Quand l’art revisite le mythe de la vahine…
Par ICA-Web • 16 fév, 2010 • Catégorie: A La Une, L'oeuvre du mois •
Le célèbre cliché de la « vahine-cocotier » a la vie dure dans cette peinture de la jeune artiste du Centre des Métiers d’Art, Vaihere Tauraa, qui nous dévoile une réalité brute laissant le spectateur plus que songeur… Mais les stéréotypes sont importants, car sans eux, contre quoi protesterait-on ?
Les élèves du Centre des Métiers d’Art ont présenté une exposition pour le moins originale lors des célébrations de Matari’i i n’ia. Des interprétations très personnelles et révélatrices du thème lancé à l’occasion : les préceptes ou prétextes de Tetuna’e, premier législateur tahitien et auteur de lois destinées à régir les hommes. Mais de celles-ci, que nous reste-t-il aujourd’hui ? Que sont devenus la société polynésienne et les hommes qui l’habitent ? Quelles sont ses dérives, ses forces, ses faiblesses, ses ambiguïtés ? Autant de réponses qui apparaissent dans les œuvres des apprentis artistes du Centre des Métiers d’Art.
« Vue plongeante sur la poubelle »
« Ce que j’ai voulu exprimer, assure Vaihere Tauraa, c’est de ne pas constamment être centré sur notre passé ou de penser toujours à demain. Il faut aussi regarder le présent, ce qui nous entoure, la réalité telle qu’elle est aujourd’hui. » En brisant l’image de la vahine, la montrant non pas alanguie sur une plage de sable blanc mais au-dessus d’une poubelle, avec toutes les connotations que cela suppose : misère sociale, accumulation des produits de consommation, recherche de l’identité, mais avant tout de la survie dans ce monde moderne ! Notre vahine vide-t-elle ses ordures dans la benne ou ramasse-t-elle ce dont elle pourrait avoir besoin, jeté par d’autres ? A vous de voir, d’imaginer, de deviner… L’artiste vous a ouvert une porte vers ce qui ne se dit pas, mais se ressent et se vit pourtant.
Légende
« Vue plongeante sur la poubelle »
Peinture acrylique
Vaihere Tauraa
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Pauvre Vahine !
Vaihere, votre peinture et votre vision sur la « Vahine » est trop négative. C’est difficile d’aller contre un mythe… et puis, nous les « Vahine », ns n’avons pas beaucoup changé et… quelle chance de vivre à Tahiti en tant que femme parce que dans certains pays les femmes sont prisonnières de leur burqua.
. Il est vrai que la VAHINE de la carte postale n’est pas le quotidien de toutes les « vahine » mais celle de votre tableau non plus. Que voulez-vous dénoncer ?
Poti’i
Ne vous inquiétez pas ,ma vision de Tahiti ne s arrête pas à du négatif,(pour info ma toile n’est pas celle ou il y a qqun ki nuhi lol),mais il fallait faire un choix,je me suis dit qu’une toile comme ça à côté d’une bonne centaine et même plus de vahine prélassé en pareo ne ferait pas de mal ,ni ne changerait grand chose d’ailleurs.
A l’expo de nos peintures ,il y avait différent genre,qui montrait la beauté des plantes ,etc ….
Oh oui je suis heureuse de vivre dans notre belle polynésie et justement ;comme vous le dites ce n’est pas le quotidien de ttes les vahine mais pourquoi ne pas les peindre ces vahines là.
Il n’y a rien à dénoncer ,il n’y a quà regarder et passer son chemin. Ce que j’aime avec la peinture est que chaun peut interpréter comme il veut , donc aimer comme détester .
Vai
Merci Vai au sens que vous donnez à la Vahine. Eh oui, il y a aussi celle là qu’il ne faut pas occulter. Je ne « déteste » pas… au contraire j’aime la peinture. L’art en général me permet de sortir du quotidien. Merci , bonne continuation dans vos réalisations et iaora na. Continuez à ns faire encore rêver.
Poti’i