travail autour de la forme, de la symbolique des tracés et des objets de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> Polynésienne est identique à celui réalisé en sculpture ou en gravure. Seul l’outil change. Toutes les disciplines étudiées au CMA sont complémentaires : il sera difficile de créer un motif polynésien numérique sans avoir des bases de dessin. Le numérique peut également servir de moyen de présentation et de diffusion de création polynésienne, via la numérisation (photo numérique, scan&#8230;) et la mise en ligne de ces supports sur Internet. Il est important que cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> puisse rayonner au-delà de ses frontières, au regard de sa position géographique isolée.</p>
<p><strong>A ceux qui penseraient que les arts numériques ne sont pas vraiment de l&#8217;art, qu&#8217;aurais-tu envie de leur dire ?</strong></p>
<p>Je leur dirais que le numérique est un domaine si vaste qu’ils n’en ont certainement pas encore découvert tous les aspects. Il existe, au même titre que la peinture, la photographie, le théâtre, etc. des artistes numériques suivant une démarche de réflexion, de recherche et d’expression. Pour ma part, je différencie vraiment les domaines de l’infographie, du webdesign, du cinéma d’animation à caractère industriel (mais très créatif !) d’avec la création artistique numérique – souvent à but non lucratif – qui regroupe les domaines du « net art », des installations interactives, du spectacle vivant multimédia, etc. Mais cet art est encore en effet assez peu connu du grand public, car il n’existe aucun lieu d’exposition permanent. Il faut surveiller la programmation des lieux de diffusion &#8211; souvent des galeries d’art contemporain &#8211; proposant des expositions ponctuelles, ou les festivals d’arts numériques.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Faut-il être bon en informatique pour réaliser des créations numériques ?<br />
</strong>Oui et non. La réalisation d’une œuvre interactive demande en effet souvent de bonnes connaissances en logiciels multimédia, voire en programmation informatique. Mais la plupart des artistes ne réalisent pas eux-mêmes le code informatique. Ils travaillent avec des ingénieurs ou techniciens informaticiens, soit sous forme d’intervention ponctuelle, soit s’associant sous forme de collectif. L’objectif étant que chaque personne reste dans le domaine pour lequel elle est spécialisée, tout en travaillant en étroite collaboration avec l’autre.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Sur quoi allez-vous travailler cette année au CMA ?</strong></p>
<p>Pour le prochain trimestre, je vais aborder avec les élèves la création 2D, le court métrage vidéo (avec la réalisation d’un court d’animation utilisant la technique du <em>stop motion*</em>), l’infographie – création d’images en 2D, la programmation web, et la création de POM (Petits Objets Multimédia) en ligne. Le trimestre suivant dépendra de leur vitesse d’apprentissage et de prise en main des outils. J’adapterai ainsi mon programme en fonction d’eux.</p>
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		<title>Mei-Ling  Acryliques d’inspirations asiatiques</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 18:51:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la Culture a le plaisir d’accueillir pour la première fois du 15 au 19 février 2011 dans la salle Muriavai une artiste au peintures étonnantes, marquées par l’influence asiatique :
Mei-Ling  Ku est la dernière d’une fratrie de 7 enfants. Née à Taiwan, elle passe  un master de [...]]]></description>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/531__320x240_aff-mei-ling.jpg" alt="aff-mei-ling" title="aff-mei-ling" />
</a>
<br />
Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> a le plaisir d’accueillir pour la première fois du <span style="text-decoration: underline;">15 au 19 février 2011</span> dans la salle Muriavai une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> au peintures étonnantes, marquées par l’influence asiatique :</p>
<p>Mei-Ling  Ku est la dernière d’une fratrie de 7 enfants. Née à Taiwan, elle passe  un master de culture et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> chinois avant de se passionner pour la  <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> et d’intégrer les ballets nationaux de Taiwan. Maîtrise des  mouvements, de l’énergie, elle crée ses propres chorégraphies et ouvre  une école en Bretagne, où elle s’installe quelques années. De retour à  <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, elle continue à partager ses connaissances : cours de mandarin,  de culture chinoise, danse toujours, guide-interprète, Mei-Ling se lance  également dans une autre forme d’expression pour laquelle elle se  passionne : la peinture.</p>
<p>Cette  exposition est la troisième en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> et nous ouvre son univers  intime à mi chemin entre influence occidentale et culture chinoise. Les  symboles y sont nombreux : calligraphie, Bouddha, fleurs, poissons, yin  et yang s’interpénètrent et font naître une atmosphère de sérénité et de  douceur.</p>
<p>De  l’aveu de l’artiste, peindre « c’est partager un moment de plaisir  total »… Comment dès lors refuser cette offre ? Partage de la lumière et  des représentations, des courbes et des scènes, bienvenue dans le monde  de Mei Ling…</p>
<p>L’artiste propose également un <strong>atelier gratuit de découverte de la calligraphie et de la peinture chinoise</strong> mercredi 16 février de 15h à 17h dans la Salle Muriavai, pour les adultes aussi bien que les enfants.</p>
<p>Retrouvez toutes les infos sur <a href="http://www.maisondelaculture.pf/" target="_blank">www.maisondelaculture.pf</a> – Rubrique « Actualités ».</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Contacts</span> : Mei Ling : 305 200</p>
<p><a href="http://www.hiroa.pf/tag/tftn/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tftn">TFTN</a> : 544 546</p>
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		<title>De la tradition à l’avenir</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/12/de-la-tradition-a-l%e2%80%99avenir/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 07:53:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture Bouge]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
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		<description><![CDATA[Près de 600 élèves et enseignants de Te Fare Upa Rau préparent depuis plusieurs semaines leur événement de la fin 2010 : la grande journée portes ouvertes du département d’arts traditionnels du Conservatoire, qui se tiendra pour la première fois dans les magnifiques jardins de Paofai, le mercredi 15 décembre. Un évènement très populaire qui va [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/488__320x240_full_h39_culturebouge_tuarii.jpg" alt="full_h39_culturebouge_tuarii" title="full_h39_culturebouge_tuarii" />
</a>
<br />
<strong>Près de 600 élèves et enseignants de Te Fare Upa Rau préparent depuis plusieurs semaines leur événement de la fin 2010 : la grande journée portes ouvertes du département d’arts traditionnels du Conservatoire, qui se tiendra pour la première fois dans les magnifiques jardins de Paofai, le mercredi 15 décembre. Un évènement très populaire qui va bien au-delà du simple apprentissage. L’engagement sans retenue de tous les élèves dans leurs propres disciplines &#8211; ‘<em>ori</em> <em><a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">tahiti</a></em>, percussions, chants et <em>orero</em>, etc. – témoigne d’un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> vivant, qui, sans jamais renier son <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a>, trace son avenir grâce à un enthousiasme, une imagination et une envie de créer auxquels les enseignants laissent libre cours. Ou quand la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> épouse la création.</strong></p>
<p>Qu’est ce qu’un conservatoire, si ce n’est une communauté artistique bouillonnante d’énergie ? Ecole de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> et de musique du Pays, Te Fare Upa en est le parfait exemple. C’est donc le lieu rêvé pour expérimenter outre tous les legs de la culture, une part plus personnelle, essentielle à la continuité d’un art en perpétuelle évolution.</p>
<p>Danser et vibrer en se fondant dans le groupe, en émerger pour exécuter un solo, écouter l’autre, lui répondre, être en symbiose. Saisir avec les sens, interpréter avec le corps. Témoigner. Exprimer. Voici ce que permet cette belle communauté, forgeant les danseuses, danseurs et chorégraphes de demain.</p>
<p>Deux élèves du département des arts traditionnels* du Conservatoire partagent avec nous leurs parcours au sein de cette maison trentenaire. On y découvre qu’outre le plaisir immédiat que procure la pratique des arts traditionnels, ils soulignent l’importance du partage avec les autres – camarades, parents, amis, mais aussi le public, restant à conquérir lors d’un spectacle. Et l’on retrouve également l’envie d’aller plus loin.</p>
<p><strong>Tuarii, étudiant en Tahitien à l’Université</strong></p>
<p>Au Conservatoire en arts traditionnels depuis 3 ans, il reste encore 3 ans à Tuarii avant de passer son DET**, ultime consécration des étudiants. Il a commencé la danse à tout juste 16 ans, dans le groupe Toa Reva, lors d’un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/heiva/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec heiva">Heiva</a>. « Je n’avais pas envie de danser », avoue-t-il, « j’y ai d’abord été contraint par ma mère. Et ça a changé toute ma vie ! » Une véritable révélation… L’expérience du groupe, de la scène, du public a donné des ailes à Tuarii, qui, pour la première fois s’est senti fier de sa culture. « A l’issue du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/heiva/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec heiva">Heiva</a>, je me suis mis à penser comme jamais auparavant. J’ai voulu apprendre ma langue, mon histoire, et poursuivre la danse ainsi que la musique. Aujourd’hui, je ne sais pas encore quel sera mon métier mais il sera forcément au service de ma culture, car je souhaite me battre pour la préserver et la promouvoir, notamment auprès des jeunes. Ce n’est pas un hasard si on appelle la culture <em>ta’ere </em>en tahitien, car elle est notre fondement et notre guide. »</p>
<p>Une détermination rare pour un jeune homme de 19 ans, qui ne brûle pas les étapes.</p>
<p>Tuarii prépare donc son 3<sup>ème</sup> gala avec le Conservatoire, « un moment important dans la vie de l’école, des élèves et des professeurs, car on montre le fruit de nos efforts collectifs au public. Nous devons être au ‘top’ pour cette représentation, d’autant que nous sommes notés dessus. La préparation est intense, les répétitions se multiplient et il faut s’harmoniser avec les différents niveaux, filles et garçons confondus. C’est aussi un bon exercice de la scène, moment unique où l’on donne réellement le meilleur de soi », résume-t-il. Grâce à l’enseignement rigoureux que Tuarii reçoit au conservatoire &#8211; « Vanina, Moumoune et Hugues sont très exigeants et aussi très disponibles pour nous ; quant à Mamie Louise, elle est une vraie encyclopédie sur deux pieds, mais elle nous apporte surtout des leçons de vie » -, notre brillant étudiant a souhaité se lancer dans une autre aventure de taille : il a repris depuis quelques mois, avec sa petite amie médaillée d’or du Conservatoire, Teruria Taimana, le flambeau de Toa Reva. Le jeune couple se prépare au Hura Tapairu, en décembre à la Maison de la Culture. Chorégraphies, musiques, costumes, répétitions etc., ils gèrent pour la première fois la direction artistique et logistique d’un groupe pour affronter le monde du concours de ‘<em>ori</em> <em>tahiti </em>! Une expérience il est vrai « difficile, prenante et stressante », ne cache pas Tuarii, mais qui le mettra vite face à la réalité d’un univers aussi riche que complexe. La relève est assurée.</p>
<p><strong>Vaihere, professeur de lettres </strong></p>
<p>Elle a commencé les cours de danse au Conservatoire à 14 ans, et après une pause de plusieurs années, elle a retrouvé le chemin de Tipaerui afin de passer son DET, qui comprend, outre le ‘<em>ori</em>, le <em>to </em>‘<em>ere</em>, le ‘<em>orero</em>, les percussions, le chant et la culture générale. Un diplôme complet « difficile mais qui valorise le travail, la rigueur et l’implication des professeurs du Conservatoire autant que celui des diplômés », garantit-t-elle. « Tous les cours proposés à côté de la danse complètent la formation, car il ne suffit pas de bien danser &#8211; techniquement parlant, il faut aussi connaître les multiples visages de sa culture pour l’exprimer avec justesse et sensibilité. » Lors du gala du Heiva du Conservatoire, Vaihere et son fils Aihau avaient d’ailleurs présenté un ‘<em>orero</em> très émouvant à partir d’un poème de Henri Hiro, discours d’une mère à son enfant. Car transmettre fait partie des principes de Vaihere, la culture étant selon elle « un enseignement sur la vie, une façon de partager, de communiquer ». Pour y répondre, elle a créé il y a 4 ans une école un peu spéciale, à mi chemin entre la pratique des arts et la philosophie, véritable pont entre les pratiques traditionnelles et les expressions plus modernes : Te Ao e Reva, à Faa’a. « Nous sommes une vingtaine d’adultes, j’enseigne la danse, le ‘<em>orero</em>, le chant, les percussions et l’art des cérémonies. Tous ces modes d’expression communs font appel à notre histoire mais aussi et surtout à notre vécu. Nous travaillons sur le ressenti, l’interprétation que nous donnons aujourd’hui de notre culture. » La troupe présente son travail lors des manifestations culturelles (<em>Matari’i</em>, etc.). « Mon cursus au Conservatoire me permet d’enseigner juste, tout en proposant autre chose ».</p>
<p><em>*Le département des arts traditionnels du CAPF est dirigé par Mme Vanina EHU.</em></p>
<p><em>** DET : Diplôme d’ArtsTradtionnels. </em></p>
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		<title>Pour ne jamais oublier les himene tarava…</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 19:38:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous connaissez tous Mama Iopa, professeur de chants traditionnels au Conservatoire Artistique de Polynésie française. Profondément attachée à cet art qu’elle contribue à faire vivre auprès de nos jeunes enfants, elle ne se contente néanmoins pas de l’enseigner. Mama Iopa a en effet entrepris depuis plusieurs années un chantier d’envergure : la transcription des tarava en [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>Vous connaissez tous Mama Iopa, professeur de chants traditionnels au Conservatoire Artistique de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française. Profondément attachée à cet <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> qu’elle contribue à faire vivre auprès de nos jeunes enfants, elle ne se contente néanmoins pas de l’enseigner. Mama Iopa a en effet entrepris depuis plusieurs années un chantier d’envergure : la transcription des <em>tarava</em> en notation occidentale sur des portées… </strong></p>
<p>Mama Iopa accomplit pour les <em>tarava</em> un véritable travail de fond, aussi rigoureux que nécessaire. Pourtant, personne ne le lui a demandé : elle le fait pour elle, pour les générations à venir, par amour de sa <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>. Comme une petite fourmi, Mama Iopa gratte des dizaines et des dizaines de notes sur des partitions, réunies dans « son cahier de musique », déjà presque complet. Un véritable trésor sur le <em>himene </em>et pour la continuité de ce <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> unique, qui n’a jamais fait l’objet de recueil.</p>
<p><strong>Pourquoi fais-tu ce travail ?</strong></p>
<p>Jusqu’à aujourd’hui, les <em>tarava</em> se transmettent oralement. De moins en moins de personne s’intéresse au chant traditionnel. Je crains qu’à terme et faute d’intérêt, on oublie définitivement nos <em>tarava</em>. Le fait de les écrire sur des partitions permettra de les conserver. D’autre part, transcrire une chanson ou musique, ce n&#8217;est pas seulement la sauvegarder définitivement, c’est aussi la préserver de la libre interprétation parfois préjudiciable à l&#8217;authenticité.</p>
<p><strong>Techniquement, comment procèdes-tu ?</strong></p>
<p>J’écris les partitions voix par voix, au nombre de 9 dans un <em>tarava</em> (voir notre encadré). Tous les <em>himene</em> sont construits avec ces différentes voix, associées à des mélodies précises et qui s’équilibrent les unes avec les autres. J’ai eu la chance d’apprendre le solfège il y a bien longtemps, ce qui me permet de traduire une sonorité en notes et ainsi de la figer.</p>
<p><strong>Quel est ton souhait pour l’avenir des <em>tarava</em> ?</strong></p>
<p>Qu’on les prenne davantage à cœur, et plus sérieusement. Ma grande inquiétude est de ne trouver personne à qui léguer mon savoir sur les <em>himene</em>. Les cours du Conservatoire, à ce titre, sont indispensables. Mais il faut une passion et une patience sans borne pour appréhender cet art dans sa complexité et profondeur.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Le himene <em>tarava</em>, c’est quoi ? </strong></p>
<p>Il existe trois sortes de <em>himene </em>: le <em>tarava</em>, le <em>ru’au</em> et le ‘<em>ute</em>. Le <em>tarava</em> est le chant le plus complexe. Interprété par tout le groupe de chant &#8211; entre 60 à 80 chanteuses et chanteurs – il est dirigé par le <em>ra&#8217;atira</em> (chef de groupe). Ode à la nature, à sa beauté et ses bienfaits, récit d’une légende, d’une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> glorieuse ou célébration des dieux, le <em>tarava</em> s’exprime tout en poésie. On distingue les <em>tarava</em> en fonction des archipels d’où ils proviennent : <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, Raromatai (îles Sous-le-Vent) et Tuhaa pa’e (Australes), car les légendes, les histoires et les traditions qu’ils évoquent sont spécifiques à ces îles.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Les voix des <em>tarava</em> Tahiti et Raromatai</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>faa’ara’ara </em>: voix féminines qui ouvrent le chant</p>
<p><em>tamau</em> <em>raro </em>: voix féminines hautes</p>
<p><em>tamau</em> <em>ni’a </em>: voix féminines basses</p>
<p><em>perepere </em>: voix féminines aigues qui rythment le chant</p>
<p><em>mape’e </em>: voix féminines et masculines en même temps</p>
<p><em>tuo </em>: voix masculines</p>
<p><em>ha’u </em>: voix masculines très graves, qui sont soufflées et rythment le chant</p>
<p><em>huti </em>: voix féminines</p>
<p><em>fa’ahoro </em>: voix masculines</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>Tarava</em> Tuhaa pa’e : idem, sans le <em>huti</em> et <em>fa’ahoro</em>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/11/pour-ne-jamais-oublier-les-himene-tarava%e2%80%a6/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		<title>Les Dossiers d’Archéologie Polynésienne n°3, 4 et 5</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 07:31:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Editeur : Service de la Culture et du patrimoine / Ministère de la  Culture
Ces trois revues scientifiques sont épuisées mais il est possible, sur le nouveau site du Service de la Culture et du Patrimoine, de les télécharger dans leur intégralité gratuitement. Rappelons que les Dossiers d’Archéologie Polynésienne (DAP) ne sont pas seulement édités pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Editeur : Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> / Ministère de la  Culture</strong></p>

<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/37_hiroa/full_h37_parutionsdap03.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic454]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/454__320x240_full_h37_parutionsdap03.jpg" alt="00 Maq Arch”o n¡3 COUV" title="00 Maq Arch”o n¡3 COUV" />
</a>

<p>Ces trois revues scientifiques sont épuisées mais il est possible, sur le nouveau site du Service de la Culture et du Patrimoine, de les télécharger dans leur intégralité gratuitement. Rappelons que les Dossiers d’Archéologie Polynésienne (DAP) ne sont pas seulement édités pour les scientifiques. Cette collection existe pour rendre à la population les connaissances que les archéologues découvrent lors leurs fouilles aux quatre coins des îles polynésiennes.<strong> </strong>C&#8217;est désormais possible en un simple clic, que l’on soit à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> ou à Hiva Oa ! L’autre bonne nouvelle : le DAP n°6 est en préparation et présentera le dernier bilan des recherches en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>. Nous vous annoncerons sa parution en temps voulu.</p>
<p><strong>N° 5 : Le patrimoine archéologique de l’île de Hiva Oa / Auteurs : Catherine Chavaillon et Eric Olivier</strong></p>
<p>L’île de Hiva Oa, aux Marquises, est connue pour ses nombreux vestiges et plus particulièrement son <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> de la sculpture. Il était donc temps d’en réaliser l’inventaire afin de faire connaître ce patrimoine unique en péril, et de pouvoir ainsi décider des mesures de conservation à adopter.</p>
<p><strong>N°4 : Bilan de la recherche archéologique en Polynésie française 2003-2004</strong></p>
<p>Ce bilan de la recherche archéologique présente les résultats des travaux menés en 2003 et 2004 en Polynésie française. Il regroupe 31 articles présentant les recherches réalisées par les archéologues de part et d’autre de notre vaste Pays.</p>
<p><strong>N° 3 : Etude archéologique de l’île de Rimatara / Auteur : Mark Eddowes</strong></p>
<p>Cette étude, réalisée entre 1993 et 1994, est innovante car pour la première fois sont rassemblés un inventaire raisonné des structures préhistoriques de Rimatara, une typologie des <em>marae</em>, une analyse de l&#8217;occupation de l&#8217;espace et une étude des sources historiques et traditionnelles disponibles.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>En téléchargement gratuit sur www.culture-patrimoine.pf</strong><em> </em></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/10/les-dossiers-d%e2%80%99archeologie-polynesienne-n%c2%b03-4-et-5/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		<title>Rechercher, jouer, archiver, valoriser…  Les pehe sont chouchoutés !</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 21:31:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En août dernier avait lieu une journée « historique » à sa manière au Conservatoire Artistique. L’orchestre traditionnel effectuait sa première séance d’enregistrement de pehe, grâce aux moyens techniques de la Maison de la Culture déplacés pour l’occasion. La 3ème étape de cette formidable aventure, vous la découvrirez sur www.hiroashop.com. Allez, on vous en dit un peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/37_hiroa/full_h37_dossier05.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic438]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/438__320x240_full_h37_dossier05.jpg" alt="full_h37_dossier05" title="full_h37_dossier05" />
</a>
<br />
<strong>En août dernier avait lieu une journée « historique » à sa manière au Conservatoire Artistique. L’orchestre traditionnel effectuait sa première séance d’enregistrement de <em>pehe</em>, grâce aux moyens techniques de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> déplacés pour l’occasion. La 3<sup>ème</sup> étape de cette formidable aventure, vous la découvrirez sur <a href="http://www.hiroashop.com/">www.hiroashop.com</a>. Allez, on vous en dit un peu plus… </strong></p>
<p>Si les établissements culturels du pays travaillent de concert pour la réalisation du magazine Hiro’a, ce n’est pas leur unique lieu de coopération. Attachés à leur mission de sauvegarde et de valorisation du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> polynésien, ils n’hésitent pas à mutualiser leurs compétences et moyens pour remplir celle-ci. Le projet dont nous allons vous parler dans ce dossier en est une parfaite illustration !</p>
<p>Le constat est simple : certains trésors de notre culture, comme les <em>pehe</em>, ces phrasés rythmiques traditionnels, vont bientôt tomber aux oubliettes si on ne les préserve pas. Le Conservatoire les a recensés et ils sont au nombre de 47. <em>Pehe</em> simples, complexes, composés, répondant à des noms parfois insolites (Samba, Australie, Bounty)*, si aujourd’hui les orchestres traditionnels en jouent toujours certains, il n’existe aucun enregistrement permettant d’écouter la spécificité de chacun de ces <em>pehe</em>. D’où l’idée du Conservatoire, de la Maison de la Culture et de l’Institut de la  Communication Audiovisuelle d’entamer un grand chantier d’archivage des musiques traditionnelles. Le Conservatoire dispose en effet du contenu, la Maison de la Culture de la technique et du matériel sonores et enfin l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a>, des infrastructures de conservation et de diffusion numériques.<strong> </strong></p>
<p>Leur but : conserver et rendre accessibles au plus grand nombre ces musiques indissociables du patrimoine polynésien.</p>
<p>« Bien que très affectés par une situation financière difficile, nous trouvons d’autres formes de ressources pour travailler », avoue Fabien Dinard, Directeur du Conservatoire Artistique de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française. Cet état d’esprit, tous les directeurs le partagent, leur permettant de continuer à répondre aux besoins, si nombreux, de la culture.</p>
<p><strong>Quand la tradition rencontre la technologie</strong></p>
<p>Les <em>pehe</em> qui ont été enregistrés en d&#8217;août dernier par le célèbre orchestre de percussions traditionnelles de Te Fare Upa Rau*, ont été extraits du dernier grand gala du Conservatoire. Les musiciens ont dû répéter ces <em>pehe</em> une semaine entière, avant de les interpréter.</p>
<p>De l&#8217;avis de Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la Culture, l&#8217;enregistrement est d&#8217;une qualité rare.</p>
<p>La suite des enregistrements, prévue d’ici décembre, concernera des <em>pehe</em> dits historiques. Il est à l&#8217;heure actuelle possible de remonter à plus de 50 ans, suite à la redécouverte récente d&#8217;une cassette signée Guilbert. Gaston Guilbert est un véritable pionnier en la matière et a créé dans les années 1950 une des premières sociétés de production cinématographique de Polynésie, ainsi qu’un studio d’enregistrement.</p>
<p>Une fois que tous les enregistrements seront numérisés, ils seront conservés et mis en ligne par l&#8217;ICA sur la boutique <a href="http://www.hiroashop.com/">www.hiroashop.com</a>, le nouveau site de vente de produits culturels polynésiens. Tous les amoureux de la culture polynésienne, d’ici et d’ailleurs, vont être heureux de disposer enfin d’une telle base de travail.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>3 questions à Fabien Dinard</strong><strong>, Directeur du Conservatoire Artistique de Polynésie française. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Comment définirais-tu un <em>pehe </em>?</strong></p>
<p><em>Pehe</em> signifie musique au sens large. Mais lorsque l’on parle de <em>pehe</em> traditionnels, il s’agit de phrases rythmiques répétitives. Elles peuvent être constituées de plusieurs temps (4, 7 , 8). Un <em>pehe</em> est joué avec les percussions traditionnelles : <em>to’ere</em>, <em>tariparau</em>, <em>pahu</em> et <em>faa’tete</em>. Cet <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> à part entière, dont dépend chaque pas de <em>ori</em>, donne aussi le ton de toutes les étapes d’un ensemble chorégraphique de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> traditionnelle : introduction, conclusion, solos, ‘<em>otea</em>, ‘<em>aparima</em>, etc.</p>
<p><strong>Sur quel critère peut-on dire qu’un rythme est traditionnel ? </strong></p>
<p>C’est assez difficile à dire, mais disons que tous les <em>pehe</em> ayant un nom précis reconnu par la profession peuvent être dits traditionnels. Bien souvent, on remarque d’ailleurs que les anciens <em>pehe</em> portent des noms de localités. Le <em>pehe</em> Bora Bora, le <em>pehe</em> Tautira : ce sont les groupes des districts qui les ont inventés et ils créaient alors la surprise pendant les Tiurai. Aujourd’hui, tout le monde peut reprendre ces <em>pehe</em>, ils n’ont jamais été « déposés » par leurs créateurs.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, les orchestres traditionnels continuent-ils à jouer les <em>pehe</em> traditionnels dans leur forme initiale ?</strong></p>
<p>Pas exactement. Sur les 47 <em>pehe</em> que le Conservatoire a recensés, je dirais qu’une dizaine seulement sont régulièrement repris. Mais les musiciens les jouent « à leur sauce », mixent les temps, les inversent, etc., pour créer de nouveaux rythmes. Si cette évolution est naturelle et nécessaire, il reste néanmoins essentiel et urgent d’archiver tous les <em>pehe</em> traditionnels connus, pour en conserver toute l’authenticité et la mémoire.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Liste des <em>pehe </em>les plus utilisés :</strong><strong><a href="http://www.conservatoire.pf/images/stories/discipline/percutrad/zoom/repettoata.jpg" rel="lightbox[2351]"></a></strong></p>
<p><strong>Les <em>pehe</em> simples : </strong>Ami, Marae, Pahae, Samba, Faaruru Puarata, Rere mahuta, Samba (Tahito), Vava (amaha)</p>
<p><strong>Les <em>pehe</em> composés : </strong>Bora Bora, Bounty, Faahee, Hitoto, Otamu, Tikatika, Takoto, Ueue, Australie</p>
<p><strong>Les <em>pehe</em> composés avec coup triple</strong> : Faatere, Hina, Hiro</p>
<p><strong>Les <em>pehe</em> complets : </strong>Arapo, Hakapau, Manu, Nanue, Titau, Tiare Taporo</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>www.hiroashop.com</strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/37_hiroa/full_h37_dossier04.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic439]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/439__320x240_full_h37_dossier04.jpg" alt="full_h37_dossier04" title="full_h37_dossier04" />
</a>
<br />
Hiro’a Shop est une toute nouvelle boutique en ligne exclusivement dédiée aux produits culturels Polynésiens. Plus de 200 références peuvent être commandées : CD, DVD, fichiers MP3 et aussi des livres, sont à votre disposition en quelques clics, et ce, où que vous soyez dans le monde… <a href="http://www.hiroashop.com/">www.hiroashop.com</a> est administré par l’Institut de la  Communication Audiovisuelle de Polynésie Française (ICA). Ainsi l’ICA devient le premier établissement public polynésien proposant le paiement par carte de crédit en ligne. Créée en 1984, l’ICA est aujourd&#8217;hui la mémoire audiovisuelle de la  Polynésie française avec un fonds riche d’environ 35 000 références composé de documentaires, de vidéogrammes institutionnels, de nombreuses émissions de télévision, de plusieurs centaines d’heures d’images consacrées à la Polynésie et propose plus de 2 000 documents audiovisuels sur son site <a href="http://www.ica.pf/">www.ica.pf</a>.</p>
<p><em> </em></p>
<p>* L’orchestre du Conservatoire est dirigé par Roger TAAE et composé de : Wilfred HOTO, Tom et Moana URIMA, Noël TEPARII, Louis KAUTAI et Julien FAATAUIRA.</p>
<p>Le Conservatoire enseigne les percussions traditionnelles aux enfants à partir de 9 ans. La classe est dirigée par Hans FAATAUIRAA, spécialiste en la matière.</p>
<p><strong><em>+ d’infos : <a href="http://www.conservatoire.pf/">www.conservatoire.pf</a> &#8211; 50 14 14</em></strong></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/10/rechercher-jouer-archiver-valoriser%e2%80%a6-les-pehe-sont-chouchoutes/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>PROGRAMME DU MOIS DE SEPTEMBRE 2010</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/09/programme-du-mois-de-septembre-2010/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 23:33:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
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		<category><![CDATA[ICA]]></category>
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		<description><![CDATA[Musée de Tahiti et des Iles – Te Fare Manaha
MAISON DE LA CULTURE &#8211; TE FARE TAUHITI NUI
Théâtre : Les huit péchés capitaux
Association Alinéa
Jeudi 02 au Samedi 04, Jeudi 09 au samedi 11 – 19h30
Dimanches 05 et 12 – 18h30
Billets en vente à Radio 1 et sur www.radio1.pf, à Carrefour Arue et Punaauia
Renseignements 434 100
Petit Théâtre
 
Théâtre : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Iles – Te Fare Manaha<br />
MAISON DE LA <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">CULTURE</a> &#8211; TE FARE TAUHITI NUI</strong></p>
<p><strong>Théâtre : Les huit péchés capitaux</strong></p>
<p>Association Alinéa<br />
Jeudi 02 au Samedi 04, Jeudi 09 au samedi 11 – 19h30<br />
Dimanches 05 et 12 – 18h30<br />
Billets en vente à Radio 1 et sur <a href="http://www.radio1.pf/">www.radio1.pf</a>, à Carrefour Arue et Punaauia<br />
Renseignements 434 100<br />
Petit Théâtre</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Théâtre : The best</strong></p>
<p>Compagnie du Caméléon<br />
Dimanche 05 – 18h30<br />
Vendredi 10 et samedi 11 – 19h30<br />
Tarif à partir de 3000 Fcfp<br />
Billets en vente à Radio 1 et sur <a href="http://www.radio1.pf/">www.radio1.pf</a>, à Carrefour Arue et Punaauia<br />
Renseignements 434 100<a href="http://www.cameleon.pf/"><br />
www.cameleon.pf</a> / <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a><br />
Grand Théâtre</p>
<p><strong>Heure du Conte enfants : <em>Avae uri</em> – la patte du chien</strong></p>
<p>Léonore Canéri / <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tftn/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tftn">TFTN</a><br />
Mercredi 15 – 14h30<br />
Entrée libre<br />
Renseignements au 544 544<br />
Bibliothèque enfants</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Festival ornithologique </strong></p>
<p>Association Manu / <a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ICA">ICA</a> / TFTN / MTI<br />
Mardi 14 au vendredi 17 – 08h00 à 20h00<br />
Samedi 18 – 08h00 à 13h00<br />
Exposition, conférences, animations, projections de films<br />
Entrée libre<br />
Renseignements au 544 544<a href="http://www.manu.pf/"><br />
www.manu.pf</a> / <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a><br />
Maison de la Culture</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">Danse</a> traditionnelle : Nonahere</strong></p>
<p>Manu<br />
Vendredi 17 – 19h30<br />
Tarif unique 2000 Fcfp<br />
Billets en vente sur place, à la Maison des jeunes de Mahina et auprès de l’association Nonahere<br />
Renseignements 744 680<br />
Grand Théâtre</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Cinematamua : La nouvelle Cythère</strong></p>
<p>ICA / TFTN<br />
Mercredi 15 – 19h00<br />
Entrée libre<br />
Renseignements au 544 544<a href="http://www.ica.pf/"><br />
www.ica.pf</a> / <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a><br />
Grand Théâtre</p>
<p><strong>Comédie musicale : Le soldat rose</strong></p>
<p>CAPAT / TFTN<br />
Vendredi 24 et samedi 25 – 19h00<br />
Dimanche 26 – 18h30<br />
Tarif unique 2000 Fcfp<br />
Billets en vente sur place<br />
Renseignements 544 544<br />
Grand Théâtre</p>
<p><strong>Livres animés : Un secret pour grandir</strong></p>
<p>Coco la conteuse / TFTN<br />
Vendredi 24 – 14h30<br />
Entrée libre<br />
Renseignements au 544 544<br />
Bibliothèque enfants</p>
<p><strong>Danse traditionnelle : Ra ‘Mana</strong></p>
<p>Ra ‘Mana / TFTN<br />
Vendredi 24 et samedi 25 – 19h30<br />
Grand Théâtre</p>
<p><strong>Concert découverte : Mimifé</strong></p>
<p>RFO / TFTN<br />
Mardi 28 – 19h00<br />
Entrée libre<br />
Renseignements 544 544<br />
Petit Théâtre</p>
<p><strong>Exposition Putahi – <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> contemporain</strong></p>
<p><strong>Centre des Métiers d’Art</strong></p>
<p>Jusqu’au 1<sup>er</sup> octobre<br />
Lundi à vendredi, de 8h à 16h<br />
Entrée libre<br />
Renseignements au 437 051</p>
<p><strong>Exposition Henri Hiro – Haere mai ra</strong></p>
<p><strong>Musée de Tahiti et des Îles</strong></p>
<p>Jusqu’en décembre 2010<br />
Mardi au samedi, de 9h30 à 17h30<br />
Renseignements au 548 435<br />
www.museetahiti.pf</p>
<p><strong>Projections pour ados</strong></p>
<p>13h15 – 150 Fcfp l’entrée<br />
Mercredi 1<sup>er</sup> – Alice au pays des merveilles (fantastique &#8211; 1h44)<br />
Mercredi 8 – Manoir hanté (fantastique &#8211; 1h24)<br />
Mercredi 15 – Percy Jackson le voleur de foudre (fantastique – 1h58)<br />
Mercredi 22 – Home (documentaire – 1h54)</p>
<p><strong>Projections pour enfants</strong></p>
<p>13h15 – 150 Fcfp l’entrée<br />
Vendredi 3 – Le petit dinosaure : Jouons ensemble ! (dessin animé)<br />
Vendredi 10 – Fantastique Mr Fox ! (film – 1h28)<br />
Vendredi 17 – Histoires enchantées (film &#8211; 1h35)</p>
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		<item>
		<title>« Je me suis trouvé »</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/09/%c2%ab-je-me-suis-trouve-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 21:42:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[10 questions à]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>

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		<description><![CDATA[Philippe Aukara vient de terminer, avec les félicitations du jury, ses études de sculpteur au Centre des Métiers d’Art. Un parcours jalonné d’apprentissages et d’expériences dans lequel il s’est construit et épanoui, personnellement et professionnellement. 
Pourquoi avoir choisit de faire le Centre des Métiers d’Art ?
Je travaillais comme magasinier pour une grosse société et parallèlement, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/418__320x240_philippeaukara.jpg" alt="philippeaukara" title="philippeaukara" />
</a>
<br />
<strong>Philippe Aukara vient de terminer, avec les félicitations du jury, ses études de sculpteur au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a>. Un parcours jalonné d’apprentissages et d’expériences dans lequel il s’est construit et épanoui, personnellement et professionnellement. </strong></p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisit de faire le Centre des Métiers d’Art ?</strong></p>
<p>Je travaillais comme magasinier pour une grosse société et parallèlement, je m’étais mis au tatouage. Ça me plaisait. J’ai eu envie de changer de voie, d’apprendre à connaître ma <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>, son <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a>, sa symbolique… C’est ça de quitter l’école trop tôt ! J’ai décidé de sauter le pas et de m’inscrire au Centre des Métiers d’Art, en sculpture.</p>
<p><strong>Et après 3 ans d’étude, tu as le sentiment d’avoir trouver ta voie ? </strong></p>
<p>Oui, vraiment. J’ai tellement appris sur la culture polynésienne, mais aussi plus largement du Pacifique. Je crois qu’avant d’entamer ces études, je me cherchais un peu. Au Centre des Métiers d’Art, en plus d’un savoir-faire, on apprend d’où l’on vient, ce qu’on fait nos ancêtres, l’héritage qu’ils nous ont laissé. Je crois pouvoir dire qu’au final, plus que ma « voie », je me suis trouvé.</p>
<p><strong>Peux-tu nous expliquer le travail de fin d’année que tu as présenté au jury, pour obtenir ton diplôme de fin d’études ?</strong></p>
<p>J’ai réalisé 3 <em>tiki</em> monumentaux, d’environ 2 mètres chacun, en bois de cocotier. L’idée était de montrer la diversité des techniques de sculpture et de « transformation ». Pour le premier, je me suis inspiré d’un tout petit <em>tiki</em> double de Moorea, je n’ai gardé que la forme de son visage, que je trouvais intéressante à travailler. Le second est une femme, je suis parti de la sculpture d’un bâton de pouvoir des Australes. Là encore, c’est l’originalité et la rareté de sa forme qui a retenu mon attention. Enfin, j’ai imaginé le 3<sup>ème</sup> <em>tiki</em> à partir d’une écope traditionnelle, qui m’a fait pensé à un visage. Le résultat est assez surprenant…</p>
<p><strong>Ce qui te plait dans le travail de sculpteur ? </strong></p>
<p>J’aime le côté physique de la sculpture, surtout lorsque je travaille des grosses pièces. Tailler une œuvre à partir d’un tronc d’arbre, imaginer le résultat fini à partir d’une masse informe… ou s’appliquer à graver un <em>umete</em>. La sculpture offre de multiples ouvertures, toutes très intéressantes ; que ce soit dans le côté technique ou artistique, décoratif ou pratique. Récemment, j’ai eu la chance de participer à la construction de la pirogue Upo’o de Clément Pito, c’était une nouvelle expérience très enrichissante.</p>
<p><strong>Quelles sont tes sources d’inspiration ?</strong></p>
<p>Je pars toujours des formes et motifs des objets anciens, que je transforme ensuite pour les rendre modernes. J’aime les formes épurées et simples, les contours francs, je ne charge pas mes sculptures. Il ne s’agit pas pour moi de faire de la copie, mais d’essayer de produire un artisanat ou un art polynésien contemporain, qui réponde aux problématiques actuelles.</p>
<p><strong>Tu continues de tatouer ? </strong></p>
<p>Oui. Ça m’équilibre ! Comme je disais, la sculpture permet de me « défouler » physiquement, alors que le tatouage demande plus de minutie, de précaution. Les études au Centre des Métiers d’Art m’ont permis d’enrichir mon répertoire de tatouages, d’en comprendre le sens.</p>
<p><strong>Quelle est ta meilleure expérience au Centre des Métiers d’Art ?</strong></p>
<p>En juin dernier, avec une équipe du Centre, nous avons été invités à Montréal, au Canada, pour le festival Amérindien, où nous avons fait découvrir un aperçu des savoir-faire polynésiens. C’était la première fois que je quittais <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> pour une si grande ville, c’était vraiment une belle expérience… On a pu rencontrer et échanger avec les populations indiennes, qui se battent pour préserver le « peu » de culture qu’il leur reste. A <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, on a encore la chance d’avoir une culture bien vivante, il n’appartient qu’à nous de continuer à la cultiver.</p>
<p><strong>Que représente la culture polynésienne pour toi ?</strong></p>
<p>Je comprends réellement ce que signifie être « polynésien » depuis que j’ai fait le Centre des Métiers d’Art. Et la culture, d’après moi, c’est ta force, ce qui te donne envie d’avancer, de faire les choses pas comme tout le monde.</p>
<p><strong>Y a-t-il des artistes locaux que tu apprécies particulièrement ?</strong></p>
<p>Léon Taerea, pour son style unique et le sens de ses dessins. Jonathan Mancarelli, pour les interprétations modernes du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> qu’il conçoit à partir de ses sculptures.</p>
<p><strong>Aujourd’hui, que comptes-tu faire précisément ?</strong></p>
<p>Je suis à l’atelier-relais du Centre. Je vais apprendre à être artisan à mon compte, créer des œuvres, expérimenter de nouvelles techniques, répondre à des commandes… Ça me rassure de ne pas être complètement lâché dans la nature, de pouvoir rester une année de plus au Centre. Parce qu’en 3 ans, on acquiert un savoir-faire mais pas à devenir indépendant !</p>
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		<item>
		<title>L’art de faire réfléchir…</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 23:39:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Trésors vivants]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[polynésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici 3 œuvres réalisées lors du Putahi, rencontre culturelle et artistique organisée au Centre des Métiers d’Art le mois dernier. Trois œuvres aux problématiques bien actuelles, trois trésors d’imagination et parfois d’ironie au sujet de la société polynésienne contemporaine. 
Erena Baker, « les beautés polynésiennes »
Cette jeune artiste de Nouvelle-Zélande, fraîchement diplômée d’un master en art visuel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/410__320x240_tresors-warren.jpg" alt="tresors-warren" title="tresors-warren" />
</a>
<br />
<strong>Voici 3 œuvres réalisées lors du Putahi, rencontre culturelle et artistique organisée au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> le mois dernier. Trois œuvres aux problématiques bien actuelles, trois trésors d’imagination et parfois d’ironie au sujet de la société polynésienne contemporaine. </strong></p>
<p><strong>Erena Baker, « les beautés polynésiennes »</strong></p>
<p>Cette jeune <a href="http://www.hiroa.pf/tag/artiste/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec artiste">artiste</a> de Nouvelle-Zélande, fraîchement diplômée d’un master en art visuel maori, nous offre une « manipulation » photographique de la femme polynésienne, réalisée à partir d’une carte postale ancienne. « Cette polynésienne est photographiée par le prisme de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> européenne. J’ai travaillé l’image originale pour mettre mon visage à la place. L’ombre qui s’en détache fait référence à la croyance maorie selon laquelle se faire photographier capture une partie de ton esprit. La femme, selon le titre de la carte, vient de Raiatea : tous les Polynésiens viennent de là, c’est le berceau de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>. En maori, nous l’appelons Rangiatea. Il existe un proverbe qui dit ‘’<em>E kore au e ngaro he kakano, i ruia mai i Rangiatea’’</em>, ce qui signifie : ‘’Je ne serai jamais perdu, la graine qui a été semée vient de Rangiatea’’. Même transformées par une vision plus ou moins romantique de la femme et la beauté exotique, les Polynésiennes, du surcroît de Raiatea, n’en perdent pas moins leur âme…</p>
<p><strong>Robert Jahnke, <em>umete</em>-bouclier</strong></p>
<p>Le <em>umete</em>, récipient traditionnel creusé dans lequel la nourriture était déposée, est un symbole d&#8217;abondance important dans la culture polynésienne, d’autant qu’il a traversé les âges. Le bouclier est l’arme occidentale la plus ancienne, destinée à parer les attaques. Dans l’œuvre de Robert Jahnke, ces deux objets ne font plus qu’un… La tradition serait-elle notre meilleure arme ? Faut-il réunir les héritages pour les harmoniser, les enrichir, les réinveter ? De nombreuses questions sont évoquées par ce travail aussi technique que conceptuel. Le <em>umete</em>-bouclier a été réalisé en bois de <em>kohu</em>, assemblé puis brûlé pour obtenir cette magnifique teinte noire.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Warren Ten Koan Cheung, fontaine traditionnelle </strong></p>
<p>Voici une oeuvre surprenante, un brin provocatrice… Warren a sculpté un <em>umete</em> à bec verseur, traditionnellement utilisé pour la cérémonie du ‘<em>ava, </em>qu’il a installé sur un socle en position de versement. Au bout de celui-ci : un verre de coca-cola plein !<em> </em>« Je souhaitais nous mettre face à l’évolution dans ce qu’elle a de plus vicieux. Aujourd’hui, ce n’est plus le ‘<em>ava</em> la boisson de fête et de rassemblement, mais la bière ou le coca qui coulent à flot. Coca est n°1 des ventes de boisson en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française ! » Une analyse traduite par une œuvre originale, ou les dérives de la société de consommation bien loin de ses traditions.</p>
<p><strong>PRATIQUE</strong></p>
<p><strong>L’exposition des œuvres du Putahi, c’est :</strong></p>
<p>- Au Centre des Métiers d’Art – quartier Mamao, Papeete</p>
<p>- Jusqu’au 1<sup>er</sup> octobre</p>
<p>- Du lundi au vendredi, de 8h à 16h</p>
<p>- Entrée libre</p>
<p>+ d’infos : 43 70 51 – secretariat.<a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">cma</a>@mail.pf</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/09/l%e2%80%99art-de-faire-reflechir%e2%80%a6/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Art contemporain – Putahi</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/09/art-contemporain-%e2%80%93-putahi-2/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 21:50:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Programme Culturel]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous avez rendez-vous au Centre des Métiers d’Art jusqu’au 1er octobre pour admirer les œuvres réalisées au cours de la rencontre artistique et culturelle « Putahi ». Un événement placé sous le signe du partage et de la création entre artistes confirmés et en devenir, autour d’une même passion : l’art polynésien contemporain. Que ce soient les sculptures, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
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	<img class="ngg-singlepic ngg-center" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/399__320x240_actu-pub-putahi.jpg" alt="actu-pub-putahi" title="actu-pub-putahi" />
</a>

<p>Vous avez rendez-vous au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">Art</a> jusqu’au 1<sup>er</sup> octobre pour admirer les œuvres réalisées au cours de la rencontre artistique et culturelle « Putahi ». Un événement placé sous le signe du partage et de la création entre artistes confirmés et en devenir, autour d’une même passion : l’art polynésien contemporain. Que ce soient les sculptures, peintures ou installations, le résultat est surprenant et innovant. A découvrir absolument !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>-       Centre des Métiers d’Art – quartier Mamao, Papeete</p>
<p>-       Jusqu’au 1<sup>er</sup> octobre, de 8h à 16h</p>
<p>-       Entrée libre</p>
<p>+ d’infos : 43 70 51 – secretariat.<a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">cma</a>@mail.pf</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2010/09/art-contemporain-%e2%80%93-putahi-2/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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