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	<title> &#187; Culture en Péril</title>
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		<title>Le Musée de Tahiti ferme le dimanche…</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 06:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà 36 ans que les visiteurs s&#8217;étaient habitués à profiter de leur repos dominical pour découvrir le Musée de Tahiti et des Iles. Mais depuis le 2 mai 2010, il faudra trouver une autre occupation : l’Etablissement est contraint de fermer ses portes le dimanche. Explications.
« Afin de ne pas grever le budget plus qu’il ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/33_hiroa/culture-en-peril.jpg" title="" class="shutterset_singlepic342"  rel="lightbox[2010]">
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</a>
<br />
<strong>Voilà 36 ans que les visiteurs s&#8217;étaient habitués à profiter de leur repos dominical pour découvrir le Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> et des Iles</strong><strong>. Mais depuis le 2 mai 2010, il faudra trouver une autre occupation : l’Etablissement est contraint de fermer ses portes le dimanche. Explications.</strong></p>
<p>« Afin de ne pas grever le budget plus qu’il ne l’est », explique le directeur Jean-Marc Pambrun, « et faute de possibilité d’embauche supplémentaire, nous avons décidé de ne plus ouvrir le Musée le dimanche. »</p>
<p>Cette application sans appel est effective depuis le 2 mai dernier.</p>
<p>Une décision qui n’est pas sans alerter le secteur culturel et touristique puisque le Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> était un des seuls établissements publics ouverts le dimanche, et ce depuis sa création en 1974.</p>
<p>« Nous ne voulons pénaliser personne mais malheureusement, il n’y avait pas le choix.  Le dimanche est le jour de l’année où le Musée faisait le moins de recettes. Il n’y a qu’en fermant ce jour-là que nous pouvons faire des économies ».</p>
<p>Ouverture exceptionnelle pour les touristes !</p>
<p>Jean-Marc Pambrun tient à rassurer les tours opérateurs : « Pour ceux qui nous en feront la demande, le Musée pourra exceptionnellement ouvrir le dimanche quelques heures, le temps que les touristes puissent le visiter. »</p>
<p>Quant au reste du public, vous êtes invités à venir faire un tour au Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30. Tama Pae, le nouvel agent d’accueil, se fera un plaisir de vous recevoir et, sur réservation, de vous guider à travers les collections d’objets ancestraux et rares, trésors de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> du peuple polynésien.</p>
<p>Pratique</p>
<p>- Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> et des îles – pointe Nu’uroa – PK 15 Punaauia</p>
<p>- Ouvert du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30</p>
<p>- Entrée : 600 Fcfp / gratuit pour les moins de 18 ans et les scolaires</p>
<p>- Visites guidées : sur réservation et à partir de 10 personnes</p>
<p>+ d&#8217;infos : 54 84 35 &#8211; www.museetahiti.pf</p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Les enfants sont l&#8217;espoir&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/05/les-enfants-sont-lespoir/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 23:41:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>

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		<description><![CDATA[La cantatrice internationale italienne Anna-Daniela Sestito, présente à Tahiti courant février à l’occasion du concours des Clés d’Or 2010, est une femme de coeur qui vibre pour de nobles causes. Après avoir rencontré les jeunes danseuses de &#8216;ori Tahiti au Conservatoire, c’est en tant qu’ambassadrice de l’UNICEF pour l’enfance qu’elle s’est adressée aux jeunes lauréats [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/309__320x240_lesenfantssontlespoir.jpg" alt="lesenfantssontlespoir" title="lesenfantssontlespoir" />
</a>
<br />
<strong>La cantatrice internationale italienne Anna-Daniela Sestito, présente à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> courant février à l’occasion du concours des Clés d’Or 2010, est une femme de coeur qui vibre pour de nobles causes. Après avoir rencontré les jeunes danseuses de &#8216;<em>ori</em> <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> au Conservatoire, c’est en tant qu’ambassadrice de l’UNICEF pour l’enfance qu’elle s’est adressée aux jeunes lauréats du concours, le jour de la St Valentin. Son message d’espoir rappelle et s’appuie sur la force du lien entre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> et musique pour faire face à la vie.</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Les enfants, c&#8217;est avec vous que je désire parler aujourd&#8217;hui, c&#8217;est à vous que je désire adresser mes remerciements les plus chaleureux et profonds&nbsp;&raquo;, a-t-elle commencé. &laquo;&nbsp;Encore une fois, vous avez été la preuve vivante de l&#8217;ouverture, de la joie, de l&#8217;intégration, de l&#8217;innocence, qu’hélas, nous les adultes avons perdu. Vous représentez, vous êtes l&#8217;espoir !&nbsp;&raquo; Et de poursuivre, émue : &laquo;&nbsp;Je vous ai vu jouer, je vous ai vu danser&#8230; quelle tendresse, quel enchantement ! Plusieurs fois pendant les jours du concours, je me suis retrouvée les larmes aux yeux, j&#8217;étais totalement emportée par votre sensibilité, par votre passion ; votre liberté d&#8217;esprit sortait de vos instruments comme une poudre féerique qui tombait du ciel étoilé pour diffuser sur terre grâce, délicatesse et surtout amour.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Apprendre la musique et au-delà</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Pour en revenir à la liberté ; vous savez, les enfants, la liberté est la fille de la connaissance, du savoir. La connaissance, l&#8217;esprit critique, la capacité de se poser toujours des questions, tout cela nous donne la liberté, la véritable liberté. Travaillez votre musique, travaillez vos devoirs de l&#8217;école, lisez le plus de livres que vous pouvez. Remplissez votre valise, cela sera votre trésor personnel, un trésor que personne ne pourra jamais vous enlever. Les choses matérielles passent, s&#8217;abiment : ce qui reste intact c&#8217;est ce qu&#8217;on a dans notre cœur. Si parfois il vous arrivera d&#8217;être malheureux, tristes, d&#8217;avoir le sentiment d&#8217;être abandonnés, de subir une action méchante, n&#8217;ayez pas peur : prenez votre instrument et commencez à jouer, fermez les yeux et mettez-vous à l&#8217;écoute de votre musique, de la beauté qui est dans votre cœur, vous retrouverez alors la paix, la joie, le sourire.</p>
<p>Je voudrais adresser une grande pensée à tous les enfants de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with polynésie">Polynésie</a> qui, pour différentes raisons ne sont pas là avec nous aujourd&#8217;hui. Soyez vous, les enfants, les ambassadeurs d&#8217;un message d&#8217;amour auprès d&#8217;eux.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Enfance, musique et <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> en péril ?</strong></p>
<p>Il faut un peu lire au-delà les mots&#8230; Disons qu&#8217;aujourd’hui, où des dangers écologiques, sociaux et économiques se conjuguent pour obscurcir grandement l’avenir de nos enfants, qui sont pourtant la promesse de demain, c’est bien dans les pratiques culturelles et artistiques vivantes que nous puiserons la force de résister et de trouver le chemin de nouvelles valeurs, aussi respectueuses que créatives. La musique est un langage universel qui rassemble les gens malgré des langues, des couleurs, et des traditions différentes, elle comble les divisions entre les générations et les cultures : sa prise en compte est un chemin essentiel pour consolider et donner du sens aux relations de l&#8217;enfant avec son environnement (culturel, social, familial&#8230;). Parce que l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> et la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> sont des moyens d&#8217;expression et de partage, la musique, entre autres, est un acte fondamental au devenir du jeune citoyen. On ne le rappellera jamais assez.</p>
<p><strong>ENCADRE </strong></p>
<p><strong>Ambassadeur de l&#8217;UNICEF : pour quoi faire ?</strong></p>
<p>Pourquoi demande-t-on à des chanteurs, des comédiens ou des athlètes de représenter l&#8217;UNICEF ? Et que peuvent nous apporter les vedettes ? Les ambassadeurs de l&#8217;UNICEF comme la chanteuse Anna-Daniela Sestito, mais aussi, pour ne citer que quelques illustres, le footballeur David Beckam ou l&#8217;acteur Jackie Chan se sont affirmés dans des domaines fort divers, mais ils ont tous en commun la volonté d&#8217;améliorer la vie des enfants du monde. Leur notoriété présente des avantages évidents pour l&#8217;UNICEF : les personnalités ne passent pas inaperçues, elles sont donc à même d&#8217;attirer l&#8217;attention du monde sur les besoins des enfants, tant dans leur propre pays que sur le terrain quand elles encadrent des projets. Elles peuvent s&#8217;adresser directement à ceux qui sont en mesure de faire bouger les choses pour plaider la cause des enfants.</p>
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		<item>
		<title>Le tapa, étoffe menacée</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/04/le-tapa-etoffe-menacee/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 19:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui en Polynésie française, on ne fabrique plus vraiment de tapa. Sauf à Fatu Iva, la plus isolée des îles Marquises, irréductible bastion de la résistance de cet art en péril ! A Tahiti, les héritiers et garants de ce savoir-faire comme Tutana Tetuanui, originaire de Fatu Iva et agent au département des Traditions au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/31_hiroa/cultureenperil.jpg" title="" class="shutterset_singlepic286"  rel="lightbox[1817]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/286__320x240_cultureenperil.jpg" alt="cultureenperil" title="cultureenperil" />
</a>
<br />
<strong>Aujourd&#8217;hui en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with polynésie">Polynésie</a> française, on ne fabrique plus vraiment de <em>tapa</em>. Sauf à Fatu Iva, la plus isolée des îles Marquises, irréductible bastion de la résistance de cet <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> en péril ! A <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a>, les héritiers et garants de ce savoir-faire comme Tutana Tetuanui, originaire de Fatu Iva et agent au département des Traditions au Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a>, tentent de le perdurer. </strong></p>
<p>Au premier regard, les <em>tapa</em> sont des sortes de grands buvards bruns, beiges ou blancs sur lesquels on aurait tracé ou imprimé une multitude de motifs, différents selon leurs origines : on en fabriquait dans tout le triangle polynésien, ainsi qu&#8217;en Mélanésie. Les uns sont doux comme de la peau de chamois ou transparents comme de la mousseline, d&#8217;autres brillants et solides comme du cuir glacé. Ce sont des masques, des <em>pareu</em> et des ceintures, des étoles, des coiffes et des linceuls, des couvertures ou des rideaux qui portaient en eux, comme des tatouages, les marques des grandes migrations, des histoires familiales. Produits d&#8217;un savoir-faire ancestral exclusivement féminin, les <em>tapa</em> étaient des objets complexes, des enveloppes, des liens, des parures et des « trésors » participant à l&#8217;équilibre du monde, des hommes et des dieux.</p>
<p><strong>Tapa versus tissu : un combat perdu</strong></p>
<p>Jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée des Occidentaux au 18ème siècle, les Polynésiens ne disposaient que de cette étoffe pour habiller aussi bien les hommes que les effigies des dieux, pour recevoir les nouveau-nés et servir de linceul aux morts, pour orner et séparer les espaces collectifs.</p>
<p>Après avoir subi l&#8217;influence européenne, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a>, puis progressivement le reste des îles polynésiennes, durent se résoudre à abandonner un certain nombre de techniques traditionnelles au profit de l&#8217;importation de marchandises européennes. Le <em>tapa</em> perdit ainsi sa raison d&#8217;être : la pression des missionnaires fut prépondérante en apportant de profondes modifications dans la mode vestimentaire, puis en supprimant les pratiques religieuses ancestrales auxquelles il était associé. Mais dans certaines îles plus isolées, notamment Fatu Iva, aux Marquises, la technique a survécu et l’étoffe est toujours fabriquée, même si elle est désormais dépourvue de ses fonctions sacrées. On l&#8217;utilise pour la confection de chapeaux, sacs à main, etc., et surtout pour la réalisation de panneaux où sont peints des motifs de tatouage marquisiens.</p>
<p><strong>Passeur de savoirs</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Chez moi à Fatu Iva, toutes les femmes fabriquent encore du <em>tapa</em>&laquo;&nbsp;, témoigne Tutana. &laquo;&nbsp;C&#8217;est est un travail quotidien, source de revenus pour notre île. J&#8217;ai moi-même appris là-bas, après avoir découvert par hasard une pierre à <em>tapa</em> très ancienne dans une vallée où vécurent mes parents. J&#8217;y ai vu un signe, et mon intérêt pour cet <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> n&#8217;a cessé de croître depuis. Mon objectif est de faire en sorte que qu&#8217;il ne s&#8217;éteigne pas. La technique que nous utilisons pour réaliser des <em>tapa</em> est toujours traditionnelle, même si certains éléments plus modernes viennent s&#8217;ajouter : on peut introduire de l&#8217;amidon par exemple, pour le durcir. C&#8217;est la fonction et l&#8217;esthétique des <em>tapa</em> qui ont changé. Aujourd&#8217;hui, la plupart des gens ne voient pas pourquoi ils apprendraient à en fabriquer  puisqu&#8217;il est inutile dans leur quotidien. Moi, je crois que nous ne devons pas oublier ce savoir traditionnel, et continuer à le transmettre aux jeunes générations. C&#8217;est pourquoi, au Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a>, nous intervenons auprès des scolaires pour leur proposer des démonstrations des différents savoir-faire : <em>tapa</em>, teinture, tressage, cuisine, etc.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Par ses travaux, le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> travaille en effet à sensibiliser la population à l&#8217;importance de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> traditionnelle en tant qu&#8217;élément d&#8217;identité culturelle, et de la nécessité de préserver cette dernière.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Comment fabrique-t-on le tapa ?</strong></p>
<p>Par Tutana Tetuanui</p>
<p>&laquo;&nbsp;Tout dépend de la taille et de l&#8217;utilisation du <em>tapa</em> que l&#8217;on prévoit. En fonction de ces critères, on choisit l&#8217;espèce d&#8217;arbre, puis la quantité nécessaire.</p>
<p>1. Déjà, il faut avoir planté des mûriers, des <em>uru</em> ou des banyans</p>
<p>2. Quand les arbres sont prêts, les hommes font la cueillette des branches</p>
<p>3. On commence par gratter l&#8217;écorce extérieure</p>
<p>3. Ensuite, on procède à une entaille  pour séparer l&#8217;écorce de la branche</p>
<p>4. Il faut battre l&#8217;écorce avec un <em>tutua</em> ou un <em>kiva</em>* pendant plusieurs heures : plus on veut que le <em>tapa</em> soit souple et fin, plus il faut le battre</p>
<p>5. Nettoyage à l&#8217;eau claire, essorage et séchage</p>
<p>6. Teinture et dessin des motifs&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Les arbres à <em>tapa</em></strong></p>
<p>- <em>Aute</em> ou mûrier à papier : tapa fin et blanc</p>
<p>- <em>Uru</em> ou arbre à pain : tapa épais, rêche et blanc</p>
<p>- <em>Ora</em> ou banyan : <em>tapa</em> épais, doux et brun clair</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pour la couleur</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;La couleur du <em>tapa</em> dépend de l&#8217;arbre utilisé et du mode de séchage.</p>
<p>Pour obtenir un <em>tapa</em> blanc, on le laisse sécher au soleil. Pour lui laisser une couleur brune, on le fait sécher à l&#8217;ombre, dans un lieu ventilé.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Les outils </strong></p>
<p>- Billot en bois (<em>tutua</em>) ou en pierre (<em>kiva</em>), de forme quadrangulaire, pour poser l&#8217;écorce</p>
<p>- Maillet en bois : <em>i&#8217;i</em>, pour battre l&#8217;écorce</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Chant des <em>opu-nui</em>, les gardiens du <em>marae</em> royal pendant la manipulation des rouleaux de <em>tapa</em> sacré.</p>
<p>Extrait de <em><a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> aux temps ancien</em>s, Teuira Henry, p. 159</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ô rouleau (d&#8217;étoffe), ô immense rouleau</p>
<p>Qui vient avec le son de son maillet !</p>
<p>C&#8217;est pour soigner, pour donner repos, repos</p>
<p>Pour donner comme enveloppe</p>
<p>Pour parfum dans le pays de</p>
<p>Ro&#8217;o le chanteur prieur</p>
<p>Pour laisser les dieux aller et venir</p>
<p>Presque subjugé, subjugé</p>
<p>Vaincu je suis !&nbsp;&raquo;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>« La culture est ce qui est le moins financé en Océanie »</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/03/%c2%ab-la-culture-est-ce-qui-est-le-moins-finance-en-oceanie-%c2%bb/</link>
		<comments>http://www.hiroa.pf/2010/03/%c2%ab-la-culture-est-ce-qui-est-le-moins-finance-en-oceanie-%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 06:50:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>

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		<description><![CDATA[Elise Huffer, Conseillère en développement humain aux affaires culturelles de la Communauté du Pacifique Sud (CPS), était de passage à Tahiti pour le FIFO, où elle faisait partie du jury. L’occasion pour nous de lui demander un petit bilan de la santé culturelle océanienne. Interview. 
Peut-on parler d’« une » culture du Pacifique ?
Oui et non. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Elise Huffer, Conseillère en développement humain aux affaires culturelles de la Communauté du Pacifique Sud (CPS), était de passage à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> pour le FIFO, où elle faisait partie du jury. L’occasion pour nous de lui demander un petit bilan de la santé culturelle océanienne. Interview. </strong></p>
<p><strong>Peut-on parler d’« une » <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> du Pacifique ?</strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa30_mars2010/800_h30_cultureenperil03.jpg" title="" class="shutterset_singlepic265"  rel="lightbox[1738]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/265__320x240_800_h30_cultureenperil03.jpg" alt="800_h30_cultureenperil03" title="800_h30_cultureenperil03" />
</a>
<br />
Oui et non. Il y a une telle diversité dans cette région, tant au niveau des traditions, des environnements que des langues qui y sont parlées. En revanche, il est vrai qu’il y a des points communs entre de nombreux pays du Pacifique : des valeurs, des pratiques, des conceptions du monde. Par exemple, l’approche qui concerne la protection des savoirs traditionnels préoccupe tous les peuples océaniens et se retrouve dans toute la région : le protocole vis-à-vis de ce que l’on a le droit ou non de dire, le fait qu’ils n’appartiennent pas à tout le monde, etc. D’ailleurs, la CPS a élaboré une loi type sur  la préservation de ces savoirs élargie à tout le Pacifique, adoptée par l’ensemble des ministères de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> des 22 pays et territoires membres en 2002 (voir <a href="http://www.cps.int/fr">www.cps.int/fr</a>).</p>
<p><strong>Selon ton expérience, quelles sont les régions les plus préservées en terme de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> ?</strong></p>
<p>Je n’emploierais pas le mot « préservation », car par définition, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> bouge. Si, par « préservation », on entend les lieux les moins influencés par la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> occidentale, je citerais le Vanuatu, la Papouasie, les Salomon, où une forte population rurale subsiste.  Ceci dit, même dans ces pays, les communautés n’ont pas toujours les moyens de faire de la préservation. Je pense par exemple à un projet qui nous a été soumis à la CPS, concernant les maisons traditionnelles à ossements aux Salomon : la population s’est considérablement accrue à certains endroits et par conséquent, elle n’a plus toujours accès aux palmiers adéquats pour fabriquer les toits de ces maisons, les obligeant à les délaisser malgré leur importance cérémonielle. Donc, quelque part, les îles Salomon sont « préservées », mais dans quel sens ? Qui décide de préserver quoi ? Il est sûr que certains pays, Rarotonga par exemple, où les habitants possèdent des passeports néo-zélandais, ont plus d’influences et d’échanges avec l’extérieur que d’autres. Mais ils ont aussi plus de moyens pour faire de la préservation.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Et les plus en péril ?</strong></p>
<p>Les lieux où les traditions et les constructions vont disparaître sans rien pouvoir faire… Le changement climatique qui guette certaines îles est inquiétant (Tuvalu par exemple). Ce sont des villages et des modes de vie tout en entier qui vont devoir être déplacés. Qu’est-ce que la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> de ces îles bientôt submergées va devenir ? D’un autre côté, il faut se souvenir que les peuples du Pacifique ont toujours bougé, notamment en raison de catastrophes naturelles et ont partout réinventé leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> pour s’adapter à de nouvelles conditions. Mais je crois que, davantage que les lieux, ce sont les langues les plus en péril. Quand on perd une langue, on perd du même coup les valeurs, les conceptions du monde et la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> qui vont avec. Elles doivent être enseignées à l’école, mais malheureusement, ce n’est pas souvent le cas. Certaines sociétés ne prennent pas suffisamment en compte l’importance des cultures locales, créant des situations très graves, avec des jeunes qui n’ont ni vraiment accès à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> occidentale, pourtant enseignée, ni à leur propre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>. Il faut faire un grand travail pour les sauvegarder, les transmettre et les faire vivre. Particulièrement dans les écoles, puisque c’est là que les jeunes passent le plus de temps.</p>
<p><strong>Globalement, comment se porte le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">patrimoine</a> culturel océanien en 2010 ?</strong></p>
<p>Bien, là où les gens pratiquent leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> au quotidien. Mais pour l’instant, nous sommes encore très mal organisés dans la région : la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> est ce qui est le moins financé. L’argent ne fait pas tout, mais sans lui, on ne peut pas préserver et valoriser la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>.</p>
<p><strong>Donc il manque de l’argent à la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> pour rayonner davantage ?</strong></p>
<p>Et bien, oui, l’argent est indispensable. Dans les pays où la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> est soutenue, elle vit car les gens la pratiquent. Bien qu’en Océanie la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> ne soit pas « consommée », comme dans les pays occidentaux, mais vécue, cela ne suffit pas à son épanouissement. On en est encore au stade où l’on doit prouver que la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> est un moteur de développement économique et social… Les indicateurs culturels occidentaux ne veulent pas dire grand chose : on ne calcule pas l’impact de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> en fonction du nombre d’entrées au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/cinema/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with cinéma">cinéma</a> ou au théâtre, du nombre de livres vendus. Les retombées culturelles n’étant pas mesurées en Océanie, elles sont invisibles aux yeux des décideurs financiers. Si bien qu’on ne s’en occupe pratiquement pas dans de nombreux pays.</p>
<p><strong>Pourquoi la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> semble taboue, presque intouchable en Océanie ?</strong></p>
<p>La <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> a toujours été vécue, elle appartient aux gens. Les gouvernements ont peur d’y toucher, de la dénaturer. Or, ce n’est pas parce que l’on promeut la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> qu’on la transforme en simple outil de consommation. À la population de leur donner des idées et des outils, sans nuire aux communautés et à leur représentation de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>. Les relations communautés – gouvernements sont particulièrement délicates dans certaines régions de l’Océanie car traditionnellement il n’y a pas cette séparation : les habitants des villages faisaient tout ensemble. Aux Samoa, par exemple, les villages restent très puissants par rapport au gouvernement central.</p>
<p><strong>Ton sentiment sur la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> polynésienne en 2010 ?</strong></p>
<p>Je me réfère au compte-rendu des Etats généraux. La <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with polynésie">Polynésie</a> est dynamique en terme d’expression culturelle, mais la question est : comment veut-on être dans 10 ans ? Comment intégrer le mode de vie contemporain ? Il faut répondre à ces enjeux dès maintenant par le biais d’une politique culturelle. A la CPS, nous avons un exercice qui s’appelle la stratégie conjointe, menée en collaboration avec les pays membres. Dns le domaine culturel, il s’agit d’accompagner une stratégie culturelle avec la  <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with polynésie">Polynésie</a> sur 4 ou 5 ans.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le Secrétariat de la Communauté du Pacifique (CPS) : qu’est-ce que c’est ?</strong></p>
<p>Organisation internationale fondée en 1947, la  CPS mène, en partenariat avec ses États et territoires membres, d&#8217;autres organisations et des bailleurs de fonds, des actions prioritaires en faveur du développement technique de ses membres. La CPS œuvre dans un large éventail de secteurs dont l&#8217;exploitation des ressources naturelles (agriculture et pêche, par exemple) et des programmes socioéconomiques (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>, santé, statistique, condition féminine et jeunesse). La mission du Secrétariat consiste à aider les Océaniens à prendre et à mettre en œuvre des décisions en connaissance de cause au sujet de leur avenir.</p>
<p>Pour connaître les états et territoires membres de la CPS : http://www.spc.int/corp/</p>
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		<title>Mission : l’avenir du patrimoine de Raivavae</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 20:20:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En décembre dernier, une équipe du Service de la Culture et du Patrimoine s’est rendue à Raivavae, dans l’archipel des Australes, afin d’avancer sur le Plan de Sauvegarde du Patrimoine polynésien initié en 2006, dont Hiro’a vous a parlé à de nombreuses reprises. Retour sur cette mission et ses issues, très favorables pour l’avenir du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa29_fev2010/800cultureenperil5.jpg" title="OLYMPUS DIGITAL CAMERA" class="shutterset_singlepic243"  rel="lightbox[1644]">
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</a>
<br />
<strong>En décembre dernier, une équipe du </strong><strong>Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> et du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">Patrimoine</a> s’est rendue à Raivavae, dans l’archipel des Australes, afin d’avancer sur le Plan de Sauvegarde du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">Patrimoine</a> polynésien initié en 2006, dont Hiro’a vous a parlé à de nombreuses reprises. Retour sur cette mission et ses issues, très favorables pour l’avenir du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">patrimoine</a> de l’île.</strong></p>
<p>Teddy Tehei, chef du Service, s’est déplacé à Raivavae accompagné de trois de ses collaborateurs : Raymond Graffe (archéologie), Edmée Hopuu (ethnologie et traditions orales) ainsi que Matahi Chave (développement culturel). L’objectif était de mettre en place un programme de restauration et de valorisation de certains <em>marae</em> de l’île, à la demande de l’association Taurana, présidée par Jimmy Opeta et qui regroupe la communauté de Raivavae résidant à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a>.</p>
<p><strong>Un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">patrimoine</a> d’une grande richesse </strong></p>
<p>A ce jour, plus de 600 structures (<em>marae</em>, structures d’habitations etc.) ont été inventorié à Raivavae. S’il est impossible pour le moment pour le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> de restaurer tous les sites de l’île, il est néanmoins envisageable d’en sauvegarder quelques-uns, parmi les sites classés en priorité. Pour mémoire, 16 <em>marae</em> de Raivavae ont été classés*.</p>
<p>Aussi, en collaboration avec l’association Taurana, l’équipe du Service a identifié trois <em>marae</em> classés à restaurer et à valoriser : le <em>marae</em> Te Mahara et le <em>marae</em> Atorani, classés en 1952 ainsi que le <em>marae</em> Pomavao (ou Pomoavao), classé en 1936.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un travail d’équipe</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Pour mener à bien cette mission d’envergure, le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> compte mettre en place un partenariat actif avec la population de Raivavae. « En effet, il nous faut le concours de la population, explique Matahi Chave, et surtout l’aval des propriétaires terriens des emprises foncières sur lesquelles se trouvent ces <em>marae</em>. Notre ambition est de mettre en place un programme qui va permettre d’engager des travaux de restauration et de mettre en valeur ces sites, et ce travail doit se faire en collaboration avec la population ». Il s’agit donc pour le Service de travailler avec toutes les bonnes volontés de l’île, à commencer par la commune, le milieu associatif, les entreprises de l’île peut-être, ainsi que les administrations qui se trouvent sur Raivavae telles que le Service de l’Equipement et le Service de l’Agriculture.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Un état des lieux contrasté… </strong></p>
<p>Un constat s’impose : les sites de Raivavae se trouvent dans des états très différents. Si certains sont totalement bouleversés avec de grandes difficultés pour les restaurer, d’autres ont été relativement bien conservés, d’autres enfin ont déjà été restaurés par le Service il y a quelques années* ; pour ces derniers cas, la valorisation sera beaucoup plus aisée à mettre en œuvre.</p>
<p><strong>Plan d’action</strong></p>
<p>Outre la restauration des sites, le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> devra mettre en place des périmètres de sécurité, avec parfois des élagages, voire des abattages d’arbres en cas de nécessité, etc. « Ce plan d’action ne peut se faire qu’avec l’accord des propriétaires terriens et c’est un travail patient de recherches documentaires et de communication que l’on doit entamer à présent, affirme Matahi Chave. Il faut identifier et établir une relation avec les propriétaires, afin que ces personnes participent au travail de restauration des <em>marae</em> de l’île. Car le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">patrimoine</a> de Raivavae leur appartient avant tout ! »</p>
<p>* Par l’arrêté n° 1156 a.a du 03 septembre 1952 (JOPF du 15 septembre 1952, p. 402, portant classement en vue de leur protection de monuments des îles Australes).</p>
<p>* Mission Marchesi en 2004, avec l’association Raimoana no Raivavae. Les <em>marae</em> Puapuatiare, Mauna Oto et Pomaovao (ou Pamavao) avaient fait l&#8217;objet d&#8217;une restauration (parfois partielle) lors de cette mission.</p>
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		<title>Le secteur culturel face à la crise</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/01/le-secteur-culturel-face-a-la-crise/</link>
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		<pubDate>Mon, 11 Jan 2010 23:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le secteur culturel polynésien emploie et fait vivre des milliers de personnes. Musique, danse, art, artisanat et sculpture, apprentissage, patrimoine, archéologie, etc… Bien plus qu’une image, la culture est la vraie richesse de la Polynésie, son ciment même. Pourtant, ce secteur est à son tour rattrapé par les effets d’une houle bien particulière : la crise. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le secteur culturel polynésien emploie et fait vivre des milliers de personnes. Musique, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a>, artisanat et sculpture, apprentissage, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">patrimoine</a>, archéologie, etc… Bien plus qu’une image, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> est la vraie richesse de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with polynésie">Polynésie</a>, son ciment même. Pourtant, ce secteur est à son tour rattrapé par les effets d’une houle bien particulière : la crise. Les restrictions budgétaires générales frappent les établissements et services culturels pour 2010. Des questions se posent sur le maintien, en l’état, du champ des activités culturelles… Mais tous les responsables de ces structures, des passionnés, restent solidaires, déterminés, unis face à cette crise sans précédent, dans l’objectif de continuer à faire vivre la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>. </strong></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa27_dec2009/80027culturenperil.jpg" title="" class="shutterset_singlepic221"  rel="lightbox[1551]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/221__320x240_80027culturenperil.jpg" alt="80027culturenperil" title="80027culturenperil" />
</a>
<br />
La synthèse des Etats Généraux, qui avait voulu replacer la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> au centre du développement du Pays, avait par ailleurs dressé un bilan alarmiste, mais non moins réaliste, du secteur culturel polynésien.</p>
<p>« Malgré des retombées économiques et des avantages qui vont au-delà de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> par le renforcement du lien social qu’elle opère, les pouvoirs publics ne semblent pas avoir pris la mesure de l’intérêt à soutenir la sphère culturelle », peut-on lire. « Le poids du soutien du Pays à la sphère culturelle est en baisse constante depuis 2004. Il représente 0,7 % du budget du Pays en 2009 contre 1 % en 2003, soit 1 159 498 274 F CFP répartis sur 12 institutions culturelles. Les charges de personnel ayant de leur côté augmenté sur la période, les dépenses consacrées aux actions culturelles ont diminué et les comptes des établissements ont été obérés*. Pourtant, la demande des usagers s’est accrue de façon exponentielle, puisque 475 000 personnes fréquentent ces établissements en 2008 contre 310 000 personnes en 2004. Le montant des subventions exceptionnelles attribuées aux établissements, services et associations au titre de l’action culturelle a aussi diminué de 32,4 % entre 2001 et 2008, dans tous les domaines éligibles : fouilles archéologiques, études, publications, création artistique et littéraire, animations, festivals, salons, promotion des langues…. »*</p>
<p><strong>Entre incertitudes et motivations</strong></p>
<p>D’où un paradoxe : reconnue d’utilité plus que générale, la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> polynésienne s’apprête-t-elle à une longue, pénible et dangereuse traversée du désert, alors qu’elle est, au contraire, appelée à  montrer la voie ?</p>
<p>Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la  Maison de la  <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a>, fait un constat amer, même si on connaît sa volonté inébranlable à mener à bien les missions qui lui sont confiées : « on nous demande toujours de faire plus avec moins. La  Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a> est l’établissement qui a subi le plus de restrictions budgétaires par rapport à l’ensemble du secteur culturel. La raison ? Nous avons bien travaillé et généré des recettes ! La fréquentation est passée de 40 000 à 160 000 visiteurs entre 2002 et 2006. La conclusion est-elle qu’il vaut mieux ne rien faire ? Le mérite dans l’administration n’est pas reconnu. J’éprouve d’ailleurs une grande lassitude et pourrais même envisager de partir dans un secteur capable de s’épanouir, si la situation venait à perdurer ».</p>
<p>« L’atteinte à l’accès de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> – des cultures &#8211; serait d’une gravité, d’un préjudice incalculable pour la population », analyse Frédéric Cibard, attaché de direction et chargé de communication du Conservatoire. « C’est impensable. Le secteur culturel est celui qui porte, qui forge, qui soutient l’image, l’âme des identités polynésiennes. Il doit être protégé en conséquence, comme une terre sacrée. Bien sûr la crise est là, chacun doit être solidaire, se remettre en cause. Dans le privé les gens souffrent. Dans le secteur culturel, plus en lien avec la population, on le comprend d’ailleurs très bien, et peut-être mieux qu’ailleurs car cela fait longtemps que l’on a intégré le rôle social de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>, qui est une réelle chance d’insertion. Ceci dit, nous défendrons fermement nos missions. Mais dans le contexte, sauvegarder nos activités serait déjà une belle victoire. Et il faudra faire preuve d’imagination également. Enfin, pour le Conservatoire, il faudra défendre un égal accès à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> traditionnel et à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> classique, afin que ces deux arts, qui grandissent ensemble depuis 30 ans, se renforcent et se nourrissent l’un de l’autre, comme deux jumeaux. »</p>
<p>Pour Viri Taimana, Directeur du Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a>, « la force de ce pays, c’est sa <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>. Elle fait de nous ce que nous sommes. Les touristes, les visiteurs qui arrivent ici viennent à notre rencontre, pas à celle des cocotiers ! C’est donc bien elle que nous devons valoriser. Avec le peu de moyens dont nous disposons – moins 19,6% en 2010 – nous allons tout de même essayer d’offrir de l’animation. Des expos, des concerts, des parcours artistiques insolites… Il n’y a qu’ainsi que nous surmonterons la crise. »</p>
<p>Julien Mai, Directeur de Heiva Nui, pense pour sa part que nous arrivons à un tournant de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a>. Il est vrai que le secteur culturel connaît une crise budgétaire importante. Paradoxalement, les activités culturelles ne sont pas en crise ! Il n’y a qu’à regarder du côté de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> traditionnelle : le nombre d’inscriptions au Heiva augmente chaque année, le nombre d’écoles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> s’accroît lui aussi… On a pourtant l’impression qu’il faut repartir à zéro… Les grands noms s’en vont progressivement, et les jeunes d’aujourd’hui seront les références de demain. Peut-être qu’il est temps de se réorganiser, de jeter de nouvelles bases pour avancer, en conservant le socle. Sans la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a>, le Pays serait une coquille vide. Je crois que ce qui « pêche », c’est le manque de moyen pour la création d’animations, d’évènements. Lorsqu’il s’agit d’accueillir une manifestation, différents établissements sont sollicités, agissant ça et là en fonction de leurs compétences, de leurs budgets. Ne faudrait-il pas centraliser tout ce travail, plutôt que de tâtonner chacun avec son GPS ? Pour avancer harmonieusement, nous avons besoin d’une référence. Il manque un centre culturel, à la manière de centre Tjibaou de Nouméa, pour rassembler matériellement les efforts de chacun. »</p>
<p><em>* Signifie « ruinés »</em></p>
<p><em>* Pour lire la synthèse dans son intégralité : http://www.etatsgeneraux.pf/spip.php?page=article&amp;id_article=121</em></p>
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		<title>Vous avez dit théâtre polynésien ?</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 02:22:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout comme il y a un théâtre français, américain ou russe, il y a de la place pour un théâtre polynésien contemporain, des pièces dont l’écriture et la mise en scène font écho aux références et au vécu polynésiens et qui véhiculent des valeurs partagées. Rappelons d’ailleurs qu’autrefois, il y avait en Polynésie une vraie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa26_nov2009/80026cultureenperileitaiadvd.jpg" title="" class="shutterset_singlepic195"  rel="lightbox[1431]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/195__320x240_80026cultureenperileitaiadvd.jpg" alt="80026cultureenperileitaiadvd" title="80026cultureenperileitaiadvd" />
</a>
<br />
Tout comme il y a un théâtre français, américain ou russe, il y a de la place pour un théâtre polynésien contemporain, des pièces dont l’écriture et la mise en scène font écho aux références et au vécu polynésiens et qui véhiculent des valeurs partagées. Rappelons d’ailleurs qu’autrefois, il y avait en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with polynésie">Polynésie</a> une vraie <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">culture</a> du jeu théâtral et de la mise en scène avec les <em>Ario’i</em>. Animé par des musiciens, des danseurs et des comédiens ambulants, ce genre plus traditionnel a été remis au goût du jour par le <em>pupu ario’i,</em> qui a excellé dans les années 80, avec, notamment, les nombreux spectacles montés par Coco Hotahota à la  Maison de la culture : <em>Poro’i</em>, <em>Ta’aroa</em>, <em>Ruahatu</em>, et bien d’autres.</p>
<p><strong>Quelques pièces polynésiennes :</strong></p>
<p>Années 1970-80</p>
<p>- <em>Ariipaea-Vahine</em>, de Henri Hiro</p>
<p>- <em>Marae</em>, de Henri Hiro</p>
<p>- <em>Le Rhinocéros,</em> de Ionesco, traduit et adapté en tahitien par Henri Hiro</p>
<p><em>- Mama Roro, Papa Penu</em>, de Maco Tevane</p>
<p>Années 1990</p>
<p>- <em>Maru Pototo</em>, de John Marai</p>
<p>- <em>Eita ia</em>, <em>le refus</em>, de John Marai</p>
<p>- <em>Te manu Tane</em> (adaptation du <em>Bourgeois Gentilhomme</em> de Molière), par John Marai</p>
<p>Années 2000</p>
<p>- <em>La légende des jumeaux de Tipaerui</em>, de Tiare Bonnet, adaptée au théâtre par Tiare Bonnet et Jean-Marc Pambrun</p>
<p><em>- Matari’i,</em> de Valérie Gobrait</p>
<p>- <em>La nuit des bouches bleues</em>, de Jean-Marc Pambrun</p>
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		<title>Quid du théâtre polynésien</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 02:08:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À quand un théâtre polynésien régulier, productif et valorisé ? Ce cri du cœur nous a été confié par Jean-Marc Pambrun, auteur aussi prolifique que talentueux, qui aimerait bien voir des pièces locales plus souvent ! Et nous aussi !
« Depuis quelques années, on a le sentiment qu’il n’y a plus de théâtre polynésien, se désole Jean-Marc Pambrun. Par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/194__320x240_26cultureenperil01.jpg" alt="26cultureenperil01" title="26cultureenperil01" />
</a>
À quand un théâtre polynésien régulier, productif et valorisé ? Ce cri du cœur nous a été confié par Jean-Marc Pambrun, auteur aussi prolifique que talentueux, qui aimerait bien voir des pièces locales plus souvent ! Et nous aussi !</strong></p>
<p>« Depuis quelques années, on a le sentiment qu’il n’y a plus de théâtre polynésien, se désole Jean-Marc Pambrun. Par théâtre polynésien, j’entends des productions de pièces écrites par des Polynésiens, qu’elles soient en <em>reo maoh’i</em> ou en français. Pourtant, il fut une époque où le théâtre, en tahitien notamment, avait acquis ses lettres de noblesse dans les années 1980, grâce à l’implication et aux talents de personnalités telles que Maco Tevane, Henri Hiro ou John Marai. Depuis, on peut dire qu’il ne se passe plus grand-chose de ce côté-là, alors qu’il existe des auteurs locaux qui ont des choses à dire, à montrer et à jouer ! » Valérie Gobrait, Jean-Marc Pambrun, Patrick Amaru, autant de plumes polynésiennes aiguisée, engagées et perspicace.</p>
<p><strong>Pas de politique d’encouragement </strong></p>
<p>Si beaucoup d’écrivains locaux sont en effet sollicités pour écrire pour les spectacles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a>, pourquoi pas pour le théâtre ? «  Parce qu’il n’y a pas réellement de politique d’encouragement à l’écriture et à la création des pièces de théâtre polynésiennes, estime Jean-Marc Pambrun. Ce genre artistique est minoré pour ne pas dire ignoré. On donne la part belle aux spectacles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> et aux pièces importées, mais pas à la création théâtrale locale. Alors que le potentiel existe et ne demande qu’à pouvoir s’exprimer : il lui manque juste un peu plus de soutien de la part des ministères de la  <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with culture">Culture</a>. Le théâtre est un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> que la population apprécie, mais à condition de pouvoir lui offrir des prestations de qualité, c’est-à-dire avec un minimum d’organisation et de promotion. Autrefois, dans les années 1980 donc, il y avait un monde fou aux soirées théâtre en langues ! Avec un peu de volonté, nous pourrions sans aucun doute raviver cette flamme. A condition aussi de régler le problème des salles : il y en a peu, et le manque de disponibilité des lieux adaptés est problématique. Cela devient donc une question de priorité : si on veut favoriser la création polynésienne, il faut lui faire de la place. Le théâtre local a besoin d’être encouragé pour exister, car, au même titre que la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a>, le chant ou la musique, c’est un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> vivant, qui constitue l&#8217;une des expressions les plus importantes tant de la vie culturelle que du développement démocratique de notre société. »</p>
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		<title>La mémoire des films</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 20:28:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Témoignage d&#8217;une époque, expression d&#8217;une vision personnelle, reflet de la réalité ou du rêve, un film est une parcelle de notre mémoire collective, dont l’équipe de l’ICA est devenu l’un des précieux gardiens. Zoom sur cette activité aussi complexe que nécessaire. 
« En Polynésie, amateurs ou professionnels tournent des images depuis les années 1930, explique Marc [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Témoignage d&#8217;une époque, expression d&#8217;une vision personnelle, reflet de la réalité ou du rêve, un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with film">film</a> est une parcelle de notre mémoire collective, dont l’équipe de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with ICA">ICA</a> est devenu l’un des précieux gardiens. Zoom sur cette activité aussi complexe que nécessaire. </em></p>

<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa25_oct2009/800-25-culture-en-peril-01-01.jpg" title="" class="shutterset_singlepic148"  rel="lightbox[1144]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/148__320x240_800-25-culture-en-peril-01-01.jpg" alt="800-25-culture-en-peril-01-01" title="800-25-culture-en-peril-01-01" />
</a>
« En <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with polynésie">Polynésie</a>, amateurs ou professionnels tournent des images depuis les années 1930, explique Marc E. Louvat, responsable des fonds audiovisuels à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with ICA">ICA</a>. A l’époque et jusqu’en 1985, le principal support utilisé était le film : 16 mm, 8 mm, et Super 8 (le 35 mm étant réservé aux longs métrages). Notre fonds provient en majeure partie de dons de particuliers ou d’institutions locales et étrangères. Nous menons également de nombreuses recherches afin de retrouver des films sur la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with polynésie">Polynésie</a>, disséminés aux quatre coins du monde. »</p>
<p style="clear: left; padding-top: 10px"><strong>Un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> fragile</strong></p>
<p>Outre le fait que la quasi-totalité d’entre nous ne puisse plus visionner les bobines de films faute de matériel, le principal soucis de ce type de support est sa dégradation dans le temps. La durée de vie moyenne des pellicules est d’environ 40 ans. Usure du temps, vieillissement, moisissures dues à l&#8217;humidité, syndrome du vinaigre (lorsque les produits chimiques tournent), décoloration de la pellicule, les films ont la vie dure ! Et encore plus que l’altération naturelle, la destruction volontaire et celle liée à des catastrophes naturelles (incendies, inondations) ont été la première cause de la destruction d’une partie de ce <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">patrimoine</a> cinématographique ; et avec elle, des pages entières de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a>, de notre mémoire. Mais si ces disparitions sont irréversibles, les vieilles bobines conservées peuvent quant à elles retrouver une seconde jeunesse, ou presque !</p>
<p><div id="attachment_1233" class="wp-caption alignright" style="width: 210px"><img class="size-full wp-image-1233" title="200 25 CULTURE EN PERIL 01 02" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/uploads/2009/11/200-25-CULTURE-EN-PERIL-01-02.jpg" alt="Livraison d'un fonds privé en mauvais état de conservation" width="200" height="150" /><p class="wp-caption-text">Livraison d&#39;un fonds privé en mauvais état de conservation</p></div>
<p><strong>Comment conserve-t-on un film ? </strong></p>
<p>« je n’ai pas trouvé le guillemet de fin ? On commence toujours par faire une expertise du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with film">film</a>, regarder ses perforations, la souplesse du support, vérifier ses collures. Angelo Oliver, qui se charge de ce travail à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with ICA">ICA</a> passe énormément de temps sur les bobines. Malheureusement, il n’est pas toujours possible de les restaurer, certaines sont en trop mauvais état. C’est une grande déception d’avoir devant soi ces mètres de bobines, avec toutes les promesses d’images qu’elles comprennent, et de ne rien pouvoir en faire… Heureusement, il y a beaucoup de films à sauver. La première étape consiste donc à vérifier les collures des films, réparer les perforations déchirées, sécher et nettoyer le tout. Ensuite, nous procédons à une captation numérique du film : le télé<a href="http://www.hiroa.pf/tag/cinema/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with cinéma">cinéma</a>. A partir de cette numérisation, nous synchronisons le son (en cas de double-bande), nous corrigeons les plans surexposés, la colorimétrie, enlevons les amorces et les plans illisibles.</p>
<p>Et enfin, nous pouvons réaliser les montages de ces films ! Un bout à bout documenté pour la conservation, et des montages plus élaborés pour la volorisation et la présentation des archives au public (Cinematamua, « Mémoires de Polynésie » &amp; « Hiro’a » sur TNTV, site Internet, etc.). »</p>
<p><strong>Témoins d’époques </strong></p>
<p>Technologie en mutation perpétuelle, le support « <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with film">film</a> » reste fragile. Et pourtant, toute une partie de notre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> y est inscrite, des milliers d’heures doivent être préservées des outrages du temps et de l’oubli. Autant de traces d&#8217;une mémoire personnelle et collective à la richesse inestimable. Les témoins du 20<sup>ème</sup> siècle, de ses mentalités et coutumes. Une mémoire anthropologique sur laquelle l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with ICA">ICA</a> a mission de veiller, mais pas seulement ! Car la préservation du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">patrimoine</a> cinématographique est l&#8217;affaire de tous. Films amateurs, documentaires, films de fiction, tout <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with film">film</a> mérite d&#8217;être conservé car il est un élément du grand puzzle de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> et un fragment de notre mémoire…</p>
<p><strong>Les chiffres qui parlent :</strong></p>
<p>- 1 heure de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with film">film</a> brut = 2 jours de travail pour une numérisation brute<br />
- L’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with ICA">ICA</a> a numérisé environ 500 heures de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with film">film</a> à ce jour<br />
- Le fonds traité actuellement est celui de l’Eglise Protestante <em>Mao’hi</em> (298 bobines)</p>
<p><strong>AVIS AUX LECTEURS</strong></p>
<p>Si vous avez des vieilles bobines de films, n’hésitez pas à les proposer à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with ICA">ICA</a>, qui peut les restaurer dans la mesure du possible et faire des copies numériques, afin de les sauver de la dégradation.<br />
Vous aussi vous pouvez enrichir la connaissance : le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">patrimoine</a> est la responsabilité de tout un chacun.</p>
<p><strong>Contacts : </strong></p>
<p><strong>Institut de la Communication Audiovisuelle</strong></p>
<p>Ouvert du lundi au vendredi, de 7h00 à 17h00<br />
Colline Putiaoro &#8211; Immeuble <a href="http://www.hiroa.pf/tag/ica/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with ICA">ICA</a> / TNTV / Quartier de la mission, Papeete<br />
Tel : 50 67 50<br />
<a href="http://www.ica.pf">www.ica.pf</a></p>
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		<title>La tablette Rongo Rongo exilée</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2009/11/la-tablette-rongo-rongo-exilee/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 20:15:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Exposée au Musée de Tahiti depuis 1977, puis convoyée à Paris le temps d’une exposition sur l’île de Pâques, la tablette Rongo Rongo, dite aussi « l’échancrée », retourne directement à Rome à la demande de la Congrégation des Pères de Picpus. Une demande difficilement opposable, mais aussi peu orthodoxe, dans mesure où le Musée de Tahiti [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Exposée au Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> depuis 1977, puis convoyée à Paris le temps d’une exposition sur l’île de Pâques, la tablette Rongo Rongo, dite aussi « l’échancrée », retourne directement à Rome à la demande de la Congrégation des Pères de Picpus. Une demande difficilement opposable, mais aussi peu orthodoxe, dans mesure où le Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> et des Îles qui a assuré sa conservation pendant plus de 30 ans, n’a été prévenu qu’à la dernière minute de ce « rapatriement ». </em></p>
<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/hiroa25_oct2009/800-25-culture-en-peril-02-01.jpg" title="" class="shutterset_singlepic149"  rel="lightbox[1152]">
	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/149__320x240_800-25-culture-en-peril-02-01.jpg" alt="800-25-culture-en-peril-02-01" title="800-25-culture-en-peril-02-01" />
</a>
Vous vous souvenez sans doute qu&#8217;en décembre dernier, Hiro&#8217;a avait consacré un article dans son numéro 16 à <strong><em>la mystérieuse tablette Rongo Rongo</em></strong> conservée par le Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> et des Îles, à l&#8217;occasion de son prêt pour une exposition organisée du 20 novembre 2008 au 1<sup>er</sup> mars 2009 sur les objets de l’île de Pâques, à l’Espace Fondation EDF Diversiterre à Paris. Et bien cette tablette ne reviendra pas. À la demande expresse de son propriétaire, la Congrégation des Pères de Picpus, cette oeuvre sacrée et prestigieuse pour les Pascuans sera renvoyée pour un temps indéfini à Rome, à des fins d’examens scientifiques.</p>
<p><strong>Bref historique d’un dépôt</strong></p>
<p>Au début des années 70, le Père Patrick O&#8217;Reilly a été chargé de la conception et l&#8217;organisation de la salle 4 du Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> et des Îles, qui présente les débuts de l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with histoire">histoire</a> de l&#8217;actuelle <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with polynésie">Polynésie</a> française. Il fait alors appel à la Congrégation des <strong>Pères de Picpus</strong> pour obtenir des collections. Parmi ces objets figurait une tablette de bois Rongo Rongo, gravée de motifs de l&#8217;île de Pâques, appelée « l’échancrée », avec une chaîne de cheveux enroulée autour d&#8217;elle.</p>
<p>En septembre 1975, Monseigneur Michel Coppenrath ramena ces objets de Rome et les mit en dépôt auprès de l&#8217;association <em>Tenete </em>en 1976, pour le compte de la Congrégation. Ensuite, la tablette de l&#8217;île de Pâques et la tresse de cheveux associée ont été inscrites sur le livre d’enregistrement de l’association <em>Tenete</em> en février 77. Quand l&#8217;aménagement du  Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a> et des Îles fut terminé, ce cahier a été transmis à l’Etablissement, en juin 1978. Depuis 1977, la tablette est donc exposée au Musée qui en a assuré la gestion, l&#8217;entretien et la conservation pendant plus de 30 ans.</p>
<p><strong>Une demande de « rapatriement » peu orthodoxe…</strong></p>
<p>Si la demande de « rapatriement » de cette tablette formulée par les Pères de Picpus est légale eut égard aux règles d&#8217;inaliénabilité et d&#8217;imprescriptibilité auxquelles sont soumises les collections muséographiques, elle étonne le Directeur du Musée, Jean-Marc Pambrun : « C’est le service des douanes qui nous a alertés, ne voyant pas revenir ces pièces qui faisaient l’objet d’une exportation temporaire. Je pensais sincèrement qu’elles reviendraient à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with tahiti">Tahiti</a>. Quelle ne fut pas ma surprise quand la Congrégation m’envoya au début du mois d’août 2009 une copie de l’autorisation de prêt qu’elle avait consenti aux organisateurs de l&#8217;exposition sur l&#8217;île de Pâques à Paris : elle avait été établie en mai 2008 et précisait que les oeuvres devaient être expédiées au Rome. Personne ne m’en avait jamais informé jusqu’ici. Aussi j&#8217;estime avoir été dupé, à tout le moins mis devant le fait accompli. »</p>
<p><strong>…Et peu reconnaissante</strong></p>
<p>Même si les protagonistes ont changé depuis 30 ans et ne sont pas forcément animés des mêmes motivations, d’aucuns regretteront en effet que le Pays n’ait pas mérité plus de considération pour avoir su préserver ce <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with patrimoine">patrimoine</a> durant toutes ces décennies.</p>
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