Hiro’a n°152 – Culture bouge : L’histoire du ralliement des EFO à la France libre sur le web

Maison de la Culture (TFTN) – Te Fare Tauhiti Nui

Rencontre avec Vaiana Giraud, responsable de la communication de la Maison de la culture et Jean-Christophe Shigetomi, président de l’association Mémoire Polynésienne et médiateur culturel à la Maison de la culture.

 

L’histoire du ralliement des EFO à la France libre sur le web

 

Cette année, nous fêterons les quatre-vingts ans du ralliement des établissements français d’Océanie à la France libre. Pour donner un avant-goût des prochains événements et continuer à faire vivre la culture tout au long du confinement, des articles signés de Jean-Christophe Shigetomi, sont mis à disposition gratuitement sur le site Internet de la Maison de la culture (#Laculturechezvous!)

L’appel du 18 juin 1940 a-t-il été entendu à Tahiti ? C’est la question posée par le premier article mis en ligne dans le cadre de la commémoration du ralliement des établissements français d’Océanie à la France libre sur le site de la Maison de la culture. Tous les lundis, Te Fare Tauhiti Nui partage un nouvel épisode de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale qui s’est déroulé en 1940. Les textes archivés au fur et à mesure sont bien sûr également consultables. Il suffit d’aller sur le site de la Maison de la culture, de cliquer dans l’onglet « La culture chez vous !  » et de choisir l’étiquette «  le ralliement des EFO à la France libre » pour avoir accès à toute la collection. Sont prévus onze articles, écrits par Jean-Christophe Shigetomi, spécialiste des guerres contemporaines et de leur résonance en Polynésie française et médiateur culturel à la Maison de la culture. Le premier sur l’appel du Général de Gaulle avec un portrait d’Édouard Ahnne et de Teriieroo a Teriierooiterai, un deuxième sur la société civile tahitienne seront suivis par la compagnie autonome d’infanterie coloniale, le comité des Français d’Océanie, le groupe de Mamao, le comité de la France libre, le ralliement des EFO le 2 septembre 1940, le bataillon du Pacifique, Bir Hakeim, les autres tamari’i volontaires (marins, aviateurs, parachutistes…) et enfin, les Tahitiens des forces françaises de l’intérieur.

 

Les petites histoires dans la grande

Des portraits agrémentent chaque article. « On ne connait que la grande histoire. Je souhaite parler de toutes ces petites histoires replacées dans leur contexte », explique Jean-Christophe Shigetomi. Car c’est véritablement ce qui l’intéresse : comment vivaient les Polynésiens à cette époque, quelles étaient les relations entre les différentes communautés, quelle était l’influence de certaines familles… Parler de toutes ces petites histoires dans la grande histoire. Les articles, publiés sur le site de la Maison de la culture, sont tous inédits. Les recherches ne s’arrêtent jamais et elles ne cessent de s’approfondir. Ce sont donc de nouvelles informations que le passionné d’histoire partagera à travers ces articles écrits de façon originale. Pas de vocabulaire compliqué de chercheur, Jean-Christophe Shigetomi souhaite que ces textes soient partagés et lus par le plus grand nombre, ils sont donc facilement accessibles et plongent le lecteur dans une époque passée, grâce à de nombreux témoignages et anecdotes. Ces recherches qui font l’objet d’articles, de livres et d’expositions, sont le fruit de quinze années de travail. Chaque article est relu et corrigé, si nécessaire, par des professeurs d’histoire de l’université de la Polynésie française. « C’est un travail scientifique », assure JeanChristophe Shigetomi.

 

Plusieurs événements sont prévus pour commémorer les quatre-vingts ans du ralliement des établissements français d’Océanie à la France libre : les projections de deux documentaires, Aux armes Tahitiens et Le Bataillon des guitaristes ; des conférences au Petit théâtre ; une grande exposition à la présidence et des vidéos. Ils seront organisés en fonction de l’évolution de la situation sanitaire du Pays. Aujourd’hui, l’important est de continuer à donner accès à du contenu intéressant et à faire vivre la culture. « La culture chez vous ! » sur le site de la Maison de la culture permet de continuer à découvrir, à apprendre, à se cultiver tout en restant chez soi. Et pour savoir si l’appel du 18 juin 1940 a été entendu à Tahiti, rendez-vous sur www.maisondelaculture.pf !

 

Pratique

www.maisondelaculture.pf

facebook Maison de la Culture de Tahiti

 


Jean-Christophe Shigetomi, passionné d’histoires

Le président de l’association Mémoire polynésienne est devenu, au fil des années et de ses recherches, un spécialiste des guerres contemporaines et de leur impact en Polynésie française. Il a publié plusieurs livres : Tamari’i volontaires : les Tahitiens dans la Seconde Guerre mondiale ; Poilus tahitiens, les établissements français de l’Océanie dans la Grande Guerre  ; Les Tahitiens dans les guerres d’Indochine et de Corée  ; et enfin, Le 11e SAS tahitien, un roman racontant l’épopée d’un natif des îles Sous-le-Vent qui s’engage en 1943 dans les rangs du 4e SAS. Il prépare actuellement deux autres livres : un sur les Américains à Bora Bora qui s’intitulera Bobcats, made in Bora Bora ; et un deuxième sur le surf (son autre passion) : Horue, le surf tahitien, de ses origines à la mâchoire de Teahupoo.

 

Légendes Photos :

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Maxime Aubry est aujourd’hui âgé de cent-deux ans. Avec Star Teriitahi et Mathew Turner Chapman domicilié aux États-Unis, il est le dernier des marins tahitiens de la France libre.

© Fond Maxime Aubry

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Teriieroo a Teriierooiterai, chef de Papenoo sera fait compagnon de la libération.

©Fond Jean-Claude Teriieorooiterai

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