Machine à rire

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Gérald Mingo et la Maison de la Culture présentent au Petit Théâtre un classique du genre comique : « Mais ne te promène donc pas toute nue ! », ou quand sauver les apparences à tout prix devient hilarant… Et autant vous prévenir : ce vaudeville de George Feydeau, créé en 1912, n’a rien perdu de sa saveur grâce entre autres à une mise en scène des plus réussies.

Un député qui travaille encore au milieu de l’été ? Si si, ça existe. C’est le cas de Monsieur Ventroux, qui oblige toute sa famille à rester à Paris en plein mois de juillet.

Seulement, à Paris au mois de juillet, il fait très chaud. Et Clarisse, l’épouse de Ventroux, n’a pas l’intention de se vêtir en pleine canicule !

Dans l’intimité, cette manie de se promener à moitié nue n’est pas pour déplaire à son époux. Mais quand elle se met à déambuler en petite tenue devant son fils de 13 ans, le domestique de la famille, un adversaire politique de Ventroux et un journaliste du Figaro, c’est une autre histoire.

Et ce n’est pas la piqûre d’une guêpe sur la croupe de Clarisse qui va arranger les choses ! En effet, pour ne pas mourir dans d’atroces souffrances, Clarisse doit trouver une bonne âme pour aspirer le venin de la bête. Ventroux va devoir user de tous les moyens possibles pour empêcher sa femme d’aller chercher de l’aide auprès de tous les mâles du quartier…

Un état des choses qui par force, entraîne une cascade de quiproquos et de rebondissements…

Ce spectacle frais, drôle et rythmé, sur un texte étonnamment moderne, va crescendo en intensité, en rythme, si bien que les rires deviennent à coup sûr totalement incontrôlables.

Une mise en scène originale

Gérald Mingo, qui nous a toujours habitué à des spectacles de qualité (Notre Dame de Paris, Pierre et le loup, Le Père Noël est une ordure, Grrease à Tahiti, etc.) ne va une fois de plus pas décevoir son public avec cette adaptation moderne et différente de son registre habituel.

« Je n’aime pas rabâcher le travail fait par d’autres », avoue-t-il. « Il est vrai que je suis souvent tenté par la facilité et la copie conforme d’approches appartenant à d’autres metteurs en scène – c’est tellement plus facile et rassurant ! – mais très vite, le démon de l’invention s’empare de moi (et de mes partenaires, d’ailleurs) et l’envie de traiter les sujets « à notre manière » l’emporte », poursuit le producteur, metteur en scène et acteur. « Feydeau mérite que l’approche de ses textes soit faite en forme d’hommage. C’est l’acteur qui est au service du texte et non pas le contraire. Cela requiert une intensité et une énergie de tous les instants de la part des interprètes, aucun relâchement n’est toléré si on veut que ce texte très moderne soit percutant. Car, comme je le dis souvent, « ici ce ne sont pas les portes qui claquent, mais les mots ». Et ils font souvent « mouche » à partir du moment où ils sont respectés à la lettre et à la ponctuation près. Il n’y a qu’à cette condition que le « crescendo vers l’inéluctable », incontournable dans le Vaudeville, peut se mettre en place pour arriver à l’apothéose finale que le public attend. Car chez Feydeau, le public sait avant le protagoniste ce qui va inévitablement se passer. Et il s’en délecte. C’est le côté « jouissif » de cet auteur dont l’acuité demeure d’une force incomparable et dont la perspective sur la société bourgeoise est impitoyable. Le verdict tombe comme un couperet et le spectateur jubile.

Ensuite il y a l’approche visuelle, servie par un décor nécessairement cossu, à la limite du maniéré, de façon à dépayser totalement le spectateur. On est au théâtre pour rêver… »

Nous n’avons plus qu’une seule envie : courir voir ce spectacle !

Encadré

Distribution :

Monsieur Ventroux : Gérald Mingo

Clarisse Ventroux : Catherine Chanson

Monsieur Hochepaix : David Busca

Monsieur De Jaival : Nicolas Arnould

Victor : Vetea Welsch

Création artistique :

Mise en scène de Gérald Mingo.

Décors et costumes de Catherine Chanson et Gérald Mingo.

Affiches de Jean-Luc Casula.

Technique : création « Sons et Lumières » de Jean-Luc Casula.

Encadré

Pratique

– Au Petit théâtre de la Maison de la Culture

– Du 11 au 20 février, à 19 heures 30

– 18 heures 30 les dimanches

– Tarifs : 2 500 Fcfp / 1 500 Fcfp pour les moins de 12 ans

– Renseignements : 544 544 – 735 467 – [email protected]om

Encadré

Des séances spéciales pour les scolaires : un outil pédagogique complet

Afin de permettre aux élèves de découvrir l’univers de Feydeau lors des séances qui leur sont réservées, il leur est proposé :

– Une pièce dont la durée est de 1h15, donnée dans le cadre du Petit Théâtre, où l’action et les acteurs sont tout proches.

– Des décors et des costumes soignés et dans le style d’époque.

– En introduction, une présentation filmée et en musique à la façon « histoires sans paroles » de la vie au début du XXème siècle : Georges Feydeau, ses contemporains, ses proches et amis, et la mise en situation de la pièce dans cette époque de fin des « Années folles » et d’avant la « Grande Guerre ».

Pour les scolaires, c’est :

Du 07 au 18 Février (du lundi au vendredi), à 8h30 ainsi qu’à 13h30

– Prix des places 1 000 Fcfp

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