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	<title> &#187; Le saviez vous ?</title>
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		<title>Les chemins de l&#8217;intégration</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 23:53:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le 23 septembre dernier, les Soroptimists, organisation internationale féminine, organisait avec le Conservatoire Artistique et la mairie de Pirae un « concert pour la Paix ». Les bénéfices de cette belle action de solidarité vont servir à des enfants défavorisés qui souhaitent faire de la musique. 
L&#8217;idée de départ était la célébration, comme chaque année pour les [...]]]></description>
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<strong><br />
Le 23 septembre dernier, les Soroptimists, organisation internationale féminine, organisait avec le Conservatoire Artistique et la mairie de Pirae un « concert pour la Paix ». Les bénéfices de cette belle action de solidarité vont servir à des enfants défavorisés qui souhaitent faire de la musique. </strong></p>
<p>L&#8217;idée de départ était la célébration, comme chaque année pour les Soroptimists, de la journée internationale de la Paix en partageant avec les enfants des écoles un thème essentiel à la construction de notre monde : paix entre les hommes, travail sur les symboles de la paix, paix entre les communautés, paix intérieure…</p>
<p>Rejoints par l&#8217;équipe de la mairie de Pirae, où allait se tenir la manifestation, les partenaires ont souhaité aller plus loin en pensant au rôle joué par la musique et les arts en général dans le soutien à l&#8217;enfance défavorisée et à la socialisation.</p>
<p>Le « concert pour la paix » venait de naître.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Favoriser l&#8217;accès à la musique</strong></p>
<p>L&#8217;idée de l&#8217;intégration sociale par la pratique des arts n&#8217;est pas nouvelle : elle prend par contre une nouvelle dimension face à la situation dégradée de l&#8217;économie générale, qui impacte directement le bien-être des familles.</p>
<p>Les parents ne peuvent pas tous proposer et surtout, financer les activités de leurs enfants, et ce même si les tarifs proposés par les établissements publics sont très souvent tirés à la baisse.</p>
<p>Actrice de développement plébiscitée par les États généraux, la Culture voit donc son rôle se renforcer. Et dans cette évolution, les établissements publics du secteur culturel ont leur partition à jouer et leur place à prendre. Fabien Dinard, directeur du Conservatoire, n&#8217;avait pas hésité à proposer aux Soroptimists un concert traditionnel/classique pour soutenir la cause de la Paix. Et le Club n&#8217;a pas hésité à signifier au directeur que la quasi totalité des recettes serait offerte aux enfants défavorisés, en vue de l&#8217;achat d’instruments de musique et du financement d&#8217;inscriptions. Pour boucler la boucle, Fabien Dinard a décidé à son tour de pérenniser ce concert, qui ouvrira désormais le programme annuel des manifestations de Te Fare Upa Rau, avec sans doute de nouveaux partenaires.</p>
<p>L&#8217;idée de construire des passerelles entre le monde de l&#8217;Art et la jeunesse en quête d&#8217;intégration témoigne d&#8217;un esprit de solidarité des acteurs culturels.</p>
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		<title>Le Heiva 2011 à l’heure du bilan</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 21:01:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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Le Heiva s’est achevé il y a trois mois, l’heure est donc au bilan de cette 129ème édition tandis que les projets pour 2012 commencent à se dessiner. 
L’énergie et la création, tels sont les moteurs du Heiva i Tahiti qui permet, chaque année, de dévoiler le meilleur de la danse et du chant traditionnels. [...]]]></description>
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</a>
<strong><br />
Le Heiva s’est achevé il y a trois mois, l’heure est donc au bilan de cette 129<sup>ème</sup> édition tandis que les projets pour 2012 commencent à se dessiner. </strong></p>
<p>L’énergie et la création, tels sont les moteurs du Heiva i Tahiti qui permet, chaque année, de dévoiler le meilleur de la danse et du chant traditionnels. Espace d’ouverture et de partage, le Heiva n’a pas perdu de sa superbe en 129 ans, reflet d’une culture vivante dont « la flamme continue de briller », constate Julien Mai, directeur de Heiva Nui. « Le bilan de ce Heiva est positif, et ce à plusieurs niveaux. En témoigne le nombre important d’inscrits, ainsi que la recrudescence des <em>pupu</em> <em>himene</em>. Une nouvelle génération d’artistes est née. Ce Heiva a également été marqué par l’engouement des spectateurs qui ont répondu nombreux à l’appel de la Culture, avec quelques soirées jouées à guichet fermé. Pour ma part, j’ai été très sensible à la beauté des compositions musicales de cette année. L’ensemble des prestations a été d’une grande qualité. »</p>
<p><strong>Logistique et compagnie </strong></p>
<p>Ce bilan permet aussi à Heiva Nui d’envisager le prochain Heiva avec avec enthousiasme. « Le renouvellement de certain matériel est nécessaire, comme les micro-casques, précise Julien Mai. Le temps d’installation étant assez long, le fait de devoir les passer d’un groupe à un autre pénalise la fluidité du déroulement de la soirée. Au niveau du village de To’ata, nous pensons aussi lui donner un aspect festif plus important. Le flot d’activités disponible aujourd’hui est tel que l’euphorie du <em>tiurai</em> d’antan est ralentie. A nous de permettre à la population de la retrouver. »</p>
<p><strong>Stratégie 2012</strong></p>
<p>Le déroulement des soirées va prendre une nouvelle configuration : elles commenceront par un <em>pupu himene</em> au lieu de démarrer par un groupe de danse, de façon à « valoriser davantage les groupes de chant », explique Julien Mai. Un entracte en milieu de soirée sera aussi prévu afin de permettre aux spectateurs de se restaurer, qui n’auront ainsi pas à prendre une pause pendant une prestation. Le règlement du concours de chant est d’ores et déjà à l’étude avec l’ensemble des groupes, qui se réuniront avec Heiva Nui tous les mois jusqu’à la fin de l’année. « De la position du jury pendant les soirées aux différentes appellations tahitiennes des chants traditionnels en passant par les fiches de notation, l’objectif est de faire une mise au point du règlement du concours de chant pour mettre tout le monde d’accord ! » Toujours soucieux de l’équilibre des catégories du concours de danse, le directeur de Heiva Nui souhaite trouver la bonne formule. « Chaque année en catégorie Hura ava tau (amateur), nous voyons de nouvelles formations qui sont en réalité constituées de danseurs chevronnés d’autres grands groupes ne participant pas au Heiva. Ce système est véritablement un frein pour les ‘vrais’ amateurs, qui n’ont aucune chance face à eux ! Nous devons trouver une solution à cet état de fait pour permettre au Heiva de rester un concours aussi loyal que possible. »</p>
<p>La 130<sup>ème</sup> édition promet donc de se préparer dans la concertation, et d’offrir aux groupes comme au public un espace d’expression de qualité. Avis aux futurs participants !</p>
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		<title>Derrière les personnages du « Kit Kat Klub », il y a…</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 19:42:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[
Des artistes – comédiens, chanteurs, danseurs et musiciens – hauts en couleur, un univers de strass et paillettes, la force du spectacle conçu et mis en scène par Gérald Mingo repose sur le talent de tous les personnages du « Kit Kat Klub », qui investiront le nouveau Grand Théâtre de la Maison de la Culture en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<strong><br />
Des artistes – comédiens, chanteurs, danseurs et musiciens – hauts en couleur, un univers de strass et paillettes, </strong><strong>la force du spectacle conçu et mis en scène par Gérald Mingo repose sur le talent de tous les personnages du « Kit Kat Klub », qui investiront le nouveau Grand Théâtre de la Maison de la Culture en octobre… </strong><strong></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le « Maître de Cérémonie » ou eMCee, alias Gérald Mingo</strong></p>
<p>Il est le « marionnettiste » qui va articuler toute la pièce par son jeu ambigu, ses provocations, ses numéros de cabaret décalés et révélateurs, et sa <em>tchatche</em>. Il emmène son public dans un monde déroutant et cruel où la frontière entre le rêve et la dure réalité est infime. Personnage d’autant plus « gai » que son destin sera tragique…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sally Bowles, alias Christine Casula</strong></p>
<p>Chanteuse anglaise et expatriée, dans l’attente d’un grand rôle au cinéma, elle fait pétiller le « Kit Kat Klub » par son tempérament insolent, son talent inné, sa désinvolture et sa joie de vivre. Personnage au premier abord naturel, elle est prête à sacrifier tout et tout le monde pour réaliser son rêve. Pour elle, la vie est et doit rester un grand « Cabaret »… mais l’atterrissage sera rude.</p>
<p><strong>Max, alias Jean-Paul Alvarez</strong></p>
<p>Il empeste tout le monde avec son cigare planté dans le bec, il est le tenancier du « Kit Kat Klub » et ses  méthodes de  travail sont expéditives. Ses mains aussi baladeuses qu’autoritaires, il est l’amant par « intérêt » de Lulu.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Lulu, alias </strong><strong>Catherine Chanson</strong><strong></strong></p>
<p>Elle, c’est la mère des « filles » du « Kit Kat Club ». C’est son cabaret mais Max, perfide, la détrône habilement de son statut. Pathétique, Lulu n’en a pas moins foi en la vie.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Rosie (</strong><strong>Laurie Casula)</strong><strong>, Texas (</strong><strong>Miranda Giau)</strong><strong>, Helga (</strong><strong>Sandrine Bourdiec) et </strong><strong>Fritzie (</strong><strong>Aude Pasquier) </strong><strong>:</strong> « Pétroleuses » charnues et décomplexées, elles sont (entre autres) « danseuses chanteuses » inséparables et symboliques du « Kit Kat Klub ». Elles vont nous offrir quelques numéros d’anthologie avec Sally Bowles et eMCee.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></strong></p>
<p><strong>Les musiciens du Conservatoire, dirigés par</strong> <strong>Frédéric Rossoni</strong></p>
<p>Piano, saxos, flûte, trombone, trompette, violoncelle, violon, banjo, basse, accordéon, percussions, ils seront 13 musiciens, tous professeurs au Conservatoire, à interpréter en <em>live</em>, sur scène, les célèbres chansons du « Kit Kat Club ». Frédéric Rossoni, chef d’orchestre, a adapté et réécrit l’ensemble des morceaux de John Kander (il y en a 17) pour ce spectacle… un travail titanesque !</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>« Kit Kat Klub », l</strong><strong>a vie est un grand Cabaret…</strong><strong></strong></p>
<p>Libre adaptation en français de la comédie musicale « Cabaret »</p>
<p>Produit par le Conservatoire Artistique de Polynésie et la Maison de la Culture</p>
<p>Mise en scène et chorégraphies : Gérald Mingo</p>
<p>Création des costumes : Gérald Mingo et Véronique Biron</p>
<p>Conception / création son, lumières : Jean Luc Casula</p>
<p>Coaching et direction chant : Christine Casula</p>
<p>Direction Musicale : Fréderic Rossoni</p>
<p>Sur les musiques et chants originaux de John Kander et de Fred Ebb</p>
<p>Billets en vente à la Maison de la Culture aux tarifs de 2 500 Fcfp (2 000 Fcfp tarif réduit)</p>
<p>Renseignements au 544 544</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand costume rime avec fortune</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/09/quand-costume-rime-avec-fortune/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 01:02:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[

Voilà plusieurs semaines que le Heiva est terminé. Du moins pour le public. Parce que du côté des groupes de danse, c’est l’heure du bilan, notamment financier. Bien que créés pour l’amour de l’art et du beau, les spectacles exigent une somme de travail et d’argent importante, plus particulièrement pour la confection des costumes.


Lors du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>
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</a>
<strong><br />
Voilà plusieurs semaines que le Heiva est terminé. Du moins pour le public. Parce que du côté des groupes de danse, c’est l’heure du bilan, notamment financier. Bien que créés pour l’amour de l’art et du beau, les spectacles exigent une somme de travail et d’argent importante, plus particulièrement pour la confection des costumes.<br />
</strong></p>
</div>
<p>Lors du Heiva 2011, ce sont environ 5 000 personnes qui ont investi la scène de To’ata pour danser, écoles de danse et groupes confondus. 5 000 personnes qui portent en moyenne 3 costumes par spectacle, soit 15 000 ensembles réalisés. Chaque costume comporte plusieurs pièces : coiffes, colliers, soutiens, ceintures, jupe<em> ou more</em> en fibres végétales… En tout, probablement ce sont près de 75 000 unités différentes qui ont été conçues et confectionnées pour <em>ce</em> Heiva ! Une économie à part entière tant les besoins en <em>more</em>, coquillages, nacres, plumes, graines, <em>tapa</em>, tissus et autres velcros abondent à quelques mois des soirées de concours. La préparation du Heiva représente<em> </em>d’ailleurs la principale source de revenus annuels de nombreux artisans de part et d’autre de la Polynésie. Les stocks des merceries se vident, les couturières sont débordées, les cales des bateaux et des avions interinsulaires sont chargées en kilos de matières premières, attendues à Tahiti pour être nettoyées, découpées, façonnées…  Dans les îles, on s’est affairé pendant plusieurs mois à ramasser coquillages et graines ainsi qu’à préparer les <em>more</em> et le <em>paeore</em> (feuilles de pandanus<em>) </em>pour réaliser les tressages. Il en faudra autant que de danseurs, sinon plus car les groupes utilisent parfois 2 <em>more</em> différents par spectacle. Et c’est bien souvent là que le bât blesse : « pour réunir suffisamment de <em>more</em>, je m’y suis prise en janvier, affirme Mateata Legayic, chef de la troupe Toakura qui a obtenu le premier prix en costume traditionnel. J’ai dû en commander à plusieurs endroits &#8211; Taha’a, Moorea, Papara… Il me paraissait important d’investir en Polynésie mais j’avoue que c’est difficile car les artisans ont du mal à fournir et les prix augmentent… »<strong> </strong>L’an dernier, Toakura avait investi pour ses costumes près de 4 millions. La subvention versée aux groupes pour l’aide aux costumes est de 1,5 millions ; le prix pour le plus beau costume que la troupe a remporté est de 110 000 Fcfp.</p>
<p><strong>Une économie à double tranchant</strong></p>
<p>Tumata Robinson, chef du groupe lauréat du Heiva 2011, Tahiti Ora, estime à environ 5 millions son budget costumes cette année. Elle s’est résolue à commander ses <em>more</em> à Hawaii.<strong> </strong>« La filière en Polynésie n’est pas suffisamment organisée pour répondre à la demande de tous les groupes, explique-t-elle. Et la qualité du travail n’est pas toujours satisfaisante non plus. En commandant mes <em>more</em> à Hawaii, je n’ai pas de mauvaise surprise, en revanche, cela me coûte très cher ! Cela fait des années que l’on demande l’exonération des taxes d’entrée – plus de 50% ! – exclusivement pour les commandes de matériel de base dédié au Heiva. On est arrivé au bout du raisonnement qui consiste à dire que ces taxes existent pour préserver l’artisanat local puisque matériellement parlant, les artisans ne peuvent pas fournir tous les groupes. Il est évident que cette démarche ne mettra pas en péril l’artisanat polynésien : tous les chefs de groupes sans exception sont de fervents défenseurs de la culture, attachés à la faire vivre au maximum de ses possibilités. Chaque année, on essaye de sensibiliser les élus et chaque année, on doit recommencer puisque les décideurs ne sont jamais les mêmes. La situation n’évolue pas, c’est usant. Les groupes de danse font beaucoup pour l’économie du pays mais ne sont jamais entendus. »</p>
<p><strong>Système D…</strong></p>
<p>En prenant une moyenne de 14 groupes (Hura Tau et Hura Ava Tau) investissant 4 millions dans ses costumes, ce sont près de 50 millions qui seraient injectés chaque année en période de Heiva auprès des artisans polynésiens. Un chiffre auquel on doit ajouter les costumes réalisés pour les 2 500 danseurs des écoles de ‘<em>ori tahiti</em>. Même si leurs habits de scène sont moins grandioses, ils représenteraient un investissement moyen de plus de 15 millions par an rien qu’en tissu et main-d’oeuvre. Aruhoia Biret, directrice de la nouvelle école Aruhoia, estime à environ 10 000 Fcfp par danseuse le montant dépensé dans les costumes. « Nous ne sommes que 25 et en vendant des plats nous avons réussi à rembourser une grande partie de cet investissement. Pour les écoles plus importantes comme Orirau, où les élèves sont près d’une centaine, on fait plus attention. « Je demande une participation de 3 000 Fcfp par enfant pour le spectacle du Heiva, explique Dadou Paillé, directrice de l’école Orirau. C’est simplement pour faire un haut et un <em>pareo</em>. Je fournis la coiffe et la taille. Chaque enfant doit aussi acheter ou se faire sa couronne de fleurs. » Et comme ce n’est pas la saison de floraison, monsieur et madame tout le monde peinent à trouver des fleurs, se rabattant alors en nombre sur les couronnes de <em>tiare</em> proposées au marché ! L’économie engendrée par la préparation des costumes du Heiva est donc loin, très loin d’être anecdotique. Pour autant, la filière artisanale manque cruellement d’organisation et pourrait, en se structurant davantage, être productive pour un plus grand nombre d’artisans et moins préoccupante pour les groupes !</p>
<p>En attendant, c’est un peu le « système D » pour les <em>ra’atira pupu (chefs de groupe)</em>, qui doivent rivaliser d’ingéniosité et de patience pour combler matériel et main d’œuvre tout en essayant de ne pas perdre trop d’argent.</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Les costumes de danse en chiffres</strong></p>
<p><strong>L’exemple de Toakura, prix « Tila Mazère » du meilleur costume traditionnel </strong></p>
<p>- 130 grands costumes &#8211; 6 pièces chacun (coiffe, collier, more, soutien, ceinture, jupe)</p>
<p>- 130 costumes végétaux &#8211; 6 pièces</p>
<p>- 130 costumes intermédiaires &#8211; 6 pièces chacun</p>
<p>- 20 costumes musiciens</p>
<p>- 4 costumes acteurs X 3 tableaux : 12 costumes</p>
<p>= 422 costumes</p>
<p>- 20 <em>more</em> ont été commandés à 5 000 Fcfp pièce : 100 000 Fcfp</p>
<p>- 30 paires de<em> ii</em> à 1 500 Fcfp pièce : 45 000 Fcfp</p>
<p>- Des dizaines de kilos de coquillages (<em>poreho, maoa, pikiku, nacres</em>) : 619 000 Fcfp</p>
<p>- Des centaines de plumes : 168 000 Fcfp</p>
<p>- Tapa : 200 000 Fcfp</p>
<p>- Des centaines de mètres de tissu (9 rouleaux) : 105 000 Fcfp</p>
<p>- 6 <em>peue </em>: 99 000 Fcfp</p>
<p>- Matériaux divers (rafia, velcro, mape, etc.)  : 164 000 Fcfp</p>
<p>- Main d&#8217;oeuvre (découpe matières premières, couture) : 1,3 millions</p>
<p>Total d’environ 2,8 millions</p>
<p><strong>Sachant que Toakura a recyclé une grande partie de ses costumes du Heiva de 2010, dont le budget costumes avait atteint plus de 4 millions… </strong></p>
<p><strong> L’exemple de Tahiti Ora, lauréat du Heiva 2011 catégorie Hura Tau </strong></p>
<p>- 110 grands costumes &#8211; 6 pièces chacun (coiffe, collier, <em>more</em>, soutien, ceinture, bas)</p>
<p>- 110 costumes végétaux &#8211; 6 pièces</p>
<p>- 110 costumes intermédiaires &#8211; 6 pièces chacun</p>
<p>- 25 costumes musiciens</p>
<p>- 6 acteurs X 3 tableaux : 12 costumes</p>
<p>= 367 costumes</p>
<p>- 150 <em>more</em> ont été commandés à 3 000 Fcfp pièce : 450 000 Fcfp + 50% taxes : 900 000 Fcfp</p>
<p>- Des dizaines de kilos de coquillages (porcelaines et nacres) + découpe : 650 000 Fcfp</p>
<p>- Des milliers de plumes : 500 000 Fcfp</p>
<p>- Fleurs : 360 000 Fcfp</p>
<p>- Des centaines de mètres de tissu + velcros : 1 million Fcfp</p>
<p>- Main d&#8217;oeuvre (petites mains, couture) : 1,5 million Fcfp</p>
<p>Total d’environ 5 millions</p>
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		<title>De l’art de maintenir des archives audiovisuelles</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 00:58:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[

A l’invitation de l’Agence pour le Développement de la Culture Kanak, l’Institut de la Communication Audiovisuelle a participé fin juin 2011 à la 1ère conférence de l’association des archives audiovisuelles du Sud-est asiatique et du Pacifique (SEAPAVAA) au Centre culturel Tjibaou, en Nouvelle-Calédonie. 

Les professionnels de l’archivage audiovisuel du Pacifique étaient réunis à Nouméa du [...]]]></description>
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</a>
<strong><br />
A l’invitation de l’Agence pour le Développement de la Culture Kanak, l’Institut de la Communication Audiovisuelle a participé fin juin 2011 à la 1<sup>ère</sup> conférence de l’association des archives audiovisuelles du Sud-est asiatique et du Pacifique (SEAPAVAA) au Centre culturel Tjibaou, en Nouvelle-Calédonie. </strong></p>
</div>
<p>Les professionnels de l’archivage audiovisuel du Pacifique étaient réunis à Nouméa du 27 juin au 1<sup>er</sup> juillet dernier pour participer à un colloque intitulé « Le défi de créer et maintenir des archives audiovisuelles dans un monde en perpétuelle évolution technologique ». Un thème qu’ont longuement abordé les professionnels lors de débats et d’ateliers. Marc E. Louvat, responsable des fonds audiovisuels à l’ICA, a pu présenter les missions et le travail de l&#8217;Institut sur le patrimoine audiovisuel polynésien effectué depuis 2003.</p>
<p><strong>Réflexions et actions</strong></p>
<p>De l’histoire de l’archivage audiovisuel à la mise en place d’un plan de conservation, en passant par la problématique de la migration des supports et du choix des formats (du film aux fichiers numériques par exemple), des intervenants du Pacifique (Australie, Fidji, Nouvelle Calédonie, Nouvelle Zélande, Polynésie française) et d’Asie du Sud-est ont pu faire partager leur expérience mais aussi discuter des obstacles rencontrés, pour finalement lancer une réflexion sur la conservation et la valorisation du patrimoine audiovisuel en Océanie. Les professionnels de l’archivage audiovisuel mènent un travail de fond absolument remarquable, aussi nécessaire que complexe, mais le résultat de leur labeur est finalement très peu connu du public. « Faut-il créer des opérations de communication originales pour susciter le goût pour les documents d’archives ? », « Archives et usagers : une alliance contre nature ou un avenir indissociable ? » était d’ailleurs au programme des débats. « Cette première rencontre fut d’une grande richesse, rapporte Marc E. Louvat, chaque débat permettait de se rendre compte que nos problématiques sont les mêmes dans tous les pays de la zone et qu’il existe des solutions et des possibilités de partenariat. Les Néo-Zélandais et les Australiens sont techniquement très avancés dans le domaine de la conservation audiovisuelle. Les ateliers qu’ils animaient nous ont permis de faire le point sur les procédures que nous avons mis en place, sur ce que nous pourrions améliorer au sein de nos établissements avec les moyens que nous avons. L’approche traditionnelle de la conservation audiovisuelle était centrée sur l’objet original (le support, qui très longtemps fut le film), aujourd’hui avec l’avènement des technologies numériques, on développe d’autres approches tournées vers le contenu et sa diffusion », poursuit le responsable du fonds audiovisuels de l’ICA.<br />
Tuenjai Sinthuvnick, Présidente de SEAPAVAA, a déjà annoncé un second colloque Pacifique du SEAPAVAA en mai 2012 à Fidji.</p>
<p><strong>Les débats</strong></p>
<p><strong>L’histoire et les principes de l’archivage audiovisuel</strong><br />
Ray Edmonson (SEAPAVAA Fellow) et Mick Newham, (National Film &amp; Sound Archive, Canberra).</p>
<p><strong>L’archivage audiovisuel dans le Pacifique, présent et futur</strong><br />
Marc E. Louvat (ICA), Adrian Wood (Inkulla Media), Setaita Natai (SEAPAVAA councilor) de Fidji, Emmanuel Tjibaou (Directeur de l’ADCK – Centre culturel Tjibaou), Christophe Augias (Directeur de la Bibliothèque Bernheim) et Ingrid Utchaou (Directrice du Service des archives de Nouvelle Calédonie).</p>
<p><strong>Ressources pour l’archivage, plan de conservation, migration des collections et plaidoyer</strong><br />
Tan Bee Thiam (Asian Film Archive de Singapour), Rod Butler (National Film &amp; Sound Archive, Canberra), Geoff Mackenzie (DAMsamrt – Nouvelle Zélande) et Chew Tee Pao (Singapour).</p>
<p><strong>Archives et usagers : une alliance contre nature ou un avenir indissociable ?</strong><br />
Manuel Castejon (ADCK), Tan Bee Thiam (Asian Film Archive de Singapour) et Adrian Wood (Inkulla Media – Angleterre).</p>
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		<title>Dessiner le patrimoine</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/08/dessiner-le-patrimoine/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Aug 2011 00:46:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[

Ruddy Tevivi est un dessinateur d’un genre peu connu : il dessine les objets relevés lors des fouilles archéologiques, et ce depuis 1976 ! Les illustrations pédagogiques qu’il réalise permettent de mettre en évidence l’argumentaire des rapports de fouilles avec justesse et précision.  
Ruddy Tevivi s’est formé à l’archéologie il y a plus de trente ans, [...]]]></description>
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</a>
<strong><br />
Ruddy Tevivi est un dessinateur d’un genre peu connu : il dessine les objets relevés lors des fouilles archéologiques, et ce depuis 1976 ! Les illustrations pédagogiques qu’il réalise permettent de mettre en évidence l’argumentaire des rapports de fouilles avec justesse et précision.  </strong></p>
<p>Ruddy Tevivi s’est formé à l’archéologie il y a plus de trente ans, avec des archéologues bien connus en Polynésie (Michel Orliac, Jean-Michel Chazine, Nicole Pigeot, Christophe Galipaud, Emmanuel Vigneron, Yosi Sinoto …). « J’ai appris la méthodologie des fouilles, des restaurations mais aussi du dessin scientifique, explique-t-il. Personne n’en faisait et cette partie du travail m’a intéressé, j’ai donc continué. » L’illustration des relevés de fouilles, le plus souvent de l’outillage (hameçons, herminettes, pilon, poids de pêche, mais aussi sur le terrain <em>marae</em>, plateformes d’archers, <em>paepae</em>, etc.), permet de s’en faire une idée précise. Car la description écrite des fouilles, aussi explicite soit-elle, ne permet pas de « montrer » ce qu’elle définit ! D’autant que les documents sont souvent utilisés par des chercheurs ou des étudiants : le dessin leur permet de mieux visualiser le travail et leur donne une information concrète, sans ambiguïté.</p>
<p><strong>Dessin <em>versus</em> photographie</strong></p>
<p>Aujourd’hui, on pourrait imaginer que la photographie a remplacé le dessin scientifique. Et bien non ! « Ces deux procédés sont complémentaires, affirme Ruddy. Une photo ne rend pas compte de l’échelle réelle de l’objet, contrairement au dessin. Celui-ci peut aller au-delà de ce qui est directement perçu, en valorisant les détails et les différentes coupes. L’illustration archéologique nécessite de bien connaître la fonction des objets pour être le plus juste possible. »</p>
<p>Le dessin est donc un outil indispensable pour la présentation des études archéologiques ainsi que pour leur archivage, grâce à sa capacité à identifier les objets la manière la plus explicite qu’il soit.</p>
<p><strong>Légende photo</strong></p>
<p>Il existe différentes méthodes pour le dessin archéologique. Celle de Ruddy Tevivi consiste à placer l’objet entre deux morceaux de bois recouverts d’une plaque de verre sur laquelle il pourra dessiner avec précision les différentes lignes de l’objet, qu’il reproduit ensuite sur papier-calque.</p>
</div>
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		<title>Zoom sur les catégories du Heiva 2011</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/07/zoom-sur-les-categories-du-heiva-2011/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 21:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[
Hura Tau (Professionnels) et Hura ava tau (Amateurs), Patrimoine et Création, Heiva et Heiva Nui, quelle que soit leur appellation, la mise en place des catégories du concours de ‘ori tahiti est là pour s’adapter au niveau des formations de danse. Cette année, en concertation entre l’organisateur Heiva Nui et la jeune fédération de ‘ori [...]]]></description>
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</a>
<strong><br />
Hura Tau (Professionnels) et Hura ava tau (Amateurs), Patrimoine et Création, Heiva et Heiva Nui, quelle que soit leur appellation, la mise en place des catégories du concours de <em>‘ori tahiti</em> est là pour s’adapter au niveau des formations de danse. Cette année, en concertation entre l’organisateur Heiva Nui et la jeune fédération de ‘<em>ori tahiti</em>, ce sont les catégories Hura Tau (Professionnels) et Hura Ava Tau (Amateurs) qui ont été adoptées. </strong></p>
<p>Il y a une trentaine d’années, c’est l’Académie Tahitienne – Fare Vana’a qui avait proposé les termes Hura Tau et Hura Ava Tau. « Hura », en référence à la danse <em>hura</em> observée et décrite par les premiers visiteurs à la fin du 18<sup>ème</sup> siècle. « Tau », pour l’expérience acquise dans le temps. Hura Tau signifie « la danse maîtrisée » et s’applique aux compagnies confirmées, aux experts. Quant au terme « Ava Tau », il peut être traduit par « à l’entrée du temps », « Hura Ava Tau » désigne donc les groupes novices. Pendant plusieurs dizaines d’années, les groupes de danse se sont affrontés au Heiva selon cette division.</p>
<p>En 2006, changement de catégories : les groupes concourent désormais en « Patrimoine » ou « Création ». Le niveau des formations semble plus homogène et les organisateurs décident qu’ils ne s’opposeront plus selon leur expérience mais d’après un thème. Cette formule n’est pas réellement une innovation en soi car elle a déjà été appliquée dans les concours sur Vaiete dans les années 1998/2000. « Il s’agissait plus pour nous de motiver les groupes des districts à revenir au Heiva, qu’ils avaient un peu délaissé, explique le directeur de Heiva Nui Julien Mai. Nous voulions plus particulièrement  leur offrir un terrain à explorer, celui du patrimoine, pour le faire découvrir au public. » « Cette tentative était louable, reconnaît Manouche Lehartel, présidente de la toute nouvelle fédération de ‘<em>ori tahiti</em>, mais s’est avérée stérile car les critères étaient imprécis. Il aurait fallu, préalablement, strictement définir ce qui relève ou non du patrimoine en terme de : pas de danse, figures, musique, instruments, manière de jouer de ces instruments, chants, costumes…etc. Par ailleurs, classer un spectacle de danse en fonction du thème était plutôt osé. Il y avait une connotation trop figée de la catégorie patrimoine, qui sous-entendait que nos anciens se contentaient de reproduire leurs traditions, sans aucune capacité créatrice. C’était plutôt réducteur. »</p>
<p>En 2009, de nouvelles catégories sont instaurées : « Heiva Nui », pour les groupes ayant déjà été primés au Heiva, et « Heiva », pour ceux ne l’ayant jamais été. Une décision que Julien Mai jugeait nécessaire, « pour rester cohérent, conforme au niveau et aux attentes des groupes de danse actuels ». Car en concourant en « Patrimoine » ou « Création », un certain nombre de groupes ne s’y retrouvaient plus aussi bien dans le choix de leur thème, souvent à la frontière des deux, mais aussi parce que de toutes nouvelles formations font leur apparition et se retrouvent en concurrence directe avec l’élite de la danse.</p>
<p>Ce rééquilibrage cher à Julien Mai prend fin cette année pour retrouver les catégories « Hura Tau » et « Hura Ava Tau », ce dont la Fédération se réjouit, parce qu’à ses yeux ces appellations ont un sens, qu’elles sont plus « adaptées à la réalité des groupes de danse et permettent un concours plus équitable », défend Manouche Lehartel. « Personnellement, je reste sur ma vision des choses, précise Julien Mai. Les catégories Heiva et Heiva Nui sont selon moi les plus justes, car même dans les groupes amateurs, on retrouve des experts, et puis le statut ‘professionnel’ n’existe pas dans le monde artistique en Polynésie, juridiquement parlant. Mais j’ai été à l’écoute de la fédération de <em>‘ori tahiti, </em>de leurs souhaits et de leurs arguments par rapport au choix des catégories. L’artiste est prioritaire ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>La fédération de ‘<em>ori tahiti</em></strong></p>
<p>Créée par l’ensemble des groupes professionnels actifs du Pays, cette fédération a été officialisée le 7 mai dernier, mais son existence remonte au début de l’année. Les <em>leader</em>s du<em> ‘ori tahiti </em>ont décidé de se rassembler pour avoir plus d’efficacité et de poids auprès des autorités. Plusieurs évènements ont motivé ce regroupement. Pour pouvoir bénéficier d’un « fonds d’aide à la création artistique », sujet abordé l’an passé avec des représentants de l’Assemblée de la Polynésie française, les groupes de danse doivent être réunis en une entité. Cette fédération est aussi une réaction au congrès organisé par le CIOFF, en novembre dernier à Tahiti. Les groupes de danse professionnels du Pays n’ont tout simplement pas été associés à cette rencontre importante du « Conseil International des Organisations des Festivals, de Folklore et d&#8217;Arts Traditionnels », probablement en raison de l’absence d’unité de ces derniers.<strong> </strong></p>
<p>Enfin, la plupart des groupes étaient opposés aux réformes souhaitées pour le Heiva 2011 par le précédent ministre de la Culture Mita Teriipaia. La création de la fédération leur a permis de se faire entendre.</p>
<p>La fédération de ‘<em>ori tahiti</em>, présidée par Manouche Lehartel, directrice de Toa Reva, regroupe les groupes « Hura tau », les groupes « Hura ava tau » et les écoles de danse.</p>
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		<item>
		<title>L’acoustique, tout un art</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 00:58:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[
Rémi Raskin, du bureau d’études parisien Capri Acoustique, s’est rendu le mois dernier et pour la troisième fois depuis son démarrage sur le chantier du Grand Théâtre. Car saviez-vous qu’en plus d’être climatisée, votre salle préférée sera dotée d’une excellente acoustique, afin d’offrir des spectacles encore plus variés et qualitatifs ? 

On ne pouvait entreprendre de [...]]]></description>
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<p>
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</a>
<br />
<strong>Rémi Raskin, du bureau d’études parisien Capri Acoustique, s’est rendu le mois dernier et pour la troisième fois depuis son démarrage sur le chantier du Grand Théâtre. Car saviez-vous qu’en plus d’être climatisée, votre salle préférée sera dotée d’une excellente acoustique, afin d’offrir des spectacles encore plus variés et qualitatifs ? </strong></p>
</div>
<p>On ne pouvait entreprendre de travaux majeurs au Grand Théâtre sans augmenter le confort de celle-ci, et ce à plusieurs niveaux : s’y sentir au frais, grâce à l’installation de la climatisation, et, bien entendu, ne plus être dérangé par la circulation ! Car une bonne isolation acoustique est primordiale pour apprécier un spectacle.</p>
<p>« Pour avoir une bonne acoustique, écrivait Charles Garnier après avoir achevé l&#8217;Opéra de Paris, une salle doit être large ou étroite, haute ou basse, en bois ou en pierre, ronde ou carrée, et ainsi de suite. » Et dans le cas dans notre Grand Théâtre alors ? Avec Rémi Raskin, nous allons y voir plus clair&#8230; Ou plutôt entendre mieux !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment conçoit-on l’acoustique d’une salle de spectacles comme le Grand Théâtre ?</strong></p>
<p>Dans le cas d’un projet comme celui-ci, la principale contrainte est de composer avec l’existant. Il a fallu caractériser le bâtiment actuel pour comprendre et anticiper la manière dont le son allait se propager dans la salle, une fois fermée. C’est pourquoi j’ai participé au travail en amont avec l’architecte Bertrand Portier, nous avons défini ensemble les matériaux, les revêtements, les installations techniques… C’est un travail d‘équipe dans lequel chacun s’associe aux contraintes des autres pour optimiser tous les aspects du chantier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mais comment peut-on « prévoir » la qualité du son ?</strong></p>
<p>L&#8217;acousticien dispose de moyens de calcul et de mesures pour prévoir et contrôler l’efficacité acoustique d’une salle. Nous avons des logiciels qui nous permettent aujourd&#8217;hui, à partir de la géométrie de la salle et des matériaux disposés sur les surfaces, d&#8217;évaluer les indicateurs de cette qualité sonore.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment est-ce que le son fonctionne dans une salle ?</strong></p>
<p>Le son parvient à l&#8217;auditeur directement, mais aussi après s&#8217;être réfléchi plus ou moins au fond de la scène, au plafond, sur les murs latéraux, et même au fond de la salle. Il n&#8217;est pas question d&#8217;entendre deux fois le même son, ni de l&#8217;entendre trop différemment selon sa position dans la salle ; ni d&#8217;entendre mieux les aigus que les graves. La nature des matériaux et leur coefficient d&#8217;absorption, de réflexion, font varier cette diffusion. Dans le cas d’une salle polyvalente comme le Grand Théâtre, où l’on a aussi bien du théâtre que des projections, des groupes de musique ou des chanteurs, il a fallu trouver un compromis qui tienne compte de ces différentes formes de représentations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Acousticien ultra-marin</strong></p>
<p>Capri Acoustique est basé en région parisienne mais Rémi Raskin a travaillé sur de nombreux projets ultramarins : le centre Jean-Marie Djibaou en Nouvelle-Calédonie, dans les stations de radio et de télévision pour RF0 en Guyane, en Martinique et en Guadeloupe. « On me confie souvent des chantiers en outre-mer car je commence à avoir une bonne expérience de ces régions : les gens savent que je suis conscient de ne pas trouver sur place tout ce dont j&#8217;ai besoin, que je vais faire avec les délais d&#8217;approvisionnement et autres contraintes dues à l&#8217;éloignement », explique Rémi Raskin. En attendant, vivement la fin des travaux prévue en août !</p>
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		<item>
		<title>Rétrospective Bobby : quel succès !</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/06/retrospective-bobby-quel-succes/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 00:37:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[La rétrospective des œuvres de Bobby, proposée au Musée de Tahiti et des Iles du 14 février au 30 avril, a connu un immense succès. En témoigne le nombre de visiteurs enregistré : 6 500. Une grande partie des écoles de l’île avait également tenu à honorer la mémoire de cet artiste hors du commun en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>La rétrospective des œuvres de Bobby, proposée au Musée de Tahiti et des Iles du 14 février au 30 avril, a connu un immense succès. En témoigne le nombre de visiteurs enregistré : 6 500. Une grande partie des écoles de l’île avait également tenu à honorer la mémoire de cet artiste hors du commun en visitant l’exposition, véritable projet pédagogique permettant, à travers le parcours de Bobby, de faire découvrir aux plus jeunes une voix authentique de la culture polynésienne. Caroline Mathis et sa classe de CM1 de l’école Tuterai Tane, à Pirae, en ont même fait un journal de classe. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pourquoi as-tu souhaité travailler avec tes élèves sur Bobby ?</strong></p>
<p><strong>Caroline Mathis : </strong>Actuellement, dans le cadre d’un projet sur la presse, les élèves de la classe CM1 Mara’amu de Tuterai Tane rédigent un journal de classe. Pour sa rubrique culturelle, quoi de mieux que la « rétrospective » sur Bobby Holcomb et son œuvre artistique ?</p>
<p><strong>Les enfants connaissent-ils Bobby ?</strong></p>
<p>Beaucoup d’entre eux oui, mais uniquement à travers sa musique ; absolument pas pour sa peinture. Pour mieux l’appréhender, ils ont mené des recherches sur Internet et se sont rendu compte à quel point il était un artiste complet : chanteur, peintre, danseur, costumier. De plus, toutes ses toiles parlent aux enfants ; de leur passé et de leur culture. C’est ainsi que nous sommes venus avec un réel engouement admirer les œuvres originales de Bobby au Musée de Tahiti et des Iles.</p>
<p><strong>Quels ont été les retours des élèves par rapport aux œuvres de Bobby, à son parcours ?</strong></p>
<p>Les élèves ont été impressionnés par ses toiles qui mettent en scène tant des faits mythologiques que des scènes de la vie quotidienne. Le plus incroyable pour les enfants était de savoir qu’il s’agissait là d’œuvres originales et non de reproductions.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Au-delà de l&#8217;exposition, qu&#8217;est-ce que les élèves ont appris ?</strong></p>
<p>Ils ont beaucoup appris sur leur culture et peuvent ainsi se targuer d’avoir en Polynésie un artiste pluridisciplinaire. Cela représente une fierté pour eux. Grâce à Manouche, avec qui les élèves ont pu passer du temps, ils en ont appris davantage sur l’homme et ont eu le sentiment de toucher du doigt Bobby, ses craintes, ses combats, ses œuvres et son engagement, sa vie.</p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>ENCADRE</em></strong></p>
<p><strong>Bobby vu par les enfants : morceaux choisis… </strong></p>
<p>« Il devait être <em>fiu</em> de faire autant de points sur ses peintures, ça devait prendre du temps ». Vetea</p>
<p>« Pour un Hawaïen, il a le talent tahitien ». Tehau</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Pour consulter le journal de classe :<strong> </strong>http://chez.mana.pf/ecoletuteraitane/ rubrique CM1 Mara’amu.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>ENCADRE</em></strong></p>
<p><strong>L’audiovisuel au service des expositions</strong></p>
<p>L’ICA filme depuis plusieurs années les expositions du Musée de Tahiti et des îles et la rétrospective Bobby n’a pas échappé à la règle. « Il s’agit avant tout de conserver une trace audiovisuelle de ces expositions éphémères qui pour la plupart n’ont pas de catalogue », explique Marc Louvat, responsable du fonds audiovisuel. L’ICA profite de ces manifestations pour interviewer les commissaires d’exposition et le personnel du Musée ayant travaillé sur chaque sujet. Ainsi, les expositions « <em>Va’a</em>, la pirogue polynésienne » (2004), « Roger Parry 1932, au-delà du mythe tahitien » (2006), « La danse des costumes » (2006), « Destins des objets polynésiens » (2007), « Mangareva, Panthéon polynésien » (2009), « Henri Hiro » (2010) et « Bobby » (2011) ont été filmées. Cette documentation audiovisuelle est conservée à l’ICA et sert également de matière première pour la production des émissions Hiro’a, produites par l’Institut et TNTV. Ainsi, l’établissement archive et valorise pour le plus grand nombre l’image de ces expositions de grandes qualités ainsi que le savoir et la connaissance de ceux qui les organisent. Diffusée par TNTV et mise en ligne sur <a href="http://www.ica.pf/">www.ica.pf</a>, l’émission Hiro’a permet aux populations des îles éloignées et au reste du monde de découvrir la Polynésie à travers ces expositions à distance.</p>
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		<title>L’expo Taiwan se précise…</title>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2011 19:52:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[En attente depuis plusieurs années, l’exposition « Taiwan – Polynésie, peuplement et communauté du monde polynésien » va avoir lieu à la fin de l’année. L&#8217;obtention d&#8217;une subvention du Fonds Pacifique permet le lancement de cette aventure culturelle qui promet d’être passionnante. 
 
Saviez-vous que le bruit de « l’expo Taiwan » circulait depuis longtemps dans les couloirs [...]]]></description>
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<br />
<strong>En attente depuis plusieurs années, l’exposition « </strong><strong>Taiwan – Polynésie, peuplement et communauté du monde polynésien » va avoir lieu à la fin de l’année. L&#8217;obtention d&#8217;une subvention du Fonds Pacifique permet le lancement de cette aventure culturelle qui promet d’être passionnante. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Saviez-vous que le bruit de « l’expo Taiwan » circulait depuis longtemps dans les couloirs du Musée de Tahiti ? Voilà qui n’est plus une rumeur et les recherches ont même déjà commencé ! « Taiwan – Polynésie, peuplement et communauté du monde polynésien » sera l’occasion de faire le point sur les origines des migrations polynésiennes : de nombreux chercheurs avancent en effet que Taiwan serait le berceau des peuples qui ont colonisé les îles océaniennes… Elle permettra également de découvrir, grâce au travail inédit du photographe Danee Hazama, les tribus taiwanaises actuelles. Car l’île est loin de se résumer à l’image du « made in Taiwan », empire de l’informatique, qui lui colle à la peau, puisque de nombreuses communauté tribales vivent toujours en harmonie avec leurs traditions et savoir-faire millénaires… Leur culture présente des similitudes frappantes avec la nôtre :  tatouage, <em>tapa</em>, cuisson au four enterré (<em>ahima’a</em>), agriculture… « La parenté entre les peuples de culture austronésienne* éparpillés entre Madagascar et Rapa nui est désormais une évidence que l’archéologie, la linguistique, l’anthropologie et les études des ADN n’ont cessé de confirmer depuis près d’un demi-siècle », explique Tara Hiquily, commissaire de l’exposition. « L’exposition fera état de la communauté des peuples du Pacifique à travers les langues, les coutumes, les techniques, les croyances, poursuit-il. Des objets exceptionnels du National museum de Taiwan seront peut-être exposés (peigne à tatouer, <em>tapa</em>, flûte nasale, ornement, statue, etc.), si nous réussissons à rassembler des fonds supplémentaires. Nous sommes donc à la recherche de mécènes et sponsors. »</p>
<p><strong>Créer du lien</strong></p>
<p>Si la vocation d’une telle exposition est d’abord informative et pédagogique, il s’agit aussi de servir la connaissance identitaire et culturelle, en rapprochant les Polynésiens, les Océaniens entre eux, avec leurs lointains « cousins » de Taiwan. De nombreuses associations culturelles (Fa’afaite, Haururu) se sont proposées pour organiser l’accueil et les rencontres avec une délégation de Taiwan. Les élèves du Centre des Métiers d’Art sculpteront une statue monumentale inspirée de celles des aborigènes de Taiwan. L’exposition sera itinérante et plusieurs institutions culturelles et muséales ont déjà exprimé le souhait de l’accueillir (Centre Djibaou à Nouméa, Auckland museum.)</p>
<p><strong>Le saviez-vous ? </strong></p>
<p>- « Taiwan – Polynésie, peuplement et communauté du monde polynésien »</p>
<p>- Exposition au Musée de Tahiti et des Iles – Te Fare Manaha</p>
<p>- De décembre 2011 à mars 2012</p>
<p>+ d’infos : 58 34 76</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>* Austronésien : Se dit d&#8217;une famille de langues dont le domaine s&#8217;étend de Taïwan à la Nouvelle-Zélande et de Madagascar à l&#8217;île de Pâques, en exceptant l&#8217;Australie et une partie de la Nouvelle-Guinée. </em><em> </em></p>
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