Hommage à Jean-Marc Pambrun

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Le monde de la culture est en deuil, après l’annonce de la triste nouvelle du départ de Jean-Marc Pambrun, le 12 février dans un hôpital parisien, des suites d’un cancer. Le magazine Hiro’a perd un partenaire précieux, le directeur du Musée de Tahiti et des îles, mais avant tout un ami, Jean-Marc, que nous aimions tous côtoyer, pour le plaisir comme pour le travail. Force de propositions, créatif et revendicatif, le poète, l’essayiste, l’écrivain, le penseur, le biographe, l’acteur et le guitariste, c’est un artiste complet qui nous lègue une œuvre importante et une vision du monde pertinente. Jean-Marc a l’étoffe de ses illustres prédécesseurs qu’il admirait – Henri Hiro, Bobby Holcomb, etc. – c’est un héritier et un défenseur des enjeux culturels en Polynésie. Merci pour tout Jean-Marc.

Tes amis ; la famille Hiro’a.

 

Voici un de ses poèmes, sonnet écrit à l’occasion de la dernière « biennale de Moorea » du 30 août 2008, et que nous souhaitons vous faire partager.

 

« Ô ma Racine !

Ô racine ! Toi qui tiens la terre entre tes mains,

Laisse-moi enlacer ton ventre raboteux

Et sucer le savoir préservé par tes noeuds

De nos origines et de notre destin.

 

Ô Racine ! Toi qui tiens à bout de bras la terre,

Montre-moi le chemin suivi par tous les miens

Et les lieux dont ils sont devenus les gardiens,

Que je puisse honorer les hauts-faits de mes pères.

 

Ô Racine ! Laisse-moi remonter vers leur souche,

Là où les premiers noms ont jailli de leur bouche

Pour fixer la mémoire des dieux ancestraux.

 

Racine! Ô ma Racine ! Relie-nous dans ton lit,

Casse les frontières et panse tous nos maux.

Que jamais ta course ne succombe à l’oubli. »

 

Jean-Marc Tera’ituatini Pambrun – Pao Pao, le 30 août 2008

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