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	<title> &#187; Dossier</title>
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		<item>
		<title>Le Hura Tapairu ou l’effervescence du ‘ori tahiti</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 23:38:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[
Lancé en 2004, ce concours nous réserve chaque année son lot de surprises, avec de nouveaux groupes mais surtout de nouvelles inspirations. Depuis sa création, il n&#8217;a cessé de prendre de l&#8217;ampleur et pas moins de 32 formations concourront cette année ! Dans un Grand Théâtre refait à neuf, nul doute que les groupes auront à [...]]]></description>
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</a>
<strong><br />
Lancé en 2004, ce concours nous réserve chaque année son lot de surprises, avec de nouveaux groupes mais surtout de nouvelles inspirations. Depuis sa création, il n&#8217;a cessé de prendre de l&#8217;ampleur et pas moins de 32 formations concourront cette année ! Dans un Grand Théâtre refait à neuf, nul doute que les groupes auront à cœur de nous offrir des spectacles d&#8217;une rare beauté.</strong></p>
<p>32 groupes sont inscrits à cette 7<sup>ème</sup> édition du concours de danses traditionnelles du Hura Tapairu, assurément très convoité ! Les inscriptions ont même dû être clôturées plus tôt que prévu face à cette affluence, la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> ne pouvant programmer plus de soirées de spectacle. « Nous avons déjà réussi à proposer 8 soirées au lieu de 5, affirme Vaiana Giraud, chargée de communication à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>. Il y a eu cette année un extraordinaire engouement », se réjouit-elle. La raison pour laquelle les groupes de danse s’emballent autant se résume en un mot : liberté. Des chorégraphies, des musiques, des costumes… « Je remarque d’ailleurs que la participation à ce concours n’est pas seulement le résultat de la volonté des chefs de groupe, mais aussi et surtout des membres, qui insistent pour danser au Hura Tapairu », explique Vaiana, qui gère ce concours depuis la première édition.</p>
<p>D’où le nombre important de groupes qui doit se résoudre à constituer plusieurs formations : Hitireva viendra avec 3 formations de 10 à 20 danseurs, tandis qu’Ahutoru Nui et Hei <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> en auront 4 ! Ce sont à chaque fois autant de thèmes et de spectacles à imaginer et à concevoir… « Pour autant, jamais deux spectacles ne se ressemblent », remarque Vaiana. L’inspiration du ‘<em>ori tahiti</em> n’a pas de limite !</p>
<p><strong>Evolution</strong></p>
<p>Ce concours a été créé à l’origine pour encourager les petites formations à se produire en public avant de se lancer dans la course du Heiva. Le Hura Tapairu a débuté avec trois catégories de concours : Hura tapairu (<em>ote’a</em> et <em>aparima</em>), Hula, et Josie et Don Over (danse pré-européenne). Il s’étoffe en 2007 avec toujours le Hura Tapairu et le Hula mais aussi un concours de <em>ote’a</em> et un autre de <em>aparima</em>. Le Josie et Don Over laisse désormais la place à des concours facultatifs en solo pour homme et femme. L’investissement financier des groupes pour préparer le Hura Tapairu est relativement léger – ils ne sont pas obligés de venir avec des costumes neufs – tandis que le cahier des prix est très attractifs. « Tous les ans, des groupes se créent spécialement pour le Hura Tapairu », délcare Vaiana. Pour quelle raison ? « Ils savent qu’ils pourront se faire plaisir et imaginant des spectacles créatifs et avec peu de contraintes. Plus qu’un tremplin pour le Heiva, le Hura Tapairu est aussi devenu un aboutissement, une fin en soi. Comme l&#8217;événement s&#8217;étoffe, il devient une rencontre incontournable du calendrier polynésien, des touristes et des journalistes : l’édition 2010 a ainsi accueilli une équipe de télé japonaise ainsi que des passionnés du Canada, qui tous ont pris rendez-vous pour cette année. Les vainqueurs du Hura Tapairu, largement médiatisés, accèdent plus facilement aux contrats avec les hôtels par exemple, confirmant leur capacité à créer sur une petite scène ». Heiva et Hura Tapairu, deux concours complémentaires qui permettent de valoriser mais aussi d’enrichir le patrimoine de la danse traditionnelle.</p>
<p><strong>Où est la limite du traditionnel ?</strong></p>
<p>Des <em>more</em> vert fluo, des tailles violettes à pois blancs ou des masques en dentelle, les costumes que l’on peut admirer lors du Hura Tapairu sont frais, originaux et définitivement modernes. Mais pas seulement. Les pas, les enchaînements, les chorégraphies sont aussi d’inspiration très ouvertes. Le Hura Tapairu, un concours de danses traditionnelles « contemporaines » ? « Je ne le formulerais pas ainsi, dit Vaiana, ce concours reste selon moi de facture strictement traditionnelle, bien qu’il accorde une grande place à la recherche esthétique et créative. Le Hura Tapairu n’est pas en opposition à un cadre bien qu’il amène une grande liberté à tous les niveaux. »</p>
<p><strong>Festival musique et danse</strong></p>
<p>Depuis 3 ans, des artisans investissent les jardins de la Maison de la Culture lors du Hura Tapairu pour fabriquer, devant un public curieux, des instruments de musique traditionnelle : <em>to’ere</em>, <em>pahu</em>, <em>faatete</em>, etc. Un village de partage et de découverte auquel le Directeur de la Maison de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu, a souhaité donner de l’ampleur en proposant cette année un véritable festival musique et danse. Le Service de l’Artisanat, de la Culture et du Patrimoine, la Fédération de ‘<em>ori tahiti</em>, le Conservatoire et Magic City prendront part au programme des réjouissances. Démonstrations de fabrication d’instruments et de costumes, workshops mais aussi ateliers de <em>ukulele</em>, prestations de danse de musique, le tout dans un esprit d’ouverture où traditionnel et moderne se côtoieront.</p>
<p>La Fédération de ‘<em>ori tahiti</em> proposera une exposition de costumes de danse du Heiva, réunis par les groupes. L’occasion d’admirer sans se presser ces chefs d’œuvre d’inventivité et de minutie, véritables odes à la nature polynésienne. Un <em>tamure</em> marathon est également prévu place To’ata le samedi 3 décembre.</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Et le jury est…</strong></p>
<ul>
<li><strong>·</strong><strong> Vanina Ehu</strong></li>
</ul>
<p>Professeur de danse et responsable de la cellule Arts Traditionnels du Conservatoire Artistique</p>
<ul>
<li><strong>·</strong><strong> Moanaura Teheiura</strong></li>
</ul>
<p>Chorégraphe<strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>·</strong><strong> Matani Kainuku</strong></li>
</ul>
<p>Chef du groupe Nonahere, triple vainqueur du Heiva i Tahiti (2006, 2007, 2008)</p>
<ul>
<li><strong>·</strong><strong> Fabien Dinard</strong></li>
</ul>
<p>Directeur du<strong> </strong>Conservatoire Artistique, meilleur danseur du Heiva i Tahiti en 1996 et chef du groupe Temaeva pendant 13 ans</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Les groupes qui s’affronteront au 7<sup>ème</sup> Hura Tapairu</strong></p>
<p>Ahutoru Nui (4 formations), A Ori Mai, Fetia Ori Hei, Hei Tahiti (4 formations), Herehura (2 formations), Hinaiti (2 formations), Hitireva (3 formations), Hura Tahiti Nui (2 formations), Pupu Tuha’a pae, Purotuhauhere (2 formations), Rapa, Tahiti Ora (2 formations), Te Hura (2 formations), Te Purotu Nui no BT, Toa Hina, Tuiheitemarama, Vai Ihi Nui, Varua Aro.</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong><em>Flash back </em></strong><strong>: les premiers prix  </strong></p>
<p><strong>2010 </strong></p>
<p><em>Hura Tapairu </em>: A Ori Mai / <em>Hula </em>: Tahiti Ora / <em>Aparima </em>: Toa Reva Taure’a / <em>Ote’a </em>: Toa Reva Taure’a</p>
<p><strong>2009 </strong></p>
<p><em>Hura Tapairu </em>: O Marama  / <em>Hula </em>: Ahutoru Nui 4 / <em>Aparima </em>: Raivaihiti Bora Bora 1 / <em>Ote’a </em>: Raivaihiti Bora Bora</p>
<p><strong>2008 </strong></p>
<p><em>Hura Tapairu </em>:<strong> </strong>Hei Tahiti 1 / <em>Hula </em>: Hitireva 2 / <em>Aparima </em>: Raivaihiti Bora Bora / <em>Ote’a </em>: Hitireva 1</p>
<p><strong>2007</strong></p>
<p><em>Hura Tapairu </em>: Hei Tahiti / <em>Hula </em>: Hei Tahtii</p>
<p><strong>2006 </strong></p>
<p><em>Hura Tapairu </em>: Toa Reva / <em>Hula </em>: Hei Tahiti / <em>Josie &amp; Don Over</em> : Manouche Lehartel (Toa Reva)</p>
<p><strong>2004 </strong></p>
<p><em>Hura Tapairu </em>: Temaeva / <em>Hula </em>: Temaeva / <em>Josie &amp; Don Over</em> : Hinatea Ahnne (Temaeva)</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Pratique : Hura Tapairu 2011 </strong></p>
<p>- Au Grand Théâtre de la Maison de la Culture</p>
<p>- 8 soirées : du mercredi 23 au samedi 26 novembre, du mercredi 30 novembre au vendredi 02 décembre et finale le samedi 03 décembre, à 19h</p>
<p><strong>- </strong>Tarif unique : 1 500 Fcfp</p>
<p>- Billets en vente sur place</p>
<p>- Renseignements au 544 544 et sur www.maisondelaculture.pf</p>
<p><strong>Festival musique et danse </strong></p>
<p>- Dans les jardins et espaces de la Maison de la Culture</p>
<p>- Du 29 novembre au 03 décembre, de 9h00 à 17h00 (12h le samedi)</p>
<p>- <em>Tamure</em> marathon samedi 03 décembre à partir de 9h00 place To’ata</p>
<p>- Exposition de costumes de danse, démonstrations de danse traditionnelle avec les groupes de la Fédération de <em>‘ori tahiti</em>, démonstrations de danse moderne, concerts de musique, stands de produits dérivés et d’instruments, etc.</p>
<p>- Entrée libre</p>
<p>- Renseignements au 544 544 et sur www.maisondelaculture.pf</p>
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		</item>
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		<title>La Nature au cœur du Salon du Livre</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/10/la-nature-au-coeur-du-salon-du-livre/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 20:47:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les invités viendront de Polynésie, de Nouvelle-Calédonie, d’Australie, d’Amérique et de France. Ateliers, conférences, projections, animations… La 11ème édition de Lire en Polynésie est prévue du 6 au 9 octobre à la Maison de la Culture, avec pour thème central la Nature. Un sujet au cœur de toutes les préoccupations, tant nous sommes conscients que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<strong><br />
Les invités viendront de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a>, de Nouvelle-Calédonie, d’Australie, d’Amérique et de France. Ateliers, conférences, projections, animations… La 11<sup>ème</sup> édition de Lire en Polynésie est prévue du 6 au 9 octobre à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>, avec pour thème central la Nature. Un sujet au cœur de toutes les préoccupations, tant nous sommes conscients que de notre avenir dépend celui de la nature et réciproquement.</strong><br />
<strong> </strong></p>
<p>Ils se sont réunis en association pour créer davantage d’échanges, mais aussi pour transmettre leur passion du livre à un plus large public : les 15 éditeurs polynésiens* font salon pour la 11<sup>ème</sup> fois, cette année autour de la « litté’nature »… Une source d&#8217;inspiration pour de nombreux ouvrages qui permettra de sensibiliser les visiteurs aux problématiques actuelles. Aux côtés des exposants « livre », associations de protection de la nature, instituts de recherches (IRD, Ifremer, Criobe, …) et autres entités dédiées à l’environnement apporteront le fruit de leur savoir lors de ce salon très particulier. Auteurs, scientifiques et artistes venus du grand Pacifique animeront une série de conférences et d’ateliers auxquels le public sera invité à participer. Car outre le fait de promouvoir des ouvrages, le Salon du Livre sera l&#8217;occasion d&#8217;expliquer des faits scientifiques parfois difficiles à cerner pour le citoyen qui sont pourtant décisifs pour notre avenir : réchauffement de la planète, trou dans la couche d&#8217;ozone, etc. Parmi les sujets qui seront discutés, l’amour de la nature, l’éducation, les nouvelles tendances, la biodiversité, la pollution, les changements climatiques…</p>
<p>Le salon accueillera nombre de stands d’éditeurs et de libraires qui viendront présenter leurs dernières publications. Les jeunes pourront participer à des ateliers d’écriture et de découverte littéraire, écouter des contes ainsi qu’assister à des projections.</p>
<p>C’est comme de coutume la Maison de la Culture, coorganisateur de l’événement, qui abritera la manifestation. Son grand jardin, son <em>paepae</em>, ses bibliothèques, salles de conférences et de projections en font un terrain idéal de rencontres. D’autres lieux seront investis, comme la ville de Papeete toute entière pour un parcours d’exploration « nature » aussi palpitant qu’intéressant.</p>
<p><strong>Dans les livres Il y a le ciel, la terre et la mer…</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Trois éléments indissociables, sources de vie pour tout un chacun mais également sources d’inspiration et de recherches pour trois auteurs exceptionnels parmi les invités du Salon du Livre, qui ont accepté de nous en dire un peu plus sur leur démarche litté’nature. </strong></p>
<p><strong>Côté Terre, Pascal Dessaint</strong></p>
<p><strong>Auteur de roman noir,</strong> <strong>Pascal Dessaint a entamé en 2003 un nouveau cycle sous le signe de la Nature, présente dans toute son œuvre et dans laquelle humains et animaux partagent les intrigues</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pourquoi avoir choisi la nature comme axe central de votre littérature ? </strong></p>
<p>La nature est ma première vocation. C’était en 1974, j’avais dix ans. J’ai découvert la beauté de la nature dans une région, le Nord de la France, particulièrement abîmée par l’industrie. Imaginez des dizaines d’usines aberrantes, et au milieu des plantes et des animaux qui s’obstinent à exister ! Très logiquement, en même temps que naissait l’envie de mieux connaître la nature, je devenais militant. Ensuite, je me suis mis à écrire. Quelques années plus tard, j’ai publié. Et en 2000, j’ai pris conscience que d’une part la nature était un formidable matériau, d’autre part que je devais désormais mettre ma plume à son service. Il y a urgence.</p>
<p><strong>Quel amoureux de la nature êtes-vous ? </strong></p>
<p>Je suis un inlassable contemplatif ! Parfois, je me prends de passion pour certaines espèces que je ne connais pas et cela devient un jeu de les découvrir, de mieux les connaître. Ainsi à certains moments, récemment, je suis devenu herpétologue ou lépidoptériste* !</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui a inspiré votre dernier roman, « Le bal des frelons »** ?</strong></p>
<p>Depuis un moment, je voulais parler du problème des espèces invasives. Nous en avons une en métropole, très récemment arrivée, et qui fait désormais des ravages : le frelon asiatique. Je suis parti de là, et une chose en amenant une autre, j’ai fait la connaissance d’un apiculteur qui m’a donné l’envie de faire découvrir son monde si singulier. Comment naissent les histoires ? C’est toujours un peu mystérieux !</p>
<p><strong>Qu&#8217;attendez-vous de votre venue au Salon du Livre à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> ?</strong></p>
<p>J’espère de belles rencontres ! Et si c’est l’occasion pour moi de découvrir un environnement dont j’ignore tout, je serai très heureux. Je suis un auteur qui se nourrit beaucoup de son expérience personnelle.</p>
<p><em>* Herpétologue : branche de l&#8217;histoire naturelle qui traite des reptiles et des amphibiens. Lépidoptériste : qui étudie les papillons. </em></p>
<p><em>** Cf. www.pascaldessaint.fr/Le_bal_des_frelons.html</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Pascal Dessaint, « Le bal des frelons »</strong></p>
<p><strong>Editions Rivages</strong></p>
<p>Voici une tout autre facette de la vie des bêtes avec cette farce drôle et cruelle, menée d&#8217;une plume alerte pour un thriller impeccablement construit.</p>
<p><strong>Côté Mer, Laurent Ballesta</strong></p>
<p><strong>Laurent Ballesta, passionné de la vie sous-marine depuis son plus jeune âge, est naturellement devenu biologiste marin ; la photographie sous-marine fait partie de son travail. Dans ce domaine, il est le seul à avoir obtenu à trois reprises la palme d’or au Festival Mondial de l’Image Sous-Marine et il a publié des portfolios dans les plus grands magazines, ainsi que des livres et films remarquables. Conseiller scientifique en environnement marin pour l&#8217;émission de télévision Ushuaia Nature, Laurent Ballesta est aussi un habitué de nos eaux où il a d’ailleurs, en 2001, organisé un programme de valorisation du patrimoine sous-marin. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce que la profondeur des océans nous apprend-elle au quotidien ? </strong></p>
<p>L&#8217;humilité ! Mais y&#8217;a du boulot ! Les océans nous apprennent d&#8217;où nous venons. Le plus étonnant est de réaliser que, même si nous sommes incapables d&#8217;y vivre, l&#8217;océan, et l&#8217;attention que nous lui porterons, conditionneront notre propre avenir. Le climat, les ressources alimentaires, le piégeage du CO2, la production de l&#8217;oxygène atmosphérique : tout nous relie à un océan en bonne santé et nous en sommes totalement dépendant. Simplement, dans nos sociétés « hors sol » notre coupure avec la Nature est telle que nous ne nous rendons plus compte de nos dépendances vitales.</p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler de l&#8217;océan Pacifique et de son état de santé ? </strong></p>
<p>L’océan Pacifique est bien trop vaste pour pouvoir le généraliser, mais il est comme le reste de la planète : en sursis.</p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui a inspiré votre livre « Planète Mers » ? </strong></p>
<p>L&#8217;évidence qu&#8217;à défaut de ne pouvoir illustrer toutes les espèces vivant dans les océans, nous pouvions tenter de photographier tous les grands écosystèmes de la planète, et illustrer les grandes relations qui unissent les êtres vivants.</p>
<p><strong>Enfin, qu&#8217;attendez-vous de votre venue au Salon du Livre à Tahiti ?</strong></p>
<p>Revoir le <em>fenua</em> comme on fait un pèlerinage, puisqu&#8217;il a tant influencé ma vie d&#8217;aujourd&#8217;hui. J&#8217;ai découvert la Polynésie en 1998, j&#8217;ai fait mon service national en tant que biologiste marin au Service des Ressources Marines sur l&#8217;atoll de Rangiroa durant 16 mois. Ce fut sans doute le voyage le plus important de toute ma vie, celui qui a figé à tout jamais ce que je voulais faire de ma vie.</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Laurent Ballesta et Pierre Descamp, « Planète Mers, voyage au cœur de la biodiversité marine »</strong></p>
<p><strong>Editions</strong> <strong>Michel Lafon</strong></p>
<p>Dans le bleu profond de la mer, du Groenland aux îles polynésiennes, se cache un monde mal connu qui occupe les trois quarts du globe et dont la richesse naturelle est à la source de notre vie. A travers des textes limpides et plus de 400 photographies exceptionnelles, les scientifiques Laurent Ballesta et Pierre Descamp nous font découvrir toute la magie des océans.</p>
<p><strong>Côté Ciel, Jean Audouze</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, Jean Audouze a été directeur du Palais de la découverte, président du Parc de la Villette, conseiller chargé de l&#8217;environnement auprès du président Mitterrand… Malgré la complexité de ses travaux, il a toujours cherché à transmettre ses connaissances au grand public, notamment à travers des ouvrages devenus des références.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Expliquez-nous votre démarche d&#8217;écrivain-astrophysicien ?</strong></p>
<p>A mes yeux, l&#8217;activité de recherche n&#8217;est seulement complète que lorsque l&#8217;on a pu partager avec les autres ce que l&#8217;on croit avoir compris ou trouvé. En ce qui me concerne, il y a un passage naturel entre l&#8217;acte de chercher en observant ou en construisant des modèles explicatifs. Ensuite, la publication scientifique où l&#8217;on partage sa contribution avec les collègues ; puis l&#8217;enseignement aux étudiants ; enfin la « vulgarisation » vers le grand public au travers des livres, des articles, des conférences ou des émissions de radio ou de télévision.</p>
<p><strong>Aujourd&#8217;hui, peut-on affirmer que l’on connaît-on le Cosmos ?</strong></p>
<p>La science, qui est une activité humaine, est limitée par essence. On ne connaîtra jamais complètement le Cosmos. Ceci étant, des progrès considérables ont été obtenus au cours des dernières années parce que nous disposons de machines extrêmement perfectionnées pour scruter l&#8217;infiniment grand par les télescopes et l&#8217;infiniment petit par les accélérateurs. C&#8217;est ainsi, pour se limiter à un exemple, que l&#8217;on peut dater précisément l&#8217;émergence de l&#8217;Univers observable par le Big bang à</p>
<p>13,7 milliards d&#8217;années. On ne connaît pas le Cosmos complètement mais on progresse à grande vitesse dans cette connaissance qui demeurera malgré tout incomplète.</p>
<p><strong>Quel est l’impact de ce savoir sur la Terre, les Hommes ?</strong></p>
<p>Je considère que nos travaux contribuent à mieux nous situer dans le temps et dans l&#8217;espace. Nous sommes en quelque sorte les historiens et les géographes de l&#8217;Univers. Nous datons les événements importants qui ont conduit jusqu&#8217;à nous, nous prédisons le futur lointain du Système Solaire, nous essayons de trouver d&#8217;autres terres hospitalières. En bref, nous cherchons à répondre aux questions liées aux origines et à faire comprendre aux hommes leur caractère à la fois microscopique et en même temps leur relation avec le vaste Univers, puisque nous sommes tous « poussières d&#8217;étoiles ».</p>
<p><strong>Qu&#8217;attendez-vous de votre venue au Salon du Livre à Tahiti ?</strong></p>
<p>Je suis toujours très heureux de découvrir de nouveaux publics. Un Salon du Livre est généralement fréquenté par des personnes de tous âges et de niveaux de connaissance très divers que je me réjouis par avance de rencontrer. Ce sera ma deuxième visite à Tahiti (la première eut lieu en 2006). J&#8217;ai beaucoup aimé les gens et l&#8217;atmosphère, j’apprécie donc de pouvoir revenir et de faire connaître à Tahiti ce que nous faisons en métropole.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Jean Audouze, « A ciel ouvert »</strong></p>
<p><strong>CNRS Editions</strong></p>
<p>Où en est l&#8217;astronomie, aujourd&#8217;hui ? Le soleil et l&#8217;ensemble du système planétaire, les étoiles, les galaxies, voici un panorama complet et inédit sur la façon dont les astrophysiciens voient et comprennent ce Monde qui est le nôtre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>* Au Vent des Îles, Haere Po, Mers Australes, Motu, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de Tahiti et des Îles, Société des Etudes Océaniennes, Maeva Lulu, Puna Honu, ‘Ura, Univers Polynésiens, Téthys Editions, Matahiapo nui no Aimeho nei, Litterama’ohi, Patrick Pons, Jean Guiart. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Encadre</p>
<p><strong>Parcours d’exploration nature dans Papeete</strong></p>
<p>Un parcours grandeur nature est organisé dans la ville de Papeete sur le thème, vous l’aurez sous doute deviné, de la Nature ! Muni d’un carnet et d’une carte que les organisateurs vous remettront, vous explorerez différents lieux de la capitale à la rencontre de son environnement et de sa biodiversité. Ludique et original, ce parcours n&#8217;est pas une compétition. Seul, en famille ou entre amis, chacun déambulera à son rythme pour découvrir le patrimoine vert de Papeete. Un quizz sera proposé à chaque participant, qui, à l’aide des bonnes réponses, doit trouver une phrase… Les bulletins seront tirés au sort et les gagnants remporteront de nombreux lots. Sachez qu’il y a une nuit au Sofitel Moorea à gagner ainsi que des livres !</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Dans Papeete (le lieu de départ est à découvrir sur  HYPERLINK &laquo;&nbsp;http://www.lireenpolynesie.pf&nbsp;&raquo; <span style="text-decoration: underline;">www.lireenpolynesie.pf</span>)</p>
<p>- Samedi 8 octobre, de 9h à 12h</p>
<p>- Ouvert à tous</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Encadre</p>
<p><strong>Présentation d’œuvres et de leurs auteurs :</strong></p>
<p>Tous les jours pendant le salon, avec les auteurs et éditeurs locaux. Entre autres, seront présents : Yann Hubert pour «  Moana, rencontre avec la biodiversité sous-marine polynésienne » (ed. Au Vent des Îles), Chantal Spitz pour « Elles, terre d’enfance » (ed. AVDI), Valérie Gobrait pour « Anthologie du théâtre océanien (ed. AVDI), Hinarai Rouleau pour « Artisanat de Polynésie » (ed. Univers Polynésien), Isabelle Lurton pour « Scènes de vie polynésiennes » (ed. Haere Po), Bernard Poirine pour « Tahiti, une économie sous serre » (L’Harmattan), F. Michenet et S. Girardot (ed. Téthys) pour « Tohora, baleines de Polynésie », mais aussi Christine Vinolo et Jérôme Descamps (ed. Mers Australes) pour le DVD des « 14 comptines de Tahiti » ainsi que pour leur nouvel album musical « Noël sous les étoiles de Tahiti », Patrick Amaru pour « Vaianu, des mots pour soigner des maux » (ed. EMA Recif), Edgar Tetahiotupa pour « Au gré des vents et des courants » (ed. EMA Recif)… Et bien d’autres encore !</p>
<p><strong><em>Jours et horaires des présentations sur  <span style="text-decoration: underline;">www.lirenpolynésie.pf</span> </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Encadre</p>
<p><strong>Il y en aura pour tout le monde ! </strong></p>
<p>Conférences, contes, lectures, tables rondes, projections, animations, concours, ateliers, le salon Lire en Polynésie est un espace privilégié de rencontre avec la littérature d’ici et d’ailleurs, mais aussi et surtout avec ceux qui la font ! Des problématiques environnementales du ciel, de la terre et de la mer à la création de l’Univers en passant par les énergies renouvelables et l’économie, la nature polynésienne sera passé au peigne fin grâce à des intervenants spécialisés. D’autres thématiques propres à la filière du livre seront aussi au menu avec des conférences sur les nouveaux usages et enjeux liés à l’édition numérique par exemple.</p>
<p>Et comme chaque année, de nombreux scolaires sont attendus pour découvrir l’univers du livre et plus particulièrement pour cette édition notre univers naturel !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Programme du 11<sup>ème</sup> salon Lire en Polynésie</strong></p>
<p>Jeudi 6 octobre, de 8h à 19h30</p>
<p>10h à 11h : Conférence de <strong>Simone Grand (Pf)</strong>, « La fabrication du monde par Taaroa nui tahi tumu »</p>
<p>11h45 à 13h : Ze Blunch &#8211; Leo la conteuse</p>
<p>13h à 13h45 : Lecture d’œuvre, <strong>Pascal Dessaint (Fr)</strong>, « Les voies perdues », roman inédit à paraître en novembre 2011</p>
<p>14h à 15h : Débat avec <strong>Jean-Brice Peirano (NC)</strong> et<strong> Christophe Augias (NC)</strong>, « Quel accompagnement institutionnel pour soutenir la filière du livre ? »</p>
<p>15h15 à 16h : Conférence de <strong>Fred Jacq (Pf)</strong>, « Le Temehani, : richesses et menaces, le cas du Tiare ‘apetahi »</p>
<p>17h à 18h : Vie d’auteur, <strong>Pete Fromm (Usa)</strong>, « De la nature à l’écriture »</p>
<p>18h15 à 19h15 : Tout en images, <strong>Yann Hubert (Pf)</strong>, «  Moana, rencontre avec la biodiversité sous-marine polynésienne ».</p>
<p>Vendredi 7 octobre, de 8h à 19h30</p>
<p>10h à 11h : Rencontre avec <strong>Jean Audouze (Fr) et Simone Grand</strong> <strong>(Pf)</strong>, « D’un monde à l’autre »</p>
<p>11h15 à 12h : &#8211; Rencontre avec <strong>Paul d’Arcy (Aus)</strong> et Patrick Rochette<strong> (Pf)</strong>, « Les ressources de la mer »</p>
<p>12h à 13h : Ze Blunch – Coco la conteuse</p>
<p>14h à 15h : Atelier d’écriture avec Isabelle Lurton</p>
<p>14h à 15h : Conférence de <strong>Virginie Clayssen (Fr)</strong>, « Edition numérique : nouveaux usages, nouveaux enjeux »</p>
<p>16h30 à 17h30 : Vie d’auteur, <strong>Pascal Dessaint (Fr)</strong>, « Le polar vert »</p>
<p>18h15 à 19h30 Lectures mises en scène &#8211; <strong>Moana&#8217;ura Tehei&#8217;ura (Pf)</strong></p>
<p>Samedi 8 octobre, de 8h à 19h30</p>
<p>8h30 à 10h30 : Atelier d’écriture avec Polynélivres</p>
<p>9h : Parcours d’exploration nature dans Papeete</p>
<p>10h à 11h : Conférence de <strong>Jean Guiart (Pf),</strong> « L’idée océanienne de la Nature »</p>
<p>12h à 13h Ze Blunch – Aimeho</p>
<p>13h à 14h : Projection sur l’avifaune polynésienne avec <strong>Anne Gouni (Pf)</strong></p>
<p>15h à 16h : Conférence de <strong>Laurent Ballesta (Fr)</strong>, « Secrets d’Océans »</p>
<p>17h15 à 18h15 : Rencontre avec <strong>Paul d’Arcy (Aus)</strong> et <strong>J.C Terrierooiterai (Pf)</strong>, « Les cultures de la mer et la navigation ancestrale en Océanie »</p>
<p>18h30 à 19h30 : Projection du documentaire « L’esprit des plantes », de Jacques Mitsch (Fr) en présence de <strong>Pascal Dessaint (Fr)</strong></p>
<p>Dimanche 9 octobre, de 9h à 17</p>
<p>9h45 à 10h45 : Table ronde avec <strong>Anne-Sophie Dorothée (Pf)</strong>, « Les aires marines protégées »</p>
<p>11h à 12h : Conférence de <strong>Nuihau Laurey (Pf)</strong>, « Les énergies renouvelables »</p>
<p>12h à 13h : Ze Blunch – Léo la conteuse</p>
<p>14h15 à 15h15 : Table ronde, « La montée des eaux en Polynésie »</p>
<p>15h30 à 16h30 : Conférence de <strong>Jean Audouze (Fr)</strong>, « Une brève histoire de l’Univers »</p>
<p>17h : Clôture et cérémonie d’adieu</p>
<p><strong>Entrée libre<br />
Renseignements au 544 544 /  <span style="text-decoration: underline;">www.lireenpolynesie.pf</span> &#8211; <span style="text-decoration: underline;">www.maisondelaculture.pf</span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>1, 2, 3 anniversaires !</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/09/1-2-3-anniversaires/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 00:52:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[
En 40 ans, 8 ans ou 4 ans, la Maison de la Culture, Cinematamua et le magazine Hiro’a ont participé chacun à leur manière à l’épanouissement de toutes les formes de la culture polynésienne. Un triple anniversaire qui est avant tout celui de l’initiative, du partage et de l’avenir… 

 Maison de la Culture : 40 ans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<strong><br />
En 40 ans, 8 ans ou 4 ans, la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>, Cinematamua et le magazine Hiro’a ont participé chacun à leur manière à l’épanouissement de toutes les formes de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésienne. Un triple anniversaire qui est avant tout celui de l’initiative, du partage et de l’avenir… </strong></p>
<div>
<p> <strong>Maison de la Culture : 40 ans de création !</strong></p>
</div>
<p>En France, le concept des « Maisons de la Culture » est né dans les années 1960 à l’initiative d’André Malraux, alors ministres des Affaires Culturelles. Il annonce qu’une Maison de la Culture par département doit être créée, afin d’offrir à chacun, quel qu’il soit, où qu’il soit, la « tentation de la culture », de permettre une rencontre. « De cette rencontre peut naître une familiarité, un choc, une passion, une autre façon pour chacun d’envisager sa propre condition. Les œuvres de la culture étant, par essence, le bien de tous, et notre miroir, il importe que chacun y puisse mesurer sa richesse, et s’y contempler », écrivait Pierre Moinot, directeur du cabinet de Malraux. La première Maison de la Culture est inaugurée en 1961 au Havre. Contrairement aux autres structures, ces établissements ne sont pas spécialisés, ils doivent abriter aussi bien du théâtre, de la danse que des expositions d&#8217;art. C’est dans cet esprit que le gouverneur Jean Sicurani, en poste à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> de 1965 à 1969, entreprend de fonder une Maison des Jeunes - Maison de la Culture (MJMC) : celle-ci verra le jour en 1971 sur le remblai de Paofa’i. Marie-Claire Valène, Jean-Jacques Laurent puis Henri Hiro dirigeront successivement l’établissement. Ce dernier marqua d’ailleurs vivement l’histoire culturelle locale en initiant un véritable renouveau des valeurs et de l’art polynésiens. En 1980, la MJMC devient Office Territorial d’Action Culturelle (OTAC) : un nom dont elle a bien du mal à se défaire aujourd’hui, y compris auprès des plus jeunes ! Geffry Salmon, Francis Stein et Gérard Cowan en seront les trois directeurs. Enfin, le 9 avril 1998 à la suite d’une nouvelle délibération, la structure se transforme en établissement public administratif (EPA) et devient Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la Culture (TFTN). Jean-Marc Pambrun, Georges Estall puis Heremoana Maamaatuaiahutapu qui est actuellement à la tête de la Maison de Culture ont, tous à leur manière, marqué de leur empreinte ce lieu unique en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> où s’expriment, depuis aujourd’hui 40 ans, toutes les facettes de la culture.</p>
<p><strong>Des souvenirs à l’avenir</strong><strong></strong></p>
<p>« Je ne me souviens pas précisément de la construction de la Maison de la Culture », avoue Heremoana, qui se rappelle en revanche très bien de la pièce de théâtre « Papa Penu, Mama Roro », écrite par son père Maco Tevane et jouée lors de l’inauguration du Grand Théâtre en 1973. « Je faisais office de souffleur », s’amuse-t-il. Heremoana ne se doutait  pas que quelques années plus tard, il serait amené à diriger l’établissement… « On m’a nommé directeur en 2002 avec pour objectif de redresser la barre. Le défi m’a intéressé et avec l’ensemble du personnel présent, nous l’avons relevé. La création du pôle communication a permis à la Maison de la Culture d’élargir son public, de renforcer ses actions à tous les niveaux. L’établissement a été créé à l’origine pour soutenir et accompagner la renaissance de la culture polynésienne, aujourd’hui, nous valorisons toutes les formes culturelles et artistiques dans l’intérêt général. L’établissement s’est ouvert, reflet de la société multiculturelle dans laquelle nous vivons ». Ateliers, musique, danse, concours, salons, bibliothèques, expos, du FIFO au Hura Tapairu en passant par Cinematamua, des cours aux animations en passant par les projections, la Maison de la Culture dispose en effet d’une offre considérable ! « Il y en a pour tout le monde et, lorsque ce n’est pas gratuit, les prix sont raisonnables », poursuit Heremonana. Ce que le directeur déplore cependant, c’est le manque de projets et de financements dédiés au théâtre en <em>ma’ohi</em>. Voilà pourquoi 40 ans plus tard, pour célébrer le double événement de l’anniversaire de la Maison de la Culture et de la réouverture du Grand Théâtre, l’équipe de l’établissement a souhaité remonter « Papa Penu, Mama Roro », chef d’œuvre du théâtre tahitien ! « En espérant que ça rallume une flamme auprès de la population », espère Heremoana. Et dans 40 ans, elle sera comment la Maison de la Culture ? « A l’image de la culture, qui est imprévisible ! »</p>
<p><strong>Lorsque le rideau se leva… </strong><strong></strong></p>
<p>170 000 personnes viennent chaque année applaudir les spectacles de la Maison de la Culture, admirer ses expositions, participer aux ateliers proposés, profiter du cyber espace ou encore consulter les 34 000 titres de la médiathèque. Des structures très appréciées donc, conçues il y a 40 ans par de brillants maîtres d’œuvre : Michel Prévot et Christian Rigaud. Pour l’occasion, nous avons réussi – non sans peine ! &#8211; à retrouver Michel Prévot, qui a bien voulu se remémorer l’histoire de la création de la Maison de la Culture… « Ce bâtiment est né des dispositions voulues par André Malraux, ministre des Affaires Culturelles. C’est le gouverneur Sicurani qui a réussi à obtenir des crédits pour le lancer. Il a refusé deux projets parisiens imposés par le ministre car il les jugeait inadaptés à l’environnement polynésien. »  Il faut savoir que le gouverneur Sicurani a laissé en Polynésie le souvenir d&#8217;un grand bâtisseur, c&#8217;est en partie à lui que nous devons la rénovation de la ville de Papeete et l&#8217;aménagement du front de mer, avec les édifices du GIE Tahiti Tourisme, de l’Assemblée, la résidence du gouverneur et la Maison de la Culture, tous imaginés par Prévot et Rigaud. « Nous avons voulu concevoir les bâtiments dans un style conforme aux traditions tahitiennes, avec de grands toits pentus. Nous avons opté pour des bois lamellés collés, c’était la première fois que ce matériau était utilisé à Tahiti. Ils sont indéformables. Nous avons travaillé avec l’entrepreneur Patrick Siu (Sin Tung Hing) », se souvient Michel Prévot. Le chantier du Grand Théâtre est intervenu deux ans après les premiers bâtiments (bureaux, bibliothèques, petit théâtre). « Malgré des crédits limités, Sicurani a exigé la construction d’une grande salle de spectacles car il n’y en avait aucune. Il jugeait important de pouvoir mener une politique culturelle et touristique à la hauteur. Avant la fin des travaux de la Maison de la Culture, Sicurani est retourné en métropole, où il est devenu secrétaire général du Président Giscard, mais il a suivi le projet à distance jusqu’au bout. La salle a été ouverte pour permettre une ventilation naturelle mais nous avions prévu qu’elle puisse être fermée un jour pour la climatiser. » Michel Prévot a conservé un extrait d&#8217;un article du Los Angeles Times, daté du 17 février 1974 et écrit par Franck Riley, journalise américain qui avait assisté à la cérémonie d’ouverture du Grand Théâtre. Son article est titré « Le rideau se lève sur un nouveau Tahiti » et encense la qualité de l’ouvrage, « un très beau théâtre à mi chemin entre le Music Center de Los Angeles et l’Opéra de Sydney ». Rien que ça ! Mais, comme le conclut Michel Prévot, « un lieu matériel, aussi beau soit-il, n’a aucun intérêt sans les hommes qui l’animent et le font vivre ».</p>
<p><strong>Cinematamua, 9ème saison du cinéma d’autrefois </strong></p>
<p>Lancées en septembre 2003 par l’Institut de la Communication Audiovisuelle et la Maison de la Culture, les projections Cinematamua rencontrent immédiatement un vrai succès, révélateur de l’engouement du public pour la (re)découverte de son héritage culturel. Tout a commencé en mai 2003 par une trouvaille : celle d’un fonds audiovisuel et sonore dans les réserves de la Maison de la Culture, regroupant plus de 1 400 archives !  « J’ai décidé de les confier à l’ICA, explique Heremoana Maamaatuaiahutapu, directeur de la Maison de la Culture. Notre rôle n’est pas de conserver, poursuit-il, nous n’en avons ni les moyens, ni les compétences. » Eric Bourgeois, directeur de l’ICA, reçoit ce précieux don et l’Institut s’atèle immédiatement à l’inventaire et à la numérisation de ces données d’une valeur inestimable pour le patrimoine collectif : des films de Henri Hiro, une copie du film « Tabu » de Murnau, des enregistrements du Heiva de 1982 à 1994, des interviews, etc.</p>
<p><strong>« On perd beaucoup plus du présent que du passé »</strong></p>
<p>« Une fois que le travail de sauvegarde a été réalisé, ajoute Eric Bourgeois, on s’est dit que ce serait bien de montrer ces oeuvres ! L’idée de départ était de mettre en place un ciné-club à la vidéothèque de la Maison de la Culture. Lors de l’annonce de la première projection, l’entrée gratuite nécessitait d’aller chercher un ticket : on s’est retrouvé avec environ 1 000 tickets ! » Les organisateurs ont été obligés de se rabattre sur le Petit Théâtre pour faire face à cette affluence et de proposer 3 séances à la suite !  Depuis, les projections Cinematamua ont migré au Grand Théâtre et accueillent plus de 12 000 spectateurs par an. Une offre culturelle populaire et entièrement gratuite, qui a incité le public à volontairement faire des dépôts privés à l’ICA. Leurs films sont ainsi restaurés, numérisés et conservés dans de bonnes conditions. « Cela nous a permis de découvrir des images incroyables que l’on n’avait plus ou pas, se réjouit Eric Bourgeois, sur Pouvana’a Oopa, Motu uta,  la venue du général De Gaulles, l’atterrissage de l’hydravion à Papeete… Sur le moment, on ne réalise pas l’importance des images que l’on peut tourner, c’est pourquoi on perd beaucoup plus du présent que du passé. Or, ce qui paraît banal aujourd’hui sera très intéressant demain. On en prend de plus en plus conscience. L’image est un médium puissant qui permet de conserver et de partager la mémoire collective. »</p>
<p>En 8 ans, ce sont plus de 250 films qui ont été restaurés dans le cadre de Cinematamua et ce mois-ci sera celui de la 76<sup>ème</sup> projection à la Maison de la Culture. Des dizaines de séances ont également été organisées lors d’évènements culturels ici comme ailleurs dans le monde (FIFO, Mahana Pae, expositions, festivals, etc.). La formule du cinéma d’autrefois, comme le veut l’heureux intitulé « cine <em>matamua* </em>», plaît et ne demande qu’à évoluer.  « On aimerait proposer des séances itinérantes dans les îles, assure Eric Bourgeois. Aujourd’hui, avec le câble et la dématérialisation des fichiers, c’est la porte ouverte à de nouveaux projets. » A suivre…</p>
<p><strong>Hiro’a, 4 ans déjà : la culture à l’épreuve de la solidarité</strong></p>
<p>Septembre 2007 – septembre 2011 : 4 ans déjà ! Vous être en train de lire le 48<sup>ème</sup> numéro de votre magazine culturel mensuel. On pourrait presque parler de record de longévité pour un journal institutionnel, qui a réussi à se maintenir malgré le climat politique et financier que nous connaissons. Une persistance que l’on doit à la volonté de tous les directeurs et chefs de service de la culture, unis contre vents et marées pour nous ouvrir les portes de leur travail. « La publication du magazine Hiro’a est un mouvement de cohésion que j’ai cité en exemple lors des assises du service public, déclare Yolande Vernaudon, chef de l&#8217;inspection générale de l&#8217;administration de la Polynésie française. Ce rapprochement du secteur culturel, hors orientation politique, est exemplaire et précurseur. La raison d’être de ces assises était justement de faire bouger le périmètre, de donner des axes prioritaires. Les acteurs culturels semblent avoir compris avant tout le monde qu’il est temps de faire mieux avec moins… En Polynésie, le paradoxe de la culture est remarquable : on la considère comme celle par qui une grande partie de problèmes pourraient être résolus, et pourtant, elle ne représente que 1% du budget du Pays. Les cinq ateliers des assises ont mis en avant la culture, la nécessité de pouvoir se positionner ; il n’y a qu’ainsi que l’on peut être à l’aise pour le reste. On remarque que l’argent est aspiré par le social et la santé avec 15 milliards de déficits. Si la population allait mieux, ces domaines d’actions seraient moins sollicités. Les gens sont malades car illettrés, ils ne comprennent pas les messages de santé publique. La culture et l’éducation doivent être les priorités du Pays ; ils sont la base de tout ! Une charte de l’éducation vient d’être adoptée à l’Assemblée*, elle vise à reformuler les finalités de l’éducation en Polynésie française. Car il ne suffit pas d’ouvrir des écoles partout, la qualité de l’enseignement doit suivre. Preuve que la logique de moyens à ses limites ; ce que le secteur culturel a très bien intégré en étant solidaire. »</p>
<p>Au-delà de cette cohésion, Matani Kainuku, conseiller pédagogique et chef de la troupe de danse Nonahere, reconnaît que le magazine Hiro’a rend possible « la connaissance et la compréhension des informations actualisées ou re actualisées sur le plan culturel. Hiro’a permet d&#8217;accéder à la culture gratuitement, faisant de lui un outil pédagogique intéressant. Il représente une porte ouverte à la connaissance en général. Ce magazine est essentiel dans le paysage de la Polynésie française car il offre à tous une information claire et précise de la culture vivante polynésienne ».</p>
<p>Longue vie à Hiro’a !</p>
<p>- -</p>
<p>* Matamua : <em>ancien</em>.</p>
<p>* Vous pouvez consulter la charte sur <span style="text-decoration: underline;">www.assemblee.pf/textes/document.aspx?id=50749</span></p>
<div name="googleone_share_1" style="position:relative;z-index:5;float: right; margin-left: 10px;"><g:plusone size="standard" count="1" href="http://www.hiroa.pf/2011/09/1-2-3-anniversaires/">{lang: 'fr'}</g:plusone></div>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le périple du FIFO</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/08/le-periple-du-fifo/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Aug 2011 00:40:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[

Le Festival International du Film documentaire Océanien organise durant toute l’année des projections « Hors les murs », afin de permettre au plus grand nombre, de Rurutu à Melbourne en passant par Paris, de découvrir le meilleur de la production documentaire de notre vaste région.

Pour la 9ème année consécutive, le FIFO prendra ses quartiers à la Maison [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>
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</a>
<strong><br />
Le Festival International du Film documentaire Océanien organise durant toute l’année des projections « Hors les murs », afin de permettre au plus grand nombre, de Rurutu à Melbourne en passant par Paris, de découvrir le meilleur de la production documentaire de notre vaste région.</strong></p>
</div>
<p>Pour la 9<sup>ème</sup> année consécutive, le FIFO prendra ses quartiers à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> du 6 au 12 février prochains. Mais en attendant et depuis la clôture du précédent festival, qui a su s’imposer comme un espace de diffusion de référence du documentaire en océanien, les films du FIFO voyagent à la rencontre d’un public varié, curieux et réceptif.</p>
<p><strong>Le cœur du FIFO Hors les murs : les archipels</strong></p>
<p>De Nuku Hiva à Rurutu et de Hao à Huahine, les documentaires du FIFO n’en finissent pas de sillonner tous les archipels pour rencontrer les « îliens ». « Nous avons commencé à emmener les films dans les îles il y a 4 ans, se rappelle Michèle de Chazeaux, membre de l’association FIFO. C’est le collège de Taiohae (Nuku Hiva) qui en avait fait la demande via la Direction des Enseignements Secondaires (DES). Ils disposent d’une salle de cinéma et voulaient en faire profiter les scolaires ainsi que la population. » C’est ainsi que la tournée du FIFO dans les archipels est née, car par contagion, d’autres communes ont souhaité proposer des projections à leurs habitants. « Nous sommes toujours très heureux et impatients de porter les images et les messages du FIFO dans les îles, assure Michèle, véritable fil conducteur du FIFO dans les archipels, présente dans toutes les îles et à toutes les projections pour présenter les films et répondre aux questions du public. Ils permettent aux jeunes, je trouve, de toucher du doigt le fait qu’ils appartiennent à une seule et même famille océanienne – ce dont ils n’ont pas toujours conscience. Ils sont rassurés de constater que certaines problématiques sont identiques ailleurs, qu’ils ne sont pas les seuls. Les documentaires leur permettent aussi de découvrir le prolongement spécifique des traditions de chaque île et d’appréhender la géographie de l’Océanie, car ils connaissent souvent mieux celle de l’Amérique ou de l’Europe ! Enfin, en 4 ans, le public manifeste de plus en plus de curiosité envers la venue du FIFO. Lors des soirées de projections, il y a une atmosphère de kermesse, familiale et conviviale. »</p>
<p><strong>Le prisme de l’Océanie </strong></p>
<p>« Le FIFO est devenu incontournable pour parler de l’Océanie, dans notre région comme ailleurs », souligne Miriama, coordinatrice du festival. Depuis quelques années, des documentaires sélectionnés au FIFO ont en effet été visionnés par des milliers de spectateurs lors de festivals audiovisuels internationaux (Cabourg, Rochefort, Avignon, La Foa, en Nouvelle-Calédonie) ainsi qu’à l’occasion de manifestations polynésiennes en métropole (Nice, Paris). Un FIFO hors les murs à même été organisé en 2010 à Maré (Nouvelle-Calédonie) et à l’Alliance française de Tasmanie dans le cadre du festival « Days on the island », en avril dernier. Une résonance médiatique de plus en en plus importante que l’on doit à la qualité de la programmation, qui explore des problématiques passionnantes, contemporaines et transversales. Car les documentaires du FIFO offrent l’opportunité unique de découvrir les évolutions les plus actuelles de l’Océanie et de ceux qui la font vivre dans une diversité de formes, d’idées, d’images&#8230; « Tous ces regards permettent également d’enrichir les films, de leur apporter une autre dimension », remarque Miriama, qui revient de Paris où de nombreuses projections thématiques ont eu lieu dans le cadre de « 2011, année des outre-mer ». Dans de hauts-lieux de la capitale comme la Maison des Cultures du Monde, le Quai Branly ou la Délégation de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française, « les conférences et débats, à l’issue des films, ont permis de leur donner du relief. Le documentaire, en tant que témoignage d’une réalité, intéresse beaucoup les chercheurs (anthropologues, ethnologues, etc.) et devient un outil d’étude et d’analyse, mais aussi une réponse concrète : <em>Te henua e noho</em>*, par exemple, est la parfaite illustration du résultat du changement climatique et de ses conséquences ». En somme, le FIFO crée des ponts en faisant se rencontrer des univers différents, brisant ainsi les frontières géographiques, culturelles, sociales… Nous vivons dans un monde saturé de représentations, où des schémas de plus en plus simplistes prétendent décrire la réalité. La diversité et la cohérence des récits et des images issus du monde océanien, son importance stratégique dans le destin contemporain de la planète définissent l’urgence de partage et de compréhension d’œuvres venues de tous les points de cette région. La sélection du FIFO comble un manque, celui d’un espace consacré à l’Océanie, à ses particularités, à ses mutations, à ses enjeux sans cesse bouleversés, parfois évoqués mais rarement expliqués. Le « Hors les murs » répond à cette vocation essentielle.</p>
<p><strong>Retour sur </strong></p>
<p><strong>- Festival Hotu Ma’ohi à Paris</strong></p>
<p>Organisé du 19 mai au 21 juin par la Délégation de la Polynésie française à Paris à l&#8217;occasion de « 2011, Année des Outre-mer » dans plusieurs lieux emblématiques de la capitale, le Festival Hotu Ma&#8217;ohi représentait une invitation à explorer toute la richesse des cultures du <em>fenua</em> : de la danse au chant, de la littérature à l&#8217;art oratoire, des contes au cinéma, mais aussi des savoir-faire ancestraux (navigation traditionnelle&#8230;) aux expressions culturelles (tatouage, sculpture…). Hotu Ma&#8217;ohi s&#8217;articulait autour d&#8217;expositions, de projections, d&#8217;ateliers, de spectacles, de conférences et de débats. La Maison des Cultures du Monde et le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">musée</a> du Quai Branly, partenaires de l’événement, ont proposé une série de projections de films sélectionnés au FIFO ainsi que des conférences autour des traditions océaniennes (conférence sur l’Histoire de l’évolution de la danse tahitienne par Manouche Lehartel, sur le tatouage par Sébastien Galliot, sur le <em>fa’amu</em> par Simone Grand…).</p>
<p><strong>A venir</strong></p>
<p><strong>- Du 3 octobre au 19 novembre – Museum d’histoire naturelle de Paris (MHNP)</strong></p>
<p>La prestigieuse institution, véritable laboratoire de découvertes et relais de débats scientifiques essentiels depuis 350 ans, invite le grand public à partager le savoir de ses chercheurs à travers une programmation riche, variée et attractive. Conférences, débats, projections, ateliers, animations, tous ces rendez-vous sont en accès libre. Le MHNP a décidé d’ouvrir une fenêtre sur l’Océanie en proposant une sélection du palmarès du FIFO 2011 : l&#8217;occasion d&#8217;une réflexion autour de cultures et de territoires en pleine mutation dont la France n’entend que peu parler.</p>
<p><em>Lundi 03 octobre &#8211; 18h : Contact (Grand Prix)</em></p>
<p><em>Samedi 22 octobre &#8211; 15h30 : Lucien Kimitete, un homme de la terre des hommes (Prix du Public)</em></p>
<p><em>Samedi 19 novembre &#8211; 15h30 : Kuru : The Science and the Sorcery (Prix spécial)</em></p>
<p>Pour en savoir plus : <a href="http://www.mnhs.fr/">http://www.mnhs.fr</a></p>
<p><strong>- 3 au 8 novembre –1<sup>er</sup> festival Polynésien à Melbourne (Australie)</strong></p>
<p>Premier festival du genre dans cette ville australienne dynamique, le festival Polynésien de Melbourne a pour objectif de promouvoir la destination polynésienne en mettant en avant ses atouts touristiques, culturels et économiques. Les animations se dérouleront sur le site historique de « Como House &amp; Garden », en plein cœur de la ville. Au cours des différentes journées dans la salle d’exposition, <em>Te Henua e Noho</em>, <em>Makatea l’oubli</em>, <em>Les sentiers de la création, Horo’a, Sur le dos des baleines</em> et <em>Le 7<sup>ème</sup> ciel des requins gris</em> passeront en boucle. Lors de la soirée de gala, deux autres documentaires du FIFO (<em>Surfeurs du paradis</em> &amp; <em>Marquisien mon frère</em>) seront dévoilés au public et suivis de débats.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a href="http://www.ccism.pf/">http://www.ccism.pf</a></p>
<p><strong>- 13 décembre 2011 : Sénat, Paris</strong></p>
<p>La conférence de presse officielle de lancement du 9<sup>ème</sup> FIFO se déroulera, comme l’an dernier, au Sénat (rien que ça !). Toutes les personnalités qui ont œuvré pour le FIFO depuis sa création, les anciens et futurs membres du jury ainsi que les sénateurs trouveronnt ainsi l’occasion d’échanger, et de visionner le Grand Prix précédent, à savoir pour 2011 le poignant documentaire « Contact », du réalisateur australien Bentley Dean. Une belle médiatisation pour notre événement.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Hors les murs dans les îles : Pratique </strong></p>
<p><strong>Toutes les projections sont gratuites et diffusées à partir de 19h pour le public (les projections pour les scolaires ont lieu en journée). </strong></p>
<p><strong>Marquises </strong></p>
<p>Nuku Hiva – Taiohae : 18, 19, 20 septembre</p>
<p>Ua Pou – Hakahau : 21 septembre</p>
<p>Hiva Oa – Atuona : 22, 23 septembre</p>
<p><strong>Tuamotu </strong></p>
<p>Rangiroa – Avatoru :13, 14 septembre</p>
<p>Hao : 25, 26 octobre</p>
<p><strong>Australes</strong></p>
<p>Rurutu – Moerai : 10, 11 octobre</p>
<p><strong>Iles-sous-le-vent </strong></p>
<p>Huahine – Fare : 3 octobre</p>
<p>Raiatea – Uturoa : 14, 15 novembre</p>
<p>Bora Bora – Vaitape : 17, 18 novembre</p>
<p><em>* Te henua e noho : Grand Prix du FIFO 2010. </em>Ce film suit la vie de trois personnes dans la communauté unique d’une île du Pacifique au moment où elles font face aux premiers effets dévastateurs du changement climatique, une terrible inondation. Des gens qui ont tout d’un coup un choix à faire : rester malgré le danger ou partir, tout abandonner, culture et identité ? Un choix (in)humain que ce documentaire nous fait ressentir à merveille.</p>
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		<title>Danse avec la plume…</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 20:50:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[
Vous le savez, les chorographies, les musiques et les costumes préparés pour le Heiva ne sont pas une suite de mouvements, de sons et de matières vides de sens. Ils sont guidés par une histoire, un message… Pour en prendre toute la mesure, Hiro’a vous invite à vous imprégner de l’esprit des spectacles des groupes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<strong><br />
Vous le savez, les chorographies, les musiques et les costumes préparés pour le Heiva ne sont pas une suite de mouvements, de sons et de matières vides de sens. Ils sont guidés par une histoire, un message… Pour en prendre toute la mesure, Hiro’a vous invite à vous imprégner de l’esprit des spectacles des groupes du Heiva. </strong></p>
<p><strong>Catégorie Hura tau </strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ahutoru Nui</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Anthony Tirao<br />
Thème : « La légende de Tafa’i et de Hina – Tafa’i <em>e te tapapa ra’a varua »</em><br />
Auteur du thème : Par Teuira Henry – rédacteur : Moehauarai Tirao</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>« De retour d’un voyage, Tafa’i apprend la mort soudaine de son épouse Hina. Effondré, il demande au prêtre s’il est possible de ramener sa bien-aimée à la vie. Il lui répondit : ‘Il faudra récupérer l’esprit de celle-ci, le ramener dans son corps avant qu’elle ne parte pour son dernier voyage vers Rohotu no’ano’a’. Sur ces derniers mots, Tafa’i prit sa rame et sa pirogue No-iu et partit pour rallier Tata’a. A son arrivée, il vit le départ des esprits vers le mont Rotui. Aussitôt, il se dépêcha de ramer vers Ra’iatea, monta sur le mont Temehani, pour l’y attendre. Arrivé au lieu dit, il voit deux sentiers gardés par le dieu Te-ta-horo’a.</p>
<p>- Auriez-vous vu l’esprit de mon épouse passer ?, demande Tafa’i</p>
<p>- Non, pas encore, réplique Te-ta-horo’a</p>
<p>Et il le conseilla alors de se cacher dans les buissons derrière la Pierre de Vie pour s’y reposer.</p>
<p>L’esprit de sa femme s’avança au bord du rocher puis s’écarta brusquement en sentant la présence d’un être humain. Avant qu’elle ne pût s’envoler, Tafa’i l’attrapa par ses longs cheveux. Elle ne se laissa pas faire mais il tint prise. La voix du dieu se fit entendre en s’adressant à Hina : ‘Ton heure n’est pas encore arrivée de quitter ce monde’. Sur ces paroles, elle se calma et se laissa emmener par son époux. De retour à Uporu, son esprit réintégra son corps et tous se réjouirent de l’heureux événement : le retour de leur grand guerrier Tafa’i et la résurrection de Hina. Plus tard, elle mit au monde un fils qu’ils nommèrent Vahi-ê-roa. »</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Manahau</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Jean-Marie Biret Toromona<br />
Thème : L’identité, le respect, la sincérité<br />
Auteur du thème : Jean-Marie Biret Toromona</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Manuarii connaît l’histoire de son peuple, l’emplacement de ses terres, sa généalogie, sa langue… Un jeune homme bien dans son temps, qui respecte le passé mais ne vit pas « dedans ». Teraihono est un <em>ma’ohi</em> lui aussi, mais « ce n’est pas inscrit » dans sa peau. Quant à Heiarii, il sait avant tout qu’il parle le même langage que ses amis : celui du ‘<em>ori <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">tahiti</a></em>. Car « l’important c’est d’être sincère, d’être généreux envers son pays et les siens ».</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Nonahere</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Matani Kainuku<br />
Thème : La légende de Pipiri-ma<br />
Auteur du thème : adaptation de Patrick Amaru</strong></p>
<p>Pipiri et Rehua étaient les enfants de Taua et Rehua. Un soir de retour de la pêche, les croyant endormis, le papa ne voulut pas les réveiller pour les nourrir. Mais les enfants s’en aperçurent et, déçus, ils se sauvèrent dans la montagne. Leurs parents tentèrent de les rattraper, ils leur criaient : « Pipiri, revenez à nous ! », et les enfants de répondre : « Nous ne retournerons point à vous, la pêche aux flambeaux est ingrate, elle laisse les enfants souffrir la faim ! » Emportés par le gigantesque cerf-volant des dieux, Pipiri et Rehua se transformèrent en deux belles étoiles que l’on peut admirer le soir dans le ciel de Tahiti…</p>
<p><strong>Tahiti Ora</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Tumata Robinson<br />
Thème : La légende de Marukoa<br />
Auteur du thème : Tumata Robinson</strong></p>
<p>« Il y a très longtemps vivait sur une île perdue dans le Pacifique, une tribu mystérieuse : le peuple de Marukoa. Il se disait que les hommes – des guerriers menés par leur chef Teriitane &#8211; étaient incroyablement bien bâtis et extrêmement puissants, qu&#8217;ils étaient à l&#8217;aise aussi bien sur terre que sur mer et qu&#8217;ils pouvaient même passer de longs moments sans respirer sous l&#8217;eau. Certains affirmaient qu’ils étaient mi poissons et mi hommes. D’autres certifiaient que ces hommes singuliers passaient tant de temps sous l&#8217;eau que la moitié de leur visage était bleue comme l&#8217;océan. Il se disait aussi que les femmes étaient fabuleusement belles avec de grands yeux noirs en amande et de longs cheveux bruns qui ondulaient le long de leur peau couleur de miel. Rumia était certainement la femme la plus belle de l’île. Sa fine silhouette et son doux visage étaient mis en valeur par l’incroyable luminosité de ses yeux verts. A des kilomètres de cette île mystérieuse se trouvait une grande île sinistre et grise : Mukai. C&#8217;était le Royaume du cruel roi Te-Mato.</p>
<p>Te-Mato devenait aveugle et le <em>tahu’a</em> du village lui expliqua que les dieux avaient été offensés et qu&#8217;un sacrifice devait absolument être fait pour les apaiser. Il lui dit avoir vu dans ses rêves une tribu de femmes d’une beauté rare dont l’une avait des yeux verts : il la voulait. Lorsque les hommes de Marukoa, partis plonger plusieurs jours, revinrent sur leur île, toutes les femmes avaient disparu. Menés par leur chef Teriitane, ils partirent à leur recherche… »</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Tamarii Papara</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Antonio Iro<br />
Thème : « Tuianu, le respect au féminin »<br />
Auteur du thème : Clément Legayic</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Le 29 mai 1922, à Papara, Tuianu a Fiu naît. Elle est l’aînée d’une fratrie de six enfants. En 1938, elle épouse Alexandre, Purerau Legayic. Ensemble, ils auront 13 enfants. Quel parcours que celui de cette femme engagée : pour sa famille, son église, son métier et sa communauté… Une personnalité exceptionnelle au parcours « digne d’une grande cheffesse ». Mais si Tuianu Legayic est une « référence pour la génération qui l’a connue, pour la nouvelle génération, elle n’est qu’un écho du passé. Aujourd’hui, cette résonance est encore perceptible… Profitons-en ! » Hommage à cette femme remarquable dont les historiens diront qu’elle fait partie du patrimoine polynésien.</p>
<p><strong>Toakura</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Mateata Legayic<br />
Thème : Opuhara<br />
Auteur du thème : John Mairai, d’après le récit de Marau Taaroa</strong></p>
<p>« Papara s’est toujours réclamé de l’héroïsme de Opuhara, frère cadet de Tauraatua i Patea dit Tati, premier tavana de Papara sous le règne chrétien de Pomare II.  Si Tati possède son effigie dans la cour de la Mairie de Papara, aucune stèle n’a été dédiée à Opuhara (…).  Opuhara renia même son frère aîné Tati qui eut, pour certains, la sagesse et pour Opuhara la traîtrise, de s’allier au chef de Pare qui avait subitement attaqué  Papara en 1807 et exterminé la lignée royale de Temarii, descendant direct de Amo. Opuhara et Tati n’eurent que le temps de fuir pour se cacher dans les montagnes. Opuhara du se rendre à Mataiea chez sa sœur en attendant que les choses deviennent meilleures. Quant à Tati, alors régent de Papara, il abandonna son fief et s’en fut rejoindre sa femme à Bora Bora.</p>
<p>Expulsé de Tahiti à deux reprises par les chefs de Tahiti sous le commandement de Opuhara, Pomare réfugié à Moorea, a longuement préparé sa revanche.</p>
<p>En novembre1815, quand il engagea sa bataille finale surnommée plus tard par les siens la Bataille de Fei Pi à Paea, Tati était son allié. Opuhara ne pouvait pardonner à Tati cette trahison. L’armée de Pomare était invincible tant en nombre que par son armement : fusils, mousquets, et même canon. Les gens de Opuhara n’avaient que leurs lances en bois… Opuhara n’avait aucune chance de remporter cette bataille, mais il préféra mourir au champ d’honneur que subir la honte  de devoir appeler le chef honni de Pare par le titre de : ‘To’u arii, mon roi’.</p>
<p>Avec la mort de Opuhara, c’est aussi la société tahitienne qui tournera le dos à ses dieux pour basculer vers le Christianisme. Opuhara fut un symbole contre l’envahisseur. Son sacrifice ne doit pas être inutile, et le narrateur nous exhorte à ne pas devenir des Immémoriaux. L’amour du pays fera de nous les Opuhara des temps modernes. (…) Depuis la mort de Opuhara à la bataille de Fei Pi en 1815, Papara n’a jamais célébré ce héros qui ne plia jamais devant l’hégémonie des Pomare. Ce sera désormais chose faite avec Toakura dont la chef du groupe, Mateata Legayic, est une descendante de Tauraatua i Patea. »</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Catégorie Hura ava tau </strong></p>
<p><strong>Hanatika</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Vanina Liant<br />
Thème non communiqué</strong></p>
<p><strong>Hititau</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Clovis Teore<br />
Thème : Le chemin<br />
Auteur du thème : Monoihere Mai</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Deux enfants élevés avec les meilleures valeurs de la vie. Une enfance commune qu’ils traversent avec bonne volonté et fermeté, « fondements de leur réussite ». Un chemin tout tracé. « Les feuilles jaunissent, les fruits mûrissent, c’est le temps de la maturité. » Les enfants changent, tracent leurs propres voies selon leurs goûts et leurs attentes et doivent faire des choix. Tandis que l’héritage des parents était profondément ancré chez le jeune garçon, sa soeur cherchait à déterminer sa propre voie. « Elle finit par se rapprocher du chemin de la Vérité, » la voix vint même lui souffler : « souviens-toi des préceptes de tes parents ! Sagesse, fermeté et respect ». Cette voie, c’est celle du bonheur d’enfant, de la joie, de l’allégresse et des couleurs : le jaune pour la jeunesse, le vert pour la mère nourricière, le orange, principe de préservation et le blanc pour l’union, la voie de la vérité. ».</p>
<p><strong>Kaianu no Rapa</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Tiurai Oitokaia<br />
Thème : « Le bébé mis dehors »<br />
Auteur du thème : adaptation de la légende <em>Rekie</em>, de Rapa (Alfred Make)</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Cette histoire se passe à Rapa sous le règne du roi Mootua, à la fin du 19<sup>ème</sup> siècle. Dans la petite tribu Timotimo, un couple attend son 3<sup>ème</sup> enfant. La famille décide de monter habiter sur la colline Rekie, lieu paisible où ils purent aménagér leur demeure sous un rocher. L’enfant vint au monde, un garçon maigre et chétif &#8211; contrairement à ses deux aînés. Les semaines passaient et il pleurait sans cesse, malgré tous les soins apportés par ses parents. Un soir d’orage et de pluie lors duquel l’enfant pleurait toujours, son père, épuisé, mit l’enfant dehors en disant : « tiens esprit, voilà pour toi ! » Le petit être fragile avait froid et resta ainsi à crier, jusqu’à ce que le vent et la pluie s’arrêtent. L’enfant ne pleurait plus, et pour cause : il avait disparu ! Tous les habitants le cherchèrent partout pendant plusieurs jours, le bébé restait introuvable. Soudain, la tribu vit un panier descendre du ciel, il vint s’immobiliser au dessus des parents… Leur enfant était dedans, heureux ! mais lorsqu’ils voulurent attraper le panier, celui-ci leur échappa. Ils entendirent une voix émanant du ciel : « Est-ce votre enfant ? », et répondirent « Oui, c’est notre enfant ». « A ces mots le panier commença doucement à monter sans plus redescendre. » Bien que tristes et implorants, il était trop tard pour les parents.</p>
<p><strong>Papeete To’u Pare Ora</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Clara Taputu<br />
Thème : « Papeete dans sa clarté »<br />
Auteur du thème : Teaue Tetuanui</strong></p>
<p>« C’est par l’incantation du grand dieu Ta’aroa que par enchantement l’essence de le terre devient terre. (…) Le mont Orohena, comme un puissant aigle survolant la terre Ma’ohi, scelle les quatre points cardinaux de Tahiti Nui en clamant : ‘que la paix soit, que la paix règne’. D’un regard langoureux, le mont Diadème couvert de Puarata se balançait au gré du Vent Niuhiti telle une couronne de bienvenue. Du haut de la montagne, la rosée apportait le parfum enivrant de la <em>hinano</em> embaumant la vallée. De cette terre jaillit une source d’eau, limpide, courant, disparaissant dans le site naturel de Tarahoi. Tarahoi, site marquant le passage de nos aïeux, Tarahoi, lieu de rencontres et de partages. La place To’ata est en ce jour notre lieu de rencontre de danse traditionnelle, de rencontres intra-générationnelles. Heurtant les rochers, le bruit de la mer murmure à la place To’ata : ‘Lève toi mon peuple <em>ma’ohi</em>, que l’on entende les tambours résonner dans toutes les vallées.’ Papeete ma ville, Papeete ma source de vie ; Ecoutez les chants, les poèmes célébrant ma ville ; Terre, terre qui m’a vu naître et qui a englouti mon placenta. Bercé comme une nourrice au fond de ma conscience ; Tu as vécu là où je vivrai. Tu as produit ; le garde-manger sera florissant. La brise Niuhiti caresse le Mont Diadème dans sa couronne d’amour et Papeete propose la simplicité de sa prestation. Bienvenue. »</p>
<p><strong>Tamarii Fare ihi no Huahine</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Jean Puupuu<br />
Thème : « Teie ta aai no te purotu Farerea »,<br />
Auteur du thème : légende de Huahine</strong></p>
<p>Farerea, jeune femme de Huahine, ne trouve pas de soupirant sur son île. Elle décide de se transformer en requin pour naviguer dans le grand Océan à la recherche d’un mari. Arrivée à Hawaii, elle rencontre l’amour avec Imihere. Mais Farerea a le mal du pays et préfère retourner, seule, sur son île. Imihere n’attend guère avant de la rejoindre, ils s’installèrent ensemble dans la grotte Vaihi, à Fitii. C’est grâce à ce couple que Huahine et Hawaii purent créer des liens.</p>
<p><strong>Tamarii Punaauia</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Monette Harua<br />
Thème : légende de Punaauia<br />
Auteur du thème : Tivini Teave</strong></p>
<p>Sur le territoire Hiti, la population se tient prête à en découdre contre les guerriers des îles-sous-le-vent. Parmi eux, Puna, le plus puissant. Il accoste à Nu’uroa et malgré la formation d’attaque présente, Puna est invincible. Tahu’a tane, valeureux guerrier du mont Te Temanu, et ses compatriotes complotent un stratagème pour anéantir l’ennemi. Moins fort que Puna mais plus rusé, Tahu’a tane eut l’idée de l’affronter ainsi : « Puna, grand guerrier des îles Sous-le-Vent ! Pourquoi viens-tu te manifester sur mon territoire ? Ces terres m’appartiennent et je te lance un défi. Voici une source d’eau, si tu bois la totalité de son contenu, tu as gagné et tu feras de moi comme il te plaira. » Puna accepta avec arrogance de relever le défi mais après avoir étanché sa grande soif, il s’aperçu que la source ne tarissait point. Il persista et fut tellement rempli qu’il ne tenait plus sur ses jambes ! Tahu’a tane et ses compères purent ainsi le ligoter, le cuire et le manger, afin de « célébrer la déchéance et le déclin du comportement arrogant de Puna. (…) Hommage au grand guerrier Tahu’a tane pour avoir fait preuve de sagesse et d’intelligence. Ce dernier représente un allié infaillible pour avoir préservé le peuple de Manotahi. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tamarii Tuhaa Pae</p>
<p>Chef de groupe : Arsène Hatitio</p>
<p>Thème non communiqué</p>
<p><strong>Te ui no pare nui</strong></p>
<p><strong>Chef de groupe : Edwin Tautu<br />
Thème : « Le périple de Pere, déesse du feu, vers Hawaii »<br />
Auteur du thème : XXXX</strong><strong> </strong></p>
<p>Promue à devenir déesse de l’eau, c’est pourtant le feu que Pere découvre. Elle décide alors que quitter le cocon familial pour explorer d’autres îles. Avec son frère Te Mao Arii, ils partent en pirogue vers Vavau (Bora Bora), puis Hiti Nui (Tahiti)… Leur grande sœur Namata, déesse de l’eau, est en colère après Pere qui avec son don, détruit la nature : elle déchaîne les fonds marins de Hiti Nui pour les mettre en péril. Ils sont obligés de fuir et partout où ils s’installent, Namata créé un véritable raz-de-marée. Pere continue inlassablement son voyage vers le sud et arrive à Mauna Loa, la plus haute montagne. Impossible pour sa sœur d’y projeter des vagues ; Pere peut enfin maintenir ses feux allumés. A force de provocations, le combat entre les deux sœurs fut inévitable : Pere fut vaincue, son esprit erra ainsi un temps avant de ressusciter et de provoquer un grand tremblement de terre, rejetant des flots de lave incandescents vers l’océan, éloignant la mer de la côte. « Le refroidissement de la lave dans la mer ajouta une masse terrestre, transformant l’îlot en une belle grande île du nom de Hawaii. »</p>
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		<title>Le Heiva, ça commence en juin !</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 00:26:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Programme Culturel]]></category>

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		<description><![CDATA[Même s’il en est la pierre angulaire, le Heiva i Tahiti ne se résume pas au concours de chants et danses de juillet. Les écoles de danse, la rencontre &#8216;ōrero des écoles primaires des cinq archipels, le grand gala du Conservatoire sont autant d’évènements intrinsèques à la plus grande fête de notre culture. 
C’est leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Même s’il en est la pierre angulaire, le Heiva i <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> ne se résume pas au concours de chants et danses de juillet. Les écoles de danse, la rencontre <em>&#8216;ōrero</em></strong> <strong>des écoles primaires des cinq archipels, le grand gala du Conservatoire sont autant d’évènements intrinsèques à la plus grande fête de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>. </strong></p>
<p><strong>C’est leur premier Heiva des écoles… </strong></p>
<p><strong>CJA</strong> <strong>Outumaoro</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ce n’est pas du tout une école de percussions puisqu’il s’agit du « Centre pour Jeunes Adolescents » de Punaauia, où l’apprentissage est basé sur les métiers du bâtiment, du bois, de l’artisanat, de la terre et de mer. Mais un programme « Vie, langues et culture polynésiennes » est associé à la formation et c’est dans ce contexte que Simplicio Lissant, le directeur, a instauré depuis octobre 2010 un atelier de percussions. Celui-ci rencontre un franc succès auprès des jeunes. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pourquoi un atelier de percussions au sein d’un CJA ?</strong></p>
<p>Parce que les percussions font partie de notre culture et représentent une pratique intéressante à ce niveau là. Apprendre un instrument traditionnel permet d’être sensibilisé à certains aspects culturels, cela favorise également la socialisation, l&#8217;estime de soi et l’imagination. Jouer de la musique est une initiative à travers laquelle le jeune peut exercer sa créativité et construire des compétences transférables à d&#8217;autres champs disciplinaires. C’est donc une démarche de valorisation globale.</p>
<p><strong>Qui enseigne à vos élèves ?</strong></p>
<p>Nous avons la chance d’avoir à nos côtés un chef d’orchestre particulièrement réputé depuis de nombreuses années : Iriti Hoto. Il a accepté de transmettre son savoir à nos élèves, c’est une fierté d’apprendre avec une sommité pareille ! Ils sont une douzaine à participer à cet atelier et nous sommes tous enchantés par leur motivation. Iriti a même été surpris de leur capacité à apprendre vite et bien, car pour la majorité d’entre eux les percussions étaient une vraie découverte. Nos jeunes ont révélé tant d’aisance et d’intérêt pour la pratique des instruments que cela nous a poussé à aller encore plus loin, en leur proposant de participer au Heiva des écoles.</p>
<p><strong>C’est donc la première fois qu’ils monteront sur la scène de To’ata ?</strong></p>
<p>Absolument ! Et ils en sont très heureux, d’autant que nos apprentis musiciens commencent à prendre goût aux représentations : ils ont joué pour la première fois en public lors de l’inauguration du dispensaire de Punaauia en décembre, puis en mars à l’occasion de la finale de ‘<em>orero</em> des écoles de la commune. Nos élèves se préparent donc à cet événement culturel important qui sera une fête pour nous tous en plus d’être une belle reconnaissance de leur travail.</p>
<p><strong>Nihiau</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Cette école de danse qui a ouvert ses portes en septembre 2009 à Pirae est dirigée par une jeune danseuse chevronnée : Nanihi Croteau. Plus de 80 danseuses, des petites aux adolescentes, suivent la passion de Nanihi  pour le <em>‘ori tahiti</em>. L’école participera pour la première fois depuis sa création au Saint-Graal des apprentis danseurs, le Heiva des écoles. Rencontre avec Nanihi.</strong></p>
<p><strong>A tout juste 20 ans, tu as créé ta propre école de danse il y a deux ans : une grande aventure ?</strong></p>
<p>Oui, c’est vrai, mais ça a toujours été mon rêve. Je danse depuis que j’ai 2 ans et c’était pour moi l’aboutissement de mon parcours de danseuse &#8211; une forme de reconnaissance. J’attendais simplement d’être prête pour sauter le pas et c’est la naissance de mon fils, il y a un peu plus de deux ans, qui a été l’élément déclencheur. La responsabilité de son avenir m’a ouvert les yeux !</p>
<p><strong>Tu danses depuis tellement longtemps, ça ne doit pas être ton premier Heiva…</strong></p>
<p>C’est le premier Heiva auquel je participe en mon nom, ce qui change considérablement la donne ! Il s’agit pour moi de tout gérer, des costumes à la musique en passant par la chorégraphie, pour 80 danseuses. C’est donc vraiment une toute nouvelle expérience, très intense à tous les niveaux ! Heureusement, Heiva Nui nous accompagne avec efficacité et écoute dans toutes les démarches nécessaires aux inscriptions et à l’organisation de notre prestation.</p>
<p><strong>Quelle sera la particularité de ton spectacle ?</strong></p>
<p>Il sera décomposé en une trentaine de tableaux différents, offrant à tous les niveaux de danseuses un passage adapté. En terme de création, cela fait un an que je prépare ce spectacle, dont une partie est inspirée de l’œuvre de l’artiste Bobby Holcomb. On oublie trop souvent de les citer alors que leur collaboration est indispensable : les musiciens. Je ne travaille qu’avec la présence d’un orchestre, pas avec de la musique préenregistrée, car danseurs et percussionnistes ne font qu’un.</p>
<p><strong>Heiva des écoles de danse : pratique</strong></p>
<p>- Du 4 au 11 juin, de 17h à 21h</p>
<p>- Place To’ata</p>
<p>- Tarifs des places : de 500 à 1500 Fcfp</p>
<p>- Billetterie aux Carrefours Arue et Punaauia et sur <a href="http://www.radio1.pf/">www.radio1.pf</a></p>
<p>+ d’infos au 50 31 00 &#8211; <a href="http://www.heivanui.com/">www.heivanui.com</a></p>
<p><strong>26 écoles participent, voici le programme précis :</strong></p>
<p>Samedi 4 juin</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="303">
<tbody>
<tr>
<td width="120"><strong>ORI   HEI</strong></td>
<td width="183"><strong>17h40   &#8211; 17h55</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="120"><strong>VAHEANA</strong></td>
<td width="183"><strong>18h00   &#8211; 18h30</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="120"><strong>TEVAI</strong></td>
<td width="183"><strong>18h35   &#8211; 19h05</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="120"><strong>RAINEARII</strong></td>
<td width="183"><strong>19h10   &#8211; 19h40</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="120"><strong>ARUHOIA</strong></td>
<td width="183"><strong>19h45   &#8211; 20h15</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Dimanche 5 juin</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="303">
<tbody>
<tr>
<td width="134"><strong>TUMATA</strong></td>
<td width="169"><strong>17h10   &#8211; 17h25</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="134"><strong>TE   MANA TE HAU</strong></td>
<td width="169"><strong>17h30   &#8211; 18h00</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="134"><strong>ORIRAU</strong></td>
<td width="169"><strong>18h05   &#8211; 18h35</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="134"><strong>MATEHAUNUI</strong></td>
<td width="169"><strong>18h40   &#8211; 19h10</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="134"><strong>HINAITI</strong></td>
<td width="169"><strong>18h40   &#8211; 19h10</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Jeudi 9 juin</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="306">
<tbody>
<tr>
<td width="171"><strong>ARATAI   (Percussions)</strong></td>
<td width="135"><strong>17h40   &#8211; 17h55</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="171"><strong>TAMARIKI POERANI(1)</strong></td>
<td width="135"><strong>17h40   &#8211; 17h55</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="171"><strong>A   ORI MAI</strong></td>
<td width="135"><strong>18h35   &#8211; 19h05</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="171"><strong>NANIHI</strong></td>
<td width="135"><strong>19h10   &#8211; 19h40</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="171"><strong>TE   TAMA AHI (feu)</strong></td>
<td width="135"><strong>19h45   &#8211; 20h15</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Vendredi 10 juin</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="303">
<tbody>
<tr>
<td width="149"><strong>HEIRAGI</strong></td>
<td width="154"><strong>17h40   &#8211; 17h55</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="149"><strong>TEIKOHAI</strong></td>
<td width="154"><strong>18h00   &#8211; 18h30</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="149"><strong>HEI&#8217;ORI</strong></td>
<td width="154"><strong>18h00   &#8211; 18h30</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="149"><strong>HANIHEI</strong></td>
<td width="154"><strong>19h10   &#8211; 19h40</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="149"><strong>POEHERE</strong></td>
<td width="154"><strong>19h10   &#8211; 19h40</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="149"><strong>NIHIAU</strong></td>
<td width="154"><strong>20h20   &#8211; 20h50</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Samedi 11 juin</p>
<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="303">
<tbody>
<tr>
<td width="176"><strong>CJA   OUTUMAORO</strong></p>
<p><strong>(Percussions)</strong></td>
<td width="127"><strong>17h10   &#8211; 17h25</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="176"><strong>HEIKOHEI</strong></td>
<td width="127"><strong>17h30   &#8211; 18h00</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="176"><strong>TAMARII   POERAVA</strong></td>
<td width="127"><strong>18h40   &#8211; 19h10</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="176"><strong>ARATO&#8217;A</strong></td>
<td width="127"><strong>18h40   &#8211; 19h10</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="176"><strong>NONAHERE</strong></td>
<td width="127"><strong>18h40   &#8211; 19h10</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="176"><strong>TAMARIKI POERANI(2)</strong></td>
<td width="127"><strong>19h50   &#8211; 20h20</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><strong><em>’A ōrero i tō ’āi’a</em></strong><strong>* : 3ème rencontre <em>&#8216;ōrero</em> </strong></p>
<p><strong>Quand les jeunes expriment leurs traditions</strong></p>
<p>La rencontre de <em>&#8216;ōrero</em> des écoles primaires aura lieu vendredi 17 juin place To&#8217;ata. L&#8217;occasion pour les 25 lauréats de tous les archipels de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française de révéler leur maîtrise de cet art déclamatoire ancestral, enseigné depuis maintenant trois ans dans les établissements du premier degré. Tout au long de l’année scolaire, un concours de <em>&#8216;ōrero</em> est organisé par la Direction de l’Enseignement Primaire (DEP) avec la cellule Langues et Culture Polynésiennes. Des présélections sont effectuées sous forme de concours inter-écoles puis inter-circonscriptions pour aboutir à la sélection de 25 lauréats des différents archipels. Le 17 juin, tous ces vainqueurs monteront sur To&#8217;ata pour déclamer dans leur langue d’origine (<em>reo tahiti</em>, <em>reo pa’umotu</em>, <em>’eo ’enana</em>, <em>reo</em> <em>magareva</em>, <em>reo rurutu</em>, <em>rimatara</em>, <em>ra’ivavae</em>, et <em>tupua’i</em>), invitant le public à un voyage linguistique et culturel authentique. Il ne s’agit pas, ce soir-là, d’un concours, mais bien d’une rencontre des langues polynésiennes : pas question de mettre celles-ci en compétition, chacune ayant son originalité.</p>
<p><strong>Les langues, une priorité</strong></p>
<p>L&#8217;apprentissage des langues polynésiennes est devenue une priorité en matière d’éducation. L’intégration du <em>&#8216;ōrero</em> à l’école a pour objectif principal l’appropriation par les élèves de primaire de leur culture et de leur langue à travers cet art. En outre, par le biais de la déclamation en public d’un texte, il ne fait aucun doute que l’élève gagne en assurance : car contribuer au développement personnel des enfants et à leur réussite fait lui aussi et surtout partie des objectifs de l’éducation !</p>
<p><strong>Parole à… Mirose Paia, responsable de la cellule « Langues et Culture Polynésiennes » à la Direction de l’Enseignement Primaire</strong></p>
<p>« Cet évènement est une action forte pour la promotion de nos langues que nous devons ensemble valoriser et soutenir afin de permettre la continuité de la transmission du patrimoine culturel et linguistique aux élèves et par les élèves. Un grand merci aux deux professeurs de <em>&#8216;ōrero</em>, Rufina Tetumu et Abel Teahua, qui font un travail remarquable auprès des enseignants et enfants aux quatre coins de la Polynésie. Les concours et rencontres autour du <em>&#8216;ōrero</em> gagnent de plus en plus de succès car ils fédèrent un grand nombre d’acteurs et de partenaires : enseignants, élèves, familles, communes, <em>matahiapo</em>, associations, etc. Le talent des élèves fait le reste. »</p>
<p><strong>encadré</strong></p>
<p><strong><em>&#8216;Ōrero</em></strong></p>
<p>Le <em>&#8216;ōrero</em> désigne deux réalités : le discours et celui qui le porte. C’est l&#8217;art de manier les mots de manière à capter l’attention et à convaincre une assistance. Le terme désigne également la parole même, l&#8217;essence du parler, l&#8217;éloquence, la rhétorique, le discours.</p>
<p><strong>3ème rencontre &#8216;ōrero : pratique</strong></p>
<p>- Vendredi 17 juin, à 18 heures</p>
<p>- Place To’ata</p>
<p>- Gratuit</p>
<p>- Possibilité de retirer vos places dès maintenant à Heiva Nui</p>
<p>+ d’infos : 50 31 00 &#8211; <a href="http://www.heivanui.com/">www.heivanui.com</a></p>
<p><em>* « Parle-moi de ta terre »</em></p>
<p><strong>Gala du Conservatoire</strong></p>
<p>Le Conservatoire Artistique de la Polynésie française, Te Fare Upa Rau, propose comme tous les ans au public son grand Gala de fin d‘année. Ce magnifique spectacle de tous les arts vient clore le Heiva des écoles de danse et ouvrir le Heiva des grands groupes. Un moment exceptionnel réunissant près de 700 jeunes artistes, issus des arts traditionnels et classiques, pour un spectacle où le métissage culturel s’exprime dans toute sa splendeur.</p>
<p><strong>Les forêts, la nature au cœur de notre vie</strong></p>
<p>Le thème central de cette année, sur lequel ont planché près de 600 élèves du département des arts traditionnels, met en lumière les forêts, thématique adoptée par l’Organisation des Nations Unies pour 2011 et développée par de magnifiques textes de Mamie Louise Kimitete, qui seront chantés par tous les élèves. La multitude et la nécessité de ces espaces seront valorisées aussi bien par les musiques, les chorégraphies, le rythme et les costumes.</p>
<p><strong>Les arts classiques au rendez-vous</strong></p>
<p>Le gala ne serait pas si grandiose sans la prestation des ensembles du département classique !  Cette année, la petite harmonie du conservatoire, qui réunit les jeunes talents pratiquant les instruments à vent, et le grand orchestre symphonique de l&#8217;établissement seront à l&#8217;affiche, avec de belles surprises.</p>
<p><strong>Gala du Conservatoire : pratique</strong></p>
<p>- Samedi 18 juin, à 18h</p>
<p>- Place To’ata</p>
<p>- Tarifs des places : de 500 à 1500 Fcfp</p>
<p>- Réservations au 50 14 14</p>
<p>+ d’infos : www.conservatoire.pf</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’union fait la force</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2011/05/l%e2%80%99union-fait-la-force/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2011/05/l%e2%80%99union-fait-la-force/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 May 2011 06:43:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis un an, le Pays s’est lancé dans la refonte du service public. Ce vaste chantier va connaître un tournant décisif lors des prochaines assises du Service Public ce mois de mai. L’objectif est d’améliorer son efficacité et de réduire son « poids » financier, afin de traverser la crise avec le minimum de dommages collatéraux. 
Clairvoyants, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/606__320x240_full_h44_dossier2.jpg" alt="full_h44_dossier2" title="full_h44_dossier2" />
</a>
<br />
<strong>Depuis un an, le Pays s’est lancé dans la refonte du service public. Ce vaste chantier va connaître un tournant décisif lors des prochaines assises du Service Public ce mois de mai. L’objectif est d’améliorer son efficacité et de réduire son « poids » financier, afin de traverser la crise avec le minimum de dommages collatéraux. </strong></p>
<p><strong>Clairvoyants, les établissements culturels décidaient spontanément il y a plus de trois ans d’unir leurs efforts et leurs moyens, affichant ainsi un dynamisme certain malgré une conjoncture morose. </strong></p>
<p><strong>Présentation d’une solidarité qui, bien que productive et inédite, reste assujettie aux décisions politiques. </strong></p>
<p>« Sans solidarité, performances ni durables, ni honorables » écrivait François Proust dans ses <em>Maximes à l&#8217;usage des dirigés et de leurs dirigeants</em>. Il y a bientôt quatre ans, les responsables du secteur public culturel se concertaient. L’idée ? Résoudre des problématiques communes. Placer au cœur de leur démarche les dynamiques d’échange et de mutualisation. Avancer ensemble. La réponse ? La création du magazine Hiro’a, l’organisation et la gestion de projets communs tels que Cinematamua, Matari’i i nia, Hommage à Henri Hiro, FIFO, Etats généraux, hiroashop.com&#8230;  Culturels, artistiques, logistiques, techniques, juridiques ou multimédias, leurs compétences et leurs moyens sont complémentaires. Alors autant les réunir, les mettre à disposition des uns et des autres. « Nous avons eu la volonté de travailler ensemble à un moment où le pays, secoué par l’instabilité, ne donnait plus de consigne claire quant au cap à tenir. Plutôt que de se laisser démotiver par cette crise que l’on sentait venir, nous nous sommes plus que jamais attachés à nos missions pour élaborer des projets intéressants », expliquent-ils. Une première dans l’univers cloisonné de l’administration polynésienne, car une telle démarche suppose de privilégier l’intérêt commun.</p>
<p><strong>Histoire de rencontres</strong></p>
<p>Derrière cette union culturelle, il y a des Initiateurs : Heremoana Maamaatuaiahutapu, directeur de la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>, et Jean-Marc Pambrun, dont la présence manque aujourd’hui cruellement. Des personnalités derrière qui l’on a envie de se rallier pour leur hauteur de vue. « La mutualisation du secteur culturel est aussi une histoire de rencontres entre les hommes, s’accordent à dire les directeurs. Une question d’affinité et de vision partagée : « nous pensons tous que la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> doit être au centre du développement du Pays. La cohésion nous permet aussi de compléter nos moyens et d’être plus efficaces. Nous établissons ensemble les programmations, les évènements et leur mise en œuvre. Notre unité est un moteur dans tous les projets. » Attention, cette alliance n’est pas imperméable aux caractères de chacun des dirigeants…  « Il y a des confrontations car nous avons des personnalités, des carrières et des expériences très différentes. Mais jusqu’à aujourd’hui, nous avons réussi à régler nos différends de manière consensuelle. Certains doivent parfois faire des concessions, c’est le jeu, les contrariétés ponctuelles sont toujours dépassées. »</p>
<p><strong>S’allier pour survivre</strong></p>
<p>Le rayonnement de la culture en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> n’a jamais été aussi important et pourtant le secteur représente moins de 1% du budget du pays. Depuis plusieurs années, la plupart des établissements voient leur subvention fondre à vue d’œil. « La mutualisation des moyens nous a permis de faire face à cette baisse et de maintenir l’activité culturelle à un certain niveau, dans des conditions financières déplorables », avouent les responsables culturels. On en est arrivé au point de rupture de la philosophie du ‘faire plus avec moins’. Il arrive un moment où on ne peut plus faire de miracle. Réduire encore notre budget nous priverait de notre raison d’être et de nos missions fondamentales, dont l’exécution est déjà réduite au strict minimum. La culture est aujourd’hui en péril, alors qu’elle est l’image du pays et garante du bien-être de la population. » Alors oui, pour le moment, l’union du secteur culturel lui permet de survivre.</p>
<p>Concrètement ? Vous le savez, le Grand Théâtre de la Maison de la Culture est actuellement en plein travaux. Les 800 fauteuils, une fois démontés, doivent être stockés jusqu’à la fin du chantier… Mais où ? Louer un entrepôt pendant 6 mois aurait entraîné un surcoût difficilement surmontable, alors que le Muée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> dispose d’un espace inutilisé. Problème réglé ; argent économisé. Autre exemple : le Conservatoire, qui a fait un gros travail de recherche et d’inventaire des <em>pehe</em>*, ne disposait pas du matériel adéquat pour procéder aux enregistrements de ces derniers. Mais non loin de là, la Maison de la Culture possède la technique et le matériel sonores, tandis que l’ICA a les infrastructures de conservation et de diffusion numériques… A eux trois, ils ont pu sauver et rendre accessibles ces musiques indissociables du patrimoine polynésien. Une belle coopération que ne dément pas le site Internet <a href="http://www.hiroashop.com/">www.hiroashop.com</a>. Initié et administré par l’ICA, il permet aux établissements culturels et à tous les artistes, écrivains, artisans, sculpteurs etc. de vendre en ligne leurs créations. Quant au magazine Hiro’a, il est lui aussi le résultat de ces énergies inépuisables. Grâce à ce support, chaque établissement peut communiquer sur ses actions, ses innovations, ses projets, ainsi que sur toute la partie immergée de l’iceberg, invisible aux yeux du public : son travail de fond. Tout cela dans une véritable exigence complémentaire de l’acte et de la pensée culturelle.</p>
<p>Mais malgré une motivation et une volonté évidentes, le secteur culturel, même regroupé et solidaire, est au bout de ses possibilités. La conclusion des Etats généraux tirait pourtant la sonnette d’alarme (voir notre encadré).</p>
<p><strong>Repenser le service public, oui mais….</strong></p>
<p>En optimisant leurs ressources, les établissements culturels ont devancé l’objectif du Pays, qui, depuis le mois de janvier 2010, a décidé de réformer l’action publique polynésienne pour lui garantir de meilleures performances. Une remise en question et une évolution nécessaires, sachant qu’au regard de l’état des ressources globales, il est urgent de faire des choix pertinents. Oui, mais. « <em>Le succès de la réforme ne se fera pas dans les structures mais dans les mentalités, estiment les dirigeants culturels. Il faudrait adopter une vraie culture d’entreprise au sein de l’administration, ce qui risque d’être très difficile car il y a une forte inertie.</em> » Le plus dur ne sera probablement pas de faire et défaire des entités, des missions, des fusions, des postes, mais de les rendre effectivement productifs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>La conclusion des Etats généraux de la Culture : prendre la culture au sérieux*… </strong></p>
<p>En Polynésie, la culture n’est pas considérée comme l’un des moteurs essentiels du développement économique, pouvant générer des retombées économiques importantes et des créations d’emplois directs et indirects. Ainsi, « malgré des retombées économiques et des avantages qui vont au-delà de la culture par le renforcement du lien social qu’elle opère, les pouvoirs publics ne semblent pas avoir pris la mesure de l’intérêt à soutenir la sphère culturelle », peut-on lire. « Le poids du soutien du Pays à la sphère culturelle est en baisse constante depuis 2004. Il représente 0,7 % du budget du Pays en 2009 contre 1 % en 2003, soit 1 159 498 274 Fcfp répartis sur 12 institutions culturelles. Les charges de personnel ayant de leur côté augmenté sur la période, les dépenses consacrées aux actions culturelles ont diminué et les comptes des établissements ont été obérés. Pourtant, la demande des usagers s’est accrue de façon exponentielle, puisque 475 000 personnes fréquentent ces établissements en 2008 contre 310 000 personnes en 2004. Le montant des subventions exceptionnelles attribuées aux établissements, services et associations au titre de l’action culturelle a aussi diminué de 32,4 % entre 2001 et 2008, dans tous les domaines éligibles : fouilles archéologiques, études, publications, création artistique et littéraire, animations, festivals, salons, promotion des langues…. » Trop de problèmes structurels pèsent sur la culture. Le poids économique de la sphère culturelle n’a jamais été étudié. Un simple constat qui démontre la nécessité de la professionnalisation de ce secteur, et de lui donner les moyens institutionnels, juridiques, financiers et humains de jouer son rôle non négligeable de moteur économique et social.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>* Source : Synthèse des Etats généraux de la Culture </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Encadré</strong></p>
<p><strong>Appliquer la loi du 1%, comme dans de nombreux pays ?</strong></p>
<p>Cette piste est proposée depuis longtemps par le secteur culturel aux ministères de la Culture successifs. Le projet est resté lettre morte, bien qu’il semble bénéfique pour tout le monde et assez aisé à mettre en œuvre. Explications : Le 1% artistique, ou culturel, est une mesure qui consiste à consacrer un financement représentant 1% du coût des constructions ou de l&#8217;extension de certains bâtiments publics à la commande ou à l&#8217;acquisition d&#8217;une ou plusieurs œuvres d&#8217;art contemporain. L&#8217;obligation de ces commandes permet d&#8217;enrichir le patrimoine artistique contemporain. Ces œuvres, extrêmement variées dans leurs formes et leurs matériaux, le plus souvent créées pour le site ou l&#8217;architecture qu&#8217;elles occupent, sortent du circuit des institutions spécialisées (musées, galeries) pour venir à la rencontre d&#8217;un très large public, dans des lieux qu&#8217;il fréquente dans la vie quotidienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Encadré</strong></p>
<p><strong>Hommage à Henri Hiro : la synergie en actes</strong></p>
<p>Mars 2010. Souvenez-vous : le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de Tahiti accueillait l’exposition hommage à Henri Hiro. Jean-Marc Pambrun en était le commissaire. Il s’était investi dans un énorme travail de recherches. L’ICA conserve une soixantaine d’œuvres audiovisuelles, par ou sur Henri Hiro. Films, séries télévisées, spectacles, lecture de poèmes, documentaires, etc., des œuvres prêtées pour l’occasion au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> et visibles tout au long de l’exposition. Mama Iopa, professeure de <em>himene</em> au Conservatoire, en amont de l’hommage, avait fait répéter un <em>tarava</em> de Henri Hiro<em> </em>à tout le personnel des établissements culturels. Il a été chanté publiquement à plusieurs reprises (exposition, cérémonie et ouverture du Heiva). Lors de l’hommage à Henri Hiro rendu à la Maison de la Culture le 10 mars 2010, chaque établissement avait apporté sa pierre à l’édifice, afin de célébrer dignement la personnalité multiple de Henri Hiro : inauguration des <em>unu</em> sculptés par les élèves du Centre des Métiers d’Art et installés sur le <em>pae pae</em> ce jour symbolique, spectacle de <em>orero</em> par des élèves du Conservatoire, Cinematamua spécial Henri Hiro préparé par l’ICA, avec le soutien technique de Heiva Nui… Sans oublier la merveilleuse soirée place Vaiete orchestrée par le Service de la Culture et du Patrimoine et les ateliers graffs de la Maison de la Culture, sur le thème de cet auteur polynésien incontournable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Encadré</strong></p>
<p><strong>Les assises du service public </strong></p>
<p>Ouvertes le 26 avril elles se dérouleront jusqu’à fin mai. Ces assises sont une étape majeure du processus de refonte du service public de la Polynésie française. L’état des lieux du service public réunit et mobilise tous les acteurs de l’administration (ministères, services et établissements publics) et fait aussi appel à la population via une consultation qui est toujours en cours de réalisation. L’objectif est de définir les perspectives et les attentes de toutes les composantes de la société polynésienne par rapport à son administration, et de faire émerger les principes souhaités pour notre service public et son mode d’organisation.</p>
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		<title>Nos Trésors sont vivants… Profitons-en !</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2011 18:53:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[L’une des grandes menaces pesant sur notre patrimoine est la disparition progressive du nombre de personnes ayant saisi l’essence de notre culture, qu’il s’agisse de la danse, de la musique, des légendes et autres expressions culturelles. Ce sont nos trésors humains vivants. Qui sont-ils, que savent-ils ? Pour répondre à ces questions avant qu’il ne soit [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>L’une des grandes menaces pesant sur notre patrimoine est la disparition progressive du nombre de personnes ayant saisi l’essence de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a>, qu’il s’agisse de la danse, de la musique, des légendes et autres expressions culturelles. Ce sont nos trésors humains vivants. Qui sont-ils, que savent-ils ? Pour répondre à ces questions avant qu’il ne soit trop tard, le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> et le Centre des Métiers d’Art travaillent de concert et chacun à leur manière au recueil des richesses humaines en voie de disparition. </strong></p>
<p>Ils se nomment Hare, Maco, Flora, Wilfried, Coco, Louise… Vous ne les (re)connaissez pas forcément car ils oeuvrent le plus souvent de manière discrète, voire confidentielle. Ils sont les héros modernes de notre culture, les détenteurs d’un savoir et/ou d’un savoir-faire précieux : orateurs, penseurs, tresseurs ou danseurs, ces femmes et ces hommes de l’ombre « possèdent à un haut niveau les connaissances et les savoir-faire nécessaires pour interpréter ou recréer des éléments spécifiques du patrimoine culturel immatériel », comme le définit l’UNESCO. A l’heure de l’uniformité, ils se sont consacrés à la compréhension de leur culture et à l’enrichissement de la tradition et ne cessent de le faire.On pourrait les nommer les « Trésors vivants » du Pays, car ils sont les gardiens et les garants de notre temple commun. Il serait regrettable qu’ils disparaissent sans que personne n’ait essayé de recueillir leurs souvenirs, connaissances et expériences, sauvegarder cette mémoire collective, notre mémoire. Ces personnes sont des repères, les dépositaires de notre histoire, de notre identité, de ce qui nous constitue, nous construit ou dans le cas contraire nous manque et nous détruit.</p>
<p>Pour éviter cette catastrophe culturelle, le Service de la Culture et du Patrimoine a travaillé, en 2006, à la mise en place en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> d’un système inspiré des « Trésors Nationaux Vivants » du Japon, ou des « Maîtres d’Art » en Métropole. Ces titres sont attribués à des personnes distinguées pour leur culture et/ou l’excellence de leur savoir-faire. Dès lors, ces Trésors vivants sont investis d’une mission porteuse d’avenir : celle de veiller à la transmission de leurs héritages. Bien qu’immatériel, ils font partie du patrimoine culturel ; ces héritages sont liés à notre histoire, à nos racines, et surtout il joue un véritable rôle au sein de la société en contribuant à préserver et à promouvoir l’identité <em>ma’ohi</em>.</p>
<p>« L’instabilité politique que nous connaissons depuis ces dernières années a freiné l’aboutissement de ce projet. L’année 2011 sera consacrée à la mise en place d’un plan d’action permettant d’inscrire ce programme dans le temps. Il reste aussi encore quelques points à préciser, tel le nom à donner à nos Trésors vivants. Différentes propositions ont été avancées* et il convient à présent de se prononcer pour l’une ou l’autre d’entre elles. Il y a d’autre part lieu de désigner l’instance compétente pour discerner les personnes susceptibles de recevoir le statut de « Trésor vivant ». A cet effet, il paraît indiqué de finaliser le projet afin de créer un comité de sélection de façon à pouvoir honorer de leur vivant les derniers dépositaires de la culture polynésienne.</p>
<p><strong>« La culture vaut de l’or »</strong></p>
<p><em> </em></p>
<p>Jeudi 3 mars, quelques élèves du Centre des Métiers d’Art ont pu rencontrer Tavana Hare Salmon, 91 ans, un des plus illustres représentants du renouveau culturel polynésien. Il est en effet l’un de ceux qui ont contribué à remettre à l’honneur les fondamentaux de la culture polynésienne tels le <em>tatau</em>, les cérémonies coutumières, etc., dans les années 80. Hare Salmon, devenu Tavana après une intronisation officielle à Samoa, a en effet recherché et étudié les motifs tahitiens collectés dans le monde entier, en Allemagne et à Hawaii, où il a d’ailleurs longtemps vécu. Les années d’enquête de Tavana trouvent leur consécration dans un carnet d’une centaine de motifs glanés çà et là, recréés et qu’il conserve. Tavana Salmon a accepté de les faire partager avec Jo, Warren, Nathalie, Lena, Temata, Terani, Philippe et Fetia’ura, élèves de 1<sup>ère</sup> et 2<sup>ème</sup> année au Centre des Métiers d’Art. Ils ont ainsi pu appréhender avec émotion le parcours impressionnant de cet homme. « Ce fut un honneur et une chance de partager ce moment privilégié avec quelqu’un comme Tavana, affirment-ils d’une seule voix. Il n’y a plus beaucoup de personnes comme lui. Mais c’est aussi un peu frustrant de ne pas pouvoir rester plus longtemps à ses côtés, il aurait tellement à nous apprendre. D’autant qu’il semble très heureux de partager ses connaissances, ses expériences, de rétablir certaines vérités aussi ! Tavana a œuvré toute sa vie pour redynamiser les cultures polynésiennes dans ce qu’elles ont chacune de spécifique. Il nous a bien fait comprendre qu’en tant qu’élèves du Centre des Métiers d’Art, nous avions aussi la responsabilité de faire vivre le patrimoine, à travers les objets du passé, du présent et du futur tout en en vivant, ce qui est important ! Tout le monde est capable d’utiliser un outil de sculpture, ce n’est pas là ce qui compte : l’important est de travailler à transmettre la culture et de la vivre de façon authentique. »</p>
<p><strong>Recevoir pour transmettre</strong></p>
<p><strong>Viri Taimana, Directeur du Centre des Métiers d’Art, a souhaité organiser ce tête-à-tête entre Tavana Salmon et ses élèves pour donner le point de départ d’un travail de recueil du patrimoine qu’il estime urgent. </strong></p>
<p><strong>Qu’est-ce qui a été à l’origine de cette rencontre ?</strong></p>
<p>Nous cherchions du <em>Rô’â</em>, un arbuste devenu rare dans certains endroits et à partir duquel les anciens confectionnaient les lignes de pêche. On ne cultive plus le <em>Rô’â</em> et je me suis dit que s’il disparaît, on va définitivement l’oublier. Lui, mais aussi la technique de récolte et de préparation jusqu’à la confection des fibres, puis tout le savoir lié à la pêche, car tout est lié ! C’est une chaîne symbiotique : là où il y a des plantes, il y a des hommes et une culture qui va avec. Dès lors, j’ai recherché des plants de <em>Rô’â</em> pour en cultiver au CMA, et étendu cette réflexion. En tant que centre de « formation », il nous appartient d’identifier les détenteurs de savoirs, héritiers de notre culture, pour sauvegarder ce qu’il reste des traditions, confrontées aux assauts de la modernité. Le décès de Jean-Marc Pambrun a d’autant plus renforcé et précipité ma conviction qu’il est urgent de recueillir ce qui reste.</p>
<p><strong>Comment officialiser ce travail ?</strong></p>
<p>Le Service de la Culture a déjà travaillé sur la question du système des Trésors vivants à mettre en place en Polynésie. Un rapport avec des préconisations a été remis au Ministère de la Culture en 2005. L’officialisation est latente, mais on ne peut pas attendre qu’elle existe avant de commencer à mener ce travail. Ce qui compte pour le moment est de permettre à la jeunesse d’avoir des moments privilégiés avec des « mentors » comme Tavana Salmon pour qu’ils apprennent : il n’y a qu’ainsi qu’à leur tour ils pourront transmettre et devenir acteur de la continuité culturelle.</p>
<p><em> </em></p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Trésors vivants : de quoi s’agit-il ?</strong></p>
<div>
<p>Pour faire en sorte que les connaissances et les compétences traditionnelles soient préservées, perpétuées et développées, l’UNESCO a officialisé la notion de « Trésors humains vivants » en 1977. La mise en place de ce système a depuis été ratifiée par 134 états, dont la France en 1994. L’intérêt de reconnaître officiellement le concept de « Trésors vivants » est qu’il permet d’encourager les détenteurs de ce patrimoine à continuer de transmettre leurs connaissances et savoir-faire aux générations qui les suivent. Selon l’UNESCO, l’institutionnalisation des Trésors humains vivants vise avant tout à « préserver les connaissances et les savoir-faire nécessaires à la représentation, l’exécution ou la recréation d’éléments du patrimoine culturel immatériel qui présentent une grande valeur historique, artistique ou culturelle. (…) Le programme des Trésors humains vivants a pour objectif d’encourager les États membres à accorder une reconnaissance officielle à des détenteurs de la tradition et des praticiens talentueux, ainsi qu’à assurer la transmission de leurs connaissances et savoir-faire aux jeunes générations. Les États sélectionnent de telles personnes sur la base de leurs réalisations et de leur volonté à transmettre leurs connaissances et savoir-faire aux autres. La sélection se fonde également sur la valeur des traditions et expressions concernées en tant que témoignage du génie créateur humain, ainsi que sur leur enracinement dans les traditions culturelles et sociales, leur caractère représentatif pour une communauté donnée et le risque de les voir disparaître. »</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>* Comment appeler nos Trésors humains vivants ?</strong></p>
<p>Voici un dilemme qu’il conviendra de résoudre en tant voulu. Le rapport du Service de la Culture, basé sur un sondage, révèle que cette appellation est perçue de façon péjorative. En effet, « de nombreuses personnes associaient à cette expression l’idée de ‘pièce de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">musée</a>’ ou ‘personne à mettre dans un zoo’. » Aussi, pour contourner la difficulté, les dénominations de « détenteurs de la tradition du Pays », ou « détenteurs du savoir traditionnel du Pays » ont été évoqués. Quant aux appellations tahitiennes, le terme de <em>tahu’a</em>, associé à un complément d’objet, semble être le plus apte à rendre en <em>reo ma’ohi</em> le concept de « Trésor humain vivant ». <em>Tahu’a</em> étant entendu par rapport à la définition de l’Académie Tahitienne : « spécialiste, expert ».</p>
</div>
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		<title>Moemoea reprend vie</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 00:38:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous n’avez certainement pas oublié l’hommage rendu à l’artiste Léon Taerea en 2008 à la Maison de la Culture tant celui-ci fut émouvant, notamment grâce à un spectacle unique en son genre : « Moemoea », de l’école de danse Annie Fayn et du groupe Toa Reva. Avec talent et grâce, danse classique et traditionnelle fusionnaient pour donner [...]]]></description>
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<strong>Vous n’avez certainement pas oublié l’hommage rendu à l’artiste Léon Taerea en 2008 à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> tant celui-ci fut émouvant, notamment grâce à un spectacle unique en son genre : « Moemoea », de l’école de danse Annie Fayn et du groupe Toa Reva. Avec talent et grâce, danse classique et traditionnelle fusionnaient pour donner vie aux encres de Chine si poétiques de Léon Taerea. Ce spectacle </strong><strong>surréaliste</strong> <strong>aux frontières des arts revient en mars au Petit Théâtre de la Maison de la Culture. </strong></p>
<p>Original, esthétique, émouvant, inspiré, féerique… On manque encore d’adjectif pour qualifier ce spectacle de danse atypique. Imaginez un ballet d&#8217;après des encres de Chine : un défi inédit pour le moins osé relevé avec virtuosité par les chorégraphes Marion Fayn et Manouche Lehartel, qui ont créé une oeuvre où la danse contemporaine et traditionnelle s&#8217;épousent sans contradiction.</p>
<p>De « Hina et la capture du soleil » à « Un secret dans les <em>mape</em> » en passant par « La femme aux poissons volants », l’univers mythologique qui peuple les tableaux de Léon Taerea prend forme grâce aux danseurs, qui deviennent des parties intégrantes des toiles, des corps parmi les décors. L’art corporel au service de l’art graphique, ou peut-être est-ce l’inverse, on perd ses repères, on ne se questionne même plus tant l’ensemble ne devient qu’harmonie dans les fresques de ce spectacle.</p>
<p><em>Moemoea </em>nous entraîne dans l&#8217;imaginaire de Léon Taerea et restitue avec beaucoup d’émotion et d’authenticité les impressions émanant de ses encres de Chine, qui prendront vie une seconde fois le temps de 9 soirées uniques, réédition très attendue. Il faut dire que le premier <em>Moemoea</em> fut joué à guichet fermé durant les 4 représentations, et que la réussite du spectacle a eu un écho retentissant auprès du public.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une belle rencontre</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Il y a quelques années, Annie et Marion Fayn avaient succombé à la beauté du recueil de Léon Taerea, <em>Hina, rêves, poésies et nature polynésienne</em>, ainsi qu’à la finesse de la personnalité de l’auteur, rencontré peu après. Ensemble, ils avaient évoqué l’idée de créer un spectacle qui « danserait ses dessins ». Mais Léon Taerea est parti beaucoup trop tôt ; Annie et Marion Fayn monteront le spectacle non plus avec lui mais en son hommage.</p>
<p><strong>Une élaboration intense</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Marion Fayn, danseuse et chorégraphe, réfléchissait à la création de <em>Moemoea</em> depuis 3 ans. « Je prenais mon temps car je voulais être à la hauteur des attentes de Léon, il souhaitait qu’on le surprenne », explique-t-elle. Le décès brutal de l’artiste ne lui laisse plus que 3 mois pour mettre en scène le spectacle, avec la même contrainte de respect et d’implication. Mais comment traduire en mouvement ce qui est figé à l’encre de Chine ? Comment donner corps au foisonnement du détail si caractéristique des œuvres de Léon ? Quelle forme de danse pourrait coller à la fois à sa contemporanéité et à son univers mythique ? La démarche n’est pas évidente mais Marion, qui a eu un véritable coup de foudre artistique, « voit » les tableaux s’animer. Ne reste plus qu’à faire passer aux danseurs son ressenti et les chorégraphies qu’elle imagine. 70 heures de répétitions seront nécessaires et bien plus de réflexion préliminaire&#8230; « Il m’est apparu évident que deux langages de danse devaient se côtoyer : contemporain et traditionnel. Le premier, pour la fluidité, la liberté et la richesse des mouvements ; le second, en rapport avec le contenu des œuvres de Léon, qui s’appuie sur les mêmes références culturelles que le ‘<em>ori <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">tahiti</a></em>. Il a fallu trouver un accord respectant les deux styles, et c’est grâce à Manouche Lehartel, directrice du groupe Toa Reva, que nous y sommes parvenu. Elle a su se plonger de manière efficace et rapide dans ce projet. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Choc artistique</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec leurs caractères affirmés et leurs convictions, chacune des deux écoles a néanmoins dû être à l’écoute de l’autre dans l’élaboration des chorégraphies, faire des concessions aussi, afin de ne pas trahir leur identité respective tout en osant être audacieux. C’est d’ailleurs ce qu’il y a eu de plus complexe, avoue Manouche. « Le mélange des genres est intéressant à condition qu’il reste cohérent. Techniquement, les deux danses sont quasiment incompatibles ! En traditionnel, même si on peut prendre des libertés, on ne peut pas – on ne doit pas – exécuter certains mouvements. Chacun a du trouver sa place pour parvenir à un résultat. Les débuts des répétitions ont été périlleux et douloureux, poursuit la directrice de la troupe Toa Reva. Il y avait de la pudeur, de la distance entre les deux formations. Et puis au bout de plusieurs séances, comme par magie, ça  a commencé à ressembler à quelque chose ! A partir de ce moment j’ai été sereine pour la suite, je savais que le spectacle marcherait. Marion a réellement accompli un travail remarquable à tous les niveaux, logistiques comme artistiques. » Une équipe motivée, des danseurs au point, mais d’autres « détails » ont leur importance : la musique, les costumes et le décor. D’autres aventures à consolider avec le même souci d’exigence… « Ces aspects devaient être en parfaite connexion avec le dessin de Léon », précise Marion. « Le choix de la musique nous a pris du temps. Ce sont finalement certains morceaux de la Bande Originale du film <em>Microcosmos</em> que nous avons retenus. Les mélodies sont envoûtantes et évoquent à merveille le ‘petit monde’ qui se trouve à nos pieds, comme celui qui évolue dans les oeuvres… L’orchestre traditionnel est venu habiller avec originalité cette musique et donne l’impression d’un tout. Pour les décors, des parties des dessins de Léon ont été imprimées sur des cubes, de façon à pouvoir les changer facilement en fonction des scènes. Quant aux costumes, on a tenu à rester dans le noir et blanc de ses encres ». Mais tout y figure : les papillons, les <em>marara*</em>, les oiseaux, le soleil, la lune, les feuillages, les racines… La richesse de la nature est également représentée par une variété de costumes impressionnante de finesse et de créativité, tout comme l’ensemble de ce spectacle novateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Mylène Raveino, confidente de l’école Annie Fayn pour l’élaboration de <em>Moemoea </em></strong></p>
<p>Mylène a rencontré Léon Taerea il y a près de 27 ans, alors qu’il enseignait le dessin au Centre des Métiers d’Art. Immédiatement séduite par la sensibilité et le trait de l’artiste, ils vont travailler ensemble aux deux recueils de Léon, dont Mylène écrit avec pertinence et poésie les textes accompagnant les secrets des dessins. « Ce qui me fascinait chez Léon, c’est, d’une part, sa connaissance exceptionnelle de la nature, et d’autre part sa rigueur dans le détail. Cet observateur incroyable passait des heures en montagne à scruter la nature… Il dessinait un arbre, une feuille, un fruit jusqu’à pouvoir le reproduire d’instinct. » Lorsque Marion Fayn est venue lui parler de son projet de spectacle de danse, Mylène a trouvé l’idée géniale. « D’abord, je savais que Léon était partant pour cette aventure, ensuite, la qualité de tous les intervenants ne pouvait que servir admirablement ses œuvres et au-delà, leur donner corps dans une autre dimension ».</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Au Petit Théâtre de la Maison de la Culture</p>
<p>- Les 11, 12, 13, 18, 19, 20, 25, 26 et 27 mars, à 19h30 et 18h30 les dimanches</p>
<p>- Tarif : 3 000 Fcfp / 2 500 Fcfp pour les groupes à partir de 10 personnes et les CE / 2 000 Fcfp pour les jeunes et étudiants</p>
<p>- Renseignements au 544 544</p>
<p>+ d’infos : 544 544 – <a href="http://www.maisondelaculture.pf/">www.maisondelaculture.pf</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* <em>Marara </em>: poisson volant.</p>
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		<title>20 ans après…  Bobby, bien plus qu’un mythe</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 19:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bobby Holcomb n’est pas devenu « l’homme le plus populaire de Poynésie » en 1988 par hasard. La rétrospective qui s’ouvre le 8 février au Musée de Tahiti et des Îles met en lumière l’œuvre fascinante de ce métis, qui en 15 ans a produit plusieurs centaines d’œuvres inspirées par la mythologie et la culture polynésiennes. Peintre [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>Bobby Holcomb n’est pas devenu « l’homme le plus populaire de Poynésie » en 1988 par hasard. La rétrospective qui s’ouvre le 8 février au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/musee/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec musée">Musée</a> de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Îles</strong> <strong>met en lumière l’œuvre fascinante de ce métis, qui en 15 ans a produit plusieurs centaines d’œuvres inspirées par la mythologie et la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> polynésiennes. Peintre inspiré, chanteur énergique, visionnaire marginal et homme généreux, Bobby Holcomb est parti le 14 février 1991, à 44 ans seulement, des suites d’un cancer foudroyant. Hommage. </strong><strong></strong></p>
<p>Bobby Holcomb est, par essence, un homme du monde : noir américain et indien par son père, portugais, philippin et polynésien par sa mère, il est né le 25 septembre 1947 dans les ruines de Pearl Harbour. Très tôt, il part à la découverte du monde : les États-Unis, l’Inde, le Népal, la Grèce, la France et enfin la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> l’accueillent.</p>
<p>Dès son arrivée à Tahiti, en 1976, il s’installe à Huahine. Lui qui a côtoyé Salvador Dali, Franck Zappa, Quincy Jones, arpenté Hollywood, participé à la comédie musicale <em>Hair</em>, le voici désormais en <em>pareu</em> et pieds nus, une éternelle couronne de fleurs et feuillage sur la tête, enfin chez lui. Bobby a choisi Huahine en connaissance de cause &#8211; et plus particulièrement le village de Maeva, réputé pour avoir résisté à la colonisation française et être resté, plus qu’ailleurs, très imprégné de son histoire, de ses traditions. Maeva est un peu le village d’Astérix polynésien, la clé de voûte identitaire du Pays (Pouvana’a a O’opa y nait et Henri Hiro y finit ses jours).</p>
<p>La créativité de Bobby va pleinement s’épanouir pendant ses années en Polynésie, et son travail va appuyer et permettre une importante évolution de la culture locale.</p>
<p>Paradoxalement, Bobby était davantage connu pour sa chanson que pour son œuvre picturale. Elle n’en constitue pas moins un fonds rarissime : ce sont les seules illustrations de bien des légendes polynésiennes. Ses sujets, mythologiques ou historiques, l’équilibre de la construction frappent par leur perfection. On reste séduit par la chaleur des couleurs, la simplicité du support (papier kraft, papier de riz&#8230;), l’excès des formes, les sujets. L’image d’un univers équilibré et jeune transparaît. C’est aussi l’expression de son monde intime, car la peinture est pour lui un mode d’expression introspectif. La grandeur de son objectif attire l’attention : comme Gauguin et Segalen avant lui, il veut « montrer une autre façon de peindre la Polynésie. Une façon polynésienne. »</p>
<p>Personnage du paradoxe, homme médiatique et pourtant connu pour sa simplicité, renommé pour ses chansons mais vivant de sa peinture, Bobby aura profondément marqué les Polynésiens. Conscient de son rôle en Polynésie et de celui de l’artiste dans le monde, il disait qu’il s’agissait de « vivre avec dignité et d’intégrer l’Art à notre vie quotidienne. »</p>
<p><strong>Son œuvre</strong></p>
<p>Bobby a eu une formation artistique de chanteur et danseur. D’ailleurs, il fait partie du groupe les « Big Boys », fondé par Tarzan Amiot. Pourtant, c’est une révélation à Tahiti lorsque, en 1982, il donne un concert. Il renouvelle en profondeur les mélodies locales. On découvre ainsi le reggae à la polynésienne, des chansons en Tahitien sur des rythmes de jazz, de blues&#8230; Cela plaît tellement qu’en 1988, Bobby est élu « Homme de l’année » pour sa contribution à la communauté.</p>
<p>Peintre le matin, chanteur le soir, peintre pour manger, chanteur par générosité, Bobby a rapidement eu la réputation qu’il méritait, celle d’un homme talentueux et affable. Lui-même désintéressé, ses œuvres, qu’elles soient dessinées ou chantées, étaient recherchées car chargées de sincérité, mais aussi d’histoires et de messages.</p>
<p>Bobby prônait l’éducation par l’art, conscient de la relative inadaptation du système scolaire occidental plaqué en Polynésie… Il a enseigné aux enfants de Maeva les jeux, les techniques artisanales d’autrefois, ses chansons. Il se faisait un plaisir de rappeler leurs origines et les légendes au public nombreux qui l’entourait, à travers des contes. Il assistait aussi les archéologues dans leur travail sur les <em>marae</em> et les gardait, les honorait à sa façon, avec des couronnes, des chants et du <em>monoi</em>. Proche de la nature, respectueux des rythmes et coutumes polynésiens, Bobby a été un fervent défenseur de l’environnement. On se souvient bien sûr de ses chants, et de son engagement contre les essais nucléaires, la pollution à Papeete, mais aussi pour l’indépendance politique du Pays, combats qu’il menait avec ses amis Henri Hiro, Tea Hirshon, Coco Hotahota, Turo Raapoto, etc.. Il collait en douce des affiches anti-nucléaires la nuit sur les murs de la capitale, s’exposant à de grands risques en tant que citoyen américain devant demander son permis de séjour tous les deux ans !</p>
<p><strong>Les hommages</strong></p>
<p>Comme pour bien des artistes, le public ne s’est jamais autant intéressé aux œuvres de Bobby qu’après son décès, et dès lors, leur valeur augmente considérablement. Mai 1991, Manouche Lehartel, alors directrice du Musée de Tahiti et des Îles mais aussi sincère admiratrice de Bobby, lui rend hommage en organisant une rétrospective de ses peintures, disséminées ça et là chez des particuliers. 180 œuvres seront réunies pour l’occasion, permettant à la population de découvrir le sens et l’unité de la peinture de Bobby, entièrement consacrée à promouvoir nos racines. C’est un grand succès. Le public devra attendre plus d’une dizaine d’années avant de pouvoir retrouver une exposition Bobby, proposée en 2003 à la Maison de la Culture. Tableaux originaux, objets personnels et œuvres de ses amis y étaient dévoilés. Parallèlement, de nombreuses animations avaient été mises en place : concert, légendes, contes et projections rendaient un très bel hommage à l’artiste. Encore une grande réussite, qui prouve à quel point Bobby est toujours vivant dans le cœur des Polynésiens. Aujourd’hui, c’est pour honorer les 20 ans de sa disparition que le Musée de Tahiti et des Îles organise une nouvelle exposition. Elle rassemblera une centaine d’œuvres de Bobby, non visibles autrement et pour certaines inédites. Ses nombreux amis tiennent à raviver le souvenir encore très présent du remarquable Bobby. Car après cette rapide rétrospective, on ne peut plus qu’adopter pour lui les mots d’un ami de Jacques Brel lors de sa disparition : « il n’est pas mort, il repose simplement sur son île polynésienne qui l’avait adopté. » Mais la Polynésie n’a pas simplement adopté Bobby, Bobby appartient à la Polynésie.</p>
<p><strong>Rétrospective Bobby</strong></p>
<p>- Salle d’exposition temporaire du Musée de Tahiti et des Îles</p>
<p>- Du 8 février à fin avril</p>
<p>- Du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30</p>
<p>- Entrée : 600 Fcfp / gratuit pour les moins de 18 ans et les scolaires</p>
<p>+ d&#8217;infos : 54 84 35 &#8211; www.museetahiti.pf</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Bobby par ses proches : Dorothy et Sabrina Levy</strong></p>
<p>Originaire de Tahiti, Dorothy a grandi en Amérique. Lorsqu’elle revient à Tahiti adolescente, elle se sent ici chez elle plus qu’ailleurs. Engagée contre les essais nucléaires et pour la réhabilitation de la culture polynésienne, elle rencontre Bobby en 1976. Entre eux, c’est un véritable coup de foudre amical et spirituel. Ensemble, ils partent poursuivre leur rêve à Huahine, vivre en harmonie avec leurs convictions. Sabrina, la fille de Dorothy, a 10 ans. Tous les trois fondent une vraie famille. Sabrina va à l’école primaire, Dorothy prépare les repas familiaux, Bobby peint, fait découvrir le plaisir de la lecture, du théâtre et de la culture à sa fille <em>fa’a’amu</em>. « J’étais complètement amoureuse de sa créativité », avoue Dorothy. Quant à Sabrina, bien que très jeune, elle est fascinée par cet homme qui prend tellement soin d’elle et s’occupe de son éducation. « Il m’a donné le meilleur : des valeurs. Il m’a appris à ne pas devenir matérialiste ; d’ailleurs, dès qu’il voyait que je m’attachais à quelque chose (une bicyclette, un jouet), il le donnait ! Pour lui, la vraie richesse était dans cette façon de vivre librement, de prendre le temps de partager de bons moments avec des amis… » Mais bon, tout n’est pas rose non plus. Bobby n’était pas compris et apprécié de tous à Huahine, et pour cause : noir, avec des dreadlocks et homosexuel… Mais sa force était d’assumer avec simplicité ses différences sans en être complexé. « Il s’est mis à chanter pour faire briller mes yeux d’enfant, poursuit Sabrina, et ce sont des milliers d’autres enfants, petits et grands, qui ont été émerveillés par l’artiste au grand sourire. Il mettait en musique la culture, les paroles de ses chants étaient connues de tous. Aujourd’hui encore, il est la fierté de Huahine, mais sûrement aussi de la Polynésie. Je retiens de Bobby son humanisme, toutes les recettes de ses concerts étaient reversées à des associations pour contribuer au bien-être du peuple <em>ma’ohi</em> et en particulier aux enfants. Il pouvait donner plusieurs concerts par week-end pour aider les associations, et ce, aux quatre coins de nos archipels. Il a offert sa voix à toute la Polynésie. »</p>
<p>Bobby a véritablement « planté des graines de créativité dans ce pays », affirme Dorothy, qui met un point d’honneur à faire vivre la mémoire de cet homme qu’elle a bien connu de la façon la plus honnête qu’il soit. « C’est un minimum, à côté de ce qu’il a réalisé ! Bobby a bougé des montages, ses messages ont permis de faire évoluer les mentalités en mettant la culture et la simplicité en valeur. A nous de continuer à véhiculer ce message. »</p>
<p>Sabrina a suivi les enseignements de son père. Pour les perpétuer, de son nom d’artiste Sarahina, elle s’attache à son tour à mettre en lumière la beauté de la culture polynésienne avec philosophie*.<em> </em>« Je souhaite partager l&#8217;arbre de créativité qui a bien poussé depuis la petite graine que Bobby a semée dans mon coeur il y a plus de 30 ans, graine de créativité devenu arbre et dont beaucoup peuvent partager la sensibilité. »<em></em></p>
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