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	<title> &#187; ICA-Web</title>
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		<title>Le Hiro’a de juillet en téléchargement</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 07:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mois de juillet est toujours synonyme de numéro « spécial ». Cette 34ème parution ne déroge pas à la règle et vous offre un éclairage particulier sur les festivités les plus importantes du calendrier culturel polynésien : le Heiva.
Entre survivance d’un passé prestigieux et réveil d’une culture brillante, le Heiva met en scène les [...]]]></description>
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</a>
<br />
Le mois de juillet est toujours synonyme de numéro « spécial ». Cette 34ème parution ne déroge pas à la règle et vous offre un éclairage particulier sur les festivités les plus importantes du calendrier culturel polynésien : le Heiva.</p>
<p>Entre survivance d’un passé prestigieux et réveil d’une culture brillante, le Heiva met en scène les Arioi, dédie la scène To’ata aux groupes amateurs, fait la part belle aux écoles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> pour le plus grand plaisir d’un public jamais lassé. Mais le Heiva est aussi synonyme de sports traditionnels, qui permettent à nos valeureux sportifs de mesurer leur force, leur adresse, leur rapidité : pirogue à voile, mais aussi lever de pierre, porteurs de fruits, lancer de javelot, tout le programme des festivités vous est dévoilé.</p>
<p>Coco Hotahota y revient également sur les origines du aparima vava dans la plus pure tradition, alors que l’ICA, met au service les formidables capacités de la modernité pour valoriser ce moment fort de l’année, grand écart réussi d’une culture qui se préserve tout en évoluant avec succès.</p>
<p>Cette 34ème parution répondra à toutes vos questions… et à d’autres, nous n’en doutons pas !</p>
<p>Premier journal culturel mensuel gratuit de Polynésie française, Hiro&#8217;a est l’expression de la synergie entre 7 établissements et services devenus partenaires sous la tutelle du Ministère de la Culture. Tiré à 5 000 exemplaires en quadrichromie, retrouvez-le dans les grandes surfaces, hyper et supermarchés, librairies, hôtels, mairies etc., ou téléchargez-le, comme près de 2 000 internautes chaque mois, sur les sites suivants : <a href="http://www.ica.pf">www.ica.pf</a>, <a href="http://www.conservatoire.pf">www.conservatoire.pf</a>, <a href="http://www.heivanui.com">www.heivanui.com</a>, <a href="http://www.museetahiti.pf">www.museetahiti.pf</a>, <a href="http://www.culture-patrimoine.pf">www.culture-patrimoine.pf</a>, <a href="http://www.maisondelaculture.pf">www.maisondelaculture.pf</a></p>
<p>Découvrez vite ce nouveau numéro sur <a href="http://www.hiroa.pf">www.hiroa.pf</a> !</p>
<p><strong>Au sommaire ce mois ci :</strong></p>
<p><strong>10 questions à :</strong> Sénateur Kalani English<br />
<strong>Le saviez-vous ?  :</strong> Le Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> à Shanghaï : l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> polynésien à la rencontre de la Chine / Aux sources du aparima vava<br />
<strong>La culture bouge :</strong> Le marae Arahurahu revit !<br />
<strong>Dossier :</strong> Avant la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a>, les mots<br />
<strong>Ce qui se prépare :</strong> Bien préparer sa rentrée<br />
<strong>Culture en péril :</strong> La catégorie Heiva Nui hors concours !<br />
<strong>Trésors de Polynésie :</strong> La pirogue à voile… rame !<br />
<strong>L’œuvre du mois :</strong> La symphonie des costumes de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a><br />
<strong>Retour sur :</strong> L’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> et rien que l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a><br />
<strong>Pour vous servir :</strong> Culture et infos sur Internet : merci l’ICA !<br />
<strong>‘Api ma’ohi :</strong> Te taupo’o ma’iri noa mai<br />
<strong>Actus et Programme</strong><br />
<strong>Parutions :</strong> Spécial Heiva</p>
<p><a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://www.ica.pf/UserFiles/File/34_hiroa_juillet_2010.pdf">Télécharger le Numéro</a></p>
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		<title>Art contemporain au Musée de Tahiti et des Îles</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/06/art-contemporain-au-musee-de-tahiti-et-des-iles-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 07:23:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Retour sur]]></category>

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		<description><![CDATA[Intrigantes, provocantes, clairvoyantes ou humoristiques, les œuvres présentées au Musée de Tahiti et des Îles pour l’exposition « Têtes coupables » avaient toutes quelque chose à nous dire et à nous montrer. Retour sur cet événement annuel de l’art contemporain en Polynésie et rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition !
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Intrigantes, provocantes, clairvoyantes ou humoristiques, les œuvres présentées au Musée de Tahiti et des Îles pour l’exposition « Têtes coupables » avaient toutes quelque chose à nous dire et à nous montrer. Retour sur cet événement annuel de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> contemporain en Polynésie et rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition !</p>

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		<title>Opéra du Petit Poucet et concert de la grande harmonie du Conservatoire</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 07:12:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Retour sur]]></category>

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		<description><![CDATA[Opéra du Petit Poucet et concert de la grande harmonie du Conservatoire
Dans un grand théâtre quasiment plein, les deux grandes formations du Conservatoire &#8211; l’orchestre symphonique, dirigé par Frédéric Rossoni pour l’opéra et la grande harmonie, dirigée par Colin Raoulx &#8211; ont ravi un public qui a acclamé les 150 artistes engagés pour l’opéra.
La voix [...]]]></description>
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<br />
<strong>Opéra du Petit Poucet et concert de la grande harmonie du Conservatoire</strong></p>
<p>Dans un grand théâtre quasiment plein, les deux grandes formations du Conservatoire &#8211; l’orchestre symphonique, dirigé par Frédéric Rossoni pour l’opéra et la grande harmonie, dirigée par Colin Raoulx &#8211; ont ravi un public qui a acclamé les 150 artistes engagés pour l’opéra.</p>
<p>La voix du conteur de John Mairai, le chœur des enfants du Conservatoire, dirigé par Stéphane Lecoutre, et renforcé par les enfants de l’école Mamao et du collège de Tipaerui – 60 petites voix ayant fourni un travail de plusieurs mois pour être prêtes le jour J – les 14 jeunes comédiens de Christine Bennett, c&#8217;est-à-dire les petites ogresses, le petit poucet et ses frères – et enfin, les quatre chanteurs de la classe lyrique d’Emmanuelle Vidal, s’en sont donnés à cœur joie pour faire vibrer les spectateurs, conquis par un spectacle d’une rare qualité, porté par élèves, enseignants et musiciens au sommet de leur forme.</p>
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		<title>Un symbole de renaissance : le marae Arahurahu</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 07:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[L'oeuvre du mois]]></category>

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		<description><![CDATA[A Paea, dans la vallée de Tefa’aiti, enfoui sous la végétation et l’oubli, reposait un marae appelé Arahurahu. Redécouvert par l’archéologue Kenneth Emory puis restauré par la Société des Etudes Océaniennes (SEO), il représente aujourd’hui le symbole d’un passé révolu, en plus d’accompagner, depuis 50 ans, le renouveau culturel du Pays. 
Le premier archéologue à [...]]]></description>
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</a>
<br />
<strong>A Paea, dans la vallée de Tefa’aiti, enfoui sous la végétation et l’oubli, reposait un <em>marae</em> appelé Arahurahu. Redécouvert par l’archéologue Kenneth Emory puis restauré par la Société des Etudes Océaniennes (SEO), il représente aujourd’hui le symbole d’un passé révolu, en plus d’accompagner, depuis 50 ans, le renouveau culturel du Pays. </strong></p>
<p>Le premier archéologue à avoir décrit le <em>marae</em> Arahurahu<strong> </strong>est Kenneth Emory, en 1925. Selon lui, il s’agissait à l’époque du <em>marae</em> le mieux conservé de Tahiti. Son architecture était intéressante, avec notamment un <em>ahu</em> * à gradins de 3 mètres de hauteur. L’édifice mesurait 28,34 m de long sur 16,76 m de large et s’étendait sur 475 m2.</p>
<p>Le <em>marae</em> fait partie des premiers monuments à avoir été classés, en 1952.</p>
<p><strong>Un projet de renouveau unique</strong></p>
<p>25 ans après le travail de Kenneth Emory, la Société des Etudes Océaniennes décide, avec l’accord des propriétaires, de rénover ce <em>marae</em>, afin de mieux faire connaître le passé polynésien et de valoriser son patrimoine. Pourquoi avoir choisi le <em>marae</em> Arahurahu ? Parce que sa situation réunissait de nombreux atouts : facilement accessible, un caractère architectural intéressant et relativement bien conservé.</p>
<p>La rénovation se fit sur place d’après la description de l’archéologue et avec les pierres taillés d’origine, mises à jour lors du chantier. Le <em>marae</em> était, semble-t-il, assez préservé, bien que les gradins du <em>ahu</em> fussent en partie écroulés. Néanmoins, plus d’un millier de pierres taillées ont dû être récupérées sur un <em>paepae</em> en ruine dans une vallée de Paea, pour achever la restauration du <em>marae</em>.</p>
<p>L’inauguration de cette reconstitution eut lieu le 31 juillet 1954.</p>
<p><strong>Un <em>marae</em> qui évolue</strong></p>
<p>Depuis, d’autres aménagements ont été apportés à la structure : le pavage et les marches au devant de l’enceinte, les deux gigantesques <em>ti’i</em>, copies des originaux provenant de Raivavae et actuellement exposés dans les jardins du musée Gauguin, à Papeari. On peut aussi observer d’autres éléments et objets rituels qui se trouvaient jadis sur les <em>marae </em>: un <em>fata</em>, plate-forme en bois réservée aux offrandes, les <em>unu</em>, planches sculptées qui évoquent les divinités, les chefs défunts mais aussi les piliers du ciel, ou encore des <em>tira</em>, ces mâts cérémoniels.</p>
<p>Mais l’histoire du <em>marae</em> Arahurahu reste à écrire. Aucune datation n’ayant été réalisée sur ce monument, il est difficile d’en déterminer l’âge et la chronologie. Seules les formes architecturales du <em>ahu</em> en gradins et du parement à bossage permettent de penser qu’ils datent du 17<sup>ème</sup> ou du 18<sup>ème</sup> siècle. Au regard de sa morphologie imposante, le <em>marae</em> appartenait sans doute à la classe sociale des <em>ari’i, </em>ou chefs.</p>
<p>Ancien lieu de culte et de cérémonies, le <em>marae</em> Arahurahu est désormais un vestige restauré que certains prétendent encore imprégné du <em>mana</em> des ancêtres. Malgré les transformations qu’il a subies au fil du temps, ce premier <em>marae</em> reconstitué de Polynésie est aussi le site archéologique le plus fréquenté de Tahiti. Il est, depuis 1954, le lieu incontournable de manifestations culturelles ou de reconstitutions historiques.</p>
<p><strong>Pratique</strong></p>
<p><em>Marae</em> Arahurahu, PK 22,5 – côté montagne, Paea</p>
<p>L’accès au site est gratuit et ouvert tous les jours</p>
<p>Il est géré par le service du Tourisme : 47 62 00</p>
<p>* <em>Ahu </em>: espace surélevé réservé aux divinités et aux ancêtres.</p>
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		<title>1994 : premier Heiva des écoles de danse !</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 07:03:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le saviez vous ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a 16 ans, le premier Heiva des écoles étaient officiellement lancé… Nous étions alors en 1994 et le Ministère de la Culture de l’époque avait souhaité permettre à nos jeunes danseurs d’expérimenter la scène et le public, pour le plus grand plaisir de toutes les familles, comblées d’émotion en voyant leur progéniture danser [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/347__320x240_le-saviez-vous.jpg" alt="le-saviez-vous" title="le-saviez-vous" />
</a>
<br />
<strong>Il y a 16 ans, le premier Heiva des écoles étaient officiellement lancé… Nous étions alors en 1994 et le Ministère de la Culture de l’époque avait souhaité permettre à nos jeunes danseurs d’expérimenter la scène et le public, pour le plus grand plaisir de toutes les familles, comblées d’émotion en voyant leur progéniture danser au rythme de la  Polynésie. </strong></p>
<p>Rien n’est plus beau que de voir ses enfants sur une scène, exécuter avec rigueur et plaisir les pas de notre tradition. Les yeux pétillants et le corps battant la mesure, « faire » le Heiva représente toujours pour les artistes en herbe une source de joie et de satisfaction intense ! Mais encore fallait-il leur en offrir l’opportunité…</p>
<p><strong>Retour sur un projet d’envergure</strong></p>
<p>A l’époque, Heremoana Maamaatuaiahutapu et Manouche Lehartel sont tous deux conseillers techniques au ministère de la Culture, alors dirigé par Maco Tevane. Ils travaillent sur un projet culturel de grande envergure : les 2<sup>ème</sup> Jeux de la Francophonie, prévus à Paris en juillet 1994. 47 pays francophones doivent y participer, représentants de nombreuses disciplines (sports, danses, chants, etc.). Pour participer au concours de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> traditionnelle, une délégation polynésienne est créée : la troupe de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> « Tahiti Nui », composée de l’élite des danseurs de l’époque (entre autres : Karl Brillant, Mehiti Hart, Fabien Dinard, etc.) ! Coco Hotahota et Pauline Dexter en sont les <em>ra’atira</em>. Un somptueux spectacle naît de cette association, mais il serait dommage d’en priver le public polynésien…</p>
<p><strong>Une ouverture du Heiva novatrice</strong></p>
<p>Le 29 juin 1994, on célèbre l’ouverture des festivités du Heiva. Juste avant de s’envoler pour la France, le groupe Tahiti Nui (également appelé Hiva Roo Nui) se produira place Vai’ete, pour faire découvrir à tout le monde son magnifique spectacle. Et pour précéder cette prestation exceptionnelle, le ministère de la Culture décide de présenter une autre nouveauté au public : le résultat du travail des écoles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a>. Le Conservatoire Artistique, Makau et Moeta répondent à l’invitation, à laquelle ils ne dérogeront pas les années suivantes ! Le Heiva des écoles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> est devenu depuis une institution. Au fil des années, de nombreuses autres écoles voient le jour et viennent illuminer les soirées du Heiva de leurs magnifiques créations.</p>
<p><strong>ENCADRE </strong></p>
<p><strong>Moeata se souvient…</strong></p>
<p>Elle a créé son école de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> en 1989 et se souvient qu’avant le Heiva ses écoles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a>, il n’y avait pas de spectacle de fin d’année. Au grand désespoir des parents ! « Les premiers Heiva des écoles sur Vai’ete étaient très chaleureux. La scène était plus petite &#8211; il y avait moins d’élèves que maintenant -, offrant une vraie proximité avec le public. Je reste très attachée à cette nouvelle tradition : les jeunes sont motivés pour y participer et les parents tellement fiers d’y assister. »</p>
<p><strong>Pratique</strong></p>
<p>Heiva des écoles de <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> 2010</p>
<p>- Place Toa’ta</p>
<p>- Du 8 au 12 juin, de 18h00 à 22h00</p>
<p>- Tarifs :  1 500 Fcfp / personne</p>
<p>+ d’infos : Heiva Nui – 50 31 00 – <a href="http://www.heivanui.com/">www.heivanui.com</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Découvrir la vie de Henri Hiro</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 06:56:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Trésors vivants]]></category>

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		<description><![CDATA[À l’occasion de la commémoration du 20e anniversaire de la disparition du poète de conviction Henri Hiro, qui s’est éteint à Huahine le 10 mars 1990, le Musée de Tahiti et des Îles – Te Fare Manaha présente du 2 juin au 24 août Haere mai ra ! (Viens donc !), une exposition dédiée à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<a href="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/33_hiroa/tresors-expo-hiro-En-famille-a-Huahine.jpg" title="" class="shutterset_singlepic355"  rel="lightbox[2031]">
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</a>
<br />
<strong>À l’occasion de la commémoration du 20<sup>e</sup> anniversaire de la disparition du poète de conviction Henri Hiro, qui s’est éteint à Huahine le 10 mars 1990, le Musée de Tahiti et des Îles – <em>Te Fare Manaha</em> présente du 2 juin au 24 août <em>Haere mai ra !</em> (Viens donc !), une exposition dédiée à sa vie et à son œuvre, soit autant de trésors culturels et artistiques révélés. </strong></p>
<p>Pionnier de la poésie et du théâtre polynésiens, précurseur du cinéma polynésien, fer de lance du renouveau de la culture polynésienne dans les années 70-80, Henri Hiro s’est inscrit durablement dans le paysage artistique, culturel, religieux et politique de notre époque.</p>
<p>Durant les quinze dernières années de sa vie, il porte naturellement par son engagement la revendication identitaire à son niveau symbolique et pratique le plus élevé. Au point qu’aujourd’hui il est aussi célèbre dans le Pacifique que le sont Alan Duff en Nouvelle-Zélande ou Albert Wendt aux Samoa.</p>
<p>Cette exposition, imaginée et conçue par Jean-Marc Pambrun, est le fruit de nombreux témoignages, de recherches documentaires et de données iconographiques recueillis durant plusieurs mois qui révèleront, sous un éclairage nouveau, l’itinéraire de la pensée de cet homme d’exception au destin peu ordinaire qui a influencé les esprits de nombre d’acteurs culturels polynésiens et les inspire encore aujourd’hui.</p>
<p><strong>L’itinéraire de l’exposition : à la rencontre de Henri Hiro</strong></p>
<p>30 thématiques seront proposées aux visiteurs, de l’enfance de Henri Hiro à son combat politique, en passant par ses œuvres poétiques, cinématographiques et théâtrales, mais aussi ses études pastorales et son <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> de vivre. Le parcours, chronologique, se décline en textes présentatifs, témoignages, photographies inédites ou oubliées, sur fond sonore de poèmes, chants et interventions prononcées par Henri Hiro. Au cœur de l’exposition, dans un <em>fare</em> traditionnel (« témoin, garant et  refuge de l’identité polynésienne » d’après Henri Hiro), vous pourrez visionner des extraits de ses films et retrouver les préceptes liés à son sens profond de l’hospitalité ; d’autres découvertes vous attendent mais… surprise !</p>
<p><strong>Morceaux choisis…</strong></p>
<p><em>Trésor de vie </em></p>
<p>L’ADOLESCENCE — LE COLLEGE</p>
<p>Malgré des difficultés en langue française, Henri Hiro est admis en 5<sup>ème</sup> avec un classement au tableau d’honneur avec félicitations, et en 4<sup>ème</sup> avec encouragements. Mais il ne terminera pas l’année car il se fait exclure en mars 1959 de l’Ecole Centrale, pour avoir avec une bande de copains rendu visite aux filles dans leur dortoir.</p>
<p><em>Trésor d’engagement </em></p>
<p>IA MANA TE NUNAA — LA POLITIQUE</p>
<p>Le 15 novembre 1975, un nouveau parti politique voit le jour auquel Henri Hiro donne le nom de <em>Ia mana te nuna’a</em> (« Que le peuple prenne le pouvoir »). Le 17 novembre, les 7 fondateurs signent un manifeste qui dénonce le manquement grave des hommes et des partis politiques « aux règles élémentaires de l’honnêteté politique et de la probité »</p>
<p><em>Trésor de lucidité </em></p>
<p>IA ORA TE NATURA — L’ECOLOGIE</p>
<p>En 1979, la question nucléaire est de plus en plus cruciale. Le 13 février Henri Hiro est élu président de l’association écologiste <em>Ia ora te natura</em> qui votera une motion proclamant son opposition à toute expérimentation nucléaire dans le Pacifique. Il restera à la tête de l’organisation jusqu’en 1981.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Bon à savoir</strong></p>
<p>Jean-Marc Pambrun prépare depuis plus de 6 mois un livre biographique sur Henri Hiro. 6 mois de recherches et de recueil, des témoignages d’une cinquantaine de personnes, parents ou proches de Henri Hiro, c’est tout ce travail qui a donné matière à l’exposition. La biographie paraîtra en septembre prochain.</p>
<p><strong>Pratique</strong></p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Musée de Tahiti et des îles</p>
<p>- Du 2 juin au 24 août</p>
<p>- Du mardi au samedi, de 9h30 à 17h30</p>
<p>- Entrée : 600 Fcfp / gratuit pour les moins de 18 ans et les scolaires</p>
<p>+ d&#8217;infos : 54 84 35 &#8211; www.museetahiti.pf</p>
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		<title>Gala de fin d’année du Conservatoire Artistique</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 06:47:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>

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		<description><![CDATA[La grande fête de fin d’année du Conservatoire, célébrée tous les ans, clôture en beauté le Heiva des écoles, tout en annonçant le Heiva des grandes formations. Ce spectacle unique par sa force et sa richesse alterne et allie les arts traditionnels (danse, chant et musique) et classiques (orchestres et solistes). Le gala est placé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
La grande fête de fin d’année du Conservatoire, célébrée tous les ans, clôture en beauté le Heiva des écoles, tout en annonçant le Heiva des grandes formations. Ce spectacle unique par sa force et sa richesse alterne et allie les arts traditionnels (<a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a>, chant et musique) et classiques (orchestres et solistes). Le gala est placé sous le signe des quatre éléments naturels : l’eau, la terre, le feu, la mer. Les performances de nos petits artistes seront mues par leur force vitale, leur énergie créatrice. Chorégraphies, musiques et costumes traduiront l’essence de la nature pour se transformer en œuvre d’une poésie vivante…</p>
<p><strong>Où et quand ?</strong></p>
<p>- Place To’ata</p>
<p>- Samedi 19 juin, à 18h30</p>
<p>- Tarifs : de 500 Fcfp à 1 500 Fcfp</p>
<p>+ d’infos : 50 14 14 – www.conservatoire.pf</p>
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		<title>Viri Taimana, directeur du Centre des Métiers d’Art</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 06:43:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[Trouver la force
Imaginer un événement en phase avec la société actuelle. Comprendre notre environnement social, s&#8217;y attarder : regarder le monde, découvrir l&#8217;autre, et se développer à son contact. J’emprunterai, à Danièle Sallenave, cette citation « Comprendre ne peut se passer de créer non pas seulement pour réfléchir sur ce qui est déjà là mais pour comprendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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</a>
<br />
<strong>Trouver la force</strong></p>
<p>Imaginer un événement en phase avec la société actuelle. Comprendre notre environnement social, s&#8217;y attarder : regarder le monde, découvrir l&#8217;autre, et se développer à son contact. J’emprunterai, à Danièle Sallenave, cette citation <em>« Comprendre ne peut se passer de créer non pas seulement pour réfléchir sur ce qui est déjà là mais pour comprendre le créé, s’associer à lui, le doubler de création, continuer la création ». </em>Telles sont nos ambitions au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> et c’est dans cet objectif que nous allons organiser, ici chez nous, le Pûtahi, première rencontre culturelle et artistique du Pacifique. Professeurs, artistes et étudiants provenant de plusieurs universités de Nouvelle-Zélande et d’Hawaii se réuniront donc au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a>, pour une rencontre de trois semaines axées sur la diversité des expressions culturelles et artistiques du Pacifique. Cette démarche permettra d’apporter des échanges propices à l’épanouissement de nos arts dans nos différences et nos similitudes. Artistes confirmés et nouveaux talents développeront ainsi une variété d’expérimentation visuelle qui dévoilera l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> contemporain océanien tel que nous l’imaginons. Une vivacité qui s’exprimera aussi à travers d’autres manifestations de l’année : le Heiva, et son florilège d’artistes déterminés à vous faire ressentir l’intensité et la beauté de nos danses, de nos chants et de nos sports. Et ce, malgré la crise sociale, économique et culturelle que nous subissons en ce moment. Nous ne pouvons pas faire semblant de l’ignorer – le Musée de Tahiti et des Îles est contraint de fermer une journée par semaine, les licenciements vont à tour de bras, les commerces mettent la clé sous la porte, etc. – mais en elle, nous devons et pouvons puiser la force de nous exprimer davantage, et par tous les moyens. <em>Faaitoito anae tatou pauroa no te faaû i teie tau fifi.</em></p>
<p>Bonne lecture, bon pûtahi et bonnes vacances à tous.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pûtahi 2010…  Développer la culture au présent</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/06/putahi-2010%e2%80%a6-developper-la-culture-au-present/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 06:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[A La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Dossier]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un événement clé de l’année 2010 pour tous les amateurs d’art contemporain polynésien. Le Centre des Métiers d’Art, en concertation avec des universités néo-zélandaises et hawaiienne, organise le premier Pûtahi, rassemblement artistique et culturel polynésien. Artistes confirmés et en devenir vont, du 22 juin au 5 juillet, pouvoir partager leurs visions et leurs savoir-faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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	<img class="ngg-singlepic ngg-left" src="http://www.hiroa.pf/wp-content/gallery/cache/343__320x240_dossier.jpg" alt="dossier" title="dossier" />
</a>
<br />
<strong>Voici un événement clé de l’année 2010 pour tous les amateurs d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> contemporain polynésien. Le Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a>, en concertation avec des universités néo-zélandaises et hawaiienne, organise le premier Pûtahi, rassemblement artistique et culturel polynésien. Artistes confirmés et en devenir vont, du 22 juin au 5 juillet, pouvoir partager leurs visions et leurs savoir-faire dans les domaines de la création artistique. La création artistique<span style="text-decoration: line-through;"> </span>qui interroge, regarde, anticipe, provoque, bouscule, parfois dérange, mais permet une compréhension lucide et visionnaire de ce monde. L’idée est de favoriser les échanges, de progresser par la rencontre et la confrontation, mais aussi d’encourager l’émergence de jeunes créateurs contemporains polynésiens. </strong></p>
<p>Février 2010. Donn Ratana, illustre artiste maori et maître de conférences à l’université de Waikato (Nouvelle-Zélande) en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a>, s’arrête à Tahiti alors qu’il se rend à Hawaii. Il souhaite rencontrer les artistes tahitiens, ses cousins du Pacifique à la fois si proches et si lointains ; car il a l’impression de ne pas les voir sur la scène artistique régionale et internationale, contrairement à ses pairs maoris et hawaiiens. C’est ainsi qu’il se rend au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a>, où il rencontre Viri Taimana, le directeur. Les deux artistes discutent longuement, évoquent leur travail et vision artistique respectives. Il serait dommage d’en rester là ! De ce dialogue, perçu comme un enrichissement mutuel privilégié, naît un projet ambitieux : organiser une rencontre autour de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> du Pacifique Sud, qui réunirait Tahiti, Aotearoa et Hawai’i. Mais il ne faut pas attendre : le rendez-vous est pris, tout juste quelques mois plus tard, à Tahiti… Il est bon de battre le fer tant qu’il est encore chaud.</p>
<p><strong>D’une rencontre naît un événement</strong></p>
<p>Suite à la rencontre entre Viri Taimana et Donn Ratana, la nécessité d’un rassemblement d’artistes « autochtones » polynésiens de la région s’est donc imposée. Le Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> de la  Polynésie aura l’honneur d’accueillir, du 22 juin au 5 juillet, la première rencontre culturelle et artistique nommée Pûtahi, qui signifie « <em>jeunes et anciens rassemblés en un lieu comme une famille, une troupe ». </em>Une définition<em> </em>qui traduit à merveille l’objet de cet événement, qui est de permettre la rencontre de Polynésiens autour de thématiques relevant du patrimoine, de pratiques artistiques et de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> contemporain de la région.</p>
<p>Ce rassemblement est un pas volontaire vers la conquête d’une expression artistique contemporaine dont le but est d’affirmer la présence de ces cultures sur la scène artistique internationale. Les productions d’œuvres contemporaines maories et hawaiiennes ayant une avance dans le domaine des arts visuels, un échange d’expériences, de savoir-faire et une confrontation entre artistes confirmés et artistes en devenir s’avère aussi enrichissante qu’essentielle.</p>
<p>Si le Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> est un établissement de « formation d’artisan hautement qualifié dans les domaines de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> traditionnel et moderne », il est néanmoins focalisé sur l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> traditionnel. Depuis 2006, une volonté d’œuvrer pour une dimension contemporaine de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> polynésien en Polynésie française se manifeste dans cet établissement sous l’impulsion de l’équipe de direction, déterminée à lui offrir les outils indispensables à son épanouissement. Le Pûtahi répond à cette volonté ; celle de voir émerger de jeunes artistes polynésiens capables de décrypter les enjeux actuels du monde contemporain, de s’inscrire sur la scène internationale… Autrement dit, de développer la culture au présent.</p>
<p><strong>ENCADRE</strong></p>
<p><strong>Le Pûtahi 2010, c’est avec :</strong></p>
<p>-          Le Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a></p>
<p>-          L’université de Waikato (Hamilton &#8211; Nouvelle-Zélande)</p>
<p>Donn Ratana – artiste, maître de conférences</p>
<p>-          L’université de Massey (Palmerston North &#8211; Nouvelle-Zélande)</p>
<p>Robet Jahnke – artiste, responsable du département « études maories »</p>
<p>-          L’université de Hawaii – Manoa (Honululu)</p>
<p>Haliimaile Andrade – artiste, professeure associée en « Native Hawaiian Creative Practices »</p>
<p>-          Tribal Maori Education Center (Nouvelle-Zélande)</p>
<p>Chaz Doherty – artiste, conférencier</p>
<p>-          Dix étudiants de ces 3 universités c&#8217;est-à-dire 10 étudiants de chacune ou 10 en tout ?, les 30 élèves du Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a></p>
<p><strong>Il y aura : </strong></p>
<p>-          Des rencontres, des débats sur le patrimoine, les pratiques artistiques et l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> contemporain dans le Pacifique Sud</p>
<p>-          La production individuelle et commune d’œuvres artistiques</p>
<p>-          Des présentations publiques de travaux d’artistes participants</p>
<p>-          Des ateliers de travaux pratiques (dessin, peinture, sculpture, installation, infographie)</p>
<p>-          L’exposition des travaux de diplôme des élèves de 3<sup>ème</sup> année gravure et sculpture 2010</p>
<p>-          L’exposition des travaux du PÛTAHI</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Rencontre avec Donn Ratana, artiste maori et maître de conférence en art…</strong></p>
<p><strong>Ton parcours d’artiste ?</strong></p>
<p>Beaucoup d’artistes ont fait les beaux-arts dans de brillantes universités (Auckland, Christchurch). Je suis un autodidacte, mais j’ai tout de même étudié plus tard à l’université de Massey pour passer un master en « <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> visuel maori », avec le professeur Robert Jahnke.</p>
<p><strong>Comment es-tu devenu professeur à l’université de Waikato ?</strong></p>
<p>Je travaille dans l’éducation depuis 1967 et plus particulièrement dans le milieu artistique depuis 1970. J’ai d’abord commencé comme spécialiste de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> au collège, puis comme conseiller en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> dans de nombreuses écoles. Enfin, j’ai été nommé maître de conférences à l’université de Waikato, où j’enseigne depuis 21 ans.</p>
<p><strong>Qu’enseignes-tu exactement ?</strong></p>
<p>J’enseigne l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> aux futurs professeurs en stage, mais aussi aux étudiants souhaitant développer leurs connaissances et compétences en la matière. Je suis toujours conseiller en <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> auprès de certaines écoles et de la communauté.</p>
<p><strong>Quelle est ta vision de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> contemporain océanien ?</strong></p>
<p>L’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> contemporain océanien se traduit d’après moi dans la manière qu’ont les artistes, les maîtres de conférences et les étudiants de donner des formes visuelles à des questions sociopolitiques du passé, du présent et du futur. Voir comment, en tant qu’artistes, nous pouvons communiquer nos problématiques entre nous, à la communauté, aux Polynésiens, aux sociétés occidentales, aux autres peuples indigènes… L’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> doit avoir une portée internationale.</p>
<p><strong>Quelle est, selon toi, l’importance du Pûtahi ?</strong></p>
<p>Premièrement, il s’agit d’une connexion avec nos lointains cousins de Tahiti. Deuxièmement, c’est l’occasion de partager des idées et des savoirs dans une veine contemporaine. La société tahitienne avait de grands artistes bien avant Gauguin ! Troisièmement, j’espère que c’est une ouverture pour que les étudiants et professeurs viennent étudier, visiter et travailler en Nouvelle-Zélande et à Hawaii. Ce n’est pas seulement une rencontre artistique et culturelle, c’est aussi un échange de culture, de personnalité, d’expérience et de vie.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que les artistes du Pacifique peuvent s’apporter ?</strong></p>
<p>Je pense que nous nous retrouvons sur certaines idées mais nous avons aussi des visions et des questionnements totalement différents : il sera intéressant de les découvrir. Nous ne travaillons pas de la même façon et j’ai hâte de partager nos connaissances et techniques.</p>
<p><strong>Ton sentiment sur l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> contemporain tahitien ?</strong></p>
<p>Je le trouve très expressif. J’ai eu l’occasion de rencontrer un artiste tahitien et de voir ses œuvres, j’ai apprécié sa démarche, dans laquelle il donnait une forme visuelle intéressante à une idée qui ne l’est pas moins : la « contamination » (les influences extérieures). Mais je crois que les artistes locaux pourraient devenir plus engagés, plus fous, plus visionnaires… Ils doivent se mettre en colère, interroger la société, la politique, l’histoire et le montrer dans leur <a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> ou dans des performances ! La représentation des formes traditionnelles ne suffit pas à une expression artistique contemporaine.</p>
<p><strong>Quels sont les points communs entre les arts tahitien, maori et hawaiien ?</strong></p>
<p>Nous avons les mêmes ancêtres, nos migrations nous lient et notre histoire appartient à notre terre et à l’océan.</p>
<p>ENCADRE</p>
<p><strong>Programme</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Ouvert au public et gratuit</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Samedi 19 juin, à partir de 18h</strong></p>
<p>Accueil des participants du Pûtahi au Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a></p>
<p><em>Cérémonie du ‘</em>ava<em>, <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a> traditionnelle avec O Tahiti E et animation musicale par Mareva</em></p>
<p><strong>Du mardi 22 au vendredi 18 juin, du lundi 28 au vendredi 2 juillet, de 9h à 11h30 à 13h à 16h</strong></p>
<p>Ateliers de travail (réservés aux élèves du Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a> ainsi qu’aux participants invités)</p>
<p><strong>Mercredi 23 juin, de 16h à 18h</strong></p>
<p>Conférence publique autour de l’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> contemporain</p>
<p><strong>Vendredi 25 juin, à 18h</strong></p>
<p>Exposition des travaux de diplômes des élèves de 3<sup>ème</sup> année gravure et sculpture du Centre des Métiers d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">Art</a></p>
<p><em>Animation musicale par le groupe Manaiki</em></p>
<p><strong>Vendredi 2 juillet, de 16h à 18h</strong></p>
<p>Présentation des travaux des artistes invités</p>
<p><strong>Lundi 5 juillet à 18h</strong></p>
<p>Exposition – clôture avec présentation des travaux du Pûtahi,</p>
<p><em>Animation musicale par le groupe Talou</em></p>
<p><strong>Exposition Pûtahi 2010 du 5 juillet au 1<sup>er</sup> octobre 2010</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>« Les musées doivent répondre à des interrogations sur les cultures passées et présentes »</title>
		<link>http://www.hiroa.pf/2010/06/%c2%ab-les-musees-doivent-repondre-a-des-interrogations-sur-les-cultures-passees-et-presentes-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 06:38:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ICA-Web</dc:creator>
				<category><![CDATA[10 questions à]]></category>

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		<description><![CDATA[Les musées d’aujourd’hui sont des ouvrages uniques devant répondre à des problématiques sociales, environnementales, économiques, fonctionnelles, culturelles. Ils doivent parvenir à exprimer les objectifs et les contraintes de ce qu’ils abritent, à savoir, les collections d’objets… D’où la nécessité, lorsque l’on décide comme le musée de Tahiti de remettre ses salles d’exposition au goût du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
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<strong>Les musées d’aujourd’hui sont des ouvrages uniques devant répondre à des problématiques sociales, environnementales, économiques, fonctionnelles, culturelles. Ils doivent parvenir à exprimer les objectifs et les contraintes de ce qu’ils abritent, à savoir, les collections d’objets… D’où la nécessité, lorsque l’on décide comme le musée de Tahiti de remettre ses salles d’exposition au goût du jour, de faire appel à un architecte-programmiste. Sa fonction ? Rédiger </strong><strong>un cahier des charges architecturales et techniques essentielles à la conception et à la réalisation du projet. </strong><strong>C’est la mission que Hélène Dano-Vanneyre a remplie en février dernier au Musée de Tahiti et des Îles pour concevoir, avec l’équipe, la future « maison communautaire du patrimoine <em>ma’ohi </em>». </strong></p>
<p><strong>Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?</strong></p>
<p>Après mes études d’architecte, j’ai eu la chance d’intégrer l’équipe de maîtrise d’ouvrage qui préparait le concours pour le Centre Beaubourg. C’était dans les années 1970, un projet novateur, pluridisciplinaire associant œuvres d’<a href="http://www.hiroa.pf/tag/art/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with art">art</a> moderne et contemporain, livres, spectacles vivants, cinéma … au centre de Paris. Il fallait donc définir ce programme et lancer un grand concours international. Dialogue avec les responsables de collection, « cahier des charges » pour les architectes, suivi de projet, etc. J’ai tout appris pendant ces années-là. Et ce fût si passionnant qu’après, comme de nombreux membres de cette équipe, j’ai renoncé à être moi-même maître d’œuvre, architecte de projet, mais préféré participer à l’élaboration des projets scientifiques, des processus de lancement de concours et de suivi d’opération. C’est ainsi que j’ai pu collaborer à de grands projets culturels, Cité des Sciences et de L’industrie à La  Villette, rénovation du Musée du Louvre et <em>in fine</em> Musée du Quai Branly.</p>
<p><strong>Concrètement, en quoi consiste donc votre métier ?</strong></p>
<p>Je travaille avec le maître d&#8217;ouvrage et les futurs utilisateurs d’un lieu en vue d&#8217;élaborer et formaliser la commande qui sera passée à un architecte maître d’œuvre. Lorsqu’il s’agit d’un projet simple, le dialogue singulier de l’architecte et de son client suffit. Mais dans des projets complexes, avec de multiples partenaires, il faut élaborer une méthodologie de travail, être à l’écoute des différents partenaires, hiérarchiser, synthétiser, exprimer au mieux les ambitions des décideurs sans jamais faire de l’architecture.</p>
<p>Dans le cadre de la loi de maîtrise d’ouvrage publique, le commanditaire doit toujours formaliser sa commande sous la forme d’un « programme » qui est alors contractuel.</p>
<p>Plus cette commande est précise, en terme de quantité, de qualité, d’exigences, meilleure est la réponse de l’architecte – et elle permettra au maître d&#8217;ouvrage d&#8217;assurer le respect des coûts et des délais.</p>
<p><strong>Vous avez été responsable de la programmation du musée du quai Branly : pouvez-vous nous en dire plus?</strong></p>
<p>Ma mission au Quai Branly s’est achevée il y a un an. Il y a eu 10 ans de travail pour passer des premières réflexions entre responsables de collection, politiques et administratifs (nous étions 10 personnes alors… et certains pensaient que ce projet allaient être abandonné). De nombreuses étapes furent nécessaires pour définir les ambitions et la pertinence de ce projet, ses grandes lignes, son envergure, son budget, et passer à un programme de concours (gagné par Jean Nouvel) puis à des programmes de plus en plus précis. L&#8217;architecte pouvait répondre aux différentes phases (esquisse, avant-projet, projet pour appel d’offres, chantier puis réception).</p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas seulement de dossiers « cahier des charges », mais aussi de tout un travail de médiation, d’explication du langage architectural aux différents membres de l’équipe du futur musée qui participent peu à peu au projet. Le programme devient ainsi une « bible », un mémo des intentions du projet, outil nécessaire lorsque l’équipe passe de 10 à 200 personnes à l’ouverture.</p>
<p>Aujourd’hui, j’ai repris mon indépendance et je peux ainsi répondre à des missions d’expertise et de conseil.</p>
<p><strong>Votre mission pour le musée de Tahiti : quel état des lieux avez-vous dressé ?</strong></p>
<p>Je ne venais pas là pour faire un état des lieux mais pour élaborer un dossier à la demande du ministère de l’Equipement, et plus particulièrement de la Direction de l&#8217;Equipement, qui m’a contactée pour l’opération de rénovation du musée – dont elle est maître d’ouvrage. Consciente de l’importance de la commande, de sa définition, elle souhaite fournir à l’architecte qui sera retenu un programme muséographique.</p>
<p>Pour ce faire il me fallait être au plus près des responsables de collection,  comprendre quelles sont les ambitions scientifiques de cette rénovation, les attentes en terme de public, les particularités de l’opération… et en faire une synthèse qui ne soit pas du projet architectural. Il faut dégager les éléments pertinents essentiels pour que l’architecte maître d’œuvre choisi réponde le plus justement possible – et comprenne les attentes des futurs utilisateurs et usagers.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Et quelle synthèse avez-vous donnée ?</strong></p>
<p>J’ai pu, avec l’équipe du musée, définir la structure du parcours, les typologies de pièces à présenter, les dispositifs envisagés, les exigences en terme de conservation préventive, les modes de fréquentation et d’usages souhaités, la relation à l’extérieur, au site…</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Vous a-t-il fallu vous familiariser avec la culture polynésienne ?</strong></p>
<p>Faire un tel programme depuis la métropole n’est effectivement pas pensable ! Il faut être sur le site même du musée, vivre plusieurs jours avec l’équipe sur place, parcourir les salles, ressentir la présence des objets, de la nature, de la mer, de la montagne toute proche : la culture polynésienne se vit tous les jours et loin de moi l’idée de « calquer » ici l’expérience d’autres musées en France. Ce programme est d’abord une synthèse de la réflexion de ceux qui vivent la culture polynésienne, veulent la développer, tisser des liens entre passé et présent. Mon rôle est d’être à l’écoute de leurs attentes, de leurs ambitions et de leurs exigences, et de construire un dossier qui donne des orientations et des performances requises pour le projet architectural.</p>
<p><strong>Quelle est la particularité du public polynésien et de quelle manière l&#8217;avez-vous inséré, impliqué dans votre travail ?</strong></p>
<p>Ceux qui connaissent le mieux le « public polynésien » c’est l’équipe du musée : il faut donc d’abord privilégier leur expérience. Et puis ce qui est frappant en Polynésie c’est l’importance de la musique, de la <a href="http://www.hiroa.pf/tag/danse/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Posts tagged with danse">danse</a>, des récits… Il faut introduire ce patrimoine immatériel par le biais de multimédia, d’espaces de médiations (récits, visites accompagnées, démonstrations). Le musée est ainsi plus vivant et s&#8217;adresse à des publics plus diversifiés. Sans doute faut-il aussi renforcer les liens entre espace extérieur et intérieur, le site même du musée étant particulièrement intéressant.</p>
<p><strong>Sans « calquer », peut-on appliquer la même méthodologie à tous les projets de programmation de musée ?</strong></p>
<p>Le premier rôle d’un programmiste est d’être à l’écoute, de comprendre les enjeux et les spécificités de telle ou telle opération. Laisser se construire un dialogue, faire émerger des options, proposer des hiérarchies : l’attitude est la même pour tout projet. Mais ensuite il faut s’adapter à chaque contexte : échelle du projet, structure de l’équipe en place, outils, budgets, délais, savoir-faire, etc. Chaque programme est donc unique, même si au bout du compte il se traduit par des exigences quantitatives pour l’architecte, et c’est ce qui fait l’intérêt de ce métier : à chaque fois c’est différent mais on rencontre toujours des gens passionnés, volontaires, porteurs d’innovation et d’évolution.</p>
<p><strong>A quoi doit ressembler un musée aujourd&#8217;hui dans un pays comme la Polynésie ?</strong></p>
<p>Les musées aujourd’hui se modifient. Autrefois, on pouvait penser qu’il s’agissait de conserver les objets, de les présenter à des publics sélectionnés. Les salles du musée de Tahiti ont été conçues il y a une quarantaine d’années, la réflexion a évolué, les publics aussi mais… pas les salles.</p>
<p>De nos jours, les musées répondent à des interrogations sur les cultures passées et présentes, ils sont porteurs de sens et permettent l’expression des cultures contemporaines. En Polynésie comme ailleurs, le musée de Tahiti et des Îles doit remplir de multiples missions. C’est d’autant plus important, dans des périodes de renouveau et de questionnement identitaire, de trouver là matière à réflexion et à débats, avec la richesse de pièces exceptionnelles et profondément émouvantes.</p>
<p><strong>Un message à adresser à nos lecteurs ?</strong></p>
<p>Qu’ils suivent avec vigilance l’avancement de ce projet, qu’ils le soutiennent &#8211; car on ne fait pas vivre un musée sans ses visiteurs. C’est eux qui permettront d’en faire « la maison communautaire du patrimoine <em>ma’ohi </em>» pour reprendre les mots du directeur du Musée Jean-Marc Pambrun.</p>
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