Hiro’a n°143 – Dossier : Prêts pour la rentrée !

 

Prêts pour la rentrée !

 

Rencontres avec Frédéric Cibard, chargé de la communication au CA PF, Mylène Raveino, responsable des activités permanentes à TFTN, et Viri Taimana, directeur du CMA. Texte : MO – photos : CAPF/Christian Durocher – TFTN – CMA PF/

 

La fin des vacances approche et avec elle la rentrée des écoles et des différents centres culturels de Tahiti. Au menu cette année, des projets inédits, des concerts, des formations et le plein d’actions !

L’année des quarante ans du Conservatoire n’est pas terminée et il reste encore beaucoup de projets en cours. Mais avant d’aborder le menu de cette année scolaire, il faut passer par l’étape primordiale de l’inscription. C’est le moment de rencontrer les professeurs, de prendre connaissance des activités et des horaires de cours, de monter son emploi du temps et de régler les frais d’inscription. Ainsi, trois jours y seront consacrés, du mercredi 21 août au vendredi 23 août. Compte tenu du nombre toujours croissant d’élèves qui intègrent le Conservatoire chaque année, ces trois jours seront chargés !

La première journée, dès 8 heures, sera réservée aux réinscriptions et aux dossiers complets : la priorité est ainsi donnée aux élèves qui ont déjà commencé leur cursus de formation artistique, et aux familles et étudiants ayant pris les devants. Le parcours sera assez complexe, notamment pour les élèves avancés qui ont plusieurs unités de valeur inscrites au programme de leur cursus d’études et donc plusieurs horaires à déterminer dans la semaine. La journée de réinscription se terminera à 18 heures.

Pour tous les autres élèves, deux après-midi leur seront consacrés, les jeudi et vendredi de 13 heures à 18 heures. Pour que les choses se passent au mieux, il est conseillé d’arriver avec la fiche d’inscription ou de réinscription complétée et accompagnée des documents administratifs requis. Ces fiches sont téléchargeables sur le site du Conservatoire à l’adresse www.conservatoire.pf sous l’onglet « inscription ». En bas de chaque fiche, il faut penser à cocher les cases concernant la cession du droit à l’image et la communication par e-mail.

S’agissant des frais d’inscription et de scolarité, le règlement se déroule à l’issue de la rencontre avec les professeurs, où les horaires de cours sont arrêtés. Il est possible de régler en une fois dès l’inscription ou en deux fois, la moitié à l’inscription et le reste en novembre. À l’issue de l’inscription, l’élève reçoit sa carte d’admission, provisoire ou définitive sans laquelle il est impossible d’assister aux cours.

À noter que le Conservatoire suit le calendrier scolaire du secondaire, donc les cours ont lieu pour tout le monde même les vendredis pédagogiques ! Pour les nouveaux inscrits, il y a obligation d’assister à deux cours par semaine, les mercredi et vendredi. La rentrée des classes est prévue pour le lundi 26 août.

 

Un cursus adapté et personnalisé

Depuis quelques mois et suite à la récente mission de l’inspection nationale de la Culture, le CAPF a décidé la mise en place d’un parcours adapté à l’évolution de chaque élève. Ainsi, jusqu’à présent, les élèves passaient leur examen en fin d’année pour valider leur cycle. À présent, un élève pourra passer son examen de fin de cycle en cours d’année et accéder au cycle suivant. Cet assouplissement du cursus permettra à chaque élève d’avancer à son propre rythme.

En matière de politique pédagogique, la direction du Conservatoire a demandé aux différentes sections de travailler en synergie afin d’associer le classique et le traditionnel lors de ses prestations publiques. Cela s’est concrétisé lors de la dernière Nuit de gala avec la grande chorale Te mori Arata΄i qui avait rassemblé la section traditionnelle et le grand orchestre symphonique. Une transversalité, donc, entre les quatre sections du Conservatoire pour obtenir des compositions uniques et de qualité. Cet élan continuera avec les différents concerts et galas annuels prévus tout au long de l’année.

Dans la même veine, d’autres événements inédits vont avoir lieu cette année. En effet, le Conservatoire a décidé de relever des défis d’ordre international avec, en mai, l’organisation d’une première mondiale : un opéra en langue tahitienne, adapté de l’œuvre de Mascani, Cavaleria Rusticana. Ce projet s’inscrit dans la lignée des grands concerts du Conservatoire, selon Frédéric Cibard, chargé de communication du CAPF. Il alliera les compétences de l’orchestre symphonique, du chœur des adultes et de la section des arts traditionnels pour la chorégraphie. Le projet est en construction mais fait déjà la fierté du Conservatoire.

 

Les nouveautés du CAPF

La section des arts traditionnels a été très sollicitée l’année dernière et il en sera de même cette année avec la préparation d’une grande nuit de gala consacrée au panthéon des déités polynésiennes des temps anciens. Si l’établissement continue sa promotion de la pratique du tā΄iri paumotu , le Conservatoire poursuit sa promotion de deux arts indissociables des pratiques culturelles : l’incitation systématique pour tous les danseurs à la pratique du hīmene traditionnel et à l’arrondissage du ‘orero. Les équipes pédagogiques de la section traditionnelle se produiront d’ailleurs une fois par trimestre ) l’occasion d’auditions spécifiques mettant en valeur la richesse des pratiques traditionnelles.

Si l’antenne du CAPF, située à l’école maternelle Val Fautaua à Pirae, continue d’accueillir les élèves de la côte Est pour les arts traditionnels, l’établisement accueillera cette année 200 nouveaux collégiens liés au dispositif CHAM/CHAD, les fameux cours dispensés dans les établissements scolaires du second degré durant le temps scolaire.

Cet engouement, qui traduit un intérêt très marqué de la part des écoles et des collèges en matière de pratiques culturelles implique l’ouverture de nouvelles classes.

La rentrée verra également la publication d’un troisième ouvrage consacré à la culture polynésienne. Après le livret sur les pas de danse traditionnelle et celui sur la pratique des hīmene tārava et ru΄au pour les écoles et les collèges, le Conservatoire met l’accent sur les pehepehe dans un recueil d’une cinquantaine de textes, validés et accessibles à tous.

Dans le département des musiques actuelles, la formule change. Il s’agit, cette année, d’ouvrir une formation à un maximum de jeunes musiciens du territoire, afin de les aider à former un groupe et à le lancer. Il sera aussi possible aux groupes déjà formés d’améliorer leur niveau et de bénéficier d’un coaching vocal sous la houlette de Bruno Demougeot. (Noons tane sur Facebook).

Notons, enfin, que le CAPF se met en quatre cette année pour faire parler de lui. Un nouveau site internet avec beaucoup plus de clarté sur la procédure d’inscription, une communication sur les différents réseaux sociaux, des clips, des teasers. Et toujours plus d’informations -et d’images- de qualité ! Outre l’amélioration de l’accueil du public, ce site aura pour mission de véhiculer les grands événements de l’année.

 

 

Pratique

  • Inscriptions sur place : du 21 au 23 août 2019
  • Fiche d’inscription à télécharger sur www.conservatoire.pf

+ d’infos 40 50 14 14

 


 Le CMA soucieux de l’insertion professionnelle

 

Cette année a vu la sortie des tout premiers élèves détenteurs des nouveaux diplômes nationaux CPMA et BPMA qui valident la formation reçue au Centre des métiers d’arts de Polynésie française. À ce sujet, Viri Taimana, directeur du centre, se félicite d’avoir pu amener l’État à reconnaître le niveau exigeant de la formation du CMA. Le texte officiel est d’ailleurs sorti seulement dix jours avant les examens. Toutefois, le CMA a souhaité conserver le titre de reconnaissance propre à l’établissement. « Les élèves, en fin de formation, passent l’examen pour l’obtention du diplôme national puis ont un mois pour fabriquer une pièce d’exception qui validera la reconnaissance du CMA. »

La finalité de la formation est de permettre l’insertion des jeunes dans le tissu économique du pays, entre autres solutions, par la création de leur entreprise. Dans cette optique, le CMA a réuni début juillet, au sein du centre les différents services du Pays concernés : le Sefi, la CCISM, la DGAE, le service de l’Artisanat et la direction de la Culture et du Patrimoine. Seules la CPS et la DICP n’ont pu répondre à cette invitation. C’est la première fois que le CMA

entreprend une telle démarche : « Cela concerne douze élèves sur les vingt-et-un arrivés en fin d’études. On souhaite garantir leur insertion, car on sait que créer une entreprise est un véritable parcours du combattant. On les suivra ensuite pendant trois ans. Le reste des lauréats va soit continuer sur une formation supérieure en Métropole, soit travailler pour une entreprise. » Ceux qui choisissent d’aller plus loin bénéficient aussi d’un suivi lors de leurs études et d’une aide à la recherche d’un emploi lorsqu’ils décident de revenir au fenua.

Pour la rentrée de septembre, les recrutements sont faits. Vingt-quatre nouveaux élèves vont intégrer le centre, douze en CAP et douze en Bac Pro dans les deux sections de sculpture et de gravure. Ils viennent s’ajouter aux vingt élèves de seconde année. Toutefois, durant l’année, toute personne peut venir visiter le CMA et s’inscrire durant la période de mai à juin. L’inscription définitive se fait sur décision d’une commission après des épreuves d’admission qui ont lieu durant la première semaine de juillet. Le nouvel élève bénéficie d’indemnités, donc l’établissement est très exigeant sur la qualité des ouvrages réalisés durant l’année et sur l’investissement personnel.

 

Vers la mise en place d’une licence ?

Si la direction du CMA a pu obtenir la mise en place des diplômes nationaux de niveau V (CAP) et de niveau IV (BacPro), le directeur persiste à penser et à se battre pour qu’une licence, voire un doctorat, soit délivrée par le CMA, en collaboration avec l’université. «  Je souhaite donner la chance au maximum de jeunes d’atteindre la réussite par le biais de la voie culturelle. » Viri Taimana ne baisse pas les bras. Les négociations sont en cours avec le ministère

de la Culture au niveau national pour obtenir les référentiels de leurs licences, masters et doctorats. Il souhaite les récupérer pour les adapter au contexte polynésien et à notre culture. Cela permettra aux derniers diplômés du baccalauréat professionnel de continuer leur cursus sur le territoire. « Nous avons besoin de spécialistes. C’est une belle aventure humaine. »

 

Des sorties pour cette année

D’ici la fin de l’année, le CMA va également participer à diverses manifestations et expositions internationales. Au mois de septembre, deux enseignants et peut-être deux élèves, se rendront au Musée de la Marine d’Auckland à l’occasion de la commémoration des 250 ans de l’arrivée du Capitaine Cook. Ils auront pour mission d’y fabriquer des ΄aumoa, petites pirogues à voile, afin de les mettre à la disposition des enfants et de leur montrer leur fonctionnement.

Au mois de novembre, le directeur et deux autres enseignants se rendront à un rassemblement international d’artistes autochtones, toujours en Nouvelle-Zélande, au Musée Hamilton pour une exposition et un échange sur le patrimoine et la création contemporaine. Au mois de décembre, une exposition aura lieu à l’université. de Bretagne occidentale à Brest, dans le cadre du centenaire de Victor Segalen. Les enseignants auront aussi la possibilité de découvrir d’autres sites d’exposition. ◆

 

Pratique

  • Plus d’infos sur www.cma.pf
  • Page Facebook : Centre des métiers d’art de la Polynésie française
  • Contact : [email protected] / 40 43 70 51

 


Mandarin et langue des signes

Comme chaque année, la Maison de la culture propose divers cours et ateliers ouverts aux enfants et aux adultes. Plusieurs nouveautés sont au rendez-vous. En langue, la gamme d’offres s’étoffe avec l’ouverture d’un cours de mandarin pour adultes et enfants et d’un cours de langue des signes française, réservé aux adultes. Les enfants pourront en bénéficier sous forme d’atelier uniquement pendant les vacances. Pour ce qui est du japonais, de l’anglais et de l’espagnol, de nouveaux niveaux seront disponibles.

Dans la gamme des ateliers de bien-être, en plus du tai-chi et du yoga, les adultes pourront désormais compter sur Isabelle Balland pour un cours de gymnastique et la pratique de la méthode Pilates.

Le théâtre, tressage de paeore, culture et traditions polynésiennes, musique (vivo, ΄ukulele), échecs, atelier créatif et éveil corporel, sont toujours au menu.

 

Du nouveau à la médiathèque

La médiathèque de la Maison de la Culture innove cette année par la mise en place d’une plateforme de téléchargement d’e-books (livres en format numérique). « Nous proposerons uniquement des romans très récents, des best-sellers, que nous n’avons pas en format papier. Cela viendra compléter l’offre de livres que nous avons déjà », précise Mylène Raveino. L’accès à cette plateforme sera possible dès l’acquittement d’un abonnement pris auprès de la médiathèque. Cet abonnement permet en outre d’avoir accès à tous les livres, CD, DVD ainsi qu’au cyberespace de la médiathèque, sans oublier la plateforme en ligne Press-Reader qui fournit un nombre impressionnant de médias internationaux dans toutes les langues. Tout cela pour un tarif annuel très abordable. La médiathèque propose encore cette année, pour les lecteurs assidus et passionnés, le rendez-vous du club-lecture. « C’est ouvert aux adhérents comme aux non-adhérents, une fois par mois. Le premier rendez-vous de la rentrée aura lieu le jeudi 29 août, à 10 heures, à la bibliothèque adultes. C’est un moment de partage et de discussion autour des livres, où chacun peut parler d’un livre lu et donner son avis autour d’un thé ou d’un café. Le club de lecture est aussi l’occasion pour nous de proposer en primeur nos dernières nouveautés (aux adhérents de la médiathèque uniquement pour le prêt des ouvrages) », précise Mylène Raveino. Pour les plus jeunes, la bibliothèque enfants maintient L’heure du conte, un rendez-vous mensuel très enrichissant. En plus, pour ce second semestre, Halloween permettra d’organiser d’une chasse au trésor et d’un rallye-lecture. Noël sera également l’occasion d’un second rallye-lecture.

 

Beaucoup d’expositions artistiques

Ce second semestre sera très chargé en matière d’expositions artistiques avec une première exposition dès le début du mois d’août, consacré aux huiles de Fu Xiaolan, artiste-peintre chinoise lourdement handicapée des deux mains, mais à la technique remarquable. Puis, de septembre à décembre, la Maison de la Culture proposera pas moins de sept expositions d’artistes locaux comme Steven Yeung, le collectif Teanuanua Art, Eriki Marchand, Heiata Aka, l’atelier Prokop et Hiro et Orama Ou Wen. À noter l’événement “Octobre rose” proposé par l’association Amazones Pacific, laquelle a pour objectif d’informer et d’accompagner les femmes soignées pour un cancer du sein dans la suite de leur vie. Cet événement annuel sera l’occasion d’une exposition de divers artistes autour du thème et d’ateliers de parole, entre autres activités.

 

Pratique

  • Cours et ateliers à l’année et pendant les vacances scolaires
  • Ouverture des inscriptions à partir du 5 août.
  • Début des cours le lundi 26 août
  • Retrouvez en page 30 le programme des cours et ateliers de TFTN pour cette année scolaire ainsi que les tarifs. Des tarifs dégressifs sont proposés pour

les inscriptions en couple ou en famille. Les enfants et les matahiapo bénéficient de tarifs spéciaux.

+ d’infos : 40 544 536 /546 www.maisondelaculture.pf

et sur la page Facebook de la médiathèque.

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