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	<title> &#187; Portrait d&#8217;un Métier</title>
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		<title>Savez-vous conter ?</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 10:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait d'un Métier]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
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		<description><![CDATA[ Les voix de l’archipel des Gambier s’élèvent au Musée de Tahiti et des Îles, et accompagnent la découverte des trésors actuellement exposés pour « Mangareva ». Coco et Aimeho, les deux conteurs, proposent jusqu’à la fin du mois légendes contées et visites guidées. Plus qu’un métier, conteur est une façon d’être et de vivre. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
 Les voix de l’archipel des Gambier s’élèvent au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles, et accompagnent la découverte des trésors actuellement exposés pour « Mangareva ». Coco et Aimeho, les deux conteurs, proposent jusqu’à la fin du mois légendes contées et visites guidées. Plus qu’un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/metier/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec métier">métier</a>, conteur est une façon d’être et de vivre. Rencontre avec ceux qui savent émerveiller petits et grands.</p>
<p>A l&#8217;occasion de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/exposition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec exposition">exposition</a> « Mangareva », ouverte jusqu’au 24 septembre prochain, le Musée propose des séances de contes pour les enfants dès 6 ans. Corinne Billard, dite Coco la conteuse et Aimeho Charousset animent ces visites où le plaisir se mêle à la connaissance. Ils emmènent les enfants à la découverte du monde légendaire des îles Gambier à travers les légendes de Taaki et du Requin de Rikitea. Des histoires merveilleuses racontées… à merveille !</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conte/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec conte">conte</a> selon vous?</strong><br />
<em>Coco</em> : un conte est un voyage dans le monde de l’imaginaire et du rêve. C’est aussi une construction personnelle, car à travers les histoires entendues, on peut se projeter.  Les histoires sont essentielles car elles permettent de découvrir le monde sans bouger.<br />
<em>Aimeho</em> : le conte est un des plus vieux arts de l’humanité, basé sur la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/transmission/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec transmission">transmission</a> entre les générations.</p>
<p><strong>Conteur : métier ou passion ?</strong><br />
<em>Coco</em> : j’ai fait de ma passion mon métier. A la base, je suis libraire, spécialisée dans la littérature <a href="http://www.hiroa.pf/tag/jeunesse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec jeunesse">jeunesse</a>. J’avais envie de raconter les belles histoires que je lisais, pour le plaisir. Désormais, je travaille exclusivement comme conteuse auprès des écoles, crèches, centres aérés, comités d’entreprise, etc.<br />
<em>Aimeho</em> : en ce qui me concerne, conteur est mon « état » ! Je n’en ai jamais fait un métier. J’ai toujours raconté des histoires. A mes enfants d’abord, pour les endormir… Maintenant, qu’ils sont grands, je souhaite en faire profiter les autres !</p>
<p><strong>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/140__320x240_800aimeho-1busquet.jpg" alt="800aimeho-1busquet" title="800aimeho-1busquet" />
</a>
Comment raconte-t-on un conte ?</strong><br />
<em>Coco</em> : il y a différentes manières de conter, selon les sujets, mais aussi et surtout selon sa personnalité et son vécu. C’est pourquoi il est impossible d’entendre deux fois le même conte ! Une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> est toujours racontée avec ses émotions, ses mots, et cela influe sur la façon de la transmettre.<br />
<em>Aimeho</em> : il existe des techniques variées en effet. Au Musée, j’ai essayé d’accompagner le récit avec un to’ere. Les percussions ponctuent les histoires, beaucoup de conteurs y ont recours. Mais je n’y suis pas parvenu, alors je suis resté sur ma voix.</p>
<p><strong>Un conteur est-il un acteur ?</strong><br />
<em>Coco</em> : personnellement, je suis arrivée au conte par le théâtre. Il y a en effet une forme de théâtralité dans le récit oral. L’interactivité et les échanges sont importants pour tisser des liens avec son public. C’est ton attitude lors de ce moment privilégié que nous vivons tous ensemble qui va marquer et donc créer des souvenirs.<br />
<em>Aimeho</em> : je crois que ce sont deux arts différents, même si ils sont issus de la même lignée.</p>
<p><strong>Quelles sont les réactions du public ?</strong><br />
<em>Coco</em> : il y a trois publics : enfant, adolescent et adulte. Les enfants sont toujours prêts à entendre des histoires. Les ados, c’est plus délicat mais non moins intéressant. D’emblée, ils sont un peu réfractaires : « les histoires, c’est pour les bébés lala ! ». et puis au fur et à mesure de l’histoire, on voit leurs oreilles se tendre, leurs yeux et leurs bouches s’arrondir… et à la fin ils sont conquis ! Quant aux adultes, ils reviennent volontiers aux histoires et adorent ça.<br />
<em>Aimeho</em> : c’est justement pour voir les réactions du public que je raconte des histoires ! J’aime particulièrement m’adresser aux enfants. Parvenir à les capter, à leur transmettre des émotions, quel bonheur !</p>
<p><strong>Quelle est l’importance de cette activité orale d’après vous ?</strong><br />
<em>Coco</em> : les contes transmettent de petits savoirs essentiels. Ils apportent une manière de se construire différente de celle de l’école. Ces temps d’écoute et de partage sont fondamentaux pour la construction de l’être humain ! Raconter des histoires faisait autrefois partie du quotidien. Les anciens racontaient aux plus jeunes, et ce, aux quatre coins du monde. L’arrivée de télévision a créé une vraie barrière ; il faut savoir l’éteindre pour revenir à ces liens générationnels. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les « vieux » n’osent plus, ils craignent le manque d’intérêt de leurs enfants. C’est dommage.<br />
<em>Aimeho</em> : elle est primordiale. Je ne suis pas très pédagogie, didactique, etc. Avec le conte, on a tous les éléments essentiels à la transmission et depuis bien longtemps. Il relie les hommes entre eux, aide à la construction de l’identité, répond aux mêmes attentes et procure le même émerveillement, que l’on soit Japonais, Polynésien ou Norvégien !</p>
<p><strong>Y a-t-il des points communs entre les contes issus de cultures différentes ?</strong><br />
<em>Coco</em> : Oui, dans la mesure où d’une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> à une autre, on retrouve l’expression des mêmes émotions et questionnements : l’amour, la peur, le deuil, la joie, le bien, le mal, la morale, etc. Il y a des cendrillons sur tous les continents ! La force du conte, d’autre part, est de parvenir à transmettre de manière très subtile des sentiments très riches et profonds. Ensuite, les contes ne se ressemblent jamais dans la manière de les raconter. C’est son essence même : les histoires voyagent d’une personne à une autre et se transforment !<br />
<em>Aimeho</em> : sur le fond oui, mais pas sur la forme.</p>
<p><strong>Conter pour une exposition du Musée de Tahiti et des Îles : une première !</strong><br />
<em>Coco</em> : oui, et quelle expérience formidable ! Par le biais des légendes contées et visites guidées, la culture est rendue plus accessible et vivante. Les histoires suscitent la curiosité de l’enfant, l’amènent à regarder, s&#8217;interroger et comprendre. Imaginez les réactions des enfants à qui l’on vient de raconter la légende d’un héros et que d’un coup, ils voient en vrai « sa » rame, « son » tiki ! Les objets du patrimoine prennent ainsi vie dans leurs esprits. C’est bien là tout l’intérêt de la démarche.<br />
<em>Aimeho</em> : c’est le pied ! La démarche d’amener le conte au musée, un univers impressionnant et sérieux aux yeux des enfants, le rend immédiatement plus abordable et même passionnant.</p>
<p>Les conteurs tiennent à remercier chaleureusement Jean-Marc Pambrun, directeur du Musée, Tara Hiquily, commissaire de l’exposition « Mangareva » et Christel Vieille, vacataire en médiation culturelle, pour leur initiative.</p>
<p><strong>Trésors de Mangareva : légendes contées et visites guidées</strong><br />
<em>Où et quand ?</em><br />
- Au Musée de Tahiti et des Îles<br />
- Jusqu’au 24 septembre 2009<br />
- Séances pour les centres de loisirs les mercredis et vendredis<br />
- Pour les familles : le samedi matin à 10h00 (sur réservation)<br />
- Renseignements : 54 84 35 &#8211; secretdirect@museetahiti.pf</p>
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		<item>
		<title>Ra’atira pupu himene : à chœur ouvert&#8230;</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/08/ra%e2%80%99atira-pupu-himene-a-choeur-ouvert/</link>
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		<pubDate>Sat, 08 Aug 2009 02:38:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait d'un Métier]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[tahiti]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontre avec Mama Iopa, ra’atira pupu himene et professeur de himene au Conservatoire.
Etre ra’atira d’un pupu himene, chef d’un groupe de chants traditionnels, est un rôle aussi délicat qu’exigent. Les compétences musicales et pédagogiques, comme humaines et organisationnelles, sont au cœur de la démarche de ce leader artistique. Zoom sur cette activité avec Mama Iopa, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Mama Iopa, ra’atira pupu himene et professeur de himene au Conservatoire.</em></p>
<p>Etre ra’atira d’un pupu himene, chef d’un groupe de chants traditionnels, est un rôle aussi délicat qu’exigent. Les compétences musicales et pédagogiques, comme humaines et organisationnelles, sont au cœur de la démarche de ce leader artistique. Zoom sur cette activité avec Mama Iopa, ra’atira pupu himene, professeur de himene au Conservatoire et jury des himene pendant le Heiva.</p>
<p><img class="alignnone" title="Pupu Himene" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/themes/mimbo2.2_(niss)/images/800 IMG_8273.jpg" alt="" width="478" height="319" /></p>
<p><strong>Comment as-tu découvert le chant ?</strong></p>
<p>A ma paroisse. Le chant est devenu pour moi une passion lorsque j’ai eu 16 ans et que j’ai découvert le solfège. Et à tout juste 18 ans, j’ai appris mon premier chant à un groupe ! Depuis lors, je n’ai cessé de chanter dans des assemblées paroissiales, puis j’ai créé mon propre groupe de himene Tuhaa Pa’e – je suis originaire de Rurutu – Hautimatea.</p>
<p><strong>C’est avec ce groupe que tu as participé au Heiva ?</strong></p>
<p>Oui, en effet, nous avons chanté à To’ata de 2003 à 2006 et remporté les premiers prix en 2003 et 2004.</p>
<p><strong>Un ra’atira pupu himene fait quoi exactement ?</strong></p>
<p>Il ne se contente pas d’agiter les bras, comme beaucoup doivent l’imaginer ! D’ailleurs, ce mouvement lui sert à battre la mesure, permettant au groupe de garder le rythme. Le ra’atira pupu himene est tout simplement comme un chef d’orchestre, mais il dirige des voix et non des instruments. Personnellement, je suis également auteur compositeur de la plupart des chants que mon groupe interprète.</p>
<p><strong>Tu nous a dit avoir appris le solfège. En quoi cette discipline est-elle importante pour diriger un groupe de chants ?</strong></p>
<p>Le solfège est à la musique ce que l’alphabet est à l’écriture et à la lecture. Pour pouvoir lire, il faut connaître l’alphabet, et bien pour pouvoir faire de la musique de manière approfondie, il faut connaître le solfège ! Cela permet de saisir toutes subtilités des mélodies et des voix. Autrement, grâce au solfège, je peux laisser des traces (des participations) des himene que je connais ou compose et ainsi les transmettre.</p>
<p><strong> Quels sont les différents niveaux de voix à gérer ?</strong></p>
<p>Pour les tarava <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et Raromatai, il y a neuf niveaux de voix. Alors que pour les tarava Tuhaa Pa’e, il y a en a 7 (voir notre encadré). Tous les himene sont construits avec ces différentes voix, qui s’équilibrent les unes avec les autres.</p>
<p><strong>Comment apprend-on un chant à un groupe ?</strong></p>
<p>La première chose, c’est de « classer » les chanteurs selon la tonalité de leur voix. Ensuite, avant de chanter, il faut bien apprendre les paroles du chant à interpréter, veiller à ce que tous les mots soient parfaitement prononcés. Puis, je donne la note phrase par phrase. Nous faisons ensuite de même paragraphe par paragraphe, voix par voix. Une fois que tout ceci est acquis et que toutes les voix sont placées, nous pouvons commencer à toutes les mélanger et le groupe peut chanter !</p>
<p><strong>Ce qu’il y a de plus difficile ?</strong></p>
<p>La coordination des voix. Une fois que le chant est en place et que toutes les voix se mêlent, il s’agit de bien réussir à maintenir le rythme, et surtout à conserver son propre timbre de voix, car on a naturellement tendance à être influencé par celui du voisin ! Le ra’atira pupu himene doit savoir tout entendre et tout harmoniser. Et quel bonheur quand on atteint le but recherché : la réussite du chant.</p>
<p><strong>Tu es jury au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> de chants du Heiva depuis 3 ans. Un rôle difficile ?</strong></p>
<p>Oui, ce n’est pas évident mais c’est aussi beaucoup de plaisir d’entendre ces magnifiques mélodies à volonté ! Pour ce qui est de la notation, je me fie aux critères (voir notre encadré). La connaissance du solfège alliée à mon expérience de ra’atira me permet de capter la finesse des chants ou leurs erreurs, la beauté de leurs enchaînements, l’harmonie générale.</p>
<p><strong>Que représentent les himene pour toi ?</strong></p>
<p>Mon cœur est emporté à chaque himene et mon corps frissonne d’émotion ! Les paroles prennent vie en moi.je me vois dans les décors exprimés dans les textes, dans les montagnes, les rivières, au combat… Le chant libère celui qui le prononce comme celui qui l’écoute, il procure et transmet une énergie bénéfique. C’est pourquoi je suis passionnée par cet <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a>, vecteur de plaisir personnel et partagé.</p>
<p><strong>Les critères de notation du concours de himene</strong></p>
<ol>
<li>Il y a cinq principaux critères, à l’intérieur desquels le jury doit prendre en compte un certain nombre de détails. Le tout est noté sur 100 points.</li>
<li>Le thème (12 points) : authenticité ou originalité du thème, beauté du texte, maîtrise de la langue ;</li>
<li>La tonalité (10 points) : justesse du ton des faa’ara’ara, justesse des différentes voix, harmonie générale ;</li>
<li>Le rythme (26 points) : maîtrise des rythmes, enchaînements réussis, habilité du ra’atira à battre la mesure et contrôler la cadence, dynamique de l’ensemble ;</li>
<li>Les voix (40 points) : puissance et clarté des voix, synchronisation, présence et maîtrise de tous les différents niveaux de voix ;</li>
<li>La présentation générale (12 points) : personnalité et charisme du ra’atira, discipline, allure générale, respect de la composition du himene tarava (introduction / entre ( et 8 strophes de 6 à 8 lignes).</li>
</ol>
<p><strong>Les différents niveaux de voix des tarava</strong></p>
<p><em>Tarava Tahiti et Raromatai</em></p>
<ul>
<li>faa’ara’ara : voix féminines qui ouvrent le chant</li>
<li>tamau raro : voix féminines hautes</li>
<li>tamau ni’a : voix féminines basses</li>
<li>perepere : voix féminines aigues qui rythment le chant</li>
<li>mape’e : voix féminines et masculines en même temps</li>
<li>tuo : voix masculines</li>
<li>ha’u : voix masculines très graves, qui sont soufflées et rythment le chant</li>
<li>huti : voix féminines</li>
<li>fa’ahoro : voix masculines</li>
</ul>
<p><em>Tarava Tuhaa Pa’e : </em>idem, sans le huti et fa’ahoro.</p>
<p>* Voir notre article « le saviez-vous » : Pas un, mais des himene !, pour en savoir plus sur les chants traditionnels.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les mots prennent vie</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/04/quand-les-mots-prennent-vie/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Apr 2009 19:43:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'un Métier]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Vaihere Cadousteau et Patrick Amaru, auteurs de spectacle de danse.
Comment atteindre la beauté du geste par les mots ? Pour connaître la réponse à cette question, il faut être auteur de spectacles tels que ceux admirés lors du Heiva. Souvent dans l&#8217;ombre, l&#8217;écrivain est pourtant un des éléments essentiels du spectacle de danse, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/109__320x240_800-nicolas-perez.jpg" alt="800-nicolas-perez.jpg" title="800-nicolas-perez.jpg" />
</a>
Rencontre avec Vaihere Cadousteau et Patrick Amaru, auteurs de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/spectacle/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec spectacle">spectacle</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a>.</em></p>
<p>Comment atteindre la beauté du geste par les mots ? Pour connaître la réponse à cette question, il faut être auteur de spectacles tels que ceux admirés lors du Heiva. Souvent dans l&#8217;ombre, l&#8217;écrivain est pourtant un des éléments essentiels du spectacle de danse, puisque le sens de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> qu&#8217;il va écrire dictera les chorégraphies, les musiques, les costumes&#8230; Portrait de cette activité passionnante et rigoureuse.<br />
Vaihere Cadousteau</p>
<p>A 27 ans, Vaihere s&#8217;apprête déjà à écrire son sixième spectacle du Heiva pour le groupe des Tamarii Tipaerui. Professeure de français, elle voit dans cette activité un excellent moyen d&#8217;allier ses trois passions : l&#8217;écriture, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne et la danse.</p>
<p><strong>Comment en es-tu venue à écrire des spectacles pour le Heiva ?</strong><br />
J&#8217;ai commencé en 2004 suite à la demande de mon frère, John Cadousteau, le chef du groupe Tamarii Tipaerui. Ils avaient besoin d&#8217;un auteur et comme je passais mon CAPES de Lettres Modernes, ils m&#8217;ont demandé si je me sentais capable d&#8217;écrire le livret de leur spectacle.</p>
<p><strong>Cela n&#8217;a pas été trop difficile de démarrer ainsi ?</strong><br />
Si !  Il a fallu que je fasse de nombreuses recherches sur l&#8217;histoire et la culture polynésienne, sur la langue tahitienne aussi, car les idées me viennent en tahitien mais j&#8217;écris plus spontanément en français. Je dois donc ensuite tout traduire. L&#8217;écriture d&#8217;un spectacle pour le Heiva représente beaucoup de travail et de concentration, surtout qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas de mon <a href="http://www.hiroa.pf/tag/metier/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec métier">métier</a> à part entière mais d&#8217;une activité annexe.</p>
<p><strong>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa20/800-vaihere-2.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic125]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/125__320x240_800-vaihere-2.jpg" alt="800-vaihere-2.jpg" title="800-vaihere-2.jpg" />
</a>
Quelle est la particularité d&#8217;écrire des textes qui seront « dansés » ?</strong><br />
J&#8217;essaye de rendre des ambiances. Il s&#8217;agit d&#8217;une écriture très imagée, car il faut toujours garder à l&#8217;esprit le fait que les textes seront chorégraphiés et mis en musique. Ecrire pour le Heiva signifie écrire des mots qui deviendront des formes, des sons&#8230; Etant donné que j&#8217;ai beaucoup dansé auparavant, je parviens bien à appréhender ce qui pourra être mis en mouvement.</p>
<p><strong>Quelles sont tes sources d&#8217;inspiration ?</strong><br />
Les légendes de Tipaerui. Le groupe et moi-même sommes très attachés à l&#8217;histoire de cette vallée.</p>
<p><strong>En tant qu&#8217;écrivain de spectacle, quelles sont tes relations avec le groupe ?</strong><br />
Le texte est le point de départ du spectacle. Une fois que les membres le découvrent, ils commencent à travailler tout le reste : les chorégraphies, la musique et les costumes. Nous dialoguons tous beaucoup afin que la thématique soit respectée et le spectacle harmonieux. J&#8217;assiste le plus souvent possible aux répétitions afin de contrôler si le rythme et les pas de danse respectent le ton de l&#8217;histoire&#8230;</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui te plaît dans cette activité ?</strong><br />
Cela me permet d&#8217;approfondir l&#8217;histoire et la culture de mon Pays, de développer mon potentiel en écriture et de partager ma passion pour la danse. Tout ceci représente un bon compromis !</p>
<p><strong>Patrick Amaru : la danse comme messager</strong></p>
<p>Donner naissance à un spectacle est le fruit d&#8217;un parcours intellectuel intense, comme le prouve Patrick Amaru. Enseignant en Reo <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, disciple d&#8217;Henri Hiro et de Duro Raapoto, il écrit les histoires des spectacles de différentes troupes de danse depuis près de 15 ans (O <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> E, Nonahere, etc.) &#8211; groupes qui ont souvent remportés le Heiva. Patrick Amaru publie également des ouvrages en langue tahitienne, mais avoue se sentir un peu frustré du fait du nombre limité de lecteurs en reo <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> alors que les spectacles de danse « représentent un moyen de faire passer mes idées en langue tahitienne et de toucher plus de monde », dit-il.<br />
En réalité, la danse est aujourd&#8217;hui un des seuls supports par lesquels les écrivains locaux peuvent faire transmettre leurs messages. Parce que le spectacle est filmé, reproduit, leur talent n&#8217;est pas éphémère, contrairement au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/livre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec livre">livre</a> qui est encore trop souvent perçu comme étant l&#8217;apanage des intellectuels », se désole Patrick. « Personnellement, je souhaite étendre la portée de mes messages au plus grand nombre. Aujourd&#8217;hui, on ne danse plus pour faire joli, mais pour réagir à notre société : les spectacles de danse interrogent, critiquent. Nos messages, à l&#8217;instar de tous les arts, sont intemporels et universels. » Véritable œuvre d&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> à tous les niveaux, le spectacle de danse met en scène un questionnement profond et engagé.<br />
<strong>Devenir auteur de spectacle de danse</strong><br />
Devenir écrivain de spectacle de danse ou autre ne s&#8217;apprend pas. On peut connaître la grammaire, la littérature ou tout autre sujet, mais devenir auteur n&#8217;est pas un choix imposé, c&#8217;est d&#8217;abord une intention sans motif. Le plus souvent, c&#8217;est tout naturellement que l&#8217;on se met à écrire, parce que l&#8217;on est d&#8217;abord attiré par la lecture, que l&#8217;on se passionne pour tel ou tel auteur, que l&#8217;on réfléchit sur de nombreux sujets qui nous tiennent à coeur, et que l&#8217;on a plein d&#8217;idées en tête que l&#8217;on a envie de coucher sur papier, afin de les faire partager.</p>
<p><strong>Que deviennent les textes des spectacles du Heiva ?</strong><br />
L&#8217;établissement Heiva Nui a entrepris l&#8217;an dernier leur archivage. Désormais, les livrets de chaque groupe sont recueillis par Heiva Nui, qui, une fois numérisés, pourra les mettre à la disposition du public.</p>
<p>Photo : @Nicolas Perez</p>
<p>Photo 2 : Vaihere et son frère John</p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2009/04/quand-les-mots-prennent-vie/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		<title>Cyber-animateur, à l’écoute des matahiapo</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 00:47:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Josley, Losa et Jeffrey, animateurs du Cyber espace de la Maison de la Culture.
Mis en place par le Service du Livre de la Maison de la Culture il y a bientôt six mois, les formations Internet pour les matahiapo affichent complet pour les prochaines semaines. Un succès dû à n&#8217;en pas douter à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rencontre avec Josley, Losa et Jeffrey, animateurs du Cyber espace de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/maison-de-la-culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec maison de la culture">Maison de la Culture</a>.</em></p>
<p>Mis en place par le Service du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/livre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec livre">Livre</a> de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> il y a bientôt six mois, les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/formations-internet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec formations internet">formations Internet</a> pour les matahiapo affichent complet pour les prochaines semaines. Un succès dû à n&#8217;en pas douter à la disponibilité des animateurs du Cyber espace.</p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa19/800animateurs-tftn-jeffreylosajosley.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic63]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/63__320x240_800animateurs-tftn-jeffreylosajosley.jpg" alt="800animateurs-tftn-jeffreylosajosley.jpg" title="800animateurs-tftn-jeffreylosajosley.jpg" />
</a>
Jeffrey, Josley et Losa sont les trois animateurs en charge du Cyber espace de la Maison de la Culture. Les lundis, mardis et jeudis matins, ils guident les matahiapo dans leur apprentissage de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/informatique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec informatique">informatique</a> et de ses nombreux outils. Un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/metier/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec métier">métier</a> qui demande de la patience et beaucoup d&#8217;écoute.</p>
<p>Que commencez-vous à apprendre aux matahiapo ?<br />
On essaie d&#8217;abord de les familiariser avec leur nouvel univers : qu&#8217;est-ce qu&#8217;un écran, un clavier, à quoi sert une souris&#8230; On continue ensuite sur l&#8217;aspect plus pratique en les habituant à l&#8217;environnement Windows. On commence par des choses très simples : comment créer un dossier, comment changer le « papier peint » du « bureau », comment utiliser un document texte sur Word, un tableau Excel, comment envoyer un mail&#8230; On démarre avec des choses très basiques et au fur et à mesure on leur montre les différentes fonctionnalités de chaque logiciel.</p>
<p>Il faut progresser étape par étape ?<br />
Effectivement, oui. Ce sont des choses complètement nouvelles pour eux. Tout ce qui est vocabulaire technique informatique, ils n&#8217;y sont pas du tout habitués, donc on oublie totalement les termes « barre des tâches », « barre d&#8217;outils », car ça ne leur parle pas. À la place, on emploie des mots qui leur permettent de visualiser : on préfère par exemple «  bandeau ». On essaie de simplifier au maximum le vocabulaire.</p>
<p>Comment sont organisés vos cours ? Vous avez des supports, des notices explicatives&#8230; ?<br />
Au début, on préparait des documentations sur les différents logiciels qu&#8217;on allait étudier. On avait aussi commencé par faire des cours avec des rétroprojecteurs, mais on s&#8217;est vite rendu compte qu&#8217;ils n&#8217;arrivaient pas à suivre. On s&#8217;est donc mis à faire du cas par cas, en prenant le temps d&#8217;expliquer à chacun, individuellement, en fonction de son rythme, et l&#8217;on s&#8217;est aperçu que c&#8217;était beaucoup plus efficace. C&#8217;est un peu plus long, mais ça fonctionne mieux.</p>
<p>De cette manière ils progressent plus facilement ?<br />
Il faut souvent répéter plusieurs fois la même chose et d&#8217;un cours sur l&#8217;autre, ça nous arrive de reprendre des points qu&#8217;ils n&#8217;ont pas bien compris, mais au fur et à mesure, ils avancent, chacun à son rythme.</p>
<p>Et vous, vous arrivez à vous adapter ?<br />
Au début, c&#8217;était difficile, mais au fil des cours, on y est arrivé. On comprend facilement que des notions qui nous paraissent évidentes à nous sont complètement abstraites pour eux. Donc on s&#8217;arme de patience et l&#8217;on n&#8217;hésite pas à trouver des manières différentes de dire les choses quand on voit qu&#8217;ils n&#8217;ont pas bien compris ce qu&#8217;on leur explique. La difficulté c&#8217;est quand certains ne comprennent pas bien le français. Comme aucun de nous ne maîtrise le tahitien, encore moins les termes techniques, on fait appel à un de nos collègues qui vient nous aider à traduire. Du coup les matahiapo sont plus à l&#8217;aise et comprennent plus rapidement.</p>
<p>Vous avez des élèves assidus qui viennent d&#8217;un cours sur l&#8217;autre, ou même s&#8217;entraîner en dehors des cours ?<br />
Oui, ça arrive souvent. La plupart d&#8217;entre eux n&#8217;ont pas de poste à la maison donc le seul moyen qu&#8217;ils ont de s&#8217;exercer c&#8217;est de venir ici. Il y en a aussi qui s&#8217;achètent un portable et viennent avec au Cyber espace pour pouvoir se familiariser avec leur propre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/ordinateur/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec ordinateur">ordinateur</a>. Comme ça les choses qu&#8217;on leur explique deviennent plus concrètes.</p>
<p>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;il faut pour être un bon cyber-animateur ?<br />
De la patience, du courage et de la motivation. On n&#8217;est que trois pour s&#8217;occuper des dix élèves par cours. La plupart sont retraités, ils ont tous entre 50 et 70 ans et certaines personnes ont besoin d&#8217;énormément d&#8217;attention. Donc c&#8217;est assez fatigant pour nous, mais on essaie d&#8217;être le plus compréhensif et le plus attentif possible. On a intégré qu&#8217;ils n&#8217;avaient pas la même façon de voir les choses que nous, et ça se passe vraiment bien. Maintenant on est attaché à eux et réciproquement, ils sont attachés à nous. À mesure que les semaines avancent, ça devient plus convivial.</p>
<p>ENCADRE<br />
Le métier de cyber-animateur</p>
<p>Aussi appelé animateur multimédia, le cyber-animateur est chargé dans un cyber café ou un espace public d&#8217;accès à Internet, d&#8217;accueillir et d&#8217;aider les clients. Il doit faire comprendre aux novices, le plus clairement possible, le fonctionnement et les ressources d&#8217;Internet, les assister et répondre efficacement à leurs nombreuses questions, avec patience et pédagogie. Son métier consiste à présenter les <a href="http://www.hiroa.pf/tag/nouvelles-technologies/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec nouvelles technologies">nouvelles technologies</a> et à en favoriser l&#8217;accès. Il doit pour se faire pratiquer et maîtriser l&#8217;outil technique. Le cyber-animateur doit prendre le temps de réfléchir aux différents usagers de la machine et à des progressions pédagogiques adaptées aux différents publics.<br />
Il n&#8217;existe pas de formation spécifique au métier de cyber-animateur, la fonction étant souvent assurée par des étudiants ou des autodidactes motivés par le Net. Josley, par exemple, a appris sur le tas. Il a commencé son travail en 2002 avec un contrat aidé du SEFI et de fil en aiguille a obtenu un CDI à la Maison de la Culture. Certaines formations aux techniques d&#8217;animation et aux maîtrises des outils informatiques peuvent cependant compléter une bonne motivation.</p>
<p>Compétences requises : Disponibilité, écoute, patience, dynamisme ; sens de la communication, aisance verbale et relationnelle ; adaptation ; sens du service.<br />
ENCADRE<br />
Le cyber-espace de la Maison de la Culture<br />
Il ouvre ses portes du lundi au jeudi de 08h00 à 17h00 et le vendredi de 08h00 à 16h00<br />
Les cours matahiapo sont dispensés les lundis, mardis et jeudis, de 09h à 10h30. Pendant ces horaires, le lieu est fermé au public.<br />
Le cours est à 990 Fcfp.<br />
Les inscriptions au cours matahiapo se font auprès de Doris du Service du livre au 544 544 poste 106.<br />
Numéro du Cyber : 544 535</p>
<p>De 7 à 77 ans<br />
Fort du succès des cours auprès des plus âgés, le Cyber espace lance des ateliers, à destination des enfants de 7 à 12 ans, pendant les vacances scolaires.<br />
Pour tout renseignement et inscription, contactez le 544 544 poste 106.</p>
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		<title>Professeur de peinture, il dévoile la fonction cathartique de l’art</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 16:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Jean-Charles Hyvert, artiste peintre, décorateur d’intérieur et nouvellement professeur d’histoire de l’art et de peinture au Centre des Métiers d’Art.
Il en va de la peinture comme des autres arts : ils ont tous peu ou prou, de près ou de loin, une fonction thérapeutique. Tout est question de pratique et d’implication. Jean-Charles Hyvert, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="file:///C:/Documents%20and%20Settings/Utilisateur/Bureau/hiro%27a%2018%20f%C3%A9vrier%2009/DOCS/PHOTOS%20HIRO%27A%20PF/800/800JCELEVE.jpg" alt="" /><em>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa18/800jceleve.jpg" title="" rel="lightbox[singlepic16]" >
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/16__320x240_800jceleve.jpg" alt="800jceleve.jpg" title="800jceleve.jpg" />
</a>
Rencontre avec Jean-Charles Hyvert, artiste peintre, décorateur d’intérieur et nouvellement professeur d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> et de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/peinture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec peinture">peinture</a> au Centre des Métiers d’Art.</em></p>
<p>Il en va de la peinture comme des autres arts : ils ont tous peu ou prou, de près ou de loin, une fonction thérapeutique. Tout est question de pratique et d’implication. Jean-Charles Hyvert, artiste avant tout, dispense depuis quelques mois des cours d’histoire de l’art et de peinture au Centre des Métiers d’Art. Il les veut résolument non consensuels.</p>
<p><strong>Comment se déroulent tes cours ?</strong><br />
Avant le cours de peinture, on fait toujours un cours d’histoire de l’art. J’aborde les artistes en fonction du thème que l’on va évoquer après. Je passe des diaporamas pour que ce soit visuel, sinon, ça ne parle pas. Le principe c’est d’éveiller la curiosité des élèves, de leur présenter des choses qu’ils n’ont jamais vues parce qu’ils ne sont pas forcément allés dans des musées, de leur ouvrir des portes qui vont exciter leur intérêt, leur inspiration. J’essaie de leur montrer à travers différents courants et diverses visions de peintres ce qu’a pu apporter telle ou telle technique. Ensuite, sur la base de la théorie, on passe à la pratique.</p>
<p><strong>Et en pratique, comment ça se passe ?</strong><br />
Je leur donne un sujet, en général plutôt abstrait. L’idée c’est qu’ils s’expriment avec leurs tripes, qu’ils aillent chercher ce qui est enfoui au fond d’eux. On travaille avec peu de moyens : des bouts de carton, des pots de peinture en bâtiment… Mais ça importe peu : l’essentiel n’est pas la finalité, mais le processus pour y arriver. Le but n’est justement pas de faire des chefs d’œuvre mais de faire sortir ce qu’ils ont du mal à exprimer dans leur vie quotidienne, de débloquer des sentiments, des émotions, en allant creuser au plus profond. Sur le thème de l’expressionnisme par exemple, je les ai fait travailler sur la façon d’exprimer les sentiments entre deux êtres. La peinture est un bon médium pour retranscrire des choses qui sont parfois difficiles à mettre en mots.</p>
<p><strong>Mais ce n’est pas forcément évident…</strong><br />
Non, mais je crois qu’un artiste doit être capable d’exprimer ses émotions. Le but n’est pas de faire du beau, du lisse, du consensuel, mais de faire du vrai. C’est en allant au bout de cette idée que l’on arrive à faire des œuvres qui présentent un intérêt et ils y parviennent. Il faut aller au bout des choses. La technique, ça ne suffit pas : il y a des bons techniciens qui font des peintures complètement creuses.</p>
<p><strong>Ils arrivent à te suivre ?</strong><br />
Ils ont tous un potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer. Ce cours, c’est justement leur donner la possibilité de se lâcher. C&#8217;est comme un jeu auquel ils se prêtent, malgré les difficultés, et je suis particulièrement touché par ceux que je vois &laquo;&nbsp;souffrir&nbsp;&raquo; pour arriver à faire sortir quelque chose. Cet atelier, c’est comme une thérapie qui nous libère de nos routines ; ce qu&#8217;on pourrait appeler littéralement une &laquo;&nbsp;re-<a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>&nbsp;&raquo;. C’est un peu une introspection, qu’ils apprécient dans l’ensemble, même si certains se font vraiment violence. On arrive d’ailleurs en quelques cours à voir ceux qui ont des blocages, ceux qui ont un potentiel mais qui ne le développent pas complètement… Après il faut arriver à appuyer sur le bon bouton.</p>
<p><strong>Ça n’arrive jamais qu’un élève essaie de biaiser en te faisait croire qu’il est allé au bout de lui-même alors qu’il est resté en surface ?</strong><br />
Si, mais je m’en rends compte tout de suite, parce que je suis passé par là aussi. On peut toujours donner le change. Ceux qui sont susceptibles de le faire sont d’ailleurs ceux qui ont plus de technique que les autres justement, et grâce à leur savoir-faire, ils essaient de  tricher. Mais ici, on n’est pas là pour en jeter plein la vue mais pour montrer ce qu’on a dans le ventre.</p>
<p><strong>C’est une nouvelle passion l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/enseignement/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec enseignement">enseignement</a> ?</strong><br />
À la base, je n’ai pas du tout la fibre pédagogique, mais ça se passe vraiment bien et je le fais avec beaucoup de plaisir. Je trouve ce cours très intéressant et c’est agréable car on commence à se connaître, à établir un rapport de confiance. Ça me motive beaucoup. C’est aussi enrichissant pour moi que pour eux finalement.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong>Comment devenir professeur d’art ?</strong><br />
Éduquer l’œil, la main et l’esprit, tel est le rôle de l’enseignant d’art qui doit initier les élèves à la pratique artistique, tout en développant chez eux le sens esthétique autant que la créativité. Cours d’histoire de l’art, commentaires de tableaux, travaux pratiques, exercices à thème, sont autant d’occasions d’éveiller la sensibilité et d’aiguiser le sens critique, d’apporter les outils, les techniques et les moyens de réaliser des œuvres personnelles. La majorité des professeurs d’art exercent en collège ou en lycée. Certifiés ou agrégés, ils ont été recrutés sur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/concours/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec concours">concours</a> et sont fonctionnaires. Les autres – en général employés par la municipalité – interviennent dans les écoles maternelles et élémentaires, dans les écoles d’art, voire en atelier.<br />
Après le BAC &gt; De trois à quatre ans d’études pour préparer une licence en arts plastiques ou appliqués ou un master, afin de se présenter aux concours de recrutement de l’Éducation nationale (CAPES, CAPET, agrégation). De trois à cinq ans en école d’art pour préparer les DNAT, DSAA, DNSEP, des diplômes appréciés dans le privé. Enseigner dans les écoles des beaux-arts, écoles d’arts appliqués, etc. exige de l’expérience.<br />
<strong>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cma/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec CMA">CMA</a>, beaucoup plus qu’un simple centre</strong><br />
Dans l’objectif de développer au maximum la créativité des apprentis du Centre des Métiers d’Art, Viri Taimana, son directeur, planifie régulièrement de nouveaux cours. Cela permet aux élèves d’enrichir leur vision de l’art et de ne pas s’enfermer dans un rôle d’artisan qui ne ferait que copier. Avec pour ambition de faire de l’établissement, plus qu’un simple centre, une école des beaux-arts, il leur offre une vision très éclectique de l’art et de ce qu’il peut leur apporter.<br />
<strong>Infos pratiques</strong><br />
Centre des métiers d&#8217;art<br />
Accueil ouvert du lundi au vendredi de 08h à 16h<br />
Tél. : 43 70 51 / Fax : 43 03 06<br />
secretariat.cma@mail.pf</p>
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		<title>Documentariste : écrire son regard sur le monde</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 21:07:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rencontre avec Franck Philippon, scénariste pour la télévision et le cinéma et Benjamin Picard, scénariste, réalisateur et producteur.
Si le documentaire n’en est encore qu’au stade embryonnaire en Polynésie, sa récente émergence soulève les questions de sa particularité. Pour écrire un documentaire, il faut avoir envie de livrer son point de vue sur le monde et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Rencontre avec Franck Philippon, scénariste pour la télévision et le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cinema/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec cinéma">cinéma</a> et Benjamin Picard, scénariste, réalisateur et producteur.</strong></p>
<p><em>Si le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/documentaire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec documentaire">documentaire</a> n’en est encore qu’au stade embryonnaire en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>, sa récente émergence soulève les questions de sa particularité. Pour écrire un documentaire, il faut avoir envie de livrer son point de vue sur le monde et être capable d’organiser la réalité pour la retranscrire. Voici un aperçu du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/metier/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec métier">métier</a> de documentariste avec deux professionnels : Franck Philippon, qui a écrit de nombreux scénarios pour la télévision française et le cinéma et Benjamin Picard, qui travaille à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>.</em></p>
<p><strong> « Un documentaire c’est ordonner le monde ».</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><em>Franck Philippon a signé trois films en tant que scénariste : «A ton image» en 2004, «Chrysalis» en 2007 et «Divorces !», actuellement en tournage. En télévision, c&#8217;est surtout dans la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a> de séries qu&#8217;il s&#8217;est illustré : «La Crim&#8217;» en 1998, «Le lycée» en 2001 et «Alice &amp; Charlie» en 2006. L&#8217;année dernière, il a également adapté, pour le petit écran, le célèbre roman de Marc Lévy, «Où es-tu ?».</em></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Quelle est la particularité de l’écriture documentaire ?</strong></p>
<p>Dans l’écriture documentaire, on essaye de raconter le réel tout en lui donnant un sens. Il ne s’agit pas simplement d’aligner les faits, mais de faire en sorte que la manière dont on les aligne donne du sens à une réalité qui n’en a pas nécessairement à première vue. Quand on est documentariste, on a une matière (des heures et des heures de plans), qu’il va falloir à un moment trier, organiser et monter. Automatiquement, dans les choix que l’on va faire, on exprime notre point de vue. Le documentaire, c’est justement ça : un point de vue sur le monde.</p>
<p><strong>Est-ce que l’écriture documentaire demande des qualités particulières ?</strong></p>
<p>Une curiosité énorme par rapport au monde réel, aux choses et aux gens. Une envie de raconter dans un principe de générosité. Il ne faut pas avoir trop d’idées préconçues. Ensuite il faut de l’obstination, de la conviction, mais je crois que c’est surtout une envie de regarder le monde tel qu’il est et de le transmettre. Ce n’est pas toujours très agréable, ni forcément évident car il y a des choses que l’on n’a pas envie de voir.</p>
<p><strong>Il faut donc pouvoir prendre suffisamment de distance pour montrer les choses, même celles que l’on n’a pas envie de voir ?</strong></p>
<p>Oui, je pense. Il y a un jeu très subtil entre le fait de savoir à peu près ce que l’on veut dire, d’avoir un point de vue, et d’être capable de confronter ce point de vue à une réalité qui est beaucoup plus compliquée et qui parfois vous contredit. Il faut accepter cette possibilité et donc être capable de se remettre en question ; tout en veillant à rester du côté de la réalité et pas de l’idéologie.</p>
<p><strong>Ça veut dire pouvoir rester humble ?</strong></p>
<p>Il faut avoir une très grande humilité et en même temps, c’est aussi une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> de point de vue. C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’être à la disposition de la réalité en restituant ce que l’on a vu ou compris. C’est plus que de la restitution ; c’est de l’organisation. Donc c’est quand même un point de vue, mais qui doit être suffisamment humble et adaptable, curieux et généreux pour être capable de ne pas rester sur des présupposés ou des idées préconçues. Parce qu’à chaque fois que l’on arrive sur une réalité, de toutes façons, c’est avec son propre regard, ses propres convictions… Voilà toute la difficulté.</p>
<p><strong></strong></p>
<p>Franck Philippon donnera une conférence dans le cadre du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/fifo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec fifo">FIFO</a> sur les films à cheval entre fiction et documentaire, ces films qui doivent faire face à un double défi : à la fois donner du sens au réel, en tant que documentaire (racontant le réel) et en même temps en tant que <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec film">film</a> (œuvre de fiction), pour montrer les différences dans le récit, les outils et les enjeux de chacun.</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<ul>
<li>A la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/maison-de-la-culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec maison de la culture">Maison de la Culture</a>, sous le grand chapiteau</li>
<li>Vendredi 30 janvier à 09h00</li>
<li>Renseignements au 544 536 &#8211; 70 70 16 / <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a> / <a href="http://www.filmfestivaloceanie.org">www.filmfestivaloceanie.org</a></li>
</ul>
<h2>Benjamin Picard, « le documentaire est un pari »</h2>
<p><strong>Benjamin Picard a déjà réalisé deux documentaires en Polynésie et travaille actuellement sur un troisième. Il nous <a href="http://www.hiroa.pf/tag/livre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec livre">livre</a> sa vision du métier. </strong></p>
<p>« Le documentaire c’est une façon de voir le réel et de le faire voir. C’est un peu un pari, car lorsque l’on écrit un scénario pour un documentaire, on ne peut pas être sûr de la manière dont vont se dérouler les choses, on ne peut pas savoir à l’avance ce qui va se passer. Finalement, ça paraît presque incongru de vouloir écrire un scénario de documentaire. Il s’agit plus d’écrire dans les grandes lignes ce que l’on a envie de dire, ce que l’on espère voir… Et heureusement, la réalité est souvent bien plus intéressante que ce que l’on avait imaginé au départ. Ce qu’il y a surtout de spécifique dans l’écriture d’un documentaire, c’est que l’on va y mettre son intention : quel point de vue on a sur le sujet, comment on voit les choses et comment on va les montrer ? Le documentaire, c’est un peu une introspection : il faut aller visiter au fond de soi-même et expliquer ce que l’on a envie de faire. C’est vraiment une vision personnelle, un regard qualifié, un témoignage avec une valeur ajoutée. Contrairement à un reportage, le documentaire n’est pas là pour expliquer, il ne se justifie pas. Il y a une grammaire cinématographique dans le cadre du documentaire, alors qu’il y a une écriture journalistique dans le reportage. Pour faire un documentaire, je crois qu’il faut savoir rester humble pour pouvoir s’adapter à la réalité et pour ma part, j’essaye d’être le plus discret possible ».</p>
<p><strong></strong></p>
<h3>Comment devenir documentariste ?</h3>
<p>ll n’y a pas de « diplôme » strictement requis pour accéder à ce métier. Cependant, plusieurs écoles et universités en France y préparent (l’Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle, l’Ecole Supérieure libre d’Etudes Cinématographiques, les Universités de Poitiers et Grenoble 3 préparent à un Master documentaire de création, etc.). Mais une pratique auprès de réalisateurs professionnels reste la meilleure des portes d’entrée !</p>
<p>Toute la liste des formations du secteur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/audiovisuel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec audiovisuel">audiovisuel</a> sur <a href="http://www.formation-culture.com/">http://www.formation-culture.com</a></p>
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		<title>Il était une fois&#8230; être conteur</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 02:23:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA - scribe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment es-tu devenue conteuse ?
Par amour du conte ! Je suis « tombée dedans » par hasard, à 18 ans, en me rendant à un spectacle de conte pour adulte. Ce fut une véritable révélation. J’ai compris ce jour-là le sens de l’expression « être suspendu aux lèvres de quelqu’un » ! Depuis, je n’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment es-tu devenue conteuse ?</strong></p>
<p>Par amour du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conte/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec conte">conte</a> ! Je suis « tombée dedans » par hasard, à 18 ans, en me rendant à un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/spectacle/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec spectacle">spectacle</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conte/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec conte">conte</a> pour adulte. Ce fut une véritable révélation. J’ai compris ce jour-là le sens de l’expression « être suspendu aux lèvres de quelqu’un » ! Depuis, je n’ai plus cessé de me rendre à tous les spectacles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/conte/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec conte">conte</a>, de rencontrer des conteurs et d’enrichir ma bibliothèque. Je m’amusais à raconter les contes entendus à mes amis et aux enfants du centre socio culturel dans lequel je travaillais à Paris, à l’époque. C’était devenu ma passion, mais je ne pensais pas en faire un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/metier/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec métier">métier</a>. Il n’y a qu’en arrivant à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> il y a 8 ans que j’ai décidé de prendre un nouveau départ en me consacrant entièrement à l’univers du conte.</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Comment as-tu fait ?</strong></p>
<p>J’ai commencé en me présentant dans les écoles maternelles et primaires de l’île, qui m’ont proposé quelques prestations. Et puis de fil en aiguille, je me suis fait connaître et j’ai fait connaître le conte, on m’a de plus en plus demandé d’animer des ateliers, puis des spectacles publics ou privés.</p>
<p><strong>Explique-nous ton métier… </strong></p>
<p>Il recouvre de nombreuses facettes, de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/recherche/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec recherche">recherche</a> à l’écriture en passant par la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/transmission/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec transmission">transmission</a> orale. Ce n’est pas le même travail d’animer un atelier pour des élèves de primaire, collège ou lycée, ou de donner des spectacles, ou encore de raconter des contes aux petits, aux grands, etc. Chacun de ces aspects requiert une préparation différente et conduit à un objectif spécifique. Celui des ateliers, par exemple, est d’amener les enfants, par l’oralité, à prendre le goût de lire afin de mieux maîtriser la langue. J’anime également un atelier à l’IME* : là, nous faisons un travail de déblocage de certains troubles au travers du conte, en théâtralisant des passages qui « touchent » directement les patients. Alors que pendant un spectacle, le but est de permettre au public de s’évader, de rêver&#8230; Un point commun relie néanmoins toutes ces facettes : le conte permet de faire passer un message. Car un conte n’est jamais écrit pour rien, il y a toujours une finalité : morale, philosophique, politique, féerique, etc.</p>
<p><strong>Conteur, c’est un peu comme professeur, psychologue ou comédien ?</strong></p>
<p>C’est justement un peu des trois !</p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Racontes-tu des contes polynésiens ?</strong></p>
<p>Bien sûr, mais ceux du domaine public uniquement. Rien que le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/livre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec livre">livre</a> de Teuira Henry, <em>Tahiti aux temps anciens</em>, constitue une source inépuisable de récits ! Le conte, ou la légende, en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>, appartient aux familles. Il ne peut être raconté que par un membre de la famille en question, au risque de perdre son <em>mana</em>. C’est pourquoi les légendes restent dans le cercle privé et que les anciens refusent bien souvent de les raconter.</p>
<p><strong>Comment raconte-t-on oralement une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> écrite ? </strong></p>
<p>C’est bien là toute la subtilité du métier de conteur ! Car il ne s’agit pas de lire un texte à haute voix. Autrement, conter ne serait pas un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a>. Il s’agit de connaître l’histoire, certes, et de respecter sa trame et sa conclusion. Mais après, il faut avoir une imagination débordante et une grande capacité d’improvisation, pour aller plus loin que le conte et parvenir à transporter son public !</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui te fait toujours vibrer dans ce métier ?</strong></p>
<p>Le regard des gens. Voir toutes ces émotions passer dans les yeux du public est tout simplement la plus belle des récompenses.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’un conte ? </strong></p>
<p>Le conte est un récit de faits ou d&#8217;aventures imaginaires. A l&#8217;origine, un conte est raconté à l&#8217;oral. Depuis la Renaissance, il a néanmoins fait l&#8217;objet de réécritures, devenant au fil des siècles un genre écrit à part entière en Occident. Mais en Polynésie par exemple, l’art du conte demeure une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tradition/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tradition">tradition</a> orale. On peut ainsi distinguer deux pratiques du genre littéraire du conte : orale et écrite. Ces deux pratiques diffèrent dans leur fonctionnement (modes de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/creation/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec création">création</a>, de diffusion) comme dans leur contenu, ce qui amène à les considérer de manière séparée.</p>
<p><strong>Devenir conteur </strong></p>
<p>Voici une profession qui compte sans doute autant de parcours que de conteurs. Une diversité qui contribue certainement à leur talent, mais qui complique un peu les démarches des débutants ! La première étape est, bien sûr, d’être un inconditionnel de la lecture. Mais il faudra certainement vous expatrier de Tahiti un moment afin de participer à des événements organisés autour du conte, pour découvrir les différentes pratiques et rencontrer des professionnels. L’apprenti conteur a aussi intérêt à suivre des stages pour apprendre les techniques du métier, en même temps qu’il s’entraîne au récit auprès de ses proches. Beaucoup de conteurs ont débuté comme amateurs. Le passage au statut de professionnel se fait progressivement, quand le conteur se fait rémunérer de plus en plus régulièrement.</p>
<p><strong>L’heure du conte à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/maison-de-la-culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec maison de la culture">Maison de la Culture</a></strong></p>
<p>Chaque mois, Léonore Canéri émerveille vos petits pendant « L’heure du conte », proposée à la Bibliothèque pour Enfants de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>. Une animation à ne pas manquer, pour des instants d’évasion magiques au travers des récits qui feront voyager les enfants aux quatre coins du monde.</p>
<p><strong>Où et quand ? </strong></p>
<ul>
<li>- Bibliothèque pour enfants de la Maison de la Culture</li>
<li>- Un mercredi par mois à 14h30</li>
<li>- Entrée libre</li>
<li><strong>- </strong>Renseignements au 544 544</li>
<li>- <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a></li>
</ul>
<p><strong><em>* IME : Institut Médico Educatif</em></strong></p>
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