1, 2, 3 expos !

En octobre, la salle Muriavai de la Maison de la Culture accueillera trois expositions d’art contemporain. Trois techniques, trois visions, trois manières de vivre et d’interpréter un pays, ses émotions.

Atelier Cuesta (sculpture)

[singlepic id=170 w=110 h=165 float=left]L’atelier Cuesta vous invite à venir admirer les travaux de ses artistes, adultes ou adolescents, fruits de l’apprentissage ou du perfectionnement en sculpture. Résultat : vous pourrez voir des œuvres très variées, créations ou reproductions, modernes ou figuratives, qui vous projettent dans l’univers de ces sculpteurs confirmés ou en devenir. L’atelier Cuesta propose des expositions groupées tous les deux ans, car il n’y a rien de tel que de se confronter au regard du public pour évoluer !

Question à… Marie Cuesta, professeur de sculpture

Quelle est ta relation aux matières que tu sculptes ?

« Elle est très différente selon les matériaux. Avec le bois, je dirais que c’est une relation de force. Le bois est plein de fibres, son parcours est inscrit en lui et le sculpteur doit en tenir compte, quitte à parfois changer d’avis sur son idée de départ ! Le travail de la pierre est plus physique et plus fragile, car elle peut casser. C’est donc une relation plus douce, plus figée aussi, car la matière se donne telle qu’elle. Enfin, l’argile est très agréable à sculpter : on peut en faire ce qu’on veut, le plaisir est immédiat. Je choisis de travailler telle ou telle matière en fonction de mon état d’esprit, de mon temps, de mon idée… Tout est question de sensibilité. »

Te Anuanua art (peinture)

[singlepic id=169 w=200 h=160 float=left]Réunis au sein de cette association, les artistes « en herbe » de Te Anuanua art prennent toujours un immense plaisir à dévoiler leurs travaux de peinture. Leur exposition, dynamique, est avant tout destinée à l’ouverture culturelle, par les rencontres entre les publics et artistes. Une trentaine d’œuvres vous attendent, dans des registres, des formats et des thématiques très différentes. Ne reste plus qu’à vous laisser séduire par l’imagination et le silence lumineux de ces toiles…

Question à… Hinano Gerst, présidente de l’association Te Anuanua art

Pourquoi avoir choisi la peinture ?

« J’ai commencé à prendre des cours de peinture à la retraite il y a deux ans – avant, je n’avais pas le temps – afin d’acquérir une technique et de trouver un médium d’expression. Pratiquer la peinture me repose, me détend et me permet de m’évader en me concentrant sur un travail. Et quelle satisfaction d’apprendre et de progresser ! La peinture fait prendre conscience de ses capacités et limites, c’est intéressant. Mais je n’arriverais à rien sans notre professeur d’atelier. Personnellement, la nature et les gens sont mes sources d’inspiration. Je crée mes propres compositions (natures mortes essentiellement), les photographie et tente de les reproduire à la peinture. J’aimerais parallèlement apprendre d’autres techniques – sculpture, poterie, mosaïque – mais je ne peux pas tout faire ! »

Michel Chansin (photographie)

[singlepic id=171 w=200 h=160 float=right]Photographe autodidacte, Michel Chansin a parcouru l’île où il est né avec son appareil en bandoulière, pour rechercher un instant, une posture, un happening, une coïncidence, une douleur ou une joie, qu’il a voulu fixer pour la postérité et partager d’abord avec ses amis puis avec ses lecteurs. Depuis plusieurs années, il suit le quotidien de Tahiti, sa population, ses manifestations, à la ville, au district, côté mer, côté montagne. Il nous propose aujourd’hui une quarantaine de cadres, dans lesquels paysages, situations, scènes et visages nous dévoilent des contrastes surprenants. Entre tradition et modernité, urbanisation et survivance, hasard des rencontres ou des instants, la Polynésie s’exprime dans ses oppositions et sa contradiction. Grâce au regard d’un photographe attentif  aux changements de son Pays, dans ses malaises et ses forces, cette exposition sera l’occasion de (re)découvrir ce qui fait le Tahiti d’aujourd’hui.

Question à… Michel Chansin, photographe

Quelle est ta vision de la photographie ?

« Henri Cartier-Bresson, grand photographe du début du 19ème, m’a beaucoup inspiré. Il disait que photographier était comme « mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur », que c’était une façon de vivre. Je partage cette vision. Etre photographe, c’est une manière de voir, de penser et d’exprimer le monde qui nous entoure dans une composition très personnelle. C’est l ‘engagement qui compte avant tout. La technique est secondaire. Henri Cartier-Bresson, sans technique, a élevé la photo au rang de l’art par sa seule vision. Moi, je suis un contemplatif. A Tahiti, nous avons la chance d’avoir une nature et une lumière qui se prêtent à merveille à la photo. Car qu’est-ce qu’une « belle » photo ? Une scène, une lumière, un contraste, une forme… C’est pour faire ressortir ces aspects que j’ai fait le choix esthétique du noir et blanc. Je suis un dinosaure dans ce monde numérique ! J’utilise encore un appareil argentique, des pellicules, je développe mes images… Il n’y a qu’ainsi que je trouve la profondeur recherchée. »

Pratique

Salle Muriavai de la Maison de la Culture
Du lundi au vendredi, de 9h00 à 17h00 (16h00 le vendredi)
Le samedi de 9h00 à 12h00
Renseignements : 544 544 / www.maisondelaculture.pf

Atelier Cuesta

Exposition collective de sculpture

Du 6 au 10 octobre

Vernissage le mardi 06 octobre à 18h00

Te Anuanua art

Exposition collective de peinture

Du 13 au 17 octobre

Vernissage le mardi 13 octobre à 18h00

Photographies de Michel Chansin

« Entre deux mondes »

Du 20 au 24 octobre

Vernissage le mardi 20 octobre à 18h00
Tirages sur papier baryté argentique noir et blanc.

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