N°128 – Ambiance bringue garantie avec le ta’iri pa’umotu

 

Maison de la culture (TFTN) – Te fare tauhiti nui128 - Culture bouge - Tairipaumotu2017-Crédit ClaraJanoyer (5)

Rencontre avec Antoine Arakino, spécialiste du ta’iri pa’umotu, Fabien Dinard, directeur du conservatoire artistique de Polynésie française, et Vaiana Giraud, responsable de la production et de la communication à la Maison de la culture. Texte : Élodie Largenton

 

Le concours de ta’iri pa’umotu revient pour la troisième année consécutive sur le paepae de la Maison de la Culture. Le temps d’une soirée, la musique kaina est mise à l’honneur, l’occasion de faire la fête et de promouvoir cette frappe particulière.

 

L’art de jouer de la guitare de façon typiquement locale « se perd un peu, les jeunes préfèrent jouer du rock », fait remarquer Fabien Dinard, directeur du conservatoire artistique de Polynésie française. C’est pourquoi, avec la Maison de la Culture, il a souhaité mettre en place un prix spécial dédié à la jeunesse dans le cadre de cet événement. Quant aux adultes, qu’ils se rassurent, ils auront toutes les chances de remporter le premier prix cette année : le vainqueur des deux premières éditions, Taina, du groupe Tamariki Taenga, sera dans le jury. « Les autres prétendants ont été un peu démoralisés l’an dernier tant il sortait du lot », s’amuse Antoine Arakino, membre du jury et spécialiste du ta’iri pa’umotu. La place est donc à prendre, les virtuoses de la frappe locale sont prévenus !

Cette soirée permet aux pratiquants amateurs et professionnels de « montrer leur talent sur scène », souligne Antoine Arakino. La musique kaina est toujours très populaire, mais elle bénéficie rarement d’un tel coup de projecteur. Pour les spectateurs, c’est aussi l’assurance de passer une bonne soirée : « L’ambiance est toujours sympa, avec un côté bringue », raconte Vaiana Giraud, responsable de la production et de la communication à la Maison de la culture. La frappe pa’umotu est très rapide, « c’est le rythme des percussions qui est transmis sur les doigts », explique Antoine Arakino. Il précise que « certaines îles ont leur propre façon de jouer, d’accorder leur guitare, il y a plein de variantes ». Originaire des Tuamotu, mais élevé à Tahiti, il a lui-même expérimenté un autre type de frappe pa’umotu sur une guitare électrique. « Ce sont des accords à vide, on appelle ça l’open-tuning, il faut harmoniser avec d’autres accordages ; à plusieurs, c’est magnifique », assure-t-il. Le ta’iri pa’umotu se pratique en groupe, avec l’accompagnement d’une basse, d’un ukulele, d’une guitare et parfois même d’un violon, un accordéon, ou un titapu. Si les jeunes sont invités à rejoindre le mouvement, les femmes aussi pourraient se faire une place plus grande au sein des groupes. « À l’époque, il n’y avait que des hommes qui faisaient la bringue, mais la parité est de mise aujourd’hui », souligne Antoine Arakino. L’invitation est donc lancée, tous les talents seront les bienvenus sur le paepae a Hiro, le vendredi 18 mai.

 

Pratique

Vendredi 18 mai 2018, à 18h

Paepae a Hiro de la Maison de la culture

Entrée libre

Les participants peuvent s’inscrire jusqu’au 15 mai, à midi auprès du Conservatoire.

+ d’infos : 40 544 544, www.maisondelaculture.pf / 40 50 14 18, www.conservatoire.pf

 

 

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