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	<title> &#187; Culture en Péril</title>
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		<item>
		<title>La fabrication traditionnelle du to’ere menacée</title>
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		<pubDate>Tue, 24 May 2011 06:40:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>

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		<description><![CDATA[Le miro, ou bois de rose, est un arbre précieux qui pousse en Polynésie depuis la nuit des temps. Des feuilles aux racines et des graines aux fleurs, tout, dans ce tumu sacré, pouvait être exploité à des fins utiles. Le tronc était et reste particulièrement prisé des sculpteurs, surtout pour la fabrication d’un instrument [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Le <em>miro</em>, ou bois de rose, est un arbre précieux qui pousse en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> depuis la nuit des temps. Des feuilles aux racines et des graines aux fleurs, tout, dans ce <em>tumu</em> sacré, pouvait être exploité à des fins utiles. Le tronc était et reste particulièrement prisé des sculpteurs, surtout pour la fabrication d’un instrument de musique millénaire qui résonne toujours : le <em>to’ere</em>. Mais pour combien de temps ?</strong></p>
<p>Y a-t-il un bois plus précieux et plus profitable que le <em>miro</em> ? Indigène de la Polynésie, il est présent dans tous les archipels. Particulièrement sacré, cet arbre était considéré comme l&#8217;émanation du dieu Roro&#8217;o*, dieu de la prière et de la guérison. « Son bois est un des plus prisé par les sculpteurs puisqu&#8217;il servait notamment à la réalisation de récipients, pagaies, manches de harpon et traverses de pirogues à balancier ; peut-on lire sur www.tahitiheritage.pf. Aux Marquises, le jus issu de l&#8217;écorce était utilisé pour teindre le tapa enveloppant les nouveau-nés tandis que celui provenant des racines servait à colorer et parfumer le mono&#8217; i. En médecine traditionnelle, les très jeunes graines broyées et appliquées sur le front étaient employées afin de soulager les migraines tandis que le suc exsudant des pédoncules est encore utilisé contre les piqûres de cent-pieds. Les écorces fraîches de <em>Miro</em> sont encore souvent utilisées pour traiter les calculs urinaires, lymphangites, et plaies envenimées. »</p>
<p>Un éventail d’utilisations très intéressantes, indissociables des traditions, des connaissances et des savoir-faire polynésiens. Aujourd’hui, le <em>miro</em> est de plus en plus recherché par les sculpteurs et plus particulièrement les fabricants d’instruments de musique, tels le <em>to’ere</em>, à qui le <em>miro</em> donne ce son si puissant. Mais l’arbre met du temps à pousser et son renouvellement ne va pas de soi. Analyse.</p>
<p><strong>Du côté des sculpteurs</strong></p>
<p>« il devient très difficile de trouver du <em>miro</em>, avoue Iriti Hoto, chef du groupe de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> Heikura Nui, sculpteur et musicien depuis plus de 30 ans. Pourtant, c’est le bois qu’utilisaient nos ancêtres pour fabriquer les <em>to’ere</em>, parce qu’il est très dur et la résonance est excellente. Le problème, c’est qu’il va bientôt disparaître si on n’en replante pas. Le stock s’épuise, nous le ressentons et en faisons les frais ». « D’autant qu’il y a de plus en plus de demandes », explique pour sa part Carlos Tuia, chef du groupe Kei Tawhiti, musicien et fabricant également réputé. « Bien souvent, la valeur d’un <em>to’ere</em> ne se monnaye pas, dit quant à lui Eugène Haoa : <em><span style="text-decoration: underline;">on fabrique un to’ere contre deux troncs de miro, un pour celui qui passe sa commande, l’autre pour avoir un morceau d’avance</span></em>. Un client pour un <em>to’er</em>e me fournit deux morceaux de <em>miro </em>: l’un me permet de fabriquer son <em>to’ere</em>, l’autre me rétribue et entre dans mon stock de bois. Sinon, c’est trop difficile d’en avoir ». Conséquence ? Certains sculpteurs doivent parfois se résoudre à utiliser du tamanu, du bulgom, de l’acajou… Mais de l’avis de tous, c’est résolument le <em>miro</em> le meilleur bois pour cet instrument, d’une part pour sa solidité, ensuite pour sa qualité sonore et enfin, comme dit Iriti, « car c’est le plus authentique puisque c’est celui que les Polynésiens ont toujours utilisé. Fabriquer cet instrument avec un autre bois reviendrait à le tuer. Il faut faire renaître le <em>miro</em> ! »</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Reboiser : pas si simple</strong></p>
<p>Léopold Stein, chef du département FOGER (Forêts et Gestion de l’Espace Rural) au Service du Développement Rural, explique : « le <em>miro</em> est un arbre sauvage que l’on trouve en abondance aux Marquises, mais il est interdit d’exporter le bois brut sur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> ou ailleurs. Cette règle a pour objectif de protéger la production artisanale de l’archipel Marquisien. A <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, il existe quelques plantations de <em>miro</em> mais celles-ci sont encore jeunes ; or, pour obtenir un tronc de la taille d’un instrument il faut bien attendre 30 ans. Et même avec les vieux arbres, ce n’est pas toujours évident : certains poussent courbés, et pour fabriquer un <em>to’ere</em>, il faut des pièces relativement rectilignes. Cela réduit d’autant plus le potentiel… Depuis le début des années 1970, plus de 30 hectares de <em>miro</em> ont été plantés par les services forestiers aux Marquises, aux Australes et dans la Société. La politique de reboisement existe mais elle est freinée dans l’archipel de la Société par manque de terres domaniales. Et pour les propriétaires terriens, cultiver du <em>miro</em> n’est pas suffisamment rentable, puisqu’on n’en récolte les ‘fruits’ qu’au bout de 30 ans et plus en ce qui concerne le bois. »</p>
<p>Faut-il que les artisans de Tahiti laissent tomber la fabrication à base de <em>miro</em> ? Les artisans Marquisiens peuvent-ils répondre à toutes les demandes ? Les pouvoirs publics doivent-il trouver d’autres solutions ? Tous ces acteurs doivent réfléchir ensemble à trouver une issue à ce qui semble être devenu un obstacle à la production, pour que les rythmes de notre <em>to’ere</em> continuent à nous faire bouger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>2011, année internationale des forêts !</strong></p>
<p>L’UNESCO a décrété 2011, année internationale des forêts.<strong> </strong>Cette thématique<strong> </strong>est l&#8217;occasion de souligner l&#8217;impressionnante variété de services que fournissent les forêts et nous invite tous à agir pour protéger ces ressources. Dans ce cadre, le SDR s’attache à multiplier des actions pour l’information du public, avec notamment l’organisation en février dernier d’un séminaire sur le thème « A l&#8217;école de la Forêt », dont un des objectifs était de mettre à la disposition des enseignants du 1<sup>er</sup> et 2<sup>nd</sup> degré de la matière pour illustrer leurs cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p>Nom botanique : Thespesia populnea</p>
<p>Nom usuel : Bois de Rose d’Océanie</p>
<p>Noms vernaculaires : Tahiti : Miro ou ‘amae / Marquises : Mi’o</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Réglementation :</strong></p>
<p>« En Polynésie française, tout abattage, arrachage d’arbre ou défrichement est réglementé par la  Délibération n°58-13 du 07 février 1958. Pour des raisons de protection contre l’érosion et sauvegarde de l’environnement, ces travaux nécessitent l’accord préalable de la municipalité concernée et des avis du propriétaire et du SDR. »</p>
<p>L’action de prélever l’écorce sur un arbre (médecine traditionnelle, colorants naturels) représente un danger pour son bon développement voire sa survie, au même titre que les abattages sauvages (illégaux) et de l’insuffisance de plantations nouvelles (pas de régénération après les coupes).</p>
<p>Source : SDR.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Source : <a href="http://www.tahitiheritage.pf/">www.tahitiheritage.pf</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>* Tumu <em>: arbre</em></p>
<p>* To’ere : <em>tambour en bois évidé, à fente</em></p>
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		<item>
		<title>« Le documentaire met  parfois le doigt sur une souffrance »</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jan 2011 20:37:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[pacifique]]></category>

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		<description><![CDATA[Michèle de Chazeaux fait partie du jury de présélection des films du FIFO depuis le début. Tous les ans, elle visionne des centaines de documentaires pour en garder, après discussion avec les autres membres du comité, « le meilleur ». Aucune subtilité ne lui échappe, mais le plus étonnant est le souvenir précis qu’elle garde de toutes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Michèle de Chazeaux fait partie du jury de présélection des films du FIFO depuis le début. Tous les ans, elle visionne des centaines de documentaires pour en garder, après discussion avec les autres membres du comité, « le meilleur ». Aucune subtilité ne lui échappe, mais le plus étonnant est le souvenir précis qu’elle garde de toutes ces heures d’images lui permettant de nous révéler toutes les questions soulevées par ces documentaires en 8 ans.  Identité, tradition, politique, environnement, santé, quotidien, le documentaire nous fait découvrir des réalités parfois difficiles mais toujours enrichissantes.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>On pourrait avoir l’impression que le documentaire montre essentiellement ce qui ne va pas…</strong></p>
<p>C’est vrai que le documentaire met bien souvent le doigt sur une souffrance. Il dénonce ce que beaucoup ignorent – volontairement ou non &#8211; et sert pour les protagonistes d’alarme, de porte-voix. Personnellement, j’ai appris tellement des documentaires du FIFO sur des situations sociales, politiques ou autres dont j’ignorais tout ! C’est un privilège de pouvoir visionner ces films porteurs de messages forts, inattendus parfois.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>En regardant tous ces documentaires justement, as-tu le sentiment que l’Océanie est en danger ?</strong></p>
<p>Non. Plus je vois de films et plus je me dis que l’Océanie est un continent méconnu, même pour nous qui y habitons. Certes, l’Océanie connaît les mêmes inquiétudes ou problèmes que le reste du monde &#8211; certains cependant lui sont propres – et elle les traite de façon particulière. On sent que les traditions sont fragiles, mais la volonté est grande de leur redonner toute leur place. Les témoins des connaissances de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> ancienne disparaissent peu à peu, d’où l’importance d’un événement comme le FIFO, qui transmet ce savoir. Le FIFO doit prendre encore plus d’envergure internationale, afin de permettre au <a href="http://www.hiroa.pf/tag/pacifique/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec pacifique">Pacifique</a> de dépasser la seule connaissance mythique et touristique que le monde en a.</p>
<p><strong>Avec le recul, quelle analyse tires-tu des problématiques soulevées par les éditions du FIFO ?</strong></p>
<p>Au début, les documentaires étaient particulièrement liés aux problématiques culturelles, à la rencontre entre la modernité et la tradition, qui se joue partout en Océanie, mais sous des angles différents. Puis sont arrivés les films australiens et néo-zélandais, très axés sur les problèmes d’insertion, mêlés à l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> particulière de ces pays. L’environnement a ensuite fait son apparition, on a réalisé à quel point c’est un souci majeur pour les îles (réchauffement, climatique, montée des eaux, etc), notamment pour la Nouvelle-Calédonie où l’implantation des usines, véritable moteur économique, se fait au détriment de l’élément naturel. Sont apparus aussi plus récemment des documentaires scientifiques, sur la santé par exemple. Sida, obésité, deviennent des fléaux inquiétants. La politique trouve aussi sa place avec par exemple les documentaires sur la revendication indépendantiste des Papous de Papouasie Nouvelle-Guinée de l’ouest, qui souhaitent se faire entendre. On a toujours des portraits : artistes, meneurs d’hommes, personnages hors du commun, qui permettent de toucher une réalité sociale souvent marginale.</p>
<p><strong>Toi qui as déjà vu les films du FIFO 2011, que peux-tu nous en révéler?</strong></p>
<p>C’est la cuvée du 21<sup>ème</sup> siècle ! Les documentaires du FIFO ont toujours mêlé tradition et modernité, cette dernière devenant une réalité plus flagrante.  C’est véritablement les questions d’actualité qui sont mises en avant dans ce FIFO 2011. Quel choix de vie peut-on faire, quel destin sera réservé aux élèves océaniens dans un système occidental, comment lutter contre la violence, notamment envers les femmes, etc. ? On a le sentiment que les caméras ont suivi des personnages dans leur quotidien, dans leur questionnement intime et partagé. On est dans la réalité, le passé est toujours en toile de fond, mais de façon moins prégnante. Finalement, le documentaire océanien semble suivre des modes et des mouvances, faisant du FIFO un <a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec festival">festival</a> au contenu sinon précurseur, tout au moins très actuel.<strong> </strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La vallée de ‘Opunohu, un trésor bien gardé</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/12/la-vallee-de-%e2%80%98opunohu-un-tresor-bien-garde/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 07:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Bienvenue dans l’une des plus belles vallées de Polynésie ! A deux brasses de Tahiti, la vallée de ’Opunohu est la plus fertile de l’île de Mo’orea. Sans doute une des raisons pour laquelle elle fut peuplée depuis les débuts de l’occupation de l’île par l’homme. Ce trésor maintes fois menacé de l’archipel des Iles de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Bienvenue dans l’une des plus belles vallées de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> ! A deux brasses de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, la vallée de ’Opunohu est la plus fertile de l’île de Mo’orea. Sans doute une des raisons pour laquelle elle fut peuplée depuis les débuts de l’occupation de l’île par l’homme. Ce trésor maintes fois menacé de l’archipel des Iles de la Société a pu être préservé jusqu’à nos jours grâce à une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> d’amitié, mais aussi par la volonté d’archéologues passionnés. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>De magnifiques forêts de <em>mape</em> renferment les anciens lieux de vie des Tahitiens, leurs <em>fare</em>, leurs <em>fa’a’apu</em>, leurs <em>marae</em>, leurs centres cérémoniels… tous les groupes de la société ancienne vivaient dans la vallée de ‘Opunohu.</p>
<p>Dans les années 1920, un jeune archéologue américain de Hawaii, Kenneth Pike Emory, vogue en direction des Iles de la Société. Il fait connaissance sur le bateau d’un riche propriétaire terrien d’origine américaine, Medford Kellum. De leur amitié est né le premier inventaire archéologique de cette vallée riche en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a>, mais surtout la volonté de préserver cet immense domaine privé, pour l’avenir de la Polynésie.</p>
<p>Depuis, le domaine est passé au Pays, mais avant cela, sans la protection de la famille Kellum, de nombreux sites auraient probablement disparu sous l’exploitation agricole. Aujourd’hui, il s’agit d’une des dernières grandes vallées encore préservées des Iles-du-Vent, une sorte de « vallée-fossile » pour les futures générations d’archéologues et d’historiens polynésiens.</p>
<p>En 1961, Roger C. Green &#8211; un grand archéologue américain récemment décédé &#8211; et son équipe entreprennent l’étude détaillée de la vallée, et se concentrent sur le secteur de l’ancien district de Tupauruuru. Grâce à ses découvertes sur le site d’Opunohu, il a permis un enrichissement très important de nos connaissances sur l’ancienne société tahitienne et ses lieux de vie, notamment les différentes formes de <em>marae</em>, qu’il a pu relier aux groupes sociaux principaux (résidences et <em>marae</em> d’<em>ari’i</em>, maisons et <em>marae</em> de <em>manahune</em>, petits sanctuaires spécialisés, etc.).</p>
<p>Dans les années 1990, Dana Lepofsky étudia les vestiges agricoles de la vallée. Dès 1999, c’est Jennifer Kahn qui poursuit les recherches, en réalisant sa thèse sur les sites d’habitation de la vallée. Ses travaux ont permis de dater l’intensification de l’habitat en fond de vallée à partir du 15<sup>e</sup> siècle après J.-C. Depuis, elle poursuit les découvertes de nouveaux secteurs de la vallée, en particulier l’ancien district de Amehiti, qui se révèle beaucoup plus riche en vestiges archéologiques que ce qui avait été inventorié jusque-là. Ses très récents travaux (2010) sur les blocs de corail utilisés dans la construction des <em>marae</em> ont permis de les dater avec une grande précision. Elle a également pu percevoir les reconstructions de certains <em>marae</em>, entreprises au cours des 17<sup>e</sup> et 18<sup>e</sup> siècles pour les agrandir et les dédier au nouveau dieu ‘Oro.</p>
<p>Ces nouvelles informations permettent d’affiner la connaissance de l’histoire de la vallée, écrite à partir des traditions orales et des traces laissées par les ancêtres dans le sol…. C’est pour l’heure le seul site des Iles de la Société pour lequel on connaît mieux qu’ailleurs la succession des générations d’hommes, celles que la mémoire humaine a oubliée depuis longtemps.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p>Depuis le 1er janvier 2010, le Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et du patrimoine se charge du nettoyage et de l’entretien des <em>marae</em> Ahu o Mahine, Afare’aito et Tetiiroa, des plates-formes d’archer ainsi que du petit sentier aménagé qui relie ces sites archéologiques.</p>
<p>Pour en savoir plus sur l’histoire traditionnelle de la vallée ainsi que sur le détail des sites archéologiques restaurés<strong>, </strong>consultez <span style="text-decoration: underline;">www.culture-patrimoine.pf</span>.</p>
<p>Mape : <em>Inocarpus fagifer, « </em>le châtaignier tahitien », <em>grand arbre au feuillage sombre et au tronc bosselé. Ses fruits sont souvent comparés aux châtaignes</em></p>
<p>Fare : maison, <em>désigne toutes sortes d’édifices d’habitation</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Fa’a’apu : <em>terrain de culture, jardins</em></p>
<p>Marae : <em>temple sacré</em></p>
<p>Ari’i : <em>chef </em></p>
<p>Manahune : <em>classe inférieure de l&#8217;ancienne société tahitienne</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le four cannibale de Takaroa enseveli…</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Nov 2010 19:12:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture en Péril]]></category>
		<category><![CDATA[culture polynésie]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine]]></category>

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		<description><![CDATA[Le patrimoine polynésien connaît des drames silencieux et malheureusement, ce ne sont pas les exemples qui manquent. A l’instar de ce four dit « cannibale », à Takaroa, identifié dans les années 1930 et auquel, plus récemment, l’ethno archéologue Jean-Michel Chazine avait commencé à s’intéresser. Trop tard ! Recouvert de corail pour permettre la construction d’habitations, il est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Le <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> polynésien connaît des drames silencieux et malheureusement, ce ne sont pas les exemples qui manquent. A l’instar de ce four dit « cannibale », à Takaroa, identifié dans les années 1930 et auquel, plus récemment, l’ethno archéologue Jean-Michel Chazine avait commencé à s’intéresser. Trop tard ! Recouvert de corail pour permettre la construction d’habitations, il est désormais inaccessible, tout comme le lot de promesses archéologiques qu’il laissait supposer. </strong></p>
<p>Nous sommes en 1980. Jean-Michel Chazine, archéologue*, doit partir en mission pluri-disciplinaire franco-japonaise à Reao, aux Tuamotu. « Il y avait encore des essais nucléaires à l’époque et il était obligatoire d’obtenir une autorisation spéciale pour se rendre à Reao. Nous n’avons d’ailleurs pas pu y aller sur le moment et j’ai proposé que l’on aille en attendant, à Takaroa, l’atoll voisin de Takapoto où j’avais déjà effectué un inventaire en 1975. L’archéologue hawaiien Keneth Emory avait entrepris l’inventaire des sites notamment de Takaroa dans les années 1930. Il citait un certain nombre de <em>marae</em> dont l’un avec un four à proximité, sur le site appelé Matiti marumaru. Un informateur lui avait raconté que la population avait jadis cuit (et mangé) un ennemi dans ce four. Cette <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> m’avait intrigué car le mode opératoire du cannibalisme faisait et fait toujours partie de nos questionnements. J’ai donc un peu ‘gratté’ à l’emplacement de ce four… et observé des fragments d’os de cochon et ce qui semblait être également des os humains partiellement brûlés – des phalanges peut-être. Mais je dirais que mon analyse était trop superficielle pour l’affirmer avec certitude. Nous n’avons pas pu les ramener pour les étudier plus précisément. Cette mission n’était qu’un repérage. »</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>27 ans plus tard</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Jean-Michel Chazine doit attendre 2007 pour pouvoir effectuer une nouvelle mission à Takaroa, toujours curieux de scruter à nouveau ce précieux four. Et là, ô déception !  Celui-ci est recouvert de corail : la zone a été nivelée pour construire des habitations. « Le site sur lequel le four était localisé n’a jamais fait l’objet d’une mesure de protection, puisqu’il n’existait pas à l’époque d’inventaire archéologique normalisé. Aujourd’hui, c’est un grand regret que de ne pouvoir accéder à ce four car l’analyse des ossements aurait pu nous donner des indications objectives sur la question du cannibalisme dans les Tuamotu. La seule chose que nous ayons pu faire : prévenir la mairie et les habitants des alentours de la présence de ce four ‘enfoui’ …  Tout n’est pas perdu, car il est enterré et non détruit, mais – et c’est toujours le même problème &#8211; il nous faudra commencer par trouver des fonds afin de disposer des engins nécessaires pour permettre de dégager le four ».</p>
<p><strong>Des leçons à tirer pour l’avenir </strong></p>
<p>Cette histoire n’est pas une fable et pourtant elle est porteuse d’une morale : le manque d’information est à l’origine de ce que l’on pourrait qualifier de « tuile » archéologique. Avec l’utilisation parfois inconsidérée des bulldozers que l’on connaît, on peut affirmer être passé à côté d’un vrai désastre. Mais si ce four a été recouvert de corail, c’est parce que les habitants n’en connaissaient ni l’existence, ni l’importance. « Je pense qu’il faut s’occuper plus efficacement de la médiatisation et de la restitution des connaissances auprès des populations, affirme Jean-Michel Chazine. Surtout sur un atoll, où l’environnement  est déjà tellement fragile. Les derniers vestiges sont menacés par le climat, certes, mais surtout par l’ignorance. Pourtant, ce sont les dernières traces matérielles du passé, elles rendent compte de tout un système de croyances, d’organisation sociale et d‘adaptations. Ce patrimoine est d’une importance capitale car nous avançons plus sereinement avec la connaissance de notre passé et de nos origines. »</p>
<p><strong>Le cannibalisme dans les Tuamotu</strong></p>
<p>Le cannibalisme consiste à consommer un individu de sa propre espèce. Il était pratiqué dans certaines îles polynésiennes jusqu’à la conversion des populations au christianisme, et correspondait semble-t-il à une pratique essentiellement guerrière. Mais il est difficile, voire impossible, d’affirmer quoi que ce soit sur cette pratique, tant les connaissances attestées à son sujet sont pauvres. « Je me refuse à donner un avis sur le cannibalisme, avoue même Jean-Michel Chazine, car je ne veux pas dire n’importe quoi. On sait qu’il a été pratiqué à certains endroits ponctuellement, pour des raisons probablement différentes. Rechercher des données vérifiées sur les mécanismes culturels mis en jeu et en corréler les processus techniques grâce à l’archéologie est un travail de longue haleine qu’il faudra accomplir, car il nous permettra d’en savoir plus sur la préhistoire polynésienne en général et surtout, de clarifier un aspect du passé qui a été beaucoup trop manipulé ».</p>
<p><strong>* </strong>Voir son interview dans notre rubrique « 10 questions à ».</p>
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		<title>L’avenir du livre en question…</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Oct 2010 21:24:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Ouvre un livre, c&#8217;est lui qui t&#8217;ouvrira », dit un proverbe chinois. Justifié, car lire est un moyen de savoir, d&#8217;imagination et de plaisir. Vous pourrez d’ailleurs en prendre toute la mesure pendant le salon « Lire en Polynésie », qui se déroule du 14 au 17 octobre à la Maison de la Culture. Mais un [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>« Ouvre un livre, c&#8217;est lui qui t&#8217;ouvrira », dit un proverbe chinois. Justifié, car lire est un moyen de savoir, d&#8217;imagination et de plaisir. Vous pourrez d’ailleurs en prendre toute la mesure pendant le salon « Lire en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> », qui se déroule du 14 au 17 octobre à la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>. Mais un débat anime aujourd’hui l’univers du livre : doit-on, avec le développement du « tout » numérique, s’inquiéter de son avenir, mais aussi de celui des lecteurs ? </strong></p>
<p>Les Polynésiens liraient peu, d’après certains professionnels de l’enseignement, qui cherchent des remèdes et des moteurs à ce qu’ils considèrent être l’effet de la tradition. La Polynésie était en effet une civilisation de culture orale certes, mais, 2 siècles après, peut-on toujours accepter l’argument ? Le développement de la lecture en Polynésie n’attend-t-il pas aussi depuis plusieurs dizaines d’années des instruments plus adaptés ?  La seule bibliothèque qui existe à ce jour, vous la connaissez, est celle de la Maison de la Culture. Et malgré son intérêt, elle reste une bibliothèque sous-évaluée par rapport à la taille de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et du nombre d’habitants. Parce que dans les communes et dans les îles, il n’y a rien, aucun organisme de lecture publique. Pour tenter de pallier à ce manque, la Maison de la Culture a d’ailleurs mis en place il y a 3 ans le « Blbliobus », afin d’amener la lecture dans les districts de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>. Mais cette opération ne peut suffire à résoudre le problème ni à combler tout le monde. Voici pour le premier constat.</p>
<p><strong>Vous avez dit lecture numérique…</strong></p>
<p>Ensuite, il y a cet autre élément d’incertitude qui pèse chez tous les éditeurs et libraires, de Tahiti comme d’ailleurs : les nouvelles technologies vont-elles faire disparaître le livre ?</p>
<p>Le marché, du moins en Polynésie, n’existe pas encore vraiment, et pourtant chacun sait que ses contours se dessinent de façon accélérée, et sans doute irréversible. D’où le sentiment d’urgence qui tenaille les acteurs de la chaîne du livre (auteur, éditeur, imprimeur, distributeur et libraire). Souvenez-vous, la musique avait connu cette même crainte et tentée de verrouiller tous les accès numériques, plutôt que de réfléchir à développer de nouveaux produits, de nouveaux modèles économiques. Les éditeurs réfléchissent donc depuis déjà quelque temps aux nouveaux contenus à créer et à la manière de contrôler leur distribution sur les nouveaux supports. Mais reste à savoir les modèles et les supports que les lecteurs plébisciteront le plus… Car si les journaux quotidiens ont déjà leur version électronique depuis longtemps, ce n’est pas le même type de lecture. Lire un roman ou une thèse implique plus de concentration et de confort, et lire assis devant un écran d’ordinateur ou de téléphone n’est pas du goût de tous. La réplique ? Les nouvelles tablettes « i-pad », ces écrans tactiles que l’on peut emmener partout avec soi, et qui ont une capacité de stockage aussi importante que votre ordinateur… « C’est certainement le premier objet interactif qui va faire entrer la lecture chez tout le monde », confie Dominique Morvan, professionnelle de l’édition qui participe en ce moment aux Journées femmes et écritures* . « En plus de pouvoir regarder des vidéos ou des photos, surfer, lire ses mails ou jouer, ces outils vont devenir notre ‘autre’ bibliothèque », poursuit-elle. On peut déjà, aujourd’hui, acheter des milliers de « livres numériques », publiés par certains éditeurs.</p>
<p><strong>Nouveaux modes de lecture, nouveaux lecteurs ? </strong></p>
<p>Pour de très nombreux lecteurs, il paraît clair que l’essor du livre numérique ne se fera pas au détriment du livre papier. Le plus probable sera la montée en puissance d’une double pratique : on lira chez soi sous format papier ses auteurs favoris, et on partira en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/voyage/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec voyage">voyage</a> avec sa « liseuse » et les multiples titres qu’elle contiendra. Mais le livre numérique ne risque-t-il pas de détourner les plus jeunes du livre, déjà réputés pour lire peu ? « Moi je crois qu’au contraire, les nouvelles technologies vont ramener les jeunes vers la lecture, mais sous une autre présentation », dit Dominique Morvan. « Si l’objet ‘livre’ séduit peu les jeunes, il n’en est pas de même d’Internet… Cet outil va probablement les ramener vers la lecture. » Lire version numérique offre aussi d‘autres horizons, aussi séduisants que prometteurs, avec l’interaction d’images et de sons… Imaginez-vous en train de lire une <a href="http://www.hiroa.pf/tag/histoire/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec histoire">histoire</a> terrifiante, où il fait sombre et quand l’orage éclate, le bruit de celui-ci se met à gronder… Ce n’est qu’un exemple parmi les milliers de possibilités. Le livre numérique, c’est donc un autre livre, enrichi par d’autres médias (images, sons, vidéos) mais aussi de services additionnels : définitions de certains mots en direct, géolocalisation des lieux, etc.</p>
<p>Dans ce contexte si évolutif, riche de promesses comme d&#8217;interrogations, tous les atouts sont réunis pour faire du livre numérique une source de valeurs, pour la chaîne de l’édition, mais aussi avant tout pour les lecteurs, d’aujourd’hui ou de demain.</p>
<p><em> </em></p>
<p><em>* Journées femmes et écritures, du 14 au 16 septembre, à l’Assemblée de Polynésie et à l’Université. + d’infos : <a href="http://www.assemblee.pf/">www.assemblee.pf</a> &#8211; 41 61 56. </em></p>
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		<title>Les oiseaux de Polynésie française : un patrimoine naturel exceptionnel mais menacé…</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 22:10:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En septembre prochain, la Maison de la Culture accueillera le premier festival du film ornithologique. Un évènement inédit qui présentera au public le fabuleux patrimoine aviaire polynésien, aussi unique que fragile, que l’association Manu tente de promouvoir et de sauvegarder… Voici une introduction à cet univers d’une grande richesse. 
Il existe une centaine d’espèces d’oiseaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/403__320x240_culture-en-peril-lori-de-kuhl.jpg" alt="culture-en-peril-lori-de-kuhl" title="culture-en-peril-lori-de-kuhl" />
</a>
<br />
<strong>En septembre prochain, la Maison de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a> accueillera le premier </strong><strong><a href="http://www.hiroa.pf/tag/festival/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec festival">festival</a> du <a href="http://www.hiroa.pf/tag/film/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec film">film</a> ornithologique</strong><strong>. Un évènement inédit qui présentera au public le fabuleux <a href="http://www.hiroa.pf/tag/patrimoine/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec patrimoine">patrimoine</a> aviaire polynésien, aussi unique que fragile, que l’association Manu tente de promouvoir et de sauvegarder… Voici une introduction à cet univers d’une grande richesse. </strong></p>
<p>Il existe une centaine d’espèces d’oiseaux en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française. De véritables trésors que l’association Manu, fondée en 1990, étudie, valorise et protège. Saviez-vous, par exemple, que sur les 38 espèces d&#8217;oiseaux terrestres indigènes que l’on peut observer à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et dans les îles, 28 sont endémiques de Polynésie française, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;on ne les trouve nulle part ailleurs dans le monde ? Cela représente une valeur patrimoniale indéniable ! Certains oiseaux sont parfois endémiques d&#8217;une seule île, comme le Martin-chasseur des Gambier ou le Monarque de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>. Ce taux d&#8217;endémisme est un des plus forts au monde. Cette situation est la conséquence de l&#8217;extrême isolement géographique qu&#8217;ont connu les populations d&#8217;oiseaux lors des derniers millénaires : il y a eu peu ou pas d&#8217;échanges entre les différentes populations, ce qui a conduit ces dernières à évoluer indépendamment les unes des autres et à constituer au final de nouvelles espèces.</p>
<p>Malheureusement, 19 de ces espèces endémiques sont aujourd&#8217;hui menacées d&#8217;extinction. La principale raison en est l&#8217;introduction de rats sur de nombreuses îles, qui sont des prédateurs d&#8217;œufs, de poussins mais aussi d&#8217;adultes. Parmi les autres menaces, il y a les espèces végétales envahissantes (qui remplacent les forêts indigènes), les chats ainsi que le bétail et les feux qui endommagent la végétation. Pour réagir à ces dangers, des programmes de sauvegarde ont été mis en place depuis 1998, ainsi que des actions de conservation avec le concours de la population, afin que ces oiseaux ne disparaissent pas du ciel polynésien…</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Les oiseaux polynésiens en chiffres :</strong></p>
<p>78 espèces d&#8217;oiseaux séjournent régulièrement en Polynésie française, dont :</p>
<p>- 28 espèces d&#8217;oiseaux marins nicheurs,</p>
<p>- 38 espèces d&#8217;oiseaux terrestres indigènes (c’est-à-dire présentes avant l&#8217;arrivée de l&#8217;Homme), parmi lesquelles 5 migratrices régulières,</p>
<p>- 12 espèces d&#8217;oiseaux terrestres introduites.</p>
<p><strong>ZOOM SUR&#8230;</strong></p>
<p><strong>Le Martin-chasseur des Gambier &#8211; </strong><em>Todiramphus gambieri niauensis</em> (koteuteu)</p>
<p><strong>Où le voit-on ?</strong> Niau (Tuamotu)</p>
<p><strong>Combien d’individus ? </strong>Environ 135</p>
<p><strong>Statut :</strong> En danger critique d&#8217;extinction</p>
<p><strong>Menaces :</strong> Feux dans les cocoteraies, rats noirs, chats</p>
<p><strong>Actions de conservation :</strong> suivi de la population, baguage d&#8217;individus, protection des nids contre les rats.</p>
<p><strong>Le Monarque de Tahiti</strong> &#8211; <em>Pomarea nigra</em> (&#8216;omama&#8217;o)</p>
<p><strong>Où le voit-on ?</strong> Tahiti</p>
<p><strong>Combien d’individus ?</strong> Environ 35 individus</p>
<p><strong>Statut :</strong> En danger critique d&#8217;extinction</p>
<p><strong>Menaces :</strong> Rats noirs, espèces végétales envahissantes, oiseaux introduits</p>
<p><strong>Actions de conservation :</strong> dératisation, suivi de la population, baguage d’individus.</p>
<p><strong>Le Lori de Kuhl</strong> &#8211; <em>Vini kuhlii</em> (&#8216;ura)</p>
<p><strong>Où le voit-on ?</strong> Rimatara (Australes), Atiu (Îles Cook, réintroduit en 2007), trois îles des Kiribati</p>
<p><strong>Combien d’individus ?</strong> Environ 2 000</p>
<p><strong>Statut :</strong> En danger d&#8217;extinction</p>
<p><strong>Menace :</strong> Rats noirs</p>
<p><strong>Actions de conservation :</strong> protection contre l&#8217;arrivée du rat noir, réintroduction à Atiu.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>La Société d&#8217;Ornithologie de Polynésie, Manu</strong><strong> </strong></p>
<p>Manu est une association loi de 1901 reconnue d&#8217;utilité publique par le Gouvernement de Polynésie française ; son objectif premier est la protection de l&#8217;avifaune indigène de Polynésie française au travers d’actions sur le terrain et de la diffusion auprès du public de toute information relative aux oiseaux du <em>fenua</em>.</p>
<p>Manu est partenaire de BirdLife International, fédération mondiale d’associations œuvrant pour la conservation des oiseaux.</p>
<p>Cette année, Manu fête ses 20 ans ! A cette occasion, elle organise du 14 au 18 septembre 2010 un festival du film ornithologique à la Maison de la Culture. Nous vous reparlerons plus en détail de cet évènement dans notre prochaine édition.</p>
<p>PRATIQUE</p>
<p>Association Manu</p>
<p>Tel : 52 11 00  &#8211; <a href="http://www.manu.pf/">www.manu.pf</a> &#8211; <a href="mailto:sop@manu.pf">sop@manu.pf</a></p>
<p>Pour adhérer à l’association vous pouvez télécharger le formulaire d’ahésion sur le site de l’association. La cotisation est de 5 000 Fcfp par an et par membre (1 000 Fcfp pour les scolaires).</p>
<p>* Endémique : qualifie une espèce animale ou végétale native d&#8217;une région déterminée et que l&#8217;on ne trouve pas ailleurs.</p>
<p>* Pourquoi baguer les oiseaux ? Pour pouvoir les reconnaître par la suite et ainsi avoir des informations sur leurs déplacements (trajets, vitesse), leur biologie (longévité) ou les menaces qui pèsent sur eux (cause de la mort, lieu de halte).</p>
<p>* avifaune : ensemble des oiseaux.</p>
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		<item>
		<title>La catégorie « Heiva Nui » hors concours !</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/08/la-categorie-%c2%ab-heiva-nui-%c2%bb-hors-concours/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 00:36:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<category><![CDATA[danse]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous avez certainement remarqué que le concours de danse du Heiva i Tahiti avait cette année une petite singularité… Il n’y a qu’un groupe inscrit en catégorie Heiva Nui, Hitireva. Alors, concours ou pas concours ? Où sont les autres groupes ? La problématique des lieux de répétitions revient sur le tapis, la régularité du Heiva aussi. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/364__320x240_cultureenperil.jpg" alt="cultureenperil" title="cultureenperil" />
</a>
<br />
<strong>Vous avez certainement remarqué que le concours de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec danse">danse</a> du Heiva i <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> avait cette année une petite singularité… Il n’y a qu’un groupe inscrit en catégorie Heiva Nui, Hitireva. Alors, concours ou pas concours ? Où sont les autres groupes ? La problématique des lieux de répétitions revient sur le tapis, la régularité du Heiva aussi. Le Heiva i <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> serait-il en train de changer ? Julien Mai, directeur de l’établissement Heiva Nui, nous apporte ses éléments de réponse. </strong></p>
<p>L’an dernier, 9 groupes s’affrontaient en catégorie Heiva Nui, remportée par Hei Tahiti et 5 groupes en catégorie Heiva, dont le premier prix fut décerné à Hitireva, qui se voit dès lors le droit de danser dans la cour des grands. C’est donc naturellement que Hitireva s’inscrit dans la case « Heiva Nui » pour l’édition 2010, bien décidé à se confronter à l’élite à laquelle le groupe appartient désormais. Mais… Hitireva est tout seul ! Aucun des autres grands noms de la danse ne participera au concours de danse cette année&#8230;</p>
<p><strong>« Tous les groupes ne peuvent pas se présenter tous les ans au Heiva » !</strong></p>
<p>Julien Mai d’expliquer : « il ne faut pas pour autant en conclure que les grands groupes ‘boudent’ le Heiva. Ils reviendront car le Heiva leur appartient. Cette année, nous avons monté une coproduction avec O Tahiti E, qui présente ‘Vaka Arioi’, une reconstitution inédite sur le <em>marae</em> Arahurahu de Paea ; Hei Tahiti dansera le soir de l’hommage à Henri Hiro le 8 juillet ; Tamariki Poerani nous avait averti qu’ils seraient occupés à la préparation d’une tournée internationale, etc. Tous les groupes ne peuvent pas se présenter tous les ans au Heiva, nous le savons bien. Mais je reste opposé à l’idée de faire le Heiva tous les 2 ans comme certains le suggèrent. Parce qu’après, on dira et pourquoi pas tous les 3, 4 ans ? Et notre Heiva disparaîtra petit à petit du paysage culturel. Il faut maintenir cet événement quoi qu’il en coûte en difficulté de préparation et quitte à avoir un « hors concours Heiva Nui » comme c’est aujourd’hui le cas. Un autre problème que l’on soulève souvent, c’est celui des lieux de répétitions. Heikura Nui m’a avoué qu’ils ne présenteraient pas le concours cette année faute d’endroit pour répéter. D’autres groupes rencontrent peut-être la même contrainte, ce serait donc une autre raison de leur absence au Heiva. Je sais qu’il y a de la place à motu Uta, dans des conditions certes déplorables, mais cela oblige les « adversaires » à répéter côte à côte, ce qui n’est pas toujours, comprenons-les, du goût des chefs ! »</p>
<p><strong>Un nouveau cycle</strong></p>
<p>Hitireva seul en catégorie Heiva Nui signifie pas de grand prix, mais le groupe pourra concourir pour les « autres » prix, dans la catégorie Heiva : meilleure danseuse, danseur, costume, orchestre, <em>aparima</em>, <em>otea</em>, auteur, compositeur, etc. Tout n’est donc pas perdu ! Et le groupe reviendra « d’office » danser en clôture de la soirée des lauréats le 23 juillet. « Selon moi, poursuit Julien Mai, Hitireva est annonciateur d’un nouveau cycle. Il faut voir là un message, une réforme. Nous allons ouvrir les festivités du Heiva d’une manière différente, les délégations seront accueillies place To’ata sur la stèle <em>natira’a</em>, le lien. Autre particularité cette année, les groupes des îles viennent en force, deux de Huahine et un de Mangareva. C’est une nouvelle ère ! La jeunesse et les archipels parlent. C’est leur tour. Peut-être que l’on se dirige vers un Heiva plus communautaire, plus proche de ses sources… C’est pourquoi nous avons choisi, en terme de décoration et de communication, de mettre l’accent sur « l’arc-en-ciel, <em>Te</em> <em>anuanua </em>». L’harmonie des couleurs rappelle l’union et le rassemblement, sa symbolique évoque le pont qui relie les îles à la scène de To’ata. »</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Motu uta va fermer la nuit… </strong></p>
<p>Afin de répondre aux exigences du Code international pour la sûreté des navires et installations portuaires, Motu Uta fermera entre 19h et 5h à partir du 1<sup>er</sup> juillet. Pour pénétrer dans la zone portuaire, il faudra désormais montrer patte blanche. Le problème des lieux de répétition pour les groupes va dès lors se poser de façon encore plus aiguë et personne, pour le moment, ne peut dire où ils vont bien pouvoir se « réfugier »… Une véritable contrainte pour nos artistes qu’il faut résoudre à bras le corps et avant le prochain Heiva. A bon entendeur !</p>
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		<title>Le Musée de Tahiti ferme le dimanche…</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 06:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà 36 ans que les visiteurs s&#8217;étaient habitués à profiter de leur repos dominical pour découvrir le Musée de Tahiti et des Iles. Mais depuis le 2 mai 2010, il faudra trouver une autre occupation : l’Etablissement est contraint de fermer ses portes le dimanche. Explications.
« Afin de ne pas grever le budget plus qu’il ne [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>Voilà 36 ans que les visiteurs s&#8217;étaient habitués à profiter de leur repos dominical pour découvrir le Musée de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> et des Iles</strong><strong>. Mais depuis le 2 mai 2010, il faudra trouver une autre occupation : l’Etablissement est contraint de fermer ses portes le dimanche. Explications.</strong></p>
<p>« Afin de ne pas grever le budget plus qu’il ne l’est », explique le directeur Jean-Marc Pambrun, « et faute de possibilité d’embauche supplémentaire, nous avons décidé de ne plus ouvrir le Musée le dimanche. »</p>
<p>Cette application sans appel est effective depuis le 2 mai dernier.</p>
<p>Une décision qui n’est pas sans alerter le secteur culturel et touristique puisque le Musée de Tahiti était un des seuls établissements publics ouverts le dimanche, et ce depuis sa création en 1974.</p>
<p>« Nous ne voulons pénaliser personne mais malheureusement, il n’y avait pas le choix.  Le dimanche est le jour de l’année où le Musée faisait le moins de recettes. Il n’y a qu’en fermant ce jour-là que nous pouvons faire des économies ».</p>
<p>Ouverture exceptionnelle pour les touristes !</p>
<p>Jean-Marc Pambrun tient à rassurer les tours opérateurs : « Pour ceux qui nous en feront la demande, le Musée pourra exceptionnellement ouvrir le dimanche quelques heures, le temps que les touristes puissent le visiter. »</p>
<p>Quant au reste du public, vous êtes invités à venir faire un tour au Musée de Tahiti du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30. Tama Pae, le nouvel agent d’accueil, se fera un plaisir de vous recevoir et, sur réservation, de vous guider à travers les collections d’objets ancestraux et rares, trésors de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> du peuple polynésien.</p>
<p>Pratique</p>
<p>- Musée de Tahiti et des îles – pointe Nu’uroa – PK 15 Punaauia</p>
<p>- Ouvert du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30</p>
<p>- Entrée : 600 Fcfp / gratuit pour les moins de 18 ans et les scolaires</p>
<p>- Visites guidées : sur réservation et à partir de 10 personnes</p>
<p>+ d&#8217;infos : 54 84 35 &#8211; www.museetahiti.pf</p>
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		<title>&#171;&#160;Les enfants sont l&#8217;espoir&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 23:41:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La cantatrice internationale italienne Anna-Daniela Sestito, présente à Tahiti courant février à l’occasion du concours des Clés d’Or 2010, est une femme de coeur qui vibre pour de nobles causes. Après avoir rencontré les jeunes danseuses de &#8216;ori Tahiti au Conservatoire, c’est en tant qu’ambassadrice de l’UNICEF pour l’enfance qu’elle s’est adressée aux jeunes lauréats [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>La cantatrice internationale italienne Anna-Daniela Sestito, présente à <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a> courant février à l’occasion du concours des Clés d’Or 2010, est une femme de coeur qui vibre pour de nobles causes. Après avoir rencontré les jeunes danseuses de &#8216;<em>ori</em> Tahiti au Conservatoire, c’est en tant qu’ambassadrice de l’UNICEF pour l’enfance qu’elle s’est adressée aux jeunes lauréats du concours, le jour de la St Valentin. Son message d’espoir rappelle et s’appuie sur la force du lien entre <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">culture</a> et musique pour faire face à la vie.</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Les enfants, c&#8217;est avec vous que je désire parler aujourd&#8217;hui, c&#8217;est à vous que je désire adresser mes remerciements les plus chaleureux et profonds&nbsp;&raquo;, a-t-elle commencé. &laquo;&nbsp;Encore une fois, vous avez été la preuve vivante de l&#8217;ouverture, de la joie, de l&#8217;intégration, de l&#8217;innocence, qu’hélas, nous les adultes avons perdu. Vous représentez, vous êtes l&#8217;espoir !&nbsp;&raquo; Et de poursuivre, émue : &laquo;&nbsp;Je vous ai vu jouer, je vous ai vu danser&#8230; quelle tendresse, quel enchantement ! Plusieurs fois pendant les jours du concours, je me suis retrouvée les larmes aux yeux, j&#8217;étais totalement emportée par votre sensibilité, par votre passion ; votre liberté d&#8217;esprit sortait de vos instruments comme une poudre féerique qui tombait du ciel étoilé pour diffuser sur terre grâce, délicatesse et surtout amour.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Apprendre la musique et au-delà</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Pour en revenir à la liberté ; vous savez, les enfants, la liberté est la fille de la connaissance, du savoir. La connaissance, l&#8217;esprit critique, la capacité de se poser toujours des questions, tout cela nous donne la liberté, la véritable liberté. Travaillez votre musique, travaillez vos devoirs de l&#8217;école, lisez le plus de livres que vous pouvez. Remplissez votre valise, cela sera votre trésor personnel, un trésor que personne ne pourra jamais vous enlever. Les choses matérielles passent, s&#8217;abiment : ce qui reste intact c&#8217;est ce qu&#8217;on a dans notre cœur. Si parfois il vous arrivera d&#8217;être malheureux, tristes, d&#8217;avoir le sentiment d&#8217;être abandonnés, de subir une action méchante, n&#8217;ayez pas peur : prenez votre instrument et commencez à jouer, fermez les yeux et mettez-vous à l&#8217;écoute de votre musique, de la beauté qui est dans votre cœur, vous retrouverez alors la paix, la joie, le sourire.</p>
<p>Je voudrais adresser une grande pensée à tous les enfants de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> qui, pour différentes raisons ne sont pas là avec nous aujourd&#8217;hui. Soyez vous, les enfants, les ambassadeurs d&#8217;un message d&#8217;amour auprès d&#8217;eux.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Enfance, musique et culture en péril ?</strong></p>
<p>Il faut un peu lire au-delà les mots&#8230; Disons qu&#8217;aujourd’hui, où des dangers écologiques, sociaux et économiques se conjuguent pour obscurcir grandement l’avenir de nos enfants, qui sont pourtant la promesse de demain, c’est bien dans les pratiques culturelles et artistiques vivantes que nous puiserons la force de résister et de trouver le chemin de nouvelles valeurs, aussi respectueuses que créatives. La musique est un langage universel qui rassemble les gens malgré des langues, des couleurs, et des traditions différentes, elle comble les divisions entre les générations et les cultures : sa prise en compte est un chemin essentiel pour consolider et donner du sens aux relations de l&#8217;enfant avec son environnement (culturel, social, familial&#8230;). Parce que l&#8217;<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> et la culture sont des moyens d&#8217;expression et de partage, la musique, entre autres, est un acte fondamental au devenir du jeune citoyen. On ne le rappellera jamais assez.</p>
<p><strong>ENCADRE </strong></p>
<p><strong>Ambassadeur de l&#8217;UNICEF : pour quoi faire ?</strong></p>
<p>Pourquoi demande-t-on à des chanteurs, des comédiens ou des athlètes de représenter l&#8217;UNICEF ? Et que peuvent nous apporter les vedettes ? Les ambassadeurs de l&#8217;UNICEF comme la chanteuse Anna-Daniela Sestito, mais aussi, pour ne citer que quelques illustres, le footballeur David Beckam ou l&#8217;acteur Jackie Chan se sont affirmés dans des domaines fort divers, mais ils ont tous en commun la volonté d&#8217;améliorer la vie des enfants du monde. Leur notoriété présente des avantages évidents pour l&#8217;UNICEF : les personnalités ne passent pas inaperçues, elles sont donc à même d&#8217;attirer l&#8217;attention du monde sur les besoins des enfants, tant dans leur propre pays que sur le terrain quand elles encadrent des projets. Elles peuvent s&#8217;adresser directement à ceux qui sont en mesure de faire bouger les choses pour plaider la cause des enfants.</p>
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		<title>Le tapa, étoffe menacée</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/04/le-tapa-etoffe-menacee/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 19:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui en Polynésie française, on ne fabrique plus vraiment de tapa. Sauf à Fatu Iva, la plus isolée des îles Marquises, irréductible bastion de la résistance de cet art en péril ! A Tahiti, les héritiers et garants de ce savoir-faire comme Tutana Tetuanui, originaire de Fatu Iva et agent au département des Traditions au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/286__320x240_cultureenperil.jpg" alt="cultureenperil" title="cultureenperil" />
</a>
<br />
<strong>Aujourd&#8217;hui en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/polynesie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec polynésie">Polynésie</a> française, on ne fabrique plus vraiment de <em>tapa</em>. Sauf à Fatu Iva, la plus isolée des îles Marquises, irréductible bastion de la résistance de cet <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec art">art</a> en péril ! A <a href="http://www.hiroa.pf/tag/tahiti/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec tahiti">Tahiti</a>, les héritiers et garants de ce savoir-faire comme Tutana Tetuanui, originaire de Fatu Iva et agent au département des Traditions au Service de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/culture/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec culture">Culture</a>, tentent de le perdurer. </strong></p>
<p>Au premier regard, les <em>tapa</em> sont des sortes de grands buvards bruns, beiges ou blancs sur lesquels on aurait tracé ou imprimé une multitude de motifs, différents selon leurs origines : on en fabriquait dans tout le triangle polynésien, ainsi qu&#8217;en Mélanésie. Les uns sont doux comme de la peau de chamois ou transparents comme de la mousseline, d&#8217;autres brillants et solides comme du cuir glacé. Ce sont des masques, des <em>pareu</em> et des ceintures, des étoles, des coiffes et des linceuls, des couvertures ou des rideaux qui portaient en eux, comme des tatouages, les marques des grandes migrations, des histoires familiales. Produits d&#8217;un savoir-faire ancestral exclusivement féminin, les <em>tapa</em> étaient des objets complexes, des enveloppes, des liens, des parures et des « trésors » participant à l&#8217;équilibre du monde, des hommes et des dieux.</p>
<p><strong>Tapa versus tissu : un combat perdu</strong></p>
<p>Jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée des Occidentaux au 18ème siècle, les Polynésiens ne disposaient que de cette étoffe pour habiller aussi bien les hommes que les effigies des dieux, pour recevoir les nouveau-nés et servir de linceul aux morts, pour orner et séparer les espaces collectifs.</p>
<p>Après avoir subi l&#8217;influence européenne, Tahiti, puis progressivement le reste des îles polynésiennes, durent se résoudre à abandonner un certain nombre de techniques traditionnelles au profit de l&#8217;importation de marchandises européennes. Le <em>tapa</em> perdit ainsi sa raison d&#8217;être : la pression des missionnaires fut prépondérante en apportant de profondes modifications dans la mode vestimentaire, puis en supprimant les pratiques religieuses ancestrales auxquelles il était associé. Mais dans certaines îles plus isolées, notamment Fatu Iva, aux Marquises, la technique a survécu et l’étoffe est toujours fabriquée, même si elle est désormais dépourvue de ses fonctions sacrées. On l&#8217;utilise pour la confection de chapeaux, sacs à main, etc., et surtout pour la réalisation de panneaux où sont peints des motifs de tatouage marquisiens.</p>
<p><strong>Passeur de savoirs</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Chez moi à Fatu Iva, toutes les femmes fabriquent encore du <em>tapa</em>&laquo;&nbsp;, témoigne Tutana. &laquo;&nbsp;C&#8217;est est un travail quotidien, source de revenus pour notre île. J&#8217;ai moi-même appris là-bas, après avoir découvert par hasard une pierre à <em>tapa</em> très ancienne dans une vallée où vécurent mes parents. J&#8217;y ai vu un signe, et mon intérêt pour cet art n&#8217;a cessé de croître depuis. Mon objectif est de faire en sorte que qu&#8217;il ne s&#8217;éteigne pas. La technique que nous utilisons pour réaliser des <em>tapa</em> est toujours traditionnelle, même si certains éléments plus modernes viennent s&#8217;ajouter : on peut introduire de l&#8217;amidon par exemple, pour le durcir. C&#8217;est la fonction et l&#8217;esthétique des <em>tapa</em> qui ont changé. Aujourd&#8217;hui, la plupart des gens ne voient pas pourquoi ils apprendraient à en fabriquer  puisqu&#8217;il est inutile dans leur quotidien. Moi, je crois que nous ne devons pas oublier ce savoir traditionnel, et continuer à le transmettre aux jeunes générations. C&#8217;est pourquoi, au Service de la Culture, nous intervenons auprès des scolaires pour leur proposer des démonstrations des différents savoir-faire : <em>tapa</em>, teinture, tressage, cuisine, etc.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Par ses travaux, le Service de la Culture travaille en effet à sensibiliser la population à l&#8217;importance de la culture traditionnelle en tant qu&#8217;élément d&#8217;identité culturelle, et de la nécessité de préserver cette dernière.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Comment fabrique-t-on le tapa ?</strong></p>
<p>Par Tutana Tetuanui</p>
<p>&laquo;&nbsp;Tout dépend de la taille et de l&#8217;utilisation du <em>tapa</em> que l&#8217;on prévoit. En fonction de ces critères, on choisit l&#8217;espèce d&#8217;arbre, puis la quantité nécessaire.</p>
<p>1. Déjà, il faut avoir planté des mûriers, des <em>uru</em> ou des banyans</p>
<p>2. Quand les arbres sont prêts, les hommes font la cueillette des branches</p>
<p>3. On commence par gratter l&#8217;écorce extérieure</p>
<p>3. Ensuite, on procède à une entaille  pour séparer l&#8217;écorce de la branche</p>
<p>4. Il faut battre l&#8217;écorce avec un <em>tutua</em> ou un <em>kiva</em>* pendant plusieurs heures : plus on veut que le <em>tapa</em> soit souple et fin, plus il faut le battre</p>
<p>5. Nettoyage à l&#8217;eau claire, essorage et séchage</p>
<p>6. Teinture et dessin des motifs&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Les arbres à <em>tapa</em></strong></p>
<p>- <em>Aute</em> ou mûrier à papier : tapa fin et blanc</p>
<p>- <em>Uru</em> ou arbre à pain : tapa épais, rêche et blanc</p>
<p>- <em>Ora</em> ou banyan : <em>tapa</em> épais, doux et brun clair</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Pour la couleur</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;La couleur du <em>tapa</em> dépend de l&#8217;arbre utilisé et du mode de séchage.</p>
<p>Pour obtenir un <em>tapa</em> blanc, on le laisse sécher au soleil. Pour lui laisser une couleur brune, on le fait sécher à l&#8217;ombre, dans un lieu ventilé.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Les outils </strong></p>
<p>- Billot en bois (<em>tutua</em>) ou en pierre (<em>kiva</em>), de forme quadrangulaire, pour poser l&#8217;écorce</p>
<p>- Maillet en bois : <em>i&#8217;i</em>, pour battre l&#8217;écorce</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Chant des <em>opu-nui</em>, les gardiens du <em>marae</em> royal pendant la manipulation des rouleaux de <em>tapa</em> sacré.</p>
<p>Extrait de <em>Tahiti aux temps ancien</em>s, Teuira Henry, p. 159</p>
<p>&laquo;&nbsp;Ô rouleau (d&#8217;étoffe), ô immense rouleau</p>
<p>Qui vient avec le son de son maillet !</p>
<p>C&#8217;est pour soigner, pour donner repos, repos</p>
<p>Pour donner comme enveloppe</p>
<p>Pour parfum dans le pays de</p>
<p>Ro&#8217;o le chanteur prieur</p>
<p>Pour laisser les dieux aller et venir</p>
<p>Presque subjugé, subjugé</p>
<p>Vaincu je suis !&nbsp;&raquo;</p>
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