Hiro’a n°136-137 : LE FIFO AU CŒUR DES CIVILISATIONS OCÉANIENNES

 

136-137 dossier FifoLa 16édition du Festival international du film documentaire océanien, le Fifo, débute le 2 février pour se terminer le 10 février. Au programme de cette nouvelle édition: 60 films venus de toute l’Océanie dont 13 sont en compétition. Et quelques surprises…

UneKanaktenantdanssamainune igname c’est l’affiche de la 16e édition du Fifo, l’igname si fondamentale danslacultureetlacivilisationmélanésienne. MaisenPolynésieaussi,etonatendanceà l’oublier, lorsque les premiers navigateurs polynésiens sont arrivés,l’igname constituait lapremièresourced’alimentation.«Ilyadoncunedimensionquidépasse lecadredelaMélanésie.C’estuntubercule quiestlesymboledel’Océanie»,explique MarevaLeu,déléguéegénéraleduFifo. Lechoixdecetteaffichereprésenteainsi ce lien qui unit les peuples du continent océanien. Un lien fort qui parcourt les filmssélectionnéspourcette16eédition.

Une nouvelle garde de réalisateurs

Cetteannée,lecomitédesélectionareçu pas moins de 170 films documentaires, soit32deplusqu’en2018,et50courts-métragesdefiction.Desproductionsqui proposent une vision différente et riche del’Océanie.Parmitouscescandidats, 60 ont finalement été sélectionnéspour être projetés lors du festival dont 13 en compétition,15horscompétition,10dans lacatégorie«Plusd’Océanie»,11courts-métragesdocumentaireset11courts-métragesdefiction.Autantderéalisationsqui portent la diversité et l’authenticité des peuples,descultures,desenjeuxetdes consciencesocéaniennesduXXIesiècle.

Leschampionsentermesdeproduction cette année sont, comme bien souvent, lesAustraliensavec55films.LaFrancesuit (28films),puislaNouvelle-Zélande(27). LaPolynésiefrançaiseesttrèsprésentepourcette16eéditionavecpasmoinsde 24 films, tout comme la Nouvelle-Calédonie (17). Si certains pays commel’île dePâquesmanquentàl’appelen2019, on pourra compter sur des productions venues de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Hawaï, les îles Salomon… À l’instar de l’éditionprécédente,leFifoaccueilleégalement des productions d’Europe, d’Amériqueouencored’AsieetduProche-Orient qui toutes traitent de l’Océanie : États-Unis, Argentine, Afghanistan, Canada, Irak, Philippines, Danemark, Royaume-Uni… Unesélectionexhaustivequin’enestpas moinsqualitative au fond, avec un large paneldesujetsabordésallantduchangementclimatiqueàl’allianceentretraditionsenpassantparlamodernité,laplacedela femme,l’immigration,etc.;maisaussidans laforme.«Leniveaugénéraldesfilmsaugmentedanslaréalisationmaisaussidansla techniqueavecdesformesplusoriginales. C’estcertainementlerésultatdudéveloppementdel’audiovisueldansl’Océanie,eten particulier en Polynésie, souligne Mareva Leu.Ilyaunenouvellegardequiselève. Denouveauxréalisateursquiapparaissent et qui maîtrisent de nouvelles techniques. Évidemment,toutcelaparticipeàunrenouvellementdel’audiovisuel,etpermetaussiunmeilleurimpactauniveaunationalcar ladiffusionestpluslarge.»

Découvrirl’Océanieendeuxsoirées…

LeFifonefaitpasseulementlapartbelle aux longs-métrages de documentaires. Comme on ne change pas une formule qui fonctionne, cette 16e édition propose deux soirées de courts-métrages. Pour la dixième année consécutive, le festivalouvresesécransàlafictionavec 50 courts-métrages projetés lesamedi 2févrierauGrandthéâtre.Del’humour, de l’émotion, de la diversité, dela créativité, et quelques belles surprises attendentlesspectateurs.«Cettesoiréeprometd’êtremoinssombrequel’andernieroùilétaitbeaucoupquestiondemort. Cetteannée,lepublicpourras’amuseravec desfilmspleind’humour»,souligneladéléguéegénéraleduFifo.Etlelundi4février, leGrandthéâtreouvrirasesportespour accueillir la soirée Fenêtre-sur-courts, consacrée au court-métrage documentaire.Cetteséquenceoffreaupublicune promenade à travers une grande partie del’Océanieetlaquestiondesfemmes, laluttepourl’égalité,latradition,latransmission,leslieux,lesnoms,leshistoires, lejournalismeendanger,lerāhuiversionaborigène,lehardrockversionmaorie,la différence,laségrégationetmêmelefait nucléairedéclaméenpoème.Cesdeux soiréessonttrèsattenduesdupublic,plus nombreuxchaqueannée.Ouvertesàtous etgratuites,ellesproposentunformatqui plaîtbeaucoupauspectateur.«Enl’espacedequinzeminutes,ilplongeetvoyagedansun univers différent et vit des émotionsdiverses.C’estaussiunebellemanièrededécouvrirl’Océanieparleprismedesregards desnombreuxréalisateursenuneseulesoirée»,expliqueMarevaLeu.Lorsdecessoirées,lepublicestinvitéàvoterpourson filmpréféré.

Unfestivalpourlegrandpublicetles professionnels 

Cepublicestd’ailleursaucentreduFifo. Toutest pensé pour qu’il s’immergeau cœur de l’Océanie par l’audiovisuel en quelques jours. Outre les projections danslesdifférentessallesdelaMaisonde laculture,denombreusesactivitéssont également proposées. Entre deux projections,ilestpossibledesebaladerdansles alléesduvillagesurlesdifférentsstands. Partenaire historique, Polynésie la 1ère délocaliserasonjournal,l’émissionFare Ma’ohietsaradiosurlesiteduFifo.Les festivaliers pourront également découvrir lematérielphotographiqueetlesdrones deMatarai.Autrestand:celuiducasting duFifo.En2016,descastingsavaientété organisés pour la série Al Dorsey, et en 2017,pourCoupdefoudreàBoraBora. Cetteannée,denombreuxrôlesauxâges et profils divers sont proposés pourplusieurs séries locales et métropolitaines. EtsileFifoestunrendez-vouspourlepublic, c’estaussiunmomentderencontreetde partage important pour les professionnels.Unespaceleurestdédiémettantà leurdispositiontouteslesarchivesduFifo depuissacréation.Imaginezseizeannées defestivalregroupéesenuneseulebase de données ! Issu d’une collaboration entre le Fifo et le Service du PatrimoineArchivistiqueetAudiovisuel,leFondsFifo constituesansaucundoutel’undescataloguesfilmographiqueslesplusrichesau mondeenmatièrededocumentaireocéanien. Cet outil extraordinaire permetde valoriserlesannéesdetravaildufestival mais également d’en assurer lapérennité.Cette mine d’or pour les professionnels seraàdispositiondansunespacedédié, laDocZone,oùréalisateurs,producteurs, diffuseurs ou encore journalistes, pourrontvisionneràlademande,lesfilmsde leur choix.

 

Trois nouveautés dans les ateliers

LesatelierssontunetraditiondepuislacréationduFifo,etilsn’ontcesséaufildesansde serenouveler.«Chaqueannée,onfaitleplein danslesateliers,parfoisondépassemêmeles limitesennombredepersonnes.Ilestdoncimportantdecontinueràproposerdesateliersau public,aveclesclassiquesmaisaussiquelques nouveautés»,expliqueMarevaLeu.Ainsi,du mardiausamedi,cinqatelierssontouverts aupublic.Parmicesateliers,onretrouveles classiques avec notamment l’atelier Écriture descénariodeSydéliaGuirao,quiexistedepuislacréationduFifo.«L’écritureestlabasedel’audiovisuel.Iln’yapasdefilmnid’histoire sansscénario»,rappelleMarevaLeu.Autre classique : le montage vidéo, animé par NykoPK16.Àl’instardel’écrituredescénario, le montage est tout aussi important pour donnerdureliefaufilm.Cetteannée,leFifo propose trois nouveautés : un ateliertournagedereportageaniméparAreRaimbault.

«Lebutdecetatelierestd’inviterlegrand publicauxtechniquesdelaconstructionde reportage.C’estunformatdifférentdudocumentairemaisilsnesontpasindissociables»,souligne la déléguée générale du festival,quiaégalementtenuàmettreenavantles animations3D,processusdeplusenplusutilisédansl’audiovisuel.AniméparToariiPouira,cetatelierproposeaupublicdedécouvrir lestechniquesdesimagesdesynthèseetde l’animation3D.«Cesontaussidesformats auxquelslesproducteurs,lesréalisateursou encorelesmonteursfontdeplusenplusappel. C’estdansl’airdutemps,cestechniquesont d’abordétéutiliséespourlesdessinsanimés, puislafictionetdésormaislesdocumentaires. Celaapporteunepensée,unregardsupplémentaire, cela participe à l’enrichissementdes techniques du documentaire »,argumente MarevaLeu,raviedepouvoirproposercette nouvelle possibilité aux festivaliers. Enfin, le dernier petit nouveau de cette édition est l’atelierdoublageaudio.HeimanaFlohrva demander au public de reconstituer une bande-sond’unfilmdéjàexistant.«Souvent, onneserendpascomptemais,dansl’audio-visuel,ilyavisueletaudio.L’ambiancesonore aideàtransmettredesémotionsetàconstruire lemessagedufilm.Surlefenua,ilyapeud’ingénieursdeson,c’estaussiunebellemanièred’attirerlacuriositédesfestivaliers.»Finalement,touslesateliersseretrouventautourd’unobjectifcommun :éveillerlescuriosités etsusciterdesvocations.

Pratique :

  • Attention les places sont limitées, il est donc conseillé de s’inscrire auparavant auprès du bureau du Fifo ([email protected]).
  • Pour tout renseignement Tél. : 87 707 016

Unjuryd’exception

Cette année, le Fifo a misé sur un jury très professionnel et proche de la culture. Leprésidentdujurydecette nouvelleéditionestCarlAderhold (lire son interview enpage 6). Longtemps éditeur chez Larousse, spécialistede lalittératureduXVIIIesiècleet desLumières,ilaégalement publié divers ouvrages sur l’histoiredeFrance.En2018, il se lance dans une série documentaire comme co-auteursurFrance2:Histoiresd’une nation. À ses côtés, on retrouve Jacques-Olivier Trompas, auteur et réalisateur deNouvelle-Calédonie, Hervé Boitelle, fondateur et gérant de la société Bleu Lagon Production. Ce jury est également composé de plusieurspersonnalitésféminines:laMaorieManukaroa Anderson qui avaitremporté l’année dernière le grand prix du Fifo avec Making Good Men, Leanne Ferrer, Hawaïenne, qui a plus de trente années d’expérience dans l’industrieaudiovisuelle etdanslatélévision,l’Australienne Malinda Wink, directriceduGoodPitchAustralia qui vise à produire descampagnes d’impact pour des filmsdocumentaires,etenfin TiareTrompette,figuredela culturepolynésienne.

 

Rencontres et conférences

Quin’ajamaiseuenviedeconnaîtreplusen profondeurladémarcheduréalisateuroudu producteurd’unfilm?LeFifoproposed’approfondirlarencontreaveclesujetdufilmetde mieuxconnaîtrelesculturesocéaniennesgrâceaux différentes rencontres : celles prévues aprèslesprojectionsdesdocumentaireset celles qui se déroulent traditionnellement souslebaniandelaMaisondelaculture.Du mercrediauvendredi,lepublicestainsiinvitéàseréunirautourdecetarbrehautementsymboliquesituésurlePaepaeaHiro,pour lesfameuxInsidetheDoc.«Quandonala chanced’avoirunepersonneimpliquéedans laconstructiondufilm,ilseraitdommagede sepriverdelarencontreretd’échangeravec elle»,estimeMarevaLeu.Autrerendez-vous important,lePitchDating.Ouvertàtous,il permetauxprofessionnelscommeauxamateursdeproposerunehistoireauxproducteursetréalisateursduFifo.Leconceptest simple : le participant a quelquesminutes pour convaincre et séduire son interlocuteurdel’intérêt,del’originalité,dupotentiel desonhistoire.Lesinscriptionssefontle jour-mêmeàpartirde8heures.

PRATIQUE :

  • InsideThedoc:dumercredi6févrierauvendredi 8févrierde10h30à13hsurlePaepaeaHiro
  • Pitchdating:jeudi7févriersouslechapiteaude 14hà15h,inscriptionàpartirde8h

Conférences

  • «Questiondugenreetgenredocumentaire»:mercredi6févrierde9h30à10h30souslechapiteau
  • «PrésentationdeprojetsportésparFranceTélévision»:jeudi7févrierde9h30à11hsouslechapiteau
  • «ADNnarratif:commentraconte-t-onleshistoires enOcéanie?»:jeudi7févrierde15h30à17hsous lechapiteau

 

Les prix du Fifo

Le grand prix Fifo-France Télévisions et trois prixspéciauxserontdécernésparlejuryinternationaldufestival parmilestreizefilmsprésentésencompétition.Àceux-là s’ajouteleprixdupublicquirécompenseraledocumentairepréférédesspectateursparmilesfilmsencompétition,hors-compétitionetlasélection«Plusd’Océanie». Les prix des meilleurs courts-métrages documentaires et defiction,euxaussidésignésparunvotedesspectateurs,viendrontcompléterlepalmarèsduFifo2019.Autotal, septprixcouronnerontdesfilmsdelasélectionofficielle duFifo2019,donttroisserontchoisisparlepublic.

Lasoiréederemisedesprixsedérouleralevendredi8févrierà19hauGrandthéâtre.Lesfilmsprimésseront ensuiteprojetésàpartirde21heures.Lasoiréeestgratuite et ouverte à tous dans la limite des places disponibles.Pourceuxquin’aurontpaseulapossibilitéd’assisteràlasoiréedeprojection,ilspourrontserattraper durantleweek-end.Laprogrammationestfinaliséeaprès laremisedesprixetseradisponiblesurlessitesInternet etlespagesFacebookduFifoetdelaMaisondelaculture àpartirduvendredià22heures.

PRATIQUE

  • Vendredi 8février
  • 19h
  • Grandthéâtre
  • Entréelibredanslalimitedesplacesdisponibles

 

La présentation du Good Pitch Pasifika

Comme chaque année, le Fifo organise des conférences et des tables rondes qui traitent de thèmes divers. Cette année, il sera question du genre documentaire, de l’ADN narratif, des projets de France Télévision… Mais aussi et surtout du Good Pitch Pasifika. « Il avait été annoncé en 2018. Cette année, on met les deux pieds dans le plat avec une journée sur la présentation du dispositif et un atelier d’impact pour expliquer comment le Good Pitch peut aider et participer à l’impact d’un film ». Mais qu’est-ce que le Good Pitch ? Ce programme a été créé en Grande-Bretagne par Doc Society. Ce dispositif vise à soutenir l’industrie documentaire par la production de films à fort potentiel d’influence sociale et environnementale. L’Australie, les États-Unis et l’Europe l’ont déjà mis en place ; il arrive désormais aussi dans le Pacifique. Alex Lee, directeur du festival Doc Edge en Nouvelle-Zélande, Hollie Fifer, réalisatrice, et Khadidja Benouataf présenteront cette année les lignes directrices du Good Pitch Pasifika. Une présentation destinée à tout public et qui intéressera les réalisateurs, les producteurs et auteurs de films documentaires mais également les associations, les communautés qui ont une histoire à raconter et qui souhaitent faire bouger les lignes. Cette première rencontre est le début d’une nouvelle aventure autour du documentaire. « Pour le Fifo 2020, on souhaite organiser un Good Pitch local en prévision du premier Good Pitch Pasifika qui se déroulera en novembre 2020 à Auckland en Nouvelle-Zélande », précise Mareva Leu, qui incite tous les professionnels locaux à participer à la première présentation de ce dispositif, qui aura lieu le 5 février sous le chapiteau de la Maison de la culture. 

PRATIQUE :

  • Mardi 5 février
  • 9h30-11h
  • Sous le chapiteau de la Maison de la culture
  • Ouvert à tous

Les trophées du Fifo, des objets d’art

Depuis 2010, l’association des élèves du Centre des métiers d’Art « Hiva Ora»réaliselestrophéesduFifo.Graveursetsculpteursmettentainsitoute leurcréativitéetleurtalentauservice dufestival.Cetteannée,lesélèvesont euàcréercinqtrophées:legrandprix dujury,lestroisprixspéciauxdujuryet leprixdupublic.Depuislarentrée,les étudiantsduCMAsesontimpliqués dans la conception et fabrication de cesobjets.Ilad’abordfalluproposerdescroquis,sélectionnerlesmeilleurs, puistransmettreauxdessinateursle choixfinal.Auxsculpteursetauxgraveursdesemettreensuiteautravail.

«Onregardecequ’onafaitlesannées précédentes pour améliorer notre travailetévoluer,expliqueHerenuiGarbutt, présidente de l’association.Fairecestrophéesestunbonmoyenpourles nouveauxélèvesàlafoisd’apprendrela cultureetdetravaillerlamatière.C’est unvéritableapprentissage.»

Unvoyagedansl’Océanie

Cetteannée,lestrophéessontconfectionnés en bois de tou et en nacre. LeGrandprixduFiforeprésenteune voile traditionnelle, symbole de la navigation du peuple océanien. La nacreblanchemetenlumièreletype de bois utilisé qui a tendance à être sombre. Quant aux autres prix, ils serontaussientouavecdesgravures ennacre,moinsimportantesquepour leGrandPrix.Touslesprixaurontla forme de unu. Cette pièce en bois sculpté est généralement posée sur lesmaraeC’estl’intermédiaireentre lesdieuxetlemarae,c’estunmoyen decommunicationaveclesanciens», expliqueHerenui,quinecachepasla fierté que représentent cestrophées pourlesélèvesduCMA.«LeFifoest unevitrinepournous.Celapermetde partagernotreartetnotresavoir-faire. Onesttrèshonorésd’avoirdestrophéesquisebaladentdanstoutel’Océanie»et sansdoutedanslemondeentier.

3 questions à Miriam Bono, président de l’AFIFO

L’annéedernière,leFifoapassélecapdes quinzeans,quelssontlesenjeuxpourlasuite du festival?

Il est toujours le même depuis le début du festival : faire rayonner le documentaire océanien. La difficulté est de pouvoir dureret continuer à satisfaire à la fois le public et les réalisateurs.C’estlamissionquenousessayonsderempliràchaqueédition,carnoussavonsque le Fifo suscite beaucoup d’attentes. Lepublic polynésienestdevenuunpublicd’amateursdu genredocumentaire,c’estd’ailleurspournousla plus bellesatisfaction.

En seize ans, comment le Fifo s’est-il renouvelé ?

Initialement, le Fifo durait trois jours, et il n’y avaitquedesprojections.Puislesateliers,les rencontres, les débats sont apparus, ensuite le colloque des télévisions, le « off » avec les courts-métrages, et depuis deux ans lescourts-docs.Demême,«Horslesmurs»,danslesîles ouàl’étranger,acommencéilyaunedizaine d’annéesàlademandedupublic.Cesévolutions répondent aux besoins et aux rencontresque leFifoasuscités,ainsiqu’àlapersonnalitédes différentsresponsables.

Depuisl’existencedufestival,a-t-onconstaté une évolution chez les réalisateurs de la régionetdelaPolynésiefrançaise?

Ilyauneévolutionauniveaudesformats:du classique52minutes,onestpasséenquinzeans àuneplusgrandevariété.Nousrecevonsaussi biendesdocumentairesde15minutesquedes documentaires de100ou180minutes,mais aussi dessériesdocumentaires…Lesthématiques, elles,traitentdesmêmessujetsmêmesijenote une certaine amplification des thématiques environnementalescommelamontéedeseaux, le réchauffement climatique ou le plastique. Des sujets qui touchent particulièrement nos environnementsinsulaires.QuantàlaPolynésie française, le Fifo a clairement accompagné l’émergence de l’audiovisuel professionnel au fenua. Nous sommes toujours heureux et fiers de proposer au public des productions locales,dontlaqualitéestauniveaudesautres productions de la région avec pourtant des moyensetuneindustrieaudiovisuellebienplusrestreints.

PRATIQUE :

FIFO du 2 au 10 février

  • Tickets pour les projections en vente sur place
  • Rencontres et ateliers gratuits

+ d’infos : 87 70 70 16 / www.fifo-tahiti.com

  • Facebook FIFO Tahiti

 

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