FIFO : 10 ans fêtés en beauté !

Lead-FIFODu 11 au 17 février dernier, vous avez été plus de 26 000 à avoir assisté aux projections et aux rencontres du FIFO. Une fréquentation assidue pour un événement qui ne cesse de grandir aussi bien du point de vue local que régional. Un véritable succès populaire qui vit toute l’année ici et ailleurs. Le point sur la 10ème édition avec sa coordinatrice Miriama Geoffroy-Bono. 

 

Un mot sur la fréquentation du FIFO 2013 ?

La fréquentation du FIFO 2013, projections et activités confondues, s’élève exactement à 26 118 entrées, dont 5 487 scolaires. 130 festivaliers extérieurs ont participé à l’événement, dont une trentaine de réalisateurs et de producteurs, des représentants des ambassades de la région, des partenaires de l’audiovisuel océanien, métropolitains, australiens, néo-zélandais et calédoniens. Il faut signaler aussi la présence de représentants d’autres festivals*, venus pour préparer leur programmation – ce qui démontre que le FIFO devient un point de référence pour l’audiovisuel océanien. La fréquentation a légèrement baissé par rapport à l’édition précédente (environ 30 000 entrées), mais 2012 fût une année exceptionnelle. Il faut aussi dire qu’il serait compliqué pour l’organisation d’accueillir plus de public : les séances étaient déjà bien chargées. C’est cependant un bilan plus que satisfaisant.

 

Le OFF s’étoffe d’années en années, cette diversification est-elle véritablement la mission du FiFO ?

Bien sûr ! C’est un regard différent mais complémentaire sur l’audiovisuel océanien, permettant de proposer une programmation plus variée au public. Par exemple, nous avons reçu cette année 110 courts-métrages – dont 10 films polynésiens – pour préparer la nuit du court-métrage Océanien. La qualité de la sélection était remarquable et la soirée fut un vrai succès. L’ouverture au vote du public pour cette nuit du court-métrage a également été très appréciée. Les projections des films primés à Cabourg à l’Intercontinental ont également été une réussite, d’autant que l’actrice du film « Ma bonne étoile », Fleur-Lise, était présente : le public apprécie particulièrement ces rencontres privilégiées avec les professionnels.  Pareil pour la projection de « Kanak, l’histoire oubliée », qui fut un succès total, grâce notamment à la présence positive et souriante de Christian Karembeu.

 

Les ateliers proposés ont-ils attiré du monde ?

Ils ont tous fait le plein. Nous avions proposé 5 ateliers cette année, dont plusieurs nouveautés : « prise de vues GoPro », « Ibook interactif » et « Stop Motion », en plus des très courus « écriture documentaire » et « montage audiovisuel ». C’est une chance pour le public de pouvoir profiter de ces initiations entièrement gratuites et animés par des professionnels reconnus, les participants ne s’y trompent pas. Heureusement que les inscriptions via Facebook et Internet ont été ouvertes en amont, car durant le festival, nous avons été saturés de demandes.

 

L’Oceania Pitch semble également être devenu un rendez-vous incontournable…

Oui. Cette année, 7 projets ont été pitchés devant une quarantaine de professionnels des télévisions océaniennes et internationales. Le prix du meilleur pitch (« The Test ») a remporté 120 000 Fcfp offert par l’ATPA, et 5  projets ont pu trouver des financeurs grâce à cette rencontre. Depuis sa création, l’Oceania Pitch a permis la réalisation de plusieurs documentaires dont «  Ma famille adoptée » (Polynésie française), prix spécial du Jury au FIFO 2012, et « Imulal » (Nouvelle-Calédonie), prix du meilleur Pitch au FIFO 2012 et en sélection au FIFO 2013. De l’Oceania Pitch a d’ailleurs découlé l’organisation cette année du Média Training, qui a permis à 14 élèves de la région de venir se former aux métiers de l’audiovisuel lors du FIFO. Il est d’ores et déjà prévu de reconduire l’opération l’année prochaine.

 

Moins visible par le public, le colloque des télévisions océaniennes est également indissociable du FIFO, que lui apporte-t-il ?

32 représentants des télévisions océaniennes ont participé cette année pour aborder ensemble la question de la couverture des mini-jeux du Pacifique à Wallis et Futuna (2013), la couverture des jeux du Pacifique en Papouasie Nouvelle-Guinée (2015) et la couverture du festival des Musiques Fest Napuan au Vanuatu en 2013. Outre la possibilité d’être réunis pour parler de ces questions cruciales, la présence des dirigeants des chaînes est essentielle pour le lobbying des réalisateurs et producteurs présents et permet de voir aboutir de nombreux projets.

 

Qu’en est-il des Rencontres Numériques ?

Le public qui s’intéresse à ces rencontres est jeune et assidu. Les participants profitent de cette opportunité pour apprendre et comprendre les enjeux essentiels du numérique, grâce à la qualité des échanges et des intervenants. La tenue de rencontres au sein de l’assemblée de la Polynésie, de l’Université et de la CCISM a été une nouveauté porteuse.

 

Le FIFO a-t-il bénéficié d’une bonne visibilité médiatique ?

Oui, particulièrement cette année. Khadidja Benouataf, correspondante du FIFO à Paris, a établi des partenariats constructifs avec la communication de France O, ce qui nous a permis d’accueillir quatre représentants de la presse nationale : Télérama, Courrier International, Long Cours et Satellifax. Pendant la semaine du FIFO, Télérama a mis en téléchargement gratuit sur son site Internet des films primés lors des précédents festivals** et le journaliste présent,Olivier Millot, a publié des articles pendant le FIFO sur le site Internet de Télérama***. Courrier International a également couvert l’événement, notamment en relayant les bandes-annonces des films en compétitions sur son site. Cela représente pour le FIFO de très bonnes retombées médiatiques. En dehors de la presse métropolitaine, l’événement a été également couvert par ABC Australia et « The Age », un journal Australien tiré à 600 000 exemplaires à Melbourne. Nous avons aussi été suivis par des journalistes des îles Salomon et de Nouvelle-Calédonie 1ère. Localement, le FIFO a été couvert par la presse traditionnelle, mais également de façon très prononcée sur les réseaux sociaux.

 

Quels sont les projets « Hors les Murs » du FIFO cette année ? 

Il y aura un spécial 10ème FIFO  au Museum d’Histoire Naturelle les 1er et 2 juin, avec 8 films projetés et 3 tables rondes. Nous prévoyons une représentation du FIFO, mais aussi des professionnels de l’audiovisuel polynésien (ATPA) et Calédonien au sein du Sunny Side of the Doc, le marché de documentaire le plus important en France, qui aura lieu fin juin 2013 à la Rochelle. Un partenariat avec le Festival OFF d’Avignon en juillet 2013 va voir le jour, grâce à la présence de son Président Greg Germain dans le jury du FIFO 2013. Une opération Hors les Murs aura toujours lieu à Maré (Nouvelle-Calédonie) en juin, une autre est en préparation à Bordeaux pour décembre 2013. Une représentation au « French Film Festival » de Nouvelle-Zélande est prévue pour avril 2014. Sans oublier les traditionnelles projections dans les îles de nos 5 archipels.

 

Tout est bien parti pour le 11ème FIFO ?

Ce sera un nouveau challenge. Nous devrons faire aussi bien avec moins – nos financements n’étant pas assurés – ce qui pourrait être problématique pour conserver la même ampleur à l’événement. Une restructuration doit être envisagée, ainsi que de nouveaux partenariats.

 

À NOTER

La prochaine édition du FIFO se tiendra à la Maison de la Culture du 04 au 09 février 2014.

Suivez le FIFO en continu toute l’année sur la page Facebook « FIFO TAHITI » ainsi que sur www.fifo-tahiti.com.

* Museum d’Histoire Naturelle de Paris, Festival des Antipodes de Saint Tropez, Festival de Rochefort, Festival du Cinéma des Peuples – Anuu-ru aboro (Nouvelle-Calédonie), Festival de Maré (Nouvelle-Calédonie), Alliance Française de Nouvelle Zélande.

** « Bastardy », « This way of life », « L’élu du peuple. Pouvanaa Te Metua », « Murundak, songs of freedom ».

*** Il y a environ 1,4 millions de visiteurs par mois sur le site de Télérama. www.telerama.fr

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